WWIII: Jésus Christ était parmi nous, le Pape François le bon dernier Confirme. BHL=JBHL

Publié le par José Pedro

Plus sérieusement les Juifs Sionistes et les Chrétiens Franc-maçons veulent détruire le Royaume de D.ieu sur Terre, et massacrer les trois quarts des êtres Humains dans une guerre impitoyable contre l'Islam et contre D.ieu. Ils le font car ils savent maintenant que D.ieu ne fera pas une alliance mortifère avec eux.Voir en fin de page, l'article de Béatrice EL BEZE, juive, et révoltée.

Bernard Henri Levy: « Je crois que je suis la réincarnation de Jésus ».

Ce n'est pas un Hoax, mais vous serez surpris, il a vécu religieusement parmi nous, en nous montrant le chemin, aux côtés de Nicolas Sarkozy et d'Alain Juppé. JESUS est ressuscité.

La sœur de Jésus abandonne le judaïsme et dévoile le vrai visage de son frère.

Jésus est revenu parmi nous, il l'avait annoncé un peu plus tard sur le Web pour 2016 certes, mais en octobre. Bienvenue à Jésus Christ mort sur la croix pour racheter nos péchés et nos pêchers, pour les planter en Galilée, et chasser les Palestiniens, en souvenir du jour ou sa famille s'est fait éconduire de Nazareth.  

Comme ce Jésus nouvelle vague, s'est déjà payé une grosse partie du Moyen Orient en Guerres fomentées et instrumentalisées, et qu'il a consommé tous les Péchés dit Capitaux (L'Orgueil,L'Avarice,L'Envie,La Colère,La Luxure,La Paresse,La Gourmandise), il est normal que le Peuple Juif crucifie le Roi des Juifs, mais le feront-ils? Qu'on lui perse le flanc droit et qu'il nous présente son flanc gauche.

BHL=ישוע=יֵשׁוּעַ, c'est donc bien lui. Nous t'avons reconnu Jésus-Bernard-Henri de la tribut de Lévi ou lévy. Lévi est le 3e fils de Jacob Rothschild, fils d'Isaac, fils d'Abraham, sa mère se nomme Rebeccah, sa première femme est Léa (Léah), fille de Laban, l'oncle de sa grand-mère, dont la sœur cadette est Rachel.

La tribu de Lévi est strictement dédiée au service de Dieu et du Temple de Jérusalem ; elle a la particularité de ne posséder aucune région en terre d'Israël mais des villes dispersées dans le territoire. Ainsi les Lévites détenaient 48 villes du royaume d'Israël sur lequel ils exerçaient un pouvoir administratif et politique. Les Lévites étaient préposés pour veiller sur les trésors de la maison de Dieu et les trésors des choses saintes.

Pour qu’il soit pourvu à leurs besoins matériels et financiers, les Israélites devaient leur donner la dîme des récoltes (Nomb. 18:20 à 24). Ils étaient également chargés de les distribuer tant aux ouvriers du Seigneur qu’à ceux qui sont dans le besoin (voir spécialement 2 Chron. 31:4 à 19). Au sein du temple de Jérusalem, les Levites exerçaient de hautes fonctions, notamment dans l'enceinte même du temple où ils assuraient un service voué à Dieu, à la purification (les Lévites étaient soumis à des règles très strictes d'hygiène et devaient se présenter au peuple d'Israël avec des vêtements parfaitement soignés afin de parvenir à la pureté tant sur le plan matériel que spirituel). Sur la tête des Lévites les fils d’Israël posaient leurs mains, s’identifiant ainsi avec eux (Actes 14:26).

En outre, les Lévites avaient pour responsabilité de veiller sur les accès au temple et de s'assurer que l’équilibre et que la justice devaient être maintenus : aucun tort ne devait être fait, pas de faveur accordée aux uns aux dépens des autres (Deut. 25:13-15). Par ailleurs, les Lévites s'illustraient également dans des fonctions artistiques ainsi que dans la fonction de juge.

Les lévites ont joué un rôle fondamental notamment sous le règne des différents rois d'Israël :

- Sous le roi Salomon, les lévites occupaient les hautes fonctions de service au temple, l'enseignement de la loi ainsi que des fonctions administratives.

- Sous Jéroboam et au moment de la division du Royaume, les lévites ont enseigné la loi dans tout Israël, " ils faisaient comprendre la loi au peuple" (Néh. 8:7 à 8).

- Sous Joas (2 Chron. 24) et Josias (2 Chron. 34) les lévites rassemblent l’argent nécessaire à la restauration du temple.

- Sous Ézéchias encore, ils reprennent leur rôle d’intendants, dans la perception et l’administration des dîmes (2 Chron. 31:12 à 14) et leur distribution méthodique à tous les bénéficiaires.

Les armoiries de la tribu de Lévi est composé du pectoral sur lequel figurent les 12 pierres représentant les 12 tribus d'Israël. À l'instar des cohanim, les lévites sont pourvus et exercent des privilèges qui se perpétuent toujours dans les rites des services et offices des synagogues modernes. En effet, un lévite (ou Lévi/Levy) est toujours appelé en priorité à la lecture de la loi (Torah) à la synagogue après un cohen.

 

Je suis Sataniste et Jésus Christ, car le vrai D.ieu c'est Satan le Grand Architecte. Grâce à Satan, qui est la face cachée de D.ieu.

Jean Daniel et Bernard-Henri Lévy.

Allons donc au commencement, à la Bible, puisque, d’emblée, vous divergez sur ce point originel: l’Election est-elle une bénédiction ou une malédiction?

Bernard-Henri Lévy. Pour y voir clair, il faut écarter, pour commencer, des siècles d’un malentendu auquel la glose chrétienne aura grandement contribué. Que l’Election ne soit pas un cadeau, c’est certain.

Jean Daniel. Sur cela au moins nous serons d’accord.

B.-H. L. Mais elle est encore moins un privilège. La tentation existe? Peut-être. Mais elle est rejetée par la Torah: profitant d’une énième montée de Moïse en haut du Sinaï, Coré, son cousin, réunit le peuple pour lui déclarer que «toute l’assemblée est sainte». Vous savez comment l’histoire finit. C’est la terre qui, au retour de Moïse, ouvre sa bouche et engloutit tout cru et tout vivant Coré. La pensée juive déteste toutes les manifestations d’orgueil à ce sujet. C’est même, dans la littérature talmudique, un péché de la même gravité que celui de Sodome.

J. D. Mais que l’Eternel en personne oblige ses élus au bien, et plus encore à mériter la sainteté, n’y change rien ! En fait, il les enchaîne dans une élite supérieure. Il y a comme une double peine: la condamnation à l’appartenance est divine, originelle, irrémédiable; l’échec à se montrer fidèle à l’Alliance est inévitable. Car Dieu promet la terre et, dans le même temps, veut qu’elle ne soit habitée que par des prêtres et des témoins! L’histoire tumultueuse de la Bible est celle de cette contradiction. Yahvé veut que le Juif soit exemplairement parfait alors que lui seul peut l’être. Sur ce paradoxe tragique, mais aussi absurde, cruel, lui-même d’ailleurs, je le note, refuse de s’expliquer.

B.-H. L. D’abord, l’Eternel n’«oblige» à rien, il propose, il laisse libre. Mais, surtout, l’idée d’une «élite supérieure», d’un peuple plus proche de Dieu, plus saint que les autres, et qui en nourrirait je ne sais quelle vanité nationale, rien n’est plus étranger au génie du judaïsme. Plutôt que d’Election, les textes parlent de Segula, qui signifie en hébreu «trésor» et, en particulier, «trésor des rois». Pas de Dieu, des rois.

Ce que vous nommez l’Election désigne un rapport, non à Dieu, mais aux nations. Lequel? Eh bien, d’être leur accompagnateur, leur aiguillon. Les Juifs sont, à la lettre, le trésor des nations. Ils sont une part de leur richesse. Ils en sont une part, non maudite, mais bénie. Ils sont ce que j’appelle leur «universel secret».

J. D. Certes, en créant le Dieu unique et en allant jusqu’à se considérer comme «le trésor des rois», les Juifs se sont imposé un destin dont ils ont proposé l’impossible grandeur à l’humanité. Mais c’est un destin carcéral.

B.-H. L. Comment cela, carcéral ? De Jésus à Lustiger, l’histoire est pleine de Juifs qui ont choisi de sortir du judaïsme, cette «religion» (j’hésite sur le mot car il a d’abord une signification chrétienne) où l’apostasie fait le moins question.

