Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

WWIII : Jésus est revenu pour nous sauver, et pour racheter l'humanité. Sa première intention et de parcourir les territoires occupés.

Publié le par José Pedro

Rappel Historique:

Le soir où il devait être arrêté, Jésus, le Messie, partagea avec ses disciples le repas rituel de la fête de Pâque. Ce fut pour lui l'occasion de leur annoncer qu'il allait bientôt les quitter pour retourner au ciel. Voyant leurs visages s'attrister, Jésus se mit en devoir de les réconforter et de les encourager. De cette terre où les difficultés abondent et où ils allaient bientôt vivre des moments pénibles de déception et de doute, il voulut diriger leurs pensées vers le royaume de Dieu. C'est pourquoi il leur dit : 
Que votre cœur ne se trouble point. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Si cela n'était pas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et lorsque je m'en serai allé, et que je vous aurai préparé une place, je reviendrai, et je vous prendrai avec moi, afin que là où je suis, vous y soyez aussi. (Jean 14.1-3) 
Dans le royaume des cieux, il y a de la place pour tous ceux qui croient en Dieu et veulent bien accepter Jésus pour Sauveur. Avant que soit venu le moment de juger le monde et d'introduire les enfants de Dieu dans le paradis, du temps va encore s'écouler. Puis Jésus reviendra sur la terre afin de rassembler tous les rachetés et de les ramener au ciel avec lui. 
Thomas, qui restait lui aussi attaché à l'idée que Jésus était sur le point d'établir son royaume sur la terre, ne comprit pas à quoi son Maître faisait allusion. Aussi dit-il : Seigneur, nous ne savons où tu vas ; comment pouvons-nous en savoir le chemin ? Jésus lui dit : Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. (Jean 14.5,6) 


"Je m'en vais vers le Père, dit Jésus, et je vous invite à suivre le chemin qui mène au Ciel." Le chemin, car il n'y en a qu'un seul, c'est celui qui passe par Jésus. Le seul moyen d'avoir accès au paradis, c'est de croire en Jésus. Comme l'apôtre Pierre le dira au sanhédrin quelques semaines plus tard : Le salut ne s'obtient qu'en lui, car nulle part dans le monde entier Dieu n'a donné aux hommes quelqu'un d'autre par qui nous pourrions être sauvés. (Actes 4.12)
Jésus invita ses disciples à continuer d'avoir en lui la même foi qu'ils avaient en Dieu, même lorsqu'ils verraient leur Maître maltraité et mis à mort. Il les exhorta à s'appuyer sur toutes les promesses que Dieu leur avait faites par l'Écriture et par son intermédiaire. "Je vais vous quitter pour retourner au Ciel, leur dit-il, mais cette séparation ne sera pas totale, car je continuerai à être près de vous, et elle ne sera que temporaire : JE REVIENDRAI, et vous serez alors pour toujours auprès de moi." 



COMMENT CE RETOUR SE FERA-T-IL ? 
a) D'une manière personnelle 

Certains chrétiens croient que le royaume de Dieu se limite au royaume spirituel dont Jésus a parlé et que son retour se fera uniquement d'une manière spirituelle, dans le cœur des croyants. Mais cela n'est pas conforme à l'enseignement de la Bible. 
Quarante jours après sa résurrection, Jésus remonta au ciel, comme il l'avait annoncé à ses disciples. L'Évangile selon Luc nous apprend que Jésus était revenu dans les environs de Béthanie, le village de Marthe, Marie et Lazare, en compagnie des onze disciples. Ayant levé les mains, il les bénit. Pendant qu'il les bénissait, il se sépara d'eux, et fut enlevé au ciel. (Luc 24.50,51.) 
Dans son second ouvrage, le livre des Actes des apôtres, Luc décrit l'ascension de Jésus au ciel d'une manière un peu plus détaillée : Pendant que ses disciples le regardaient, il fut élevé et une nuée le déroba à leurs yeux. Et comme ils fixaient le ciel, pendant qu'il s'en allait, deux hommes en habits blancs se présentèrent à eux et dirent : Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à scruter le ciel ? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu aller au ciel. (Actes 1.9-11) 

"De la même manière" : cela signifie que, de même que les disciples ont vu Jésus monter au ciel, nous le verrons redescendre, en personne. Les "deux hommes en habits blancs" qui leur donnèrent cette information étaient des anges de Dieu. 



b) D'une manière universellement visible 

Voici, je vous l'ai annoncé d'avance, dit Jésus à ses disciples. Si donc on vous dit : Voici, il est dans le désert, n'y allez pas ; voici, il est dans les chambres, ne le croyez pas. Car, comme l'éclair part de l'orient et se montre jusqu'en occident, ainsi sera l'avènement du Fils de l'homme. (Matthieu 24.25-27) 

Lors de son procès, Jésus déclara au grand prêtre qui l'interrogeait : Vous verrez le Fils de l'homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant avec les nuées du ciel. (Marc 14 : 62) 

L'apôtre Jean, au début de son livre intitulé l'Apocalypse, déclara : Voici, il vient sur les nuées. Et tout oeil le verra, même ceux qui l'ont percé. (Apocalypse 1.7) Ce qui nous apprend que lors du retour de Jésus, les Juifs et les Romains qui ont sa crucifixion sur la conscience ressusciteront pour constater que Jésus de Nazareth était effectivement, ainsi qu'il l'avait dit, le Fils de Dieu. 


c) Glorieusement 

Quand il reviendra, Jésus va-t-il de nouveau s'incarner, naître dans une famille humaine, puis grandir jusqu'à devenir un homme et vivre au sein de l'humanité, enseignant la voie de Dieu et accomplissant des miracles ? 

Non ! Il n'a rien annoncé de semblable, ni lui-même, ni ses disciples, ni les prophètes. Tout au contraire, il a déclaré que tous les peuples de la terre verront le Fils de l'homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire, et qu'il viendra avec tous les anges (Matthieu 24.30 ; 25.31). Jésus a promis à ses disciples de revenir pour les chercher et les emmener au ciel, et non pas de revenir vivre sur la terre au milieu de nous (voir Jean 14.1-3 cité au début de cette étude). Et comme les anges qui l'accompagneront sont des millions, il ne passera pas inaperçu ! 

Luc a rapporté cette autre parole du Christ : Le Fils de l'homme ... viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges. (Luc 9.26) 

Lorsque le Christ reviendra, tous les anges l'accompagneront et se montreront aux hommes dans toute la lumière de la gloire de Dieu qui resplendit sur eux. Jésus se présentera à nouveau sous l'aspect d'un être humain, c'est pourquoi la Bible parle encore de lui comme étant le Fils de l'homme, mais un Fils de l'homme glorieux. Le prophète Daniel a eu une vision de ce retour en gloire. Il le décrit ainsi : 

Je regardais pendant mes visions nocturnes, et voici, sur les nuées des cieux arriva quelqu'un de semblable à un fils de l'homme. Il s'avança vers l'ancien des jours [Dieu le Père], et on le fit approcher de lui. On lui donna la domination, la gloire et le règne ; et tous les peuples, les nations, et les hommes de toutes langues le servirent. Sa domination est une domination éternelle qui ne passera point, et son règne ne sera jamais détruit. (Daniel 7.13,14) 



d) De manière inattendue 

Sachez-le bien, dit Jésus à ses disciples, si le maître de la maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il veillerait et ne le laisserait pas pénétrer dans sa maison. C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas. (Matthieu 24.43,44) 

C'est sans doute en s'inspirant de cette parole que l'apôtre Paul a écrit aux chrétiens de Thessalonique : Vous savez ... que le jour du Seigneur viendra comme un voleur dans la nuit. Quand les hommes diront "Paix et sûreté !" alors une ruine soudaine les surprendra, comme les douleurs de l'enfantement surprennent la femme enceinte, et ils n'échapperont point. (1 Thessaloniciens 5.2,3) 

L'apôtre ajoute toutefois à cet avertissement un message réconfortant pour les croyants : Mais vous, mes frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres pour que le jour du Seigneur vous surprenne comme un voleur. Car vous êtes tous enfants de la lumière, enfants du jour. ... Ne dormons donc pas comme le reste des hommes, mais restons vigilants et sobres. (1 Thessaloniciens 5 : 4-6)


 

QUE SE PASSERA-T-IL AU RETOUR DU CHRIST ? 

