WWIII : FIN DES TEMPS 2017, JERUSALEM ירושׁלים Yeroushalaïm Yerushalaïm, tu seras recouverte d'une couronne de l'Eternel qui ressemblera au Feu du Ciel.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : FIN DES TEMPS 2017, JERUSALEM ירושׁלים Yeroushalaïm Yerushalaïm, tu seras recouverte d'une couronne de l'Eternel qui ressemblera au Feu du Ciel.

 

De nombreuses villes, de par le monde, sont parfois le centre de violents combats. Mais la ville de Jérusalem – et, particulièrement le mont du Temple – est de plus en plus au centre de l’attention mondiale. Cela n’est pas surprenant pour celui qui est familier avec les prophéties bibliques. Des dizaines de prophéties montrent que la ville de Jérusalem fera la une de l’actualité, juste avant le retour du Christ, et la fin de cet âge.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dominée, divisée, dévastée

D’interminables négociations politiques ont été menées, ces dernières années, pour essayer d’établir la paix au Moyen-Orient. Mais les résultats ont anéanti tous les efforts fournis, exactement comme la Bible l’a prédit ! Il y a plus de 2500 ans, Dieu inspira le prophète Zacharie à écrire : « En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples ; tous ceux qui la soulèveront seront meurtris » (Zacharie 12 :3). Depuis près d’un siècle, cette prophétie s’accomplit sur Jérusalem. La Grande-Bretagne, Israël et les États-Unis ont tous essayé – sans succès – d’établir la paix dans cette ville agitée, et dans ses environs. Maintenant, ce sont les Européens, les Russes, les Nations unies, et même le Vatican qui tentent de résoudre ce problème séculaire. Mais, selon les prophéties bibliques, tous ceux qui essayeront échoueront – jusqu’à ce que le Christ revienne !

Zacharie rapporte une autre prophétie des temps de la fin : « Voici, le jour de l’Éternel arrive […] Je rassemblerai toutes les nations pour qu’elles attaquent Jérusalem ; la ville sera prise, les maisons seront pillées, et les femmes violées ; la moitié de la ville ira en captivité, mais le reste du peuple ne sera pas exterminé de la ville » (Zacharie 14 :1-2). Cette prophétie est sur le point de s’accomplir. Jérusalem fut dévastée par les Babyloniens, au septième siècle av. J.-C., et par les Romains en l’an 70 de notre ère. Ensuite, les Arabes, puis les Turcs ottomans contrôlèrent la ville. Mais la conquête et la dévastation de la ville, prophétisées pour les temps de la fin, surgiront de la main de « toutes les nations ». Lors des précédents sièges, la ville entière fut conquise et détruite, mais dans les derniers jours, seule la moitié de la ville sera prise. Ceci pourrait bien être la moitié juive, si l’autre moitié – Jérusalem Est – devient la capitale d’un État palestinien, comme le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, l’a proposé.

Mahmoud Abbas, comme la plupart des Palestiniens, veut que Jérusalem Est – prise par Israël pendant la guerre de 1967 au Moyen-Orient, et annexée en dépit des objections internationales – soit sous la domination arabe, et reconnue officiellement comme la capitale d’un État palestinien, comprenant la Cisjordanie et la bande de Gaza, toujours occupées par Israël. Lors des négociations avec les dirigeants palestiniens, le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, essaya de focaliser les discussions sur d’autres sujets moins litigieux. Un porte-parole du Kadima, le parti d’Ehud Olmert, fit remarquer : « Jérusalem est un sujet très sensible ; c’est pourquoi il est préférable de commencer par régler les problèmes où les négociations ont une chance d’aboutir, au lieu de commencer par ceux qui, dès l’origine, présentent de grands désaccords. » Mais les négociations sur le statut de Jérusalem ne peuvent pas être esquivées indéfiniment. À mesure que ces négociations avanceront, vous verrez, dans un avenir proche, que la situation à Jérusalem correspondra de plus en plus à l’accomplissement des prophéties.

Jérémie rapporte un autre avertissement prophétique pour le peuple de Jérusalem : « Je les rendrai un objet d’effroi pour tous les royaumes de la terre » (Jérémie 15 :4). Jérusalem a été dominée par des nations distinctes à différentes époques, mais jamais par tous les royaumes de la terre. Si les partisans des Nations unies pour la paix entrent en scène, cette prophétie se réalisera d’une manière remarquable. La Bible révèle aussi que la prochaine destruction de Jérusalem se fera soudainement, par la main d’une multitude de nations (Jérémie 6 :26 ; 15 :8 ; Ésaïe 29 :5 ; 30 :13). Les développements des hautes technologies dans le domaine de la guerre, au cours des dernières décennies, et la haine antisioniste par les nations arabes et leurs alliés, ajoutent une sinistre signification à cette prophétie.