J. D. Vous ne pouviez prendre meilleur exemple. J’ai mené un long dialogue avec Jean-Marie Lustiger sur le crucifié de l’Evangile dont la figure, à l’époque, me hantait. Mais aux funérailles du cardinal, selon ses dernières volontés rédigées de sa main à Jérusalem, le kaddish, la prière pour les défunts de la synagogue, a été récitée sur le parvis de la cathédrale. Oui, je dis bien une sorte de prison volontaire, car si l’on peut sortir du judaïsme, de la religion juive, on ne saurait sortir de la judéité, du peuple juif.

B.-H. L. Eh oui. Comme tout chrétien qui se respecte, Lustiger restait juif! Cela dit, regardez l’histoire de la Haskalah, des Lumières juives. Elle est pleine de Juifs qui ont souverainement décidé, sans que personne les en empêche, de rompre leur appartenance ancestrale et de se fondre dans le monde. Vous invoquerez l’exception? Parlons alors de tous ceux qui, après la guerre, ont estimé, comme mes parents, que le prix à payer était trop fort et que la malédiction, comme vous diriez, était trop souvent au rendez-vous pour que l’on continue de s’encombrer de ce fardeau!

J. D. Y ont-ils réussi ? Le souci identitaire de leur descendance indique que non. Vous évoquez vos parents et vous savez la relation singulière qui me lie à votre père: nous sommes nés le même jour de la même année, le 21 juillet 1920, quasiment au même endroit, lui à Mascara, et moi, à Blida.

B.-H. L. Raison pour laquelle j’ai pu parler de vous deux comme de «jumeaux stellaires».

J. D. Nous n’avons jamais eu l’occasion, votre père et moi, de discuter de mes thèses sur la quête concrète de l’universel. L’Election, signe d’aristocratie ou signe d’infamie? La question a poursuivi ces Juifs des Lumières. Ils en portent toujours la marque.

B.-H. L. Pourquoi « la marque »? La gloire, plutôt. La gloire des Juifs!

J. D. La marque, au sens où Spinoza voit dans la circoncision la vraie continuité du peuple juif. La moniale juive Edith Stein, la disciple de Husserl, qui au carmel priait pour «le salut de l’Allemagne», a fini gazée. Vous soulignez, à raison, l’embarras de deux mille ans de pensée occidentale, chrétienne puis sécularisée, à ce propos.

Mais vous savez aussi la tentative de résolution de Sartre: c’est le regard de l’autre, l’antisémite, le bourreau, qui fait le Juif en élevant les murs de la prison juive. Interprétation libératrice, mais aussi provocatrice ! Elle a suscité, en retour, la revendication d’un judéocentrisme aussi systématique que l’antisémitisme. Je refuse d’essentialiser l’un et l’autre, de les constituer en métaphysiques.

B.-H. L. Je n’ai jamais compris, cher Jean, votre idée de «prison juive». Votre livre est beau, douloureux. Il aurait pu être écrit par un hégélien de gauche de la fin du xixe siècle. Je peux même imaginer un Rosenzweig, la fameuse nuit de Kippour 1913 où il manque de sortir définitivement du judaïsme, habité par quelques-uns de vos thèmes. Mais, soyons francs, je ne me reconnais en rien dans votre conception de l’être-juif.

J. D. Vous rejetez mon livre dans le passé, c’est de bonne guerre. Mais moi je vous projette dans un rêve épique entre Don Quichotte et Disraeli [Premier ministre britannique du XIXe siècle]. Votre livre aurait été impossible sans la Shoah et sans Israël qui déterminent la judéité que vous y défendez. C’est en effet une plaidoirie que vous dressez, en tissant votre trajectoire personnelle dans la destinée juive pour fonder vos engagements.

Voulus pour le bien, ils ne sont toutefois pas allés sans mal, comme en Libye. Vous vous défendez habilement en invoquant le modèle prophétique auquel vous vous identifiez. Mais pourquoi le génocide des Juifs, pourquoi l’Etat des Juifs, pourquoi les Juifs? Ces questions, vous n’y répondez pas ou a priori, au nom du mystère d’une condition qui n’a, à mon sens, d’autre valeur que d’être mystère.

Au sein de cette dialectique de la singularité et de l’universalité qui vous occupe mais aussi vous oppose, que penser de ce que l’on a nommé l’unicité de la Shoah ?

B.-H. L. Que dit l’antisémitisme paré de ses habits neufs? Qu’il s’agirait d’un crime obscur, sans trop de vérité historique, exagéré, qualifié d’unique pour culpabiliser les peuples, leur demander une réparation infinie et s’instituer en religion de l’humanité. Oui, ce négationnisme des «incertains» montre l’enjeu crucial que représente l’unicité.

J. D. Mais pas au point de la séparer totalement de la question d’Ivan Karamazov chez Dostoïevski: «Si Dieu existe, pourquoi tolère-t-il une seule larme d’un seul enfant?» La réponse de la Bible et de la philosophie sur le mal est qu’il y a contradiction entre l’innocence et la liberté.

B.-H. L. Si ce n’est que l’événement est trop abyssal pour ne pas ruiner les traditions théologiques ou philosophiques visant à justifier l’existence de ce mal.

J. D. J’en conviens. Il y a bien, historiquement, un avant et un après-Auschwitz. Les explications juives ou chrétiennes habituelles ne suffisent plus: ni celle d’une juste punition divine soutenue par le rabbin Eleazar Shach ni celle d’une assimilation des victimes du nazisme à Jésus en Croix proposée par Paul Claudel.

B.-H. L. La première est épouvantable ; la seconde, disons… commode.

J. D. Je n’aurais pas dit autrement. Mais, pour moi, à la nouveauté de l’événement répond la nouveauté du discours. Dieu lui-même en sort modifié pour Hans Jonas, la synagogue doit se faire mutique pour Emil Fackenheim, il est trop tard pour le Messie selon George Steiner… L’abîme d’inhumanité appelle un motif transcendant pour rendre compte d’un fait de l’histoire, quitte à l’y dissoudre: l’unicité.

B.-H. L. Non ! C’est une question non pas théorique mais factuelle. La Shoah, je consacre de nombreuses pages à détailler pourquoi, précisément, elle est un crime unique, sans précédent ni équivalent. Cela dit, cette singularité n’est pas en contradiction avec son universalité mais elle en est la condition. Mesure de l’inhumain, étalon de l’horreur, sa mémoire fonctionne comme un «avertisseur d’incendie» au sens de Walter Benjamin.

J. D. La contextualisation serait ici indispensable. Mais en regard des génocides arménien, tsigane, khmer ou rwandais, l’exception de la Shoah tient, selon moi, à cette prodigieuse théologie négative que les Juifs se sont sentis sommés de produire afin de conserver leur destin.

B.-H. L. Soyons, là aussi, concrets. La Bosnie, le Rwanda, le Darfour, la Syrie: chaque fois, regardez bien, les premiers lanceurs d’alerte, les premiers et, souvent, les plus acharnés à détecter le crime contre l’humanité et à le dénoncer ont été des femmes et des hommes qui avaient la Shoah au coeur. Et, inversement, combien de fois n’ai-je pas entendu les Bosniaques, les Rwandais ou, aujourd’hui, les Kurdes emprunter, quand ils appellent la communauté internationale à l’aide, une langue où la Shoah fait office de référent suprême? Je répète: c’est parce qu’elle est unique que la Shoah est universelle et que sa lumière noire, sa hantise, éclaire tous les peuples souffrants du monde.

J. D. Ce qui ne réduit pas, mais souligne en quelque sorte l’ambiguïté du rôle qu’a pu prendre l’action – et plus encore la rhétorique – humanitaire dans les affaires internationales. Il en ressort trop souvent une sorte d’activisme qui ne laisse sa place ni à l’histoire ni à la culture, et qui a pour effet négatif d’encourager une sorte de course à la victimisation.

B.-H. L. Il y a, en effet, deux voies possibles. La compétition victimaire qui est la maladie de l’époque et aussi, par parenthèse, un pilier du nouvel antisémitisme. Et, en face, la solidarité des ébranlés, chère à Jan Patocka et dont le paradigme, loin d’atténuer l’exception de la Shoah, la suppose.

J. D. A moins, j’y reviens, de rechercher l’autre exception, plus profonde, d’où proviendrait le caractère exceptionnel du génocide des Juifs d’Europe. Ni les Bosniaques ni les Darfouris n’ont théorisé à ce point leur malheur et, à vouloir le faire, ils le traduiraient, comme vous le soulignez, dans une autre langue que la leur.

