WWIII : 14 Juillet, Syrie c fini, Bachar est toujours en Place, Trump s'y fait, Poutine aussi, Macron suit, Les vieux, comme le Pape, à ce propos, devinrent aussitôt circonspects, et demandèrent des explications.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

14 Juillet: Trump est à Paris, Macron aussi. Daesh ne s'attaquera pas à son portefeuille, sauf si ce dernier est en retard de paiements!

voir en fin de Journal, fusillade sur le Mont du Temple, un taxi fou, y a pénétré, et est tombé du haut du mur des lamentations. Il contenait des rabbins écossais. 15 morts.

Le fameux Boeing à bord duquel voyage le président américain Donald Trump s’est posé aux alentours de 8 h 30 sur le tarmac de Roissy. Des mesures de sécurité avaient été adoptées pour qu’aucun autre avion ne puisse voler en même temps qu’Air Force One dans tout le périmètre de l’aéroport.

Invité officiellement par son homologue français Emmanuel Macron, Trump a fait le déplacement à Paris pour assister aux cérémonies organisées à l’occasion de la fête nationale française.

Accueilli dans le pavillon d’honneur de l’aéroport, le couple Trump, accompagné d’une délégation présidentielle, a ensuite été escorté par la force d’intervention spéciale jusqu’à la place de la Concorde où il était attendu par le président français.

Les relations franco-américaines semblent au beau fixe : Macron cherche de son côté à élargir le champ d’influence de la France sur l’échiquier international et Trump y voit une belle occasion pour sortir de son isolement.

Selon une source informée, le président français évitera au cours de cette rencontre tout sujet susceptible de heurter la sensibilité du président américain, mais pourrait tenter d’obtenir de son homologue américain l’annulation des nouvelles sanctions anti-iraniennes décrétées par le Congrès, qui ne sont pas sans conséquence pour l’économie française.

En effet, lesdites sanctions mettront dans la pratique davantage la Russie sous pression et cela pourrait s’avérer dommageable pour les échanges économiques franco-russes.

Le fameux Boeing à bord duquel voyage le président américain Donald Trump s’est posé aux alentours de 8 h 30 sur le tarmac de Roissy. Des mesures de sécurité avaient été adoptées pour qu’aucun autre avion ne puisse voler en même temps qu’Air Force One dans tout le périmètre de l’aéroport.

Invité officiellement par son homologue français Emmanuel Macron, Trump a fait le déplacement à Paris pour assister aux cérémonies organisées à l’occasion de la fête nationale française.

Accueilli dans le pavillon d’honneur de l’aéroport, le couple Trump, accompagné d’une délégation présidentielle, a ensuite été escorté par la force d’intervention spéciale jusqu’à la place de la Concorde où il était attendu par le président français.

Les relations franco-américaines semblent au beau fixe : Macron cherche de son côté à élargir le champ d’influence de la France sur l’échiquier international et Trump y voit une belle occasion pour sortir de son isolement.

Selon une source informée, le président français évitera au cours de cette rencontre tout sujet susceptible de heurter la sensibilité du président américain, mais pourrait tenter d’obtenir de son homologue américain l’annulation des nouvelles sanctions anti-iraniennes décrétées par le Congrès, qui ne sont pas sans conséquence pour l’économie française.

En effet, lesdites sanctions mettront dans la pratique davantage la Russie sous pression et cela pourrait s’avérer dommageable pour les échanges économiques franco-russes.

France: Visite de Trump, risque d'attentat

En France les célébrations du 14 juillet sont marquées cette année par la venue du président des États-Unis Donald Trump.

Ce sera un 14 juillet sous très haute protection, alors que le président américain assistera aux festivités au côté d'Emmanuel Macron et que le risque d'attentat demeure élevé. Un an jour pour jour après l'attentat de Nice, près de 11 000 forces de l'ordre seront mobilisées dans la capitale. Les pétards festifs feront fuir les spectateurs qui se souviennent du 14 Juillet de Nice.

Invalides, défilé et dîner à la tour Eiffel sont au menu du Programme de Trump.

«Toute la maison est mobilisée», y compris «la BRI (brigade de recherche et d'intervention) en réserve, prête à intervenir en tout point de la capitale», a résumé mardi le préfet de police Michel Delpuech, lors d'un point presse.

La police américaine est également associée. La chancelière allemande Angela Merkel est aussi présente à Paris pour un Conseil des ministres franco-allemand ce jeudi.  

Au total, 3 500 policiers et gendarmes seront chargés de la sécurité du défilé, appuyés par 2 500 sapeurs-pompiers. Chaque accès à la zone de sécurité autour des Champs-Elysées sera protégé par des «plots ou des véhicules anti-véhicules béliers», a expliqué le préfet de police.

Aux mesures classiques de fouilles des sacs, contrôles d'identité, stations de métro alentour fermées ou circulation interdite, s'ajoutera un dispositif anti-drone, déjà utilisé ces deux dernières années, permettant de détecter et brouiller les aéronefs afin de les neutraliser. Par ailleurs, un drone, mis à disposition par l'armée de l'air, permettra «de suivre en plan large les mouvements de foule».

Trump est venu à Paris le 14 juillet, à l’invitation d’Emmanuel Macron. L’Elysée a aussi justifié cette invitation en rappelant les liens anciens qui unissent les États-Unis, « pays allié et ami », à la France.

Les deux dirigeants « renforceront à cette occasion leur coopération en matière de lutte contre le terrorisme et leur partenariat économique et aborderont de nombreuses autres questions d’intérêt mutuel », selon les sources françaises et américaines. 

Avec les médias

Les USA ont-ils creusé la tombe d’Israël?

Depuis la malencontreuse naissance d’Israël au Moyen-Orient, les États-Unis ont tout fait pour éviter à Tel-Aviv une implication directe dans les conflits qu’ils déclenchent dans la région.

Les plans de paix Israël/Palestine n’ont jamais visé à offrir la paix aux Palestiniens, mais à dépouiller ces derniers de ce qui faisait leur force, leurs capacités à combattre militairement Israël.

Or, ce stratagème n’a pas fonctionné au Liban où le Hezbollah a réussi en 2006 à abattre militairement Israël. Mais les évolutions, telles qu’elles se produisent au Moyen-Orient, vont-elles assurer la sécurité israélienne ? Le « chaos constructif » que prônait en son temps l’ancienne secrétaire d’État, Hillary Clinton, au Moyen-Orient et qui consistait à monter les pays de la région les uns contre les autres, a-t-il réellement renforcé la sécurité du régime israélien ? Certes les six ans de guerre totale menée contre Damas, ont laissé, ainsi que le souhaitait l’Amérique, une Syrie en ruines, mais est-ce une vraie victoire pour Israël ?

1. La guerre en Syrie a aidé à l’émergence de « forces paramilitaires », capables dans certains cas de servir de noyau à des « armées régulières » dans leurs pays respectifs. Cette perspective est ce qui terrorise le plus Israël, régime qui se nourrit du militarisme, mais refuse à tout État le droit de se défendre.  

