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WWIII : La Guerre Nucléaire est dans les cartons et chez tous les Journalistes. Voyage pour La Paix à Moscou!!!

Publié le par José Pedro

Voile porté par musulmane

 

Pétition et Voyage pour la Paix à Moscou avec le Président Vladimir Poutine,

éditorial de Jean-Claude Louistisserand

 

C'est la Vérité que l'on cache aux Français. Les Musulmans sont 10 Millions en France, les sympathisants sont 25 Millions, et le taux de natalité est 5 fois celui des Français de souche.

François Hollande dit la vérité dans son article ci-dessous, les Français ne veulent plus faire d'enfants et il parait que c'est depuis que la femme est émancipée et veut travailler.

Un Musulman, avec ses concubines et ses multiples enfants, n'a pas besoin de travailler, faites de même si vous voulez survivre, rien ne vous en empêche. (en France la polygamie est interdite et les musulmans ne déclarent qu'une seule femme, les autres sont des concubines (femme véritable ayant pris le titre de concubine pour être en accord avec la loi Française, ou les autres ils les laissent au pays. Effectivement le Coran interdit les Concubines, voire dans certains cas la Polygamie, voir ci-bas)

En tant que Français tous ont leur place dans la République, et s'il faut en déduire quelque chose, c'est que les Français s'adaptent moins bien au Monde Nouveau, du Nouvel Ordre Mondial, qui va brasser encore plus les populations, et qui va créer encore plus de conflits armés et nucléaires.

Ceux qui resteront sont les plus résistants aux mauvaises conditions et une étude montre que ce sont les habitants des Pays pauvres et pollués qui ont le plus de chances de survivre car ils sont immunisés contre la plupart des maladies.

Quelque soit la Politique qui sera menée, par la Droite-Centriste de Juppé ou par le Front National, et même par le Socialiste Macron, ils sont tous aux ordres du même Chef suprême qui leur indique la Politique à Suivre.

Quelque soit ce qu'ils vont dire dans les prochains jours, dans les prochains mois et dans les prochaines années, ils ne sont plus les Maîtres, car d'autres Maîtres sont au dessus d'eux.

Bienvenue à tous, en ex-terre de France, dans l'Union Européenne de l'OTAN et des Banquiers, vous serez peut-être mieux protégé que partout ailleurs.

Vous avez bien compris qu'on ne parle plus de chômage puisque les économistes en demande plus de 10%, partout dans le Monde, on ne parle plus d'emploi, car il est parti et celui qui va s'implanté ressemble à s'y méprendre à Uber.

On ne parle plus de Paix car tout le monde veut la Guerre, y compris nos Chefs Politiques. L'avenir et sombre pour certains mais radieux pour d'autres.

Mais en votant pour ceux qui sont le plus apte à se faire élire, et à qui vous donnez des chèques en blanc, car vous ne connaissez pas ce qu'ils vont faire de votre vote, vous voterez comme d'habitude pour vous faire taper dessus.

Comme vous serez content,ou pas, que votre candidat soit élu, vous ne pourrez rien dire et vous porterez comme d'habitude et depuis 40 ans, la nostalgie d'un passé que vous n'avez jamais connu, mais espéré.

François Hollande a espéré faire la vraie réforme qui conditionne tout le reste en Politique, qui est la réforme de la monnaie et du droit régalien pour un Peuple d'émettre sa propre monnaie et d'emprunter à taux zéro pour son administration.

Il voulait le faire, mais pas assez soutenu, il y a renoncé, et vous pourrez trouver un candidat de remplacement en la personne de Marc JUTIER, PS, qui peut rassembler et qui peut changer la donne s'il n'abandonne pas en chemin ses principes pour cause de pressions insupportables.

Alain Juppé Président, il ne s'engagera pas à vous donner des précisions sur ces points, d'autant plus qu'il ne peut rien dire ni rien faire sinon participer à l'autodestruction du Président Nicolas Sarkozy.

En attendant Marc Jutier, est le seul, avec François Hollande à parler de Paix avec la Russie, et nous invitons François Hollande, comme Alain Juppé, à rencontrer le Président Vladimir Poutine, pour une marche pour la Paix à Moscou les 15-16-17-18 décembre 2016.

Éloge au candidat Alain Juppé, super-Président autoproclamé par les médias et les Banquiers. La voix de la Russie, qui selon certains agit en faveur de Donald TRUMP, pour miner Hillary Clinton, représentante des seuls intérêts de la classe dirigeante, et des banquiers, serait-elle en passe à miner l’ascension fulgurante du candidat Alain Juppé, soutenu par tous les corps constitués et hautement placés au dessus du Peuple, qui n'a que ses yeux pour pleurer et un bulletin de vote pour se les essuyer?

Tout paraît possible dans la Guerre que se livre l'Occident contre les BRICS dont la Russie. La Russie privilégie en Europe, et c'est son droit, les candidats qui sont avant tout respectueux des accords internationaux, de leur libre arbitre face à l'Otan, à l'Europe, aux supranationalités, aux intérêts financiers, et qui ont une Politique de respect des intérêts russes et de la Paix pour parvenir à leur fin.

On voit le candidat Alain Juppé au sommet de sa gloire suivant les sondages financés par la grande finance internationale, descendre à pied, les escaliers de la renommée, sur la photo ci-dessous. La tête basse à la Victor Hugo dans "l'aigle baissait la tête", le regard sombre et pensif, et un mur de pierre en fond, avec une rampe en bois et fer forgé en premier plan. Il n'a que ce chemin et il est cadré de loin, laissant voir la pente descendante devant lui.

L'article est très sec sur ses positions, des antécédents, ses convictions, ses motivations et ses allégeances et dit qu'il s’affirme : "comme le candidat de la continuité du pouvoir des banquiers et de la Commission européenne."

Sondage ne fait pas opinion ni résultat d'élection. Quelle place y a-t-il entre cet Alain Juppé momifié dans une camisole étriquée et le Alain Juppé qui dit au fin fond de ses articles pour convaincre en dernier ressort « Si la décision de présenter ma candidature à la Primaire de l’avenir est le fruit d’une réflexion personnelle, la co-construction d’un projet d’alternance crédible se nourrira des expériences de chacun d’entre vous, de vos idées, de vos actions, de vos initiatives ; des expériences, des réflexions individuelles et collectives qui nous aideront tous ensemble à construire le programme de réformes dont notre pays a besoin. »

Peut-on y voir un double projet comme avec Hillary Clinton : WikiLeaks a mis en ligne plus de 2.000 courriers électroniques piratés de John Podesta contenant des extraits de retranscription des discours prononcés par Hillary Clinton devant des sociétés de Wall Street après son mandat de Secrétaire d'Etat, rapportent les médias américains.

Le camp Clinton ne nie pas!
L'équipe de campagne de la candidate démocrate n'a pas confirmé l'authenticité de ces emails mais n'en a pas nié le contenu. "Nous n'allons pas confirmer l'authenticité de documents volés publiés par Julian Assange (de WikiLeaks -NDLR) qui n'a jamais fait un secret de son désir de nuire à Hillary Clinton", a commenté Glen Caplin, le porte-parole de la campagne nationale de Mme Clinton.

Proche des milieux financiers!
Les commentaires d'Hillary Clinton sur les sociétés financières, si légitimes, pourraient valider ce que les sympathisants de son rival démocrate Bernie Sanders déploraient, à savoir que l'ancienne First Lady est détachée de la classe moyenne et proche des milieux financiers, avance CNN.

Oratrice de société!
General Electrics ou Goldman Sachs sont des sociétés pour lesquelles Mme Clinton a été oratrice. The Guardian note que les déclarations d'impôts de la candidate indiquaient que ses tarifs minimum pour prononcer un discours avoisinaient 225.000 dollars.

Le Président de la Confédération de Russie Vladimir Poutine désire connaître les intentions des candidats à la Présidentielle Française, et sauf erreur personne, et je dis bien personne, n'a jamais pu entendre un discours sincère et récent sur les intentions du futur Président Alain Juppé, concernant la levée des sanctions avec la Russie, et le rapprochement de l'Europe pour la Paix avec ce Pays dont nous partageons le même continent. Alain Juppé serait-il irrémédiablement lié par des accords de Guerre avec ce Pays? Les Français ont le droit de savoir.

Alain Juppé se dit Gaulliste, De Gaulle aimait les Russes et la Russie, et pendant la seconde Guerre Mondiale il avait envoyé des renforts aériens Français combattre aux côtés des Russes dans la mission Normandie-Niemen. Nous souhaitons ardemment qu'Alain Juppé soit un homme de Paix, indépendant du complexe militaro-industriel et financier des USA qui veut la Guerre avec la Russie.

Alain Juppé

La prestation de jeudi 6 octobre au soir sur France-2 d’Alain Juppé dans L’Emission Politique, émission qui remplace désormais Des Paroles et Des Actes, a confirmé que ce dernier est en passe de devenir le candidat n°1 du système politique en France.