B.-H. L. Pourquoi pas ? La Torah, après tout, parle la langue de l’Homme, de tous les hommes, pas seulement des Juifs! Tenez, une page du Talmud parmi d’autres : la différence entre Adam, le premier-né, et Edom [ou Adom], l’éternel rival, est à la fois infinitésimale et maximale, à peine une lettre de différence, un vav, mais qui se porte en rouge, matrice d’une guerre sanglante, prête à ne jamais cesser si les hommes n’y mettent un terme.

J. D. Votre science des textes est profonde mais elle ne saurait me convaincre, pardonnez-moi, car elle me ramène, si je puis dire, à ma prison. L’idée que je rejette plus fortement encore, c’est que la Shoah, de fait innommable, peut-être impensable, aurait eu, en vertu de sa pure négativité, un sens secret et finalement bénéfique ainsi que le soutiennent les dévots inconditionnels de l’Etat juif.

B.-H. L. Aucun Juif sérieux ne parle ainsi. Aucun. Religieux ou laïques, peu importe : tous s’accorderaient à vous répondre que cette histoire de Shoah «bénéfique» est un outrage à la mémoire.

J. D. Je veux le croire, et comme vous je le crois. Mais d’où vient que les Juifs seraient tous sérieux?

Ce qui ouvre au troisième objet de ce débat et qui n’est autre qu’Israël. La question est-elle là d’ordre d’abord ontologique ou d’abord politique? Ou, si l’on préfère, sacrée ou profane?

B.-H. L. Bien sûr, politique. Et même doublement politique. Car il y va d’un double salut. Celui des Juifs, de tous les Juifs, y compris des plus réticents à l’endroit de la politique d’Israël: pour tous, Israël est un recours, un refuge possible et, donc, une source de force. Mais aussi celui des Palestiniens qui estiment, à tort ou à raison, que l’existence même d’Israël est responsable du retard de leur accomplissement national. Je ne crois pas cela. Mais je ne doute pas qu’ils aient droit à un Etat et je fais mien l’impératif du partage de la terre que recommandaient, il y a douze ans, les promoteurs du plan de Genève et que prône aujourd’hui l’association JCall.

J. D. Ce n’est pas Israël qui est en question, c’est ce qu’Israël a fait de lui-même.

B.-H. L. Connaissez-vous un pays au monde qui vive, comme on dit ces temps-ci, en «état d’urgence» depuis le jour de sa naissance et qui s’en tire, finalement, si bien? Démocratie intacte. Liberté de la presse absolue. Une minorité arabe qui, guerre ou pas, jouit de tous les droits des citoyens, avec, en prime, un nombre de députés au Parlement à faire pâlir d’envie les apôtres français de la diversité.

J. D. Juif de solidarité, je ne saurais être un inconditionnel d’Israël comme vous le réclamez de tout Juif. J’ai pourtant été exalté par l’ambition de ces jeunes constructeurs d’un Etat et d’une langue. Alors que j’étais engagé dans la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, Kateb Yacine, enthousiasmé comme moi par Ben Gourion, me disait:«Nous marierons les pamplemousses de Jaffa et les oranges de Blida.» Oui, mais c’était avant 1967, avant que l’héroïsme de Tsahal n’enivre les Israéliens d’une exubérante insolence qui les fait mépriser depuis les Palestiniens.

Allez demander à ceux des Territoires ce qu’ils pensent, au quotidien, de votre formidable tableau. De surcroît, la guerre elle-même a changé de visage, de part et d’autre. La théologisation du politique, qui est planétaire mais que connaît particulièrement cet épicentre des Révélations, absolutise désormais le conflit…

B.-H. L. On demande régulièrement aux 20% d’Arabes israéliens ce qu’ils pensent de ce «tableau»: dans leur écrasante majorité, ils ne voudraient pour rien au monde vivre ailleurs qu’en Israël! Alors, après, concernant ce que vous appelez la «théologisation»… je parlerai plutôt de la dimension ontologique de l’affaire – et c’est toute la question du messianisme. Le sionisme, par rapport à ce messianisme, est-il un accomplissement? Une hérésie, comme disent certains religieux? Une étape, comme le pensait Gershom Scholem dans sa correspondance des années 1920 avec Franz Rosenzweig qui préféra, lui, rester en Allemagne?

J. D. Et vous-même ?

B.-H. L. J’aurai tendance à dire : un pas de côté, un écart – la question messianique restant, après comme avant la fondation d’Israël, une question ouverte…

J. D. D’autant plus que la Bible dit la terre «promise» au sens qu’elle est prêtée pour constituer un peuple exemplaire là où Theodor Herzl voulait fonder une nation comme les autres. Insoutenable contradiction… C’est tout le dilemme de Leo Strauss qui, par fidélité à Spinoza, se convertit au sionisme athée: nous restons juifs, dit-il, parce que nous l’avons été et afin de le rester. Mais on peut inverser cette tautologie et, dès lors, la condition juive ne se distingue en rien de la condition humaine. Au retour à la terre, je préfère le retour à l’Alliance et à son exigence: Israël n’a d’autre vrai choix que d’être exemplaire.

B.-H. L. L’erreur de Leo Strauss, à mes yeux, est d’enfermer le judaïsme dans cette alternative: Spinoza ou l’orthodoxie. N’y a t-il pas une troisième position qui est celle de Maïmonide, c’est-à-dire de la bête noire et des orthodoxes et des spinozistes? C’est la thèse de mon livre. Et c’est pourquoi je défends, à la fois, le sionisme irréligieux et un esprit du judaïsme libéré de la «mauvaise langue» de l’ordre politico-social.

Le questionnement sur la philosophie peut être infini. Mais vos échanges se nourrissent de références au fait religieux. C’est un profit du renouveau des études juives. Mais, là encore, faut-il parler d’une renaissance spirituelle ou d’un retour identitaire?

J. D. Dès lors que la religion prend une influence temporelle et politique écrasante, les incroyants commencent à se comporter, sans l’assumer, comme des croyants. L’invention juive du Dieu unique a engagé une culture du commentaire infini qui est celle des sages du Talmud mais qu’illustre aussi l’oeuvre littéraire de Kafka. Que cette redécouverte contemporaine aboutisse trop souvent à une sorte de fondamentalisme qui couvre de herses la clôture de l’identité juive est malheureusement un signe des temps.

B.-H. L. Il est vrai que le judaïsme, c’est le commentaire infini. Mais cette infinité est un incroyable vaccin, au contraire, contre le fondamentalisme qui vient du littéralisme, du refus du commentaire. De son arrêt. Du culte d’une lettre figée, répétée. Le Talmud fait l’inverse. C’est son esprit qu’il faudrait injecter dans le moteur bloqué des religions et, en particulier, car il faut appeler les choses par leur nom, de l’islam. Je crois à l’islam des Lumières. J’ai passé une grande part de ma vie à me battre pour lui et avec lui. Mais je crois que ce qui, justement, manque à l’islam pour retrouver ses propres lumières, c’est une vraie machine à lire, interpréter, interpoler les textes sacrés. Un Talmud musulman.

J. D. Ce que je dénonce est la clôture sur soi. Car de deux choses l’une : soit l’on est dans le questionnement de la relation entre la foi et la raison et, à l’instar du grand penseur médiéval Maïmonide, on entre en dialogue avec l’hellénisme, le christianisme, l’islam; soit l’on est dans le credo quia absurdum est, le pari pascalien, l’adhésion à une pure Révélation qui fait sa part à l’irrationalité et, dans ce cas, la pratique, la piété, la prière l’emportent sur l’intelligence, laquelle accepte d’ailleurs de démissionner.

B.-H. L. De nouveau, vous christianisez le judaïsme. Il est très beau, ce renoncement à entrer dans le mystère du tombeau ouvert au jour de Pâques. Mais rien n’est plus étranger, là encore, à l’esprit du judaïsme qui, pour moi, n’est pas la foi, mais l’étude. Ce qui est demandé au Juif, ce n’est pas de croire, mais de savoir et de comprendre. Voyez le Gaon de Vilna [rabbin lituanien du XVIIIe]: entre une âme paresseuse qui croit sans se donner la peine de comprendre et un studieux qui se donne cette peine mais qui doute et s’adresse à un ciel vide, il préfère, et de loin, le studieux…

J. D. Mais êtes-vous sûr, vous-même, de ne pas intellectualiser ce qui est d’abord une pratique? Que peut être alors un retour aux seuls textes, sinon le risque d’entretenir une reconstruction identitaire à partir d’une transmission imaginaire ? Vous en disconviendrez, je le comprends.