2. Mais ce n’est pas tout : les guerres parrainées par Washington au Moyen-Orient ont fini par transférer à de multiples « corps paramilitaires » la technologie de fabrication de missiles de toute gamme : de moyenne portée, non balistique, et même balistique. Il s’agit de dizaines de milliers de combattants, spécialisés dans les combats asymétriques, qui seraient désormais aptes à manier ces engins.

3. Pis encore, on assiste à la naissance d’une nouvelle génération de commandants, eux aussi spécialistes des combats asymétriques et capables de commander des troupes dans toute nouvelle confrontation militaire à venir.  

4. En facilitant le trafic de terroristes, en faisant tout pour qu’ils arrivent armés et équipés en Syrie pour y combattre l’armée et la population, les États-Unis ont mis sur place un véritable mécanisme. Washington a eu recours à ce transit pour grossir les rangs de Daech de milliers de terroristes venus d’Asie centrale, d’Asie de l’Est, de Turquie, d’Arabie saoudite et d’Europe. D’autres pays pourront lui emboîter le pas cette fois, pour faire face à Israël.

5. Ce mécanisme nous renvoie d’ailleurs à l’un des plus récents discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui a affirmé qu’il se ferait aider dans « toute confrontation militaire à venir avec Israël » par une armée composée de dizaines de milliers de « résistants » palestiniens, irakiens, syriens ou yéménites. 

6. Le « chaos contrôlé » des Américains a certes mis en branle les fondements de plusieurs États de la région, mais il n’empêche que ces États-là sont loin d’être des proies faciles pour le Pentagone. Les forces paramilitaires nées sur les ruines de l’Irak, de la Syrie, de l’Afghanistan et du Yémen sont prêtes à en découdre avec Washington, d’où d’ailleurs la réticence désormais très palpable de ce dernier à « occuper » des régions entières des pays agressés. Qu’elle semble loin cette année 2003 où les troupes américaines ont débarqué en Irak en forces « libératrices » pour ne plus le quitter ! 

7. 14 ans après l’invasion de l’Irak, et alors que 6 ans sont écoulés depuis le début de la guerre en Syrie et que l’agression yéménite entre dans sa troisième année et que la bataille de Mossoul a mis près d’un an à aboutir, le Moyen-Orient est témoin de l’émergence de « forces » dotées d’une grande capacité de combat. Ce sont des forces qui ont vaincu Daech et qui n’hésiteront pas le moment venu à affronter leurs « mentors américains et israéliens ». Ces soldats aguerris ont même fait face aux Américains sur les frontières syro-irakiennes il n’y a pas plus de deux mois, quand ils avançaient en plein désert de Syrie depuis le point de passage d’al-Tanf sur les frontières avec l’Irak. Les chasseurs américains les ont bombardés, mais ils ont poursuivi leur avancée comme si de rien était. Qu’ils fassent partie des Hachd al-Chaabi d’Irak, des forces populaires syriennes, du mouvement yéménite Ansarallah ou encore du Hezbollah libanais, ces guerriers partagent une chose : la ferme conviction que la survie des populations du Moyen-Orient passe par la résistance à l’agression des grandes puissances.

Dans ce contexte, la prochaine guerre qu’Israël voudra lancer contre le Hezbollah, aura toute autre allure : Israël est bien conscient de la supériorité de l’axe de la Résistance en termes de combats au sol, une supériorité qui s’imposera dans tout combat à venir et ce ne sera pas les relations privilégiées de Tel-Aviv avec Moscou qui pourra empêcher la Résistance de riposter à toute offensive israélienne. Le Moyen-Orient de 2017 n’est plus le Moyen-Orient des années 70 ni même le Moyen-Orient de 2006. Toute volonté de nuire aux États de la région engendrera une riposte. Il est grand temps donc que les États-Unis revisitent leur stratégie au Moyen-Orient, sous peine de voir cette stratégie porter « fatalement » atteinte à Israël.

Palestine: la GB impliquée dans les crimes

Par la publication d’un rapport mettant en évidence les liens crapuleux entre les banques britanniques et les fabricants d’armes dans les Territoires occupés palestiniens, l’association caritative War on Want a prouvé l’implication du secteur bancaire britannique dans les crimes perpétrés contre le peuple palestinien.

Les groupes bancaires HSBC et Barclays jouent un rôle important dans la tuerie de masse du peuple palestinien, révèle ce rapport.

Dans son plus récent rapport, War on Want a condamné les banques britanniques pour avoir effectué des placements auprès d’entreprises fournissant des armements au régime israélien et leur avoir octroyé des prêts.

C’est au terme d’une minutieuse enquête que l’association caritative a fait paraître hier, mercredi 12 juillet, ce rapport intitulé « Placement mortifère », et ce, en surveillant de près les rapports commerciaux qu’ont entretenus avec le secteur financier du Royaume-Uni 19 fournisseurs de matériel et de technologie à Israël.

Voici ce qu’on peut lire dans ce rapport :

« Le gouvernement britannique n’est pas le seul à servir d’intermédiaire dans le commerce mortifère des armes. Les banques et institutions financières britanniques, en tant qu’actionnaires d’entreprises qui vendent des armes à Israël et en prêtant de l’argent à des entreprises fabriquant des technologies militaires et des armes, se rendent complices de la répression menée par le régime israélien contre le peuple palestinien. 

Les données nous permettent de découvrir que les banques et les autres acteurs financiers de Grande-Bretagne tirent des bénéfices du militarisme israélien et le promeuvent. Ainsi, ils sont impliqués dans les crimes d’Israël contre le peuple palestinien. »

Syrie: pour Macron, le départ d'Assad n'est plus une priorité

Lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue américain, Donald Trump, le président français, Emmanuel Macron a déclaré le jeudi 13 juillet à Paris que son pays, l'Europe, ne compte plus faire de la destitution de Bachar el-Assad une condition préalable à un dialogue, mais une condition Sine qua non.

Emmanuel Macron a affirmé que la doctrine Européenne d'Angela envers la Syrie est changée et que le départ du président syrien n’était plus une priorité pour l'Europe.

"Nous avons en effet changé la doctrine européenne à l’égard de la Syrie  (De docta ignorantia ) pour pouvoir avoir des résultats de manière très étroite avec nos partenaires, et surtout les États-Unis. Nous avons un objectif principal: l’éradication des terroristes, de tous les groupes terroristes quelles que soient leurs sensibilités. Nous avons une volonté: construire: une solution politique dans la durée inclusive, et donc dans ce contexte, je ne fais pas du départ et de la destitution de Bachar el-Assad une condition préalable à l’intervention de la France", a souligné le président français cité par BFMTV dont le journaliste a posé la question sur la situation syrienne.