Il est le candidat que les grands médias cherchent à mettre en avant. Assurément, il a encore de la concurrence, que ce soit sur sa « gauche » avec Emmanuel Macron ou sur sa droite avec Nicolas Sarkozy dans le cadre de la «  primaire  » du centre et de la droite. Mais, on peut s'attendre à ce qu'il triomphe de ces adversaires et émerge comme le candidat de la continuité du pouvoir des banquiers et de la Commission européenne. © AFP 2016 JEWEL SAMAD Hollande et Valls en hausse (sondage) Alain Juppé n'est guère connu pour la nouveauté de ses idées et convictions économiques. Premier ministre en 1995, il a plongé la France dans une de ses grèves les plus dures par son obstination, jusqu'à ce que le Président Jacques Chirac lui fasse entendre raison. Il a plongé la France dans une récession qui dura 18 mois, en raison de sa politique économique. C'est pourquoi on l'attendait sur ce terrain. On a pu constater que ses idées économiques sont largement dictées par ses convictions européïstes et, sur ce point, ses convictions apparaissent étranges pour quelqu'un qui vient du néo-gaullisme. Le ralliement d'Alain Juppé à l'Union européenne est ancien: il date du débat sur le traité de Maastricht en 1 992. On pouvait penser, à ce moment, que ce ralliement était purement instrumental. Pourtant, il semble bien que ce ralliement soit devenu une conviction. Mais, ce ralliement l'entraine vers des solutions qui sont désormais contradictoires avec ses propres objectifs, du moins ceux qu'il affiche. Alain Juppé et les effets des mesures fiscales C'est donc sur le programme économique que l'on attendait le plus Alain Juppé. Il y a aujourd'hui une forme de surenchère dans les options libérales au sein des candidats de la primaire du centre et de la droite entre Juppé, François Fillon, Nicolas Sarkozy et Bruno le Maire. On a eu l'occasion de vérifier que cette surenchère est à la fois un positionnement politique et traduit sur le fond un reddition totale de ces «  néo-gaullistes  » à l'idéologie de l'Union européenne. © AFP 2016 GUILLAUME SOUVANT Sarkozy, plus proche de Jean-Marie Le Pen que Marine? Alain Juppé a affirmé à plusieurs reprises dans L'Emission Politique sur France-2 que «  son ennemi était le chômage  ». Dont acte. Il faut le prendre au mot. Pour combattre le chômage la première mesure proposée par Alain Juppé consiste en une suppression de l'ISF et un relèvement de la TVA. Il espère ainsi attirer les capitaux français, tenté de s'investir à l'étranger, en France. Le souci est louable mais la méthode quelque peu curieuse. Les études de l'INSEE depuis maintenant une bonne vingtaine d'années, montrent que les mesures fiscales n'ont pas d'effet durable sur l'investissement ni sur la production. Cela peut, d'ailleurs, se comprendre: on investit en fonction des opportunités d'investissement et ce n'est qu'à égalité de ces opportunités que les mesures d'allègement fiscal peuvent avoir un effet. Dans la réalité, les écarts quant aux opportunités d'investissement, que ce soit à court ou à long terme, pèsent bien plus que tous les allègements fiscaux. Il est curieux, pour ne pas dire plus, qu'un homme qui se dit avoir une longue expérience du pouvoir, ignore ceci, et les études qui le démontrent. A croire qu'il n'a jamais eu dans son équipe un jeune économiste capable de lui faire une note d'une page sur ce sujet. Ou bien, qu'il n'a jamais voulu lire cette note, car elle contredisait trop ses dogmes et ses intérêts. Alain Juppé et le coût du travail Deuxième axe de la lutte contre le chômage selon Alain Juppé, une baisse de 10% des charges sur les entreprises. Ce faisant, il reprend un discours qui oublie que ces «  charges  » sont simplement des cotisations sociales, à l'égal de celles que payent les salariés. Cela aura certainement un effet, mais de quelle durée? Car, que représentent les charges pour la comptabilité des entreprises? Elles sont importantes, on le sait, dans la construction et dans la restauration, mais d'un effet plus faible dans l'industrie. De plus, les « charges » sont, en réalité des cotisations. Ce que l'on supprime aux uns, il faudra le demander aux autres. On sait qu'Alain Juppé veut allonger la durée du travail et retarder l'âge de départ à la retraite. Ce qui se traduira par un accroissement de la pression sur les travailleurs et donc une plus grande fréquence des maladies induites par le stress au travail. Les effets de cette baisse des cotisations patronales risquent donc d'être dans la réalité bien plus faibles que ce que prévoient les calculs de coin de table des soi-disant experts. Alain Juppé et l'impasse de l'euro Une autre possibilité pourrait être envisagée: la sortie de l'Euro. On le sait, et cela a été montré dans une étude publiée en juillet par le FMI, l'écart des taux de change réel entre la France et l'Allemagne et d'environ 25 % (surévaluation du taux pour la France de 11 % et sous évaluation de 14% pour l'Allemagne). Avec une sortie de l'Euro, les coûts de vente des entreprises françaises seraient diminués de 25 % par rapport aux coûts des entreprises allemandes. Nous n'aurions pas à nous poser la question du sauvetage du site de Belfort de la société Alstom car la production en France serait redevenue nettement moins cher qu'en Allemagne. La comptabilité des entreprises en serait nettement améliorée, et les opportunités d'investissement dans les entreprises françaises en seraient augmentées d'autant, ramenant vers la France les investissements sans avoir besoin de passer par une suppression d'impôt. Tout cela a été démontré dans une étude présentée dernièrement à l'OFCE. © REUTERS/ VINCENT KESSLER Primaire à droite: Juppé creuse l'écart sur Sarkozy (sondage) Sauf que, cette mesure évidente, et dont l'évidence s'imposait depuis des années, Monsieur Alain Juppé se l'interdit à cause de son attachement aux institutions européennes. C'est entièrement son droit. Mais c'est aussi notre droit de dire qu'il s'enferre dans une politique qui conduit la France, mais aussi une partie des pays de l'Union européenne au suicide. Cela, je l'ai écrit dans un livre qui vient d'être publié, et une étude finlandaise vient confirmer ici que la question de la dissolution de la zone euro est bien posée. Voici donc ce que François Lenglet aurait du poser comme question à Alain Juppé, le mettant ainsi en contradiction avec son objectif proclamé de réduction du chômage. Monsieur Alain Juppé n'a donc offert durant sa prestation télévisuelle que des vieilles recettes qui ont toutes montrées soit leur inefficacité, soit leurs effets désastreux. Monsieur Alain Juppé se révèle être le candidat de la continuité, une continuité avec une politique qui conduit la France à l'abîme. Monsieur Alain Juppé s'avère, sous le masque d'un homme d'expérience et une affabilité feinte, un dangereux dogmatique prêt à sacrifier la santé et la vie de centaines de milliers de ses concitoyens au nom de son dogme. Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur.

En savoir plus: https://fr.sputniknews.com/points_de_vue/201610101028116397-juppe-systeme-politique-france/

L’étude contextuelle et grammaticale du verset coranique qui est le seul à évoquer la question de la polygamie peut nous aider à comprendre la position de l’islam face à ce problème social. L’islam autorise-t-il la polygamie ? La réponse nécessite tout d’abord la lecture non seulement du verset en question, mais aussi des versets précédents et suivants et même d’autres versets qui concernent le même sujet .

Tout d’abord le verset qui a fait couler beaucoup d’encre à propos de la polygamie est le suivant : « Si vous craignez d’être injustes pour les orphelins , épousez des femmes qui vous plaisent. Ayez-en deux , trois ou quatre, mais si vous craignez d’être injustes, une seule ou bien des esclaves de peur d’être injustes. » (sourate 4 verset 3) .

Le lecteur remarquera que ce verset est une phrase conjuguée au conditionnel . Tous les éléments de cette phrase constituent une finalité bien précise. On ne peut donc isoler un élément ou une partie de cette phrase. Se donner le droit de le faire n’est autre qu’une trahison du texte et du verset coranique.

De plus la notion de justice est répétée à trois reprises au début, au milieu et à la fin du verset. Cela doit nous interpeller. Le verbe « craignez » précède la première et la deuxième notion « injuste ». Ce qui informe du degré de l’injustice commise. Le terme justice est mentionné à plusieurs reprises dans le Coran . Il est même l’un des noms sacrés de Dieu en Islam qui ordonne à l’être humain d’être juste envers autrui, surtout envers les faibles et les orphelins.

On remarque que la première partie de la phrase au conditionnel insiste sur la justice envers l’orphelin . Cette notion de justice est une des conditions à l’autorisation de la polygamie qui est le thème de la seconde phrase de ce verset. Ces deux parties de la phrase représentent un sens précis qui dépend de la troisième partie reliée aux deux premières par un second si qui introduit la notion de monogamie « une seule ». Ces trois parties de la phrase , qui sont dépendants les uns des autres , composent le sens de ce verset.

La lecture d’autres versets de la même sourate « Les femmes » surtout ceux qui précédent et suivent le verset numéro trois , cités ci-dessus, montre que leur sujet est l’orphelin . Ainsi le verset numéro deux est « Restituez aux orphelins leurs biens ; ne substituez pas le mauvais pour le bon . Ne consumez pas leur héritage en le confondant avec le vôtre ; c’est un grand péché ».

