WWIII : La Russie ne croit plus en la Paix. Le Kremlin retire les familles de ses diplomates en Occident

Publié le par José Pedro

Le Kremlin retire les familles de ses diplomates en Occident

 

 

 

 

Considérant le risque imminent de Troisième Guerre mondiale, le Kremlin a donné ordre à ses diplomates et personnels en poste en Occident de rapatrier leurs familles sans attendre.

Les représentations et institutions russes en Occident sont réduites au minimum.

De son côté, le ministère russe de la Défense a procédé mercredi 12 octobre 2016 à trois tirs de missiles inter-continentaux afin d’ajuster son système de lancement.

« Russia orders all officials to fly home any relatives living abroad, as tensions mount over the prospect of a global war », Julian Robinson, Daily Mail, Octobre 13, 2016.

22 membres du Congrès appellent le président Obama à ne pas faire usage en premier de la bombe atomique

 

 

 

 

Dans une lettre adressée au président Barack Obama, 22 membres du Congrès, tous démocrates, le pressent d’inscrire dans la loi l’engagement de ne pas faire usage en premier de l’arme nucléaire.

Il y a deux semaines, le secrétaire à la défense, Ashton Carter, avait rappelé que Washington n’hésiterait pas à déclencher la guerre nucléaire si nécessaire.

Depuis la rupture de l’accord de cessation des hostilités en Syrie, la tension monte entre Washington et Moscou. Le risque de Troisième Guerre mondiale n’a jamais été aussi élevé depuis la guerre de Corée.

 

Lettre du 13 octobre 2016 au Président Obama, du Congrès, afin de ne pas faire la première frappe Nucléaire

Sursaut nucléaire russe : Poutine se réarme fortement tandis qu’Obama diminue son arsenal

Faut-il être être inquiet que le Kremlin dépasse Washington de 429 têtes nucléaires ? Ce chiffre peut être trompeur mais la remise en cause d'autres traités par Poutine peut être inquiétante.

 

La Russie se prépare à la "Troisième guerre mondiale". C'est ce que laissent entendre certains médias du pays depuis quelques jours. Sur la première chaîne d'État, c'est le présentateur de l'émission phare du dimanche soir qui annonce que les batteries antiaériennes russes en Syrie vont "abattre" les avions américains. Sur la chaîne d'informations en continu Rossia 24, c'est un reportage sur la préparation des abris antinucléaires à Moscou.

D'autres médias ont également évoqué un état de guerre à venir. Le site d'informations Fontanka avance ainsi que le gouverneur de Saint-Pétersbourg veut rationner le pain pour une future guerre malgré les explications des autorités qui affirment vouloir simplement stabiliser le prix de la farine. Les exercices de "défense civile" sont discutés à la radio et des graffitis pro-Poutine tapissent désormais les immeubles comme cet ours, symbole de la Russie, distribuant des gilets pare-balles à des colombes de la paix.

Réunion décisive à Lausanne ce jour pour la dernière chance les 15 et 16 octobre 2016.

L'échec des négociations d'un cessez-le-feu en Syrie entre les États-Unis et la Russie a participé à cet emballement sur l'imminence d'une "Troisième guerre mondiale". Les bombes russes et syriennes sur Alep ont ensuite transformé la ville en "enfer sur Terre" selon les termes de l'ONU.

Une réunion internationale sur la Syrie est programmée samedi à Lausanne en Suisse, en présence de John Kerry, le secrétaire d'État américain, et Sergueï Lavrov, le ministre des Affaires étrangères russe. Alors que le monde flirte "dangereusement avec la zone rouge" selon l'expression employée par Mikhaïl Gorbatchev, dernier président soviétique, dans une interview à Ria Novosti, cette rencontre de Lausanne apparaît décisive.

La Troisième Guerre mondiale pour quiconque allume son téléviseur en Russie, a déjà commencé.

Sur la première chaîne d'Etat, c'est le présentateur de l'émission phare du dimanche soir qui annonce que les batteries antiaériennes russes en Syrie vont "abattre" les avions américains. Sur la chaîne d'informations en continu Rossia 24, c'est un reportage sur la préparation des abris antinucléaires à Moscou. A Saint-Pétersbourg, le site d'informations Fontanka croit savoir que le gouverneur veut rationner le pain pour une future guerre malgré les explications des autorités qui affirment vouloir simplement stabiliser le prix de la farine. 

Et à la radio, on discute des exercices de "défense civile" mobilisant, selon le ministère des Situations d'urgence, 40 millions de Russes pendant une semaine. Au programme: évacuations d'immeubles et exercices d'incendie. Pour celui qui aurait éteint son téléviseur pour se promener dans les rues de Moscou, il est fort possible de tomber sur un des immenses graffitis "patriotiques" des artistes pro-Poutine de l'organisation "Set" qui tapissent désormais les immeubles comme cet ours, symbole de la Russie, distribuant des gilets pare-balles à des colombes de la paix.


La rupture des négociations entre Washington et Moscou

La cause d'une telle fièvre, de cet emballement pour l'imminence d'une "Troisième guerre mondiale"? La rupture le 3 octobre des négociations entre Washington et Moscou sur le conflit syrien après l'échec d'un cessez-le-feu que les deux puissances avaient âprement négocié à Genève en septembre. Dans la foulée, les bombes russes et syriennes ont transformé Alep en "enfer sur Terre" selon l'ONU et suscité les critiques des Occidentaux.