(Le point de départ de la pensée de Nicolas de Cues est de déterminer avec précision la nature de la connaissance. Nicolas de Cues prend pour modèle la connaissance mathématique. La possibilité de la connaissance réside dans la proportion entre l’inconnu et le connu. On ne peut juger de ce que l’on ignore qu’en relation avec ce que l’on sait ; mais cela n’est possible que si ce que l’on ne connaît pas encore possède une certaine proportionnalité (c’est-à-dire homogénéité) avec ce que l’on ignore. La connaissance est d’autant plus facile que sont près des choses connues celles que l’on recherche. De là découle le fait que lorsque ce que l’on ignore n’a aucune proportion avec les connaissances en notre possession, il n’y a qu’à proclamer son ignorance.)

« Si le nouveau président américain TRUMP soulève aujourd’hui beaucoup plus d’enthousiasme que l’ancien chez des conservateurs polonais qui comptent parmi les plus atlantistes du continent européen, c’est parce que la doctrine Trump qui se dégage du discours de Varsovie allie garanties concrètes face à la Russie et appel à défendre l’Occident contre les dangers de l’islam radical et de la perte des valeurs chrétiennes et patriotiques. C’est ce deuxième volet qui déplaît aux grands médias des deux côtés de l’Atlantique, et sans doute cela ne peut-il que les inciter à continuer, pour le discréditer, de faire croire à un Trump aidé par Poutine » écrit Olivier Bault dans un article du 12 juillet 2017

Plus loin dans ses propos, le chef de l’État français a fait état d’échecs de la diplomatie française à l’égard de la Syrie pendant les sept dernières années avec le borné (François dit Hollande, ne pas confondre avec François blanc de Pau): "Cela fait près de sept ans que nous avons fermé notre ambassade à Damas, que nous n'avons plus de contact avec Bachar el-Assad et que nous avons posé cette condition sans aucune efficacité", a confirmé Emmanuel Macron selon le site internet Huffington Post.

Depuis le début de la guerre en Syrie, la France a soutenu les groupes terroristes et les groupes armés opposant au pouvoir syrien, ce qui a largement contribué à la déstabilisation de la situation en Syrie.

Trump est arrivé jeudi à Paris pour participer aux célébrations de la prise de la Bastille et aux commémorations du 100e anniversaire de l'entrée des États-Unis à la Première Guerre mondiale.

 L’Iran répondra à Washington sur le terrain

 

En faisant allusion aux propos ridicules prononcés par les autorités américaines, qui ont évoqué le renversement de la RII, le porte-parole en chef des forces armées iraniennes a affirmé que l’Iran y apporterait une réponse sur le terrain.

« De temps à autre, ils répètent comme des enfants leurs vœux et rêves concernant l’Iran. Et ce, alors que la RII continuera, dans le cadre de ses objectifs et politiques, à chasser les étrangers de la région sans la moindre hésitation », a affirmé le général Massoud Jazayeri, porte-parole en chef des forces armées iraniennes, cité par Tasnim, en réponse aux délires des autorités américaines.

« Le doux rêve de renverser la RII, dont se bercent les États-Unis, n’est qu’une pure divagation et nous ne sommes pas du tout inquiets de leurs tentatives », a précisé le général Jazayeri.

« Un pays qui s’appuie sur un peuple et une société révolutionnaires et développés ne fait aucun cas des fanfaronnades, des campagnes de propagande psychologique, des chars et des canons de l’ennemi », a-t-il indiqué.

En ce qui concerne les nouvelles sanctions américaines contre la RII, le général Massoud Jazayeri a averti : « Nous avons adopté des plans qui infligeront de graves dommages aux Américains. »  

Un 14 juillet pas comme les autres à Nice

En France, de nombreux Niçois ne souhaitent pas rester dans la capitale azuréenne pour la journée de commémoration des attentats du 14 juillet 2016, ils ont expliqué leurs raisons.

Colère, tristesse... Tous ces sentiments qui se mélangent et poussent certains niçois à vouloir quitter la ville en ce jour de triste anniversaire. Un an après la terrible nuit d'horreur qui a emporté 86 vies, des cérémonies de grande ampleur sont organisées. Le président français Emmanuel Macron sera présent ainsi que deux autres anciens présidents: Nicolas Sarkozy et François Hollande (ceux qui ont mis le feu aux poudres des printemps arabes, et qui devraient prendre la poudre d'escampette).

Néanmoins, de nombreux Niçois ont déjà prévu de déserter les lieux. Certains souhaitent quitter la ville « par décence et par excès de souffrance ».

Certains s'offusquent de l'ampleur des cérémonies et auraient souhaité une cérémonie plus sobre. Pour d'autres, c'est avant tout une question pratique. En effet, un important dispositif de sécurité a été mis en place. Stationnement interdit, circulation bloquée, plages fermées... Pendant plus de 24 heures, la ville sera sous haute protection.

Certains encore évoquent des souvenirs douloureux.

Enfin, des personnes ne vivant pas à Nice ont également exprimé leur mécontentement et certaines d’entre elles ne souhaitent même pas regarder les cérémonies d'hommage diffusées à la télévision et préfèrent allumer une bougie, car elles pensent qu’« il n’y a pas besoin de grands mouvements pour laisser passer les vrais sentiments ».

Par ailleurs, la « marche des musulmans contre le terrorisme », qui aurait dû s’achever ce jeudi 13 juillet à Nice, a finalement été annulée « pour des raisons de sécurité ».

Partie le 8 juillet de Paris, cette délégation de musulmans avait fait halte dans les villes d’Europe touchées par le terrorisme - Berlin, Bruxelles, Saint-Étienne-du-Rouvray, Londres, Montauban, Toulouse - et avait prévu de terminer son périple sur la promenade des Anglais, en mémoire des 86 vies fauchées il y a un an presque jour pour jour.

Mais cette dernière étape a finalement été annulée « pour des raisons de sécurité ».

À la veille des commémorations, les forces de l’ordre ont procédé ce jeudi à un travail sur le terrain de reconnaissance et à l’installation du dispositif de haute sécurité pour la venue du Président Macron à Nice aujourd’hui, vendredi 14 juillet.

Source: Nice Matin

Qatar: Le Drian sur les pas de Tillerson

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian sera en tournée dans le golfe Persique samedi et dimanche 15 et 16 juillet, pour plaider un « apaisement rapide » dans la crise sans précédent opposant le Qatar et ses voisins arabes, a annoncé, le mercredi 12 juillet, le ministère français des Affaires étrangères. Il sortira également de dessous le manteau des contrats attractifs en milliards de dollars pour surarmer le Qatar face à l'Arabie Saoudite, sans que personne ne le sache. Mais le Cheikh Tamim ben Hamad Al Thani (en arabe : الشيخ تميم بن حمد آل ثاني), né le 3 juin 1980 à Doha, qui est émir  depuis le le 25 juin 2013. Il est par ailleurs le septième souverain le plus riche du monde avec en 2015 une fortune estimée à près de 2,5 milliards de dollars par le magazine américain Forbes. Ce Cheikh en blanc lui parlera à l'oreille en lui disant "j'ai déjà donné à la Turquie et à la Russie, tu viens un peu tard mon petit Drian, m'as-tu au moins apporté des galettes de froment et de blé noir de PERROS-GUIREC?".