1. Les morts ressusciteront 

La volonté de mon Père, dit Jésus, c'est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle ; et je le ressusciterai au dernier jour. (Jean 6.40) 

L'heure vient où tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa voix, et en sortiront. Ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.(Jean 5.28,29) 

2. Le Christ jugera les hommes 

Car le Fils de l'homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges ; et alors, il rendra à chacun selon ses oeuvres. (Matthieu 16.27) 

Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire, avec tous les anges, il s'assiéra sur son trône glorieux Toutes les nations seront rassemblées devant lui. Il séparera les uns des autres, comme le berger sépare les moutons des chèvres : il mettra les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche. Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : Venez, vous qui êtes bénis de mon Père ; héritez le royaume qui a été préparé pour vous dès la fondation du monde. ...

Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. ... Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes, à la vie éternelle. (Matthieu 25.31-34, 41,46) 

Jésus employa un langage imagé pour désigner les deux catégories de gens qu'il trouvera à son retour sur la terre : les moutons représentent les croyants fidèles, les rachetés ; les chèvres représentent les impénitents, les infidèles, ceux qui ne sont pas sauvés. 

C'est une scène de jugement que l'apôtre Matthieu décrit dans le texte ci-dessus. Jésus effectuera une sorte de tri au sein de l'humanité. Il désignera ceux qui sont sauvés et ceux qui ne le sont pas. Car ce Jésus que Dieu a donné à l'humanité pour la sauver sera aussi Celui qui jugera ceux qui ont rejeté ce salut : 

Le Père ne juge personne, dit Jésus, mais il a remis tout jugement au Fils, afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. ... En vérité, en vérité, je vous le dis, l'heure vient, et elle est déjà venue, où les morts entendront la voix du Fils de Dieu ; et ceux qui l'auront entendue vivront. Car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même. Et il lui a donné le pouvoir de juger, parce qu'il est Fils de l'homme. (Jean 5.22,23, 25-27) 

3. Un extraordinaire voyage interplanétaire 

L'apôtre Paul, qui fut aussi prophète et à qui Dieu se révéla à de nombreuses reprises, a parlé de ce qui se passerait au retour du Christ. Voici ce qu'il en dit : 

Nous ne voulons pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance au sujet de ceux qui dorment, afin que vous ne vous affligiez pas comme les autres qui n'ont point d'espérance. Car, si nous croyons que Jésus est mort et qu'il est ressuscité, croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. 

Voici, en effet, ce que nous vous déclarons d'après la parole du Seigneur : Nous, les vivants, restés pour l'avènement du Seigneur, nous ne devancerons pas ceux qui sont morts. Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d'un archange et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui serons restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. Consolez-vous donc les uns les autres par ces paroles. (1 Thessaloniciens 4.13-18) 

Quand Jésus reviendra, Dieu ressuscitera tous les rachetés morts depuis Adam. Tous ces croyants se joindront aux rachetés vivant sur la terre à ce moment-là. Tous seront ensemble enlevés au ciel avec Jésus et ses anges et conduits au paradis. 

Comment cette ascension au ciel se fera-t-elle ? Irons-nous au paradis dans des vaisseaux spatiaux que les anges auront fabriqués pour nous ? Non, bien sûr ! Dieu n'a pas besoin d'utiliser pour notre salut de semblables moyens matériels. Il a beaucoup mieux ! Jésus a annoncé qu'à la résurrection, notre corps serait semblable à celui des anges (voir Luc 20.34-36). Dieu transformera donc le corps des hommes qui ressusciteront pour la vie éternelle : ce corps sera en pleine santé, magnifique, immortel et capable de s'élever dans les airs de façon à ce qu'ils puissent aller au paradis (voir aussi 1 Corinthiens 15.42-53). 

QUAND JÉSUS REVIENDRA-T-IL ? 

Les disciples de Jésus lui ont naturellement posé cette question. Jésus a répondu en leur disant qu'il n'entrait pas dans le plan de Dieu de leur révéler la date de son retour. Les disciples ayant demandé aussi à Jésus de leur indiquer les signes annonciateurs de ce retour, Jésus a, par contre, amplement répondu à cette question. Les apôtres ont par la suite eu encore d'autres révélations à ce sujet. Ce sont tous ces textes que nous examinerons ensemble dans notre prochain étude. 

Retenons pour l'instant cette importante exhortation de Jésus : Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. (Matthieu 24.42) 

Dieu n'est pas le même pour tous dans la religion du Livre. Chrétiens de toutes confessions, Musulmans et Juifs ne sont pas d'accord sur la nature de Dieu, pire les Chrétiens rejettent la religion du livre.

Le simple fait que la Trinité de Dieu n'est pas reconnue ni par les Juifs, ni par les Musulmans, (ou en partie suivant les groupements à l'intérieur de chaque religions), implique que Dieu n'est pas défini, et pour les Franc-maçons nous avons même une ambivalence avec Le Grand Architecte, qui n'est ni Dieu ni Diable, mais un ensemble des deux, l'un ressemblant à Dieu, et l'autre ressemblant à Satan.

Le Pape actuel est considéré comme apostat par toutes les religions du livre (y compris par les catholiques rigoristes), il est franc-maçon comme beaucoup avant lui, et veut une religion unique ainsi que le Nouvel Ordre Mondial, afin de glorifier Satan.

Ce qui différencie Jésus-Christ des religions du livre, c'est sont opposition à Satan, et sa référence à son Père DIEU, dont nous sommes également ses fils.

Ce qui est frappant dans le projet de religion unique, et qui empêche d'en faire une seule religion, comme le Nouvel Ordre Mondial voudrait le faire, en s'appuyant sur un seul Dieu unique, dont la face cachée ne serait que Satan, c'est son opposition à Jésus-Christ, qui est considéré par certains comme un imposteur blasphématoire, au mieux comme un prophète, et en aucun cas comme le Messie, fils de Dieu dans la Trinité.

Pour les Cathos, 

Dans le Coran, les juifs et les chrétiens sont désignés comme les "gens du Livre" (ahl al-kitâb). C'est-à-dire ceux qui, comme les musulmans, ne reconnaissent qu'un seul Dieu. L'expression "religions du Livre", qui désigne les trois monothéismes, s'est répandue dans l'opinion publique, mais elle n'est pas juste en ce qui concerne le christianisme. 

Comme son nom l'indique, le christianisme rassemble les disciples d'une personne, Jésus Christ, Verbe fait chair, Parole de Dieu dont nous pouvons approcher le mystère mais dont n'aurons jamais fini de faire le tour.  

Le christianisme n'est pas une religion du Livre ni même de l'écrit, même s'il entretient un rapport fort avec celui-ci. Cela change notre rapport au texte lui-même. Origène, un Père de l'Eglise du IIIe siècle, affirme que celui qui lit le texte à la lettre et s'y arrête peut être comparé à un blasphémateur car il réduit Dieu à des affaires littérales.

Un exemple ? Dans le première lettre de saint Jean, nous lisons : "Le sang de Jésus, son Fils, nous purifie de tout péché" (1 Jn 1,7). Une lecture littérale pourrait déboucher sur une vision sacrificielle, quasiment païenne : on sacrifie un être vivant pour apaiser la colère de la divinité. On en arrive à l'idée d'expiation, dans laquelle l'image d'un Dieu courroucé peut devenir terrible... Dans l'histoire de l'Eglise, la tentation de la lecture littérale et fondamentaliste des Écritures a été, hélas, trop présente... 

En vérité, la relation du chrétien au texte sacré est vivante : elle prend vie lorsqu'elle est interprétée, expliquée, proclamée, prêchée, mise en relation avec notre vie, agissante dans notre existence quotidienne.

A la messe, la proclamation des extraits de l'Ancien et du Nouveau Testament se conclut par la formule : "Parole du Seigneur" (à laquelle l'assemblée répond : "Nous rendons grâce à Dieu"), ce qu'on pourrait traduire par : "Que cette parole devienne pour vous Parole de Dieu". Alors le texte, entendu, médité, vécu, peut devenir le lieu de la rencontre avec la Parole du Dieu, qui est le Christ lui-même.

Quand on accepte de ne pas prendre un texte à la lettre et qu'on accueille sa mise en perspective (historique, littéraire, théologique, etc.), on a parfois l'impression de perdre certains gardes-fous. On découvre alors que le véritable garde-fou, c'est de rechercher la vérité et non pas de s'imaginer qu'on la détient. Dans cette recherche, le chrétien peut s'appuyer sur la Tradition de l'Eglise, qui a interrogé ces textes et proposé de multiples interprétations. 

Le Talmud loi orale ou La Torah Loi Ecrite ? As-t-il fallu le Talmud pour tenter d'expliquer la Bible?

