WWIII : Le 3ème Temple de Jérusalem doit être 30 fois plus imposant que le second détruit en 70 de notre ère. Une Oeuvre impossible entre D.ieu, le Sanhédrin, les USA et la Russie. Le Peuple de D.ieu n'est pas invité.

Publié le par José Pedro

Doit-on encore sacrifier des animaux sur l'autel des sacrifices du nouveau Temple?

Jésus Christ, notre sauveur de l'humanité, a été sacrifié par le Sanhédrin et mis en croix pour nous sauvez de nos péchés. Il a renversé les tables des marchands et des vendeurs d'animaux.

Le sacrifice il l'a changé par l'Eucharistie.

L'Eucharistie (en grec ancien εὐχαριστία / eukharistía, « action de grâce ») est un sacrement chrétien. Elle occupe une place centrale dans la doctrine et la vie religieuses de la plupart des confessions chrétiennes (en). Selon le Nouveau Testament, particulièrement le Première épître aux Corinthiens et les Évangiles synoptiques, elle a été instaurée par Jésus-Christ lors de la Cène. En effet, la veille de sa Passion, il donna le pain et le vin à ses disciples en disant : « Ceci est mon corps ... cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ... faites ceci en mémoire de moi  ». La promesse de l'Eucharistie est située par l'évangile selon Jean, qui n'en raconte pas l'instauration en tant que telle, beaucoup plus tôt dans la vie de Jésus.

L'Eucharistie présente plusieurs dimensions : action de grâce et louange adressées à Dieu le Père, mémorial de la Passion, la mort et de la résurrection de Jésus de Nazareth qui se donne en sacrifice pour le salut des hommes, célébration de la présence du Christ (en), ressuscité et vivant, par la puissance du Saint-Esprit, et partage des éléments eucharistiques - le pain et le vin - qui dans la célébration deviennent, pour les chrétiens, le corps et le sang du Christ, offert en sacrifice sur la croix et ressuscité.

Les catholiques décrivent en outre l’Eucharistie comme une véritable « actualisation », non sanglante, de l'unique sacrifice du Christ en vue du Salut, par le ministère du prêtre, configuré au Christ (alter Christus). De leurs côtés, les réformés protestants s'y refusent, considérant que cela diminue la dignité du sacrifice de la Croix et affirmant que le texte biblique ne soutient pas la théorie de la transsubstantiation enseignée notamment par l'Église catholique. De plus, les luthériens préfèrent le terme de consubstantiation. Chez les chrétiens évangéliques, on parle d'un souvenir du sacrifice de Jésus-Christ et une annonce de son retour.

L'Eucharistie est célébrée au cours de la messe et constitue le point culminant de la liturgie.

Qui est le Peuple de Dieu ?

depuis Jésus-Christ, l'humanité est devenue le Peuple de Dieu.

      « Vous êtes maintenant le peuple de         Dieu »

« Autrefois vous n’étiez pas un peuple, mais vous êtes maintenant le peuple de Dieu » (1 PIERRE 2:10).

Les premiers membres de la nouvelle nation de Dieu ont été les apôtres et plus d’une centaine d’autres disciples de Christ, qui s’étaient réunis dans une chambre haute à Jérusalem (Actes 1:12-15). L’esprit saint a été répandu sur eux, ce qui en a fait des fils de Dieu engendrés de l’esprit (Rom. 8:15, 16 ; 2 Cor. 1:21). Cet événement a prouvé que la nouvelle alliance était entrée en vigueur, une alliance dont Christ est le médiateur et qui a été validée par son sang (Luc 22:20 ; lire Hébreux 9:15). Les disciples en question sont ainsi devenus membres de la nouvelle nation de Dieu, son nouveau  peuple. L’esprit saint leur a permis de prêcher dans les différentes langues parlées par les Juifs et les prosélytes venus à Jérusalem des quatre coins de l’Empire romain pour célébrer la fête des Semaines, ou Pentecôte. Ces gens ont entendu et compris dans leur propre langue les « choses magnifiques de Dieu » prêchées par les chrétiens engendrés de l’esprit (Actes 2:1-11).

 

Un an déjà que le Christ a commencé son Ministère !!!.

 

LE RETOUR DE JÉSUS-CHRIST PEUT-ETRE LE 14 OU 15 SEPTEMBRE 2015 ! AU COURS DE LA FÊTE DES TROMPETTES

Pour comprendre l’apocalypse, il faut être humble et à la fois faire preuve d’intelligence !

Force est donc d’abord de reconnaître que notre époque est la plus trouble de l’histoire de l’homme.

Sa compréhension est pourtant d’une importance capitale pour tous les hommes.

Nous sommes nombreux à chercher la lumière dans les méandres des prophéties bibliques et autres, bien souvent nous faisons des erreurs et cela en ce qui me concerne il me faut le reconnaître !

Comment ne ferions-nous pas d’erreurs puisque la bible est à la fois très vague et très précise !

Néanmoins, nous sommes très nombreux, eschatologues, prêtres, Pasteurs, prêcheurs et chrétiens fervents dans la foi à avoir compris que le retour de Jésus-Christ était pour notre génération et donc imminent !

De nombreux signes bibliques, que vous pouvez découvrir dans le blog notamment dans l’article : LES TROIS DERNIERS SIGNES DU RETOUR DE JÉSUS CHRIST-SUR TERRE!, nous révèlent que nous sommes bien entrés depuis un certain temps dans les temps de la fin qui précèdent le retour physique de notre Seigneur et Roi,Jésus-Christ sur Terre.

Bien évidemment, faute de précisions affinées dans les prophéties et signes bibliques, ce sont des analyses et des déductions fleuves qui nous permettent, néanmoins de façon certaine, d’annoncer le retour de notre Seigneur Jésus-Christ sur Terre pour très bientôt.

Mais très bientôt à l’échelle de Dieu, cela peut se traduire par de très nombreuses années d’attente pour le retour de Jésus-Christ.

Il est à noter que Plusieurs fois dans la bible il est fait appel à l’intelligence de l’homme pour comprendre.

À l’exemple de Daniel 9 dans le premier testament ou à l’exemple du chapitre 17 dans le livre de l’apocalypse, dans le second testament.

Il fallait donc trouver un signe important qui serait susceptible d’annoncer le début de la fin des temps.

C’est par une analyse du passé, que nous pouvons trouver ce signe et comprendre que nous sommes bien dans la fin des temps !

Vous pouvez le découvrir dans le blog notamment dans l’article : L’APOCALYPSE, L’AVENIR DU MONDE

C’est dans la création de l’état d’Israël que nous avons la date du début de la fin des temps le 14 mai 1948 !

Il nous faut aussi connaitre le délai maximum qui sépare le 14 mai 1948 du retour de Notre Seigneur Jésus-Christ sur Terre.

C’est dans les évangiles que nous trouvons ce signe important (Matthieu chapitre 24 aux versets 33 et 34. Lien : La Fin des temps .

Nous découvrons que c’est donc le temps d’une génération qui sépare le début de la fin des temps du retour de Jésus-Christ.

Nous avons alors la confirmation que le retour de Jésus-Christ est pour notre génération !

Pour mieux s’approcher de la date du retour de notre Seigneur Jésus-Christ , sans toutefois parvenir à connaitre précisément ni le jour ni l’heure, car Jésus-Christ lui-même a dit que seul le père « DIEU » les connaissaient (Matthieu 24:36).

Nous pouvons et devons donc chercher l’année et le mois !

Jésus-Christ veut que le plus grand nombre soit sauvé et pour cela nous devons chercher, trouver et annoncer au monde entier l’année et le mois et même la semaine si possible, du retour en Gloire de notre Seigneur et Roi, Jésus-Christ.

Pour cela, il nous fallait aussi trouver la date du début des tribulations bibliques (les sept dernières années de la vie de l’homme avant le retour de Jésus-Christ sur terre).

C’est encore une analyse du passé qui nous permet de trouver un signe important pouvant être la date du début des sept dernières années de la fin des temps « la dernière semaine (sept années) prophétisées pour la fin des temps par le Prophète Daniel 539 ans avant Jésus-Christ . (Tous les détails dans les articles du blog)

Ce signe important c’est le 29 septembre 2008 qu’il s’est produit ! Un très grand signe a eu lieu. C’était à la bourse de Wall street avec le – 777 (Vous trouverez également dans le blog les détails de ce signe notamment à l’article) L’APOCALYPSE EST COMMENCÉE, LE RETOUR DE JÉSUS-CHRIST EST DONC IMMINENT !

L’ampleur, la fréquence et la quantité des signes du retour de Jésus-Christ sur Terre ont complètement explosés depuis cette date du 29 septembre 2008 !

Thessaloniciens 5 :3-13

« Quand les hommes Diront : Paix et Sûreté ! Alors Une ruine soudaine les-surprendra »

C’est donc le 29 septembre 2008 que cette ruine mondiale a commencé avec le fameux -777,7 à la bourse de New-York.

Comme tous peuvent le constater depuis cette date la situation économique mondiale est devenue hors norme et hors contrôle « apocalyptique » !

Il faut aussi préciser que le 29 septembre est le jour de la fête des anges !

Nous avons en cette date du 29/09/2008, la date très probable du début des tribulations bibliques, la dernière semaine du prophète Daniel (les sept dernières années avant le retour de Jésus-Christ sur Terre)

La date du retour de Jésus-Christ sur terre devrait donc se situer autour de cette date sept années plus tard donc en 2015 !

La date du retour de Jésus-Christ devrait normalement être le 29 septembre 2015 et pourtant cela ne se peut pas car seul Dieu connait le jour et l’heure du retour de Jésus-Christ !

Alors suis-je dans l’erreur !

Pas si sûr !

Il y a une fête juive dont personne ne peut connaitre à l’avance ni le jour ni l’heure de son début.

Cette fête, c’est Roch Hachana connue aussi sous le nom de fête des trompettes.

Lors de cette fête il est fait usage dans le rituel Juif du « chofar »une sorte de trompette réalisée avec une corne de bélier.

En 2015, cette fête est comprise entre le 14 et 15 septembre. (Les deux jours sont fêtés).

Il se peut donc que le retour de Jésus-Christ sur Terre soit au son de la dernière trompette le « chofar » entre le 14 et 15 septembre 2015.

Bien sûr je me répète pour la unième fois, « Je ne suis pas prophète » et je suis peut-être dans l’erreur « Ce ne serait pas la première fois ! »

Mais, si j’ai raison, il ne nous reste que très peu de temps pour informer le monde entier de ce retour physique de Jésus-Christ sur Terre et des conséquences que cela va entrainer inéluctablement pour le monde entier.

S’il est très important de connaitre approximativement la date du retour de Jésus-Christ, c’est bien sûr pour que chacun puisse préparer son âme afin que son nom ne soit pas effacé du livre de vie.

Mais c’est aussi parce que deux choses extrêmement importantes doivent avoir lieu avant le retour de Jésus-Christ.

1°) L’enlèvement de l’église de Jésus-Christ.

Les chrétiens nés de nouveau, à savoir, les chrétiens qui ont pris conscience de ce retour et qui se préparent en se purifiant, en priant et en transmettant la bonne nouvelle du prompt retour de Jésus-Christ pour notre génération.

Très peu de versets dans la bible précisent l’enlèvement de l’église.

Nous trouvons quelques mentions notamment dans Matthieu Chapitre 24 versets 39 suivants ainsi que dans 1 Thessaloniciens 4 versets 4 :15 et suivants.

L’enlèvement de l’église est d’autant plus important qu’il sera suivi d’une période difficile pour l’humanité « Le jour de la colère de Dieu »

2°) Le jour de la colère de Dieu

Selon la bible de terribles catastrophes nous attendent et le tiers de l’humanité pourrait bien disparaitre !

Sachant cela et voyant notre quotidien, nous comprenons mieux l’importance de ce qui attend l’humanité !

Je peux me tromper et le retour de Jésus-Christ se produire un peu plus tard, en 2017 ou 2018 voire encore plus tard, mais ce retour est certain et il est pour notre génération !

Ce retour est imminent et cela ne fait pas l’ombre d’un doute.

Les signes sont beaucoup trop fréquents, puissants, continus et exponentiels pour continuer longtemps à ce rythme

Le monde a connu bien des tourments dans l’histoire, dont certains étaient vraiment très forts.

Mais jamais tous les signes bibliques ne se sont produits au même temps, ni avec cette fréquence, ampleur, puissance et encore moins exponentiellement comme à notre époque.

À la vue de l’actualité mondiale chacun peut se rendre compte des troubles importants que nous vivons sur terre.

Or, nous savons et le constatons que tous les signes sont puissants, nombreux et exponentiels et qu’ils vont donc fatalement encore s’aggraver jusqu’au retour de Jésus-Christ.

Rien que d’y penser cela me fait froid dans le dos !

Et pourtant la fin des temps est en marche et rien ne la stoppera.

Elle est la volonté de Dieu et doit s’accomplir.

De tous les signes bibliques annonciateurs du retour de Jésus-Christ seuls trois signes restent encore à se révéler avant ce retour en gloire de notre Seigneur et Roi Jésus-Christ !

01) Le dévoilement de l’Anti-Christ

02) La troisième reconstruction du temple de Jérusalem

03) Un conflit mondial qu’arrêtera Jésus-Christ à son retour

Concernant l’Antéchrist :

À la vue de l’actualité et après de longues réflexions, voici une explication pour l’accomplissement des trois derniers signes

Si personne ne peut à ce jour, avec certitude, mettre un nom d’homme sur l’Antéchrist, nous pouvons néanmoins comprendre qui il est en analysant les faits.

Nous constatons de même tous ses méfaits au quotidien !

Dans le livre de lApocalypse au chapitre 13 et au verset 7, nous apprenons que lors des tribulations, la bête va faire la guerre aux saints et les vaincre !

Hors, qui fait la guerre aux saints actuellement sur terre depuis 2008 ! « L’ISLAM »

Des islamistes fanatiques et extrémistes, maltraitent, prennent en otage, violent, mutilent et assassinent des multitudes de Chrétiens partout dans le monde !

Depuis 2008, pendant que l’Islam fanatique persécute les chrétiens, l’Islam bien-pensante s’est lancé depuis le 14 mai 1948 à la conquête du monde, non par les armes, mais par l’immigration et la démographie !

Partout dans le monde l’Islam cherche à implanter ses coutumes et ses lois barbares telles que la Charia !

Et pourtant il faut le reconnaitre, les musulmans ont des paroles d’Amour et de Tolérance. Ils sont même fidèles et fervents dans la Foi car ils sont persuadés de servir Dieu !

Mais comment peut-on servir Dieu et accepter que des êtres ignobles « les Islamistes qui appliquent le CORAN à la lettre » commettent tous ces crimes au nom de Dieu.