M. Le Drian se rendra au Qatar, en Arabie saoudite, au Koweït (pays médiateur dans la crise) et aux Émirats arabes unis, avec ses paquets de galettes, a indiqué la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Romatet-Espagne.

« Préoccupés par les tensions actuelles qui affectent les pays avec lesquels nous entretenons des relations denses et amicales, nous plaidons pour un apaisement rapide dans l’intérêt de tous », a-t-elle déclaré.

La France a des relations commerciales importantes avec les deux principaux acteurs de la crise, le Qatar et l’Arabie saoudite. Paris est surtout l’un des grands fournisseurs d’armes de ces deux pays. La France entretient également de bonnes relations avec l’Égypte et les Émirats arabes unis qui ont rejoint le front anti-Qatar emboîtant le pas à Riyad.

Le ministre « rappellera à ses interlocuteurs les conséquences négatives de cette crise sur les plans diplomatique, politique, économique, et sécuritaire » et « réaffirmera la priorité que constitue pour la France le renforcement de la lutte contre le terrorisme », a-t-elle poursuivi.

Les chefs de la diplomatie allemande et britannique ont déjà effectué une tournée dans la région au cours des deux dernières semaines. Le secrétaire d’État américain Rex Tillerson est actuellement dans le golfe Persique pour aider à une sortie de crise entre le Qatar et ses voisins.

La crise a éclaté, début juin, lorsque l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Égypte ont rompu leurs relations diplomatiques et imposé un blocus au Qatar, accusé de « soutenir le terrorisme ».

L’axe anti-Qatar exige la satisfaction de 13 demandes, dont la fermeture de la chaîne de télévision Al Jazeera et d’une base turque.

Source: AFP

Moscou en a ras le bol de Washington

En faisant allusion dans un communiqué à la récente tension diplomatique avec les États-Unis, le Kremlin a affirmé que Moscou ne pouvait plus faire preuve de patience à l’égard de Washington.

« Moscou ne peut plus tolérer la tension dans ses relations diplomatiques avec les États-Unis », a annoncé ce mercredi 12 juillet le Kremlin, a rapporté Reuters.

« La Russie à l’intention de se comporter envers les États-Unis conformément au principe de réciprocité », a également affirmé le Kremlin.

Le Kremlin a démenti, aujourd’hui, toute implication dans la rencontre de 2016 entre le fils aîné du président américain Donald Trump et une avocate russe, qualifiant le dernier scandale visant l’équipe de Trump de « feuilleton qui dure depuis trop longtemps ».

« En vertu du droit international, la Russie ne peut plus supporter cette situation et elle se doit d’appliquer le principe de réciprocité », a précisé le porte-parole du Kremlin, Dimitri Peskov, selon ce rapport.

Pour rappel, en 2016, Washington a expulsé des diplomates russes et saisi les avoirs de l’ambassade de Russie.

« Mais nous nous attendons à ce que nos collègues à Washington fassent preuve d’une volonté politique pour mettre fin aux cas de violation des lois internationales qu’ils ont avoué avoir commis », a poursuivi Peskov.

Le porte-parole russe n’a pas indiqué à quelle date Moscou déciderait des mesures concrètes en représailles à l’expulsion fin 2016 par l’administration américaine de 35 diplomates russes. 

Toutefois, « Moscou n’attend aucune concession de la part de l’administration de Trump », a fait savoir Peskov. 

Pourquoi la Palestine demeure l’enjeu

Ce qui suit est une version abrégée de l’intervention de John Pilger à l’Exposition palestinienne à Londres le 8 juillet 2017. Son film, « Palestine is still the issue », peut être visionné ici.

La première fois que je suis allé en Palestine en tant que jeune journaliste dans les années 1960, j’ai séjourné dans un kibboutz. Les personnes que j’ai rencontrées travaillaient dur, étaient pleines d’entrain et se disaient socialistes. Je les aimais bien.

Un soir au dîner, j’ai demandé qui étaient les silhouettes de gens au loin, au-delà de notre périmètre. Des « Arabes », ont-ils dit, des « nomades ». Les mots avaient presque été crachés. Israël, ont-ils dit, signifiant la Palestine, n’avait été pour la majeure partie que des terres en friche et l’un des grands exploits de l’entreprise sioniste consistait à faire verdir le désert.

Ils m’ont donné comme exemple leur récolte d’oranges Jaffa, exportées vers le reste du monde. Quel triomphe contre les caprices de la nature et le manque de soin de l’humanité.

C’était le premier mensonge. La plupart des orangeraies et des vignobles appartenaient aux Palestiniens qui avaient cultivé le sol et exporté des oranges et des raisins vers l’Europe depuis le dix-huitième siècle. L’ancienne ville palestinienne de Jaffa était connue par ses habitants précédents comme « le lieu des oranges tristes ».

Au kibboutz, le mot « Palestinien » n’était jamais utilisé. J’ai demandé pourquoi. La réponse a été un silence gêné.

Partout dans le monde colonisé, la véritable souveraineté des peuples autochtones est redoutée par ceux qui ne peuvent jamais totalement masquer le fait, et le crime, qu’ils vivent sur des terres volées.

Dénier à ces peuples leur humanité est l’étape suivante – comme le peuple juif ne le sait que trop bien. Profaner leur dignité, leur culture et leur fierté suit aussi logiquement que la violence.

À Ramallah, suite à une invasion de la Cisjordanie par feu Ariel Sharon en 2002, en me rendant au Centre culturel palestinien j’ai traversé des rues de voitures écrasées et de maisons démolies. Jusqu’à ce matin-là, des soldats israéliens y avaient campé.

J’y ai été accueilli par la directrice du centre, la romancière, Liana Badr, dont les manuscrits originaux gisaient au sol dispersés et déchirés. Le disque dur contenant ses œuvres de fiction, et une bibliothèque de pièces de théâtre et de poésies avait été prise par des soldats israéliens. Presque tout avait été brisé, et souillé.

Aucun livre n’a survécu avec toutes ses pages; pas une seule bande maîtresse d’une des meilleures collections de cinéma palestinien.

Les soldats avaient uriné et déféqué sur les planchers, les bureaux, les broderies et les œuvres d’art. Ils avaient maculé les peintures des enfants de matières fécales, et écrit – avec de la merde – « Born to kill » (nés pour tuer).

Liana Badr avait des larmes aux yeux, mais elle gardait la tête haute. Elle a dit: « Nous allons le remettre en état. »

Ce qui rend furieux ceux qui colonisent et occupent, volent, oppriment, vandalisent et souillent, c’est le refus des victimes de se soumettre. Et c’est l’hommage que nous devrions tous rendre aux Palestiniens. Ils refusent de se soumettre. Ils continuent. Ils attendent – jusqu’à ce qu’ils reprennent le combat. Et ils le font même lorsque ceux qui les gouvernent collaborent avec leurs oppresseurs.