Shalom à tous,
Qu'est ce que le Talmud ?
Le Judaïsme Rabbinique croit que Dieu a donné à Moïse une Loi Ecrite (trouvée dans la Torah, les cinq livres de Moïse). Mais, on nous dit que la plupart des commandements sont exprimés succinctement, que ce sont des déclarations générales, un peu comme les titres de chapitre dans un livre. On doit les interpréter. Il faut les développer et les expliquer. Donc, selon la croyance traditionnelle, Dieu a aussi donné à Moïse une Loi Orale qui interprète la Loi Écrite. Moïse l'a ensuite transmise à Josué, qui à son tour, l'a transmise ensuite aux 70 anciens qui dirigeaient dans sa génération, qui l'ont transmise aux prophètes des générations suivantes.

Et ainsi de suite, mais avec un grand nombre d'ajouts. C'est pourquoi les rabbins enseignent que la Loi Orale ne cesse de s'accroître, puisqu'à chaque génération, de nouvelles traditions se sont développées et de nouvelles situations se sont présentées qui nécessitaient de nouvelles applications de la Loi.

Deux siècles après l'ère de Jésus, la Loi Orale était si volumineuse et complexe qu'il fallut l'écrire pour qu'elle ne se perde pas. Ceci devint la Mishnah, qui fut étendue en ce qui est maintenant connu comme le Talmud dans les siècles suivants. Après cela, selon les croyances rabbiniques, ceux qui étudiaient le Talmud continuèrent à développer et transmettre la Loi Orale à chaque génération suivante.

TOUT JUIF RELIGIEUX CROIT DE TOUT SON CŒUR QU'IL EST IMPOSSIBLE DE COMPRENDRE LES ÉCRITURES OU D'ACCOMPLIR LA LOI DE DIEU SANS LES TRADITIONS ORALES.

Le problème,

- Le Talmud s'arrogent une autorité que les Écritures ne leur ont jamais donnée.
- Le Talmud place la voix du raisonnement terrestre sur un niveau supérieur à la voix prophétique du Ciel.
- Le Talmud contredit la signification évidente des Écritures.
- Le Talmud à certains moments contredit même la Voix de Dieu.
- Il n'y a pas d'évidence biblique d'une chaîne ininterrompue de traditions et de nombreuses évidences qui l'a contredise.

La question que chaque Juif honnête doit se poser est :

"ET SI LA BIBLE DIT UNE CHOSE ET MES TRADITIONS UN AUTRE ? SUIVRAI-JE DIEU, OU SUIVRAI-JE LES HOMMES ?, OU SUIVRAI-JE JÉSUS-CHRIST QUI EST VENU POUR NOUS SAUVEZ ET QUE LE SANHÉDRIN A FAIT CRUCIFIE PAR LES ROMAINS. CE MÊME SANHÉDRIN CRUCIFIERAIT AUJOURD'HUI JÉSUS-CHRIST?"

The southern face of the Temple, showing the grand stairway leading to the stoa or entrance portico.

Le troisième temple (Tisha Be’Av) Sera-t-il reconstruit ?

(Chaque pierre a été renversée en 363 après Jésus-Christ !)

Les Juifs ont déjà essayé de reconstruire le Temple. En 363 après Jésus-Christ, poussés par l’empereur romain Julien l’Apostat, les Juifs ont démantelé toutes les pierres restantes de l’ancien temple pour commencer sa reconstruction. Mais, Dieu a miraculeusement arrêté ce travail.

Jésus a prédit que pas une seule pierre du Temple Juif ne reposerait sur une autre. Les Romains ont complètement détruit le temple en 70 après Jésus-Christ. Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’en 363 après Jésus-Christ les Juifs ont tenté de le reconstruire, mais Dieu a tout arrêté. Ce faisant, les Juifs eux-mêmes ont pris les pierres restantes du Mont du Temple. En rétrospective, l’action extraordinaire de Moshe Dayan qui a remis le Mont du Temple entre les mains des musulmans peut en fait être considérée comme une action de Dieu. Parce que, selon les Ecritures, le Temple Juif sera reconstruit seulement après le retour du Seigneur.

Destruction du Temple de Jérusalem:
Reconstruction of the Temple Mount in 1st century Jerusalem
La double destruction des deux temples, à cinq cents ans d’intervalle, marque deux époques centrales dans l’histoire juive : La première marque le début de l’exil à Babylone, la seconde marque le début de la diaspora juive.

Pendant les 1900 dernières années, les Juifs ont prié pour que Dieu permette la reconstruction du Temple. Cette prière est une partie officielle des services de prières juives trois fois par jour.

Quelques groupes juifs, certains très petits, supportent la construction d’un troisième Temple aujourd’hui, mais la plupart des Juifs s’y opposent pour des raisons diverses. La plupart des juifs religieux estiment que le Temple doit être reconstruit seulement dans l’ère messianique, et qu’il serait présomptueux pour le peuple de tenter de forcer la main de Dieu, pour ainsi dire. Et, ces gens ont raison! Le judaïsme conservateur a modifié les prières ; Leurs livres de prières demandent la restauration du temple, mais ne demandent pas la reprise des sacrifices d’animaux. La plupart des passages relatifs à ces sacrifices sont remplacés par les enseignements talmudiques que les actions de bonté et d’amour expient maintenant le péché.

La religion juive religieuse était une dispensation temporaire, intentionnelle par son auteur divin, Dieu lui-même, pour en préfigurer une plus complète et plus parfaite, et préparer les hommes à l’embrasser. Elle nécessite essentiellement non seulement les sacrifices sanglants (connus sous le nom de korbanot), mais enjoint un certain endroit fixe pour leurs exécutions, soit le temple de Jérusalem. Donc la destruction finale de ce temple a provoqué l’abolition de ces sacrifices et a anéanti tout le système de cette institution religieuse. Jésus Lui-même a fait le sacrifice parfait pour nous quand il est mort sur la croix au sommet du Calvaire. Toute tentative par les Juifs de sacrifier des animaux à nouveau dans le Temple peut être vu et a été vu par Dieu comme une parodie de la mort du Messie. Dieu ne l’a pas permis en 363 après Jésus-Christ et il ne le permettra pas maintenant.

Saint-Chrysostome démontre que la destruction de Jérusalem doit être attribuée, non à la puissance des Romains, parce que Dieu les avait souvent délivrés de dangers bien plus grands, mais à sa providence spéciale. Dieu s’est plu à mettre hors service ces observances rituelles désormais inutiles. « En tant que médecin », a dit Saint Jean Chrysostome, « briser la coupe prévient son patient à livrer son appétit dans des projets nocifs ; Ainsi, Dieu a empêché les Juifs de présenter leurs sacrifices en détruisant toute la ville elle-même, et a rendu l’endroit inaccessible à tous les Juifs. »

Saint Grégoire de Nazianze, Socrate, Théodore et les autres écrivains chrétiens, sont unanimes à dire que les motifs de Julien, lui attribuant l’intention déjà mentionnée, falsifient les prophéties des Écritures, celles de Daniel et du Christ, et que ses actions le prouvent suffisamment.

Julien a enlevé le christianisme de sa position de religion d’État et cette action lui a valu le titre « d’Apostat ». L’historien de Julien («l’Apostat»), en effet, dit qu’il a entrepris ce travail afin de rendre la gloire de son règne immortelle avec un si grand accomplissement : Mais, ce n’était qu’un motif secondaire ; Et Sozomène en particulier, nous assure que non seulement Julien, mais que les idolâtres qui l’ont assistés ont fait avancer cet agenda pour leur propre motif, et pour y arriver ils ont suspendu leur aversion pour la nation juive. Julien a agi non pas par amour pour le peuple juif, mais parce qu’il était un païen qui, en dépit de son ascendance, méprisait le christianisme. Elevé comme un chrétien, Julien a rejeté la religion et est retourné vers le paganisme de la période grecque et romaine. Il faisait valoir que le christianisme s’affaiblirait et détruirait finalement l’Empire Romain. En conséquence, il a tenté de restaurer l’Hellénisme, ce qui lui a valu le mépris éternel des Chrétiens.

TEMPLE OF JERUSALEM: BIBLE ARCHAEOLOGY: The Arch of Titus in Rome with image of the Menorah from the Temple in Jerusalem

Connu par les Chrétiens comme Julien l’Apostat, l’empereur a restauré les temples païens et le culte des anciens dieux romains. Ceux-ci devaient être desservis par un clergé païen réformateur avec une haute considération morale, qui serait en concurrence avec le clergé chrétien pour rencontrer les besoins religieux du peuple.

