WWIII : "BitCoin" en chute Libre pour le remboursement de la dette par un Krack Boursier Occidental basé sur le dollar, monnaie sans contrepartie, un coup monté qui a besoin d'un alibi.

Publié le par José Pedro

Après plusieurs mois de hausse et une apothéose à 2406 € le 25 mai, la dernière bulle du Bitcoin semble être en train de se dégonfler 1538 $ puis 1900 $ le 28 Mai 2017, entraînant dans sa Chute les Crypto-monnaies et les Monnaies Digitales, ainsi que l'économie réelle qui a investi dessus ...

Bitcoin Pluribus Impar

« Bitcoin Pluribus Impar » est un événement universitaire produit en partenariat par Le Cercle du Coin et l’Ecole normale supérieure.

Où ?  Ecole normale supérieure, 29 Rue d’Ulm à Paris

Quand ? – Mardi 30 mai de 14h00 à 20h00

Réservation : eventbrite.fr 

 


« Pourquoi ce titre latin « Bitcoin pluribus impar » ? Parce que, comme le soleil dans la devise de Louis XIV, Bitcoin est un astre sans égal et qui ne se rend à nulle comparaison. La seule description scientifique ou la seule critique économique n’en rendent jamais entièrement raison.

L’événement pluridisciplinaire ne juxtaposera pas, il tentera de mettre en vision binoculaire les regards d’orateurs fort divers : des mathématiciens, informaticiens et cryptologues s’exprimeront devant des spécialistes réputés issus des sciences sociales les plus variées (numismate, historien, philosophe, économiste, juriste) mais aussi devant un gendarme ou un haut-fonctionnaire.

Il s’agit de déplacer le regard sur le bitcoin et d’étonner, avec les points de vue les plus larges. »

 

Programme

Ouverture des portes dès 13h30 – Début à 14 heures précises

 

Présentation de la séance et de ses ambitions

Jacques Favier (normalien, Secrétaire du Cercle et Auteur du blog « la Voie du Bitcoin »)

 

D’où vient la valeur ?

  • Ricardo Perez-Marco (normalien, directeur d’études au CNRS, à l’Institut de Mathématiques de Jussieu (IMJ-PRG))
  • Jean-Joseph Goux (docteur d’Etat en philosophie, a publié notamment les Monnayeurs du langage, Frivolité de la Valeur et Le Trésor perdu de la finance folle)

 

De quoi est fait le bitcoin ?

  • Jean-Paul Delahaye (mathématicien, professeur d’informatique à Lille 1)
  • Marc Bompaire (archiviste-paléographe, Directeur de recherches au CNRS, Chaire de Numismatique à l’EPHE, Directeur de la Revue Numismatique)

 

Trust in me ?

  • Jean-Jacques Quisquater (Professeur à l’Université catholique de Louvain, auteur de plus de 200 articles sur la cryptographie)
  • Pierre Cassou Nogues (normalien, philosophe, professeur à Paris 8)
  • Philippe Ratte (normalien, agrégé d’histoire, Fondation Prospective et Innovation, auteur de Tintin et l’accès à soi)

Présentation des sponsors

 

Break dans la salle « Curie » De 16 h45 à 17h30

Hash-collector et philatélie, une démonstration animée par des membres du Cercle

ψεύδομαι : jusqu’où l’anonymat est-il possible ?

  • David Pointcheval (normalien, directeur de Recherche au CNRS et responsable de l’équipe de cryptographie ENS-CNRS-INRIA, auteurs de plus de 100 publications internationales, et co-inventeur d’une dizaine de brevets)
  • Georg Fuschbauer (chargé de recherche à l’INRIA, Crypto Team ENS)
  • Odile Lakomski (économiste, Maitre de Conférences à l’Université de Picardie)

 

Que fait la police ?

  • Capitaine Edouard Klein : (docteur en Intelligence Artificielle et cyber-gendarme)
  • Jean-Yves Rossi (Conseiller d’Etat)
  • Laurent Feller, normalien, professeur d’Histoire économique du Moyen-Âge à l’Université de Paris 1 (histoire économique et sociale de la période IXe-XIIe siècle, programme « Circulation des richesses et valeur des choses »)

Conclusion – Adli Takkal Bataille, Président du Cercle

Toutes les informations sur le site du Cercle du coin.

Comme tout système financier qui n'est plus adossé sur des règles bien précises et jusqu'en 1971, nous avions la règle de compensation ou d'indexation du dollar avec la réserve d'Or de la FED.

À partir de 1850 s’amorce une période de forte croissance économique. Cette croissance est due à l’industrialisation des États de l’Ouest de l’Europe, des États-Unis et également de la Russie et du Japon. Cette croissance est créée par la forte augmentation de la production de biens industriels puis de services et par la forte production de richesse.