La bête de l’apocalypse semble bien être « L’ISLAM et sa puissance financière » L’argent contrôle le monde et les médias. Il réduit de plus en plus l’homme à l’esclavage.

2 Thessaloniciens 2

2.4

L’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu ou de ce qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu.

La mosquée Al-qsa été construite à Jérusalem sur l’emplacement du temple de Salomon !

« L’Islam » s’est assis sur le trône de Dieu depuis 679 et les Islamistes se conduisent comme s’ils détenaient la vérité et accomplissaient la volonté de Dieu !

Nous savons que la bible dit que l’ISLAM va envahir Israël à la fin des temps

Daniel 9:27

Et il confirmera l’alliance à plusieurs dans une semaine, et à la moitié de cette semaine il fera cesser le sacrifice, et l’oblation ; puis par le moyen des ailes abominables, qui causeront la désolation, même jusqu’à une consomption déterminée, [la désolation] fondra sur le désolé.

Concernant la troisième reconstruction du temple de Jérusalem

Il ne vous aura pas échappé que le verset ci-dessus de Daniel 9, s’applique pendant les tribulations plus précisément dans la seconde partie des tribulations. Il n’y est pas fait état de la reconstruction du temple mais de la cessation des sacrifices et des oblations.

Pour ce qui est de la reconstruction du temple de Salomon à Jérusalem, je crains fort qu’il faille attendre le retour de Jésus-Christ, le nouveau temple sera à mon avis très certainement son temple céleste descendu des cieux.

Je ne vois pas Dieu accepter une reconstruction partielle du temple près de la mosquée al-qsa qui est la maison de Satan !

Les Musulmans sont abusés depuis la création de l’Islam, bien que fidèles et fervents dans la Foi, ils ne servent pas Dieu mais Satan !

Vous pouvez lire dans le blog certains articles consacrés aux musulmans notamment :

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L’ISLAM est la Bête qui monte de l’abîme ! Musulmans du Monde, venez nombreux à Jésus-Christ pour être sauvés!

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Néanmoins, il est probable que le peuple juif qui cherche à retrouver le lien direct qu’il avait avec Dieu, se mette à reconstruire le temple malgré la présence de la mosquée Al-qsa sur le mont du temple.

Concernant le conflit mondial qu’arrêtera Jésus-Christ à son retour

Il s’agit de la célèbre guerre d’Armageddon qui sera très visiblement une dérive des conflits actuels du moyen orient qui vont très certainement dégénérer et rejaillir sur Israël !

Des alliances se formeront et les hommes verront une opportunité pour sortir de ce marasme économique mondial comme d’habitude par une guerre mondiale.

Néanmoins l’Islam verra pour sa part l’opportunité de supprimer Israël et de tuer un maximum de chrétiens.

Tout ceci doit se passer selon la bible, dans les tourments de la météo, de la Terre et des cieux, notamment selon le chapitre 24 de l’évangile de Matthieu.

Force est de constater que ces conflits au moyen orient (L’Irak, la Libye, La Syrie) ont impliqué et impliquent, soit directement ou indirectement, de nombreuses puissances telles que la Russie, la chine, les états Unis et l’Europe.

Le moyen orient est une véritable poudrière et nous savons qu’elle va exploser très bientôt pour rejaillir sur Israël !

L’emploi des armes chimiques actuellement en Syrie est un tournant radical dans la guerre civile qui détruit sa population.

L’usage de l’arme nucléaire au moyen orient n’est pas loin !

L’Europe, ( ROME) se prépare déjà à la Guerre d’Armageddon ….!

Suivez et analysez sur le net l’actualité des hommes, de la Terre et de la météo pour comprendre l’évolution de l’Apocalypse !

Ce dont nous pouvons également être certain c’est que l’année 2013 ne va pas aller en s’arrangeant, que 2014 devrait être pire et de loin que 2013 et très forte en signes bibliques.

2015 sera très certainement pour l’humanité l’année de la compréhension de la création de Dieu « L’Homme ».

Le monde va probablement prendre conscience du retour imminent de Jésus-Christ, lorsque la guerre entrera en Israël et que des séismes importants frapperont la France, l’ Italie et Israël !

L’enlèvement de l’église devrait je pense se situer probablement lors de l’invasion d’Israël.

Il aura lieu au dernier moment, car Dieu miséricordieux accordera le maximum de temps au monde afin que le plus grand nombre soit sauvé en venant à Jésus-Christ.

Je vous invite biens aimés lecteurs à lire avec une grande attention et à méditer sur cet article ci-dessous pour comprendre ce qui se passe dans le monde et pourquoi il est très important d’avoir la Foi en Jésus-Christ, de veiller et de guetter tous les signes de son retour, car Jésus-Christ doit revenir bientôt sauver la création de Dieu. « L’Homme »

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Lien =>Pourquoi Jésus-Christ va enlever son église et revenir régner sur la terre pendant les mille ans qui viennent !

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Faites Passez, vous aussi la flamme de la Foi

Soyez certain que Jésus-Christ aime tous les hommes sans distinction, mais il ne sauvera que ceux qui sont venus à lui car nous avons le libre arbitre et nous pouvons choisir notre chemin !

Mais il faut savoir que tous les chemins mènent à la perdition de l’homme.

Sauf un qui conduit à Dieu et c’est par Jésus-Christ, il n’y en a pas d’autre !

Maintenant vous connaissez le chemin qui mène à Dieu et que ce chemin passe par Jésus-Christ.

Vous pouvez sauver votre Âme ! Il en est encore temps au moment ou j’écris ces lignes !

Maintenant que chacun connait approximativement l’année, le mois et approximativement le jour du retour de Jésus-Christ sur le Mont des Oliviers (14 /15 septembre 2015) nous pouvons nous préparer, purifier notre âme , prier et compter les jours qui nous séparent de notre Sauveur et Roi Jésus-Christ !

Mes bien aimés Frères et Sœurs en Jésus-Christ, gardez bien allumée la Flamme de votre Foi et devenez des serviteurs de Jésus-Christ, des soldats du Christ ressuscité et annoncez son retour au monde entier afin que le plus grand nombre de nos Frères et Soeurs soit sauvé

Envoyez l’adresse du blog à tous vos contacts, je n’ai rien à vendre, ce blog est gratuit et il est pour voushttps://victorpicarra.wordpress.com/

Paix et joies dans les cœurs et dans les foyers en l’attente de l’enlèvement de l’église pour les uns et du retour de Jésus-Christ sur le mont des Oliviers pour les autres !

Le troisième temple Tisha Be’Av Sera-t-il reconstruit

Le troisième temple (Tisha Be’Av) Sera-t-il reconstruit ?

(Chaque pierre a été renversée en 363 après Jésus-Christ !)

Les Juifs ont déjà essayé de reconstruire le Temple. En 363 après Jésus-Christ, poussés par l’empereur romain Julien l’Apostat, les Juifs ont démantelé toutes les pierres restantes de l’ancien temple pour commencer sa reconstruction. Mais, Dieu a miraculeusement arrêté ce travail.

Jésus a prédit que pas une seule pierre du Temple Juif ne reposerait sur une autre. Les Romains ont complètement détruit le temple en 70 après Jésus-Christ. Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’en 363 après Jésus-Christ les Juifs ont tenté de le reconstruire, mais Dieu a tout arrêté. Ce faisant, les Juifs eux-mêmes ont pris les pierres restantes du Mont du Temple. En rétrospective, l’action extraordinaire de Moshe Dayan qui a remis le Mont du Temple entre les mains des musulmans peut en fait être considérée comme une action de Dieu. Parce que, selon les Ecritures, le Temple Juif sera reconstruit seulement après le retour du Seigneur.

Destruction du Temple de Jérusalem par Francesco Hayez 

La double destruction des deux temples, à cinq cents ans d’intervalle, marque deux époques centrales dans l’histoire juive : La première marque le début de l’exil à Babylone, la seconde marque le début de la diaspora juive.

Pendant les 1900 dernières années, les Juifs ont prié pour que Dieu permette la reconstruction du Temple. Cette prière est une partie officielle des services de prières juives trois fois par jour.

Quelques groupes juifs, certains très petits, supportent la construction d’un troisième Temple aujourd’hui, mais la plupart des Juifs s’y opposent pour des raisons diverses. La plupart des juifs religieux estiment que le Temple doit être reconstruit seulement dans l’ère messianique, et qu’il serait présomptueux pour le peuple de tenter de forcer la main de Dieu, pour ainsi dire. Et, ces gens ont raison! Le judaïsme conservateur a modifié les prières ; Leurs livres de prières demandent la restauration du temple, mais ne demandent pas la reprise des sacrifices d’animaux. La plupart des passages relatifs à ces sacrifices sont remplacés par les enseignements talmudiques que les actions de bonté et d’amour expient maintenant le péché.

La religion juive religieuse était une dispensation temporaire, intentionnelle par son auteur divin, Dieu lui-même, pour en préfigurer une plus complète et plus parfaite, et préparer les hommes à l’embrasser. Elle nécessite essentiellement non seulement les sacrifices sanglants (connus sous le nom de korbanot), mais enjoint un certain endroit fixe pour leurs exécutions, soit le temple de Jérusalem. Donc la destruction finale de ce temple a provoqué l’abolition de ces sacrifices et a anéanti tout le système de cette institution religieuse. Jésus Lui-même a fait le sacrifice parfait pour nous quand il est mort sur la croix au sommet du Calvaire. Toute tentative par les Juifs de sacrifier des animaux à nouveau dans le Temple peut être vu et a été vu par Dieu comme une parodie de la mort du Messie. Dieu ne l’a pas permis en 363 après Jésus-Christ et il ne le permettra pas maintenant.

Saint-Chrysostome démontre que la destruction de Jérusalem doit être attribuée, non à la puissance des Romains, parce que Dieu les avait souvent délivrés de dangers bien plus grands, mais à sa providence spéciale. Dieu s’est plu à mettre hors service ces observances rituelles désormais inutiles. « En tant que médecin », a dit Saint Jean Chrysostome, « briser la coupe prévient son patient à livrer son appétit dans des projets nocifs ; Ainsi, Dieu a empêché les Juifs de présenter leurs sacrifices en détruisant toute la ville elle-même, et a rendu l’endroit inaccessible à tous les Juifs. »

Saint Grégoire de Nazianze, Socrate, Théodore et les autres écrivains chrétiens, sont unanimes à dire que les motifs de Julien, lui attribuant l’intention déjà mentionnée, falsifient les prophéties des Écritures, celles de Daniel et du Christ, et que ses actions le prouvent suffisamment.

Julien a enlevé le christianisme de sa position de religion d’État et cette action lui a valu le titre « d’Apostat ». L’historien de Julien («l’Apostat»), en effet, dit qu’il a entrepris ce travail afin de rendre la gloire de son règne immortelle avec un si grand accomplissement : Mais, ce n’était qu’un motif secondaire ; Et Sozomène en particulier, nous assure que non seulement Julien, mais que les idolâtres qui l’ont assistés ont fait avancer cet agenda pour leur propre motif, et pour y arriver ils ont suspendu leur aversion pour la nation juive. Julien a agi non pas par amour pour le peuple juif, mais parce qu’il était un païen qui, en dépit de son ascendance, méprisait le christianisme. Elevé comme un chrétien, Julien a rejeté la religion et est retourné vers le paganisme de la période grecque et romaine. Il faisait valoir que le christianisme s’affaiblirait et détruirait finalement l’Empire Romain. En conséquence, il a tenté de restaurer l’Hellénisme, ce qui lui a valu le mépris éternel des Chrétiens.

Connu par les Chrétiens comme Julien l’Apostat, l’empereur a restauré les temples païens et le culte des anciens dieux romains. Ceux-ci devaient être desservis par un clergé païen réformateur avec une haute considération morale, qui serait en concurrence avec le clergé chrétien pour rencontrer les besoins religieux du peuple.

Julien est demeuré célèbre pour avoir déclaré la liberté absolue de toutes les croyances religieuses, ce qui a peut-être fait de lui le premier dirigeant à étendre la tolérance religieuse à tous les Romains.

Julien a lui-même écrit une lettre aux organismes ou communautés des Juifs, qui existait parmi ses travaux, mentionnés par Sozomène et traduits par le Dr Cave, dans sa vie de Saint Cyrille. Dans cette lettre, il les déclare libres de toutes exactions et de toutes taxes, et des ordres de Julus ou Illus, (probablement Hillel,) leur plus vénérable patriarche, pour abolir l’apostoli, ou des cueilleurs des dites taxes ; Il supplie pour leurs prières (telle était son hypocrisie) et il leur promet qu’après son expédition Perse, lorsque leur temple sera reconstruit, il fera de Jérusalem sa résidence et il offrira ses prières communes avec eux.

Le 19 juillet 362, Julien quitta Constantinople et arriva à Antioche pour se préparer à l’invasion de la Perse. Cependant, bien que très occupé, il a rencontré « les chefs des Juifs ». Il a assemblé les chefs parmi les Juifs et leur a demandé pourquoi ils ne faisaient plus de sacrifices sanglants, car ils étaient prescrits par leur loi. Ils répondirent qu’ils ne pouvaient les exécuter que dans le temple, qui était alors en ruines. Il leur a promis : « Je m’efforcerai avec le plus grand zèle de mettre en place le Temple du Dieu Très-Haut ». Alors, il leur ordonna de se rendre à Jérusalem, de reconstruire leur temple et de rétablir leur ancien culte, en leur promettant son concours pour effectuer les travaux.

La restauration du Temple Juif à Jérusalem, selon Julien, causerait la défaite de l’argument chrétien de la théologie de remplacement, que l’Eglise était la véritable Israël, et que la destruction du Temple et l’exil qui a suivi n’étaient que le juste châtiment imposé au peuple juif pour la Crucifixion. La restauration du Temple, selon ce que pensait Julien, persuaderait les Chrétiens convertis que Dieu était favorable au peuple juif. Aussi, en tant que commandant de l’armée qui se lance dans une guerre contre le redoutable ennemi Perse, Julien pourrait également s’attendre à ce que les Juifs de la Mésopotamie aident ses légions.

Les Juifs ont reçu le mandat de reconstruire leur temple avec une joie inexprimable et ils en ont été tellement ravis qu’ils ont accouru de toutes les parties de Jérusalem, en commençant à mépriser insolemment et à triompher sur les chrétiens, en les menaçant de leur faire sentir les effets funestes de leur gravité, qu’ils avaient eux-mêmes jusqu’à présent des pouvoirs romains.