B.-H. L. Comment cela, «reconstruction identitaire»? J’ai horreur de cette fascination morbide de l’identité. Tout ce que j’ai pensé depuis des décennies, je l’ai pensé à l’ombre de maîtres, qui voyaient dans cette philosophie de l’identité une philosophie de flics (Sartre), un mensonge (Foucault), un geste de haine (Lacan), une violence, enfin, envers le nonidentique (Levinas). Ces maîtres, vous les connaissez aussi bien que moi. Je n’ai pas changé d’avis, bien au contraire, dans cet essai sur le judaïsme.

J. D. Ce n’est pas moi, c’est notre cher Emmanuel Levinas, le seul Juif parmi nos inspirateurs communs, qui disait, laçant les phylactères avant de réciter l’office:«Tout le judaïsme se tient là-dedans.» C’est un indépassable qui vaut pour l’ensemble des religions.

B.-H. L. Mais c’est le même Levinas qui décentre le Sujet et fait passer l’Autre avant lui : l’exact contraire de toutes ces histoires identitaires!

L’actualité fait que, face au nouvel antisémitisme, certains de nos compatriotes juifs pensent à l’alya. Qu’avez-vous chacun à leur dire?

J. D. A moins d’une menace précise, urgente, fatale, je ne conçois pas qu’un Français juif quitte la France et je ne vois pas d’obligation à ce qu’il se rende alors en Israël. Quel surcroît de conscience, d’affection et de patriotisme lui rendrait tolérables là-bas les souffrances jugées insupportables ici? Or les révélations sur le meurtre de Rabin, qui ont suggéré l’implication d’un véritable Etat dans l’Etat et qui ont choqué un Israélien sur deux, prouvent que toute idéalisation est illusoire.

B.-H. L. Il y a une souffrance, au moins, qui lui sera épargnée s’il fait son alya, c’est celle de cet antisémitisme endémique, parfois enragé, qui revient en France! Cela étant dit, je ne pense pas, moi non plus, qu’il faille partir. Et d’abord parce que les Juifs ont, comme on dit, fait la France. Eh oui! Quand vous enquêtez, comme je l’ai fait, sur la naissance de la langue française, sur l’origine de la France comme idée, sur l’archéologie de notre notion de République ou de souveraineté, vous voyez, à chaque pas ou presque, la prégnance de cet esprit, de ce génie du judaïsme.

J. D. Dans ce qu’il a eu de lien peut-être inné, certainement acquis avec le génie propre de la France. Pourtant certains partent…

B.-H. L. Oui. Parce qu’il y a des quartiers entiers où un enfant se fait casser la gueule quand il porte une kippa. Alors, pour ces familles, oui, Israël représente un asile, une promesse et une réponse au retour des temps sombres.

J. D. Sauf que ce nouvel antisémitisme est de répercussion, lié au conflit.

B.-H. L. L’antisémitisme a toujours été «de répercussion». Il répercutait, quand il était à dominante catholique, les bêtises sur le peuple déicide. Il répercutait, à l’époque des Lumières, la volonté, inverse, d’en finir avec le monothéisme et ses sources. Et il répercutait, au temps de l’affaire Dreyfus, un discours fruste, et imbécile, sur la lutte de classes.

J. D. Si ce n’est que, jusque-là, il visait les Juifs dans leur être et que les Israéliens sont dans le faire. C’est peut-être l’innovation la plus importante. Pendant des siècles la haine a poursuivi les Juifs pour ce qu’ils étaient. Aujourd’hui on les conteste pour ce qu’ils font.

B.-H. L. Non ! Le nouvel antisémitisme, celui qui présente les Juifs comme un peuple diabolique exploitant un crime exagéré (négationnisme), complice d’un Etat assassin (antisionisme) et captant à son profit le capital mondial de souffrance disponible (concurrence victimaire), les vise, lui aussi, dans leur être. Il y a là une bombe atomique morale dont l’explosion, si on ne la désamorce pas, sera terrible.

J. D. Je dirai plutôt, en toute amitié, que l’urgence est aussi à ce que nous imitions ici la lutte héroïque que les intellectuels, les penseurs et les artistes ont entreprise en Israël en faveur de la paix et contre les héritiers de l’assassin d’Itzhak Rabin, l’un des plus grands hommes de notre temps.

Propos recueillis par Jean-François Colosimo

La sœur de Bernard-Henri Lévy abandonne le judaïsme et dévoile le vrai visage de son frère.

Véronique Lévy, sœur du philosophe va-t-en-guerre, a révélé la face cachée de son frère Bernard-Henri dans une interview au magazine people Paris Match, paru en avril 2015.

L’entretien, bien qu’il soit axé sur la vie spirituelle de Véronique Lévy, n’en dévoile pas moins des facettes jusque-là inconnues du porte-voix de l’Internationale sioniste en France. «Mes frères (Bernard-Henri et Philippe, ndlr) parlaient trop souvent de la Shoah et cela m’agaçait», affirme Véronique Lévy qui s’est convertie au christianisme.

Elle rappelle les propos que son père lui tenait lorsqu’elle était petite : «Tu fais partie d’une des familles juives les plus anciennes», lui disait-il, fier de sa descendante hébraïque. Une fierté que Bernard-Henri Lévy a également héritée de son arrière-grand-père, qui fut rabbin, contrairement à son père «très laïque», raconte Véronique Lévy. Bernard-Henri Lévy a donc grandi avec le traumatisme de l’holocauste, puisque, affirme sa sœur, il en faisait un sujet de débat quotidien avec son frère et le reste des membres de sa famille.

Derrière la fausse ouverture d’esprit de Bernard-Henri Lévy se cache un intégrisme savamment voilé derrière une fausse ouverture d’esprit qui, si elle n’était pas ainsi exhibée dans le cénacle et sur les plateaux de télévision qu’il affectionne, le dépourvoirait de sa qualité de philosophe. Sa sœur raconte comment il a réagi quand il apprit qu’elle avait décidé d’abandonner le judaïsme et de changer de religion. Incapable de l’en empêcher par la force, il se contenta de lui faire accroire que son geste relevait d’une lubie et qu’elle allait très vite revenir à sa religion d’origine. Blasphème !

Pour Bernard-Henri Lévy, qui appelle les musulmans à «suivre l’exemple d’Israël», il est inconcevable que sa propre sœur le démente et que son âme ait trouvé son repos à l’église. «Quand j’ai annoncé à Bernard-Henri (Lévy) que j’allais devenir catholique, il a cru que j’étais folle», narre sa sœur, qui ajoute que son frère avait pris cela pour une «toquade» qui lui «passera», affirmant, plein de certitude, qu’elle allait « revenir au judaïsme». C’est que Bernard-Henri Lévy est convaincu que lui et sa sœur font partie du peuple élu et que c’est plutôt aux adeptes des autres religions d’embrasser la leur. «Adolescente, je l’aimais, mais je m’opposais à lui», raconte encore la sœur de Bernard-Henri Lévy, de vingt ans sa cadette. «J’aurais préféré qu’il montre davantage sa fragilité, car je sais qu’il est hypersensible. Je le préfère dans l’intimité qu’à travers son personnage public», assure Véronique Lévy qui révèle par ailleurs, le côté «intégriste» du «libérateur» de la Libye : «Bernard-Henri Lévy m’a surprise aux côtés de mon frère Philippe à l’hôpital en train de lire l’Evangile. Il m’a dit : «Mais tu deviens folle ! (…) Prie, mais en silence !»

Comment le zélateur du sionisme et l’avocat d’Israël pourrait-il, sinon, poursuivre son prosélytisme si sa propre sœur était aperçue priant Jésus au chevet de son frère mourant ? Addition de fanatisme et de machiavélisme dans l’esprit du théoricien de la stratégie de destruction des pays du Maghreb et du Moyen-Orient par leurs propres peuples, sans que l’Occident, allié d’Israël, ait à débourser le moindre centime ou à sacrifier ne serait-ce qu’un soldat.

Karim Bouali

Photo: Véronique Lévy, sœur du philosophe va-t-en-guerre. D. R.

source:http://algeriepatriotique.com/article/la-soeur-de-bernard-henri-levy-abandonne-le-judaisme-et-devoile-le-vrai-visage-de-son-frere

BHL VA PLUS LOIN ENCORE: IL EST (il Hait) JESUS DE NAZARETH ET IL S'EN SOUVIENT:

 

7 août 2016

Bernard-Henri Lévy : Son étonnante révélation sur sa femme Arielle Dombasle !

 

Bernard Henri Levy a donné ce matin une interview au journal La Croix et a avoué un grand secret: Il est persuadé d’être le christ revenu sur Terre au bout de 2000 ans.

Le philosophe a expliqué avoir des souvenirs de sa vie antérieure et que cela expliquerait fortement son action d’aujourd’hui.

