WWIII : Minuit moins le quart avant l'arrivée de Jésus à la Grande Mosquée des Omeyyades à DAMAS. Moyen Orient le vrai conflit. Le nouvel Ordre Mondial est mort pour laisser place à un Ordre Multipolaire.

Publié le par José Pedro

Jésus-Christ en Syrie : je suis venu pour sauver le monde ! mais je ne donne pas plus d'indications, car tous les services secrets du Monde civilisé me recherchent pour m'exterminer. (DONBASS en fin de Page ainsi que Moyen Orient.)

Les Juifs de France n'ont pas peur, peut-être les Sayanim ou les Sionistes, mais pas les Juifs de France. Ayant fait partie pendant dix ans de la communauté Juive de Montpellier et ayant employé de nombreux Juifs et de nombreux Musulmans dans mes entreprises, je n'ai absolument pas l'ombre d'un doute sur le fait que ces personnes aient eu jamais la sensation d'avoir peur.

Ce qui n'est pas le cas des Juifs en Israël, qui ont peur de la Politique d'Apartheid qui est menée et des réactions qu'elle suscite dans les milieux Arabes traumatisés. Les Juifs en Israël sont en permanence armés, et font partie de l'armée de réserve.

Leur vie est d'avoir peur en prenant les transports collectifs, ils construisent des murs pour se séparer des Arabes, tout en les laissant passer pour qu'ils puissent les embaucher. Israël ne vit que par les crédits illimités de la diaspora banquière qui veut créer ce que D.ieu n'a pas donné.

Jésus est Palestinien, il est bloqué actuellement dans la bande de gaza et redoute une crucifixion du Sanhédrin, et risque sa vie à tout moment par des contrôles au faciès qui tournent très mal, et n'a pu obtenir de visa Français pour espérer vivre en Paix, sa seule possibilité et de parvenir en France illégalement par l'immigration forcée et encouragée par les gouvernements successifs d'Israël, qui pour survivre, essaient de pratiquer la sélection ethnique des populations. Par contre les Français ont peur de leurs dirigeants pro-sionistes qui financent Daesh et organisent des attentats en France pour monter les Français les uns contre les autres et leur faire oublier que le chômage et la casse de la France, ce sont eux qui l'organise. Les Musulmans ont également peur de se voir stigmatiser dans leur religion et leurs pratiques. Qu'on arrête d'employer des immigrés comme Président de la République pour des Français qui ont tout ce qu'il faut dans leur Pays pour savoir gérer eux-mêmes leurs affaires sans les confier aux Américains, aux Russes, aux Hongrois ou aux Chinois.

Image illustrative de l'article Grande Mosquée des Omeyyades

6. Mosquée des Omeyyades.

  • 1 K. A. C. Creswell, Early muslim Architecture.

1La Mosquée des Omeyyades a fait jusqu’ici l’objet de longues controverses auxquelles mettra sans doute fin, en apportant des relevés plus précis et une nouvelle interprétation des sources, un important travail actuellement sous presse1. Aussi nous bornerons-nous à présenter ici les données du problème que soulève l’origine de cet édifice, sans chercher à le résoudre autrement qu’à titre personnel, et en laissant à l’observateur le soin de se prononcer en faveur de l’une ou l’autre des hypothèses ayant cours aujourd’hui.

2Nous retracerons d’abord brièvement l’histoire des remaniements dont le Temple de Jupiter a été l’objet depuis l’avènement du Christianisme ; puis nous décrirons le monument, dans son état actuel, en faisant état des restaurations attestées par des inscriptions ou par les historiens. Des éléments d’appréciation étant ainsi donnés, nous exposerons les diverses théories qu’a fait naître l’origine delà mosquée; nous y joindrons les indications que nous avons cru pouvoir retirer personnellement de l’examen du monument et de l’étude des sources historiques.

***

3636. Prise de Damas par les Arabes. Certains chroniqueurs affirment que l’église qui avait succédé au Temple de Jupiter fît alors l’objet d’un partage qui dura jusqu’au règne du calife al-Walid (705) : les musulmans auraient établi une mosquée dans la partie orientale du vaisseau, tandis que les chrétiens se seraient trouvés confinés dans sa moitié occidentale.

Fig. 5. — La Mosquée des Omeyyades (vue du minaret n° 66).

  • 2 Le passage visé est le suivant :... in qua (civitate) Sarace-norum rex adeptus ejus principatnm ré (...)

4Une critique minutieuse des sources historiques a convaincu le princeCaetani, et après lui le plus grand nombre des orientalistes (R. P. Lammens, R. Hartmann), du caractère légendaire de cette tradition. Ce ne serait qu’une fraude pieuse, forgée par le traditionnaliste Ibn5Asâkir (mort en 1176), dans l’œuvre duquel elle apparaît pour la première fois, pour justifier la confiscation de l’église par al-Walid, confiscation faite en violation du traité accordé aux habitants de Damas lors de la conquête. Les partisans de cette théorie invoquent à son appui le témoignage de l’évêque gaulois Arculfe, qui visita Damas 30 ans après la prise de la ville par les Arabes2.

5Cette thèse est fortifiée par les contradictions des textes qui relatent le partage, et par le fait qu’on n’en retrouve pas mention dans les historiens antérieurs à Ibn’Asâkir.

6D’autres auteurs (R. Dussaud) continuent à considérer le partage de l’église comme un fait historique bien établi.

7Leur point de vue ne doit pas être rejeté, car on sait que des églises de Cordoue, Homs, et Dabil (Arménie) firent effectivement l’objet d’accommodements analogues. On ne peut toutefois alléguer à l’appui de cette théorie la mention du partage par l’andalou Ibrt Jobayr, qui visita la Syrie en 1184 : il a pu recueillir cette tradition de la bouche du fils d’Ibn’Asâkir, qui dirigeait alors le collège dans lequel le voyageur reçut l’hospitalité durant son séjour à Damas, et nous nous trouvons sans doute en présence de deux éditions d’un même texte.

8Si l’on admet, avec la majorité des orientalistes, que le partage est une légende, et qu’une mosquée existait à Damas antérieurement au règne d’Al-Walid, on devra chercher l’emplacement de celle-ci au Nord du Palais des califes omeyyades et immédiatement au Sud de l’église de Saint Jean, sur le site de Factuel Bazar des Orfèvres (es~Sâgha).

  • 3 L’inscription qui commémorait cette transformation, en caractères dorés sur fond d’azur, était pla (...)

9705*. Transformation de l’église en mosquée3A son avènement, le califeal-Walid, fils de ’Abd al-Malik, désirant doter sa capitale d’une mosquée digne d’elle, essaya d’obtenir des Chrétiens la cession de l’église de Saint Jean-Baptiste. Sur leur refus, il confisqua purement et simplement le sanctuaire, et procéda en personne à la destruction de l’autel et à l’expulsion des moines qui avaient établi leurs cellules dans les tours de l’ancien temple. Au dire d’un auteur arabe, « les musulmans démolirent tout ce que les chrétiens avaient construit dans le carré qui formait l’édifice, autels, chambres, arcades, en sorte qu’il ne resta plus qu’une enceinte carrée », dans laquelle le calife fit élever une mosquée. On discute encore de la portée de ces travaux (v. ci-dessous.).

10715. Solaymân, frère et successeur d al-Walid, aménage une maqsoûradevant le mihrab.

11av. 788. Un abbasside gouverneur de Damas bâtit dans la cour un édicule à coupole destiné à recevoir le trésor de la province.

121005-6. On édifie dans la cour, devant le transept, une coupole abritant unjet d’eau.