Dans ses « Quatre Lettres », adressées au peuple juif, Julien reconnaissait leur situation désastreuse et leur demandait de le rejoindre dans sa campagne. C’est une grande différence avec le dirigeant perse Cyrus, qui avait seulement permis aux Juifs de reconstruire leur Temple ; Julien leur avait pratiquement ordonné de le reconstruire et se disait peut-être bouleversé par leurs hésitations initiales et a nommé Alypius, un indigène païen d’Antioche et son meilleur ami, de superviser les travaux.

Les nouvelles se sont répandus tellement rapidement que les contributions arrivaient de toutes parts. Les femmes juives se dépouillèrent de leurs ornements les plus coûteux pour contribuer aux dépenses de la reconstruction du bâtiment. L’empereur également, qui n’était pas moins impatient de le voir terminé, afin de les encourager dans leur entreprise, leur a dit qu’il avait trouvé dans leurs mystérieux livres sacrés que le temps était arrivé où ils devaient retourner dans leur pays, et que leur temple et les observances légales devaient être restaurés. Il donna l’ordre à ses trésoriers de fournir tout l’argent et toutes les choses nécessaires pour la construction, ce qui nécessiterait des sommes immenses : Il a rassemblé les meilleurs ouvriers de tous les côtés et a nommé des surveillants des plus hauts rangs en mettant à leur tête de son ami intime, Alypius, qui avait été autrefois Pro-préfet de la Bretagne ; Il a chargé Alypius de les faire travailler sans cesse à cette grande œuvre et de ne ménager aucun frais.

Les Juifs étaient sans doute divisés entre ceux qui croyaient que Julien était un sauveur et ceux qui se souvenaient de l’avertissement du Rabbin Simon Ben Eliezer contre l’enthousiasme juvénile de la deuxième génération après la catastrophe de Bar Kochba : « Si les enfants vous disent : Allez reconstruire le Temple, – ne les écoutez pas. »

Toutes les choses étaient prêtes, les ouvriers étaient rassemblés de toutes parts ; La pierre, la brique, le bois et les autres matériaux, en quantités immenses, ont été acheminés. Les Juifs des deux sexes et de tous les niveaux faisaient partie de la main-d’œuvre ; Même les femmes contribuaient à creuser le sol et transportaient les ordures dans leurs tabliers et dans les jupes de leurs robes. Il a même été dit que les Juifs avaient fabriqué certains pics, pioches et paniers en argent afin d’honorer leurs travaux. Mais le bon évêque Saint Cyrille, récemment revenu d’exil, voyait tous ces grands préparatifs sans aucun souci, en s’appuyant sur la vérité infaillible des prophéties des Écritures :

Que la désolation du temple Juif devrait durer jusqu’à la fin ; Et qu’aucune  pierre ne reposerait sur un autre ;

Et étant plein de l’Esprit de Dieu, Cyril a prédit, avec la plus grande confiance, que les Juifs, loin d’être en mesure de reconstruire leur temple en ruine, seraient les instruments par lesquels la prophétie du Christ serait encore plus accomplie totalement qu’elle ne l’avait été jusque-là, et qu’ils ne seraient pas en mesure de mettre une pierre sur une autre, et l’événement justifia la prédiction.

Jusque-là, les fondations et quelques ruines des murs du temple subsistaient, tel que raconté par Saint Cyrille : Et Eusèbe racontait que les habitants continuaient d’emporter les pierres pour leurs bâtiments privés. Les Juifs ont démoli ces ruines de leurs propres mains, ce qui concourait à l’accomplissement de la prédiction de notre Sauveur.

Puis, ils ont commencé à creuser de nouvelles fondations, qui ont occupé  plusieurs milliers d’employés. Mais, ce qu’ils excavaient pendant la journée était, par des tremblements de terre répétés, rejeté la nuit suivante de nouveau dans la tranchée. « Et, quand Alypius, le lendemain, pressait vivement pour le travail, avec l’aide du gouverneur de la province, il se produisit, » a dit Ammianus « d’horribles boules de feu hors de la terre près des fondations, ce qui rendait l’endroit, de temps à autre, inaccessible pour les ouvriers qui creusaient. Et les éléments victorieux continuant de cette manière obstinément et résolument comme s’ils étaient dirigés à distance, Alypius cru devoir abandonner l’entreprise. »

Ceci est également mentionné par les auteurs chrétiens, qui, outre les tremblements de terre et les éruptions de boules de feu, racontent les tempêtes, les ouragans et les tornades, la foudre, les croix imprimées sur les corps et les vêtements des assistants et une croix flamboyante dans le ciel entourée d’une cercle lumineux. L’ordre semble avoir été donné comme suit :

Le jugement du Tout-Puissant a été annoncé par les tempêtes et les tornades, par lesquelles des tas prodigieux de chaux et de sable et d’autres matériaux en vrac étaient emportés. Après suivaient les éclairs qui sont la conséquence habituelle de la collision des nuages dans les tempêtes. Les effets ont été, en premier lieu, la destruction des matériaux solides et la fonte des instruments de fer ; Et d’autre part, l’impression de croix brillantes sur les corps et les vêtements des assistants, sans distinction, dans lesquelles il y avait quelque chose dans l’art et l’élégance qui dépassait toute peinture ou toute broderie; Et, lorsque les infidèles les percevaient, ils s’efforçaient, mais en vain, de les laver. En troisième lieu arrivaient les tremblements de terre qui rejetaient les pierres dans les anciennes fondations et secouaient la terre qui retombait dans la tranchée qui devait être creusée de nouveau ; Et de plus, les bâtiments adjacents et les portiques dans lesquels travaillaient un grand nombre de Juifs étaient renversés, écrasant à mort, mutilant ou blessant un grand nombre de ces travailleurs. Le nombre de tués ou de blessés augmentait par les éruptions des boules de feu, avec des tempêtes et des orages au-dessus et des tremblements de terre au-dessous. Avec ces éruptions, beaucoup ont fui vers une église voisine pour se cacher, mais ne pouvaient pas y entrer ; Soit parce que la porte a été fermée par une main invisible secrète, ou, du moins, par une providence spéciale, parce que l’entrée de l’oratoire était bloquée par une foule effrénée qui se pressait pour entrer en premier.

« Ceci, cependant, » dit saint Grégoire de Nazianze, « est toujours affirmé et cru par tous, que lorsqu’ils cherchaient à forcer le passage par la violence, le <Feu>, qui éclatait des fondations du temple, les rencontrait et les arrêtait, et une partie brulait et détruisait et l’autre les mutilait impitoyablement en leur laissant un monument vivant de la colère de Dieu contre les pécheurs. »  Ces éruptions se renouvelaient fréquemment jusqu’à ce que la témérité des plus obstinés soit surmontée ; Reprenant les paroles de Socrate, car le feu a continué à se répéter aussi souvent que les plus obstinés se sont hasardés à renouveler leurs tentatives, jusqu’à ce qu’ils se fatiguent et abandonnent.

Enfin, le soir même, une croix lucide est apparue sur Jérusalem, brillante et très lumineuse, plus grand que celle sous le règne de Constantin, entourée d’un cercle de lumière. « Et, qu’y aurait-il de mieux pour terminer cette grande saga, ou pour célébrer cette victoire décisive, qu’une croix triomphante encerclée par le symbole de la conquête héroïque ? »

Cet événement miraculeux, avec toutes ses circonstances, est relaté par tous les écrivains de cette époque ; Par Saint Grégoire de Nazianze dans l’année qui a immédiatement suivie ; Par Saint Jean Chrysostome, dans plusieurs parties de ses œuvres, qui dit que ce n’était pas arrivé vingt ans auparavant, provenant de témoins oculaires encore vivants et jeunes et de l’état actuel de ces fondations, « dont, » dit-il, « nous sommes tous témoins » ; Par Saint Ambroise, dans sa quarantième épître écrite en 388 ; Rufin, qui avait longtemps vécu sur les lieux ; Théodore, qui vivait dans le voisinage en Syrie ; Philostorge, l’Arian ; Sozomène, qui a dit que beaucoup étaient encore vivants quand il a écrit ce qu’il tenait de témoins oculaires, et mentionne les marques visibles qui subsistent encore ; Socrate, et tous les autres. Le témoignage des païens corrobore cette preuve ; Comme celle d’Ammien Marcellin, un noble de premier rang, qui vivait alors dans la cour de Julien à Antioche et dans un bureau de distinction, et qui a probablement écrit son récit de la lettre d’Alypius à son maître au moment où le miracle s’est produit.

Libanius, un autre païen ami et admirateur de Julien, à la fois dans l’histoire de sa propre vie et dans son oraison funèbre sur la mort de Julien, mentionne ces tremblements de terre en Palestine, mais avec une certaine timidité qui découvre la disgrâce de son héros et sa superstition. Julien lui-même parle de cet événement d’une manière secrète. Avec la mort de Julien est venu l’empereur Jovien, un chrétien fidèle, et des attaques menées par l’Eglise sur les Juifs et le judaïsme.

L’historien du début de l’Eglise, Socrate, témoigne qu’à la vue des miracles les Juifs ont d’abord crié que le Christ était Dieu ; Et ils sont retournés dans leur pays plus endurcis que jamais. Saint Grégoire de Nazianze a dit que des Gentils se sont convertis à l’époque et se sont dirigés vers l’Eglise. Théodore et Sozomène ont dit que beaucoup se sont convertis ; Mais, en ce qui concerne les Juifs, çà signifiait évidemment une conversion-éclair, pas une conversion réelle et durable. Les incrédules ont été aveuglés par différentes présences ; Mais la preuve du miracle ne laisse aucune place à la moindre chicane ou suspicion.

Les écrivains chrétiens de cette époque sont unanimes à le rapporter avec sa situation compliquée, mais avec une diversité qui démontre leur accord aussi parfaite qu’ils ne pouvaient s’être concertés. La même chose est confirmée par le témoignage des adversaires les plus obstinés. Ceux qui, lorsque le temple de Daphné a été consumé à la même époque, par la foudre, ont prétendu que les chrétiens y avaient mis le feu, n’ont pas été en mesure de soupçonner la moindre possibilité de ruse dans ce cas : Pas plus que l’événement ait pu être naturel. Tous les soupçons sont éliminés par la conformité de l’événement avec les prophéties : L’importance de l’occasion, l’ardeur extrême des Juifs et des Gentils dans l’entreprise, l’attention que tout l’empire y a mis et les circonstances du fait. Les éruptions, contrairement à leurs caractères habituels, ont été confiné à un petit endroit ; Ils ont obstinément éclaté par accès et ont cessé avec le projet, et d’une telle manière qu’Ammien lui-même l’a attribué à une cause intelligente.

Les phénomènes des croix dans les airs, et sur les vêtements, étaient admirablement présentés, comme des emblèmes moraux, pour proclamer le triomphe du Christ sur Julien, qui avait enlevé la croix de sur les enseignes militaires que Constantin avait placé comme un monument durable de cette croix qu’il avait vu dans les airs qui présageait ses victoires. La même chose a été de nouveau érigée dans le ciel afin de confondre la vanité de son persécuteur impuissant. Le séisme a été sans aucun doute miraculeux ; Et même si ses effets pouvaient pour la plupart être considérés comme naturels, ils ont été dirigés par une providence spéciale surnaturelle, comme la destruction de Sodome par le feu du ciel. Ainsi, M. Warburton conclut sa thèse sur ce sujet avec le corollaire suivant. « Un nouvel éclairage surgit constamment de chaque situation lorsqu’elles sont passées en revue, et lorsque les événements sont considérés dans leur ensemble, ce miracle illustres émerge dans un éclat de preuves. »

Même les rabbins juifs, qui ne copient pas les auteurs chrétiens, relatent cet événement de la même manière avec les pères de leurs propres traditions et leurs propres dossiers. Ce grand événement s’est produit au début de l’année 363. Saint Chrysostome admire la conduite merveilleuse de la Providence divine dans ce prodige, et observe que si les Juifs n’avaient pas décidé de reconstruire leur temple, ils auraient prétendu qu’ils auraient pu le faire : Donc Dieu leur a-t-il permis trois fois de l’essayer ; Une fois sous Adrien quand ils ont provoqué une plus grande désolation sur eux-mêmes ; Une seconde fois sous Constantin le Grand, qui les a dispersés, leur a coupé les oreilles et a marqué leurs corps des marques de la rébellion. Il relate alors cette troisième tentative, « À notre époque », comme il le dit, « pas plus de vingt ans auparavant, quand Dieu a lui-même visiblement déconcerté leurs efforts, pour démontrer qu’aucune puissance humaine ne pouvait renverser son décret, et tout ceci à une époque où notre religion était opprimée, reposant sous les haches et n’avait pas même la liberté de parler ; Cette impudence elle-même pourrait ne pas avoir la moindre ombre de présence. »

http://www.bibleprobe.com/rebuildingthetemple.htm

Les 35 acres les plus volatiles de la terre sont sans doute ceux qui composent une plate-forme rectangulaire, dans Jérusalem-Est, à l’endroit où l’ancien Temple juif se dressait autrefois. Tant l’Ancien Testament (Ésaïe 1:2-3; Ézéchiel 37:26-28, 40-48; Daniel 9:27; Michée 4:1-2; Aggée 2:7-9; Zacharie 6: 12-15; 14:20) et le Nouveau Testament (Mathieu 24:15; Marc 13:14; 2 Thessaloniciens 2: 4; Révélations 11:1-2) affirment qu’un Temple occupera une nouvelle fois cette plate-forme en tant que partie du programme de la fin des temps de Dieu pour la nation d’Israël.

Quelles sont les preuves, dans l’Israël d’aujourd’hui, que cette reconstruction prophétisée est proche de devenir une réalité ?

La prière pour le temple

Depuis la destruction du Second Temple par les Romains en 70 après Jésus-Christ, les prières juives ont été dirigées à sa reconstruction. Un tel précédent a été établi par le prophète Daniel en exil de Babylone (Daniel 9:17), et les Juifs orthodoxes, la dénomination qui désire le plus un troisième Temple, récitent aujourd’hui trois fois par jour les paroles : « Fasse que ce soit ta volonté que le Temple soit rapidement reconstruit dans notre propre période. » Même alors, près de 2000 années s’étant écoulées, Israël est en grande partie un État laïque et de nombreuses personnes comprennent que cette prière récitée trois fois par jour est seulement métaphorique. Étant donné ce climat largement non-religieux, qu’est-ce que la société israélienne moderne pense de l’idée de reconstruire le Temple ?

En 1989, au début du Mouvement du Temple, le magazine Time a révélé qu’un sondage journalistique de 1983 montrait « qu’un surprenant 18% des Israéliens pensait qu’il était temps de le reconstruire. » Toutefois, depuis ce temps, Israël a souffert de l’Intifada, du « processus de paix », et de nombreuses émeutes provoquées par le problème du Mont du Temple. Lorsque, l’année dernière, j’ai posé la question à Ehud Olmert, maire de Jérusalem, il a répondu que la majorité des gens n’était pas en faveur de la reconstruction du Temple, estimant qu’une telle action serait associée à des fanatiques qui veulent détruire le processus de paix.