Comme Jésus, je suis juif. Comme Jésus, je vis pour aider les gens. Comme Jésus, j’ai déjà aidé plus de personnes que quiconque. Comme le Christ je suis prêt à mourir pour les péchés de l’humanité. Jésus Christ a décidé de donner sa vie pour le salut de l’humanité et c’est ce que je ferai également. Je mourrai surement sur la croix comme dans ma vie antérieure, mais ce n’est pas grave. Je reviendrai dans 2000 ans et la sauverai à nouveau.

Le Vatican n’a pour le moment pas souhaité commenter la révélation de BHL mais il se pourrait que le pape François demande à rencontrer le philosophe dans les prochains jours afin de lui donner la reconnaissance de Saint Jean le Baptiste : La déclaration préliminaire de Jean Baptiste se concentre sur l'inconnu qui vient "derrière" lui. Jean souligne avec solennité qu'il est moins "puissant" que celui qui vient et qu'il est même indigne d'être son serviteur. Il insiste. Entre lui et celui qui vient, il y a toute la différence qui sépare l'eau, un élément naturel, de l'Esprit Saint, le Souffle de Dieu ! Brusquement, le récit passe à Jésus. Serait-ce lui dont parle Jean Baptiste ? Jésus n'arrive pas de Jérusalem,mais de Nazareth en Galilée. L'objectif de Jésus est de se faire baptiser par Jean. Trois phénomènes curieux s'enchaînent. D'abord le ciel "se déchire". Était-il donc fermé ? L’Esprit peut ensuite descendre sur Jésus "comme une colombe". Jésus est le seul à le voir. Enfin une "voix", du ciel, se fait entendre et identifie Jésus "au Fils bien-aimé". Le Jourdain cède la place au ciel. Le baptême devient l'occasion d'une révélation céleste sur Jésus. Le temps de la méditation Jésus a reçu le baptême de Jean en étant plongé dans l'eau vive du Jourdain. Le récit de son baptême par Marc a les couleurs de Pâques, de l'Écriture, de l'espérance chrétienne et de la vie de l'Église.

La rencontre de Jésus et de Jean-Baptiste marque la fin de la prédication de Jean et le début de celle de Jésus. Jean-Baptiste sera emprisonné et exécuté par le roi Hérode Antipas pour avoir dénoncé son immoralité. Jean lui rend témoignage, et s'écrie en ces termes: "Voici celui dont je disais: Celui qui vient après moi, est passé devant moi, parce qu'il était avant moi."

A qui BHL veut-il se comparer?, à un Juif qui a subit la torture? ou à un juif qui donne la torture?

Mais pourquoi Bernard-Henri Lévy suscite-t-il tant de haine ?

Il est, si l'on en juge par les commentaires qu'il suscite, l'homme le plus détesté de France. Faut croire qu'il a fait bien du mal...

Bernard-Henri Lévy: le mauvais esprit du judaïsme

N'est pas Chateaubriand qui veut, contrairement à ce que Bernard-Henri Lévy, dont l'ego offusque souvent l'intelligence, suggérait à propos de deux de ses précédents écrits : "Le Testament de Dieu" et "Le Génie du judaïsme". Il récidive, aujourd'hui, avec un livre intitulé "L'Esprit du judaïsme". En voici la critique, sévère mais rigoureuse et précise !

N'est pas Chateaubriand qui veut, contrairement à ce que Bernard-Henri Lévy, dont l'ego hypertrophié offusque souvent l'intelligence critique, suggérait, à propos de son Testament de Dieu, publié il y a trente-sept ans, en laissant sous-entendre que ce livre était au judaïsme ce que Le Génie du christianisme était à la chrétienté : « La scène se passe à Paris, en 1979. Je m'apprête à publier Le Testament de Dieu qui se veut une défense et illustration du judaïsme et de son génie », n'hésitait-il pas à écrire, en 1991, dans Les Aventures de la liberté.

JUGEMENTS CATEGORIQUES ET ERUDITION DE PACOTILLE

Pierre Vidal-Naquet, dissertant là sur ce même Testament, l'avait déjà sérieusement égratigné : « Comment un normalien, agrégé de philosophie (…) peut-il se mépriser lui-même et mépriser ses lecteurs au point de leur infliger une pareille 'science' ? », s'interrogeait-il dans une lettre parue dans « Le Monde » du 18 juin 1979.

Raymond Aron fut encore plus sévère à propos de ce Testament de Dieu : « La prétention démesurée du titre, du livre tout entier, les jugements catégoriques sur Jérusalem et Athènes, fondés sur une érudition de pacotille, m'empêchèrent d'apprécier les charmes d'une rhétorique qui emprunte à celle de Malraux quelques-unes de ses qualités et quelques-uns aussi de ses défauts. », notait-il dans ses Mémoires (1983).

L'ENGAGEMENT EN LIBYE ET LA NAISSANCE DE DAESH

Mais pourquoi revenir aujourd'hui, près de quatre décennies après sa sortie, sur ceTestament de Dieu, que même les spécialistes en judaïsme pourfendirent ? C'est que le dernier livre de ce même Lévy, intitulé L'Esprit du judaïsme (Ed. Grasset), ne fait que reprendre les thèses déjà contenues dans ce précédent opus. Certes, dans cet Esprit du judaïsme, explique-t-il aussi, croyant ainsi le moderniser au gré de l'actualité, les raisons de son engagement, de la Bosnie à l'Ukraine, en passant par le Darfour et surtout la Libye, où il aura largement contribué, par son imprévoyance, au développement de l’État Islamique et, par conséquent, à la mise en péril du monde libre et démocratique en son ensemble. Aussi cet ajout, caractérisé par une invraisemblable dose de subjectivité assumée, dont on ne sait donc si c'est l'outrecuidance ou la supercherie qu'il faut blâmer le plus, ne s'avère-t-il jamais que l'énième pierre d'un monument édifié à la gloire de sa propre et seule personne !

NATIONALISME RELIGIEUX, MATRICE D'UN FASCISME QUI NE DIT PAS SON NOM

Car que donne-t-il comme principale raison à ce combat, sinon qu'il a été motivé par le fait que lui, Bernard-Henri Lévy, se sentait, avant tout, Juif ? En effet : « C'est en tant que Juif que j'ai participé à l'aventure politique en Libye. (...) J'ai porté en étendard ma fidélité à mon nom et ma fidélité au sionisme et à Israël », avouait-il, le 20 novembre 2011, devant le Conseil Représentatif des Institutions Juives de France (le CRIF), pour le justifier. Cette conviction, il la réitérera face à Jean Daniel dans « L'Obs » du 4 au 10 février 2016.

Davantage : il y assura, au faîte d'une incroyable arrogance théologique tout autant que d'un non moins gigantesque narcissisme individuel, que « Les Juifs sont, à la lettre, le trésor des nations. Ils sont une part de leur richesse. Ils en sont une part, non maudite, mais bénie ». Demandez donc aux Palestiniens, femmes, enfants et vieillards compris, ce qu'ils pensent d'Israël, ce prétendu « trésor des nations », lorsqu'ils reçoivent, en guise de « part bénie », des bombes sur la tête pour ce seul fait qu'ils empêchent cet État d'empiéter sur leur territoire !

QUAND L'EXCES DE JUDAÏSME FAIT LE LIT DE L'ANTISEMITISME

On le voit : ce genre de raisonnement béachélien, par les implications idéologiques qu'il recèle en profondeur - la mise en avant d'une identité culturelle sur fond de croyance religieuse - se révèle d'une extrême dangerosité, surtout en matière d'engagement politique. Pourquoi, au nom de quelle argumentation théologique et de quel critère métaphysique, au nom même de je ne sais quel privilège ontologique, sinon à s'autoproclamer « supérieurs » plus encore qu' «élus », les juifs devraient-ils être considérés, à la différence de tout autre peuple, qu'il soit chrétien ou musulman, bouddhiste ou de tout autre confession, comme « le trésor des nations » ? Les Juifs seraient-ils donc dotés, depuis toute éternité et comme par volonté divine, d'un supplément d'âme par rapport au reste de l'humanité ? Semblable conception du judaïsme, proche d'un racisme à rebours, s'avère aussi folle, aussi intrinsèquement périlleuse pour la paix entre les hommes, que celle professée, avec la même dose de fanatisme à l'égard des autres convictions religieuses, par le fondamentalisme islamiste lorsqu'il s'arroge le droit, au nom d'Allah ou du Coran, de conquérir le monde. Bernard-Henri Lévy, qui se devrait de relire les admirables Leçons Talmudiques d'Emmanuel Levinas, si ce n'est la Torah tout entière, ne se rend-il donc pas compte qu'il fait ainsi, par ce surplus de sainteté qu'il confère aussi arbitrairement aux seuls Juifs, l'odieux lit de l'antisémitisme ?