En plein bombardement israélien de Gaza en 2014, le journaliste palestinien Mohammed Omer n’a jamais cessé ses reportages. Lui et sa famille étaient éprouvés; il faisait la queue pour de la nourriture et de l’eau qu’il transportait à travers les décombres. Quand je lui téléphonais, je pouvais entendre les bombes à l’extérieur de sa porte. Il a refusé de se soumettre.

Les reportages de Mohammed, accompagnés de photos réalistes, étaient un modèle de journalisme professionnel qui faisait honte aux reportages dociles et veules des médias dits « mainstream » [dominants] en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La notion d’objectivité de la BBC – amplifier les mythes et les mensonges de l’autorité, pratique dont elle est fière – est quotidiennement tournée en dérision par des journalistes comme Mohammed Omer.

Depuis plus de 40 ans, j’ai enregistré le refus du peuple de Palestine de se soumettre à leurs oppresseurs: Israël, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Union européenne.

Depuis 2008, la Grande-Bretagne à elle seule a accordé des licences pour l’exportation en Israël d’armes, de missiles, de drones et de fusils de tireur d’élite, d’une valeur de 434 millions de livres sterling.

Ceux qui ont affronté cela, sans armes, ceux qui ont refusé de se soumettre, font partie des Palestiniens que j’ai eu le privilège de connaître:

Mon ami, feu Mohammed Jarella, qui s’est escrimé pour l’agence des Nations Unies, l’UNRWA, en 1967 m’a montré un camp de réfugiés palestinien pour la première fois. C’était une journée d’hiver glaciale et les écoliers tremblaient de froid. « Un jour … » disait-il. « Un jour … »

Mustafa Barghouti, dont l’éloquence reste intacte, qui a décrit la tolérance qui existait en Palestine entre les juifs, les musulmans et les chrétiens jusqu’à ce que, comme il me l’a dit, « les sionistes ont voulu un état aux dépends des Palestiniens ».

Mona El-Farra, médecin à Gaza, dont la passion a été de recueillir de l’argent pour financer des interventions de chirurgie plastique pour les enfants défigurés par des balles israéliennes et des éclats d’obus. Son hôpital a été rasé par les bombes israéliennes en 2014.

Dr. Khalid Dahlan, psychiatre, dont les cliniques pour enfants à Gaza – enfants que la violence israélienne a rendus presque fous – étaient des oasis de civilisation.

Fatima et Nasser, couple dont la maison se trouvait dans un village près de Jérusalem classé « Zone A et B », ce qui signifie qu’il a été proclamé que la terre y était réservée exclusivement aux juifs. Leurs parents y avaient vécu… Leurs grands-parents y avaient vécu. Aujourd’hui, les bulldozers construisent des routes réservées aux juifs, protégés par des lois qui ne s’appliquent qu’aux juifs.

Il était minuit passé quand le travail d’accouchement de leur second enfant a commencé. Le bébé était prématuré, et quand ils sont arrivés à un poste de contrôle avec l’hôpital en vue, le jeune soldat israélien leur a dit qu’ils devaient produire un autre document.

Fatima perdait beaucoup de sang. Le soldat se mit à rire et à imiter ses gémissements et il leur a dit: « Rentrez chez vous ». Le bébé est né là dans un camion. Il était tout bleu de froid et sous peu, n’ayant pu recevoir de soins, il est mort d’hypothermie. Le nom du bébé était Sultan.

Pour les Palestiniens, ce seront des histoires bien connues. La question est la suivante : pourquoi ne le sont-elles pas à Londres, à Washington, à Bruxelles et à Sydney?

En Syrie, une cause progressiste récente – parrainée par George Clooney – recueille des fonds généreux en Grande-Bretagne et aux États-Unis, même si les bénéficiaires, les soi-disant rebelles, sont dominés par des djihadistes fanatiques, produits de l’invasion de l’Afghanistan et de l’Irak et de la destruction de la Libye moderne.

Et pourtant, l’occupation la plus longue des temps modernes et la résistance qui lui est opposée ne sont pas reconnues. Lorsque soudainement l’ONU bouge et définit Israël comme un État d’apartheid, comme ce fut le cas cette année, cela suscite l’indignation – non pas envers un État dont la « vocation essentielle » est le racisme, mais envers une commission de l’ONU qui a osé rompre le silence.

« La Palestine » a déclaré Nelson Mandela, « est la plus grande question morale de notre époque ».

Pourquoi cette vérité est-elle étouffée, jour après jour, mois près mois, année après année ?

Concernant Israël, l’État d’apartheid, coupable de crime contre l’humanité et de violation du droit international plus que tout autre état, ceux qui savent et dont le travail consiste à maintenir les pendules à l’heure, ceux-là gardent le silence

Concernant Israël, tant de journalisme se laisse impressionner et contrôler par la pensée unique qui exige le silence sur la Palestine, alors que le journalisme qui se respecte est devenu dissidence: une avant-garde métaphorique.

Un seul mot – « conflit » – permet ce silence. « Le conflit israélo-arabe », entonnent les robots devant leurs téléprompteurs. Quand un journaliste de longue date de la BBC, un homme qui connaît la vérité, parle de « deux récits », la contorsion morale est totale.

Il n’y a pas de conflit, pas deux récits, avec leur articulation morale. Il y a une occupation militaire imposée par une puissance nucléaire soutenue par la plus grande puissance militaire au monde; et il y a une énorme injustice.

Le mot « occupation » peut être interdit, supprimé du dictionnaire. Mais le souvenir de la vérité historique ne peut être interdit: celui de l’expulsion systémique des Palestiniens de leur patrie. « Le Plan D », comme l’appelaient les Israéliens en 1948.

L’historien israélien Benny Morris rapporte comment un des généraux de David Ben-Gourion, premier premier ministre israélien, lui demanda: « Que ferons-nous des Arabes? »

Le premier ministre, écrit Morris, « fit un geste de la main dédaigneux et vigoureux ». « Expulsez-les! », a-t-il répondu.

Soixante-dix ans, plus tard, ce crime est étouffé dans la culture intellectuelle et politique de l’Occident. Ou bien c’est une question discutable, ou simplement controversée. Des journalistes grassement payés et qui acceptent avec enthousiasme les voyages offerts par le gouvernement israélien, son hospitalité et sa flatterie, protestent avec véhémence si leur indépendance est mise en cause. Le terme « idiots utiles » a été inventé pour eux.

En 2011, j’ai été frappé par la facilité avec laquelle l’un des romanciers les plus acclamés de Grande-Bretagne, Ian McEwan, un homme tout irradié des Lumières de la bourgeoisie, a accepté le Prix de Jérusalem de littérature dans l’État d’apartheid.

McEwan serait-il allé à Sun City dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? Ils y remettaient aussi des prix, tous frais payés. M. McEwan a justifié son geste en termes ambigus sur l’indépendance de la « société civile »

La propagande – à la McEwan, avec petite tape symbolique sur les doigts de ses hôtes ravis – est une arme pour les oppresseurs de la Palestine. Comme le sucre, elle s’insinue dans presque tout aujourd’hui.