Julien est demeuré célèbre pour avoir déclaré la liberté absolue de toutes les croyances religieuses, ce qui a peut-être fait de lui le premier dirigeant à étendre la tolérance religieuse à tous les Romains.

Julien a lui-même écrit une lettre aux organismes ou communautés des Juifs, qui existait parmi ses travaux, mentionnés par Sozomène et traduits par le Dr Cave, dans sa vie de Saint Cyrille. Dans cette lettre, il les déclare libres de toutes exactions et de toutes taxes, et des ordres de Julus ou Illus, (probablement Hillel,) leur plus vénérable patriarche, pour abolir l’apostoli, ou des cueilleurs des dites taxes ; Il supplie pour leurs prières (telle était son hypocrisie) et il leur promet qu’après son expédition Perse, lorsque leur temple sera reconstruit, il fera de Jérusalem sa résidence et il offrira ses prières communes avec eux.

Le 19 juillet 362, Julien quitta Constantinople et arriva à Antioche pour se préparer à l’invasion de la Perse. Cependant, bien que très occupé, il a rencontré « les chefs des Juifs ». Il a assemblé les chefs parmi les Juifs et leur a demandé pourquoi ils ne faisaient plus de sacrifices sanglants, car ils étaient prescrits par leur loi. Ils répondirent qu’ils ne pouvaient les exécuter que dans le temple, qui était alors en ruines. Il leur a promis : « Je m’efforcerai avec le plus grand zèle de mettre en place le Temple du Dieu Très-Haut ». Alors, il leur ordonna de se rendre à Jérusalem, de reconstruire leur temple et de rétablir leur ancien culte, en leur promettant son concours pour effectuer les travaux.

La restauration du Temple Juif à Jérusalem, selon Julien, causerait la défaite de l’argument chrétien de la théologie de remplacement, que l’Eglise était la véritable Israël, et que la destruction du Temple et l’exil qui a suivi n’étaient que le juste châtiment imposé au peuple juif pour la Crucifixion. La restauration du Temple, selon ce que pensait Julien, persuaderait les Chrétiens convertis que Dieu était favorable au peuple juif. Aussi, en tant que commandant de l’armée qui se lance dans une guerre contre le redoutable ennemi Perse, Julien pourrait également s’attendre à ce que les Juifs de la Mésopotamie aident ses légions.

Les Juifs ont reçu le mandat de reconstruire leur temple avec une joie inexprimable et ils en ont été tellement ravis qu’ils ont accouru de toutes les parties de Jérusalem, en commençant à mépriser insolemment et à triompher sur les chrétiens, en les menaçant de leur faire sentir les effets funestes de leur gravité, qu’ils avaient eux-mêmes jusqu’à présent des pouvoirs romains.

Dans ses « Quatre Lettres », adressées au peuple juif, Julien reconnaissait leur situation désastreuse et leur demandait de le rejoindre dans sa campagne. C’est une grande différence avec le dirigeant perse Cyrus, qui avait seulement permis aux Juifs de reconstruire leur Temple ; Julien leur avait pratiquement ordonné de le reconstruire et se disait peut-être bouleversé par leurs hésitations initiales et a nommé Alypius, un indigène païen d’Antioche et son meilleur ami, de superviser les travaux.

Les nouvelles se sont répandus tellement rapidement que les contributions arrivaient de toutes parts. Les femmes juives se dépouillèrent de leurs ornements les plus coûteux pour contribuer aux dépenses de la reconstruction du bâtiment. L’empereur également, qui n’était pas moins impatient de le voir terminé, afin de les encourager dans leur entreprise, leur a dit qu’il avait trouvé dans leurs mystérieux livres sacrés que le temps était arrivé où ils devaient retourner dans leur pays, et que leur temple et les observances légales devaient être restaurés. Il donna l’ordre à ses trésoriers de fournir tout l’argent et toutes les choses nécessaires pour la construction, ce qui nécessiterait des sommes immenses : Il a rassemblé les meilleurs ouvriers de tous les côtés et a nommé des surveillants des plus hauts rangs en mettant à leur tête de son ami intime, Alypius, qui avait été autrefois Pro-préfet de la Bretagne ; Il a chargé Alypius de les faire travailler sans cesse à cette grande œuvre et de ne ménager aucun frais.

Les Juifs étaient sans doute divisés entre ceux qui croyaient que Julien était un sauveur et ceux qui se souvenaient de l’avertissement du Rabbin Simon Ben Eliezer contre l’enthousiasme juvénile de la deuxième génération après la catastrophe de Bar Kochba : « Si les enfants vous disent : Allez reconstruire le Temple, – ne les écoutez pas. »

TEMPLE OF JERUSALEM: BIBLE ARCHAEOLOGY: Western or Wailing Wall

Toutes les choses étaient prêtes, les ouvriers étaient rassemblés de toutes parts ; La pierre, la brique, le bois et les autres matériaux, en quantités immenses, ont été acheminés. Les Juifs des deux sexes et de tous les niveaux faisaient partie de la main-d’œuvre ; Même les femmes contribuaient à creuser le sol et transportaient les ordures dans leurs tabliers et dans les jupes de leurs robes. Il a même été dit que les Juifs avaient fabriqué certains pics, pioches et paniers en argent afin d’honorer leurs travaux. Mais le bon évêque Saint Cyrille, récemment revenu d’exil, voyait tous ces grands préparatifs sans aucun souci, en s’appuyant sur la vérité infaillible des prophéties des Écritures :

Que la désolation du temple Juif devrait durer jusqu’à la fin ; Et qu’aucune  pierre ne reposerait sur un autre ;

Et étant plein de l’Esprit de Dieu, Cyril a prédit, avec la plus grande confiance, que les Juifs, loin d’être en mesure de reconstruire leur temple en ruine, seraient les instruments par lesquels la prophétie du Christ serait encore plus accomplie totalement qu’elle ne l’avait été jusque-là, et qu’ils ne seraient pas en mesure de mettre une pierre sur une autre, et l’événement justifia la prédiction.

Jusque-là, les fondations et quelques ruines des murs du temple subsistaient, tel que raconté par Saint Cyrille : Et Eusèbe racontait que les habitants continuaient d’emporter les pierres pour leurs bâtiments privés. Les Juifs ont démoli ces ruines de leurs propres mains, ce qui concourait à l’accomplissement de la prédiction de notre Sauveur.

Puis, ils ont commencé à creuser de nouvelles fondations, qui ont occupé  plusieurs milliers d’employés. Mais, ce qu’ils excavaient pendant la journée était, par des tremblements de terre répétés, rejeté la nuit suivante de nouveau dans la tranchée. « Et, quand Alypius, le lendemain, pressait vivement pour le travail, avec l’aide du gouverneur de la province, il se produisit, » a dit Ammianus « d’horribles boules de feu hors de la terre près des fondations, ce qui rendait l’endroit, de temps à autre, inaccessible pour les ouvriers qui creusaient. Et les éléments victorieux continuant de cette manière obstinément et résolument comme s’ils étaient dirigés à distance, Alypius cru devoir abandonner l’entreprise. »

Ceci est également mentionné par les auteurs chrétiens, qui, outre les tremblements de terre et les éruptions de boules de feu, racontent les tempêtes, les ouragans et les tornades, la foudre, les croix imprimées sur les corps et les vêtements des assistants et une croix flamboyante dans le ciel entourée d’une cercle lumineux. L’ordre semble avoir été donné comme suit :

Le jugement du Tout-Puissant a été annoncé par les tempêtes et les tornades, par lesquelles des tas prodigieux de chaux et de sable et d’autres matériaux en vrac étaient emportés. Après suivaient les éclairs qui sont la conséquence habituelle de la collision des nuages dans les tempêtes. Les effets ont été, en premier lieu, la destruction des matériaux solides et la fonte des instruments de fer ; Et d’autre part, l’impression de croix brillantes sur les corps et les vêtements des assistants, sans distinction, dans lesquelles il y avait quelque chose dans l’art et l’élégance qui dépassait toute peinture ou toute broderie; Et, lorsque les infidèles les percevaient, ils s’efforçaient, mais en vain, de les laver. En troisième lieu arrivaient les tremblements de terre qui rejetaient les pierres dans les anciennes fondations et secouaient la terre qui retombait dans la tranchée qui devait être creusée de nouveau ; Et de plus, les bâtiments adjacents et les portiques dans lesquels travaillaient un grand nombre de Juifs étaient renversés, écrasant à mort, mutilant ou blessant un grand nombre de ces travailleurs. Le nombre de tués ou de blessés augmentait par les éruptions des boules de feu, avec des tempêtes et des orages au-dessus et des tremblements de terre au-dessous. Avec ces éruptions, beaucoup ont fui vers une église voisine pour se cacher, mais ne pouvaient pas y entrer ; Soit parce que la porte a été fermée par une main invisible secrète, ou, du moins, par une providence spéciale, parce que l’entrée de l’oratoire était bloquée par une foule effrénée qui se pressait pour entrer en premier.

