WWIII : L'EURO a perdu 30% de sa valeur en pouvoir d'achat auprès des Français depuis 3 ans.

Publié le par José Pedro

BCE quantitative easing milliards d'euros
Oups ! On a encore égaré près de 600 milliards d’euros cette année 2017 …
 

Le Brexit vint. La livre chuta de 20%, stimulant les exportations. La croissance se renforça. La bourse monta. L’Angleterre va plutôt mieux après qu’avant, démentant les Cassandres.

Quand une mesure va contre l’intérêt d’une caste, elle s’évertue à démontrer son danger souvent imaginaire. Mélange curieux de pensée unique et de « faits alternatifs » destinée à influencer le vote dans la bonne direction.

Les Cassandres libérales persévèrent dans l’eschatologie la plus sombre vis à vis du retour au franc. Économistes, experts patentés, politiques, prédisent le grand soir, l’apocalypse, la récession, la pauvreté, le chômage. D’un chapeau sort le chiffre de 500 000 chômeurs ! De l’autre un coût de 180 milliards ! Qui dit mieux. ? Les entreprises sont appelées à la rescousse : renchérissement des importations de produits intermédiaires, désorganisation des flux. Bref, c’est la fin du monde.

Pourtant la Grande-Bretagne, la Suède, la Pologne, la Hongrie, la république Tchèque, l’Islande, la Suisse, la Norvège sont en Europe sans être dans l’euro et leurs citoyens et leurs entreprises ne s’en portent pas plus mal, au contraire. Alors, sortir de l’euro serait-il vraiment la catastrophe annoncée ?

Tentons de raisonner, même si l’exercice est difficile dans un contexte hystérique.

Sortir de l’euro et revenir au franc permets essentiellement à la France de gérer son taux de change, la monnaie nationale étant découplée de l’euro. Le mécanisme est vieux comme le monde moderne. Sortir de l’euro sans faire évoluer le taux de change ne change rien, ne présente ni intérêt ni risque. L’impact dévastateur prédit par les "experts" n’est pas lié à la sortie de l’euro en soi, mais à la dévaluation qui suivrait.

Pourquoi dévaluer une monnaie ? Essentiellement pour retrouver la compétitivité perdue et rééquilibrer ainsi une balance commerciale déficitaire. La France, avec son déficit de près de 50 milliards, a une compétitivité malade. Combler un manque de compétitivité est une œuvre longue, donc urgente. Le redressement peut se faire, à la Grecque ou à l’Espagnole, sans sortir de l’euro, par une dévaluation brutale des salaires et des retraites. En dehors de cette mesure antisociale, et in fine contre-productive, qui ne fait sourire que les libéraux aisés, la seule autre solution à court terme est de dévaluer la monnaie nationale. Mais pour dévaluer, il faut avoir « sa » monnaie.

La dévaluation diminue immédiatement le coût de la valeur ajoutée du pays, essentiellement le coût du travail, vis à vis de l’extérieur. Les entreprises exportatrices connaissent un regain de compétitivité à hauteur de leur valeur ajoutée nationale. Les entreprises françaises concurrencées par les importations gagnent aussi en compétitivité par rapport à leurs concurrents étrangers. Une injection de pouvoir d’achat, qui, avant la dévaluation, était déviée vers les importations, se tourne vers les produits nationaux, poussant encore emploi et croissance.  La France souffre d’un euro surévalué, tiré vers le haut par l’Allemagne toute-puissante. Dévaluer permets de retrouver un équilibre perdu.

Dévaluer n'est pas une cure miracle. Sans des réformes profondes permettant de libérer l'économie française des carcans qui la freinent, comme un fiscalité ou des charges étouffantes, l'impact d'une dévaluation sera temporaire. Mais c'est un premier pas et une contribution immédiate à plus de compétitivité.