Mais il y a plus pernicieux dans cette pensée. Lévy, dans son Génie du judaïsme toujours, s'adonne à l'apologie de ce qu'il nomme péremptoirement, tout en s'inscrivant en cette nouvelle catégorie théologico-culturelle, le « Juif d'affirmation », sorte d'absolu conceptuel lié à ce qu'il appelle encore, avec un même enthousiasme, « l'étrange expérience de la souveraineté juive ». C'est dire si Jean Daniel, qui, sur ce point diverge dans le dialogue qu'il a, avec ce même Lévy, dans le numéro précité de « L'Obs », a raison de refuser, comme il le souligne dans La Prison juive, d' « essentialiser », de les « constituer en métaphysiques », le judéocentrisme tout autant que l'antisémitisme.

C'est là, par la soumission de cet apparent mais fallacieux universel aux hypothétiques prérogatives du particulier (« l'être juif » en soi), par cette négation du véritable cosmopolitisme au profit d'un communautarisme qui s'ignore, la matrice du nationalisme religieux et donc, comme tel, de l'un des pires fascismes qui soient, même s'il s'agit là d'un fascisme qui ne dit pas son nom.

UN LIVRE REACTIONNAIRE : LES LUMIERES DE VOLTAIRE ETEINTES

Pis : cette catégorique manière de vouloir imposer à la terre entière, à toutes les civilisations comme à toutes les consciences, le relatif en guise d'absolu, sans jamais tenir compte des différences culturelles ni même individuelles, c'est là la définition même, comme chez le Hegel de LaPhénoménologie de l'esprit,du totalitarisme, que, précisément, n'a eu de cesse de dénoncer, dans ses Origines du totalitarisme,cette grande dame, phare de la judéité, qu'était Hannah Arendt !

C'est dire si Jean-François Kahn se trouve encore en-deçà de la vérité lorsque, s'adressant lui aussi à Bernard-Henri Lévy, il qualifie cet Esprit du judaïsme de livre « réactionnaire » : « Votre livre est réactionnaire en cela, vous le dites, que vous choisissez Moïse contre Spinoza, Bossuet contre Voltaire, que vous diabolisez la révolution et rejetez le progressisme. C'est Barrès judéisé. », déclare-t-il dans « Marianne » du 5 au 11 février 2016.

Car, oui, Lévy va là, pour faire valoir sa thèse, jusqu'à diaboliser Spinoza, mémorable auteur d'une Éthique qui lui valut l'excommunication par les Juifs eux-mêmes, et Voltaire, quintessence de la France des Lumières ! Et, au comble de sa fatuité, de confier à Kahn qu'il alla combattre en Libye comme Jonas, son modèle prophétique, se rendit à Ninive, ville de perdition, afin d'y dispenser la bonne parole, pour les sauver du châtiment divin, aux pécheurs. Lévy, décidément, ne se prend pas pour n'importe qui, sauf que, contrairement à Jonas, censé avoir été englouti dans le ventre d'une baleine avant d'être recraché vivant sur une plage, il ne nous fera pas avaler, quant à lui, n'importe quoi !

Ce messianisme, dont l'orgueil démesuré n'a d'égal que son archaïsme millénaire, s'avère, au XXIe siècle, particulièrement rétrograde. C'est dire s'il se révèle inadapté à la complexité du monde moderne et contemporain.

D'où, afin de mieux faire comprendre, chez Bernard-Henri Lévy, le danger inhérent à ce type de processus intellectuel, où la dimension théologique, dogmatique et doctrinale, finit toujours par l'emporter sur la réflexion philosophique, critique et libérale, la nécessité d'expliquer, plus en détail, la thèse développée par des livres tels que Le Testament de Dieuet autre Esprit du judaïsme, sans omettre cet autre important mais tout aussi nocif texte, du même Lévy, qu'est Le Génie du judaïsme, inséré dans un recueil d'articles portant le très révélateur titre de Pièces d'identité (sous-titré Questions de principe XI), parues en 2010.

JERUSALEM CONTRE ATHENES : LA DEMOCRATIE DETOURNEE

La première des aberrations - erreur majeure, dommageable pour tout le reste de la démonstration - contenues dans ces trois livres est le fait que, à en croire Lévy, la démocratie serait née à Jérusalem plutôt qu'à Athènes. Cette thèse, il la développe notamment, fidèle à son manichéisme outrancier, sous la belliqueuse formule, ainsi que le précise son Génie du judaïsme, de « guerre métaphysique entre Athènes et Jérusalem » Rien de plus faux, bien évidemment, tant sur le plan conceptuel qu'historique, malgré les innombrables mérites des prophètes juifs, lesquels s'il furent bien les inventeurs de la notion de « loi », n'ont rien à voir, en revanche, avec celle de « démocratie », laquelle est, comme chacun sait, la plus belle création philosophico-politique de l'hellénisme au temps de Socrate !

C'est bien sûr à Athènes, dans la Grèce des Ve et IVe siècles avant Jésus-Christ, et non pas à Jérusalem, société trop religieuse et non encore suffisamment sécularisée à l'époque, que la démocratie naquit, tout comme le mot même, « demo-kratos », ainsi que l'atteste son étymologie. Pis : Lévy, au faîte d'une patente mauvaise foi, va même jusqu'à réduire le siècle de Platon, de Périclès et d'Antigone, miracle de civilisation, au rang de « mausolée païen », en en faisant donc, dans la foulée, le creuset du totalitarisme politique. Forcément : dans un esprit aussi dogmatique que le sien, ce qu'il nomme improprement le « paganisme » - notion typiquement romaine, après l'avènement du christianisme, et non point du tout grecque - ne peut que se trouver en conflit ouvert avec le monothéisme, dont on sait pourtant à quel paradoxal point il fut, depuis les croisades moyenâgeuses jusqu'au terrorisme islamique contemporain, sans oublier les exactions des forces israéliennes à l'encontre des populations palestiniennes, l'infâme lieu de toutes les inquisitions comme l'alibi des pires bains de sang.

CONTRE-VERITES EN TOUS SENS

Autre flagrante contre-vérité de Lévy en ces mêmes ouvrages : le fait que les Grecs ne connaissaient pas, sinon le sens de l'éthique, du moins « aucune des valeurs auxquelles (il) croit devoir tenir », ainsi qu'il l'affirme dans son Génie du judaïsme encore, et donc, dans son sillage, en son Esprit du judaïsme. Aussi caricaturale qu'absurde, bien entendu, cette assertion lorsque l'on sait qu'Aristote rédigea deux indépassables traités de morale : l’Éthique à Nicomaque et l’Éthique à Eudème !

Troisième, mais non des moindres, contre-sens de Lévy : le fait, que le judaïsme, à l'instar du monothéisme, ne serait « ni un monisme ni un théisme, mais une éthique concrète, une célébration de Droit, un gage sur l'Universel et le miracle d'une Raison ». Bien plus : cette saine relecture de la Bible, considérée comme « la pensée de Résistance au Mal », serait, à l'en croire toujours, « un recours davantage qu'un retour » et donc, en dernière analyse, l'antidote le plus efficace, par sa capacité à désacraliser l'irrationnel, à la barbarie. Bref : le judaïsme serait, par sa vocation à réduire la quantité de religion au sein du monde, profondément « irréligieux » pour reprendre le paradoxe énoncé par Franz Rosenzweig dansL’Étoile de la rédemption. On admirera là, chez Lévy, le sens très prononcé, sinon unique en son genre, de la résolution philosophique en matière de contradiction sémantique !

LA QUESTION JUIVE

Inutile donc, face à pareilles inepties, d'allonger à l'envi la liste des erreurs s'égrenant, au fil des pages, dans en ces essais à teneur théologique de Bernard-Henri Lévy. A qui voudrait en savoir plus sur ces différents points, qu'il me soit donc permis de renvoyer à ma Critique de la déraison pure - La faillite intellectuelle des « nouveaux philosophes » et de leurs épigones(2010).