Et le verset numéro six précise « Mettez à l’épreuve les orphelins pour savoir s’ils ont atteint le moment où ils pourront se marier. Si vous vous apercevez qu’ils peuvent se conduire d’une façon droite et ferme, faites qu’ils puissent disposer de leurs richesses. » Ces versets mettent l’accent sur un problème de société, les orphelins et recommandent aux musulmans de veiller sur eux et sur leurs biens. Ils attirent clairement l’attention sur la notion de justice « c’est un péché énorme » .

 

Le verset de la polygamie commence par cette notion de justice envers les orphelins et réserve une partie à la polygamie qui est conditionnée directement par la notion de justice . D’autre part, un autre verset , numéro 129 de la même sourate , dit clairement« Vous ne pouvez jamais être juste envers vos femmes , même si vous le désirez ardemment ». La polygamie est liée directement par une construction grammaticale à un problème social celui des orphelins qui sont le sujet de plusieurs versets de la même sourate .

Le contexte historique et social du verset de la polygamie pourrait nous aider à mieux comprendre ce verset. Les musulmans ont perdu soixante dix hommes pendant la razzia de Uhud . Les Mecquois ont attaqué les musulmans près de Medine. Le nombre de combattants musulmans (autrement dit le nombre « d’ hommes musulmans ») , était de sept cents. Donc 10% des hommes dans la communauté musulmane sont morts dans cette bataille. La polygamie était une coutume préislamique répandue en Arabie , en Orient , en Afrique. le Coran n’avait pas encore pris position. Si parmi les soixante dix musulmans décédés, certains hommes étaient polygames, on imagine aisément la catastrophe que cela représente : plus de 10% des femmes musulmanes se retrouvent donc veuves et sans revenus avec des enfants à charge pour la plupart d’entre elles. A ce titre, une solidarité s’impose. La communauté est toute jeune et l’administration au sens moderne (avec notamment le paiement d’ impôts) n’avait pas encore vu le jour à cette époque. Les musulmans pensaient alors à se remarier avec certaines veuves. Dans ce contexte dramatique, le verset de la polygamie a été révélé dans ses conditions précises. D’ailleurs la sourate qui contient les versets précédents a comme titre « Les femmes ». Peut-être pour honorer les femmes en islam ou pour rappeler leur situation catastrophique après la razzia de Uhud. De plus le Coran n’a pas une sourate portant le titre « Les hommes ».

A l’époque un homme avait même le droit de tuer ses filles, de les vendre, de les marier contre une dot sans demander leur avis. La vie était simple . Ces Arabes cultivaient de l’orge et élevaient des moutons . Les guerres étaient tribales sous forme de razzia. Les armes militaires utilisées étaient entre autre l’épée. Le cheval et le chameau étaient quant à eux utilisés comme moyens de transport. La poésie était florissante, la tradition orale était le moyen de transmission de leur héritage culturel et historique. L’écriture était très peu connue, l’arabe « écrit » n’avait pas encore les points sur les lettres et ne connaissait pas les voyelles. Les Arabes idolâtres vivaient en plein désert avec les juifs de Medine .

C’est dans ce contexte historique, géographique, social, religieux, économique , militaire et culturel de l’Arabie au septième siècle qu’est révélé ce verset pour traiter à la fois des problèmes relatifs aux orphelins, aux veuves et à la polygamie .

Mohamed lui-même s’est marié avec Khadija âgée de quarante ans alors qu’il n’avait que vingt cinq ans. Lors de son décès, il avait plus de cinquante ans sans être polygame. Au cours des dernières années de sa vie, il s’est remarié avec plusieurs femmes. Chaque mariage avait une raison différente : familiale comme le mariage avec Souada afin qu’elle puisse s’occuper de ses enfants. Le mariage avec les veuves Hafsa et Um Salma. Autre mariage, celui avec Jouayria bint Alharith qui était esclave . Mohamed l’a libérée pour l’épouser. La conséquence de ce mariage, a permis aux compagnons de Mohamed de libérer une centaine d’esclaves parents et proches de cette femme qui était considérée comme mère des croyants. Il s’est remarié avec Um Habiba , fille d’ Abu Sufyan chef des Mecquois pour une raison politique. Le mariage avec Aïsha avait pour but d’honorer son père Abu Baker qui a dépensé sa richesse et consacré sa vie pour la nouvelle religion . De plus quand le verset suivant a été révélé après celui de la polygamie « Ô prophète , dis à tes épouses, si vous vous voulez jouir de la vie du monde, et de ses parures, venez à moi. Je vous en ferai profiter et vous répudierai d’une façon honorable » (sourate 33 verset 28) . Mohamed a par la suite donné le choix à ses épouses de rester ou pas avec lui .

Les coutumes préislamiques en Arabie et dans les autres pays musulmans ont résisté. Les docteurs de la loi islamique sont pratiquement tous des hommes. Devant l’absence des femmes dans ce domaine, ces théologiens ont autorisé la polygamie avec une condition majeure : La nécessité d’ être juste envers les épouses. Ce qui est cependant une condition irréalisable selon un autre verset cité plus haut. Certains théologiens tunisiens et l’école juridique druze ont interdit la polygamie.

La façon de traiter la polygamie dans les manuels scolaires d’histoire de cinquième dans le chapitre concernant le monde musulman est influencée par la pratique de la polygamie dans certains pays musulmans qui ont conservé leurs coutumes préislamiques devant le silence ou la « tolérance » de certains Oulamas qui se sont contentés seulement de conditionner la polygamie selon des critères de « justice ».

Certaines éditions comme Belin,1995 page 24), écrivent tout simplement que « la polygamie est autorisée » sous entendu par le Coran . D’autres éditions comme Hatier,1997 (page 31) , et Nathan ,1997 (page.31) titrent « sur les femmes » et « le mariage » en citant le verset coranique « Epousez , comme il vous plaira deux , trois ou quatre femmes . Mais si vous craignez de ne pas être équitable , prenez une seule femme »Les deux éditions ont supprimé la première partie du verset coranique concernant la polygamie citée plus haut .

Est-ce possible de comprendre le sens d’un verset en ne lisant seulement que la dernière partie ? Les auteurs de ces deux manuels ont enlevé la première partie de la phrase au conditionnel qui insiste justement sur les raisons éventuelles de cette justification. La polygamie s’expliquait en tant que « solution » pour les orphelins et les veuves après une catastrophe économique et sociale . Si la référence de ce verset est exacte dans l’éditionHatier , celle de Nathan donne la sourate 7 au lieu de la sourate 4. Il vaut mieux que l’historien consulte un théologien quand il s’agit de questions purement religieuses .Non seulement une partie d’un verset pourrait signifier le contraire de son sens mais aussi un verset peut avoir un sens dépendant d’un autre verset coranique. Il peut même être tout simplement abrogé .

 

Moustafa Elhalougi

Poker nucléaire, par Israël Adam Shamir

2016.07.25 CHAMPIGNON NUCLEAIRE

 

Si la plus grande partie de poker de tous les temps devait se terminer par une grandiose claque nucléaire, et si les survivants passaient en revue les causes de la Troisième Guerre mondiale, ils en mourraient de rire. La Troisième Guerre mondiale, ils l’auront  déclenchée pour sauver al Qaida. Oui, mon cher lecteur, l’oncle Sam a envahi l’Afghanistan pour punir al Qaida, et maintenant nous avons déclaré la guerre mondiale pour sauver al Qaida. Ce n’était qu’une histoire d’amour/haine entre le gentleman américain et la jeune fille arabe, avec des ambivalences et de la passion, depuis le 11 septembre jusqu’à Alep : la belle affaire ! 


Publié le 10/10/2016 – Traduction: Maria Poumier


Pour les historiens à venir, la Troisième Guerre mondiale aura commencé avec la décision US de mettre fin aux discussions bilatérales avec la Russie à propos de la Syrie. Laissons parler les armes, pour trancher le débat, disaient-ils. Voici une révélation en exclusivité :

Les US ont décidé de suspendre les pourparlers après que la Russie a appelé au  retrait des combattants d’al Qaida (Front al Nosra etc) hors d’Alep. Il était là, lecasus belli.

J’ai en ma possession deux documents qui en font foi.

1)     document intitulé Accords du 2 octobre. C’est le projet d’accord présenté par le secrétaire d’État John Kerry au ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov. On lit à la première ligne : « la Fédération russe garantira une pause immédiate le 3 octobre pour toute opération militaire offensive etc ». C’est basé sur le précédent accord Lavrov-Kerry qui a fait long feu, mais avec un ajout important « sans la condition antérieure d’un repositionnement des forces ».

2)     document appelé Réduire la violence à Alep, assistance humanitaire à grande échelle pour la population civile, bases d’une « cessation effective des hostilités », et séparation des forces d’opposition modérées d’avec Jabhat Al Nosra. Ce document a pour sous-titre « projet positionnement ». Il s’agit de la contre-proposition russe, reprenant l’accord de Genève du 9 septembre 2016.

La partie la plus importante est l’appel à séparer les combattants d’Al Qaida (dits terroristes) en faisant sortir les terroristes hors d’Alep par le corridor humanitaire que constitue la route de Castello.