131069. Au cours d’une lutte à main armée entre la populace de Damas et les troupes maghrébines au service des Fatimides, la mosquée est gagnée par un incendie allumé dans une maison voisine : le feu ne peut être maîtrisé, et le lendemain, au dire d’un chroniqueur, « il ne restait plus de la mosquée que les quatre murs ». De fait, les dégâts furent considérables (v. restauration de 1082).

141082-3*. Le vizir du prince seldjoukide Toutouch fait procéder à ses frais a la reconstruction de la coupole du transept (ainsi que des quatre piliers et des quatre arcs qui la portaient), de la toiture et de la maqsoûra. Deux des quatre inscriptions qui commémoraient ces travaux sont conservées au Musée National Syrien ; des fragments des deux autres existent dans les dépôts de la Mosquée des Omeyyades.

151089*. Réfection du mur Nord (partie orientale).

161109*. Réfection du mur Nord (partie occidentale).

17v. 1150. On place une horloge dans le vestibule de la porte orientale.

181166. Incendie de la porte orientale.

191174. Incendie de la Kallâsa et du minaret Nord.

201179*. Saladin fait refaire les placages de marbre de deux piliers de la coupole.

211202. Un tremblement de terre ébranle les murs de la mosquée.

221206. Pose du dallage de la cour (achevée en 1208).

231211. Réfection des vantaux delà porte Ouest; réparation de Yaqueduc et du bassin.

241214. Dallage du sanctuaire.

251216. Travaux de charpenterie à la coupole.

261238*. Ouverture, sous le portique Nord, d’une fenêtre donnant sur lemausolée d’al-Malik al-Kâmil.

271247. Incendie du minaret Sud-Est; il est rebâti deux ans plus tard ; en même temps, la colonnade qui s’étend devant la porte Ouest est remise en état.

281270*. Restauration de Baybars. — Les colonnes de la salle de prière sont nettoyées et leurs chapiteaux redorés ; ses placages de marbre et sesmosaïques restaurés. Le mur Nord de la salle de prière reçoit un placage de marbre. Démolition de l’arsenal qui occupait la cour.

291326 à 1328. Restauration de Tingiz.— Reconstruction du mur Sud de la salle de prière et fixation définitive de la place des mihrabs destinés aux différents rites. Regroupement de toutes les mosaïques de la salle de prièresur son mur Sud. Réfection de tous les placages de marbre de la salle de prière.

301333*. Restauration d’une fenêtre du portique Ouest.

311401. Prise de Damas par Tamerlan. — Des machines de guerre sont dressées dans la cour de la mosquée pour bombarder la Citadelle, tandis que le sanctuaire est transformé en lieu de débauche. Un incendie(accidentel, suivant certains auteurs ; allumé volontairement, suivant les autres) consume l’édifice : les dégâts semblent s’être limités aux portiques et au mobilier (v. restaurations suivantes).

321406*. Réfection des vantaux de la porte Nord.

331419*. Restauration des portiques Nord et Ouest ; réouverture des baies latérales de la porte Est et pose de leurs vantaux.

341430. Restauration de deux machhads.

351479. Incendie. — Destruction du minaret occidental, de Bâb az-Ziyâda, de la porte Ouest, du portique Ouest, et du portique Nord jusqu’à la Kallâsa.

361488*. Reconstruction du minaret Ouest.

37XVIe-XVIIe s. Construction de la partie supérieure du minaret Est.

381893. Incendie. — Destruction totale de la salle de prière.

391904-10. Reconstruction de la salle de prière et de la partie supérieure du minaret Nord. Pose d’un auvent et de placages de marbre blanc sur la façade Ouest.

401924. Remplacement de deux colonnes du portique Est.

411928-1930. Dégagement des mosaïques.

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DESCRIPTION DE L’ÉDIFICE (fig. 6).

42A. — Bâb al-Barid (la Porte de la Poste). La porte est triple : sa baie centrale n’est autre que celle qui perçait, suivant son axe, la face Ouest du péribole du temple, tandis que les deux ouvertures latérales ont été ménagées à une époque postérieure, sans doute par désir de symétrie avec l’entrée orientale.

Fig. 6. — Mosquée des Omeyyades, état actuel. Les hachures indiquent la première période de construction (temple de Jupiter); la teinte noire, la seconde période de construction. Les additions postérieures et les parties remaniées ou ayant perdu l’aspect primitif sont en pointillé.

43Chacune de ces portes est fermée par des vantaux ornés de bronze repoussé : ceux de la baie centrale, de beaucoup les plus remarquables (xves.), se sont conservés à peu près intacts. Les inscriptions qui chargent ceux des baies latérales indiquent qu’ils ont été fabriqués en 1416, sous le règne du sultan al-Moayyad Chaykh, sur l’initiative du gouverneur de Damas.

44B. — Un vestibule à colonnes, à droite et à gauche duquel s’étendent des salles qui sont des restes du temple païen, réunit Bâb al-Barid à la cour de l’édifice. Sa couverture en bois peint (xve s.) est portée par deux étages d’arcades. Les arcs supérieurs sont formés de baies jumelées en plein cintre, séparées par une colonnette. Les arcs inférieurs sont en plein cintre légèrement outrepassé et reposent sur des colonnes de granit rouge, par l’intermédiaire de chapiteaux corinthiens à imposte ; ces impostes sont recouverts de placages de marbre blanc et de porphyre rouge. Les deux colonnes les plus rapprochées de la porte ont été désaxées afin d’éviter que la colonnade n’apparaisse, à l’œil du spectateur placé dans la cour, déformée par la perspective. Les caractères de cette construction sont franchement byzantins.

45Les murs du vestibule ont reçu, à une date récente, un placage de marbre et de mauvaises faïences (xviiie s.), mais leur partie haute a conservé, comme les arcs qui portent la couverture, un revêtement de mosaïques en pâte de verre (technique byzantine) : des arbres et des constructions (parois verticales) et des rinceaux d’acanthe (douelles des arcs) s’y enlèvent sur un fond d’or. E. de Lorey, par les soins de qui elles ont été dégagées, décrit en ces termes le procédé suivant lequel elles ont été exécutées : « La surface murale destinée à recevoir les mosaïques est d’abord couverte d’une couche de mortier composé de chaux et de paille hachée, d’une épaisseur de 0 m. 01 à 0 m. 015 environ. Le nu de cet enduit est strié régulièrement à la truelle d’entailles rapprochées et formant une suite de chevrons renversés. Cette première couche a pour but de supprimer lès inégalités du mur et de présenter une surface adhérente égale à la seconde couche qui supporte les smaltes. Sur celle-ci, faite de mortier mou et composé de chaux pure et de sable, est tracée l’ébauche des sujets, en rouge pour les fonds et les parties claires, en noir pour les silhouettes et les parties sombres... L’or des fonds joue, çà et là, en zones de lumière, obtenues en inclinant en avant des rangées de smaltes selon un angle de 35°». — Sur le mur Sud du vestibule, une inscription, également en mosaïque, commémore les travaux effectués dans le sanctuaire, en 1270, sur l’ordre du sultan Baybars. — Dans les murs Nord et Sud, grilles de marbre blanc ajouré (décor géométrique).