Jérusalem foulée aux pieds

Jésus-Christ a révèle une dimension encore plus importante de ces prophéties de l’Ancien Testament. Lorsque Ses disciples Lui demandèrent : « Quel sera le signe de ton [second] avènement et de la fin du monde ? » (Matthieu 24 :3), Il leur dit de surveiller un événement particulier, concernant Jérusalem : « Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche » (Luc 21 :20). Et Il poursuit : « Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu’à ce que les temps des nations soient accomplis » (Luc 21 :24). La Bible indique que cette domination de Jérusalem par les nations, aux temps de la fin, durera 42 mois – soit trois ans et demi (Apocalypse 11 :2). L’intention de placer Jérusalem sous une administration internationale fait partie de l’agenda de l’ONU, depuis 1948. Cette idée gagne du terrain aujourd’hui, et plusieurs propositions ont été faites par les papes et des diplomates américains. Si on ajoute les nombreux autres événements prophétisés pour les temps de la fin, cela devrait nous alerter sur la véritable signification de ce qui se passe à notre époque (Matthieu 16 :3 ; 24 :32-34) !

Le mont du Temple est un point central de l’intérêt religieux des trois grandes religions pour Jérusalem. Ce fut jadis l’emplacement du temple bâti par Salomon, et du temple reconstruit par Hérode, à l’époque du Christ. Mais aujourd’hui, les Juifs ne peuvent plus adorer sur le mont du Temple, qui est maintenant occupé par le Dôme du Rocher ! Le mont du Temple a été appelé « le lieu le plus versatile sur la face de la terre ». Les prophéties bibliques révèlent que des événements importants auront lieu sur le mont du Temple, juste avant le retour du Christ. Ce sera un avertissement – pour tous ceux qui ont des yeux pour voir – que la fin de la présente époque est proche !

Les prophéties bibliques décrivent deux personnages importants, qui apparaîtront sur la scène mondiale, aux temps de la fin (Apocalypse 20 :10). Le premier est une personnalité politique, puissante et persuasive, appelée la bête (Apocalypse 13 :1-10 ; 17 :12-13). Le second est une figure religieuse très influente, appelée le faux prophète ou l’homme impie (Apocalypse 13 :11-18 ; 2 Thessaloniciens 2). La Bible révèle qu’ils focaliseront leur attention sur Jérusalem – et sur le mont du Temple en particulier. Ces deux leaders, influencés par Satan, orchestreront deux événements différents, mentionnés à plusieurs reprises dans les Écritures. Ils feront cesser les sacrifices journaliers [le sacrifice perpétuel], et ils profaneront le sanctuaire (Daniel 8 :11-12 ; 9 :27 ; 11 :31 ; 12 :11). Ces deux actions différentes se dérouleront à Jérusalem, juste avant le retour du Christ (Matthieu 24 :15 ; Marc 13 :14). Mais, avant que les sacrifices journaliers soient arrêtés, il faudra qu’ils aient repris ! Et pour que le sanctuaire soit profané, il faudra qu’il soit rétabli ! Ces deux événements sont extrêmement importants.

Un accomplissement en cours ?

Aussi extraordinaire que cela peut paraître aujourd’hui, des plans sont déjà bien en place, à Jérusalem, pour aboutir à l’accomplissement de ces anciennes prophéties. Depuis 1967, des érudits juifs étudient l’emplacement des précédents temples sur le mont du Temple, ils choisissent et forment des prêtres, et ils préparent les ustensiles nécessaires au rétablissement des sacrifices journaliers. Il ne manque plus qu’un lieu pour ériger un sanctuaire, et la permission pour commencer les sacrifices, lesquels, selon la Bible, reprendront juste avant la fin de la présente époque !

Daniel a écrit qu’un dirigeant établira, avec duplicité, une alliance avec le peuple juif (Daniel 11 :31-32) – une alliance qui inclurait la reprise des sacrifices et la construction d’un sanctuaire (Daniel 9 :26-27), peut-être en cédant Jérusalem Est aux Palestiniens. Mais cet accord sera brusquement rompu après trois ans (ibid.) – probablement dans une tentative d’imposer une uniformité religieuse. Le sanctuaire sera alors profané d’une façon ou d’une autre (ibid.). Les actes d’Antiochos Épiphane, en 168 av. J.-C., étaient une préfiguration des événements des temps de la fin. Il essaya d’anéantir la religion juive, en plaçant une idole païenne dans le temple, et en offrant le sang des porcs sur l’autel. Les Écritures décrivent que le faux prophète prendra part à de telles actions. Ce dernier est présenté comme celui qui s’oppose activement à la religion biblique, « jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu, se proclamant lui-même Dieu » (2 Thessaloniciens 2 :4).

Ces actes, prophétisés depuis longtemps, se dérouleront à Jérusalem, juste avant le second Avènement du Christ. Des millions de gens, ignorant la véritable signification de ces événements, seront séduits. Mais cette supercherie prendra fin. Jérusalem sera libérée, et la paix sera finalement établie, lorsque le Christ viendra établir le Royaume de Dieu (Zacharie 12 :7-9 ; 14 :3-11).