Les États s’industrialisent. L’industrialisation s’appuie sur des inventions majeures : le moteur et l’électricité. Le moteur équipe à la fois les moyens de production et les moyens de locomotion. L’électricité bouleverse le rapport de l’homme au temps. À partir de 1850, le travail se fait de plus en plus en usine. Le travail est fractionné, divisé selon le principe du taylorisme, puis organisé en chaine selon le principe du fordisme. La machine motorisée supplée l’homme. Les secteurs d’activités les plus dynamiques sont le textile et l’automobile. Le rassemblement des hommes, l’usage des machines permet à la fois une production standardisée et de masse et des baisses des coûts de productivité. Les prix des marchandises baissent tandis que les salaires des ouvriers augmentent. Aussi ceux-ci bénéficient-ils également de la croissance et acquièrent des biens d’équipement. Ford, notamment, a compris que l’ouvrier producteur est aussi un consommateur.

La croissance se nourrit des échanges de plus en plus internationaux. Le train, le bateau à moteur permettent des échanges continentaux et transocéaniques. Les matières premières et les produits semi finis ou finis commencent à s’échanger à l’échelle de la planète. Les États, lorsque les circonstances leur sont favorables, sont adeptes du « libre échange ». Certains utilisent les ressources de leurs colonies. La GB bénéficie le plus rapidement de cette mutation des échanges. Elle devient la première « économie monde ».

Mais la croissance n’est jamais durable. Les économistes parlent de « cycles ». La crise est le processus inverse. Entre 1873 et 1896, les Etats industrialisés subissent la « Grande dépression ». Ils adoptent des politiques protectionnistes pour protéger leurs productions. En 1929, le krach boursier du 24 octobre déstabilise l’ensemble des économies. La bulle spéculative amorcée dès 1926 éclate. Les investisseurs perdent leur argent. Les banques perdent leurs capitaux. Les particuliers perdent leur épargne. Les entreprises perdent leurs investisseurs et se retrouvent en crise de surproduction. Certaines ferment. La crise d’abord financière devient sociale. Un chômage de masse apparait. La crise se généralise. La crise d’abord américaine s’exporte en Europe lorsque les Etats-Unis rapatrient leurs capitaux.

Les États cherchent des solutions. L’État devient « provident ». Aux États-Unis, F. D. Roosevelt impose le New deal. L’État fédéral relance l’économie en commandant des grands travaux et en soutenant les entreprises et les ménages. Cette politique coûte très cher et a des résultats lents. Il faut attendre les effets industriels de la Seconde Guerre mondiale pour que l’économie américaine soit totalement relancée. Les États européens ont plus de mal à s’en sortir. Certains s’enfoncent dans une crise politique…

 

Consigne : Après avoir présenté les mécanismes de la crise économique, vous présenterez les solutions proposées par F.D. Roosevelt pour sortir les Etats-Unis de la crise puis vous présenterez un bilan de ce « New Deal ».

« Suite au krach boursier d'octobre 1929, les États-Unis et, à leur suite, le reste du monde occidental entrent dans une crise économique majeure. Les faillites bancaires et industrielles se multiplient, le crédit s'effondre («credit crunch») et, avec lui, la consommation. Lors des élections présidentielles de novembre 1932, les États-Unis, première puissance mondiale, comptent déjà 13 à 14 millions de chômeurs et leur production industrielle a été divisée par deux en 3 ans !

Le nouveau président, le démocrate  Franklin Delano Roosevelt, préconise un «New Deal» (en français Nouvelle Donne) pour sortir de la crise. […] il engage son gouvernement dans une vigoureuse politique d'intervention économique et sociale. Cette démarche pragmatique sera plus tard théorisée par l'économiste britannique John Maynard Keynes (Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie, 1936), d'où son nom actuel de keynésianisme.

Sur les conseils de son « Brain trust » (groupe informel de jeunes intellectuels), Roosevelt fait voter par le Congrès, du 9 mars au 16 juin 1933, une série de lois interventionnistes qui vont bouleverser les traditions américaines. Après un plan de sauvetage des banques, le 10 mars 1933, il lance de grands travaux publics sous l'égide de la Civil Works Administration (CWA), en particulier l'aménagement hydraulique de la vallée du Tennessee (TVA). Le 12 mai 1933, l'Agricultural Adjustment Act (AAA) vise à relever les prix agricoles pour soutenir le niveau de vie des fermiers. Il préconise une réduction des cultures et des cheptels en échange de subventions. Ainsi se met en place une politique massive de soutien de la culture du coton... […] Le 16 juin 1933, le National Industrial Recovery Act (NIRA) tend à réduire les heures de travail dans l'industrie et augmenter les salaires. Un Bureau national du travail sert de médiateur dans les conflits entre patrons et ouvriers.

La production industrielle retrouve en 1936 90% de son niveau de 1929 mais elle rechute ensuite très brutalement (baisse de 40% de la production industrielle), le gouvernement américain ayant cru le moment venu de redresser les comptes publics en réduisant les dépenses et augmentant les impôts ! Il est obligé de faire machine arrière... Le chômage ne disparaîtra qu'avec la Seconde Guerre mondiale, lorsque l'État inondera les industriels de commandes en vue d'un réarmement à marches forcées. […] »Source : https://www.herodote.net/New_Deal-mot-280.php

L’argent et la géopolitique dictent la conduite des Nations. Contrairement à une croyance largement répandue, la conduite des Nations sur la scène internationale n’est jamais guidée par des considérations morales, mais plutôt par un cocktail assez trouble d’argent et de géopolitique.