Sur le terrain, l'armée russe a continué la semaine à faire cavalier seul en déployant sur sa base navale, dans le port syrien de Tartous, des batteries antiaériennes S-300 aptes à détruire des avions de chasse, mais aussi en envoyant des corvettes équipées de missiles pouvant, en théorie, couler des navires de guerre. Autrement dit, une démonstration de force visant, non pas les jihadistes ou les rebelles syriens, mais bien la Marine et les avions américains.


"Nous abattrons" les avions américains

A Moscou, où les journalistes russes et occidentaux se lèvent et se couchent en recevant les communiqués du ministère russe de la Défense, le climat de confrontation est relayé, amplifié par les médias. Le porte-parole de l'armée russe, le général Igor Konachenkov, adresse ses mises en garde à la Maison Blanche, au Pentagone, au Département d'Etat.

"Je rappelle aux stratèges américains que les missiles antiaériens S-300 et S-400 qui assurent la couverture aérienne des bases russes de Hmeimim et de Tartous ont un rayon d'action qui pourraient bien surprendre n'importe quel aéronef non identifié", a-t-il dit le 6 octobre en une menace à peine voilée contre les Etats-Unis.

Sur l'antenne de la chaîne d'Etat Rossia 1, le présentateur Dmitri Kissilev, également patron de l'agence de presse Ria Novosti, résume la pensée du général Igor Konachenkov pour "les simples gens comme vous et moi": "nous abattrons" les avions américains. Puis il dévoile le "plan B" des Etats-Unis en Syrie. "Le plan B, c'est en gros que les Etats-Unis vont avoir un recours direct à la force contre les forces syriennes du président Bachar al-Assad et contre l'aviation russe", dit-il.


"La Russie actuelle est plus que prête"

"Est-ce qu'il faut craindre des provocations? C'est comme cela que les Etats-Unis ont engagé la guerre au Vietnam", conclut M. Kissilev avant de mettre en garde les Occidentaux: les missiles déployés à Kaliningrad, l'enclave russe proche de la Pologne pourraient emporter des têtes nucléaires. "La Russie actuelle est plus que prête, mais avant tout psychologiquement, à la nouvelle spirale de confrontation avec l'Ouest", résume Gueorgui Bovt dans une tribune sur le site d'informations Gazeta.ru.


"Si la bagarre ne peut pas être évitée, frapper le premier"

Le politologue envisage deux scénarios, compte tenu par ailleurs des difficultés économiques de la Russie. Le premier, optimiste, où les deux puissances vont "se mettre d'accord sur de nouvelles conditions de coexistence, en gros un Yalta-2", référence au partage des aires d'influence entre les Etats-Unis et l'Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et le scénario catastrophe: la Russie va réagir selon une loi de la rue bien connue: "si la bagarre ne peut pas être évitée, frapper le premier".


Le monde flirte "dangereusement avec la zone rouge"

Dans une interview à Ria Novosti, le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et initiateur il y a 30 ans à Reykjavik avec le président américain Ronald Reagan du début de la fin de la Guerre froide, prévenait récemment: le monde flirte "dangereusement avec la zone rouge". Et mercredi, premier signe de détente après des jours d'invectives verbales, Moscou annonçait une réunion internationale sur la Syrie samedi à Lausanne qui a déjà des allures pour le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de rencontre de la dernière chance. 

Autres articles

C'est sûr, Poutine se prépare à la guerre nucléaire avec l'Europe, s'affole la presse britannique.

Un mystérieux rapport, dont l'authenticité n'a pas été vérifiée, publié par le tabloïd britannique Daily Star, serait l'objet de tous les fantasmes depuis quelques jours : s'appuyant sur des présumées sources russes anonymes et citées par le site znak.com, basé en Russie, le rapport révèle que le président russe serait sur le point de déclencher une attaque nucléaire contre l'Occident !

Et pour cause : Znak.com, basé dans l'Oural, affirme citer cinq officiels unanimes quant aux recommandations qui leur auraient été faites concernant leurs familles expatriées. Ainsi, les étudiants russes inscrits dans des universités étrangères seraient contraints d'exiger leur transfert dans des universités russes pour poursuivre leurs études. Les personnes âgées qui envisageaient de couler leurs vieux jours en Occident seraient également priées de revenir dans des maisons de retraite en Russie. 

Selon le Daily Star, ces révélations trahissent des manœuvres en cours qui n'ont qu'un but : que Moscou puisse librement procéder à une attaque nucléaire. Le Kremlin n'y serait pas allé de main morte pour s'assurer que ses recommandations ont été prises à la lettre : les officiels auraient intérêt à être convainquants avec leurs proches, sous peine d'être pénalisés dans leur carrière.

Il en faut décidément peu pour que les tabloïds britanniques se mettent à imaginer le grand méchant Vlad armé d'ogives et prêt à frapper leur Royaume ! Alors que le Kremlin a nié ces allégations par le biais de son porte-parole, Dmitri Peskov, qui affirme n'avoir jamais entendu une telle rumeur, le titre de l'article citant le rapport ne manque pas de piment : «La Russie rappelle en urgence les familles de ses officiels à l'aube de la 3e guerre mondiale».