Comprendre et déconstruire la propagande étatique et culturelle est notre tâche la plus cruciale. On nous emmène de force vers une deuxième guerre froide, dont le but final est de soumettre et de balkaniser la Russie et d’intimider la Chine.

Lorsque Donald Trump et Vladimir Poutine se sont entretenus en privé pendant plus de deux heures lors de la réunion du G20 à Hambourg, apparemment sur la nécessité de ne pas se faire la guerre mutuellement, les objecteurs les plus virulents étaient ceux qui se font les chantres du libéralisme, comme le journaliste politique sioniste du Guardian.

« Pas étonnant que Poutine était souriant à Hambourg », a écrit Jonathan Freedland. « Il sait qu’il a atteint son objectif principal: il a restauré la faiblesse de l’Amérique. » Signal du mépris pour le Méchant Vlad.

Ces propagandistes n’ont jamais connu la guerre mais ils adorent le jeu de la guerre impériale. Ce que Ian McEwan appelle la « société civile » est devenu une source riche en propagande connexe.

Prenez un terme souvent utilisé par les gardiens de la société civile – « droits de l’homme ». À l’instar d’un autre concept noble, celui de « démocratie », le terme « droits de l’homme » a été presque vidé de son sens et de son objectif.

À l’instar du « processus de paix » et de la « feuille de route », les droits de l’homme en Palestine ont été détournés par les gouvernements occidentaux et les ONG d’entreprises qu’ils financent et qui revendiquent une autorité morale chimérique.

Ainsi, lorsque les gouvernements et les ONG demandent à Israël de « respecter les droits de l’homme » en Palestine, rien ne se passe, car tous savent qu’il n’y a rien à craindre; rien ne changera.

Notez le silence de l’Union européenne, qui satisfait les désirs d’Israël tout en refusant de respecter ses engagements envers le peuple de Gaza – comme maintenir la planche de salut qu’est l‘ouverture du passage frontalier de Rafah : mesure qu’elle a acceptée pour remplir sa part de l’accord en vue de l’arrêt des combats en 2014. L’aménagement d’un port maritime pour Gaza – convenu par Bruxelles en 2014 – a été abandonné.

La commission des Nations Unies dont j’ai parlée, dont le nom complet est Commission économique et sociale de l’ONU pour l’Asie occidentale, a décrit Israël comme étant, je la cite, « conçu avec pour vocation essentielle » la discrimination raciale.

Des millions de personnes comprennent cela. Ce que les gouvernements de Londres, de Washington, de Bruxelles et de Tel Aviv ne peuvent pas contrôler, c’est que l’humanité au niveau de la rue est en train de changer, peut-être comme jamais auparavant.

Les gens, partout, sont en train de bouger et ont une plus grande conscience, à mon avis, que jamais auparavant. Certains sont déjà en révolte ouverte. L’atrocité de Grenfell Tower à Londres a rassemblé les communautés dans une résistance dynamique quasi nationale.

Grâce à une campagne populaire, le pouvoir judiciaire examine aujourd’hui les preuves en vue d’une éventuelle poursuite de Tony Blair pour crimes de guerre. Même si cela échoue, c’est une évolution cruciale, faisant tomber une nouvelle barrière entre le public et sa prise de conscience de la nature vorace des crimes du pouvoir étatique – le mépris systémique de l’humanité perpétrée en Irak, dans la tour Grenfell, en Palestine. Ce sont les points qui attendent d’être reliés.

Pendant la majeure partie du 21ème siècle, la supercherie du pouvoir d’entreprise se faisant passer pour la démocratie a dépendu de la propagande de l’égarement: reposant en grande partie sur le culte du « moi d’abord » conçu pour désorienter notre faculté de nous soucier des autres, d’agir ensemble, de nous préoccuper de justice sociale et d’internationalisme.

Classe, genre et race ont été séparés de force. Le personnel est devenu le politique et les médias le message. La promotion du privilège bourgeois a été présentée comme une politique « progressiste ». Ce n’était pas le cas. Ça ne l’est jamais. C’est la promotion du privilège et du pouvoir.

Chez les jeunes, l’internationalisme a trouvé un vaste nouveau public. Voyez le soutien à Jeremy Corbyn et la réception réservée au cirque du G20 à Hambourg. En comprenant la vérité et les impératifs de l’internationalisme, et en rejetant le colonialisme, nous comprenons la lutte de la Palestine.

Mandela l’a formulé ainsi: « Nous ne savons que trop bien que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens ».

Au cœur du Moyen-Orient, il y a l’injustice historique en Palestine. Jusqu’à ce qu’elle soit résolue, et que les Palestiniens aient leur liberté et leur patrie, et qu’Israéliens et Palestiniens soient égaux devant la loi, il n’y aura pas de paix dans la région, et peut-être nulle part ailleurs.

Ce que Mandela disait, c’est que la liberté elle-même est précaire tant que les gouvernements puissants peuvent refuser la justice aux autres, terroriser les autres, emprisonner et tuer les autres, en notre nom. Israël comprend certainement la menace qu’un jour il puisse devoir être normal.

Voilà pourquoi son ambassadeur en Grande-Bretagne est Mark Regev, bien connu des journalistes en tant que propagandiste professionnel, et pourquoi le « grand bluff » des accusations d’antisémitisme, comme le nomma Ilan Pappe, a pu contorsionner le Parti travailliste visant à discréditer Jeremy Corbyn en tant que dirigeant. Le fait est qu’il n’a pas réussi.

Les événements évoluent rapidement maintenant. La remarquable campagne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) remporte des succès, jour après jour; des villes et des cités, des syndicats et des organisations étudiantes y adhèrent. La tentative du gouvernement britannique de restreindre la liberté des conseils locaux à appliquer le BDS a échoué devant les tribunaux.

Ce ne sont pas des fétus de paille. Lorsque les Palestiniens se lèveront à nouveau, ce qu’ils feront, ils ne réussiront peut-être pas tout de suite, mais ils finiront par le faire si nous comprenons qu’ils sont nous, et que nous sommes eux.

John Pilger – 11 juillet 2017 – Counterpunch

Source: http://chroniquepalestine.com/pourquoi-palestine-demeure-enjeu/

Le pape François met en garde contre «une très dangereuse alliance» entre la Russie et les USA

Le pape François met en garde contre «une très dangereuse alliance» entre la Russie et les USA© Tony Gentile Source: Reuters
Le pape François 1er au Vatican en 2017
 
Le pape s'inquiète d'une possible alliance entre des puissances ayant selon lui «une vision déformée du monde». Parmi celles-ci, il compte les Etats-Unis, la Russie, la Chine, la Corée du nord, mais aussi la Syrie de Bachar el-Assad.

Le pape s'est déclaré effrayé par l'idée d'«une très dangereuse alliance parmi les puissances et les puissants qui ont une vision déformée du monde : l'Amérique, la Russie, la Chine et la Corée du nord, Poutine et Assad, dans une interview accordée au journal la Repubblica, le 8 juillet. 