La réponse US a consisté à mettre fin aux pourparlers.

Donc, les Russes voulaient faire sortir al Qaida d’Alep, de façon à ce que la ville puisse être réapprovisionnée en vivres et rendue à la vie. Les Américains au contraire étaient prêts à démarrer des hostilités armées contre la Russie, pour défendre le droit d’al Qaida à rester dans la ville.

En d’autres termes, les Américains ne croyaient pas à leur propre mythe d’une opposition modérée. Ils savaient tout comme les Russes, que sans les dits « terroristes », l’insurrection en Syrie est condamnée. Ils ne voulaient pas que la Syrie se range derrière Assad et avec les Russes.

 Comme d’habitude, ils ont fait un grand tapage sur le mode humanitaire autour des enfants qui souffrent à Alep.

  • Pourquoi ceux d’Alep, et pas ceux de Mossoul, qui font de plus en plus de victimes ?
  • Simplement parce que les tueurs de Mossoul sont soutenus par les US ?
  • Et pourquoi rien sur le Yémen, où les troupes saoudiennes se servent d’armes américaines (obtenues avec des dessous-de-table colossaux versés au gang de la Clinton) pour tuer plus d’enfants qu’il n’y en a à Alep ?
  • Et où est-elle passée, la sentence de la très solidaire fan de Mrs Clinton, Madeleine Albright, célèbre pour avoir dit « que cela valait le coup », de tuer cinq cent mille enfants en Irak ?

Aucun doute que les enfants et les adultes souffrent à Alep, et il y a un moyen très simple d’abréger leurs souffrances : chasser les « terroristes » et permettre à des forces plus modérées de rejoindre le processus politique. Mais si on emprunte cette voie, Assad et les Russes garderont le contrôle de la plus grande part de la Syrie.

L’insurrection en Syrie se serait éteinte il y a déjà longtemps, si les États du Golfe et les US n’avaient pas injecté des milliards de dollars, des montagnes d’armes et des chargements entiers de chômeurs pour aller se battre depuis les pays voisins. Cette solution serait très triste pour bien des gens, mais ce ne serait pas une catastrophe pour la Syrie. Il arrive que les révoltes finissent dans la défaite, et ce n’est pas la fin du monde.

  • Le soulèvement irlandais de 1916 s’est soldé par un échec, mais l’Irlande est toujours là.
  • Les Tigres tamouls n’ont pas réussi à prendre le contrôle du Sri Lanka.
  • La suppression de la Confédération sudiste dans la Guerre de sécession américaine a été un épisode sanglant et cruel. Atlanta a été incendiée et ses citoyens ont été expulsés de force. Un million de morts, soit nettement plus qu’en Syrie, d’autant plus que l’humanité était bien plus réduite à l’époque.
    • On peut imaginer la force européenne débarquant sur les plages américaines et soulageant Atlanta au nom des droits de l’homme, ce qui aurait préservé la Confédération. Mais cela n’a pas eu lieu.

Les guerres civiles ont leur propre logique.

Une défaite pour des rebelles, ce n’est pas la fin de la nation.

Quand j’étais un jeune soldat israélien idéaliste, j’avais projeté de me rendre au Nigéria et de rejoindre l’armée rebelle du Biafra. Je me disais que la tribu Ibo était celle des « juifs d’Afrique », qu’il fallait protéger d’un génocide en préparation. A la fin, je me suis retrouvé coincé dans la guerre d’usure sur le canal de Suez, et la guerre du Biafra s’est terminée sans que j’interfère. Malgré des prédictions apocalyptiques, le Nigéria s’est réunifié, et les Ibo ont été réintégrés.

La guerre de Syrie peut aussi se terminer par la défaite des rebelles.

Le gouvernement les reprendra en main, les Syriens participeront à des élections, et pourront se mettre d’accord pour une coexistence minimale. Si par hasard vous vous faites du souci pour l’honnêteté d’un vote organisé sous l’autorité de Bachar al-Assad, les US peuvent leur prêter Mrs Debbie Wasserman-Schultz pour surveiller les urnes. Je suis sûr que les chances d’Assad ne seront ni meilleures ni pires que celles de Mrs Clinton dans les élections US.

Les forces d’al Qaida (je continue à  garder ce nom, parce qu’ils changent tout le temps de titre official : al Nosra, Ahrar al-Sham, et sûrement l’Union des écureuils pour les noix syriennes, c’est eux aussi, mais ce sont quand même, à la base, toujours les bons vieux membres d’al Qaida, ceux qui ont pas mal secoué New York le 11 septembre, et qu’on a bombardés en retour en Afghanistan, en Libye et en Syriesont en route pour la défaite. Si les Américains se font tant de souci pour eux, qu’ils les rembarquent pour les US dans des vols directs Alep-Washington, puisque cette ville a l’air d’être l’endroit où al Qaida est le plus à l’aise après les grottes de Bora Bora. Le parti démocrate leur tendra les bras et le président Obama leur garantira l’obtention de la nationalité US.

Bref, la seule façon de sauver al-Qaida, c’est d’entrer en guerre avec la Russie.

Et c’est de fait le choix que l’administration US s’apprête à faire. Mais dans la mesure où les US ne peuvent pas sérieusement se préparer à détruire l’humanité tout en sauvant al Qaida, nous sommes bien obligés de chercher une meilleure explication. Je ne veux pas trop puiser dans des raisonnements conspirationnistes en termes de « c’est pour les intérêts  d’Israël » ou bien c’est pour un oléoduc. Ce sont des explications valables. Nous savons que les US ont soutenu le plan qatari de construire un oléoduc depuis les champs pétroliers du Qatar jusqu’en Europe pour saper l’économie russe et la dépendance de l’Europe du pétrole russe. Nous savons qu’Hillary Clinton a promis d’anéantir la Syrie « dans l’intérêt d’Israël », comme elle l’a écrit dans un courriel transmis par Wikileaks.

Mais en tout état de cause, ce ne sont que des rationalisations sur ce qui se passe en réalité. Je vais vous la dire, la vraie raison.

Pourquoi la guerre? Parce que c’est super, la guerre. Les dirigeants US apprécient les défis mortels, m’a dit un personnage tout à fait éminent et bien placé dans ce milieu. C’est une qualité humaine. Les jeunes enfants adorent se promener au bord du précipice. C’est leur façon de prouver qu’ils sont plus forts que leurs pairs. Les adultes le font aussi, pour la même raison.

Le défi mortel, ça consiste à faire qu’une situation devienne extrêmement dangereuse afin d’obtenir les résultats souhaités, dit un dictionnaire trop rationnel, mais dans vie réelle des élites, la raison ultime (« obtenir les résultats souhaités »), elles l’oublient. C’est de l’art pur, le défi mortel pour le plaisir du mortel défi.

Pendant assez longtemps, les dirigeants US ont été en compétition pour voir qui arriverait à pousser l’ours russe plus loin, qui amènerait le monde plus près du bord du précipice. Pourquoi ? Simplement parce qu’il est là, comme disait Mallory en grimpant au sommet de l’Everest. Peut-être à cause de sa taille, de sa fragilité notoire (« le géant aux pieds d’argile »), ou par sa proximité, la Russie réveille des désirs suicidaires dans le cœur des dirigeants puissants, de Napoléon à Hitler.

Les raisons pratiques, quasi-rationnelles, ont toujours été très faibles, et elles ont généralement inclus le salut du peuple russe, qu’il fallait arracher à ses dirigeants cruels, qu’il s’agisse des judéo-bolchéviques ou du knout (car l’intervention humanitaire n’est nullement une invention récente). Maintenant il s’agirait de sauver les enfants d’Alep.

C’est vrai, les enfants d’Alep, on peut les sauver, simplement en faisant sortir les combattants de la ville, ce qui, évidemment, ne vous donne pas de points au petit jeu du défi mortel.

Les Russes comprennent ce jeu. Ils sont en train d’essayer de sauver la Syrie, et leurs positions en Syrie ; avant, ils essayaient de protéger leurs positions dans leur voisinage immédiat en s’emparant de la Crimée au début du coup d’État de Kiev, bricolé par l’Occident. Chaque fois, ils ont essayé d’être raisonnables. Ils n’aimaient pas ce qu’on leur faisait, mais ils vivaient avec.

Maintenant, ils sont arrivés à la conclusion que les US n’arrêteront pas de faire monter les enchères : ce sera soit la guerre, soit la reddition. Même s’ils devaient quitter la Syrie (ce qui n’est nullement dans leurs intentions), les US trouveront une nouvelle raison pour continuer.

C’est la raison pour laquelle Poutine a publié ses décrets sur le plutonium et l’uranium. Ces décrets ont symbolisé la fin de l’ère Gorbatchev-Eltsine et ils ont mis fin à la « victoire dans la guerre froide » des US sur l’URSS. Dans les années 1980, les deux superpuissances de l’époque avaient mis à jour leur potentiel militaire respectif, la MAD (Destruction Mutuelle Assurée), mais à partir de 1986, Gorbatchev puis Eltsine ont capitulé. De nombreux missiles ont été démantelés, les têtes nucléaires ont été fracturées et expédiées aux US pour servir de source d’énergie dans les réacteurs américains.