46C. — Portique Ouest : Il est couvert par un plafond reposant vers l’Ouest sur un mur antique, et du côté de la cour sur deux rangées d’arcades superposées : les arcades supérieures sont semblables à celles du vestibule de Bâb al-Barid, mais le rez-de-chaussée comporte ici une alternance régulière de colonnes et de piliers. Le mur Ouest était revêtu, jusqu’à la hauteur de la naissance des arcs, d’un revêtement de marbre qui n’a laissé d’autre trace que ses trous de scellement. Au dessus, un vaste panneau de mosaïque (34 m. 50 X 7 m. 30) représente, au milieu d’une rangée d’arbres, qui se développe sur toute la longueur du panneau et occupe toute sa hauteur, des constructions échelonnées au bord d’un fleuve. Ces constructions se rattachent à deux types : les unes, aux murs nus, couvertes par des toits ou des terrasses, ressemblent aux maisons romaines (deuxième style pompéien) et byzantines ; les autres, d’un caractère plus irréel, souvent formées d’étoffes bariolées tendues sur des colonnettes de bois, reproduisent sans doute l’aspect des constructions légères que les Ptolémées faisaient élever pour leurs fêtes (tholoï). La juxtaposition de ces types disparates d’édifices semble dûe au fait que les mosaïstes ont utilisés des cartons anciens, légués par les décorateurs de l’époque hellénistique ; peut être même en ont-ils réglé la combinaison suivant le modèle que leur offrait la vallée du Baradâ en amont de Damas. Dans toutes ces constructions, qu’elles appartiennent à l’une ou l’autre des catégories, des disques de nacre disposés dans le cadre des baies, ou entre les colonnes, représentent schématiquement des lampes. Une belle bordure géométrique délimite le champ occupé par le panneau. — Les arcs sont également recouverts de mosaïque : le décor est formé de constructions et de rinceaux d’acanthe sortant de vases (face intérieure de la paroi) et de cornes d’abondance laissant échapper des feuilles d acanthe (douelles des arcs).

Fig. 7. — Mosquée des Omeyyades : inscription du xe siècle.

47Sur le mur du portique, quatre grilles de marbre ajouré.

48Sur les claveaux des arcs 1et (côté de la cour), des marques d9appareillage peintes en rouge (lettres grecques).

49Le pilier 4 a sa face Sud recouverte de belles faïences (xvie-xviis.) ; son placage de marbre, refait au xve s., comporte une dalle de marbre blanc à inscription (xe s., fïg. 7); au dessus de ce pilier (côté de la cour), un fragment de mosaïque datant du xive s.

50En 5, une porte antique avec vestiges d’inscription grecque.

51D. — Qoubbet el-Khazné (la Coupole du Trésor) : Petit édicule octogonal porté sur 8 tronçons de colonnes antiques et couvert par une coupole (fïg. 8). La construction relève de la technique byzantine (pierre de taille alternant avec des arases de brique). L’ancien revêtement de mosaïque a laissé quelques vestiges : à côté de la porte, un fragment du xive s. ; sur les deux faces tournées vers le Nord, un paysage de constructions avec un palmier chargé de dattes, et un panneau de rinceaux d’acanthe (xiiie s.).

52Au témoignage d’un historien arabe, cette coupole aurait été construite, avant 788, par un abbasside gouverneur de Damas : elle était destinée à abriter le trésor public, selon la coutume syrienne. Des édifices semblables, ayant la même destination, s’élevaient autrefois dans les grandes mosquées de Homs, de Manbij et de Hama.

53E. — Le Portique Nord : Une longue inscription sur plâtre, qui court tout le long du mur des portiques Nord et Ouest, commémore la réfection de la maçonnerie du portique Nord et des placages de marbre du portique Ouest, en 1416, par l’architecte ‘Ali, originaire d’Alexandrie. Cette restauration a laissé des traces visibles : les arcades du portique Nord ne comportent que des piliers, mais on retrouve, à ses deux extrémités, la même alternance que dans le portique Ouest ; ce fait» comme l’épaisseur variable des sommiers des arcs, indique clairement quelle était la disposition originelle. Dans les arcades supérieures, des piles carrées ont remplacé les colonnettes médianes. Le mur du portique a lui-même été rebâti, avec des matériaux antiques, en 1089 (partie orientale) et en 1109 (partie occidentale). A la suite de ces reconstructions, le décor primitif du portique a disparu, sauf un fragment de mosaïque à son extrémité Est (côté de la cour). Plusieurs piliers ont reçu, à une époque relativement récente (xviiie s ?) une ornementation de plâtre sculpté.

Fig. 8. — Mosquée des Omeyyades : la Coupole du Trésor.

54En une porte donnait accès à un collège, aujourd’hui détruit, qui aurait tiré son nom (al-Kallâsa) du fait qu’il occupait l’emplacement où l’on préparait la chaux (kils) pendant la construction de la mosquée, sous le règne d’al-Walid. L’arc qui décharge le linteau de cette porte a reçu uneclef de pierre noire qui constitue le plus ancien exemple daté (1109) de cette bichromie de l’appareil qui va prendre une place de plus en plus grande dans les monuments de Damas, au cours des siècles suivants.

55Les deux inscriptions en coufique fleuri qui surmontent cette porte sont caractéristiques des titres officiellement portés par les sultans seljoukides et leurs vassaux.

56Traduction des inscriptions : Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Dieu et ses anges bénissent le Prophète : ô vous qui croyez, bénissez le et saluez le! (Coran, 33,56). — Le sultan glorifié, le plus grand roi des rois, le maître des peuples, le souverain de la nuque des Arabes et des Persans, majesté de la religion de Dieu, sultan de la terre de Dieu, défenseur des adorateurs de Dieu, auxiliaire du calife de Dieu, Ghiyât ad-Dounyâ wa ad-Din (Ressource du monde et de la religion), le défenseur de l’Islam et des musulmans, le protecteur de la dynastie dominatrice, l’auxiliaire de la foi brillante, le soutien de la communauté resplendissante, Aboû Chojâ5 Mohammad, fils de Malik-Châh, l’associé du Prince des Croyants (que Dieu glorifie ses victoires, qu’il élève sa lumière, qu’il affermisse son pouvoir, et qu’il double sa preuve !) a ordonné de restaurer la construction de ce mur (que Dieu le bénisse !), en l’année 503 (1109-10).

57Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. Seuls fréquentent les mosquées de Dieu ceux qui croient en Dieu et en le Dernier Jour, font la prière, versent l’aumône légale, et ne craignent que Dieu seul (Coran, 9,18). Sous le Califat de la dynastie abbasside et le règne de notre maître l’imâm al-Moustazhir bi-Allâh, Prince des croyants, — l’émir, le général très auguste, le grand seigneur, Zahir ad-Din (Défenseur de la religion), l’appui de l’Islam, l’homme de confiance du gouvernement, l’honneur de la foi, la gloire de la communauté, le soutien des rois, l’appui des émirs, le chef des armées, l’heureux atabeg Aboû Sa’id Toghtegin, le glaive du Prince des Croyants, a ordonné de restaurer la construction de ce mur (que Dieu le bénisse !) en l’année 503 (1109-10).

58En 7, texte de restauration du mur Nord (1109).

59En 8, texte de restauration du mur Nord (1089).

  • 4 Ce mausolée est aujourd’hui détruit ; il n’en reste que le mihrab.

60En 9, fenêtre grillée donnant sur le mausolée d’al-Malik al-Kâmil Mohammad4, neveu de Saladin et sultan d’Egypte ; son ouverture (1238) provoqua parmi le peuple de Damas une vive agitation, qui ne se calma que lorsque le souverain régnant eût fait pendre l’un des meneurs à la grille même de la fenêtre.

61En 10, plusieurs inscriptions (actes de wakf ).

62G. — Madanet el-Aroûs (le Minaret de la Mariée). Bâti par al-Walid (705) : seule la partie inférieure date encore de l’époque omeyyade. La partie supérieure (moderne au dessus de la balustrade), avec sa corniche d’alvéoles, a été rebâtie, soit en même temps que le mur du portique Nord (1089 ou 1109), soit en 1174, après un incendie. A l’époque des Mamelouks, ce minaret servait de relais pour les signaux lumineux qui annonçaient au Caire l’apparition d une armée mongole sur les rives de l’Euphrate.

63H.— Bâb el-Amâra (autrefois appelée Bâb an-Nâtifâ-niyin). Ses vantaux, en bronze repoussé, ont été refaits en 1406.