Le bénéfice direct d’une compétitivité retrouvée est de revigorer les entreprises nationales, de favoriser leur croissance, de garnir leurs carnets de commandes et in fine de diminuer le chômage. Un pays déficitaire importe un excédent de produits et de services étrangers, donc importe du chômage. En sens inverse, , un pays excédentaire comme la Chine et l’Allemagne exporte du chômage et importe de l’emploi. Curieux, l’oubli par les économistes de tout poils de cette évidence, qui est en faveur d’une dévaluation. Et qui explique, dans le cas de la Chine, la sous-évaluation systématique du Yuan pendant de longues années. Les chinois sont meilleurs économistes que les occidentaux.

Une dévaluation peut avoir un effet inflationniste à court terme sur les produits importés. Mais les importateurs peuvent décider de maintenir les prix pour conserver leur part de marché, en réduisant leurs marges donc leur compétitivité. A terme, si les entreprises françaises profitent au contraire de leurs marges retrouvées pour améliorer leur productivité, l’effet inflationniste s’estompe. Comparons ainsi l’inflation en Grande-Bretagne, qui a dévalué de 20%, et en France : l’écart est mince.

Et contrairement aux prévisions hystériques, dont la dernière venait de Terra Nova, plus tank que think, une dévaluation n’a qu’un effet marginal sur le pouvoir d’achat des plus modestes. Les dépenses de ces ménages sont largement locales : loyers, intérêts, énergie (en France largement nucléaire ou renouvelable), impôts, nourriture. L'effet d'une dévaluation est limité par la proportion importante de produits et de services locaux consommés, surtout par les moins aisés. Pour l'heure, c'est plutôt l'euro qui a renchérit les produits de base, comme la baguette, doublant de prix grâce à lui!

L’autre argument anti-sortie de l’euro est le renchérissement des intérêts sur la dette publique. Toujours d’après les prophètes de l'apocalypse, les taux d’intérêts grimperaient au ciel en cas de retour au Franc, pesant lourdement sur le budget de l’état.

Mais deux amendements peuvent être proposés à cette prévision pessimiste :

-être dans l’euro n’a pas empêché la Grèce, le Portugal et même l’Italie de subir des taux d’intérêts plus élevé que l’Allemagne ou même la France.

-les pays européens ayant gardé leurs monnaies nationales, comme la Suède, la Suisse, l’Islande, ou l’Angleterre, ne se financent pas à des taux plus élevés que la France.

Le niveau des taux d’intérêts est plus fonction de la qualité de la signature et de la solidité économique du pays que de l’appartenance ou non à la zone euro. Si sortir de l’euro et dévaluer permets de redonner de la compétitivité à la France, cette sortie sera même à terme neutre, voire positive, sur les taux d’intérêts.

Dernier argument anti retour au Franc : les créanciers se révolteraient et les agences de notation dégraderaient la France si l’Euro était converti en Francs rapidement dévalués. Mais un pays souverain a le droit d’avoir une monnaie nationale, et dévaluation ne veut pas dire défaut. Quand la livre baisse de 20% en quelques semaines à la suite du Brexit, les créanciers en livre exigent t’ils un remboursement en euro ou en dollars ? Et les agences de notation, déclarent t’elles le Royaume-Uni en faillite ? Au moment de raison ou l’Euro sera converti en France à 1 :1, les créances seront intactes. Les dévaluations (ou réévaluations) suivantes ne seront que le jeu normal des fluctuations de taux de change d’une monnaie, auxquelles les créanciers ne peuvent mais.

Sortir de l’euro et dévaluer n’est donc pas la fin du monde mais peut-être le commencement d’un cycle vertueux, de retour à la compétitivité, à la croissance, à l'emploi, au gain de pouvoir d’achat, tout l’inverse des prévisions des vendeurs d’épouvante. Les fétichistes de l’euro ne veulent pas entendre des Prix Nobel comme Stiglitz pour qui l’euro tue l’Europe. Ils ne veulent pas entendre leurs propres analyses faisant de l’euro est un carcan pour l’Europe du Sud, France comprise. Ils refusent d’analyser la situation des pays européens comme la Suède, la Suisse, la Pologne, la Hongrie, le Royaume-Uni, restés dans leurs monnaies nationales et s’en portant bien. Comparons l’évolution des salaires Polonais ou Suédois depuis 2009, positifs, et ceux de la Grèce, de l’Italie ou de l’Espagne, négatifs : être hors euro paraît un gage de gain de pouvoir d’achat et non l’inverse.