Cette déclaration du pape n'est pas une première. Il a en effet déjà montré à plusieurs reprises qu'il désapprouvait la politique de Donald Trump. En février 2017, il avait ainsi déclaré, après avoir prié pour les migrants mexicains morts en tentant de franchir la frontière : «Quelqu'un qui ne pense qu'à construire des murs au lieu de construire des ponts, n'est pas chrétien.» En mai, le pape avait par ailleurs fait part de sa «honte» à propos de la bombe appelée «mère de toutes les bombes» expliquant : « La mère donne la vie et [celle-ci] donne la mort», en référence au largage de la plus puissante arme américaine non-nucléaire contre les talibans en Afghanistan.

Fusillade sur le mont du Temple à Jérusalem, des policiers israéliens grièvement blessés (IMAGES)

- Avec AFP

Fusillade sur le mont du Temple à Jérusalem, des policiers israéliens grièvement blessés (IMAGES)© Ammar Awad Source: Reuters
Photo d'archive, des policiers israéliens devant la Porte des lions à Jérusalem.
Toutes les portes qui existaient dans les murailles de Jérusalem sont mentionnées au livre de Néhémie (2,11-15; 3,1-32; 12,27-43) et certaines, dont la Bible ne parle pas, sont citées dans l’œuvre de Flavius Josèphe. Aujourd’hui, il ne reste que huit portes dont l’une, la Porte Dorée, demeure murée.

Face à Jérusalem, l’attention est attirée par la muraille qui la défend : une muraille dont la longueur atteint près de 4 km la hauteur 13 m, et qui est flanquée de 34 tours et percée de 8 portes. Nombreuses sont les hypothèses concernant la partie de la muraille construite par Saladin, qui subsistait encore quand commença la restauration définitive, menée à bien par Soleiman le Magnifique, en 1542. Ce qui est sûr, c’est que la majeure partie de l’immense travail que nous admirons aujourd’hui est due à Soleiman.

Le Cénacle a été laissé à l’extérieur des murailles (angle sud-ouest). Selon le P. Roger (1632), les Turcs souhaitant inclure le couvent du Cénacle dans l’enceinte de la ville demandèrent aux religieux de leur verser, à cet effet, 6000 écus. Mais, vu leur pauvreté, ceux-ci ne purent effectuer pareille dépense. Ce serait pour cette raison que le Cénacle est demeuré en dehors des murailles. .On raconte que Soleiman ordonna de mettre à mort l’architecte chargé de la construction parce qu’il avait laissé le mont Sion à l’extérieur de l’enceinte des murailles.

La porte de Jaffa

porte de Jaffa

La muraille occidentale de la ville est la plus courte de toutes. Sur son extension il n’existe qu’une porte, appelée anciennement porte de David ou porte de la Tour. Les Arabes l’ont nommée bab el Khalil ou porte de l’Ami. On l’appelle aujourd’hui porte de Jaffa.. Les juifs l’appellent sha’ar Yafo. Elle s’est nommée aussi bab Lydd, porte de Lydda et, selon l’eschatologie islamique, c’est auprès de cette porte que l’Antéchrist sera vaincu par le Christ.

Il y a lieu de noter qu’à partir de la porte de Jaffa et en direction de Sion, une brèche de plus de 6 m est ouverte dans le mur. Cette partie de l’enceinte fut démolie en 1898, à l’occasion du pèlerinage en Terre Sainte de l’empereur prussien Guillaume II. Le désir de celui-ci étant d’entrer par une porte que nul n’avait franchie avant lui, on ménagea cette ouverture afin d’offrir un passage à l’illustre croisé.

La porte Neuve

porte Neuve

On la nomme, en arabe, bab Ygdid et en hébreu sha’ar Hadash. Elle est située à l’angle nord-ouest de l’enceinte. C’est la porte de sortie du quartier de la ville traditionnellement chrétien et du couvent de Saint Sauveur, maison-mère des Franciscains en Terre Sainte. Par elle on accède à la Casa Nova et au quartier chrétien.

Les progrès réalisés sous le gouvernement du Sultan Abdul-Hamid à Jérusalem ont fait de cette porte un point de communication avec la Jérusalem nouvelle. Cependant, comme elle se trouvait dans la zone frontière entre Israël et la Jordanie, elle fut fermée au trafic de 1949 à 1967. Les portes de Jaffa et de Sion, elles aussi, furent fermées pour la même raison.

La porte de Damas

porte de Damas

Elle est la première construction de Soleiman. C’est en effet par la partie nord qu’il commença à bâtir la muraille d’enceinte. Elle fut édifiée en 1537, en prenant pour base une construction plus ancienne. D’après les fouilles qui ont été effectuées, cette partie ancienne date du IIe ou IVe siècle.

Actuellement, on l’appelle porte de Naplous. Au XIIe s., elle était connue sous le nom de porte de Saint Etienne. Les Arabes l’appellent porte de la Colonne, sans doute en raison du forum qu’Adrien fit construire et où se dressait une colonne qui figure sur la carte de Madaba. Quant aux Grecs et aux Latins, ils la désignent sous le nom de porte de Damas, estimant que c’est par là que saint Paul sortit pour se rendre dans la capitale de la Syrie et y faire emprisonner les chrétiens. Les Juifs l’appellent sha’ar Shekhem ou porte de Sichem (aujourd’hui Naplouse).

La porte d’Hérode

porte d'Hérode

On y accède en prenant la direction Est, à partir de la porte de Damas. Elle se situe au nord-est de la ville et fut appelée d’abord bab ez-Zahr, puis Sahrieh, ce qui signifie « petite esplanade ». Les Occidentaux l’appellent porte des Turcs et, plus communément, porte d’Hérode, du fait qu ‘elle voisine avec une demeure, datant de l’époque des Mamelouks et considérée comme étant le palais d’Hérode. Elle a porté aussi le nom de porte des Fleurs. Pour les Juifs elle est sha’ar ha Perahim, ce qui a la même signification.

La porte de Saint-Étienne ou porte des Lions

porte des Lions

Elle est la seule porte qui soit utilisée dans la partie orientale de la ville, face au Mont des Oliviers. Au VIe s. on l’appelait porte de Benjamin et, au Xe s., porte de Jéricho. A partir du XIVe s., les pèlerins la désignent sous le nom de porte de Saint-Étienne, lequel nom avait été donné, au cours des siècles précédents, à l’actuelle porte de Damas.