64K. — Portique Est : Son seul intérêt est de conserver à la fois l’alternance de piliers et de colonnes déjà rencontrée au portique Ouest, et un fragment de mosaïque. On peut donc tenir pour assuré que cette ordonnance et ce mode de décor se retrouvaient sur chacun des portiques qui entourent la cour. Les arcades supérieures ont été refaites au xve s.

65L. — Edicule octogonal de style turc (xixe s.) : il a remplacé une coupole semblable à la Coupole du Trésor.

66M. — Bâb Jayroûn (la Porte de Jayroûn, nom d’origine encore obscure donné par les Arabes au propylée monumental de l’enceinte intérieure du temple de Jupiter) : les trois baies de la porte sont antiques ; les vantaux de celle du Nord, en bronze repoussé, sont contemporains de ceux de Bâb al-Barid (1416) ; ceux de la baie centrale sont partiellement conservés au Musée National Syrien.

67N. — Vestibule de Bâb Jayroûn : Il a conservé en partie sa disposition originelle, identique à celle du vestibule de Bâb al-Barid. Ses mosaïques ont disparu, à l’exception d’un fragment, mais les placages de marbre de ses murs, bien que remaniés à diverses époques, sont les plus anciens de tous ceux que l’on voit encore dans la mosquée : ils sont formés, comme dans les églises byzantines, de plaques de marbre veiné disposées symétriquement, imitant la marqueterie (rem. particulièrement l’encadrement de la baie centrale). Deux fragments de marbre blanc sculpté (11 et 12), encastrés dans le mur au cours d’une réfection, sont les seules sculptures du viiie s. existant encore dans la mosquée : leurs fleurons sont comparables à ceux des sculptures omeyyades d’Espagne.

Fig. 8bis. — L’horloge de la Mosquée des Omeyyades (reconstitution schématique, d’après les sources arabes).

68Au xiis. on plaça dans ce vestibule une horloge dont on a conservé une description (fig. 8 bis) : elle consistait en un coffre de cuivre jaune dont la face antérieure portait un grand demi-cercle, sous lequel s’ouvraient deux arcs plus petits percés d’ouvertures correspondant aux heures. Sous chacun de ces deux arcs se dressait un faucon de cuivre jaune, surmontant un vase du même métal. Chaque fois qu’une heure était écoulée, un volet venait fermer l’ouverture qui lui correspondait, et les oiseaux laissaient échapper de leur bec un poids de cuivre qui tombait dans le vase et le faisait résonner. La nuit, le mécanisme était différent : les heures étaient indiquées par des lampes placées derrière 12 ouvertures circulaires qui se trouvaient ménagées dans le demi-cercle supérieur, et qu’obturaient des vitres rouges. A la suite de l’installation de cet appareil, Bâb Jayroûn reçut le nom de Bah as-Süât (la Porte de l’Horloge).

69N. — La salle de prière occupe tout l’espace compris entre les salles antiques accolées aux murs Ouest et Est du péribole ; sa longueur atteint 136 m. Un transept la coupe exactement en son milieu.

70La partie orientale de sa façade sur la cour a été rebâtie, à une date indéterminée (sans doute en 1247, en même temps que le minaret Sud-Est) : on y retrouve la même superposition d’arcades que dans le reste de la cour, mais seulement des piliers. La partie occidentale a également été refaite, mais ici les dimensions différentes des sommiers des arcs indiquent qu’on retrouvait là, primitivement, une alternance de piliers et de colonnes. La façade du transept présente une ordonnance analogue ; elle a conservé, à sa partie supérieure, deux fragments de mosaïque (arbres et constructions) ; les 2 colonnes qui reçoivent les arcs du rez-de-chaussée étaient jadis en marbre vert.

71L’intérieur de la salle de prière a été complètement reconstruit après l’incendie de 1893, mais il reproduit exactement la disposition ancienne (à l’exception des arcades supérieures où des colonnettes ont remplacé les piliers carrés). La salle est couverte par trois toits à double pente, à charpente, reposant sur deux rangées de colonnes corinthiennes qui divisent l’espace couvert en 3 nefs de largeur sensiblement égale. Les fondations consisteraient en piliers carrés, supportant les colonnes, étrésillonnés par des arcs en plein cintre. — Dans le mur Sud de la salle, une série de fenêtres en plein cintre contribue à l’éclairage.

  • 5 Ces arcs sont déchargés chacun par 3 baies aveugles, en plein cintre, ménagées au dessus d’eux dan (...)

72Le transept est aussi couvert par un toit, perpendiculaire à ceux des nefs, mais en son milieu s’élève une coupole, portée par des arcs en plein cintre bandés entre des piliers5. Ces derniers, assez grêles à l’origine, avaient été renforcés par la suite, probablement en 1082-83, lorsque l’on reconstruisit la coupole. Les placages de marbre qui les ornaient ont aujourd’hui totalement disparu ; des restes importants en sont conservés au Musée National Syrien. Un panneau de mosaïque recouvre la paroi intérieure de la face Nord du transept ; le fragment de mosaïque (13) que l’on voit sur le pilier Nord-Est de la coupole ne date que du xiiie s. Il porte l’inscription suivante : « Les meilleures des créatures après le Prophète de Dieu (que Dieu le bénisse !) sont Aboû Bakr,’Omar,’Otmân et ’Ali (que Dieu soit satisfait deux tous !) ».

73La coupole actuelle, dune forme ridicule, ne reproduit pas l’aspect de la coupole ancienne (1082-83) : celle-ci était (comme dans les autres monuments de Damas) de forme ovoïde et légèrement brisée ; elle reposait sur 4 niches surmontées d’un tambour octogonal en pierre, percé de deux fenêtres sur chacune de ses faces. Ce dôme avait été doublé intérieurement d’une armature de bois, de forme sphérique, ornée de peintures et de dorures ; sur les deux autres travées du transept, deux coupoles de menuiserie, semblables à celle-ci, dissimulaient la charpente du toit. La coupole centrale porte, dans les textes arabes, le nom de Qoubbat an-Nasr(la Coupole de l’Aigle) : ce dernier terme est une traduction pure et simple du mot grec aétos qui désigne à la fois un aigle et un fronton, et qui dut être appliqué ici au transept tout entier.

74Le mihrab est ménagé dans la baie Ouest de la triple porte du mur Sud du péribole.

75En 14un édicule (moderne dans l’état actuel). Au témoignage des traditions arabes, il surmonte une crypte carrée (3 coudées de côté) qui abriterait, enfermée dans un coffre, la tête de Saint Jean-Baptiste. Lors de la transformation en mosquée de l’église qui avait succédé au temple de Jupiter, l’emplacement de cette crypte fut marqué, dans la colonnade de la salle de prière, par un chapiteau d’une forme particulière.

76En 15, Bâb az-Ziyâda (la Porte ajoutée). Le linteau est formé d’une moulure décorée d’oves. Devant cette porte s’étendait jadis une colonnade, semblable à celles qui précèdent les autres entrées ; elle aboutissait au palais des califes omeyyades (al-Khadrâ, la Maison verte; au Sud de Factuel Bazar des Orfèvres) et à leur caserne de cavalerie (Dâr al-Khayl; à l’angle du Soûq es-Silâh et du Soûq el-Harir). Ce fait, joint au nom de la porte, prouve qu’elle fut ménagée à l’époque musulmane, pour l’usage du calife.

77O.— Madanet ‘Isa (le Minaret de Jésus). La base est formée par la tour antique qui surmontait l’angle du péribole ; le reste de la tour carrée a été rebâti en 1247 et restauré au xve s. ; le fût polygonal, avec couronnement en éteignoir, qui la surmonte, date de l’époque ottomane (xvie-xviie s.).