C‘est d’ailleurs l’insistance des « experts » a forcer la Grèce à rester dans l’Euro qui a fait de ce pays une colonie paupérisée de l’Europe, ruinant les propriétaires immobiliers et les retraités, faisant exploser le chômage, et s’effondrer le pouvoir d’achat.

Le procès en sorcellerie des partisans du retour au Franc permet d’escamoter le débat sous les imprécations. Bonheur ultime : Marine Le Pen, mama populiste, prône la sortie de l’euro. L’élite Louis Philliparde converge avec les ennemis viscéraux du FN pour discréditer celui-ci en qualifiant d’amateurisme et d’incompétence le retour au Franc. L’euro devient l’otage de la politique.

Débattre au fond sur l’euro, réfléchir à une sortie intelligente, serait plus démocratique et plus pertinent que jouer la peur ou l’apocalypse. Une certaine élite préfère l’euro au franc car elle y voit son intérêt direct. Le drame d’aujourd’hui est la divergence entre cette élite et les français modestes, appauvris, chômeurs et endettés, en partie à cause de l’euro. La défense aveugle de l’euro réitère, quatre-vingt ans plus tard, la politique du franc fort de Laval de 1935, à l’origine d’un chômage massif et d’une baisse des salaires.

Et que seule la dévaluation du gouvernement de Front Populaire de Léon Blum permit de corriger. Blum et Le Pen, même combat pour le peuple ?

Décidément, nos autorités financières ne savent pas ranger leurs affaires. Tandis que la Banque centrale européenne injecte désormais 80 milliards d’euros supplémentaires tous les mois dans les économies des pays membres, le PIB de la zone euro, quant à lui, ne progresse que de 2,5 milliards sur la même période. Et chacun de se demander où est passé le reste…

Depuis 2015, la BCE a décidé de systématiser sa politique d’assouplissement quantitatif, ou quantitative easing (QE), une procédure normalement provisoire qui consiste en gros à augmenter la quantité d’argent disponible pour faciliter le fonctionnement de l’économie dans la zone euro. Évidemment, cette mesure tendrait à faire croire que les problèmes économiques actuels seraient dus uniquement (ou en tout cas majoritairement) à un manque de liquidités, alors que tout le monde sait que l’instabilité des marchés comme l’effondrement progressif de nos systèmes financiers et industriels sont liés à un grand nombre d’autres facteurs bien plus importants.

Une création monétaire massive qui crée l’illusion

En effet, parmi les causes de notre situation actuelle, qui pourrait occulter la désindustrialisation mortifère des pays de l’Europe occidentale durant ces 30 dernières années, au profit de l’Asie notamment, mais aussi du Maghreb et de tous les autres endroits du monde ayant choisi de sacrifier leur main d’œuvre pour mieux séduire nos décideurs ? De la même façon, comment ne pas relier la baisse constante de compétitivité des entreprises européennes à la pression des politiques sociales et fiscales qu’elles subissent depuis de nombreuses années, là encore pour compenser les errements d’une finance qui ne peut plus assurer son rôle premier de soutien à l’économie ?

En clair, la BCE semble nier (ou ignorer, ce qui est presque pire !) les vraies raisons du marasme économique européen, et considère qu’il suffit d’ajouter beaucoup plus d’eau dans un seau sans fond pour voir monter le niveau du liquide. Alors, certes, l’afflux massif de liquidités va donner l’illusion de combler les besoins des marchés. Mais l’endettement systémique de ces derniers, ainsi que les pratiques abusives (avérées ou masquées) des institutions bancaires, vont absorber l’essentiel de cette manne pour finalement n’en laisser filtrer que la partie congrue au profit de l’économie réelle.