C’est ainsi que quand vous voyez les déférents de la classe dominante qui cherchent à diaboliser un pays étranger, la première question dans votre esprit à se poser est : Qu’est-ce qui est vraiment en jeu ici ? Pour déjà quelque temps la Russie, la Syrie et l’Iran sont dans le collimateur. Dès que vous comprenez pourquoi les évènements qui se qui déroulent dans le monde actuellement s’expliquent beaucoup mieux.

Brève histoire du dollar américain. Le Pétrodollar

Le dollar US est une devise spéciale et cela change dès cet automne. En fait sa relation avec la géopolitique est unique dans l’Histoire. Il a été la devise des réserves de change depuis 1944. Mais d’autres devises avant lui l’ont été et ce n’est pas ce qui le rend unique. Ce qui le met à part c’est que depuis 1974 c’est la seule devise au monde qui permettait d’acheter et de vendre le pétrole sur les marchés internationaux.

Découplage du dollar de l’or en 1971

Jusqu’à 1971 le dollar américain était lié à l’or du moins officiellement. Selon le Fonds Monétaire International dès 1966 les banques centrales étrangères du monde détenaient 14,000 milliards de dollars bien qu’il n’y ait que 3,200 milliards de dollars en or pour compenser ce montant bien supérieur. Ce qui veut dire que déjà la Réserve Fédérale imprimait plus d’argent qu’ils auraient dû, et comme résultat l’inflation et un abandon général du dollar US. En 1971, le président Nixon a coupé le lien entre le dollar et l’or.

La réserve fractionnaire des banques

À ce moment, en 1971, le dollar devint une devise purement basée sur la dette. Environ 70% de l’argent en circulation est créé par les banques commerciales qui sont autorisées à prêter bien plus que ce qu’elles détiennent en  réalité dans leurs comptes. La Réserve Fédérale, quant à elle prête de l’argent qu’elle n’a pas principalement au gouvernement. C’est comme imprimer de la fausse monnaie si ce n’est que c’est légal, pour les banques, s’entend, pas pour nous. Cette pratique est appelée réserve bancaire fractionnaire.

Le terme de « système de réserves fractionnaires » (on parle aussi de « couverture partielle ») désigne le droit pour une banque commerciale de prêter, par des jeux d’écritures, de l’argent qu’elle n’a pas et sur lequel, outre le remboursement par le débiteur, elle touchera des intérêts. Elle doit se refinancer en collectant des dépôts pour maintenir son équilibre de bilan. Cette création de monnaie scripturale en contrepartie d’engagements juridiques de tiers (les emprunteurs) est par ailleurs tempérée par l’obligation de déposer (en monnaie centrale) un pourcentage des dépôts des clients de la banque auprès de la banque centrale (« Réserves obligatoires »), pourcentage devenu relativement faible en pratique. De nos jours la gestion actif-passif des bilans des banques repose essentiellement sur un ensemble de règles prudentielles édictées par des accords internationaux (Bâle III).

On parle aussi dans ce cadre d’effet multiplicateur du crédit, le multiplicateur désignant le rapport entre la base monétaire (monnaie centrale) et la quantité de monnaie issue du crédit accordé par les banques. Ce système est basé sur le fait que l’ensemble des déposants et des épargnants ne retirera pas ses dépôts en même temps. Il peut toutefois s’avérer risqué en cas de crise de confiance.

La pratique de la réserve fractionnaire est supposément régulée par un organisme, la Réserve Fédérale, qui est en fait la propriété d’un conglomérat de banques qui la dirigent. Aucune branche ou agence du gouvernement américain on une prise quelconque sur la Réserve Fédérale.

Il faut savoir aussi que ces créations factices d’argent faites grâce au principe de la réserve fractionnaire portent intérêts. Le résultat est qu’il y a toujours plus de dette que d’argent réel en circulation. On marche sur la tête. Le résultat de ce principe tronqué est que pour que l’économie fonctionne tant soit peu il doit y avoir un taux de croissance perpétuel de cette économie. Ceci n’est pas soutenable à long terme.

Ceux qui se sont posé la question se sont toujours demandés comment le dollar américain a pu conserver sa position dominante dans le monde entre 1944 au moins et 2016, soit plus de 70 ans, compte-tenu que ce qui vient d’être présenté n’est rien de plus qu’un schéma élaboré de Ponzi. C’est à dire une arnaque qui ne tient pas debout.

Eh bien, la réponse est ici : Car c’est parce que l’histoire de ce dollar n’a pu se faire que grâce à la géopolitique.