Toutefois, le 11 février 1996, le Mouvement de la Foi du Mont du Temple et de la Terre d’Israël, une organisation d’activistes israéliens qui montre publiquement son appui à la reconstruction du Temple, a commandé un sondage dirigé par l’organisation internationale Gallup sur les Israéliens de tous les groupes d’âge. La question posée était : « Le Mouvement de la Foi du Mont du Temple et de la Terre d’Israël, dirigé par Gershon Salomon, développe sa principale idéologie sur la lutte pour la souveraineté israélienne et l’avenir juif  du Mont du Temple, de Jérusalem, et de la Terre d’Israël, et la reconstruction du Temple. Comment seriez-vous susceptible de soutenir l’idéologie de ce mouvement ? »

Les résultats, selon le Mouvement de la Foi du Mont du Temple, accordaient la plus grande démonstration de soutien que tout autre organisme en Israël n’avait jamais reçu (58%). Parmi les répondants des groupes, le pourcentage le plus élevé venait des jeunes israéliens. Selon les variables habituelles dans ce genre d’enquêtes statistiques, cela signifie une augmentation substantielle de la volonté des Israéliens de voir réaffirmée la souveraineté juive sur le Mont du Temple et l’érection d’un nouveau Temple.

Le protocole du Temple

Les Juifs orthodoxes diffèrent quant à savoir quand et comment le troisième Temple devrait être reconstruit. Une école de pensée considère que le Temple ne peut pas être construit dans un État laïc, mais descendra dans le feu du ciel entièrement construit après qu’un gouvernement religieux aura été établi lorsque le Messie arrivera pendant l’Âge de la Rédemption. Ceux qui suivent cette idée interdisent l’entrée sur le Mont du Temple, pour le motif que quelqu’un pourrait marcher sur le site inconnu du Saint des Saints, un lieu qui a conservé son caractère sacré, malgré la perte du Temple. L’école de pensée dominante, cependant, est que la Torah oblige la nation juive à la reconstruction du Temple chaque fois qu’il devient possible de le faire (Exode 25:8). Par conséquent, depuis 1967, lorsque l’accès au site du Mont du Temple a été gagné, la nation a péché en n’obéissant pas à ce commandement divin. Ils font valoir qu’aucun Temple n’a jamais été construit sans une préparation humaine (1 Rois. 5-6; Esdras 3:7-11), et que cet effort avait l’approbation divine (1 Chroniques 22:14, 23:4).

S’appuyant sur l’autorité rabbinique, ils soutiennent que même si le ciel doit envoyer le Prophète et le Messie comme signe de la rédemption, ce ne sera pas fait tant qu’il n’y aura pas une repentance nationale et un désir ardent de commencer la tâche de la reconstruction (voir Yalkut Shimoni Samuel 106). Ainsi, disent-ils depuis 1967, quand Israël a acquis la souveraineté sur le site du Mont du Temple, il a continuellement été confronté à des problèmes nationaux parce qu’il n’a pas réussi à mettre en place la reconstruction. Lorsque l’Intifada palestinienne a commencé en 1987, divers groupes juifs qui présentaient cette idéologie ont estimé qu’ils ne pouvaient attendre plus longtemps et ont commencé à travailler de différentes manières à la préparation du jour de la reconstruction du Temple. Ainsi le Mouvement du Temple est né avec ses ailes de recherches et de militants travaillant séparément, mais avec un seul et unique objectif.

La place pour le Temple

Afin de reconstruire le Temple, il est généralement admis que l’emplacement exact des deux Temples précédents doit être correctement identifié. L’une des raisons essentielles qu’ils font valoir est que l’emplacement du Temple a été désigné par Dieu (Genèse 22:2; Exode 15:17; 2Samuel 24:18, 1 Chroniques 21:18).

Une autre raison est qu’il semble également y avoir une continuité entre les temples, chacun étant construit avec son Saint des Saints rejoignant la même saillie du mont Moriah connue comme Even ha-Shetiyah (La Pierre de Base). Parce que l’Arche d’Alliance reposait sur cette pierre et que la Shekinah (Présence Divine) qui y résidait (1 Rois 8) avait quitté (Ézéchiel 8:4; 11:23) et avait promis de revenir (Ézéchiel 43:1-7), il est estimé qu’aucun autre endroit ne peut s’y substituer. Le problème a été de localiser exactement ce lieu. La plate-forme du Mont du Temple, construite pour soutenir le temple et ses tribunaux, a été préservée à travers les siècles.

Bien que ceci ait limité le domaine de la recherche, il est impossible de régler la question en raison de l’inaccessibilité au site pour une confirmation archéologique. Néanmoins, en se fondant sur de nombreuses preuves qui peuvent être discernées sans investigation archéologique, trois grandes théories de la localisation ont été avancées.

Selon une théorie avancée par l’architecte de Tel Aviv, Tuvia Sagiv, sur la base de comptes rendus de sources antiques et d’élévations topographiques, il fait valoir que le Temple était situé dans le coin sud-ouest de la plate-forme, près de l’endroit où s’élève la mosquée Al Aqsa aujourd’hui. Il suggère également que des enquêtes de ce secteur, en employant un radar pénétrant le sol et des sondes thermographiques, qui retracent des structures souterraines peuvent prouver la présence de voûtes et que le temple romain d’Adrien à Jupiter se dressait autrefois dans cette région du sud. Si ce temple romain a été construit sur le site du Temple juif détruit, comme c’était souvent la coutume, ceci pourrait indiquer que le temple était à l’origine à cet endroit.

Une théorie plus populaire est celle du physicien de l’Université hébraïque, Asher Kaufmann. Ses travaux de recherche, qui se fondent sur des détails donnés dans les Tractâtes Mishna appelées Middot (mesures), des calculs des angles de la ligne de visée entre le Mont des Oliviers, où la génisse rouge était sacrifiée, et la partie orientale de la cour du Temple, où se dressait le Grand Autel, ainsi que la découverte d’indices physiques à l’extérieur de la plate-forme qui sont aujourd’hui détruits ou cachés par les musulmans, conclut que le Temple était construit sur la côte nord-ouest de la plate-forme à seulement 330 pieds du Dôme du Rocher musulman. Il estime que le fondement identifiable à partir d’une petite coupole de ce site, connu en arabe comme le Dôme des Tablettes, était la Pierre de Base dans le Saint des Saints.

Une autre théorie qui détient à la fois le soutien traditionnel et le consensus des archéologues israéliens, est que le Temple était exactement à l’endroit où le Dôme du Rocher se dresse aujourd’hui. Les premières recherches de Benjamin Mazar, l’archéologue israélien qui a dirigé les fouilles adjacentes au Mont du Temple, et de récentes recherches menées par Leen Ritmeyer, qui a servi comme architecte en chef des excavations, ont produit des schémas de l’emplacement du Premier et du Deuxième Temples, en se fondant sur des preuves physiques qui demeurent sur le site. Ritmeyer a fait une étude approfondie de la roche à l’intérieur du Dôme du Rocher musulman et a conclu que non seulement la Pierre de Base, mais les tranchées et les murs de fondations du Saint des Saints, et même le lieu où reposait l’Arche d’Alliance, sont encore perceptibles. La plupart des Juifs orthodoxes préparant actuellement le Temple sont d’accord avec ce dernier endroit. Lorsque l’accès au site sera acquis pour des fouilles archéologiques, les réponses à toutes ces questions seront rapidement trouvées.

Les plans pour le Temple

Selon le porte-parole de l’Institut du Temple, Rabbin Chaim Richman, des plans détaillés pour le troisième Temple existent depuis les quatre dernières années. Ces plans ont nécessairement été dessinés selon les principales sources de cette information : la Bible, Josèphe et Middot. Les additions à ces anciennes spécifications incluent l’utilisation de l’électricité et d’autres améliorations modernes qui sont en accord avec Halacha (la loi). D’autres structures relatives aux fonctions du Temple sont également prévues ou effectivement construites.

Selon Goren, son emplacement actuel à côté du Mont du Temple est correct pour la restauration du complexe du temple comme prévu par le prophète Ezéchiel, qui doit être trente fois plus gros que les Temples précédents. Les dispositions légales qu’utilisera le Sanhédrin pour régir les relations d’Israël envers le Temple reconstruit et ses services ont déjà fait l’objet de recherches et sont en train d’être publiées (le premier volume en 1986) par le Centre de Recherche de la Pensée Juive, sous la direction de Yoel Lerner.

Les préparatifs pour le Temple

Depuis 1987, un groupe de rabbins, de chercheurs, de concepteurs et d’artisans, sous la direction du rabbin Yisrael Ariel, ont créé le Quartet Juif de Jérusalem, qu’ils appellent un « Temple en Attente ». Leurs efforts ont abouti à une visualisation informatique et à des dessins pour le Troisième Temple et la production d’ustensiles qualifiés rituellement, de vêtements et d’autres articles nécessaires à la restauration des services du Temple. Connue sous le nom de Institut du Temple, cette organisation a été à l’avant-garde des publications des recherches sur le Troisième Temple. Parmi les articles qui ont été ou sont toujours en cours de création, il y a : des vêtements pour le grand prêtre (sa robe tissée à huit couches, la couronne d’or portée sur la tête et sa cuirasse de bijoux portant les noms des tribus d’Israël) ; les vêtements sacerdotaux et l’article bleu-pourpre (tchelet) pour le tsitsit des prêtres (les franges sur le châle de prière), les onze encens du sacrifice, les épices, les urnes, les aiguières, les casseroles pour l’encens, les fourchettes, les pelles, et les chariots (pour les offrandes), la mizrak d’or et d’argent (les vaisseaux utilisés pour distribuer le sang sacrificiel sur l’autel), les cuves d’or, les flacons et les tasses à mesurer (utilisées pour les offrandes de libation), les vaisseaux pour les repas offerts, la loterie des boîtes (pour le Jour du Grand Pardon), le mortier et le pilon et la vaisselle en pierre (kelal) pour le broyage et le maintien des cendres de purification de la génisse rouge, le menorah en or (pied de lampes), les instruments de clivage et les cruches pour conserver l’huile de la lumière, les trompettes d’argent (pour le rassemblement d’Israël dans le temple) et l’autel d’orge.

Bien qu’une réplique de l’Arche d’Alliance soit exposée dans le centre des visiteurs de l’Institut du Temple, un porte-parole de l’Institut a déclaré publiquement qu’ils croyaient que l’original existait toujours dans une chambre secrète située sous le Mont du Temple, sous l’emplacement du Saint des Saints. Lorsque l’accès au site sera possible et que toutes les autres exigences rituelles auront été remplies, ils s’attendent à la récupérer et lui faire prendre sa place dans le temple restauré.

Les prêtres pour le Temple

Selon la tradition rabbinique, même si les archives généalogiques du Temple ont été perdues et que les Juifs ont été dispersés à travers les terres des Gentils, il était interdit pour les gens de la tribu de Lévi de modifier leurs noms (qui ont une connotation avec leur patrimoine sacerdotal) lorsque assimilés à des cultures étrangères. Ainsi, nous continuons à ce jour à avoir des Lévi et des Cohen et des dérivatifs de ces noms. Récemment, un test plus scientifique qui vise à vérifier ceux de la lignée sacerdotale est paru. Dans les études des Juifs mâles qui revendiquent leur descendance avec Aaron, il a été constaté que, en tant que groupe, ils transportent une aberration du chromosome Y. Parce que l’ADN de chaque personne est aussi unique qu’une empreinte digitale, cette caractéristique relie ces hommes comme un groupe distinct et identifiable, qui peut être retracé jusqu’à un ancêtre original.

Toutefois, même sans ces renseignements pour identifier les prêtres, le Rabbi Nachman Kahane, chef de la Synagogue des Jeunes d’Israël (la plus proche synagogue du Mur des Lamentations, située dans le quartier musulman) et de l’Institut des Commentaires Talmudiques, maintient une liste informatisée de tous les candidats d’Israël. D’autres organisations orthodoxes d’Israël participent à l’éducation de ces prêtres. La Yeshiva fondée par Motti Dan Hocohen, connu sous le nom d’Ateret Cohanim, entraîne des étudiants pour le service sacerdotal. La Yeshiva affirme ne pas être intéressée par les tentatives d’activistes de pénétrer dans l’enceinte sacrée, mais, avec son organisation sœur Atara Leyoshna, elle a vigoureusement cherché à acquérir de nombreux biens arabes dans le quartier musulman à côté du Mont du Temple afin d’établir une « présence juive » en préparation pour la reconstruction du Temple.

La purification du Temple

Selon les rabbins du Mouvement du Temple, afin de pousser sa reconstruction aujourd’hui, ceux qui voudraient entrer dans le domaine de la sainteté et effectuer des tâches saintes, doivent être rituellement purs. Parce que tous les Juifs sont impurs rituellement dans la Diaspora (Dispersion), le seul moyen d’inverser cette situation et de mettre en place une prêtrise fonctionnelle est au moyen des cendres de la génisse rouge (décrit dans Nombres 19).

Cette année, une génisse rouge est née en Israël, la première de mémoire d’hommes et à être recensée dans les annales du peuple juif. Il existe un débat concernant sa légitimité en raison de la présence de quelques poils blancs. Néanmoins, d’autres génisses rouges qualifiées ont été obtenus à partir d’un éleveur du Mississippi, Clyde Lott.

Celles-ci ont déjà été approuvées par les autorités israéliennes pour l’importation et sont maintenant en attente d’un transport vers Israël. Parce que les sages Juifs maïmonides enseignent qu’il y a eu neuf génisses rouges entre le début du Tabernacle et la fin du Second Temple, et que, lorsque la dixième arrivera, elle sera préparée pour le Roi messianique, une urgence particulière étant attachée à cette récupération par les dirigeants de l’Institut du Temple, comme le Rabbin Chaim Richman.

Les politiques du Temple

La question de la reconstruction du Temple a été à l’avant-garde du conflit israélo-arabe, bien que souvent sous-estimée. L’Autorité islamique (appelée en arabe la Wakf), qui maintient un contrôle rigide sur le Mont du Temple, reproche au gouvernement israélien le démarrage d’un incendie dans la mosquée Al Aqsa en 1969, afin de détruire la structure et de reconstruire le Temple, malgré le fait qu’un membre mentalement instable d’une secte chrétienne ait effectivement mis le feu.