78Selon certaines traditions musulmanes, c’est sur ce minaret que Jésus doit descendre, à l’approche du Jugement Dernier, pour aller combattre l’Antéchrist après avoir prié dans la Grande-Mosquée de Damas. Mais d’autres versions admettent que c’est un « Minaret Blanc » (al-Madanat al-Baydâ), voisin de Bâb Charqi (n°l), qui doit être le lieu de cette apparition : ce n’est donc sans doute qu’après la disparition de ce minaret, à une date inconnue, que la tradition aura été appliquée à celui de la mosquée des Omeyyades.

79P. — Madanet el-Gharbiyé (le minaret occidental) : Il est élevé sur une tour antique. Incendié en 1479, il fut rebâti en 1488, dans le style égyptien, par le sultan Qâyt-Bây.

***

THÉORIES SUR L’ORIGINE DU MONUMENT.

80Certains auteurs considèrent que la Mosquée des Omeyyades n’est pas autre chose qu’une église passée au culte musulman avec quelques modifications de détail.

  • 6 Inscription grecque dont on ne connaît qu’une traduction arabe.

81Nous savons en effet qu’en 379, sous le règne de Théodose, le Temple de Jupiter fut consacré au culte chrétien. Ce sanctuaire, qui fut placé à une date indéterminée sous le vocable de Saint Jean-Baptiste, aurait été restauré, au témoignage d’une inscription extrêmement suspecte6, par Arcadius.

82L’affectation du temple au culte chrétien est attestée par trois inscriptions grecques gravées en surcharge sur les linteaux de la triple porte qui s’ouvrait dans le mur Sud du péribole, soit :

83Porte Ouest : Dieu est terrible dans la grande assemblée des saints; il est redoutable pour tous ceux qui l’entourent (Psaume 88,8).

84Porte Centrale : + Ton règne, Ô Christ, est un règne éternel, et ta domination subsiste dans tous les siècles (Psaume 145, 13).

85Porte Est : L’aigle a orné son trône ; son règne....

86Ces trois inscriptions peuvent remonter au règne de Théodose, mais aussi être plus récentes.

87Ces faits, rapprochés du caractère nettement byzantin du monument, ont été le point de départ de la théorie qui identifie l’église de Saint Jean avec la Mosquée des Omeyyades.

88D’après K. Wulzinger et C. Watzinger, la transformation du temple en église s’effectua en deux étapes. Tout d’abord (sous Théodose) l’enceinte fut laissée en son état primitif ; on se borna à consacrer le naos au culte chrétien, et à graver sur la triple porte Sud les inscriptions qu’on y lit.

89A une date postérieure, sur laquelle nous ne sommes pas autrement renseignés, on abattit le naos, et on édifia le long du mur Sud du péribole une basilique à trois nefs, coupée par un transept ; l’érection de ce dernier nécessita l’obturation partielle de la triple porte Sud. L’autel s’élevait dans la partie orientale de la nef, immédiatement contre le transept et en avant de l’édicule qui contenait la tête de Saint Jean. Un portique à arcades (auquel un second portique, disparu sans laisser de traces, constituait un pendant au Sud et à l’extérieur du péribole) entourait la cour (fig. 9).

Fig. 9. — L’église Saint Jean, d’après Watzinger et Wulzinger (schéma).

90Seuls, quelques remaniements (érection de la coupole du transept, du minaret Nord) marquèrent la transformation en mosquée.

91R. Dussaud a adopté la même interprétation, à l’exception de quelques détails (fig. 9 bis) : c’est ainsi qu’il repousse l’utilisation comme église du naos du temple de Jupiter, car son orientation n’était pas conforme aux exigences du rituel. D’après cet auteur, le naos fut détruit sous Théodose, et on édifia alors contre le mur Sud du péribole une basilique sans transept, à laquelle la triple porte du Sud servait d’entrée.

92Par la suite, on coupa cette basilique par un transept à charpente apparente, et l’entrée se fit depuis lors par le côté Nord de l’église, c’est à dire par la cour : la triple porte du Sud fut alors partiellement murée.

Fig. 9 bis. — L’Eglise Saint Jean (d’après R. Dussaud) : à gauche, état primitif ; — à droite, second état.

93Al-Walid se borna à construire la coupole du transept et le minaret Nord, et procéda à quelques remaniements « qui n’ont pas affecté le plan d’ensemble de la basilique chrétienne ».

94Le R. P. Lammens croit aussi que la salle de prière de la mosquée n’est autre que la basilique de Saint Jean ; seule, la coupole est l’œuvre d’al-Walid, qui modifia aussi le décor de l’édifice.

95Au contraire, Thiersch admet sans hésitation que le monument actuel est une œuvre musulmane ; il voit dans sa disposition une imitation de l’Augusteion de Byzance, avec la Chalké de Justinien.

96J. Strzygowski en attribue aussi l’érection aux architectes d’al-Walid, mais il en rattache le plan aux monuments de la Perse.

***

OPINION PERSONNELLE

97La théorie d’après laquelle la mosquée actuelle ne serait autre que l’église de Saint Jean me paraît difficilement soutenable.

98Tout d’abord, elle oblige ses partisans, pour rendre compte des multiples contradictions et inconséquences qu’elle entraîne, à faire état dereconstructions hypothétiques, qui ne sont attestées ni par les sources, ni par des inscriptions, et qui viennent compliquer inutilement l’histoire déjà chargée du sanctuaire.

99D’autre part, l’église que l’on retrouve au prix de ces suppositions offre, de l’aveu même des auteurs qui soutiennent son existence, des caractères trop exceptionnels pour ne pas faire naître le doute : la longueur démesurée du vaisseau, la place du transept (dont l’axe, par ailleurs, ne coïncide pas avec celui de la triple porte que ses inscriptions désignent comme faisant partie de l’église), l’absence de toute baie face à l’autel, l’ordonnance du mur Nord, etc., sont incompatibles avec les traditions architecturales de la Syrie chrétienne.

100En outre, cette théorie ne tient pas compte de l’emplacement de l’édicule qui abrite la tête de Saint Jean. L’église étant placée sous le vocable de ce saint, la crypte qui le renferme nous indique probablement l’emplacement du maître-autel : l’axe de l’église n’aurait donc pas coïncidé avec celui de la salle de prière actuelle, mais bien avec la rangée de colonnes que chevauche l’édicule élevé au-dessus de cette crypte. Le vaisseau, auquel la triple porte Sud aurait servi d’entrée latérale, aurait eu une largeur totale d’une vingtaine de mètres, et ne se serait développé que sur une partie seulement du mur Sud du péribole. Il me paraît impossible de pousser plus loin la restitution.

101Les colonnades qui précèdent les entrées Nord et Ouest du péribole (celle qui précédait la porte Est a aujourd’hui disparu) semblent avoir appartenu également à l’église.

102Enfin, le monument témoigne d’une parfaite homogénéité, et il est impossible d’admettre qu’il a été bâti par remaniements successifs. Les différences d’appareillage du mur Sud de la salle de prière, sur lesquelles on a voulu se baser pour en attribuer la construction à l’époque byzantine, proviennent de réfections partielles, effectuées à l’aide des anciens matériaux ; elles ne constituent donc pas un critère parfaitement sûr. De même, le décor est en si complète harmonie avec la construction qu’il n’a pu être exécuté indépendamment d’elle. — On doit donc considérer l’édifice comme ayant été élevé d’un seul jet, et y voir, sans intervention possible d’un moyen terme, ou une église ou une mosquée : la première hypothèse nous paraissant inadmissible, nous optons pour la seconde.

103On ne saurait faire état contre cette théorie du caractère byzantin du monument, car il n’est ni plus ni moins accentué que dans d’autres édifices omeyyades (Qoubbat as-Sakhra de Jérusalem, par exemple) dont l’attribution n’a jamais soulevé l’ombre d’une discussion.