En 1973 l’Administration Nixon a tenu des négociations secrètes avec le gouvernement d’Arabie Saoudite. Ce qui est connu sous le nom de système de recyclage des pétrodollars. L’arrangement signé fut que les Saoudiens ne vendraient leur pétrole que contre des dollars US, qu’il en quadruplerait le prix. Sinon les champs pétroliers saoudiens furent directement menacés d’invasion par les Etats-Unis. Si les Saoudiens obéissaient, la dynastie des Saouds était protégée par les forces armées US, ce qui leur a permis encore aujourd’hui leurs crimes, décapitations et lapidations. Selon le même arrangement les Saoudiens devaient investir leurs énormes profits dans des banques américaines.

Mais cet argent saoudien drainé dans les banques US était réutilisé par le Fonds Monétaire International pour des prêts aux pays plus pauvres qui avaient des difficultés pour absorber l’énorme augmentation du prix du pétrole qui résultat de cet arrangement. Les intérêts sur ces prêts furent payables en dollars US. Cet accord pris en 1973 fut formalisé par la Commission US-Arabie Saoudite de Coopération Économique écrite par le Secrétaire de Nixon, Henry Kissinger, en 1974.

Un autre document publié par la Recherche du Congrès témoigne que les membres du Congrès discutaient bel et bien de l’envahissement par les forces armées US en cas de refus par les Saoudiens de se conformer initialement ou en tout temps à cet accord. On a ici un cas d’obtention d’un avantage économique majeur par la persuasion physique des forces armées d’une nation. Ce système fut étendu au reste des pays de l’OPEP en 1975 !

On comprendra si on est économiste qu’avec ces flux énormes de dollars rajoutés, la Réserve Fédérale était maintenant en mesure d’augmenter les liquidités de dollars dans les marchés (money supply, soit ce qu’on appelle M1 en finance et économie). La demande supplémentaire (à cause du quadruplement du prix du pétrole) a eu pour conséquence de stopper la désaffection pour le dollar et a distribué l’inflation qui en résultait sur le reste de la planète.

C’est ainsi que le dollar est passé du statut d’une devise basée sur l’or vers une devise basée sur le pétrole.

Cela explique que les Etats-Unis ont prospéré indûment durant ces 70 dernières années alors qu’ils accumulaient des déficits budgétaires monstres. Alors que 70% de l’économie américaine est basée sur la consommation, une partie très importante de la richesse mondiale est détenue par les US.

Une classe d’Américains, les pseudo élites de l’Establishment, s’est enrichie et a assis son pouvoir grâce à la complicité de l’État Profond.

La Fin Irrémédiable du Dollar avec les DTS

Vous devez comprendre que tout ça vient d’exploser à la figure des Américains avec la perte du rôle du dollar dans les réserves mondiale et de son rôle de moyen de paiement pour les ressources, notamment le pétrole avec les pétrodollars. Ceci à cause du nouveau système financier mis en place par d’autres élites, celles de la City de Londres des Rothschild, avec les DTS et la complicité de 30 ans de la Chine.

Les fuels fossiles agissent sur les économies du monde et le dollar y était étroitement associé. C’est fini et c’est une fin sordide pour la domination américaine dans le monde et l’uni polarité qui leur a permis d’aller fourrer leur nez partout et de massacrer des millions d’innocents, de tenir 900 bases militaires dans le monde.

Que ceux d’entre nous qui ont du mal à absorber ces changements radicaux ou même à y croire se réveillent enfin et sachent que c’est la grande aventure de ce siècle.

Si comme moi, vous ne comprenez rien aux bitcoins, voici une explication de bhafner donnée en 2013 sur un forum dédié, qui peut éclairer votre lanterne. Pour information, je n’ai toujours pas  compris.

 

Bonjour à tous,
J’ai écrit cette petite description du Bitcoin pour un ami et je me suis dit qu’elle pourrait toujours servir à d’autres, donc je la partage  
Si vous trouvez des erreurs, des éléments à ajouter ou de meilleures formulations, n’hésitez pas à commenter.
Cette description se veut simple tout en restant correcte. Elle devrait être compréhensible par tous, ou presque.

Bitcoin : qu’est-ce que c’est ?

Conçu en 2009 par Satoshi Nakamoto, Bitcoin est un protocole de paiement et une monnaie libre, mondiale et décentralisée, dont la création et la régulation sont assurées par l’ensemble de ses utilisateurs.

Indépendant de toute autorité centrale, Bitcoin présente le double avantage d’échapper à la censure financière et aux frais de transactions appliqués habituellement par les institutions financières. En tant que protocole libre (au sens du logiciel libre), il permet également une inter-compatibilité des logiciels et services qui l’utilisent.

Toutes les transactions bitcoins effectuées depuis le lancement du projet sont publiques. Ainsi, les bitcoins ne peuvent être contrefaits, car on peut remonter la chaîne de transactions de chaque bitcoin ou fraction de bitcoin jusqu’à son origine.

Chaque bitcoin est divisible en 100 000 000 d’unités individuelles, nommées satoshis par la communauté Bitcoin, en hommage à l’inventeur de cette monnaie.
Le plus petit montant qui puisse être transféré est donc de 0.00000001 bitcoin.