Les scientifiques et experts russes s’étaient plaints que le plutonium excessivement cher et l’uranium enrichi étaient bradés pour des cacahuètes, que des missiles efficaces et mortels étaient sabotés et que la capacité russe pour combattre l’ennemi avait été amoindrie. Mais le gouvernement russe disait que la Russie n’avait pas d’ennemi, que les US étaient des amis, qu’on n’avait plus besoin de missiles et de têtes nucléaires.

Il y a quelques années, Poutine a lentement commence à restaurer et à moderniser l’arsenal nucléaire. C’était presque déjà trop tard, parce que les Docteur Folamour américains appelaient à une première frappe nucléaire sur la faible Russie. Ils disaient qu’il n’y aurait pas de riposte, parce que l’armement nucléaire russe était trop vieux et pourrait être intercepté par les systèmes anti-missiles dernier cri. Pendant ce temps, la Russie respectait les accords signés par Gorbatchev et Eltsine et expédiait en bonne et due forme son plutonium et son uranium enrichi vers l’Ouest. Ces accords ont servi à garder les US à couvert, et à garder la Russie vulnérable.

Si les US avaient joué sans danger et loyalement, cette situation aurait pu durer encore longtemps. Jusqu’à maintenant, les Russes ont répondu humblement aux menaces in crescendo de l’Otan, et aux accusations. Mais maintenant, en l’espace d’une semaine, les médias mainstream occidentaux ont accusé les Russes de multiples crimes de guerre, depuis l’avion de la Malaysian Airlines tombé en Ukraine jusqu’au bombardement d’un convoi humanitaire en Syrie.

Les Russes affirment que ces accusations sont sans fondement. Moins de 8% des Russes interrogés croient que ce soient les Russes qui avaient attaqué l’avion de ligne. Ils pensent qu’il a été abattu par les Ukrainiens qui croyaient qu’ils étaient en train de cibler l’avion de Poutine. Et pour le convoi humanitaire, la vidéo de la BBC montre clairement des traces de munitions thermobariques Hellfire, qu’utilise le drone Predator US. Un drone de ce genre a été observé à l’emplacement du drame, disent-ils.

Poutine a été diabolisé comme Milosevic et comme Saddam, comparé à Hitler et même (horreur), à Trump. L’édito du New York Times a décrit la Russie comme un Etat hors-la-loi. Cet élan concerté a eu un impact. On ne sait jamais jusqu’où on peut pousser le bouchon jusqu’au moment où on est allé trop loin. Et les Russes ont été poussés trop loin.

Ils ont commencé à démanteler le système des accords conclus après l’effondrement soviétique. C’est comme dans une querelle familiale, le mari poussé à bout par sa femme hystérique finit par soulever une pile de vaisselle chinoise et la lâche sur le carrelage de la cuisine. La guerre nucléaire c’est pareil, à moins que les dirigeants US reviennent à eux.

Les Russes ne sont pas inquiets à l’idée d’une prochaine guerre. Il n’y a ni panique ni peur, juste une acceptation tranquille et stoïque de ce qui pourra arriver. Cette semaine, quelque quarante millions de personnes ont participé à un énorme exercice de défense. Les abris de Moscou et d’autres villes ont été aérés et réparés. Ils ne veulent pas la guerre, mais si elle se produit, ils feront face. Les Russes ont mené plusieurs guerres contre l’Occident ;

ils n’ont jamais commencé les premiers, mais se sont invariablement battus jusqu’à la fin.

Une attaque américaine sur la Syrie ou sur les bases russes en Syrie pourrait être le point de départ d’une avalanche. Je suis vraiment stupéfait par l’état d’esprit des Russes : ils ont un moral bien plus haut qu’à l’époque de la guerre de Corée, de la guerre du Viet-Nam ou lors de la crise cubaine. A cette époque, ils étaient épouvantés par la guerre, et prêts à tous les sacrifices pour éviter la MAD. Mais ce n’est plus le cas.

Ils sont prêts pour l’Armageddon, et c’est l’attitude la plus inattendue et effrayante que j’aie observée. C’est d’autant plus inattendu que la vie quotidienne du Russe moyen s’est beaucoup améliorée. La Russie n’a probablement jamais aussi bien vécu que maintenant. Ils ont beaucoup à perdre ; c’est seulement le sentiment d’être injustement poussés dans les cordes qui les fait réagir de la sorte.

Les requêtes audacieuses de Poutine – mettez fin à toutes les sanctions, payez pour les dommages causés par les sanctions et les contre-sanctions, sortez vos troupes et vos chars des États baltes, de Pologne et d’autres États ralliés à l’Otan dernièrement – voilà qui prouve que la barre est placée très haut. Il n’y a pas que les dirigeants US qui peuvent marcher au bord du gouffre : les Russes peuvent leur en remontrer, dans l’art du défi mortel. Après l’humiliation absolue des années 1990, les Russes ne font pas mine de s’écarter de la route où les deux mastodontes nucléaires foncent l’un sur l’autre.

Il y a quelques signes qui suggèrent que les Américains reprennent leurs  esprits.

« Le président a discuté certains détails pour savoir pourquoi l’action militaire contre le régime d’Assad dans le but  de peser sur la situation à Alep ne  semble pas pouvoir atteindre les buts que bien des gens envisagent maintenant en termes de réduction du niveau de violence sur place », voilà ce qu’a déclaré le porte-parole de la Maison Blanche Josh Earnest aux reporteurs jeudi dernier.

Et même le New York Times, le meilleur ami des va-t-en guerre, a publié un appel argumenté: « N’intervenez pas en Syrie », par Steven Simon et Jonathan Stevenson http://www.nytimes.com/2016/10/06/opinion/dont-intervene-in-syria.html?_r=1

Au final, peut-être que nous allons vivre un peu plus longtemps.

 

Pour joindre l’auteur: adam@israelshamir.net

Original publié sur The Unz Review.

Traduction: Maria Poumier


source/http://plumenclume.org/blog/167-poker-nucleaire-par-israel-adam-shamir

En réponse à leurs menaces nucléaires, Vladimir Poutine jette le gant aux USA : Ultimatum

En réponse à leurs menaces nucléaires, Vladimir Poutine jette le gant aux USA :  Ultimatum

Suite au décret du président de la Fédération de Russie de suspendre le respect des accords avec les États-Unis sur l’élimination du plutonium de qualité militaire par la Russie et la présentation du projet de loi correspondant à la Douma d’État, les controverses ont commencé dans les médias aux fins de savoir si cette décision est liée à la rupture de l’accord sur la Syrie. La seconde pierre d’achoppement est une question : Pourquoi la Russie, après avoir su que les États-Unis ne remplissaient pas leur part de l’accord [sur le plutonium, NdE], ne réagit-elle que maintenant, après plusieurs années ?

Certains experts nucléaires affirment que l’accord était objectivement bénéfique pour la Russie. Peut être. Je ne suis pas un expert dans ce domaine et il est difficile pour moi de juger de leur objectivité. En outre, ce qui est bénéfique du point de vue de l’industrie nucléaire peut être désavantageux du point de vue de la sécurité.

En principe, je pense qu’il n’y avait pas de problèmes de sécurité particuliers. La Russie dispose d’un arsenal nucléaire suffisant, capable d’infliger un coup mortel aux États-Unis. Washington le reconnaît d’ailleurs. Il y avait aussi plus que suffisamment de matériel pour la production de nouvelles têtes d’ogives. Dans le cas d’échange de frappes nucléaires à grande échelle, la production d’un autre lot d’armes serait déjà redondant et, en effet, physiquement impossible. Le vrai problème serait de préserver physiquement les vestiges de la civilisation au moins au niveau de l’âge de pierre.

Quant à la Syrie, ce n’est pas la première fois, et ce n’est pas seulement en Syrie, que les États-Unis ne concluent des accords que pour perturber leur application et ensuite les conclure à nouveau. La forme de la réaction russe n’est évidemment pas comparable au rejet public de coopération de Washington qui, en réalité, reste encore à faire.

Je pense que pour comprendre l’ampleur de cet incident, il est nécessaire de prêter attention au fait que Poutine n’a pas résilié purement et simplement un contrat signé par la Russie, il a annoncé la possibilité d’y revenir, mais il a fourni certaines conditions.

Regardons ces conditions: (1) les États-Unis doivent lever toutes les sanctions contre la Russie; (2) une compensation devrait être accordée, non seulement pour les pertes dues aux sanctions américaines, mais aussi pour les pertes subies à cause des contre-sanctions russes; (3) la Loi Magnitski devrait être abrogée; (4) la présence militaire des États-Unis en Europe de l’Est devrait être fortement réduite; et (5) les États-Unis devraient abandonner leur politique de confrontation avec Moscou. Un seul mot convient pour déterminer l’essence de la demande de Poutine : « ultimatum ».

Pour autant que je m’en souvienne, la dernière fois que Washington a reçu un ultimatum, c’était de la part du Royaume-Uni, à cause de l’incident du navire Trent. Et ce fut en 1861 pendant la guerre civile américaine. Même alors, dans des conditions extrêmement difficiles, l’Amérique a accepté de répondre partiellement aux demandes britanniques.