Depuis lors, les musulmans ont toujours supposé que chaque incursion dans ou près du secteur, que ce soit pour des raisons archéologiques ou religieuses, soit toujours dans le même but. Pour cette raison, des émeutes ont suivi : une campagne de fouilles pour découvrir les tunnels souterrains du Mur des Lamentations en 1982, une manifestation organisée par les Fidèles du Mont du Temple en 1990, dont dix-sept ont été tués, des fouilles pour révéler les rues hérodiennes à côté du Mur des Lamentations en 1995, et l’ouverture d’un tunnel d’évacuation du tunnel hasmonéen en 1996, dans laquelle cinquante-huit personnes sont mortes.

En mars 1997, Yasser Arafat était vu sur une photographie distribuée à l’échelle internationale par l’Associated Press, montrant une prestation d’un artiste du Temple juif restauré et disant à son peuple de « se préparer pour la prochaine bataille » (pour Jérusalem). Des appels similaires à la guerre ont également été prononcés à partir de haut-parleurs sur le Mont du Temple pour les Arabes de Jérusalem-Est au cours de chacune des précédentes émeutes.

Accès aux religieux du Mont du Temple

Depuis 1967, lorsque la juridiction des lieux saints islamiques du Mont du Temple est redevenue islamique, il a été interdit aux Juifs et aux Chrétiens, selon la loi islamique, d’entrer dans la zone à des fins religieuses. Toutefois, la loi de protection des lieux saints adoptée par la Knesset le 27 juin 1967, avait la disposition suivante:

« Quiconque fait tout ce qui est susceptible de violer la liberté d’accès des membres de différentes religions aux lieux sacrés pour eux ou pour leurs sentiments à l’égard de ces lieux, est passible d’une peine d’emprisonnement … »

Ceci inclus tous les Juifs qui, par-dessus tout, considèrent le Mont du Temple avec une plus grande révérence et viennent de combattre pour le récupérer.

Néanmoins, après trente ans dans une Jérusalem unie avec le Mont du Temple sous souveraineté israélienne, les Juifs ne sont toujours pas autorisés à accéder au site du Temple pour les prières ou les actions religieuses de toute nature. L’an dernier, cependant, la Cour Suprême israélienne a finalement rendu une décision confirmant le droit des Juifs de prier sur le site. Dans une lettre de Benjamin Netanyahu à Yehuda Etzion (activiste dont le procès pour avoir résisté à une arrestation pour avoir été contraint par la force de quitter le Mont du Temple après une tentative pour y prier), le Premier Ministre a déclaré: « Le droit du peuple juif à son lieu saint, le Mont du Temple, ne peut pas être questionné. Je pense qu’il est nécessaire de prendre des dispositions pour permettre les prières juives sur le site, étant donné que nous avons permis la liberté de culte à toutes les religions à Jérusalem … »

Si l’accès au site du Temple devient bientôt permis pour des fins religieuses, de nombreux services suspendus depuis longtemps depuis la destruction du Temple seront rétablis. De telles actions, ont-ils fait valoir, exigeraient encore plus un temple reconstruit pour compléter et concentrer ces actions de dévotion (voir Esdras 3:2-3). Pour cette raison, les Fidèles du Mont du Temple de Gershon Salomon ont tenté d’offrir un sacrifice de la Pâque à proximité du site de l’ancien autel, qu’ils croient être le Dôme du Rocher. Salomon indique pourquoi son organisation estime que ce sacrifice est très important : « Les principaux rabbins, depuis la destruction du Temple, en particulier Rabbi Tucochinsky à Jérusalem dans les années 1930, a déclaré que le premier sacrifice de la Pâque sera fait aux environs de la venue de Mashiach ben David et de la reconstruction du Temple. »

Bien que l’accès à la montagne soit interdit à cette fin, la dernière Pâque (8 avril), les membres du groupe ont coupé le Omer Hatnofah (première récolte de blé) des champs d’Israël et l’ont offert symboliquement comme prémices sur un autel de fortune du Temple. Les membres transportaient de petites pierres de leurs champs et les déposaient sur le trottoir du Mont du Temple. En outre, au cours de la Fête annuelle des Tabernacles, le groupe a procédé à une cérémonie restaurée de libation d’eau (effectuée à l’origine quand le Temple était debout) à la piscine de Siloé. Parallèlement à tout ceci, ils tentent régulièrement d’installer une pierre angulaire qu’ils ont faite pour le troisième Temple sur le Mont, sont vêtus de chaînes et de sacs de cendres et marchent vers le site chaque année pendant le Tisha B’Av (la période des lamentations à cause de la destruction du deuxième Temple).

Les perspectives pour le Temple

Les préparations physiques modernes et des manifestations politiques des Juifs orthodoxes désignent l’accomplissement ultime d’un Temple juif restauré. Celui-ci sera reconstruit pour occuper un rôle important dans la période connue comme « le temps des Troubles de Jacob » (Jérémie. 30:7), ou des Tribulations (Daniel 9:27; Mathieu 24:15; Marc 13:14; 2 Thessaloniciens 2:4; Révélations 11:1-2). Le dernier sera désigné comme le Temple du Messie et apparaîtra dans le royaume du Millenium (Ésaïe 2:2-3; 66:23; Ézéchiel 37:26-28, 40-48; Michée 4, 1-2 ; Aggée 2:7-9; Zacharie 6:12-15, 14:2, 16-21).

Ces temples sont appelés à jouer un rôle plus qu’important dans le futur programme prophétique d’Israël et des nations des Gentils (Ésaïe 56:6-7; Jérémie 3:17; Zacharie 6:15). Pour les croyants pendant cette époque de l’Église qui attendent l’Enlèvement, un événement qui va se produire avant le commencement des Tribulations avec la signature d’une alliance dans Daniel 9:27, ces présents efforts de reconstruction représentent un signe significatif des événements qui feront partie des Tribulations. En tant que tel, les préparatifs de reconstruction annoncent la proximité du jour à venir et, comme croyants, nous encouragent à vivre une vie sainte et productive pendant que nous surveillons et attendons la « Bienheureuse espérance » (Romains 13:11-14; 1 Thessaloniciens 1:10; 5:5-11; Tite 2:13).

http://www.templemount.org/recent.html

DEMANDE DU SANHÉDRIN

DEMANDE DU SANHÉDRIN

Par Adam Eliyahu Berkowitz – Le 10 novembre 2016

Le Sanhédrin demande à Vladimir Poutine et à Donald Trump de construire le troisième temple à Jérusalem.

« Ainsi parle l’Éternel à son oint, à Cyrus, qu’il tient par la main, pour terrasser les nations devant lui, et pour relâcher la ceinture des rois, pour lui ouvrir les portes, afin qu’elles ne soient plus fermées. » (Ésaïe 45:1)

Le Sanhédrin appelle le président russe Vladimir Poutine et le président élu américain Donald Trump à unir leurs forces et à remplir leurs rôles bibliques en reconstruisant le Temple Juif à Jérusalem.

Le Rabbi Hillel Weiss, porte-parole du Sanhédrin, a communiqué avec Breaking Israël News pour annoncer que l’élection de Donald Trump, qui a promis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, couplée avec le désir exprimé par Vladimir Poutine de reconstruire le Temple, a encouragé le tribunal juif à envoyer une lettre aux deux, en leur offrant l’opportunité d’agir comme des personnages modernes de Cyrus : Des rois non-juifs qui reconnaissent l’importance d’Israël et du Temple.

Cyrus le Grand, roi de Perse au sixième siècle avant notre ère, avait annoncé dans la première année de son règne qu’il avait été incité par Dieu à produire un décret pour reconstruire le Temple de Jérusalem.

« Ainsi parle Cyrus, roi des perses : L’Éternel, le Dieu des cieux, m’a donné tous les royaumes de la terres, et il m’a commandé de lui bâtir une maison à Jérusalem en Juda. » (Esdras 1:2)

Cyrus renvoya les Juifs sous son règne en Israël avec une somme considérable d’argent pour reconstruire le Temple.  Le Sanhédrin a l’intention d’inviter les deux dirigeants mondiaux à prendre cet ancien décret biblique et à soutenir le peuple juif dans sa sainte mission.

Le Rabbi Hillel Weiss a expliqué que les élections américaines ont fait du rêve juif éternel une possibilité très réelle.

« Nous sommes prêts à reconstruire le Temple.  Les conditions politiques actuelles, dans lesquelles les deux dirigeants nationaux les plus importants dans le monde soutiennent le droit juif à Jérusalem comme leur héritage spirituel, sont historiquement sans précédent » a déclaré le Rabbi Hillel Weiss à Breaking Israël News.

La lettre du Sanhédrin indique que la victoire historique de Donald Trump était due à son soutien à Jérusalem, et rappelle à Donald Trump sa promesse de faire passer l’ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, reconnaissant ainsi la ville comme la capitale d’Israël.  La Loi sur l’Ambassade de Jérusalem, adoptée au Congrès en 1995, a lancé le déménagement de l’ambassade, mais, chaque président américain depuis ce temps y a opposé son veto.  Le Sanhédrin appelle Donald Trump à retenir son veto après son entrée en fonction.

Le Sanhédrin a également rappelé la connexion de Vladimir Poutine avec le Temple dans sa lettre.  Lors de son troisième voyage officiel à Jérusalem en 2012, Vladimir Poutine a effectué une visite tardive au Kotel (mur des lamentations). Lorsqu’il est arrivé au lieu saint, le dirigeant russe est resté silencieux pendant plusieurs minutes, en offrant une prière personnelle, après quoi il a lu des psaumes d’un livre de prières russo-hébreu.

Un observateur israélien a crié en russe, « Bienvenue, Président Poutine ». Vladimir Poutine s’est approché de l’homme, qui a expliqué l’importance du Mont du Temple et du Temple Juif.  Chadrei Charedim, un site de nouvelles hébreu orthodoxe, a rapporté que Vladimir Poutine avait répondu : « C’est exactement pour cette raison que je suis venu ici ; Prier pour que le Temple soit reconstruit. »

Après ce remarquable échange, le Sanhédrin a envoyé une lettre à Vladimir Poutine lui demandant d’accomplir sa prière.  À l’époque, le président Poutine n’a pas répondu à la demande du Sanhédrin, mais, maintenant que le nouveau président américain est un allié potentiel pour le projet, le Sanhédrin estime qu’il est temps pour Vladimir Poutine de jouer un rôle actif dans la reconstruction du Temple.

En plus de ses demandes concernant le Temple, le Sanhédrin appelle également Vladimir Poutine et Donald Trump à renouveler la résolution de 1920 de la Société des Nations, connue sous le nom de traité de San Remo, qui permettait essentiellement la création d’un État Juif en divisant l’Empire Ottoman.  Elle incorporait la Déclaration Balfour, émise par la Grande-Bretagne en 1917, qui  donnait la reconnaissance officielle et le soutien pour la création d’Israël.

Le président américain Calvin Coolidge a ratifié l’accord de San Remo en 1925, rendant ainsi la reconnaissance d’un État Juif juridiquement contraignant par la loi américaine.  Le Sanhédrin a souligné que c’était impératif, en ce moment, lorsque l’Autorité Palestinienne tente de réécrire l’histoire mondiale en faisant une campagne contre la Déclaration Balfour, de renforcer l’engagement historique américain envers l’état d’Israël en adoptant à nouveau l’accord.

Le Rabbi Hillel Weiss a souligné que soutenir les revendications juives envers Jérusalem apporteraient d’énormes avantages pour la Russie et l’Amérique, ainsi que pour le monde entier.

« Les dirigeants de la Russie et de l’Amérique peuvent conduire les nations du monde entier vers la paix mondiale en reconstruisant le Temple, source de toute paix » a expliqué le Rabbin Hillel Weiss.  « Cela compensera les honteuses résolutions de l’UNESCO qui sont à l’origine de l’augmentation de la terreur et de la violence ».

Le mois dernier, l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Culture et la Science (UNESCO) a adopté deux résolutions qui renient toute connexion entre la ville de Jérusalem et le peuple juif, en cédant à l’Islam le monopole religieux sur de nombreux sites sacrés du Judaïsme.

Source : Breaking Israël News

Les Francs-Maçons qui dirigent toutes les églises chrétiennes, ne veulent pas d'un Judaïsme remodelé mais d'un Christianisme sans dogmes et une religion mondiale qui considère que toutes les religions sont aptes à se fondre en une seule.

QUI FURENT LES SOCINIENS ? Nous l’avons suffisamment souligné, par la renaissance en 1788 de la Loge Saint Jean de la Fidélité, les Sociniens contribuèrent au développement d’un des aspects, le moins teinté d’occultisme, du message de Cagliostro qui leur transmit donc la Lumière Maçonnique à l’Orient de la Sérénissime République de Venise.

 Rapidement défini comme « secte protestante » dans de nombreux ouvrages, le courant socinien mérite ici quelques éclaircissements, ne serait-ce que pour permettre au lecteur de mieux se faire une idée des multiples ramifications des racines de l’ésotérisme. Lelio Sozzini (1525-1562) est un réformateur religieux italien dont le nom figure souvent dans certains ouvrages sous une forme latinisée (Socinius) ou francisée (Socin). Née dans la réforme luthérienne, la pensée socinienne s’en éloigna pour se rapprocher à maints égards des universalistes.

L’on affirme souvent que les Sociniens sont des protestants refusant le trinitarisme. La problématique est ainsi mal posée car l’on se bat sur des mots, sur des conceptions profanes de la notion de « Sainte Trinité ». Lelio Sozzini, à l’instar des unitariens, rejette le danger polythéiste, à savoir le danger de passer d’un Dieu en trois personnes, à trois personnes divines, puis à « trois dieux ». L’erreur des unitariens fut plus de se formaliser sur des expressions exotériques que de réfléchir sur le concept de trinité et d’en refuser les possibles déviations.

Emmanuel Swedenborg, lui aussi ésotériste, approcha la question d’une autre manière et les pasteurs swendenborgiens parlent plutôt de l’unit-trinité ou de l’unité trine. Quant à la valeur symbolique et ésotérique de la Trinité, point n’est besoin d’y revenir ici. Elle est suffisamment évidente du point de vue initiatique… Emmanuel Swedenborg  En 1546, quarante gentilshommes italiens fondèrent à Vicenza une sorte de société savante, aux allures de congrégation, sous l’égide de Lelio Sozzini. L’Inquisition les persécuta : les uns furent mis à mort, les autres emprisonnés.

Les plus chanceux purent s’enfuir à l’étranger. Lelio Sozzini se fixa dès lors à Zurich où sa pensée ne manqua pas de rayonner. Cependant, l’exécution du théologien espagnol Miguel Servet, ordonnée par Valvin en 1553, inquiéta le réformateur italien qui se réfugia en Pologne où il put coopérer fraternellement avec les Luthériens et Calvinistes polonais moins engagés dans des luttes fratricides. Nombreuses furent les congrégations et églises sociniennes à se créer en Pologne à cette époque. Lelio Sozzini décéda prématurément, de retour à Zurich, en 1562, mais son neveu, Fausto Sozzini, reprit le flambeau familial et continua à promouvoir son idéal tout en luttant désespérément contre l’Inquisition.