Aussi, en guise de conclusion, ferai-je donc appel ici aux lumières d’Élisabeth Roudinesco en son Retour sur la question juive (2009), ouvrage qu'elle conçut comme une suite logique auxRéflexions sur la question juive (1946) de Sartre. Y distinguant, via la création d'Israël en tant qu’État, et via donc aussi la tentation sioniste, ce qu'elle appelle le « Juif universel », dont Freud est un des représentants, du « Juif de territoire », dont Jung est un des tenants, elle écrit : « Freud préférait sa position de Juif de diaspora, universaliste et athée, à celle de guide spirituel attaché à une nouvelle terre promise (…). Considérant le sionisme comme une dangereuse utopie, mais aussi comme une pathologie, c'est-à-dire comme une modalité de compensation des sentiments nationaux frustrés par l'antisémitisme, Freud avait aussi en horreur (…) toutes les formes de haine de soi juive. » Elle en infère, en totale opposition, sur ce sujet, tant avec les théories jungiennes qu'avec les thèses béachéliennes, mais aussi avec l'actuelle politique israélienne d'apartheid : « La terre promise investie par Freud ne connaît ni frontière ni patrie. Elle n'est entourée d'aucun mur et n'a besoin d'aucun barbelé pour affirmer sa souveraineté. Interne à l'homme lui-même, interne à sa conscience, elle est tissée de mots, de fantasmes et de scènes tragiques. Elle en conclut : « Freud empruntait ses concepts à la civilisation gréco-latine et à la Kultur allemande. Quant au territoire qu'il prétendait explorer, il le situait dans un ailleurs impossible à cerner : celui d'un sujet dépossédé de sa maîtrise de l'univers, détaché de ses origines divines, immergé dans le malaise de son ego. »

C'est dire si « l'être-juif », qui se rapproche effectivement là bien plus d'Athènes que de Jérusalem, de la tolérance morale bien plus que du dogme religieux, est originellement, dans la perspective psychanalytique freudienne, une dimension humaine, d'essence métaphysique, comme une région de l'âme, bien plus que l'appartenance, limitée matériellement, à une espace géographique, de nature politique, fût-il sacré comme le prétend, contrairement à ce que prône la laïcité à la française, l’État d'Israël.

UN ESPRIT TOTALITAIRE

Le dernier livre de Bernard-Henri Lévy, donc ? Le mauvais esprit, en effet, du judaïsme ! C'est, à l'inverse, un esprit totalitaire, au sens premier et philosophique du terme, tel que Hegel, pour qui l'esprit était un absolu, l'entendait : « totalisant », aussi subjectif qu'exclusif, sans point de fuite ni transcendance possible. Aussi effrayant qu'étouffant pour la liberté de conscience ! C'est là la (dé)raison pour laquelle Lévy, penseur de la fermeture plus que de la judéité, essentiellement ouverte, pense en vase clos, replié narcissiquement sur lui-même, et qu'il tourne ainsi, si souvent, en rond : les idées, avec lui, sont courbes plus que courtes !

A cette « totalité », parfois fascisante comme le montre la conception tautologique de l'« Être » chez Heidegger, je préfère, quant à moi, l' « infini » métaphysique, à l’œuvre chez l'Autre, de Levinas, auquel Lévy, manifestement, n'a rien compris, ou si peu, bien qu'il en revendique, avec son ami Alain Finkielkraut, autre réactionnaire, l'héritage spirituel.

L'ENGAGEMENT AU NOM DE L'HUMANISME

Morale de l'histoire ? Doit-on se prendre nécessairement pour le prophète Jonas ou, plus présomptueux encore, pour le messager de Dieu, afin de porter secours, lorsque les circonstances l'exigent, à ses semblables en difficulté ? Ne pourrait-on donc pas s'engager, dans cette lutte avec le Mal, au seul mais impératif nom de l'Homme ? C'est cela, il me semble, le véritable humanisme, au sens fort et étymologique du terme !  

DANIEL SALVATORE SCHIFFER* 

*Philosophe, auteur de « La Philosophie d'Emmanuel Levinas - Métaphysique, esthétique, éthique » (PUF) et « Critique de la déraison pure - La faillite intellectuelle des 'nouveaux philosophes' et de leurs épigones » (François Bourin Éditeur).

BERNARD HENRI LEVY ET SON SIGNE KABBALISTIQUE
 
L'ÉTONNANTE RENCONTRE ENTRE VILLEPIN ET BERNARD-HENRI LÉVY
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PARIS (AFP) - «C'est une histoire invraisemblable, à faire peur, vérifiée à des sources fiables, une histoire de STIGMATES et de CHRIST», prévient l'un des biographes de BERNARD-HENRI LÉVY, PHILIPPE BOGGIO, en racontant l'étonnante rencontre de DOMINIQUE DE VILLEPIN et de BHL.
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En mars 1997, le philosophe, qui se trouve à l'ÎLE MAURICE, déprime. Son film «LE JOUR ET LA NUIT» est un échec retentissant. Le SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L'ELYSÉE, DOMINIQUE DE VILLEPIN, qu'il ne connaît pas, lui téléphone.
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«Il (DOMINIQUE DE VILLEPIN, ndlr) aime l'échec, écrit le biographe dans son livre «UNE VIE», il est curieux de ceux que frappe un tel revers». Impatient de voir BHL, il lui demande de passer à son bureau dès l'arrivée de son vol à PARIS, au petit matin.
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Alors que JACQUES CHIRAC «passe la tête» pour voir peut-être à quoi ressemble «un perdant notoire», DOMINIQUE DE VILLEPIN, affable monologue sur ALEXANDRE (le héros du film, un écrivain retiré au MEXIQUE pour fuir son impuissance créatrice). «Il s'égare dans une sorte de rhétorique maurrassienne», raconte PHILIPPE BOGGIO dans son livre. «Vous avez l'air d'un CHRIST sans plaies», lâche DOMINIQUE DE VILLEPIN tout à coup.
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«La formule lui (BHL, ndlr) coupe le souffle. Il ne répond rien, il a l'impression que la tête lui tourne». VILLEPIN parle toujours mais l'écrivain-philosophe ne l'entend plus. BHL abrège l'entretien et sort.
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La journée de BERNARD-HENRI LÉVy est «inexplicablement difficile». Ce «CHRIST sans plaies» le hante : il sent bien qu'il a un rapport avec son inconscient. Son sommeil est agité. En pleine nuit, il se réveille en criant : ses mains saignent ! «Il a des sillons de sang à chaque paume, la peau s'est craquelée en plusieurs endroits et suppure», écrit BOGGIO.
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Gazes, pommades, bandages... Avec l'aide de sa femme, ARIELLE DOMBASLE, BHL tente de se soigner, fait le tour des hôpitaux de PARIS puis de ceux de LONDRES et de MILAN. «Après deux ou trois semaines, raconte l'auteur, ses blessures ont tendance à réapparaître en fin de journée et à se refermer la nuit». Au CAFÉ DE FLORE, il laisse ses mains dans les poches. Il dicte ses papiers au POINT, ne les écrit plus.
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BHL revoit le secrétaire général : «pour chasser la gêne, VILLEPIN plaisante. Il savait bien, s'étonne-t-il, qu'il avait un pouvoir, qu'il était un grand sorcier africain mais à ce point !». VILLEPIN jure de garder le secret.
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«C'est le signe de la psyché se débattant avec le corps de BERNARD-HENRI LÉVY», résume ARIELLE DOMBASLE. BHL est «un hypocondriaque au carré, comme son ami JEAN-LUC LAGARDÈRE», conclut BOGGIO, déjà biographe à succès de BORIS VIAN et COLUCHE.
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Cette biographie (éd La Table Ronde, intitulée «UNE VIE»), est la troisième en quelques mois sur BHL, après les ouvrages de Philippe Cohen («BHL : UNE BIOGRAPHIE», éd Fayard) et de JADE LINDGAARD et XAVIER DE LA PORTE («LE B.A.BA DE BHL», éd La Découverte). Des essais sur l'écrivain ont aussi été publiées récemment. Un tel phénomène - tant de livres, souvent à charge, en si peu de temps et sans actualité particulière - paraît unique dans l'histoire de l'édition française.
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FRANÇOIS KAHN
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BERNARD HENRI LEVY ET LUCIF

(PETIT COURS) ËTRE JUIF : QU'EST CE QUE C'EST ?. / par Beatrice EL BEZE

6 Août 2016 , Rédigé par Béatrice EL BEZE

(PETIT COURS)  ËTRE JUIF : QU'EST CE QUE C'EST ?. / par Beatrice EL BEZE

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 ( PETIT COURS )....ETRE JUIF : QU'EST CE QUE C'EST? ..