« Ceci, cependant, » dit saint Grégoire de Nazianze, « est toujours affirmé et cru par tous, que lorsqu’ils cherchaient à forcer le passage par la violence, le <Feu>, qui éclatait des fondations du temple, les rencontrait et les arrêtait, et une partie brulait et détruisait et l’autre les mutilait impitoyablement en leur laissant un monument vivant de la colère de Dieu contre les pécheurs. »  Ces éruptions se renouvelaient fréquemment jusqu’à ce que la témérité des plus obstinés soit surmontée ; Reprenant les paroles de Socrate, car le feu a continué à se répéter aussi souvent que les plus obstinés se sont hasardés à renouveler leurs tentatives, jusqu’à ce qu’ils se fatiguent et abandonnent.

Enfin, le soir même, une croix lucide est apparue sur Jérusalem, brillante et très lumineuse, plus grand que celle sous le règne de Constantin, entourée d’un cercle de lumière. « Et, qu’y aurait-il de mieux pour terminer cette grande saga, ou pour célébrer cette victoire décisive, qu’une croix triomphante encerclée par le symbole de la conquête héroïque ? »

TEMPLE OF JERUSALEM: BIBLE ARCHAEOLOGY: reconstruction of the main facade of reconstructed Temple of Herod the Great

Cet événement miraculeux, avec toutes ses circonstances, est relaté par tous les écrivains de cette époque ; Par Saint Grégoire de Nazianze dans l’année qui a immédiatement suivie ; Par Saint Jean Chrysostome, dans plusieurs parties de ses œuvres, qui dit que ce n’était pas arrivé vingt ans auparavant, provenant de témoins oculaires encore vivants et jeunes et de l’état actuel de ces fondations, « dont, » dit-il, « nous sommes tous témoins » ; Par Saint Ambroise, dans sa quarantième épître écrite en 388 ; Rufin, qui avait longtemps vécu sur les lieux ; Théodore, qui vivait dans le voisinage en Syrie ; Philostorge, l’Arian ; Sozomène, qui a dit que beaucoup étaient encore vivants quand il a écrit ce qu’il tenait de témoins oculaires, et mentionne les marques visibles qui subsistent encore ; Socrate, et tous les autres. Le témoignage des païens corrobore cette preuve ; Comme celle d’Ammien Marcellin, un noble de premier rang, qui vivait alors dans la cour de Julien à Antioche et dans un bureau de distinction, et qui a probablement écrit son récit de la lettre d’Alypius à son maître au moment où le miracle s’est produit.

Libanius, un autre païen ami et admirateur de Julien, à la fois dans l’histoire de sa propre vie et dans son oraison funèbre sur la mort de Julien, mentionne ces tremblements de terre en Palestine, mais avec une certaine timidité qui découvre la disgrâce de son héros et sa superstition. Julien lui-même parle de cet événement d’une manière secrète. Avec la mort de Julien est venu l’empereur Jovien, un chrétien fidèle, et des attaques menées par l’Eglise sur les Juifs et le judaïsme.

L’historien du début de l’Eglise, Socrate, témoigne qu’à la vue des miracles les Juifs ont d’abord crié que le Christ était Dieu ; Et ils sont retournés dans leur pays plus endurcis que jamais. Saint Grégoire de Nazianze a dit que des Gentils se sont convertis à l’époque et se sont dirigés vers l’Eglise. Théodore et Sozomène ont dit que beaucoup se sont convertis ; Mais, en ce qui concerne les Juifs, çà signifiait évidemment une conversion-éclair, pas une conversion réelle et durable. Les incrédules ont été aveuglés par différentes présences ; Mais la preuve du miracle ne laisse aucune place à la moindre chicane ou suspicion.

Les écrivains chrétiens de cette époque sont unanimes à le rapporter avec sa situation compliquée, mais avec une diversité qui démontre leur accord aussi parfaite qu’ils ne pouvaient s’être concertés. La même chose est confirmée par le témoignage des adversaires les plus obstinés. Ceux qui, lorsque le temple de Daphné a été consumé à la même époque, par la foudre, ont prétendu que les chrétiens y avaient mis le feu, n’ont pas été en mesure de soupçonner la moindre possibilité de ruse dans ce cas : Pas plus que l’événement ait pu être naturel. Tous les soupçons sont éliminés par la conformité de l’événement avec les prophéties : L’importance de l’occasion, l’ardeur extrême des Juifs et des Gentils dans l’entreprise, l’attention que tout l’empire y a mis et les circonstances du fait. Les éruptions, contrairement à leurs caractères habituels, ont été confiné à un petit endroit ; Ils ont obstinément éclaté par accès et ont cessé avec le projet, et d’une telle manière qu’Ammien lui-même l’a attribué à une cause intelligente.

Les phénomènes des croix dans les airs, et sur les vêtements, étaient admirablement présentés, comme des emblèmes moraux, pour proclamer le triomphe du Christ sur Julien, qui avait enlevé la croix de sur les enseignes militaires que Constantin avait placé comme un monument durable de cette croix qu’il avait vu dans les airs qui présageait ses victoires. La même chose a été de nouveau érigée dans le ciel afin de confondre la vanité de son persécuteur impuissant. Le séisme a été sans aucun doute miraculeux ; Et même si ses effets pouvaient pour la plupart être considérés comme naturels, ils ont été dirigés par une providence spéciale surnaturelle, comme la destruction de Sodome par le feu du ciel. Ainsi, M. Warburton conclut sa thèse sur ce sujet avec le corollaire suivant. « Un nouvel éclairage surgit constamment de chaque situation lorsqu’elles sont passées en revue, et lorsque les événements sont considérés dans leur ensemble, ce miracle illustres émerge dans un éclat de preuves. »

Même les rabbins juifs, qui ne copient pas les auteurs chrétiens, relatent cet événement de la même manière avec les pères de leurs propres traditions et leurs propres dossiers. Ce grand événement s’est produit au début de l’année 363. Saint Chrysostome admire la conduite merveilleuse de la Providence divine dans ce prodige, et observe que si les Juifs n’avaient pas décidé de reconstruire leur temple, ils auraient prétendu qu’ils auraient pu le faire : Donc Dieu leur a-t-il permis trois fois de l’essayer ; Une fois sous Adrien quand ils ont provoqué une plus grande désolation sur eux-mêmes ; Une seconde fois sous Constantin le Grand, qui les a dispersés, leur a coupé les oreilles et a marqué leurs corps des marques de la rébellion. Il relate alors cette troisième tentative, « À notre époque », comme il le dit, « pas plus de vingt ans auparavant, quand Dieu a lui-même visiblement déconcerté leurs efforts, pour démontrer qu’aucune puissance humaine ne pouvait renverser son décret, et tout ceci à une époque où notre religion était opprimée, reposant sous les haches et n’avait pas même la liberté de parler ; Cette impudence elle-même pourrait ne pas avoir la moindre ombre de présence. »

 

L'Histoire Juive de ce siècle ressemble plus à : D.ieu a été acheté par Abraham, pour quelques agneaux, depuis sa propriété intellectuelle est déposé à l'INRI. Le Lobby sioniste impose sa loi casher sur tout ce qui peut rapporter gros. Le Sionisme se veut une entreprise de désaliénation du Juif et de la Diaspora, et plus généralement du Monde entier, c'est le pendant de l'Islam Politique et de l'Etat Islamique. D.ieu est un produit marketing qui fait vendre et pour racheter ou pour ôter les péchés du Monde. "EGO TE SALVA", mais entre-temps tu dois payer. Tu me rachètes 8 Millions de Juifs tous identifiés, je te fais une remise de 2 Millions, tu t'installes dans un pays Arabe, tu vires tout le Monde et tu décrètes que tes ancêtres y ont toujours habité et que c'est ta terre promise. Tu fais des Guerres, tu en tues le plus que tu peux, et au nom de D.ieu, tu blasphèmes et tu dis que cela plaît à D.ieu. D.ieu est dans ta poche, tu le sors quand tu veux, tu lui fait prendre toutes les apparences, et ton fond de commerce c'est D.ieu. Bien entendu tu ne reconnais par D.ieu ni ses prophètes, ni quiconque qui pourrait être D.ieu car dès ce moment il risquerait de t'échapper et de ne pas accepter ton marché. Ta méthode est irréprochable, au nom de D.ieu tu régis le Diable, tu lui fais admettre que c'est le mieux, pour l'humanité, il faut un concept, et depuis les temps reculés, il n'a pas changé. Tu te fais sanctifier par D.ieu, et maintenant que t'es couronné, tu peux gouverner, et les hommes tu peux les diriger vers le Monde de serviteurs que tu t'es donné. Pour les appeler à te choisir, s'il te faut une excuse absolutoire, tu les fais voter, et tu t'arranges à être le candidat de leurs vœux. Les autres tu t'en fou, l'important c'est D.ieu qui t'a permis de régenter au mieux une humanité qui est prête à mourir pour son D.ieu.