  • 7 Les tours Sud-Ouest et Sud-Est de l’ancien temple, qui ne portent pas de dénomination spéciale dan(...)

104D’autre part, le plan centré sur la cour, l’insistance avec laquelle l’architecte a souligné Y axe Nord-Sud, c’est-à-dire la direction de la Mecque (minaret7, ordonnance de la façade du transept, coupole), le décalage de cet axe jusqu’au milieu de la longueur du péribole nous paraissent établir d’une façon irréfutable que l’édifice a été élevé pour les besoins du culte musulman.

105Nous admettons donc qu’ai-Walid a effectivement fait raser l’église de Saint Jean-Baptiste, ne laissant debout que le péribole de l’ancien temple et les salles qui lui étaient accolées sur ses faces Ouest et Est. A l’intérieur de cette enceinte, ses architectes, sans aucun doute des chrétiens de Syrie, disposant (comme nous l’apprennent les papyrus arabes d’Egypte) d’une main-d’œuvre fournie par la corvée, et des décorateurs appartenant à des écoles locales (E. de Lorey) ou venus de Byzance (tradition arabe), ont élevé selon leurs procédés traditionnels (triple nef de la salle de prière, caractères byzantins de la construction), mais en tenant compte des besoins du culte musulman (salle de prière allongée parallèlement au mur Sud, axe Nord-Sud), une Mosquée dont il est aisé de restituer la disposition originelle, en partant des vestiges qui nous en ont été conservés par les restaurations postérieures (pl. 1).

L’enceinte fortifiée

A. LE MUR D’ENCEINTE

106Dans son état actuel, le mur d’enceinte est l’œuvre du Moyen-Age, aussi bien sous le rapport de sa construction que sous celui de son tracé. Il ne coïncide plus avec la muraille antique que sur une partie du front Nord située au bord du Nahr ‘Aqrabâ (de Bâb as-Salâm à l’angle Nord-Est de l’enceinte) et une partie du front Est contigüe à Bâb Charqi du côté du Sud ; de même, les portes, à l’exception de Bâb al-Faraj et Bâb an-Nasr qui sont des créations musulmanes, marquent l’emplacement des portes romaines. Partout ailleurs, le tracé de l’enceinte antique a été modifié progressivement sans qu’il soit possible, en l’absence d’inscriptions, d’indiquer les étapes successives de cette transformation. On peut cependant affirmer qu’elle était déjà achevée au xiie siècle, puisque l’enceinte comporte un grand nombre de tours semi-circulaires, type qui fut abandonné par les ingénieurs syriens dès les premières années du xiiiesiècle. Les importantes restaurations de l’atabeg Noûr ad-Din (vers 1160) consacrèrent définitivement la nouvelle configuration de l’enceinte, qui ne subit pas d’autre modification au cours des siècles suivants qu’un léger déplacement d’une partie du front Nord : de Bâb al-Faraj à Bâb as-Salâm, le mur fut reporté jusqu’au bord du Baradâ dans la première moitié du xiiiesiècle, mais l’ancienne muraille, qui s’était maintenue sur son emplacement antique, fut conservée en arrière de la nouvelle ligne de défenses, comme le prouve l’existence en ce point de portes doubles (nos 11 et 12) et d’une rue appelée encore aujourd’hui « entre les deux remparts » (Beyri es-Soûreyri).

107De nos jours, le mur d’enceinte n’est plus directement accessible que sur la moitié orientale de son périmètre, de Bâb as-Salâm (au Nord) à la rue Kharâb ej-Jdid (au Sud). La moitié occidentale est masquée par des constructions modernes.

108Partout où il demeure visible, on y reconnaît plusieurs périodes de construction. Le soubassement, qui comporte des blocs de grandes dimensions provenant de la muraille romaine, est antérieur aux travaux de Noûr ad-Din (milieu du xiie s.) C’est à ceux-ci et aux réfections du xiiiesiècle qu’appartiennent les assises suivantes, réglées sur une hauteur de 50 à 60 cm. et généralement très soignées. Un appareil plus petit (20 à 30 cm.) indique les réparations de la période mamelouke (xive au xvi

 

LA RÉSISTANCE DES RIRES ET DES ARMES

Hier les derniers bombardements meurtriers de Kiev n'ont pas dissuadé la population de Donetsk de célébrer son passé mais surtout son avenir et sa Liberté qui n'a pas de prix et pour laquelle elle est prête aux pires sacrifices...

Kiev devrait réfléchir à deux fois avant de lancer son offensive avec ses soudards ives de fatigue et d'alcool car devant eux se dresse un des peuples les plus courageux d'Europe et dont la force risque de libérer les territoires occupées bien au delà de leurs frontières jusqu'à Kiev la brune qui se vautre dans la lâcheté et l'abjection..

Erwan Castel

La résistance des rires et des armes

 
La journée de Donetsk 
 
 
 
Aujourd'hui le ville de Donetsk célèbre à travers ses mineurs sa fondation et son histoire. Cette fête qui rappelle l'Histoire héroïque de cette ville minière née en 1869 résonne avec force depuis 2 ans dans le coeurs des citoyens de la jeune République Populaire dr Donetsk, chaque jour bombardés par l'infamie kiévienne.
 
Malgré la menace permanente que l'artillerie ukrainienne fait peser dans le ciel de Donetsk, des dizaines de milliers de personnes sont venues en famille assister aux festivités traditionnelles de la ville, après avoir déblayé dans certains quartiers les gravats causés par les destructions de la nuit.
 
"Les 19 mines de la République de Donetsk ont produit plus de 7,5 millions de tonnes de charbon, soit 2,5 millions de tonnes de plus que la même période de production de 2015", a déclaré le Président Zakharchenko nommé à l'occasion de cette journée Major Général pour les services rendus à son peuple depuis les barricades de 2014.
 
Cette fête ne doit pas nous faire oublier la situation dans les territoire occupés des Républiques de Donetsk et Lugansk, où la répression contre la population est quasi permanente. Dans ces zones réduites au silence par la botte des bataillons spéciaux, d'autres "gueules noires" attendent avec impatience de retrouver leurs frères de Donetsk pour célébrer la Victoire sur les criminels de Kiev.
 
Parmi les plus grands complexe minier  d'Europe : Avdeevka, aux portes de Donetsk, en territoire occupé par l'armée ukrainienne 
Ce peuple que je ne cesse de découvrir et d'admirer depuis mon engagement à ses côtés montre un courage face aux bombardements qui dépasse l'entendement. Vivant depuis près de 800 jours sous les obus et les rafales, les femmes et les hommes du Donbass animés par le foi et l'espérance affichent une capacité de résilience et une bravoure telles qu'elles ne peuvent que les conduire à la Victoire...
 
Réactions des habitants du Donbass sous le feu 


6 nouveaux civils blessés sur le front
 
La nuit dernière, l'artillerie ukrainienne fidèle à ses habitudes criminelles a bombardé les territoires des 2 républiques populaires du Donbass, occasionnant de nouvelles victimes et destructions.

Près de 300 tirs d'artillerie ont frappé le territoire de la République de Donetsk, une diminution des tirs mais qui se révèlent cependant plus précis car  blessant 7 civils pour la seule soirée d'hier.
 
- 4 villageois de Zaitsevo (Orishko Alexander Vassilievitch, né en 1950, Mutylin Anatoly Ivanovich, né en 1944, Kryshkovets Mikhail Ivanovich, né en 1950, Revnivtseva Nadezhda Valeryevna, né en 1981) dont un dans un état critique.,
- 2 autres civils du district de Petrovsky à Donetsk (Alekseyenko Sergey Sergeyevich, né en 1971, Shevtsova Irina Gennadiyevna, né en 1988)
- 1 civil dans le district de Kuybishevsky (Labodina Maria Alexandrovna, né en 1963).
 