Résultat quasi nul pour le quantitative easing

C’est pourquoi, malgré les 650 milliards d’euros supplémentaires généreusement octroyés aux pays de l’Union européenne en 2015 par la BCE (sous couvert de racheter des obligations d’État auprès des banques notamment), le PIB de ces mêmes pays membres n’a progressé que de … 31 milliards d’euros. En termes clairs, cela signifie que pour obtenir 1 euro de gain de production supplémentaire, il aura fallu injecter plus de 18 euros dans la machine ! On a connu des rendements bien meilleurs…

Pour cette seule année 2016, la BCE a déjà quasiment distribué 600 milliards d’euros de plus au titre du quantitative easing (elle est passée de 60 milliards par mois en 2015 à 80 milliards en 2016). Pour autant, la croissance économique continue à flirter avec la nullité absolue. Plus rien ne bouge, tous les efforts des pays européens paraissant surtout se concentrer sur le maintien de la situation catastrophique actuelle… afin d’éviter qu’elle empire davantage ! Un peu comme si, pour reprendre notre image du seau sans fond de tout à l’heure, on cherchait à garder l’eau à l’intérieur en mettant ses mains en-dessous. Il est évident qu’on ne peut pas faire autre chose en même temps.

Une réponse inadaptée ?

 
L'économiste français Jacques Sapir est réservé sur les mesures annoncées cet après-midi par Mario Draghi. Dans un billet publié sur son blog, il explique d'abord que ces mesures décrédibilisent le président de la BCE, acculé à de telles extrémités, avant de douter de la pertinence du programme annoncé.

"L'assouplissement monétaire est cohérent quand on est face à une crise de liquidités, comme en septembre 2008. Mais ce n'est pas le cas actuellement", estime-t-il.

 

EN DIRECT - La BCE injecte au moins 1100 milliards pour aider la zone euro

Une redistribution invisible !!!

On a dit récemment que la BCE était devenue le plus gros redistributeur de richesses de l’histoire. L’ennui, c’est que ni les entreprises ni les particuliers n’ont vu la couleur de cette redistribution. À la fin de l’année, la BCE aura peut-être distribué plus de 1300 milliards d’euros supplémentaires en 2 ans, dont seuls 5 % environ se retrouveront dans l’économie réelle. Mais personne ne se demande où passe le reste. Personne ne semble s’émouvoir du fait que, désormais, l’essentiel des fluctuations des grands indices européens, comme le CAC40 par exemple, sont presque exclusivement liées aux performances des valeurs bancaires.

Personne ne semble non plus comprendre qu’en augmentant ainsi la masse monétaire plus vite que la croissance du produit national brut, on ne va pas créer de l’inflation, n’en déplaise aux économistes monétaristes, dont le cerveau et les réflexes de pensée sont restés bloqués aux années 1980. En réalité, on est simplement en train de détruire la valeur de la devise européenne, tout en engraissant ceux qui sont devenus les intermédiaires incontournables entre l’économie politique et l’économie réelle, à savoir les banquiers.

Et quand le FMI dit que 40% des banques européennes ne sont plus viables (et qu’elles seront sans doute 80% en 2019), on peut légitimement s’étonner. 650 milliards d’euros par an, ça ne s’évapore quand même pas aussi facilement. Mais le pire, c’est que si les estimations du FMI devaient se vérifier (et pour une fois, on peut supposer qu’on n’est pas loin de la vérité, voire en-deça), et sachant que l’Union européenne a décidé de ne plus cracher au bassinet pour sauver les banques comme en 2008, alors on peut craindre une série de faillites bancaires dans lesquelles on ne trouvera plus aucune trace de ces centaines de milliards d’euros. L’ennui c’est que la seule solution que nos gouvernements trouveront pour éponger les dettes sera, une fois encore, de faire payer les épargnants. Ces mêmes épargnants qui, non contents de n’avoir rien vu de ces 80 milliards d’euros par mois, devront sans doute encore en payer autant pour éviter aux banquiers de casser leur tirelire panaméenne, caïmanienne ou niuméenne.