 
L’UNESCO est désormais une officine Palestinienne 

Une nouvelle résolution vient d’être adoptée par l’UNESCO reconnaissant aux Palestiniens, et aux Palestiniens seuls, l’affectation culturelle du Mont du Temple, sans tenir compte du caractère fondamental de ce lieu pour la religion juive et pour la religion chrétienne. Seule parmi toutes les démocraties occidentales, la France, une fois encore, par son abstention s’est solidarisée avec les pays musulmans à l’origine de cette résolution. Ainsi, c’est un deuxième scandale qui éclate sans que nous ayons la moindre information sur l’attitude de la diplomatie française malgré nos protestations et nos interpellations parlementaires. Le quai d’Orsay s’enfonce, sans contrôle dans une politique anti-israélienne systématique.

Je ne l’accepterai pas, c’est la raison pour laquelle je vous invite à venir nombreux à venir manifester avec moi jeudi 27 octobre à 18h devant le quai d’Orsay.

Comme à son habitude, partagée par de nombreuses organisations multilatérales, l’Unesco a cédé la semaine dernière en Comité Exécutif et aujourd’hui même au sein de son Comité du patrimoine, à son infamante obsession d’Israël, couplée à un dramatique exercice de falsification de l’histoire.

Le « Kotel », un lieu juif ? Non ! Ces résolutions font ainsi référence au mur occidental comme « le Mur occidental de la mosquée Al-Aqsa / Al-Haram Al-Sharif » ce qui revient à faire du « Kotel » une partie intégrante de la mosquée Al-Alqsa…

Nous étions choqués par l’obsession anti-israélienne de l’Unesco, nous voilà aujourd’hui révoltés par le dévoiement de ses propres valeurs : la mise à l’honneur de l’histoire comme richesse commune fait place aux contrevérités historiques, la promotion de la culture et de l’éducation, à l’instrumentalisation politique.

Le CRIF s’est activement mobilisé depuis des mois auprès de Madame Irina Bokova pour lui demander de mettre un terme à ces résolutions révisionnistes qui déshonorent l’Unesco.

Certes, chacun sait que l’Unesco est un forum où les majorités issues des votes du bloc des pays arabo-musulmans sont automatiques, où les voix des régimes totalitaires de toutes sortes valent plus que celles des démocraties. Mais ces résolutions marquent d’une tache rouge l’Unesco comme la résolution « Sionisme = racisme » de 1975 avait déshonoré l’ONU.

A cette colère face à l’Unesco, s’ajoute une profonde déception face au choix de la France de s’abstenir lors du vote au Comité Exécutif.

La France, disent certains, a corrigé l’erreur de son vote favorable d’avril dernier. C’est donner bien peu de sens à l’abstention ! S’abstenir, lorsqu’il s’agit de choisir entre la vérité et le mensonge, entre l’honneur de l’histoire et l’infamie du révisionnisme, n’est pas digne de la France et de ses valeurs. C’est l’expression d’un renvoi dos-à-dos insupportable et indécent.

Le Crif avait alerté à plusieurs occasions le Président de la République François Hollande sur l’écho de ce vote auprès des Français, de toutes origines, qui ne peuvent supporter de voir la France renoncer à défendre l’histoire et la vérité. Un autre vote était possible et les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, notamment, l’ont fait.

J’ai rencontré vendredi dernier le ministre des Affaires Etrangères Jean Marc Ayrault à qui j’ai exprimé avec gravité notre déception face à ce vote français, et notre colère face à l’Unesco.

Le Crif continuera, avec ses modalités d’action, c’est-à-dire l’action politique,  institutionnelle et médiatique, à porter cette voix, fidèle à la vérité. Vous pouvez compter sur ma détermination à ce que jamais cette voix ne faiblisse.

D’autres organisations ont fait le choix de porter cette colère dans la rue et je salue l’initiative des associations qui appellent à un rassemblement demain à 18h pour exprimer cette déception et cette colère. J’invite toutes les organisations membres du Crif à se joindre à eux pour faire entendre une voix forte, fidèle à la vérité et à l’histoire.

POUR JERUSALEM PAS UNE VOIX NE DOIT MANQUER
POUR JERUSALEM AUCUN D’ENTRE NOUS NE PEUT SE TAIRE

Francis Kalifat (EI ou EJ), Président du CRIF

Il faut bien faire la Guerre à l'Islam, et aux Palestiniens, sinon comment verrions-nous la supériorité du Peuple Élu, dans sa nouvelle Alliance avec D.ieu, car pour le moment il n'en est plus question.

La Dernière Alliance entre D.ieu et un Homme s'est faite avec Jésus Christ, c'est par lui que l'on va à D.ieu, et D.ieu n'a jamais fait alliance avec un Peuple, même s'il se nomme Israël. Jésus Christ est revenu, malgré ce qu'on lui a fait dernièrement, et D.ieu ne l'a pas abandonné, mais cette fois ci, si D.ieu fait encore alliance avec lui, comme jadis avec Adam et Ève, Noé, Moïse, Abraham c 'est pour sauver l'humanité victime de l'esclavage, car D.ieu ne peut faire alliance avec des hommes esclaves.

Dieu fait alliance uniquement avec un peuple qu’il a libéré par l'intermédiaire de Moïse. Il ne peut se lier avec un peuple d’esclaves, et c'est la seule fois où la notion de Peuple a eu lieu, encore que dans le désert, quand Moïse redescend su Sinaï, et qu'il voit son Peuple adorer le veau d'or comme aujourd'hui, il prend la moitié qui lui reste fidèle, et fidèle aux lois de D.ieu, et tue l'autre moitié.

Le châtiment du Peuple Juif, sa persécution encore récente voulue par le Sionisme ayant conclu un accord non tenu, avec le Diable et avec Hitler, permet d'envisager qu'une future alliance se fasse encore en gardant les justes, et en éliminant les mauvais.

On dit que le Peuple Juif ne se reconnait que par ses traditions orales et écrites, et s'il n'en existait pas, il n'y aurait plus de Juifs. Parmi ceux qui se disent Juifs, comme parmi les autres religions, beaucoup on abandonné les pratiques, et les savants on fait évoluer les rapports avec D.ieu en leur faveur, en y mettant des Lois que D.ieu lui-même n'a pas dictées. Le Veau d'or est une pratique naturelle dans notre humanité récente, et D.ieu n'a pas voulu de cela.

Jésus Christ en tant que Juif et Palestinien, comme saint jean l'évangéliste sont de la communauté essénienne. Ils entretenaient des rapports étroits avec les Esséniens dont Jean le Baptiste était le chef. On voit de suite la distance à parcourir pour le Peuple Juif, afin qu'il trouve un audience favorable auprès de D.ieu, de même pour les autres religions. Dans l'état actuel du Sanhédrin, Jésus Christ ou toute personne ayant la vocation d'accomplir la parole de D.ieu, ne trouverait en face de la haute autorité Juive, que blasphème et crucifixion.