Dans le quartier d'Oktyabrsky (district de Kuybishevsky)
 
 
Quelques uns des bombardements de la nuit du 27 au 28 août 2016
 
L'efficacité de l'artillerie républicaine..
 
 
Sur les réseaux devant les bombardements criminels de Kiev dans le Donbass, nombre de personnes me demandent pourquoi le forces républicaines ne réagissent pas.
 
Qu'ils soient rassurés....
 
Les unités de défense républicaines, devant l'intensification des tirs meurtriers de l'armée ukrainienne et l'impuissance des autorités internationales à faire respecter le cessez le feu, ont décidé de réduire au silence les canons meurtriers.
 
Ici une batterie d'artillerie lourde ukrainienne qui tirait sur les quartiers résidentiels de Donetsk découvre que le terril minier s'il peut masquer des positions ne les protège pas pour autant des tirs de contre-batterie de l'artillerie républicaine. 
 
Depuis ce drone d'observation, on peut voir la redoutable précision de ce tir autrement plus difficile que les bombardements génocidaires erratiques des soudards de Kiev sur les civils du Donbass...
 
 
Lorsqu'une batterie meurtrière est repérée, l'artillerie républicaine à la lueur du jour pour assuré la précision du tir et diminuer les dommages collatéraux "traite" la position avant ses prochains tirs.

 

Donetsk aujourd'hui fête son passé mais surtout son avenir et sa Liberté qui n'a pas de prix et pour laquelle elle est prête aux pires sacrifices...

Kiev devrait réfléchir à deux fois avant de lancer son offensive avec ses soudards ives de fatigue et d'alcool car devant eux se dresse un des peuples les plus courageux d'Europe et dont la force risque de libérer les territoires occupées bien au delà de leurs frontières jusqu'à Kiev la brune qui se vautre dans la lâcheté et l'abjection..