Les Croisés l'appellent « porte de Josaphat » car elle mène à la vallée de Josaphat. Les Arabes la nomment « porte des Tribus », peut-être en référence aux les Enfants d'Israël qui avaient coutume, d'après la tradition, d'y passer pour se rendre au Temple ou aux tribus bédouines qui résidaient à l'Est de Jérusalem et qui accédaient à la ville par cette porte. Ils la nomment aussi bab Sittna Mariam, « porte de Dame Marie » en référence à la maison des parents de la vierge Marie qu'une Tradition situe à proximité ou à la croyance que la mère Jésus aurait quitté la ville par cette porte[6]. À partir du XVIe siècle, les chrétiens la nomment « porte Saint-Étienne » ou « Saint-Stéphane » (bien que jusqu'au XIVe siècle ce nom était réservé à la porte de Damas), du nom du premier martyr de la chrétienté dont la Tradition fixait la lapidation à cet endroit[7]. La tombe de ce dernier fut un instant identifiée non loin de la Porte, dans la vallée de Josaphat. À quelques centaines de mètres, à l'extérieur des murs, se trouve l'église orthodoxe Saint-Étienne.

Les Européens l’appellent porte de Saint-Étienne, mais les Arabes la nomment porte de Dame Marie (bab Sitti Mariam). Son orientation correspond à l’ancienne porte des Brebis, mais sa construction est entièrement du XVIe s. Elle est marquée d’inscriptions fort importantes.

De chaque côté de la porte, on peut admirer un couple de lions; c’est pour cette raison que les Juifs et aussi quelques autres l’appellent porte des Lions (en hébreu sha’ar ha Arayot). Le motif pour lequel Soleiman aurait fait sculpter ces animaux héraldiques n’a pas cessé de susciter la curiosité des visiteurs.

Il y a cependant une seconde porte dans la muraille orientale : la monumentale porte Dorée, située un peu plus au sud, en face du mont des Oliviers. Si on pouvait la franchir, elle donnerait directement accès à l’esplanade du Temple (ou des Mosquées), la grande terrasse où était situé le temple construit par Hérode. Mais elle est murée, et selon la légende elle ne se rouvrira qu’à la fin des temps quand Jésus rentrera à Jérusalem. Cette porte est fermée depuis 1541, sur l'ordre de Soliman le Magnifique, car, selon la tradition juive, c'est par celle-ci que le Messie entrera dans Jérusalem. (il serait opportun de lui ouvrir cette porte, question de tradition). Cette porte, devant laquelle se trouve le plus vieux cimetière musulman de Jérusalem, non loin du plus vieux cimetière juif, est en effet fortement associée aux temps derniers et à la résurrection des morts (voir Le mont des Oliviers). Elle est d’ailleurs appelée, en arabe comme en hébreu, « porte de la Miséricorde ». Le nom « porte Dorée » résulte quant à lui d’une confusion linguistique : la tradition chrétienne ayant identifiée cette porte avec la « Belle Porte » du récit de la guérison de l’infirme par Pierre (Ac 3,1-10), on a éventuellement confondu le terme grec horaia (« Belle ») et le terme latin aurea (« Dorée »).

La porte actuelle date vraisemblablement de l’époque omeyyade (VIIe s.) et elle a été érigée au dessus d’une autre porte encore plus ancienne découverte récemment. Cette porte ancienne n’a pas encore fait l’objet de fouilles archéologiques en raison de sa proximité avec le cimetière musulman, mais ce serait celle-là qu’auraient empruntée Jésus et ses disciples lors de l’« entrée des Rameaux » s’ils sont passés par le mont des Oliviers comme le rapportent les évangiles (Mc 11,1-11 et par.).

La porte Dorée

porte Dorée

La porte Dorée est enclavée dans la muraille Est de la ville, à un peu plus de 100 m de la porte de Saint-Étienne, en suivant la direction sud. Il ne fait guère de doute que l’édicule toujours existant de la célèbre porte est dû à la munificence de l’impératrice Eudoxie. La porte a pris l’aspect qu’on lui voit actuellement à l’époque de Justinien; cependant ses fondations appartiennent à une structure antérieure. C’est par cette porte que, le 3 mai de l’an 629, l’empereur Héraclius entra dans la ville, en portant sur ses épaules la vraie croix qu’il avait arrachée aux mains des Perses. C’est aussi par cette porte que, selon la tradition, Jésus fit son entrée triomphale à Jérusalem, le jour des Rameaux.

La structure comporte deux arcs : celui du nord est appelé bab et Tauba, porte du Repentir et celui du sud bab Rahma, porte de la Miséricorde. Une très ancienne tradition chrétienne tend à identifier les restes de cette porte avec la Belle Porte où saint Pierre accomplit la miraculeuse guérison du boiteux de naissance.

Les Juifs la nomment sha’ar ha Rahamin ou porte de la Miséricorde, du fait qu’elle donne accès à la vallée de Josaphat où, selon la tradition, aura lieu le Jugement Universel. Les Arabes l’appellent bab ed Dahirie c’est-à-dire Porte éternelle.
 

La porte des Maghrébins

porte des Maghrébins

Elle se situe dans le mur sud de la ville. Elle se nomme bab el Mogharibeh, porte des Maures, en raison de son voisinage avec le quartier des émigrés musulmans d’Afrique du Nord et également d’Espagne. Elle donne accès à l’esplanade du Temple, à la vallée du Cédron et à la piscine de Siloé. Les Juifs l’appellent sha’ar ha Ashpot ou porte des Immondices, car c’est par là qu’on évacuait les ordures de l’ancienne Jérusalem, pour les brûler ensuite dans la vallée de la Géhenne.

La porte de Sion

porte de Sion

Déjà au XIIe s., il existait une porte ainsi dénommée qui se trouvait légèrement à l’Est de l’actuelle porte de Sion. On l’appelait aussi porte du prophète David, bab en Nebi Daoud. Elle s’ouvre dans une des tours de l’enceinte construite par Soleiman en 1540-1541, selon l’inscription relevée en cet endroit. Les matériaux, en particulier les rangées intérieures de pierres, appartiennent à l’ancienne muraille. Les Juifs la nomment sha’ar Zion. C’est par cette porte qu’on entre dans le quartier traditionnellement arménien de la ville.

Trois assaillants ont donc tiré sur des policiers israéliens dans la vieille ville de Jérusalem avant de tenté de s'enfuir sur l'esplanade des Mosquées suivis par un taxi fou. Ils ont été tués. Plusieurs policiers ont été grièvement blessés. le taxi fou qui a pénétré, est tombé du haut du mur des lamentations. Il contenait des rabbins écossais. 15 morts en plus des 3 recensés en bas.

Le 14 juillet, trois individus ont ouvert le feu sur des policiers près du mont du Temple (ou Noble sanctuaire pour les musulmans).

La police a fait savoir que plusieurs policiers avaient été grièvement blessés dans l'attaque, sans donner davantage de détails. Selon les secours, cités par Reuters qui ne précise pas s'il s'agit de civils ou de policiers, au moins deux Israéliens seraient blessés.

Le site a été fermé au public. Il s’agit de la première attaque à l'arme à feu d'une telle ampleur depuis des années à l'intérieur des remparts de la vieille ville, située à Jérusalem-Est, territoire considéré par l’ONU comme occupé par Israël.

L'esplanade des Mosquées est le troisième lieu saint de l'islam et, sous le nom de «mont du Temple», le premier du judaïsme.