 

Lucien M. Martin "Jésus est revenu pour nous sauver…" Ces quelques mots, "revenu" surtout, m'ont intrigué. Je suis donc allé voir ce qu'en dit le site de la laosophie. Et je reste sur ma faim : je ny vois pas que Jésus soit REvenu. Cela dit, j'ai lu le texte avec intérêt et des réserves. Je l'ai lu avec l'esprit d'un homme de culture et de formation chrétienne, catholique plus précisément, mais qui – sans perdre la foi, bien au contraire – ne peut plus se dire chrétien. Parmi bien d'autres raisons, parce que – raison exégétique – les évangiles, dont il ne faut pas oublier le caractère souvent allégorique comme l'Ancien Testament d'ailleurs, contiennent des passages absolument incompatibles avec la divinité supposé de Jésus, et ceux-là sans aucun caractère allégorique . Ainsi, exemple parmi d'autres, qui a l'avantage de toucher à l'un des arguments de l'article : lorsque les apôtres demandent à Jésus quand viendra le "moment", il répond : "Seul le Père le sait", ce qui excluant l'omniscience chez Jésus, exclut par là même qu'il soit dieu. Mais l'exégèse fait apparaître bien d'autres arguments en ce sens. "Fils de Dieu", d'ailleurs, ne signifie pas "Dieu", alors que les mêmes Écritures, font aussi de nous des "Fils de Dieu". Et ce n'est pas l'expression "Fils de lHomme" qui, non sans paradoxe, confirmerait sa divinité. J'ai commis sur ce sujet en 2012 une étude publiée chez Publibook. Ne me demandez pas d'épuiser ici un sujet auquel j'ai ainsi consacré près de cent cinquante pages.
 
José Pedro relisez cet article, j'y ai inséré de nombreux ajouts, et pas des moindres, quant à la divinité du Christ, en tant que fils comme nous-mêmes, vous avez raison, il n'est pas omnisciences, et la Père est au dessus du fils, mais l'esprit Saint vient sur les hommes, ce qui a provoqué chez les apôtres une sciences infuse. Le parler en langues apparaît pour la première fois le jour de la Pentecôte (Actes 2.1-4), lors de l'accomplissement de la promesse de Jésus (Actes 1.8) d'un revêtement de puissance. C'est là qu'ont eu lieu les premiers baptêmes dans le Saint-Esprit, accompagnés du signe du parler en langues. D'autres ont suivi (Actes 8.14-18 ; 10.44-46 ; 19.2-7), et l'apôtre Pierre l'a promis à tous les croyants (Actes 2.38-39). Dieu semble avoir la possibilité d'induire par esprit ceux qui lui sont chers, et ainsi d'avoir en esprit leurs présences et leurs connaissances ainsi que peut-être leurs sentiments. Pour le RE, il semble qu'il est déjà recherché par le sanhédrin pour blasphèmes, et condamné à mort par contumace par le Sionisme, qui préfère présenter son propre candidat, l'antéchrist. Donc loin de moi de vouloir et de pouvoir dévoiler sa présence, son identité, son chemin, car il est le chemin.

Pourquoi j’ai abandonné le culte

Pourquoi j’ai abandonné le culte

Avigail Abarbanel est une psychologue d’origine israélienne qui est sortie du culte sioniste, comme elle le nomme elle-même, et, dans une lettre à ses anciens compatriotes, tente de leur expliquer son point de vue d’ancien membre du culte.

Cher Israël et chers juifs israéliens,

Il est probable que vous écrire soit inutile et, d’ailleurs, je n’attends pas de réponse de votre part. J’écris par une sorte de sens du devoir. Après tout, je viens de chez vous alors, peut être, quelques uns pourraient m’écouter, être curieux, prendre un risque et examiner ce qui vous est impensable.

Je suis partie depuis ce qui me semble être une éternité, vingt-cinq ans. Je ne pense pas que vous ayez beaucoup changé depuis, sauf peut-être pour le pire. Les psychologies comme la vôtre ont la mauvaise habitude de s’aggraver si elles ne sont pas soignées. Je me souviens toujours de vous comme de gens durs, sur la défensive, chauds du collier et prêts à exploser à chaque occasion, bruyants et impitoyables. Vous aviez des moments de calme et peut-être même de bonté, mais ils étaient réservés à ceux qui vivaient dans des endroits plus verts et agréables, et qui avaient plus d’argent que nous n’en avions.

F131106MS01-e1401896406778

 

J’ai grandi à Bat-Yam et c’était terrible là bas. Un amas dense de béton, bruyant et immense ; des blocs résidentiels faits d’appartements aux murs très fins, à perte de vue, séparés par des routes bitumées. Ce n’est pas l’image que vous aimez montrer au reste du monde, et cela ne correspond pas à ce que le reste du monde pense de vous. J’ai grandi rue Hashikma. Quelle cruelle plaisanterie c’était, nommer ce monstrueux dessert de béton, Hashikma… Le sycomore. Il n’y avait aucun arbre là bas. Dans mon enfance, je n’avais aucune idée de ce que pouvait être un sycomore. Quel que soient les gens qui ont fait cela, pensaient-ils qu’en nommant la rue «sycomore», cela allait rendre les choses plus faciles pour ceux qui y habitaient ? Pensaient-ils pouvoir nous tromper et nous faire penser que c’était plus idyllique que cela ne l’était en réalité ? Cela ne faisait que provoquer embêtements et tourments. Le nom de ma rue me faisait penser à quelque chose auquel je n’avais pas accès et que je ne pensais pas pouvoir atteindre.

 

Avigail Abarbanel, as a girl in Israel

Avigail Abarbanel,enfant en Israël

Cette dichotomie entre le nom de l’endroit et sa réalité est un symbole de votre existence. Là bas, on ne diffère pas beaucoup des autres quartiers populaires du monde entier, mais on m’a toujours dit que nous étions différents des autres. Nous étions spéciaux, nous étions meilleurs, nous étions plus moraux, plus éthiques et plus civilisés. Et ne me dites pas que vous ne l’avez pas dit. Je m’en souviens parfaitement ! J’étais très attentive à l’école.

Mais dans mon esprit d’enfant, je ressentais qu’en fait nous n’étions pas si spéciaux que cela. Je pense que beaucoup d’enfants ayant souffert d’avoir été abusés dans leur propre famille, aux mains de leur propre peuple, doutent de leur groupe. Si vous m’aviez plus protégée, peut-être serais-je toujours parmi vous. Mais vous ne pouviez pas me protéger, ni les autres enfants, précisément parce que vous n’êtes pas ce que vous dites, un peuple plus éveillé et plus éthique. Vous n’êtes qu’un groupe d’humains avec des dons et des faiblesses, et plein de lâchetés, comme tout autre groupe. Vous ne différez pas des autres sociétés humaines qui permettent et cachent des crimes contre leurs propres enfants et qui faillissent à la protection des plus vulnérables d’entre eux.

Quelques années après vous avoir quitté, j’ai petit à petit réalisé que j’étais semblable à tous ceux qui suivent un culte. Cela a été un choc pour moi mais, en regardant en arrière, je me demande comment je ne l’avais pas réalisé plus tôt. Bien sûr, les gens pris dans un culte voient rarement où ils en sont. S’ils le pouvaient, les cultes ne seraient pas ce qu’ils sont. Ils pensent être les membres d’un groupe spécial, ayant un destin spécial, et toujours sous une menace. La survie du culte étant toujours le principe le plus important. On enseigne aux membres d’un culte, depuis leur naissance, que le monde extérieur est dangereux, qu’ils doivent se regrouper pour leur sécurité.

À ce moment de la discussion, vous allez sûrement me dire que, culte ou pas culte, tout cela est totalement justifié. Aurais-je oublié l’Holocauste ? Bien sûr que non. La persécution du peuple juif a travers l’Histoire est bien une réalité. Quelle que soit l’identité juive, les juifs étaient un groupe haï et rejeté parmi les autres cultures européennes et les Juifs ont toujours eu une coexistence difficile avec les non-juifs. Tout groupe marginalisé ou persécuté entretient une relation difficile avec la culture dominante. Une fois que vous avez été discriminé, il est difficile de faire confiance.

Mais deux choses importantes me gênent à votre sujet. D’abord, cette histoire de persécution est tellement rattachée à votre identité que vous ne pouvez pas voir au delà. Vous semblez tous être totalement pris dedans, sauf une très petite minorité qui peut voir le sionisme pour ce qu’il est. Quiconque ayant subi un traumatisme tend à se sentir différent et séparé. La psychologie humaine veut qu’une fois que vous avez été abusé, vous vous sentiez différent des autres. Mais toute personne ayant été abusée et traumatisée se doit de guérir et de ne pas permettre à la peur et au sentiment de victimisation de devenir son identité. Ceux comme nous qui avons été traumatisés et abusés ont ce devoir, car s’ils ne guérissent pas, alors nous nous faisons du mal à nous-mêmes et aux autres. C’est là où vous en êtes et c’est ce que vous faites. Vous n’avez pas seulement permis au traumatisme de devenir votre identité intime, vous l’avez glorifié et vous le vénérez comme un dieu.