 
Erwan Castel, volontaire en Novorossiya
 
 
Pourquoi l'Europe ne fait pas cesser la guerre contre le Donbass? Pourquoi le projet Américain de l'OTAN installé en Europe comme si c'était son Pays d'adoption, veut contraindre la Russie, et nous faire avaler les Pays que l'on devrait prendre à l'intérieur de l'Europe?
Pourquoi l'Europe des citoyens n'a pas son mot à dire dans le hold-up que font les Américains sur nos terres?
Obama a avoué que la déstabilisation de l'Ukraine place Maidan était de son ressort. Mais Poutine lui a joué un coup de Maître en prenant la Crimée et en mettant la déstabilisation du Moyen Orient à son profit.
Vous les entendez beaucoup nos Politiciens demander la Paix avec les Russes et d'imposer la Paix à Porochenko entouré de ses Nazis? Pour eux c'est simple les citoyens doivent plier, et la guerre civile est celle qu'ils pourraient nous imposer, si nous n'y prenons pas garde. L'introduction volontaire de Daesh en Europe et en France pour provoquer des attentats sous bannière Américaine et Juive, n'en est qu'à ses prémices. Nous devrions avoir peur et réclamer à ceux qui nous font cela, de nous donner plus de protection, de sécurité, et de militaires.
En attendant notre guerre civile mélangée avec une guerre mondiale, nos politiciens sont déterminés à suivre l'exemple de Porocheko qu'ils soutiennent, c'est à dire de tuer un maximum de civils afin de leur faire comprendre que les Maîtres, ce sont eux. A ce jour, le conflit dans le sud-est de l'Ukraine aurait fait jusqu'à 70.000 morts, selon les estimations des services spéciaux allemands, rapporte le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Nos Politiciens sont des tueurs qui vous demandent de pouvoir continuer. (8 millions de morts dans le génocide du Rwanda et de la RDC (République Démocratique du Congo). Aussi dès que vous entendez Démocratie, vous savez à quoi vous en tenir.
Le conflit du Donbass constitue un déchirement de l’Ukraine et un affaiblissement de la ceinture russophile préparé de longue date par les forces anglo-américaines. Pour les médias dominants, la partie ouest du pays exprimait un « désir d’Europe », la partie orientale restant fidèle à la Russie.
En mars 2014, la Crimée, où mouille la flotte russe dans la mer Noire (Sébastopol), est rattachée à la Russie. Devant l’intervention des forces loyalistes ukrainiennes, soutenues par des mercenaires américains, une insurrection séparatiste est déclenchée. L’Union européenne prend fait et cause pour les Ukrainiens anti-russes, et lève l’embargo sur les armes à leur destination. Le soulèvement de la région du Donbass, en faveur des Russes, a lieu en avril 2014.
Depuis, alternent plans de paix et violations des traités entre les belligérants. Devant le risque de déstabilisation de tout l’est européen, et la peur du grand voisin russe, la Pologne et les pays baltes en appellent à une protection de l’OTAN, qui a envoyé des troupes « tournantes » et lancé des manœuvres importantes. Au sein même de l’Union européenne, la question ukrainienne déchire : malgré la pression anglo-américaine, la France et l’Allemagne ne veulent pas briser tout lien avec la Russie.
Pour certains, à l’époque, les Russes se servaient de l’Ukraine pour mieux distraire les Européens et les Américains de leur but principal qui était de changer l’ordre établi au Proche Orient.
L’Ukraine dans le fonds n’était qu’un leurre pour exciter BHL ou Attali et tous les incultes de Bruxelles qui n’ont jamais pu voir un panneau sans tomber dedans.Ma thèse était assez simple.
Le VRAI but de Poutine était à l’évidence de faire tomber les monarchies Pétrolières du Moyen – Orient, et en particulier les Saoudiens (Sunnites) qui avaient financé la révolte des Tchétchènes en Russie (tous Sunnites), crime impardonnable s’il en fut.
N’oublions jamais qu’un tiers de la population Russe est Musulmane et que les autorités locales n’ont guère d’intérêt pour la « Communauté des Croyants ».Pour cela, il suffisait de s’allier avec les Shiites (Iran, Alaouites en Syrie, nouveau gouvernement en Irak) et de pousser à la révolte les populations Shiites sous contrôle Sunnite.
Mais cela voulait dire aussi qu’il fallait maintenir à tout prix la continuité territoriale qui allait du Nord de la Syrie jusqu’à l’Iran de façon à pouvoir continuer d’envoyer des hommes et des armes vers la côte Est du golf Persique et vers Bahreïn, toutes régions à population majoritairement Shiite.
En termes simples, cela voulait dire qu’en aucun cas la Russie ne pouvait laisser tomber les Assad au pouvoir en Syrie (les Alaouites sont une branche du Shiisme).
Laisser tomber Assad et permettre le retour des Sunnites en Syrie, c’était fermer la route qui va de Tartous (port au Nord de la Syrie) à Bagdad et Téhéran, et de là au golf Persique, ce qui aurait été stratégiquement un désastre et pour les Russes et pour les Shiites.
La première alliance se composait donc des Russes et des Shiites, le but de cette alliance étant de mettre fin à la domination Américaine au Moyen-Orient et de faire tomber les monarchies Sunnites de façon à faire monter les prix du pétrole.
De l’autre côté, les Sunnites (Saoudiens, Qataris, France) devaient absolument reprendre le contrôle de la Syrie pour empêcher leurs propres pays d’être déstabilisés par l’alliance Irano-Russe.
D’où peut-être l’émergence soudaine d’un mouvement comme celui d’Isis, fort utile pour briser cette continuité géographique allant de Tartous à l’Iran et à Bahreïn…
Il faut noter aussi que les Saoudiens firent tout leur possible pour écrouler le prix du baril, excellente façon d’affaiblir les Russes pensaient-ils.
Les lignes de force sont donc très claires.
Une alliance Russo Iranienne contre une autre alliance Saudi, US, Qatar, France (On voit mal ce que la France va faire dans cette galère, mais c’est une autre histoire)
Cependant, pour dérouler cette stratégie il fallait que l’Iran soit libre de ses mouvements, or l’Iran était très gêné par les sanctions internationales qui pesaient sur le pays et qui limitaient beaucoup leurs possibilités d’actions. Tant que ces sanctions existaient, il était difficile aux Iraniens d’accélérer les choses. Heureusement pour eux, l’administration Obama décida qu’il fallait sortir l’Iran de son isolement à n’importe quel prix pour réintroduire ce pays dans le ‘’concert des Nations’’.
Un accord invraisemblable de naïveté fut donc signé entre d’un côté les Américains, les Européens et …les Russes et de l’autre les Iraniens, permettant à ceux-ci à peu près n’importe quoi dans le domaine nucléaire mais les autorisant surtout à remettre la main sur les fonds Iraniens bloqués à l’extérieur du pays et se montant à plus de 100 milliards de dollars.
Les résultats de ce triomphe diplomatique de l’administration Obama se firent immédiatement sentir.
D’abord, dés l’accord signé, les Russes envoyèrent immédiatement des troupes en Syrie ainsi que des avions militaires, qui en quelques jours ont fait sauter un centre de commandement d’Isis en y tuant tout le monde, ce que les USA n’avaient jamais essayé de faire, on se demande bien pourquoi.
Ensuite, des troupes Iraniennes par milliers sont en train de se déverser en Syrie sous le commandement du général Qasem Soleimani le chef des gardiens de la Révolution qui vient de rentrer d’un voyage en Russie après avoir visité Lattaquié.
Enfin, le Hezbollah (Shiite) qui peu ou prou contrôle le Liban aujourd’hui, a décidé d’augmenter le nombre des combattants qu’il a déjà en Syrie.
La balance stratégique est donc en train de bouger massivement au Proche et Moyen Orient en faveur de la Russie et de l’Iran et au détriment des Etats Unis, de l’Arabie Saoudite et du Qatar et bien sur de la France.
La guerre de Syrie avait pour objectif le contrôle du Proche Orient.
On sait qui a gagné aujourd’hui : la Russie, l’Iran et les Chiites.
On sait qui a perdu : Les USA, les royaumes Sunnites et la France qui a cru bon de défendre les intérêts Sunnites en Europe.
Les USA sont en train de perdre le peu de crédibilité qui leur restait dans le domaine diplomatique et militaire après les désastres Afghans et Irakiens qui trouvent leur origine beaucoup plus dans l’incompétence inimaginable de l’administration Obama que dans les erreurs faites par Bush il y a déjà plus de 7 ans.
Les USA dépensent sept fois plus pour leur armée que les vingt pays suivants additionnés, mais tout le monde a compris que ce qui faisait la force d’une armée, ce n’était pas tellement le matériel militaire et le nombre de soldats mais bien plus la compréhension stratégique des moments où il faut utiliser la force et la volonté politique d’en supporter les conséquences.
Aucune de ces deux conditions n’existe aux USA, qui du coup ne font plus peur à quiconque et surtout pas à la Russie ou à l’Iran.
Il parait évident que la guerre de Syrie va être gagnée par les Chiites et donc par la Russie et l’Iran, ce qui va mettre les monarchies arabes du golf dans une situation impossible vis-à-vis de leurs opinions publiques dont une part importante est… Shiite.
Et ces deux pays vont maintenant s’attacher à déstabiliser les royaumes Sunnites, tous corrompus jusqu’à l’os et pour lesquels pas un local n’est prêt à mourir, au contraire. Déjà des bruits commencent à circuler en Arabie Saoudite où de nombreux complots seraient en cours. Le temps des colonels putschistes va revenir.
Et la principale puissance Sunnite, la Turquie, ne se sent pas très en forme pour aller chercher des noises aux Shiites ou aux Russes tant elle a d’énormes problèmes domestiques à régler, en particulier avec sa minorité Kurde qui elle-même a beaucoup à faire avec Isis…
Bref, nous sommes en train d’assister à la plus incroyable déroute diplomatique en rase campagne d’une grande puissance depuis la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’appareil de pouvoir Soviétique dans le monde entier.
Et cet effondrement est celui de la crédibilité Américaine au Proche Orient.
Car c’est bien l’ordre Américain qui date de la chute du Shah qui semble être en train de s’écrouler au Proche-Orient, ce qui va laisser toute cette région sans aucun primat militaire, ce qui n’est jamais une situation très stable. Et si l’histoire nous a appris quelque chose c’est que laisser le Moyen-Orient sans une puissance tutélaire c’est aller au-devant de graves ennuis.
Quant à l’Europe complètement dépourvue de toute défense elle va se rendre compte que la protection militaire Américaine ne vaut pas tripette et déjà Madame Merkel explique à qui veut l’entendre qu’il faut se mettre à reparler avec Poutine et Assad, qui prendront le coup de téléphone quand ils n’auront rien de mieux a faire.
Toujours en En Europe, des milliers de combattants sunnites à qui on a promis la lune vont refluer, amers et vaincus au Maroc, en Algérie en Tunisie, et de là ils iront en France, en Belgique, en Italie où l’on peut craindre qu’ils ne s’y rendent pas pour faire du tourisme, à moins bien sur qu’ils n’essayent de renverser les pouvoirs locaux.
Et compte tenu de la grande capacité des pays Européens à s’organiser en groupe, chaque pays va vouloir se replier sur lui pour se préserver de la déferlante, ce qui va mettre nos chères (oh combien !) institutions Européennes dans l’embarras.
Raymond Aron disait de Giscard que certes il était intelligent, mais pas assez pour comprendre que l’Histoire était tragique.
Je crains que cette analyse ne s’applique à toutes nos soit –disant élites Européennes à la fois vaniteuses, incompétentes et sans culture.
Vive l'Europe de nos Politiciens qui pensent que ce n'est pas une question à poser aux Français et pour cause. Juppé a déjà détruit l'Assemblée Nationale pour porter au pouvoir Jospin, décidée le 21 avril 1997 par Jacques Chirac. Alain Juppé conserve la présidence du RPR jusqu'à la défaite de la droite aux élections législatives de 1997. Le 19 juin 1995, il est également élu maire de Bordeaux, succédant ainsi à Jacques Chaban-Delmas dans les postes réservés à la République égalitaire, auquel il succède également comme député de la 2e circonscription de la Gironde en 1997.
Il dirige deux gouvernements : le premier du 17 mai au 7 novembre 1995 et le second du 7 novembre 1995 au 2 juin 1997. Son premier gouvernement est marqué par une importante présence de femmes comparativement aux précédents gouvernements. Elles sont douze sur quarante-trois membres au total, et sont surnommées par la presse les « juppettes ». Dans le gouvernement suivant, elles ne sont plus que quatre sur trente-trois membres. La composition du gouvernement reste par la suite inchangée jusqu'au 2 juin 1997.mais c'est de l'histoire ancienne. En fait on va de Charybde en Scylla dans la Politique Française qui est toujours à contre-courant de ce qu'il faudrait faire.
La formule connue « tomber de Charybde en Scylla » semble avoir été ancrée dans la langue par Jean de La Fontaine avec sa fable La Vieille et les deux Servantes où la mise en place de l'expression tient peut-être davantage de l'harmonie du vers. Il avait été pourtant devancé par Gautier de Châtillon dans son roman latin de l'Alexandréide, avec la mention : « …incidis in Scyllam cupiens vitare Charybdin… » (tombant sur Scylla en voulant éviter Charybde).