Pour obtenir des Bitcoins, tout comme les monnaies traditionnelles, trois solutions s’offrent à vous :

1° Marché des changes

Bitcoin : Je peux échanger mes €, $, etc. contre des bitcoins, de personne-à-personne ou via des places de marchés où acheteurs et vendeurs se rencontrent.

Euro : Idem

2° Travail

Bitcoin : Je peux obtenir des bitcoins en proposant des biens ou des services.

Euro : Idem

3° Via le processus de création monétaire

Bitcoin : Je peux obtenir des Bitcoins par le minage (voir ci-dessous)

Euro : Je peux créer une banque et récupérer des intérêts sur mes prêts, qui sont la base du processus de création monétaire.

Comment envoyer et recevoir des bitcoins ?

Pour envoyer des bitcoins, il suffit que je contrôle une adresse Bitcoin présentant un solde positif. En d’autres termes, il faut que j’ai déjà reçu des bitcoins et que je ne les ai pas encore dépensés, ce qui semble logique.

Les adresses bitcoins sont de simples entrées dans un livre des comptes partagé par l’ensemble des utilisateurs (la blockchain). A chaque adresse correspond une clef privée qui, comme son nom l’indique, doit être maintenue secrète et permet de signer vos transferts de bitcoins.

Chacun peut créer autant de paires de clefs (adresse et clef privée) qu’il le souhaite, sans nécessiter de connexion internet. Ces clefs sont générées directement par l’utilisateur et ne dépendent pas d’un service tiers.

Lorsque je souhaite réaliser une transaction en bitcoins, je signe cryptogaphiquement un message incluant :

– Mon adresse bitcoin
– L’adresse bitcoin du destinataire
– Le montant à transférer
– L’origine des bitcoins à transférer (référence, dans la blockchain, des transactions effectuées vers mon adresse bitcoin)

Je diffuse alors ce message aux pairs (réseau P2P) Bitcoin auxquels je suis connecté. Ces derniers relayent ensuite ma transaction jusqu’à ce qu’elle soit diffusée à l’ensemble du réseau.

Qui vérifie ce qui se passe ?  D’où viennent les bitcoins ?

Les mineurs de bitcoins vérifient la validité des transactions (dont la mienne) et les regroupent dans des blocs de transactions. Ils appliquent ensuite des opérations volontairement difficiles à résoudre pour un ordinateur, imposées par le protocole Bitcoin. Le premier mineur à résoudre un bloc de transactions est récompensé par le réseau, par l’émission automatique d’un nombre défini de bitcoins. Il s’agit en fait du mécanisme par lequel les bitcoins sont mis en circulation.

Miner des bitcoins est une activité ouverte à tous, qui ne demande aucune compétence particulière en informatique. Il vous suffit de lancer un logiciel de minage et de laisser votre ordinateur travailler. Attention, votre ordinateur de bureau, même puissant, risque toutefois de vous rapporter moins de bitcoins que ce qu’il consommera en électricité. C’est pourquoi, les mineurs utilisent habituellement du matériel informatique spécialisé dans les opérations nécessaires au minage, afin d’améliorer le rapport puissance/consommation.

La difficulté des opérations imposées aux mineurs est régulièrement adaptée, toujours de manière automatique, afin qu’un nouveau bloc de transaction soit résolu environs toutes les 10 minutes.

Ainsi, le réseau Bitcoin présente un rythme d’émission monétaire inélastique peu importe la puissance de calcul totale du réseau.

La récompense pour la résolution d’un bloc était à l’origine de 50 bitcoins, mais est automatiquement divisée en deux tous les 210 000 blocs (environs 4 ans). Ainsi, Bitcoin existant depuis janvier 2009, les mineurs reçoivent aujourd’hui 25 bitcoins par bloc, en recevront 12,5 à partir de 2017, 6,75 à partir de 2021, etc.

Le nombre total de bitcoins aboutira donc, d’ici 2140 à un plafond de 21 millions de bitcoins.

Source bitcointalk.org

La dangereuse explosion du bitcoin: sauve qui peut!

 
 
 
Malgré toutes les dénégations des techies, le Bitcoin continue à s’envoler sous la pression d’un marketing  qui en fait une forme de roulette russe qui bénéficie à ceux et celles qui en connaissent la manipulation. Depuis le 26 mars, le Bitcoin a augmenté de 973 a 2.795 $. Une véritable explosion des cours qui ne peut s’expliquer que par des manoeuvres frauduleuses. Il est passé de 16 a 43 milliards de dollars.

 

Comme le démontre le graphique, les hausses sont strictement dues à une augmentation des volumes : en d’autres termes, il n’y a pas de mouvements qui reflètent une valeur intrinsèque du Bitcoin qui , de toute maniere, n’existe pas puisque le bitcoin n’est pas une monnaie . Ce sont les derniers acheteurs qui sont les pigeons. Ils paieront au prix fort la dégringolade qui ne saurait tarder.