Les persécutions le forcèrent à se réfugier en 1579 auprès des églises sociniennes de Pologne. Sa présence dans cette sorte de seconde patrie de la pensée socinienne, lui permit d’œuvrer à l’unification structurale de ses Eglises, tout en respectant intérieurement la liberté de pensée et le droit de tendance. Il rédigea une confession de foi connue sous le nom de Catéchisme de Rakow (francisé sous la forme de Racovie, cité polonaise dans la région de Sandomerz). Il n’est guère aisé de résumer les termes de la confession socinienne de Rakow.

En voici cependant les aspects principaux : • L’Ecriture sainte est la seule base de la foi (sans aucun égard aux dispositions profanes papistes) ; pour en comprendre le vrai sens, il faut en appeler aux lumières de la raison. • La liberté d’opinion et de commentaires sur le sens réel de certains dogmes tels que la nature de Jésus, les sacrements, l’eucharistie, etc. • La reconnaissance de deux sacrements : la baptême et la cène. Les enfants ne sont baptisés qu’une fois à l’âge de raison et informés de l’enseignement chrétien. • La résurrection est envisagée d’une nature uniquement spirituelle sans référence à la « résurrection de la chair ». • Interdiction de faire la guerre, de prêter serment devant les instances humaines et profanes, de tuer sous quelque prétexte que ce soit (y compris la peine de mort).

Cette sorte d’objection de conscience est aussi partagée par les mennonistes et diverses autres congrégations. • Condamnation de l’intolérance et de la corruption de l’Eglise papiste ;  refus de tout cléricalisme séculier. Fausto Sozzini, réfugié à Luklaw chez un noble polonais qui le protégeait des incessantes persécutions, décéda en 1604, à 65 ans.

L’église socinienne se développa mais connut un coup d’arrêt très dur lorsqu’en 1568 les clergés catholiques et protestants s’unirent contre elle et firent voter par la Diète polonaise une révocation de la tolérance religieuse. Une dispersion s’ensuivit vers l’Allemagne, la Hollande et l’Angleterre, tandis que des noyaux subsistaient en Italie. Une constante de la pensée socinienne fut de réconcilier la Religion et la Science en privilégiant la notion d’expérience humaine et la conviction en un monisme immanentiste où l’Esprit et la Matière sont deux faces d’une même réalité.

Le courant socinien influença grandement la pensée moderne anglaise et, en parallèle, joue un rôle considérable dans la naissance de la FrancMaçonnerie. Isaac Newton, par ailleurs rosicrucien, s’y rattacha. Un nom s’impose aussi : celui de John Toland (1670-1722), théologien auteur d’ouvrages qui lui valurent tant d’attaques de toutes les Eglises établies. En 1705 il publia Le Socinianisme tel qu’il est après avoir écrit en 1696 Christianity not mysterious. Il étudia les origines égyptiennes et ébionites de la pensée christique et se réclamait aussi de la pensée de Spinoza.

Toland créa, de même, en septembre 1717, soit trois mois après la constitution de la Grande Loge d’Angleterre, un Ordre maçonnique druidique dont le but était de rétablir les antiques traditions celto-druidiques en parallèle avec les traditions maçonniques du Temple de Salomon et un retour à un christianisme dépouillé des artifices dogmatiques. Que Toland se soit inspiré de Spinoza n’est guère étonnant, mais ce que l’on ne rappelle que trop peu c’est que Baruch Spinoza, renié par les Israélites, termina sa vie au sein de la congrégation hollandaise des Collégiants (ou Collégiens).

Ces derniers étaient comme les Sociniens, considérés comme une « secte ». En fait, il s’agissait de communautés universalistes s’inspirant du théologien hollandais Arminius, connu pour son opposition à Calvin, et qui accueillirent fraternellement les Sociniens réfugiés en Hollande. Spinoza, éternel exclu des conformistes religieux, y trouva une sorte d’asile spirituel empreint de la plus totale fraternité.

Le contexte général du socinianisme permet, dès lors, de mieux comprendre pourquoi les Sociniens italiens voulant donner à leurs recherches spiritualistes une légitimité s’adressèrent à Cagliostro à l’exclusion de toutes les autres filiations maçonniques à leur époque. Parmi les frères sociniens qui en 1788 ressuscitèrent la Loge Saint Jean de la Fidélité sous le parrainage actif de Cagliostro se trouvaient notamment le conseiller d’Etat Francesco Battagia, les ambassadeurs Alvise Pisani et Girolamo Zulian, le patricien Alessandro Albrizzi… Moins enclins à l’occultisme que d’autres disciples du Grand Cophte, les frères sociniens préférèrent un Rituel dénué d’aspects magiques.

Leur démarche était cependant la même et il fut normal que Cagliostro leur apporta non seulement sa caution personnelle mais aussi la légitimité maçonnique. Ils ne s’étaient évidemment pas adressés à lui par hasard ! CAGLIOSTRO, PRECURSEUR DE L’OECUMENISME Lors de son procès, si nous faisons abstraction des aveux « spontanément provoqués par la torture » et des rétractions elles-mêmes aussitôt rétractées dès que le martyr eut conscience de la situation, il n’en demeure pas moins que Cagliostro se définit comme catholique et croyant en la Sainte Trinité.

Mais, digne devant l’Inquisition, il affirma clairement que « toutes les religions sont dignes d’un égal respect. » Toutes les religions sont dignes d’un égal respect . Dans ses relations personnelles aussi bien que dans les Loges qu’il parraina, Cagliostro fréquenta aussi bien des catholiques romains bon teint, prélats proches du gallicanisme historique, des luthériens, des protestants de confessions diverses ainsi que des protestants jugés hérétiques par leurs pairs, tels les sociniens dont une congrégation fut à l’origine d’un des Rituels maçonniques cautionnés par le Grand Cophte.

Il ne s’agissait pas d’une simple tolérance, terme d’ailleurs assez ambigu, mais d’une fraternité active, reflet naturel et logique d’une profession de foi de Cagliostro : « Il n’y a qu’un Etre Suprême, qu’un seul Dieu éternel. Il est tout, il est l’Unique, qu’il faut aimer et servir. » Peut-on y voir les prémices de l’œcuménisme ? Il est permis de le penser à condition de dépasser la définition fermée de l’œcuménisme qui le limite au dialogue intra-chrétien ou inter-religieux et d’atteindre la vraie dimension totale (holistique, dirions-nous ), l’Oikumene de l’étymologie grecque, l’oecuménisme embrassant tous les lieux habités et, partant, tous les peuples, toutes les croyances.

Cette tendance est d’ailleurs, de plus en plus celle du Conseil Œcuménique des Eglises (World Council of Churches). Celui qui a des oreilles a déjà entendu… Missionné, Cagliostro l’était… A son instar, des missionnés travaillent au grand œuvre spirituel, chacun dans sa confession, son Eglise, sa culture… De très nombreux prélats catholiques romains furent membres des Loges maçonniques du Grand Cophte.

La plupart furent connus mais il existe un bien intéressant récit plus que discret selon lequel des prêtres catholiques furent secrètement initiés par le Maître durant son incarcération, à l’époque où les visites étaient encore possibles. Dans certains milieux, on n’hésite pas à envisager que là sont quelques graines du renouveau catholique qui devait aboutir au Concile œcuménique Vatican II… Légende ? Hypothèses gratuites ? Peut-être pas… Jacques Duchaussoy dans son « Mystère et Mission des Rose+Croix » nous présente, dans le chapitre « Les Rosicruciens contemporains » un certain Angelo Roncalli (1881-1963).

Or, ce dernier n’est évidemment autre que le débonnaire prélat italien qui devait régner au Vatican sous le nom de Jean XXIII… Voilà une affirmation qui fera hurler certains intégristes mais qui n’étonna guère ceux qui étaient déjà informés sur les éventuelles appartenances maçonniques du même souverain pontife. Historiquement, si Jean XXIII a été rosicrucien, il fut alors le troisième pape dans ce cas après le moine Gilbert d’Aurillac, pape sous le nom de Sylvestre I en 999 et, de 1316 à 1334, Jean XXII, second pape d’Avignon et alchimiste confirmé.  Dans la première partie de sa carrière, Angelo Roncalli voyagea énormément (un « noble voyageur » ?) et rencontra notamment les communautés chrétiennes orientales, orthodoxes, arméniennes et Arabes chrétiennes de Palestine.

La Turquie, la Terre Sainte, les Balkans notamment n’ont plus de secrets pour lui. La plupart de ses amis en France sont des radicaux, socialistes ou francs-maçons, ainsi qu’Evita Peron. Jean Duchaussoy rapporte la théorie de Pier Carpi qui dans un livre mystérieusement introuvable « Les Prophéties de Jean XXIII », il avance que c’est en 1935 qu’Angelo Roncalli fut initié Frère de la R+C en Turquie et adopta le nomem mysticum de Johannes. Toujours selon la même source, les derniers mots de son initiateur furent : « Tu as juré, Johannès, mais sache que la liberté des frères de la Rose-Croix est de loin supérieure à tous les serments.

Aujourd’hui, tu sais vraiment ce qu’est la liberté. » La rencontre entre Paul VI successeur de Jean XXIII et le Patriarche œcuménique de Constantinople, S.S. Athenagoras, fut une étape dans l’histoire de la chrétienté. Préparée par Jean XXIII cette rencontre aurait dû être sienne si la mort n’en avait décidé autrement. Or, Athénagoras, cette belle et sainte figure de prélat orthodoxe, était un franc-maçon notoire.  Le Pape Jean XXIII Une rencontre « au sommet » Jean XXIII – Athénagoras aurait été une accolade entre deux frères qui ne l’étaient pas seulement parce que chrétiens. Si le Patriarche catholique de Venise, devenu pape, et le Patriarche œcuménique de Constantinople avaient été, en personne, les deux piliers de la « rencontre » qu’ils avaient chacun préparée, il eût été possible de songer à cette opinion que l’abbé Georgel, secrétaire du cardinal de Rohan, disait de son contemporain Cagliostro : « Ses opinions religieuses sur l’Etre suprême, sur la nature et les devoirs de l’homme, exaltaient les imaginations ardentes : il enseignait que la religion la plus digne de Dieu et de l’homme était celle des Patriarches. »

Le Grand Cophte fut l’apôtre d’une libération de l’homme qui n’était pas seulement spirituelle. Les vicissitudes du monde profane ne lui étaient pas étrangères. Les Temples de son obédience portaient au mur cette maxime : « Ou la bienfaisance ou la mort ». Homme-pont, incarnation du dialogue fraternel sans frontière, Cagliostro rejoignit le martyre d’autres hommes exceptionnels tels Jean Huss, Miguel Servet, Savonarole, Galilée ou Giordano Bruno, autant de victimes de l’Inquisition et de toutes les intolérances. N’est-il pas dès lors, merveilleux de penser qu’un Envoyé se retrouva sur le trône papal pour réparer tant de siècles éhontés ? Jean XXIII dit un jour à un journaliste : « Le pape est le frère de tous les hommes. » Dans son magnifique livre « Les Pacificateurs » édité en 1974, Aristide Panotis écrit : « Voilà pourquoi Jean XXIII est le pape qu’ont aimé aussi bien les catholiques que les protestants et les orthodoxes, et tous les hommes de la terre. Voilà pourquoi aussi, contrairement aux lois naturelles, plus Jean XXIII s’éloigne de nous, plus sa stature grandit à nos yeux. Voilà pourquoi enfin, il sera appelé prophète du Très-Haut ».  

Jamais l’Eglise romaine ne fut aussi johannite et le martyr dont les restes se perdirent entre le château Saint-Ange et San Leo dut alors, de son Orient éternel, célébrer Saint Jean de la Fidélité qui, en 1788, à Venise précisément, marqua une étape dans l’histoire de la maçonnerie spiritualiste universelle. OPINIONS SUR CAGLIOSTRO Les calomnies sur Cagliostro ne se comptent plus. Elles émanent d’ailleurs, et cela est parfaitement normal, autant des matérialistes les plus intransigeants que de ceux des maçons les plus attachés à l’aspect profondément bureaucratique de l’Ordre. Tous, cependant, ne méconnurent pas la Mission réelle de Cagliostro. Ainsi, l’éminent historien, de la maçonnerie, Paul Naudon, écrit-il, à propos du Rituel du Grand Cophte : « Les travaux du rite, divisé en trois grades, étaient faits d’opérations magiques…

Ils se donnaient comme but suprême celui d’être admis dans le temple de Dieu, l’objet de l’initiation étant d’amener l’homme déchu à reconquérir sa dignité perdue. Cette régénération doit être double : morale et physique… Cagliostro parlait et agissait de haut, au nom précisément de ces pouvoirs qui lui avaient été donnés par Dieu, disait-il lui-même, et, non content d’en affirmer la possession, il en donnait les preuves. Précurseur de l’œcuménisme, Cagliostro affirmait « Tous les hommes sont mes frères ; tous les pays me sont chers ». et il souhaitait aussi « déprofaniser » la maçonnerie en précisant que son but était de « propager la maçonnerie dans sa véritable forme pour la gloire du Grand Dieu et le bien de l’Humanité. » Comme Louis-Claude de Saint-Martin, Cagliostro s’opposa radicalement à la stricte masculinité des Loges.

Ainsi, tant les Loges établies par Saint-Martin que par Cagliostro furent toujours mixtes au grand effroi de la mesquinerie conservatrice de la « maçonnerie stérile ». Le Grand Cophte disait : « Comme il n’y a pas de différence de sexe dans le monde spirituel ni entre les âmes immortelles de la race humaine (…) nous n’hésiterons pas à accepter comme élève de l’Ordre une femme qui en est digne… ».