La majorité des Français estiment que leur pouvoir d'achat a baissé ces dernières années. Jean-Luc Mélenchon est vu comme le candidat le plus capable d'améliorer le pouvoir d'achat, selon ce même sondage.

Les statistiques de l'Insee ont beau dire le contraire, pour la majorité des Français, le pouvoir d'achat est en baisse. Ils sont ainsi 81% à avoir eu le sentiment que celui-ci était en baisse au cours des dernières années (46% témoignent d'une forte baisse et 35% d'une légère baisse), selon un sondage Ipsos / Sopra Steria diffusé jeudi 30 mars au soir et réalisé pour France Télévisions et Radio France. A contrario, seuls 12% des sondés pensent qu'il "a augmenté" (dont 3% qu'il "a beaucoup augmenté") et 7% qu'il est resté "stable". Si l'on agrège ces deux dernières statistiques, 19% des Français pensent que le pouvoir d'achat n'a pas baissé.

Epargne : 11% des Français disent puiser dans leurs économies

Cette diminution ressentie du pouvoir d'achat pèse directement sur les finances des Français puisqu'ils sont seulement un tiers (35%) à avoir déclaré pouvoir mettre de l'argent de côté (34% "un peu" et 1% "beaucoup"), tandis que 45% des sondés parviennent "tout juste [à] boucler leur budget" avec leurs revenus. Plus alarmant, 11% vivent en partie sur leurs économies et 9% "à découvert à grâce à un ou plusieurs crédits".

Loisirs, santé, impôts : le podium des dépenses difficiles à acquitter

Au niveau des postes de dépenses, ce sont les loisirs qui sont le plus souvent victimes d'éventuelles coupes de budget. Plus de deux tiers des sondés (68% : 37% souvent et 31% parfois) estiment avoir ressenti des difficultés financières pour s'acquitter des frais liés. Viennent ensuite les dépenses de santé (46%, avec 13% répondant "souvent") et les impôts (43%, 13% répondant "souvent").

Et pourtant, le pouvoir d'achat a bel et bien augmenté

Après avoir baissé pendant les années qui ont suivi la crise, le pouvoir d'achat des ménages est reparti à la hausse depuis 2014, d'après l'nsee. Au troisième trimestre 2016, il gagnait +0,6%, après avoir pris +0,2% le trimestre précédent (et +1,6% sur l'ensemble de l'année 2015), profitant de l'aménagement de la décote de l'impôt sur le revenu et de l'augmentation de la masse salariale

 

Mélenchon, champion du pouvoir d'achat des Français...

À qui faire confiance pour redresser ce pouvoir d'achat vu comme baissier ? Jean-Luc Mélenchon, ont répondu 43% des sondés. Le candidat de "La France insoumise" reçoit la confiance de ses propres électeurs déclarés (89%) mais aussi de ceux de Benoît Hamon (65%) et même ceux d'Emmanuel Macron (53%). Il est suivi par le leader du mouvement En Marche ! avec 38%, puis par le vainqueur de la primaire du Parti socialiste (34%) ; viennent ensuite Marine Le Pen (FN, 28%) et François Fillon (Les Républicains, 20%) en queue de peloton.

     | Lire Fillon se pose en chantre du pouvoir d'achat pour avoir épaulé Free Mobile

... mais le moins crédible sur l'application de son programme économique

Les Français font montre de confiance vis-à-vis des candidats mais restent néanmoins méfiants, habitués aux promesses rarement tenues. Un précédent sondage OpinionWay réalisé du 20 au 23 mars montrait ainsi que, selon la majorité des sondés, les candidats n'appliqueraient pas leur programme économique une fois à la tête de l'État. À ce titre, Jean-Luc Mélenchon arrivait d'ailleurs bon dernier, avec seulement 34% d'opinions favorables. François Fillon, premier, s'établissait, lui, à 47%.