Mais derrière cette envolée, il y a de redoutables manipulateurs qui disposent de moyens que sont les bourses d’échange de bitcoins dont plusieurs dirigeants sont en prison. Le fondateur du plus important dépositaire au monde de Bitcoins, basé désormais à Zoug en Suisse, prédit que la valeur d’un Bitcoin dépassera le cap du million de dollars d’ici 10 ans, prenant par surprise toute l’assemblée et même les plus optimistes du secteur. Certains y voient le remplacement de l’or. Nous sommes en plein délire.

A plusieurs reprises, ces hausses spectaculaires provenaient  de la conversion d’argent sale en Bitcoin. Nous ne savons pas ce qui provoque ces sautes d’humeur qui retombent rapidement. Elles posent une question fondamentale: au-dela de la technologie qui sous-tend l’objet, d’ou provient la valeur de 32 milliards de dollars?

Pas de régulateur des fausses rumeurs ou des manipulations

Les banques centrales, dans leur grande frousse de décevoir la technologie ont simplement démissionné : aucune regulation du Bitcoin n’est en place en Europe ou aux Etats-Unis. Les Chinois l’ont interdit pour cause de fuite de capitaux et la banque centrale du Japon a régulé le marché après le scandale d’une bourse locale de bitcoin manipulée par un Français et qui avait explosé au Japon.

Elles ne s’entendent même pas sur la définition : est-ce une monnaie (Federal Reserve) ou une matière première (Banque de Finlande) ? Une seule chose est certaine, c’est un mécanisme frauduleux dont la valeur réfléchit le miroir aux alouettes dont les grands prêtres de la technologie tentent de nous convaincre sans pour autant que leurs propos soient contestés.

Alors que la moindre déclaration d’une entreprise sur ses activités et bénéfices sont régulés, les autorités de controle laissent des gourous leurrer le public sans réagir. C’est pourtant leur responsabilite.

Comme le dit le très sérieux Market Watch, il y a trois raisons qui pourraient mener à une correction brutale de cette crypto-monnaie : tout d’abord le bitcoin signe le retour des bulles financières, ensuite il conduira très certainement à un surinvestissement et à une spéculation sauvage, et enfin les bulles finissent toujours par éclater. Et ces corrections auront sans doute des effets d’entrainement inattendus. 

Vous pouvez être certains que les banques centrales vous diront qu’elles ne savaient rien et ne sont pas responsables. A bon entendeur salut. Ces milliards sont du vent. Et il n’existe aucun filet de sécurité à l’effondrement du Bitcoin.

A bon entendeur, salut!

Bilur la cryptomonnaie adossée au pétrole comme on peut s'adosser à sa chaise, qui s'attaque au Bitcoin. Ousama Al Ali, responsable du développement commercial (à gauche), et Ignacio M. Ozcariz, CEO de la société de services financiers R FinTech, lors de la présentation de Bilur.

Ousama Al Ali, responsable du développement commercial (à gauche), et Ignacio M. Ozcariz, CEO de la société de services financiers R FinTech, lors de la présentation de Bilur. (Crédits : Reuters)
Une nouvelle monnaie virtuelle a été lancée mardi à Genève, avec pour ambition de concurrencer le Bitcoin en adossant sa valeur aux cours du pétrole, une première dans le secteur en développement des monnaies virtuelles.

La devise, baptisée "bilur" et créée par la société londonienne R FinTech, vise à offrir une option alternative aux utilisateurs hésitants devant les fluctuations sauvages des monnaies purement numériques.

"C'est la première cryptomonnaie avec une vraie valeur", a déclaré Ignacio M. Ozcariz, PDG de la société, lors d'une conférence de presse.

Pour le lancement de cette monnaie, R FinTech et ses partenaires ont acheté un million de barils de pétrole, stockés au Texas. A chaque bilur correspond la valeur d'une tonne de pétrole - soit 6,5 barils - au cours du jour, qui s'établit actuellement à 356 dollars (326 euros).

"Au fur et à mesure du développement du bilur, davantage de pétrole sera acquis, ses réserves stockées se chiffrant en milliards de barils", précise le communiqué de presse.

Une devise virtuelle garantie par des biens tangibles

Contrairement aux devises physiques telles que l'euro ou le dollar, les cryptomonnaies comme le bitcoin ne dépendent d'aucune banque centrale : elles sont générées par des milliers d'ordinateurs dans le monde (un processus baptisé "minage"), et se vendent et s'achètent en ligne.

Le bitcoin, au cours très volatil, est accepté comme moyen de paiement par de nombreux sites internet et même certains commerçants physiques. Ses détracteurs lui reprochent toutefois de manquer de transparence et d'être l'instrument de trafics illégaux. Le cours du bitcoin a atteint récemment un plus haut de 1.400 dollars alors qu'il ne valait que quelques cents lors de son lancement en 2009.

Bilur vise à séduire une clientèle attirée par une monnaie virtuelle, mais qui se sentirait plus rassurée si elle était garantie par des biens tangibles, comme l'étalon or par exemple.

"Nous restons une cryptomonnaie, nous ne faisons que la soutenir avec quelque chose de réel", a expliqué Usama al Ali, directeur du développement de R FinTech.