Le deuxième et plus important sujet qui m’ennuie est le crime que vous avez commis et que vous continuez de commettre au nom de «notre» survie. Vous vouliez une solution à la persécution de votre groupe et c’est justement là que réside le problème. Vous avez décidé de créer un ghetto que vous pensiez comme un havre de paix, alors que la terre était déjà bien occupée. Vous êtes venus et vous l’avez prise, avez perpétué un nettoyage ethnique et vous continuez encore à le faire. Je sais que vous n’aurez pas considéré votre mission comme accomplie avant que vous n’ayez toute la terre, sans son peuple.

Vous êtes le produit d’une colonie de peuplement, un État créé par le déplacement et l’élimination du peuple qui vivait sur cette terre avant vous. La relation que vous entretenez avec vos victimes, les Palestiniens, a toutes les caractéristiques d’une relation entre des colons et ceux qu’ils souhaitent éliminer de leur existence. Les colons ne font pas que retirer un peuple de sa terre, ils effacent leurs endroits historiques, leur monuments, les preuves de leur histoire, matérielles et orales, toute trace de leur existence… S’il n’y a plus de victimes, il n’y a plus de crimes. Si le territoire est nettoyé de toute trace culturelle du peuple qui vivait ici, il devient libre d’être occupé par un nouveau peuple.

Je sais ce que c’est que d’être aveugle au fait d’être un colon, d’être un peuple qui commet un crime terrible. Vous ne pouvez pas vous voir comme les «méchants» ici. Vous êtes tellement enfoncés dans votre propre mythe, que vous avez toujours été et serez toujours la victime la plus tragique de l’Histoire de l’humanité. J’étais quelqu’un comme vous, à l’époque, et je sais qu’il vous est pratiquement impossible de voir au-delà de votre raisonnement : «Nous voulons seulement retrouver nos terres ancestrales. Nous voulons seulement rester en paix entre nous. Qu’y-a-t-il de mal à cela ? Pourquoi est-ce que les autres ne nous laissent pas vivre en paix ?».

Il y a un puissant champ magnétique, une sorte de cage d’acier en vous, qui protège vos croyances de la vérité, de la réalité. Vous ne niez pas être «revenus» et vous être installés sur cette terre, vous ne pouvez tout simplement pas envisager ce que cela veut dire. Alors laissez-moi-vous le dire encore une fois. Quand un groupe de gens arrive sur un territoire (quelle qu’en soit la raison), élimine le peuple indigène et accapare ses terres et ses ressources, cela s’appelle de la colonisation. La colonisation de peuplement est immorale, un crime contre l’humanité. Les victimes ne s’en vont pas toujours silencieusement dans la nuit, alors les crimes doivent continuer à être commis, jusqu’à ce que la résistance des victimes soit écrasée et qu’ils disparaissent de la vue et de la mémoire. Il n’y a rien d’original ni de spécial dans ce que vous êtes, ni dans ce que vous faites. Vous êtes comme tous les colons avant vous. Même votre capacité à l’auto-illusion ou à illusionner les autres n’a rien de spécial. Cela a déjà été fait avant. Vous n’avez vraiment rien de spécial, du tout.

Admettons que vous soyez «rentrés à la maison», comme votre mythe le dit, que la Palestine ait été votre terre ancestrale. Mais la Palestine était déjà totalement occupée quand vous avez commencé à lorgner dessus. Pour la prendre, vous avez suivi à la lettre l’ordre biblique donné à Joshua de pénétrer et de tout prendre. Vous avez tué, vous avez expulsé, violé, volé, brûlé et tout détruit, et vous avez remplacé la population par votre propre peuple. On m’a toujours appris que le mouvement sioniste était essentiellement non religieux (comment pouvoir être juif sans religion juive me rend perplexe). Pour un mouvement soi-disant non religieux, c’est extraordinaire comment le sionisme – votre créateur et votre identité – a suivi la Bible de près. Bien sûr, vous n’osez jamais critiquer les histoires bibliques, même les plus laïcs d’entre vous. Aucun des bons professeurs de mon école laïque n’a jamais suggéré de mettre en question la moralité de ce que Joshua avait fait. Si nous étions capables de remettre cela en question, l’étape logique suivante serait de remettre en question le sionisme, ses crimes, et la droiture de notre existence dans notre État. Non, nous n’étions pas autorisés à aller si loin. Cela aurait fragilisé la structure déjà fragile qui nous maintient.

Donc, comme dans tout culte ayant déjà existé et ceux qui, sans aucun doute, continueront d’être créés, vous vivez dans un aveuglement auto-imposé. Vous créez et recréez une image de la réalité remplie de trous, mais vous vous sentez très bien comme cela. La possibilité de remplir ces trous vous met face à vos terreurs mortelles, votre peur morbide de l’anéantissement. Et vous ne pouvez pas le supporter. Je sais ce que l’anéantissement veut dire pour vous. Cela ne veut pas dire seulement être tué. L’anéantissement veut dire que le peuple juif, la judaïté elle-même, n’existerait plus. Pour vous, «assimilation» veut dire aussi anéantissement. Ils nous ont appris cela à l’école. On nous a enseigné que l’assimilation était à rejeter, de la lâcheté, de la trahison de notre peuple. Si des juifs se marient avec des non-juifs dans leurs pays et quand toute trace de judaïté, quelle qu’elle soit, se dilue, vous vous inquiétez. Vous pensez que c’est la fin. Parce qu’il n’y a pas d’individus, seulement le groupe, et quand le groupe va bien alors les individus vont bien. Vous prenez alors toute menace contre le groupe comme une menace personnelle. C’est pourquoi vous criez à l’antisémitisme si rapidement et par réflexe, dès que vous percevez la moindre menace envers votre culte nationaliste.

 

Avigail Abarbanel, aujourd'hui

Avigail Abarbanel, aujourd’hui

J’ai abandonné le culte parce que je voulais découvrir qui j’étais vraiment. J’ai refusé que le seul objet de ma vie soit de défendre le culte et de lui permettre de continuer. C’est humain, c’est mammifère de laisser son identité être possédée par le groupe, mais cela ne fait pas une vie heureuse. Nous avons survécu en tant que mammifères, en partie parce nous avons vécu en groupe. Sans le groupe autour d’eux, nos ancêtres seraient probablement morts dans ce monde difficile où ils vivaient. Votre psychologie n’est rien de plus que la psychologie du temps des cavernes et cela ne concerne pas que vous. Mais nous sommes une espèce qui a la capacité de faire bien mieux. Dans le monde actuel, notre survie dépend de notre capacité à transcender nos instincts animaux. Nous pouvons développer et utiliser la partie morale et éthique de notre cerveau, cette partie qui nous permet conscience de soi et empathie, cette partie qui peut prendre la responsabilité de ses propres péchés et crimes et qui peut faire pénitence. Ce qui va nous sauver n’est plus de rester dans notre petit groupe mais de se rassembler en tant qu’une seule espèce, l’espèce humaine. Allez, abandonnez le culte et la mentalité de ghetto et rejoignez la race humaine, faites la bonne chose. Vous voulez vraiment être spécial, remplir une destinée spéciale ? Par tous les moyens ! Alors ouvrez le chemin à l’éveil en admettant, en vous repentant et en transformant votre identité en quelque chose de sain et de positif. Montrez ce qui peut se passer lorsqu’on n’est plus que de simples mammifères apeurés.

Je ne m’attends pas à ce que vous m’entendiez ou à ce que vous voyiez ce que vous ne pouvez pas voir. Vous êtes des experts en endoctrinement et êtes trop enfoncés dans votre vision de la réalité basée sur la peur. Vous me décevez beaucoup. C’est pourquoi je soutiens le BDS contre vous. Si vous ne voulez pas vous arrêter de vous même, quelqu’un doit le faire pour vous.

Avigail Abarbanel est née et a été élevée en Israël. Elle a déménagé pour l’Australie en 1991 et vit maintenant au nord de l’Écosse. Elle travaille comme psychothérapeute et milite pour les droits des Palestiniens. Elle a édité Au-delà des loyautés tribales : histoires personnelles des activistes juifs pour la paix (Beyond Tribal Loyalties : Personal Stories of Jewish Peace Activists, Cambridge Scholars Publishing).

Article original publié dans Mondoweiss

Traduit par Wayan, relu par Cat pour le Saker Francophone.

source: http://lesakerfrancophone.fr/pourquoi-jai-abandonne-le-culte