Il convient de noter que les demandes britanniques en 1861 ne contenaient rien d’humiliant pour les États-Unis. Le capitaine d’un navire de la marine américaine avait en effet violé la loi internationale, arrêté des gens sur un navire neutre (britannique), et ainsi empiété sur la souveraineté du Royaume-Uni, provoquant presque une guerre. Ensuite, l’Amérique a désavoué les actions de son capitaine et libéré les prisonniers, tout en refusant de présenter des excuses.

Mais Poutine ne demande pas des excuses ou la libération de quelques prisonniers, il exige le changement de l’ensemble de la politique américaine, et plus encore, le versement de compensations à la Russie pour les pertes dues aux sanctions infligées par les États-Unis. Ceci est une demande taboue, humiliante. Cette demande signifie essentiellement l’abandon complet et inconditionnel de la guerre hybride que Washington ne se résigne pas encore à considérer comme irrémédiablement perdue. Et il y a aussi tous les paiements des indemnités et des réparations.

Quelque chose de semblable a été, certes, demandé aux États-Unis par la Couronne britannique avant la fin de la guerre d’indépendance, quand les Américains étaient encore les sujets rebelles du roi George III. Mais au cours des 100 dernières années, personne n’a même imaginé parler à Washington sur un tel ton.

Et, donc, la première conclusion est : Poutine a délibérément et démonstrativement humilié les États-Unis. Il a montré qu’il est possible d’employer un ton dur avec les États-Unis, encore plus dur que celui que les États-Unis eux-même ont pris l’habitude d’utiliser envers le reste du monde.

Comment cela se fait-il ? À quoi Poutine a-t-il réellement réagi ? Avait-il pensé que les États-Unis réaliseraient l’accord Kerry-Lavrov et est-il maintenant bouleversé par ce qui est arrivé ? La Russie savait aussi que Washington n’avait pas observé l’accord du plutonium pendant des années, mais Moscou en a tiré un grand profit pour son industrie nucléaire en devenant presque un monopole mondial et n’est manifestement pas perturbé par le retard technologique des États-Unis les empêchant de disposer d’armes au plutonium tel que stipulé dans l’accord.

La réaction dure et presque immédiate de la Russie a suivi les déclarations du porte-parole du secrétaire d’État annonçant que la Russie va devoir commencer à renvoyer chez elle dans des sacs mortuaires ses troupes en Syrie, va commencer à perdre des avions, et que les attaques terroristes vont commencer à empoisonner les villes russes.

En outre, la déclaration du Département d’État a été immédiatement suivie par l’annonce du Pentagone disant qu’il est prêt à lancer une frappe nucléaire préventive sur la Russie. Le ministère russe des Affaires étrangères a, de son côté, indiqué que Moscou connaît l’intention des États-Unis de lancer une guerre aérienne contre les forces gouvernementales syriennes, ce qui signifie aussi, bien sûr, contre le contingent russe stationné légalement en Syrie.

Que trouve-t-on d’autre à l’arrière-plan de l’ultimatum de Poutine ? Les exercices d’il y a six mois impliquant la défense aérienne et antimissile et les systèmes de missiles stratégiques qui se sont entrainés à repousser une attaque nucléaire contre la Russie, puis à lancer une contre-attaque correspondante. Ajoutez à ceci les exercices d’urgence des jours derniers, qui ont impliqué jusqu’à 40 millions de citoyens russes pour vérifier l’état de préparation des infrastructures et de la défense civile en cas de guerre nucléaire, et qui leur ont fourni des informations supplémentaires sur le plan d’action à suivre en cas d’« heure X ».

Si nous prenons tout cela ensemble, nous pouvons voir que les États-Unis essaient depuis longtemps, officieusement, d’effrayer la Russie avec un conflit nucléaire, et que Moscou a régulièrement laissé entendre qu’il est prêt à une telle éventualité et ne va pas reculer.

Toutefois, compte tenu de la fin du règne d’Obama et du manque de confiance absolue dans une victoire d’Hillary Clinton à l’élection présidentielle, les faucons de Washington ont décidé, une fois de plus, de parier plus gros. Aujourd’hui, les choses ont atteint une limite extrêmement dangereuse où le conflit en est arrivé au point où il peut se développer de façon indépendante. À ce stade, l’Armageddon nucléaire pourrait s’autodéclencher, à la faveur de n’importe quel incident résultant, par exemple, de l’incompétence de certains hauts responsables du Pentagone ou des administrateurs de la Maison Blanche.

À ce moment précis, Moscou a pris l’initiative de faire, de son côté, monter les enchères, mais en déplaçant la confrontation sur un autre plan. Contrairement à l’Amérique, la Russie ne menace pas de la guerre. Elle démontre tout simplement sa capacité à donner une réponse politique et économique dure qui en outre, en cas de comportement inapproprié des États-Unis, peut réaliser tout le contraire du rêve d’Obama : mettre en pièces l’économie et le système financier de Washington.

Par ces actions, la Russie compromet gravement le prestige international des États-Unis, en montrant au monde entier que l’Amérique peut être battue avec ses propres armes. Que le boomerang lui est revenu. Compte tenu de cette dynamique et de la tournure des événements, nous pourrions bien voir des centaines de représentants de l’élite américaine débarquer à La Haye, non seulement pendant notre vie, mais avant même que le prochain président américain ait servi son premier mandat de quatre ans à la Maison Blanche.

Les États-Unis sont face à un choix. Soit ils continueront leurs menaces et déclencheront une guerre nucléaire, soit ils accepteront le fait que le monde n’est plus unipolaire et commenceront à s’insérer dans le nouveau format.

Nous ne savons pas quel choix Washington va faire. L’establishment politique américain a un nombre suffisant de membres idéologiquement aussi aveugles qu’incompétents, prêts à brûler dans un feu nucléaire avec le reste de l’humanité, plutôt que de reconnaître la fin de l’hégémonie mondiale des États-Unis, qui s’est avérée être de courte durée, insensée et criminelle. Mais ils doivent faire un choix, parce que plus Washington prétend que rien ne s’est passé, plus le nombre de ses vassaux (qui sont appelés ses alliés, mais sont depuis longtemps enlisés dans la dépendance) vont ouvertement et explicitement ignorer les ambitions américaines et passer du côté des nouvelles perspectives d’arrangement du pouvoir mondial.

En fin de compte, les États-Unis pourraient se retrouver n’être plus qu’un des centres du monde multipolaire et en outre ne plus être en état d’assumer même ce rôle. Non seulement les Africains, les Asiatiques et les Latino-Américains, mais aussi les Européens ne seront que trop heureux de se venger sur l’ancien hégémon de leur ancienne humiliation. Et ils ne sont pas aussi humains ni épris de paix que la Russie.

Enfin, l’ultimatum de Poutine est une réponse à tous ceux qui ont été outrés que les chars russes n’aient pas pris Kiev, Lvov, Varsovie et Paris en 2014 et qui se demandaient ce que véritablement Poutine a dans la tête.

Je ne peux que répéter ce que j’ai écrit à l’époque. Si vous devez affronter l’hégémon mondial, il vous faut être sûr que vous serez capable de répliquer à n’importe laquelle de ses actions. L’économie, l’armée, la société, de même que l’État et les structures administratives devraient toutes être prêtes. Et si tout n’est pas entièrement prêt, il faut gagner du temps tout en se renforçant.

Maintenant, les choses sont claires et les cartes ont été mises sur la table. Voyons ce que les États-Unis vont répondre. Mais la réalité géopolitique ne sera plus jamais la même. Le monde a déjà changé. Les États Unis se sont vu publiquement jeter le gant et ils n’ont pas encore osé le ramasser.

Rostislav Ishchenko – RIA Novosti

Traduit du russe par J. Arnoldski pour Fort-Russ

Source : http://www.fort-russ.com/2016/10/raising-stakes-putin-sla…

Traduction : Anna S. pour A.S.I. et Les Grosses Orchades

via:http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/archive/2016/10/07/ultimatum-8656935.html

Peut-on encore prévenir la guerre généralisée ? (Th. Meyssan)

La suite de l’article d’hier. Le ton monte de plus en plus entre les deux blocs, à l’initiative, qui s’en étonnera, des va-t-en guerre de l’Empire du chaos. Les haut gradés du Pentagone ont averti qu’un conflit « extrêmement meurtrier »avec la Russie était « quasiment certain ». Coup de bluff ? Il semble en tout cas que la Russie ne soit pas disposée à plier. Elle aurait tort d’ailleurs, car d’une part elle possède l’avantage sur le terrain, d’autre part un lâchage de Damas aurait des conséquences désastreuses sur le plan stratégique… OD

Russian President Putin visits China, Day 2

« Les événements s’accélèrent autour de la crise syrienne et révèlent l’ampleur du conflit entre le camp atlantiste et le bloc russo-chinois. Après avoir observé le risque grandissant de guerre généralisée conventionnelle, voire nucléaire, Thierry Meyssan analyse les manœuvres des États-Unis et les réponses de la Russie ».