La société se rétribuera en prélevant 0,01% par jour sur le montant détenu par l'investisseur, ce qui correspond à un peu plus de 3% par an. Bilur signifie "chaîne" en basque, une allusion à la technologie Blockchain (chaîne de blocs) utilisée dans les cryptomonnaies, a précisé la société.

La société a choisi de lancer sa monnaie à Genève, car c'est "une des premières places mondiales pour le négoce et le financement du commerce international, notamment le pétrole".

 

Décrochage du cours

Après plusieurs mois de hausse et une apothéose à 2406 € le 25 mai, la dernière bulle du bitcoin semble être en train de se dégonfler entrainant dans sa chute l’ensemble des crypto-monnaies. Le bitcoin, qui en un mois avait multiplié sa valeur par deux, vient en effet de perdre plus de 25% en deux jours. Ce genre de phénomène n’est cependant pas nouveau. On se souviendra notamment de la fièvre du printemps 2011, qui avait conduit le bitcoin de 1 à 29 $ avant de retomber à 7 $. On se souviendra également des bulles très médiatisées d’avril et de décembre 2013.

La cryptomonnaie a généré plus de 2 milliards de dollars de revenus en huit ans. Le secteur emploie environ 2.000 personnes.

Une monnaie virtuelle au succès bien réel. Depuis son lancement en 2008, le bitcoin s'est fortement développé et a dépassé la barre symbolique des 2 milliards de dollars (1,84 milliard d'euros) de revenus, comme l'indique un rapport publié par l'Université de Cambridge. Des gains qui pourraient même se révéler encore plus élevés, alors que les activités connexes de sécurité et de chiffrement ne sont pas comptabilisées.

L'industrie du bitcoin a profité de l'engouement des utilisateurs et du travail des « mining pools », les créateurs de cette cryptomonnaie. Les raisons de son succès ? Sa dématérialisation et sa rareté, qui permettent d'importantes activités de spéculation, alors que le nombre de bitcoins demeure limité à 21 millions d'unités.

Des millions d'utilisateurs

Le bitcoin a réussi à séduire entre 2,9 et 5,8 millions d'utilisateurs, qui utilisent un ou plusieurs portefeuilles dans 42 monnaies différentes. Au total, le secteur compte entre 5,8 et 11,5 millions de portefeuilles considérés comme actifs, pour un volume moyen de 250.000 transactions quotidiennes.

Pour gérer et faire circuler tous ces flux financiers, le secteur des monnaies virtuelles emploie au moins 1.876 personnes à temps plein, même s'il est difficile de savoir précisément combien de personnes y travaillent réellement. Ce calcul est difficile à réaliser notamment parce que les plus gros « mining pools » qui produisent les bitcoins ne fournissent pas leurs effectifs.

Un marché florissant

Cette performance s'incrit dans un contexte favorable pour les monnaies virtuelles. Sur les douze derniers mois, le marché a connu une croissance fulgurante. Il a plus que triplé et atteint 27 milliards de dollars de devises en circulation. A côté du bitcoin, qui reste la locomotive du secteur en volume (19 milliards de dollars) et en nombre d'utilisateurs, des cryptomonnaies comme l'Ethereum, le Litecoin ou le Ripple ont réussi progressivement à s'imposer dans le paysage.

La poursuite de cette forte croissance est cependant conditionnée à la capacité des réseaux de paiement, des institutions bancaires et de l'industrie du bitcoin à coopérer et à s'échanger des informations. Car, si 79 % des entreprises du secteur des cryptomonnaies ont des liens avec des banques traditionnelles, ces relations sont incertaines, ce qui limite son intégration dans l'économie réelle.

Enfin, si le bitcoin a réussi à se développer partout dans le monde, l'influence chinoise est croissante. Plus de la moitié (58 %) des principaux  « mining pools » se trouvent dans l'empire du Milieu. Les Etats-Unis, qui jouent toujours le rôle de marché directeur, ne représentent plus que 16 % du marché, les autres pays se partageant le solde.

Des rapports de force qui se retrouvent également dans les visions sur l'avenir du système du bitcoin, plusieurs fois annoncé comme condamné. Deux communautés s'opposent notamment sur la pertinence d'augmenter la taille des blocs et donc le nombre de données traitées dans les blockchains. Une bataille pour l'instant virtuelle, mais qui pourrait avoir des conséquences bien réelles.

R. B., Les Echos


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  • Cours du Bitcoin

 

  • Ce lundi 22 mai au matin, 1 Bitcoin vaut 2 104,99 dollars, selon des données Investing. 
  • A total, il y a l'équivalent de près de 33 milliards de dollars de Bitcoins en circulation à ce jour. 