Voici maintenant quelques opinions sur Cagliostro, glanées au hasard de recherches : • Le Dr Philippe, plus connu comme Monsieur Philippe, le Maître de Lyon : « Cagliostro était un être de lumière ».  • Maurice Magre : « Il eut sur les évènements et sur la nature humaine une vue plus large qu’aucun homme de son temps et l’on comprend que ses disciples l’aient appelé le Divin Cagliostro… Un merveilleux génie est descendu en lui. » • Dr Marc Haven : “Dix années d’enseignement, de bienfaisance et de martyre : aussi sublime dans l’amour que dans la sagesse. » • Constantin Photadiès : « Un génie extraordinaire. » • Maurice Maeterlinck : « Il y a des siècles parfaits où l’intelligence et la beauté règnent très purement mais où l’âme ne se montre point. Elle est très loin du XVIII° siècle, du moins de la surface car ses profondeurs avec Claude de Saint-Martin, Cagliostro, qui est plus grave qu’on croit, Pasqualis et tant d’autres, nous cachent encore bien des mystères. »

Mais pour le lecteur qui voudrait être rassuré par l’objectivité d’une publication scientifique de haut niveau et de réputation internationale, nous ne résistons pas à publier in extenso la notice consacrée à Cagliostro par l’Encyclopédia Universalis : CAGLIOSTRO Giuseppe BALSAMO dit Alexandre comte de (1743-1795)  Se produisant à Londres (1777), à Mitau et à Saint-Pétersbourg (1778) puis à Varsovie (1780), Joseph Balsamo, alias Comte de Cagliostro, stupéfie l’Europe par ses cures merveilleuses, par ses connaissances alchimiques, par ses évocations d’esprits, par sa magie cérémonielle.

On le voit surgir à Strasbourg (1780), un des hauts lieux du mysticisme en cette fin de siècle ; il y trouve des amis fidèles, des protecteurs efficaces : le cardinal de Rohan, Jaco Sarasin, F.R. Salzmann, Raymond de Carbonnières et bien d’autres. Il tente alors (1784) de conquérir le « système rectifié » de Willermoz ; en vain, car celui-ci reste sur ses gardes ; mais Cagliostro provoque par ses prodiges le comble de l’enthousiasme à la Loge de la Sagesse qui devient en cette occasion « La Sagesse Triomphante », la loge mère de son Rite égyptien, grâce à d’anciens vénérables lyonnais tels que Magneval et Saint-Costard.

La carrière de Cagliostro se poursuit, aussi haute en couleur, aussi incroyable qu’un roman romantique. Revenu à Paris, où il mène une existence fastueuse, il tente bien de s’imposer aux Philalèthes lors du convent de Paris (1785), mais sa faconde ne parvient pas à corriger aux yeux des députés la méfiance que leur inspirent son attitude hautaine et son omniscience de pacotille. Impliqué dans l’Affaire du collier de la reine mais innocenté (1786), il connaît alors sa plus belle heure de gloire. Cagliostro gagne ensuite l’Angleterre où il continue à s’occuper de son rite égyptien, puis se rend à Bâle (1787) où l’attendent Jacob Sarasin et de nombreux fidèles. Mais en 1788, il part pour l’Italie et tombe à Rome, aux mains de l’Inquisition (1789).

Après un jugement absurde et cruel, on l’enferme dans un cachot où il meurt misérablement (1795). Son rite égyptien, de même que tous ses projets d’organisation maçonnique, mérite d’intéresser l’historien de la théosophie. Cagliostro ne fut pas seulement un aventurier ; par sa conception de la chimie de l’observation de la nature, il prend place parmi les continuateurs de Paracelse, d’Agrippa et de tant d’autres. Si sa vie mouvementée a fait l’objet de nombreuses biographies et fournit à Dumas père l’un de ses meilleurs cycles romanesques (Joseph Balsamo, 1849), il convient maintenant d’étudier d’une façon précise les données symboliques de son système maçonnique. (fin de citation)

Nous sommes loin, avec cet article intelligent et honnête, des calomnies mesquines de certaines autres publications et il faut en rendre hommage à la perspicace objectivité des collaborateurs de l’Encyclopédia Universalis. Certes, ses pouvoirs intriguèrent et suscitèrent enthousiasme ou jalousie. L’Inquisition, toujours (hélas) égale à elle-même, cria à l’hérésie (ce qui semble être une qualité intrinsèque, d’ailleurs). Cagliostro s’expliquait ainsi :  « Je crois que l’homme, créé à l’image de Dieu, peut, par sa protection spéciale, parvenir à la connaissance et à la domination des Esprits, qui eux, procèdent d’un autre mode de création, parce que Jésus avant sa mort, nous a laissé et donné une vision béatifique comme en témoignent ses propres paroles : je vous ai donné la lumière qui m’a été donnée à moi-même… ».

Quant à cette autre opinion de Cagliostro, elle est en forme de prière et il est libre à chacun de la considérer comme telle : « Aimez et adorez l’Eternel de tout votre cœur, chérissez et servez votre prochain en lui faisant tout le bien dont vous êtes capable, consultez votre conscience dans toutes vos actions. » Tout l’amour évangélique se trouve dans ces quelques mots de celui que la monstrueuse machinerie inquisitoriale tenta en vain de détruire car son message est toujours vivant… LES HERITIERS DE CAGLIOSTRO En dehors des exemples italiens avec notamment la Loge de la Vigilanza, à l’Orient de Naples, qui fonctionna des décennies après la mort de Cagliostro, des liens analogues existèrent en France où d’anciens membres de la loge « La Sagesse Triomphante », créée par le Grand Cophte, fondèrent la loge Saint Napoléon de la Bonne Amitié qui se rallia en 1815, sous la conduite du vénérable Frédier Dubrel, au Rite de Misraïm.

D’autre part, les loges féminines annexées aux ateliers masculins du Rite de Misraïm pratiquèrent le Rite Egyptien d’adoption de Cagliostro. Il n’en demeure pas moins incontestable pour quiconque est libre de ses opinions, que tant la personnalité que les idéaux du Grand Cophte, ont marqué à la fois la maçonnerie et les milieux fraternels jusqu’à notre époque. Dans un remarquable mémoire universitaire, Gérard Galtier, précisa : « Nous devons constater que la condamnation de Cagliostro par l’Inquisition romaine a d’une certaine manière symbolisé et matérialisé le meurtre rituel dont est victime le héros-fondateur dans tous les mythes initiatiques. Peut-être à cause de cet événement, à la fin du XVIII° siècle, la descendance spirituelle de Cagliostro, loin de disparaître, n’a fait que se multiplier, et les fils du grand initiateur, Maçons égyptiens et rosicruciens, n’ont cessé de développer, jusqu’à l’heure actuelle, des doctrines qui sont devenues parmi les principales composantes de l’occultisme moderne. »  

Certes, la condamnation puis l’assassinat du « célèbre magicien » comme le nomme le prof. Aldo A. Mola, directeur du Centre italien pour l’Histoire de la Franc-Maçonnerie, n’a rien détruit de son idéal qui n’était, d’ailleurs, qu’un des maillons d’une antique chaîne universelle. Avec lucidité, malgré l’emploi du conditionnel, Gérard Galtier ne manque pas de souligner : « L’ésotérisme est un point qui permet de réconcilier les tendances les plus diverses, en prétendant dévoiler l’unité fondamentale qui se perpétue audelà de la diversité des apparences extérieures. Ainsi le mouvement Rose-Croix peut-il tantôt se rapprocher du traditionalisme chrétien, tantôt de la théosophie, tantôt de la maçonnerie égyptienne. Et il n’y a rien d’anormal à ce qu’un Bricaud revête tour à tour sa chasuble d’évêque gnostique, puis son tablier de Grand Maître franc-maçon.

En outre, les Initiés, qui seraient les seuls à percevoir l’unité sous-jacente à la diversité du monde de la manifestation, posséderaient un pouvoir spirituel les distinguant des profanes. » Effectivement, il y a plusieurs constantes parmi les milieux rosicruciens, martinistes, maçonniques spiritualistes et similaires. Le Sacramentaire du Rose+Croix résume ainsi la mission rosicrucienne : « Guérison aux malades, aide-anonyme aux individus et aux sociétés humaines ou aux Etats lorsque leur cause est juste ; action politique tendant à l’établissement d’un vaste Etat universel, européen d’abord, puis mondial ; action religieuse tendant au retour à un christianisme plus pur, plus près de sa source, et surtout dépouillé de l’imagerie exotérique habituelle ; enfin, et par l’action des Frères de la Rose+Croix, réintégration de l’Homme et de la Nature entière, en son état primitif.

Ce programme a été confié à des organisations moins mystérieuses, plus près du monde profane. Parmi ces mouvements initiatiques, nous citerons les plus connus : le Martinisme, la FrancMaçonnerie. Si étrange que paraisse notre affirmation, les deux branches de la Franc-maçonnerie, rationaliste et spiritualiste, collaborent toutes deux à la réalisation du programme général des Rose+Croix, dans les plans politiques et sociologiques. Le Martiniste s’est vu confier une tâche particulière, plus occulte et plus ésotérique » (Sacramentaire du Rose+Croix).  

Il n’en faut pas plus pour que d’aucuns que nous ne citerons pas, dans des ouvrages que nous ne ferons pas l’honneur de citer non plus, s’en prennent à quelques « serpents de mer » remis au goût du jour. Certes, rares sont ceux qui seraient encore assez tarés pour parler d’un « complot judéo-maçonnique ». Lui succèdent d’autres « complots » : mondialistes, européistes, et certes, …maçonniques. La calomnie restant en permanence l’arme des lâches, y compris dans le monde qui vit de sa plume… Ce qui est cependant vrai, c’est que les « Initiés » oeuvrent aussi, naturellement et essentiellement, à une réintégration spirituelle qui implique la réunification de l’Humanité. Universalisme comme étape ultime, mais aussi souverainetés européennes, arabe, africaine, etc., sont des idées maîtresses des fils spirituels de Cagliostro qui lui même puisait à de plus antiques sources.

 

Une tradition fait de Napoléon celui qui fut assisté par les R+C mais seulement jusqu’au moment où son idéal d’unité européenne fit place à une soif de pouvoir personnel et d’assujettissement de l’Europe à l’Empire français. Héros de l’unité arabe, Gamal Abdel Nasser a été affilié à la Grande Loge de la Vallée du Nil, laquelle contribua grandement à la chute de la monarchie corrompue. Rien d’étonnant en cela puisque l’Emir Abd-el-kader fut lui-même maçon, initié en Syrie, et passe pour l’un des précurseurs du réveil arabe. Musulman, Abd-el-kader se fit le protecteur des chrétiens levantins. Islam et Franc-maçonnerie ne sont nullement incompatibles bien qu’il se trouve de pseudo fondamentalistes pour l’affirmer (comme d’ailleurs, aussi, au sein des diverses églises chrétiennes).

En arabe farmassouniya, en turc franmasonluk et en persan faramouchkhana, la Franc-maçonnerie en terre d’Islam tire une part de ses origines de la rencontre historique entre les Templiers et les Ismaéliens, lesquels sont une tendance spécifique du schisme. Toujours est-il que les pires ennemis arabes de la Franc-maçonnerie sont aussi les adversaires acharnés des « sectes » musulmanes non sunnites… Les « Frères Musulmans » distillèrent l’argument que l’Imam Khomeiny avait été initié à la maçonnerie persane (laquelle remontre structurellement au XIII° siècle), information reprise ipso facto dans certaines presse2 s. Les mêmes ne cessaient d’attaquer feu le président syrien Hafez el Assad, membre de la minorité alaouite, communauté ésotérique où les fêtes musulmanes se mêlent aux chrétiennes, suspect de faiblesse pour la Francmaçonnerie.

S’il est exact qu’il existe une maçonnerie syrienne (pluraliste sur le plan religieux) il est toujours délicat de faire la différence entre la réalité et la systématisation des propagandes. Cependant, il est exact que le frère du président syrien était à la tête d’une association dénommée « Les Chevaliers de la Montagne verte ». Certains y voient une « milice » mais d’autres, plus circonspects préféreraient parler d’Ordre qui ne serait « militaire » qu’au sens où 2 Information malaisée à vérifier mais moins surprenante qu’on le croit : un des fils de l’Iman Khomény était Espérantiste.  l’on définissait naguère les « ordres militaires et souverains » au sein du christianisme.

Au Liban, terre crucifiée par les intolérances religieuses et politiques, berceau du maître Khalil Gibran, existe une très respectable et puissante Grande Loge du Liban pour les Pays arabes travaillant au Rite Ecossais Ancien et Accepté et dont le Grand Maître, le Prof. Dr Kamal Honein Kattini, est aussi la plus haute autorité légitime de Memphis Misraïm. Cette loge, érigée en LogeMère, est remarquable pour son travail en faveur de la compréhension interreligieuse. Elle bénéficia du haut patronage du frère Hussein, à savoir le roi de Jordanie, et recrute ses membres en milieux musulmans, arméniens, druzes et chrétiens de diverses confessions. Il semble qu’elle patronne discrètement des maçons et sympathisants disséminés dans certains pays musulmans où la maçonnerie reste interdite.

Très proche des Palestiniens, cette Franc-maçonnerie arabe est donc très peu suspecte d’être au service du « sionisme mondial » (argument ressortant aussi quelquefois en milieu musulman contre les « fils de la Veuve » accusés de liens avec le sionisme). L’actuel Roi Abdallah II de Jordanie succéda à son défunt père non seulement au trône mais aussi entre l’Equerre et le Compas. En fait, s’il existe une sorte de grande œuvre d’ordre socio-politique, il ne concerne que les points humanitaires énoncés et cités plus hauts. Pour le reste, une sorte de psychopathologie transforme la Franc-maçonnerie, les Rose-Croix ou les Martinistes et autres chevaliers de l’Humanité en archétype de l’Autre… L’Autre que l’on déteste évidemment et, à court d’arguments, on ressort le monstre du Loch Ness de la tranquille grotte lacustre où il dormait du sommeil du mythe.

Ainsi, les milieux en question sont vus tour à tour à l’extrême gauche, à l’extrême droite, un jour valets du sionisme, le lendemain marionnette des nationalistes arabes, etc… le tout à l’avenant ! Si le ridicule avait encore la bonne idée de tuer… Ce qui est évident, c’est le rôle actif de frères ou initiés dans les grands évènements qui traversèrent la longue quête d’unité intrinsèque. Prenons le cas l’unité européenne par exemple. Le comte Richard Coudenhove-Kalergi est l’un des fondateurs de l’Union Pan-Européenne. Dans son livre « J’ai choisi l’Europe », il se réfère à deux de ses options fondamentales : un « socialisme non matérialiste » et un « nouvel ordre du monde ». Dans ce même livre celui qui passe pour l’un des pères spirituels de l’Union européenne définit comme suit le symbole qu’il adopta :  « La croix rouge du Moyen-Âge est le symbole le plus ancien d’une Union européenne supernationale. Aujourd’hui elle est l’emblème de l’humanitarisme international . Le soleil figure l’esprit européen dont le rayonnement a éclairé le monde entier. La civilisation grecque et la civilisation chrétienne, la croix du Christ sur le soleil d’Apollon, forment le fondement durable de la culture européenne. »

Or, il s’avère que le même emblème est gravé sur la couverture du livre « The Rosicrucians, their Rites and Mysteries » publié en 1870, à Londres par Hardgrave Jennings. C’est un des emblèmes de la Grand-Maîtrise d’une des obédiences rosicruciennes. Le même symbole est aussi utilisé dans divers rites maçonniques… Rien d’étonnant puisque Richard Coudenhove-Kalrgi avait été reçu au sein de la Loge allemande Humanitas. Lui-même eurasien, de père européen et de mère japonaise, et sympathisant à l’idéal de la langue internationale Esperanto, Richard Coudebhove Kalergi était bien placé pour combattre les intolérances de toutes espèces ! En octobre 1926, lors du premier congrès de l’Union Pan-Européenne, divers portraits étaient à l’honneur dans la salle de conférence. Ils illustraient la multiplicité de la pensée européenne, riche de ses différences (comme aurait pu le dire Saint-Exupéry).