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....laissez moi vous répondre si vous voulez comprendre .. car ce n'est pas être de religion juive .. même pour les juifs eux mêmes, sachez le ... être juif c'est être issu de la communauté juive (=avoir un nom juif, un ou des parents avec un nom juif);... les nazis eux non plus ne regardaient pas la religion ! mais le nom avant tout des parents .. et les juifs entre eux font de même et se reconnaissent aussi ainsi au moins en France, sachez le ... (je le sais car je suis issue de la communauté juive et je baigne donc la dedans depuis petite et toujours, malgré moi) ... et s'il y avait déportation demain et "chasse aux juifs" à nouveau, je serais déportée aussitôt simplement parce que je m'appelle (Beatrice) EL BEZE, nom juif bien connu .

 

confusion sémantique ,entretenue par le lobby judéosioniste sur le mot "juif "..

En ayant semé délibérément une confusion sémantique entre juif =race et juif =religion, le lobby judéosioniste peut ainsi avancer masqué, en prétendant par exemple que Sarkozy est catholique et Hollande aussi ,et ne seraient donc pas juifs !..(voilà les conneries de wikipedia ) ....mais ce sont des foutaises !! car ils sont néanmoins issus de la communauté juive (comme moi) et se sentent juifs avant tout ! et d'ailleurs les juifs sionistes, qu'ils soient croyant ou athées ,se disent "dévoués avant tout à Israel ", l' Etat qui se proclame lui même "Etat juif (ne l'oubliez pas ) ". là est le vrai socle d'union des juifs - qui sont de plus très majoritairement sionistes dans le monde, et ont voté pour l'ultrasioniste Nethanhyahu en Israel ....c'est cela que je tente de vous faire comprendre : Tous les juifs ne sont pas sionistes mais tous les sionistes, - devenus les nazisionistes car le sionisme est devenu bel et bien le nazisionisme -, sont issus de la communauté juive (Sarkozy , Hollande , Fabius , bhl , Attali ,Cheney, Rumsfiedd, Olmert, Nethayahu, Cameron, hilary Cllnton, Dray, El krief , etc;) croyants ou pas, on sen fout .. car ils sen foutent finalement eux mêmes , la religion n'étant plus le socle d'union des juifs celui ci étant l'appartenance à a communauté juive .

 

Sionistes (tous issus de al communauté juive)... et collabos sionistes

 Ceux, tels les Valls et compagnie, qui aident et collaborent à la poltique d s sionistes  das le monde sont des "collabos sionistes" ,... toutcomme  il y avait de scolalbos nazis,, comme Pétain qui était un collabo nazi ,et non un nazi ., le sionisme étant intrinsèquemetn lié à la cmmunauté juive , par définition .

 

Le vrai socle dunion des juifs, croyants ou pas : l'appartenance à la communauté juive basée sur la croyance au "peuple élu"

"Juif "est ainsi devenu par déviance et pour les juifs eux mêmes un signe d'appartenance à la communauté juive devenue finalement une sorte de "secte" qui serait au fond celle du "peuple élu" .-  qui se réclame descendant de la tribu des hébreux (donc race) et d 'une religion (la religion juive) tout à la fois .-...et  basée sur le principe et la croyance ancrée (et malsaine car prise au1er degré) du "peuple élu "...et du coup du " tout est permis et par tous les moyens et les pires " à ce titre ! ..

Aussi parler d''issu(e) de la communauté juive"  en place de " juif " est plus précis et surtout plus malin car cela (me) permet de démasquer les sionistes (= Hollande, Sarkozy, BHL, Lustinger,(cardinal chrétien issu de la communauté juive), Fabius ..etc .etc .) en ne se limitant plus à la religion ...et ainsi les nazisionistes ne peuvent plus se planquer, et ça leur "baise la gueule" et  les prend à leur propre piège sémantique bien mieux que n'importe quoi croyez moi ! ; voilà  pourquoi je le fais ,( moi si gravement victime des nazisionistes,jusque sur mon père / voir mon affaire) ... et voilà pourquoi aussi je précise toujours "judéosioniste"., sorte de pléonasme, mais nécessaire par les  temps qui courent, et hautement utile car précis .

 

 

Beatrice  EL BEZE ( 07 aout 2016):

Voir l'horreur de mon affaire en cours résumé et documents preuves à l'appui ICI et tout ce que je subis (en raison de mes opinions politiques antisionistes (cliquerpubliés dans JAL à mon nom en 2002 :et ma situation actuelle pire que jamais, documents médicaux à l'appui

PS:  sachez aussi que je savoure d'appeler mon texte (PETIT COURS) et je le fais exprès pour me foutre de la gueule du lobby ...alors que jai un dossier fait avec strictement rien à l'appui ! , de "schizophrène paranoiaque incohérente avec troubles ducomportement " (! .) . par ces pourritures criminelles (via Sarkozy impliqué nommément dans mon affaire ) et ses psychiatres collabos criminels aux ordres, par internement arbitraire en juillet 2013 sans rien à l'appui et en bloquant un train de banlieue à Montrueil pour membarquer de force par la police ! les bonnes vieilles méthodes d 'ordures et des pires dictatures !;. (procès es t en cour s avec avocate , mais .il va y avoir des grosses pressions au moins sur les juges ;!! soyons en surs ...

.....d'autant que je dénonce maintenant et en plus,  la torture électronqiue dont je suis victcme depuis ma sortie  de lhopital psciatrique  en assassinat progressif ...

 

 

 

Métamorphose ou Le cœur du guerrier (poèmes protégés à la SGDL/ Beatrice EL BEZE/ janv 2016)

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Métamorphose ou Le cœur du guerrier: poème épique avec deux titres et dans la droite ligne du poème ",Divine haine " illustré avec la même photo (de moi en 2015)



Métamorphose ou Le cœur du guerrier



Insouciante j'étais allongée sur le sable,
Occupée à rêver à mes tendres amours,
Quand le diable a surgi, révélant dès ce jour
Mon âme de guerrière et mon cœur indomptable...

Plongée dans l'effroyable, à mon tour initiée,
Je pénètre du Mal les arcanes secrets,
Je vois sa face hideuse et ses mille et un tours,
Ses monstres, sa gorgone et ses démons autour !

Ses flammes dévoreuses à mon corps embrasé !
Sa cruauté sans bornes en supplices infligés...
Mon cœur, mon pauvre cœur, calme ton épouvante !
L'abysse est infernal, la douleur terrifiante !

J'entends les cris plaintifs des damnés de la terre
Et parmi eux le mien... mon Dieu c'est bien l'Enfer !
Qu'Enée, Thésée, Orphée, passés là avant moi,
Affermissent mon cœur, affermissent mon bras !

A force d'avoir peur, ma peur a disparu,
A force d'avoir mal, le mal je ne sens plus,
A force d'être seule, je ne parle qu'à Dieu
Et je tutoie la mort, les yeux droit dans les yeux...

Dans la lutte et l'effroi s'écrit mon odyssée,
Qui n'a pas vu le diable ne pourra me juger,
Ni condamner la dague cachée entre mes seins,
La lueur redoutable à mon oeil assassin...

Obligée de combattre, je suis tous les guerriers !
Et leur coeur est le mien et parfois sans pitié...
Jusqu'à l'Antiquité je convoque leurs noms,
Je convoque leurs âmes et j'invoque leurs dons ;

D'Ulysse je connais les frasques et les victoires
Et je compte sur lui pour déjouer les sirènes,
D'Attila, roi des Huns, et sa force barbare,
Chaque fois que je tombe, qu'il me remette en selle !

De David et sa fronde : que j'atteigne ma cible,
D'une pierre en plein front, que s'effondre Goliath !
Et de tous les héros que l'on dit invincibles :
Que j'arrête le bras de celui qui me frappe !..

Je suis le combattant, je suis tous les guerriers !
Et mon cœur endurci est parfois sans pitié...
C'est ainsi qu'on se bat sur le champ de bataille
Et partout où est vain de caresser le diable...

Je marche avec ma foi et mon Dieu m'accompagne,
Je lui confie ma vie, il me rend mon honneur
Et face à l'ennemi, m'aide à vaincre ma peur,
C'est ainsi seulement que l'épreuve se gagne ;

Il y faut du courage, de tous temps de l'effort,
Au soldat inconnu la flamme brûle encore,
Il y faut du courage, de tous temps de l'audace !
Etre un peu kamikaze et voir la mort en face...

Oh ! j'aurais tant voulu rester là sur le sable
A ne faire que rêver à mes tendres amours...
Mais qui croira mon Dieu, à part toi, qu'à ce jour
Mon cœur est toujours doux, autant qu'impitoyable...

Une main sur la dague pendant que l'autre prie,
Non, ce n'est pas ainsi que je rêvais ma vie,
Je suis le combattant et je n'ai pas le choix,

Le diable est sur ma route... ce sera lui ou moi !



Beatrice EL BEZE (poèmes protégés à la SGDL / janv 2016)