 

Pour la première fois de son histoire, le cours du Bitcoin a dépassé les 2 000 dollars le 20 mai dernier. Deux jours plus tard, le 22 mai au matin, le cours de la monnaie virtuelle est de 2 104,99 dollars. Depuis son dernier creux, à 1 648,30 dollars le 13 mai dernier, le cours du Bitcoin a augmenté de 28%. Au total, c'est l'équivalent de près de 33 milliards de dollars qui circulent à l'heure actuelle en Bitcoins sur les marchés. 

investing-bitcoin-dollars-20170522En mars dernier, la cryptomonnaie avait déjà franchi un cap symbolique dans son développement. Pour la première fois, le cours du Bitcoin dépassait celui de l'or. La Securities and Exchange Commission (SEC) avait peu de temps après rejeté la proposition de créer un Exchanged Traded Fund (ETF) dédié au Bitcoin, en raison du manque de régulation sur le marché.

Cette décision n'a pas empêché la monnaie virtuelle de poursuivre son ascension, et de rester au-dessus du cours de l'or, qui s'échange ce lundi 22 mai à 1 254,53 dollars. Il y a en revanche l'équivalent de 8 200 milliards de dollars d'or en circulation à l'heure actuelle sur les marchés, près de 250 fois plus que les Bitcoins. 

A noter, sur le marché des cryptomonnaies, l'emblématique Bitcoin ne représente «plus que» 47% du marché. D'autres monnaies virtuelles, telles que l'Ethereum, qui a vu son cours multiplié par 2 en l'espace d'un mois, ou Ripple, qui a vu son cours multiplié par 10 en un mois, sont également en plein essor. 

Pourquoi le cours du bitcoin s’envole

 

Le 21 mai, le cours du bitcoin a dépassé les 2.000 dollars. Sa valeur a plus que doublé depuis le début de l’année.

Le bitcoin flambe. Le 21 mai, le cours de la cryptomonnaie a dépassé pour la première fois les 2.000 dollars, soit environ 1.785 euros. Depuis, et malgré quelques perturbations, sa valeur continue de grimper. Entre 6h et 11h45 ce matin, le bitcoin est passé de 2.037 à 2.253 dollars. Les experts y voient la première bulle pour la cryptomonnaie depuis 2013. L’engouement est tel que certaines plateformes d’échange ont été saturées cette semaine, comme le révèle TechCrunch. L’une des plus importantes, CoinBase, a été rendue inaccessible à plusieurs reprises ces derniers jours.

«L’élément déclencheur de cette bulle, car il s’agit bien d’une bulle, est le Japon», indique Quentin de Beauchesne, de la communauté spécialisée CryptoFR. Le Bitcoin est reconnu comme moyen légal de paiement dans le pays depuis le 1er avril. «La demande d’utilisation de Bitcoin a depuis fortement augmenté», ajoute-t-il. Le 23 avril, une autre annonce a été profitable à la cryptomonnaie. La SEC a accepté de réexaminer le projet d’ETF, un fond qui réplique la valeur d’un indice, uniquement basé sur Bitcoin. Le projet, proposé il y a trois ans par les frères Winklevoss, qui avaient poursuivi Mark Zuckerberg en justice pour avoir détourné leur idée de réseau social, avait été rejeté par l’institution mi-mars.

La monnaie, jusqu’alors prisée par les spécialistes, s’ouvre désormais au grand public. Elle permet de réaliser des mouvements de fonds sécurisés, anonymes et rapides à travers le monde. Pour plus de transparence, leur validation est assurée par l’ensemble des acteurs d’une même chaîne, et non par une seule et même autorité centrale. Cette devise répond en cela aux besoins d’internautes défiants vis-à-vis des banques centrales et gouvernements, et de leur contrôle sur le cours de la monnaie. Depuis plusieurs mois, la cryptomonnaie suscite la convoitise des banques et grands acteurs de l’industrie, qui s’inspirent de ce procédé pour assurer la sécurité de leurs transactions, et se diriger vers un modèle plus transparent..

Une phase d’irrationnel

«De manière générale, ces annonces apportent de la justification à la hausse plus qu’elles ne l’expliquent», indique néanmoins Quentin de Beauchesne. Selon lui, la bulle visible actuellement est avant tout le prolongement normal de l’accélération de la hausse du cours du Bitcoin, perceptible depuis octobre 2015. Elle s’inscrit dans un contexte d’engouement généralisé pour les cryptomonnaies. L’ether, une monnaie virtuelle née fin 2015, suscite elle aussi l’intérêt des grandes entreprises. Depuis le 22 mai, l’Enterprise Ethereum Alliance, qui propose des conseils aux grandes entreprises pour mettre à profit la technologie blockchain, a accueilli 86 nouveaux membres d’envergure. Parmi eux, Deloitte, Merck ou encore Toyota.
Le cours des deux monnaies reste néanmoins volatil. «Le marché entre désormais dans une phase d’irrationnel», explique Quentin de Beauchesne. Il convient de rester prudent. «N’investissez que ce que vous pouvez vous permettre de perdre. Fixez-vous un objectif de vente et tenez-vous y. Ne vous fiez pas à l’ambiance générale mais aux graphiques et aux chiffres. L’euphorie générale peut annoncer le point haut d’une bulle, et pousser à l’achat contre la raison». Le raisonnement était similaire en janvier, alors que le cours du bitcoin avoisinait les 1000 dollars.

Source: Le Figaro