Parmi ces portraits, notamment Comenius (Rose+Croix célèbre et évêque hussite), Emmanuel Kant (considéré comme un « maçon sans tablier » dans le Dictionnaire Universel de la Franc-Maçonnerie), Victor Hugo (que le Grand Orient du Mexique nomma membre d’honneur), Giuseppe Mazzini (un des pères de l’unité italienne et maçon célèbre).

L’Union Pan-Européenne . La Croix-Rouge fondée par le frère Henri Dunant n’est donc peut-être pas seulement le drapeau suisse inversé, même si elle n’était certes pas chez ce Genevois un symbole catholique.  Aussitôt appuyé par les démocrates-chrétiens et les sociaux-démocrates de son époque, Richard Coudenhove Kalergi se retrouverait-il aujourd’hui dans l’actuelle Union Pan-Européenne dirigée par Otto de Habsbourg où pullulent les proches de l’Opus Dei et qui semble être un des bras séculiers de l’occulte Prieuré de Sion dont l’un des buts politiques est d’unifier l’Europe sous la direction politique des Habsbourgs.

Une des facettes de la lutte continuelle et implacable entre le Prieuré de Sion et les fraternités johannites a-t-elle été la prise de contrôle de Pan Europa par la tendance en question ? Une réponse positive est envisageable… Il n’en demeure pas moins que l’Union européenne placée sous l’égide du Rose+Croix Comenius est d’excellente augure puisque les pères fondateurs de l’UNESCO désignèrent en ce brillant penseur tchèque un « ancêtre spirituel » de l’UNESCO et des Nations Unies. Evêque hussite, Maçon et Rose+Croix, Comenius (1592-1670) avait déjà prôné l’unité européenne, une pédagogie internationale transculturelle, une langue internationale de communication. Michelet l’appelait le « Galilée de la pédagogie » et d’aucuns le désignent comme un des principaux envoyés comme tend à le prouver la théorie de la pan-sophia. Le monde profane n’est pas et ne peut pas être étranger aux préoccupations spiritualistes.

La plus grande figure martiniste et rosicrucienne contemporaine, à savoir le Belge Armand Toussaint, qui transita à 100 ans, se plut, par exemple, à publier une synthèse d’Economie rationnelle et une autre de Démocratie naturelle. Celui qui fut un des maîtres sur le sentier, resta toute sa vie professionnelle un syndicaliste de gauche. Durant l’occupation, il fut, comme son homologue de l’époque Constant Chevillon, poursuivi par la Gestapo, mais il eut plus de chance que l’illustre frère français massacré par la milice de Vichy (avec semble-t-il l’aide de tenants de la « contre-initiation »). Armand Toussaint (comme W.R.Chétteoui) fut un contemporain et une relation du fameux KH, à savoir Kut Humi Lal Singh, connu sous divers noms initiatiques, dont Om Cherenzi Lindi, lui aussi adepte de l’universalisme et d’une sorte de socialisme mystique et œcuménisme concret.  

Comme Cagliostro, KH fut traité de charlatan, d’imposteur et d’autres adjectifs dont sont passés spécialistes certains plumitifs. En fait, ses écrits en témoignent, KH était un penseur d’avant-garde et nombre de ses idées sont aujourd’hui au programme des Nations Unies. Evidemment, sa mission de rapprocher les diverses tendances rosicruciennes ou maçonniques ne pouvait que déranger le vain appétit de pouvoir des roitelets de microcosmes pseudoinitatiques qui, hélas, foisonnent actuellement. Est-ce un hasard, si les « écrivains officiels » (ou officieux) de certaines obédiences maçonniques s’accordent tous pour englober dans une même haine calomniatrice aussi bien Cagliostro que Steiner ou KH Lal Singh ? Poser la question est y répondre… Nous ne pourrions pas décemment y voir les héritiers directs de Cagliostro, mais force nous est de constater que de nombreuses personnalités contemporaines furent comme lui, mais dans leurs sphères respectives, des précurseurs, des éveilleurs d’âmes, des êtres lumineux. Tous, furent de près ou de loin en relation avec le sentier de Lumière.

Songeons à Alice et Foster Bailey, à Albert Schweitzer, à Jean XXIII, et à tant d’autres qui travaillent ou travaillèrent dans l’ombre en faveur du réveil spirituel de l’humanité, de la paix, de l’éducation transculturelle, de la protection de l’environnement, du respect animal, de l’épanouissement des médecines alternatives et autres buts dont aucun ne fut étranger à tous les missionnés de la Grande Fraternité… Cagliostro, et il ne fut pas le seul, prédit le jour où la Rose refleurirait sur la Croix… Cette floraison se passe sous nos yeux. Que ceux qui ont des yeux voient, écoutent et agissent en silence, car le bien ne fait pas de bruit. En effet, il dépend de chacun d’entre nous qu’une réelle efflorescence de roses rende hommage à la croix symbolique qui se profile pour le Troisième Millénaire ! CAGLIOSTRO REVOLUTIONNAIRE ? Dans son livre « Les Mystères de la tradition maçonnique – Du temple de Salomon aux rituels secrets contemporains », Jérôme Pace évoque ce qu’il nomme l’affaire Cagliostro comme ayant eu une importance considérable sur la société française et ajoute : « elle prépara la Révolution ».  En fait, refusons d’emblée la théorie du « complot maçonnique » qui aurait fomenté délibérément la Révolution. Ce qui était peut-être vrai à l’époque de Garibaldi ne l’était pas avant 1789.

L’on trouvait des frères maçons de diverses obédiences à la fois dans l’aristocratie et parmi les intellectuels encyclopédistes, dans les rangs de la Révolution et ceux des royalistes. La réalité est que les idéaux exotériques humanitaires de la spiritualité maçonnique, ellemême plongeant ses racines dans la nuit des temps primordiaux et la pureté ésotérique gnostique, devaient inévitablement déboucher sur une réflexion, puis une remise en cause de la société d’avant 1789 ; celle des privilèges absurdes, du cléricalisme stérile, de la corruption généralisée…

Louis-Claude de Saint-Martin attribuait déjà à l’Ordre Maçonnique la mission de préparer la réconciliation de l’humanité avec elle-même afin de sauver la planète en lutte pour son ultime survie. A voir le conformisme de certaines obédiences, le folklore d’autres et la stérilité palinodique de divers milieux peu ou prou occultistes, on a de la peine à voir en eux le creuset de l’humanité de demain et de la sauvegarde du monde. Par contre, Saint-Martin comme Cagliostro et comme plus tard K.H., prônaient le retour de la maçonnerie à ses origines spiritualistes intrinsèques. Ce retour sur soi-même (étymologiquement une « révolution ») doit déclencher par un processus naturel une « ré-évolution », donc, sur le plan profane, une révolution. Mais il est évidemment exclu d’accuser les milieux concernés d’attiser la violence ou le sectarisme, tous deux le fait d’égarés ! Louis-Claude de Saint Martin . Le retour aux valeurs intrinsèques de la maçonnerie n’implique pas le respect de « régularités » qui ont tôt fait de devenir le prétexte à des bureaucraties intolérantes jetant l’exclusivisme comme d’autres les excommunications.

Il s’agit du retour à des principes tel celui des Constitutions d’Anderson (Londres 1723) qui, avant tout, précisaient qu’un maçon « ne sera jamais un athée stupide ni un libertin irréligieux ». De même, le maçon doit être « libre et de bonnes mœurs ». Cette dernière exigence peut faire l’objet de définitions très largement diversifiées. Certes la tolérance et la compréhension sont de mise. Mais il est évidemment exclu d’accepter que des maçons dignes de ce nom se livrent à des turpitudes, à la corruption ou à des mœurs dépravées. Un maçon doit être tolérant et refuser, par exemple, qu’une personne soit persécutée ou l’objet d’interdits sociaux de par ses mœurs. Il doit comprendre, ce qui ne veut dire ni accepter ni encourager…

Ainsi, il y a une différence évidente entre d’une part refuser que les homosexuels soient persécutés, d’autre part les encourager à se croire une élite marginale ou, même, les admettre dans des Loges ou fraternités spiritualistes. S’il est exact que des homosexuels parviennent à s’infiltrer dans des obédiences maçonniques ou chevaleresques et tentent d’y trouver une reconnaissance sociale ou une protection politique, il n’en demeure pas moins que leur présence y est contraire aux principes mêmes de la maçonnerie et du spiritualisme ésotérique. Les accusations sur les mœurs des Templiers sont de l’arsenal de leurs ennemis, de même que les calomnies sur les soi-disant initiations sexuelles dans les loges féminines ou mixtes des rites de Cagliostro. Le Grand Cophte était trop empreint d’intégrité maçonnique pour se prêter à de semblables fantaisies et, rappelons-le, que des obédiences protestantes très strictes sur la morale lui aient demandé son aval initiatique, suffit à annihiler toutes allusions de ce genre.

Bien que s’éloignant de notre propre analyse sur divers points, l’opinion de Jérôme Pace sur Cagliostro ne manque pas d’un intérêt certain. Parlant de la mission du Grand Cophte, il écrit : « Il fit le bien autour de lui, secourant les nécessiteux et les persuadant que des temps meilleurs allaient arriver (parlait-il de la Révolution ?). » Mais sur cet aspect révolutionnaire de la mission de Cagliostro, le même auteur ajoute pertinemment :  « Certes, Cagliostro voulait des changements, comme toute la Franc-maçonnerie d’ailleurs. Certes les Supérieurs Inconnus avaient créé l’Ordre Maçonnique pour qu’il prépare les temps nouveaux où les privilèges seraient abolis, où l’égalité serait inscrite dans la loi, où la liberté serait une réalité, où la fraternité rentrerait un peu dans les mœurs. Et de ce point de vue, ils avaient préparé la Révolution et peut-être la prise de la Bastille et la nuit du 4 août où l’Assemblée Nationale, toutes classes réunies, vota dans l’enthousiasme l’abolition des privilèges et des passe-droits, mais nullement un bain de sang.

Vouloir les accuser d’avoir poussé le roi à la guillotine est abusif pour le moins, sinon malveillant. Faire de Cagliostro un bouc émissaire, comme le fit le pape qui le captura, l’enferma dans un cachot et finit par le faire assassiner, est une injustice. La franc-maçonnerie ne voulait pas de bain de sang. Elle disparut aussitôt les premiers excès révolutionnaires commis. Les Supérieurs Inconnus entrèrent de nouveau dans leur retraite. Ils attendirent des temps meilleurs, qui n’allaient pas tarder, où la démocratie et l’humanité allaient de nouveau régner. » L’infâme procès contre Cagliostro, ourdi par le papisme, voulait surtout tenter de donner le coup de grâce à la Maçonnerie italienne suspectée d’idées génératrices de subversion par les absolutismes de l’époque. Ainsi le professeur Aldo A.

Mola, directeur du Centre italien pour l’Histoire de la Francmaçonnerie, précise que même « l’arrestation et le procès de Cagliostro, puis la condamnation du célèbre magicien au cachot de la forteresse de Saint-Léon, mirent fin à la vie de la Réunion des amis Sincères, loge avec laquelle plus de cent frères, surtout étrangers et aristocrates, avaient entretenu des relations fraternelles. » Faire de Cagliostro un théoricien ou un idéologue révolutionnaire serait certes une erreur d’analyse. Mais il est évident que son spiritualisme humanitaire, sa compassion pour le genre humain et son respect pour les droits de l’homme, son dévouement philanthropique aussi, devaient inévitablement le ranger dans les rangs de ceux qui voulaient un changement, une alternative comme l’on dirait aujourd’hui… Or, vouloir un changement ne signifie pas provoquer un bouleversement nécessairement violent.

Mais si les forces négatives ou statiques se refusent à une évolution en douceur et, donc aux réformes radicales qui s’imposent au bon sens, il est inévitable que le changement se fera tout de même, mais d’une manière plus vigoureuse… A qui la faute ?  Actuellement, les Nations Unies, l’UNESCO et diverses grandes organisations internationales développent un nouvel esprit qui, consciemment ou non, va dans le sens de l’aube du Troisième Millénaire. Membres de fraternités initiatiques, certains penseurs contemporains ont dans leurs écrits jeté les bases du Nouvel Ordre Mondial que l’ONU et l’UNESCO s’attachent à construire de nos jours. Pensons, entre autres, à Alice Bailey, Léon Tolstoï, Albert Schweitzer, Khalil Gibran, K.H., Zamenhov ou Roerich, notamment chez qui, respectivement, l’on trouve en gestation les notions actuelles d’œcuménisme, du nouvel ordre écologique international et du respect de la co-création, du nouvel ordre mondial de l’information et de la communication, ainsi que de la nécessaire éducation transculturelle et de la pédagogie de la paix.

Ces deux dernières données étaient les piliers de l’œuvre de Comenius dont le 400ème anniversaire de la mort, soit 1992, coïncide avec une nouvelle étape de l’unification européenne qui déjà avait les faveurs de l’illustre évêque morave et frère de la Rose-Croix. Un clin d’œil de l’histoire ? AVERTISSEMENT Il est établi que le Rite de la Haute Maçonnerie égyptienne n’a pas survécu à Cagliostro survenue en 1795.

Le Rite égyptien de l’Ordre Maçonnique Hermétique est apparu juste après la disparition du Grand Cophte. En effet, bien que les noms des grades soient différents, il conserve la même structure interne que la Haute Maçonnerie égyptienne avec un système de 3 hauts grades. Une loge créée à Venise en 1788 constitue le premier chaînon entre Cagliostro et l’Ordre Maçonnique Hermétique. Cette loge a été fondée par un groupe de sociniens auxquels Cagliostro a délivré une patente de constitution. Mais cette Loge, très influencée par la pensée protestante, avait abandonné la rituélie magico-kabbalistique au profit de références templières. Une dizaine d’années plus tard, des frères issus de cette Loge n’ayant pas accepté ces changements fondent en 1798 à Venise le Rite Kabbalistique Egyptien. C’est ce même Rite que nous pratiquons aujourd’hui dans les loges de l’Ordre Maçonnique Hermétique.