« Après la destruction du fleuron de la Marine des Émirats arabes unis, le 1er octobre, les armées des pétro-dictatures du Golfe hésitent à poursuivre seules la guerre contre la République arabe syrienne. Il est clair pour tous que le missile sol-mer qui a détruit le catamaran perce-vagues est une arme extrêmement sophistiquée que l’on n’avait jamais vue sur un champ de bataille. Il n’a été tiré ni par les Houthis, ni par les partisans de l’ancien président Saleh, qui ne disposent pas d’une telle arme, mais par la Russie, qui est secrètement présente depuis l’été au Yémen.

L’idée d’une coordination des jihadistes sans intervention des États-Unis, par leurs seuls alliés locaux, est d’autant plus difficile à imaginer que la rivalité entre l’Arabie saoudite et le Qatar n’a cessé de miner les étapes précédentes de la guerre.

Washington envisage donc sérieusement l’unique option restante : la confrontation militaire directe.

Les États-Unis ont sollicités les 64 États et les 3 institutions internationales qui ont rejoint leur Coalition dite anti-Daesh afin de lancer une attaque contre Damas. Dans la pratique, seuls le Canada, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni sont présents. L’idée est de tirer des missiles de croisières sur Damas et Lattaquié, et de bombarder l’Armée arabe syrienne. Ce projet avait été annoncé aux membres de l’Otan, lors du Conseil atlantique du 27 septembre. Il a été soutenu par le sénateur John McCain dans le Wall Street Journal.

Cette opération implique une réorganisation de la préparation actuelle de la libération de Mossoul en Irak, occupé par Daesh. D’ores et déjà, chacun a pu constater que l’objectif de cette Coalition n’est pas celui qu’elle a annoncé, mais le changement d’occupant de Mossoul. Il s’agit de mettre en place non pas des autorités représentatives de l’Irak, ni de ses habitants historiques, mais des seuls sunnites irakiens de manière à créer un « Sunnistan ». La Coalition n’a pas bombardé Daesh, mais n’a pas hésité à anéantir « par erreur » une milice de volontaires chiites venue, elle, délivrer la ville de l’obscurantisme. Le président Recep Tayyip Erdoğan a vendu la mèche en déclarant au journal Sabah qu’une fois Mossoul libérée, la ville appartiendrait à ses habitants, « seuls les arabes sunnites, les turkmènes et les kurdes sunnites pourront y rester ». En d’autres termes, la Coalition se propose de terminer le travail que Washington avait confié à Daesh. Son véritable objectif est d’avaliser le nettoyage ethnique pratiqué par les jihadistes, notamment l’expulsion ou le massacre des chrétiens et des kurdes yazidis, afin de créer un État religieusement homogène.

Ainsi que nous l’avons déjà plusieurs fois annoncé, Daesh devrait migrer de Mossoul vers Rakka et Deir ez-Zor, à la manière dont il a évacué Jarablous devant l’armée turque, sans livrer de combat.

Réagissant au projet de bombardement de la République arabe syrienne, la Russie a révélé l’installation en Syrie de batteries d’armes anti-aériennes S-300 et S-400. Selon les experts russes, ces armes sont capables non seulement de détruire n’importe quel avion en vol, y compris les avions furtifs, mais aussi les missiles de croisière. La situation ne s’étant jamais présentée sur le champ de bataille, personne n’en sait rien. Mais, depuis des siècles, les Russes n’ont jamais menti quant aux performances de leur armement.

Cette annonce a soulevé un vif émoi en Israël où les experts sont désormais persuadés que ce sont ces armes russes qui ont abattu un de ses avions et touché un autre, lorsque Tsahal a violé la cessation des hostilités de l’Aïd, le 13 septembre. L’état-major israélien a déclaré avoir perdu la dominance aérienne à la fois en Syrie et au Liban.

Les États-Unis ont répondu en faisant bombarder l’ambassade de Russie à Damas par des jihadistes. La Russie a annoncée l’arrivée en Méditerranée de trois nouveaux bâtiments de guerre, tandis que son porte-avion —qui était espéré en juillet— est en route.

Consciente du risque de guerre nucléaire, la France a envoyé son ministre des Affaires étrangères à Moscou. Celui-ci a présenté un projet de résolution qu’il entend déposer au Conseil de sécurité à propos d’Alep. Ce pourrait être un moyen pour les Occidentaux de sortir la tête haute de cette confrontation. Ne l’ayant pas encore lu, je ne peux commenter ce projet de résolution. Cependant la presse française regorge d’articles sur la crise d’Alep basés sur des données fausses. Actuellement, la partie Ouest de la ville héberge entre 1,4 et 1,5 million d’habitants partisans de la République. La partie Est héberge entre 25 000 et 30 000 personnes. Le rapport se situe donc entre 46 et 50 fois plus de population et non pas à égalité comme on le suggère. Ce sont les jihadistes qui ont abattu les habitants d’Alep-Est qui tentaient de fuir durant la trêve de l’Aïd. Ce sont encore eux qui ont brûlé le convoi humanitaire du Croissant rouge syrien destiné aux civils qu’ils tiennent en otages à Alep. Après avoir offert lors de l’Aïd la possibilité à tous les résidents d’Alep-Est, qu’ils soient civils ou combattants, syriens ou étrangers de quitter la ville, l’armée syrienne et ses alliés libanais, russes et iraniens ont lancé une opération contre les jihadistes au risque de tuer également les civils qu’ils tiennent en otages. Ceci en application de la résolution 2249 du 20 novembre 2015 qui demande aux Etats membres de l’Onu de de « mettre un terme aux actes de terrorisme commis en particulier par l’EIIL, également connu sous le nom de Daech, ainsi que par le Front el-Nosra et tous les autres individus, groupes, entreprises et entités associés à Al-Qaida ».

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergey Lavrov, a fait part à son homologue français, Jean-Marc Ayrault, de plusieurs amendements qu’il souhaiterait voir figurer dans le projet de résolution. Il a proposé que l’on revienne aux termes de l’accord de cessation des hostilités de l’Aïd. Mais il est peu probable que ce retour en arrière soit accepté par Washington, c’est-à-dire qu’il reconnaisse qu’il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie. Le projet —amendé ou pas— sera présenté samedi au Conseil de sécurité. Le président Poutine se rendra en France le 19 octobre ».

Thierry MeyssanRéseau Voltaire, le 7 octobre 2016

Voir aussi :

Les menaces du général Mark Milley, chef d’état-major de l’armée américaine, à l’égard de la Russie (sans la nommer) : « Nous vous arrêterons, nous vous battrons comme vous n’avez jamais été battus… »

Un ton martial, le regard noir, de gros coups de menton…

C'est en Europe, et c'est nous qui avons déclenché le conflit en intervenant place Maïdan. rès tôt, le matin du 20 février 2014, la place Maïdan est coupée en deux – d’un côté la police anti-émeute, de l’autre les manifestants.

Cela durait depuis plus de deux mois. Cependant, les événements allaient bientôt atteindre leur point culminant. Avant la fin de la journée, plus de 50 personnes allaient mourir, la plupart abattues dans la rue par les forces de sécurité.

La violence allait conduire à la chute du président pro-russe de l’Ukraine, Victor Ianoukovitch. Moscou considérera le 20 février comme un coup d’état armé, et utilisera ce point de vue pour justifier l’annexion de la Crimée et l’aide apportée aux séparatistes dans l’est de l’Ukraine.

Les meneurs de la manifestation, parmi lesquels certains détiennent aujourd’hui des positions clés au sein du pouvoir de la nouvelle Ukraine, font depuis porter inlassablement l’entière responsabilité de la fusillade sur les forces de sécurité agissant au nom du précédent gouvernement.

Mais un an plus tard, des témoins commencent à présenter les choses sous un autre angle.

“Je ne tirais pas pour tuer”

“Je tirais vers le bas, à leurs pieds”, déclare un homme que nous nommerons Serguei, qui me dit avoir pris position au conservatoire de Kiev, une école de musique située au coin sud-ouest de la place.

“Bien sûr, j’aurais pu les atteindre au bras, ou n’importe où. Mais je ne tirais pas pour tuer.”

Sergei déclare qu’il avait été un des manifestants de Maïdan pendant plus d’un mois, et que ses tirs, visant la police sur la place et les toits d’un centre commercial sous-terrain, les avaient conduits à se replier.

Il y avait eu des tirs deux jours plus tôt, le 18 février. Le 19, un mercredi, avait été plus calme, mais dans la soirée, précise Serguei, il avait été mis en contact avec un homme qui lui proposait deux armes : la première, un fusil de chasse calibre 12, la seconde, un fusil de précision, un Saiga, tirant des balles à haute vélocité.

Il avait choisi cette dernière, dit il, et l’avait dissimulée dans le bâtiment abritant le bureau de poste, à quelques mètres du conservatoire. Les deux bâtiments étaient sous le contrôle des manifestants.

Voici comment les événements se sont déroulés le 20 février 2014.

Face aux attaques, la police s’est repliée depuis sa position près de la ligne de front vers la rue au nord de l’hôtel Ukraine.

Les manifestants se sont alors avancés vers la police, subissant les tirs des forces de sécurité en repli et de tireurs situés dans les bâtiments tout autour de la zone.

Plus de 50 personnes furent tuées, le plus lourd tribut payé depuis le début des affrontements entre manifestants et forces de sécurité pendant le Maïdan.

Quand les tirs ont commencé tôt dans la matinée du 20, explique Serguei, il a été escorté jusqu’au conservatoire, et a passé 20 minutes avant 7 heures du matin, tirant sur la police, à côté d’un second tireur.

Son récit est partiellement confirmé par d’autres témoins. Ce matin-là, Andriy Chevtchenko, qui était alors député de l’opposition et membre du mouvement Maïdan, a reçu un appel du chef de la police anti émeutes sur la place.

“Il m’appelle et me dit, Andriy, quelqu’un tire sur mes hommes. Et il ajoute que les tirs proviennent du conservatoire.”

Chevtchenko a contacté l’homme en charge de la protection des manifestants, Andriy Parubiy, réputé être le commandant du Maïdan.

“J’ai envoyé un groupe de mes meilleurs hommes au conservatoire pour déterminer la présence éventuelle de positions de tir”, déclare Parubiy.

Pendant ce temps, le député Andriy Chevtchenko recevait des coups de fil de plus en plus paniqués.

“Je recevais sans cesse des appels de l’officier de police, qui disait : j’ai trois personnes blessées, j’ai cinq personnes blessées, j’ai un mort. Et à un moment, il dit : je me retire. Et il dit : Andriy je ne sais pas ce qui va se passer. Mais j’ai senti clairement que quelque chose de mauvais allait arriver.”

Andriy Parubiy, maintenant vice-président du parlement ukrainien, dit que ses hommes n’ont pas trouvé de tireurs dans le bâtiment du conservatoire.

Mais un photographe qui a pu accéder au Conservatoire plus tard dans la matinée, juste après 8 heures, y a pris des photos d’hommes armés, bien qu’il ne les ait pas vus tirer.

Ce qui s’est passé sur la place Maïdan : l’histoire d’un photographe

Le récit de Serguei diffère aussi de celui de Parubiy.

“Je ne faisais que recharger”, me dit-il. “Ils se sont précipités sur moi, m’ont mis le pied dessus, et dit “Ils veulent te parler, tout est ok, mais arrête de faire ce que tu es en train de faire.”

Serguei dit être convaincu que les hommes qui l’ont exfiltré venaient de l’unité de sécurité de Parubiy, bien qu’il n’ait pas reconnu leurs visages. Il a été escorté hors du conservatoire, conduit hors de la ville en voiture avant d’être relâché pour rentrer chez lui.

Entre-temps, trois policiers avaient été blessés mortellement et les meurtres de nombreux manifestants avaient commencé.

L’enquête officielle de Kiev s’est concentrée sur ce qui s’est produit ultérieurement – après que la police anti-émeute eut commencé à se retirer de la place. Dans la séquence vidéo, on les voit clairement tirer en direction des manifestants tout en se repliant.

Seulement trois personnes ont été arrêtées, toutes membres d’une unité spéciale de police anti-émeute. Et parmi ces trois, seulement deux – les officiers de rang inférieur – demeurent en prison. Le commandant de l’unité, Dmitry Sadovnik, a été libéré sous caution et a maintenant disparu.

Les trois policiers sont accusés de la mort de 39 personnes. Mais au moins une douzaine de manifestants supplémentaires ont été tués – ainsi que les trois policiers qui sont morts de leurs blessures.

Certaines victimes ont certainement été tuées par des tireurs, qui semblaient opérer depuis certains des bâtiments les plus élevés autour de la place.

Les avocats des victimes et les sources au sein du bureau du procureur général ont déclaré à la BBC que lorsqu’il s’agissait d’enquêter sur les morts qui ne peuvent avoir été causées par la police anti-émeute, leurs efforts étaient contrecarrés par les tribunaux.

“Si vous vous référez à l’époque de Ianoukovitch, c’était un peu le triangle des Bermudes : le bureau du procureur, la police et les tribunaux”, explique Andriy Chevtchenko. Tout le monde sait qu’ils coopéraient, qu’ils se couvraient mutuellement et que c’était la base d’une corruption massive dans le pays. Ces connections existent encore.

Les théories du complot abondent

Le procureur général, Vitaly Yarema, a été démis de ses fonctions cette semaine, au beau milieu de vives critiques de sa gestion de l’enquête.

En attendant, les théories du complot fleurissent.

“Je suis certain que la fusillade du 20 a été perpétrée par des tireurs embusqués venant de Russie et qui étaient contrôlés par la Russie”, dit Andriy Parubiy, l’ancien commandant de Maïdan.

“Les tireurs visaient à orchestrer un bain de sang à Maïdan.”

C’est une croyance largement répandue en Ukraine. En Russie, c’est plutôt le contraire – que la révolte à Maïdan était une conspiration occidentale, un coup d’état de la CIA conçu pour extraire l’Ukraine de l’orbite de Moscou. Aucune des deux parties n’apportent de preuves convaincantes de ce qu’elles avancent.

A Maïdan, l’écrasante majorité des manifestants était pacifique ; des citoyens sans armes, qui ont bravé des mois de froid intense pour réclamer le changement de leur gouvernement corrompu. Autant que l’on sache, tous les manifestants tués le 20 février étaient non armés.

Les dirigeants de Maïdan ont toujours maintenu qu’ils ont fait de leur mieux pour empêcher la présence d’armes sur la place.

“On savait que notre force était de ne pas utiliser la violence, et que c’eut été notre faiblesse que de commencer à tirer”, dit Andriy Chevtchenko.

Parubiy dit qu’il est possible qu’une poignée de manifestants armés soient venus à Maïdan comme une réponse spontanée à la violence des forces de sécurité survenue dans les jours précédant le 20 février.

“J’ai entendu dire que, après la fusillade du 18 février, il y avait des gars qui sont venus à Maïdan avec des fusils de chasse. On m’a dit que c’était parfois des proches ou des parents des victimes du 18 février. Donc je reconnais qu’il est possible qu’il y ait eu des gens avec des fusils de chasse à Maïdan. Quand les tireurs ont commencé à tuer nos gars l’un après l’autre, je peux imaginer que ceux qui avaient ces fusils de chasse aient riposté.”

Serguei, encore une fois, raconte une histoire différente. Il dit qu’il a été recruté comme tireur potentiel à la fin janvier, par un homme qu’il décrit comme un officier militaire à la retraite. Serguei était lui-même un ancien soldat.

“On a discuté, et il m’a pris sous son aile. Il a vu quelque chose en moi qui lui a plu. Les officiers sont comme des psychologues, ils peuvent voir qui est capable. Il me gardait à proximité.

L’ancien officier l’a dissuadé de se joindre à aucun autre groupe militant actif à Maïdan.

“Ton temps viendra”, a-t-il dit.

Etait-t-il en cours de préparation, psychologiquement, pour prendre les armes ?

“Nous ne nous sommes pas assis pour travailler sur un plan. Mais nous en avons parlé en privé et il m’a préparé à cela.”

On ne sait pas qui était celui qui a recruté Serguei, s’il appartenait à l’un des groupes notoirement actifs à Maïdan.

Et il y a beaucoup d’autres choses que nous ne savons pas, comme par exemple qui a tiré les premiers coups de feu le 20 février.

Quant aux théories du complot, il est possible que Serguei ait été manipulé, qu’il n’ait été qu’un pion dans un jeu bien trop grand pour lui. Mais ce n’est pas sa façon de voir les choses. Il était un simple manifestant, dit-il, qui a pris les armes en état de légitime défense.

“Je ne voulais tirer sur personne ou tuer personne. Mais c’était la situation. Je ne me sens pas comme une sorte de héros. C’est le contraire : j’ai du mal à dormir, je fais de mauvais rêves. J’essaie de me contrôler. Mais je ne gagne qu’à être nerveux tout le temps. Je n’ai rien dont je puisse être fier. C’est facile de tirer. Vivre après, c’est ça qui est difficile. Mais tu dois défendre ton pays.”

Source : BBC, le 12/02/2015

 
Julia Cerisi a ajouté 2 photos.

DONBASS : 9000 morts, 10 000 blessés graves, deux ans d'attaques par bombardements sur le Donbass, et 1, voire 2 millions de réfugiés fuyant les bombardements de Porochenko, maître de la junte de Kiev, après le coup d'état fomenté et financé par les USA, .... sont-ils quantité négligeable au regard de l'Histoire ? Un "DETAIL"... , peut-être ? Ils ne VEULENT PAS de VOTRE UE et de son austérité lamentable, ils ne veulent pas du gouvernement néo-nazi de Kiev, et l'ont exprimé démocratiquement à deux reprises. Mais les bons européens démocrates s'asseyeraient donc sur les référendums et la liberté des peuples à disposer d'eux-mêmes ? D'ailleurs, l'Union Européenne ,y compris la France, financent cette junte ukrainienne qui massacre sa propre population, à l'instar de ce que Franco a fait en Espagne. Guernica ,vous admirez ?
Photos : - bombardement de Slaviansk par l'armée ukrainienne ,le 02 Août 2014.
- réfugiés quittant Debaltsevo le 07 Février 2015.