Si vous comprenez ce que la Bible révèle sur les temps de la fin, vous ne vous laisserez pas induire en erreur par ces événements importants. Étudiez votre Bible, observez les événements mondiaux, et demandez-nous notre brochure gratuite, La bête de l’Apocalypse : mythes, métaphore ou réalité à venir ? Continuez à lire nos articles, qui vous montreront que les prophéties s’accomplissent !

OUTRAGES DE L'UNESCO

OUTRAGES DE L’UNESCO

Par Aaron Klein – Le 5 juillet 2017

Quatre outrages dans la résolution de l’UNESCO anti-Israël sur Jérusalem.

TEL AVIV – L’Organisation pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO) de l’Organisation des Nations Unies a adopté mardi une résolution anti-israélienne très biaisée concernant la vieille ville de Jérusalem et ses anciens murs.

Ci-dessous, dans aucun ordre particulier, quatre outrages se trouvent dans le texte abrégé de la résolution parrainée par la Jordanie, affirmée par le Conseil du Patrimoine Mondial de l’Organisation des Nations Unies :

1 –  La résolution se réfère à la vieille ville de Jérusalem en tant que « territoires occupés » et prétend qu’Israël est la « puissance d’occupation » là-bas.

Cela ferait d’Israël la « puissance occupante » sur le Mont du Temple et le Mur Occidental, et implique que l’Autorité Palestinienne, qui n’a jamais eu d’état ou d’entité juridique à Jérusalem (ou en Cisjordanie, pour être exact) soit l’autorité légitime sur l’ancienne Ville de Jérusalem.

La Jordanie avait occupé illégalement et avait annexé Jérusalem-Est, qui comprend la vieille ville, de 1948 jusqu’à ce que Israël s’empare de ces terres dans une guerre défensive, en 1967.  Connu sous le nom de Guerre des Six Jours, le conflit a été lancé après que les pays arabes aient utilisé la Cisjordanie et  Jérusalem-Est pour mettre en place des attaques contre l’État Juif.  En 1988, la Jordanie a officiellement renoncé à ses prétentions à la Cisjordanie et à Jérusalem-Est, et a unilatéralement désigné et reconnu le terroriste Yasser Arafat de l’Organisation de Libération de la Palestine, comme « le seul représentant légitime du peuple palestinien ».

2 –  Le texte se réfère à « Jérusalem-Est », une entité inexistante.

Ici, l’Organisation des Nations Unies a entièrement fabriqué l’existence d’une entité appelée Jérusalem-Est.  En réalité, Jérusalem est une seule ville ; Il n’y a pas de Jérusalem-Est.  Le terme est largement utilisé pour prétendre qu’Israël occupe « Jérusalem-Est », se référant aux sections orientales de la ville, qui devraient devenir une partie d’un futur état palestinien.

Les Juifs ont maintenu une présence historique à Jérusalem, y compris dans les sections orientales, jusqu’à ce qu’ils soient forcés de quitter la Vieille Ville en masse, en 1948, et la partie orientale de Jérusalem est tombée sous l’occupation illégale jordanienne.

3 -  L’UNESCO a exigé qu’Israël cesse ses fouilles dans sa propre capitale.

Le texte a fortement critiqué « l’échec des autorités d’occupation israéliennes à cesser les fouilles persistantes, les tunnels, les travaux, les projets et les autres pratiques illégales à Jérusalem-Est, en particulier dans et autour de la Vieille Ville de Jérusalem ».

L’UNESCO semble avoir peur des fouilles dans ces régions parce que les chercheurs découvrent régulièrement des preuves archéologiques qui attachent les Juifs à Jérusalem.  Par exemple, les découvertes dans la Ville de David, un site archéologique juste à l’extérieur du Mont du Temple, ont déterré le cœur de l’ancienne Jérusalem, y compris le Tunnel d’Ézéchias, la preuve de la source de Gihon, des objets du Temple Juif, des bassins de purification du Temple, et plus encore.

La résolution a également ignoré l’histoire Palestinienne de la destruction des artefacts juifs découverts dans les fouilles de Jérusalem.

Comme je l’ai déjà signalé :

« En 1997, le Wafq a mené une grande fouille sur le Mont du Temple lors de la construction d’une mosquée massive dans une zone appelée les Étables de Salomon.  Le Wafq, à l’époque, disposait de pleins camions de terre contenant des artefacts juifs des périodes du Premier et du Second Temple. » 

« Après que les médias aient signalé les rejets, les autorités israéliennes ont gelé le permis de construction donné au Waqf et la terre a été transférée aux archéologues israéliens pour analyse.  Les autorités israéliennes ont trouvé des dizaines de reliques du Temple Juif dans la saleté presque rejetée, y compris des pièces d’écritures hébraïques faisant référence au Temple, une partie d’une lampe Hasmonéenne, plusieurs autres lampes du Second Temple, une poterie de l’époque du Temple avec des marques juives, un pilier en marbre et d’autres artefacts de la période des Temples. »

« Le Waqf a été largement accusé d’avoir tenté de cacher des preuves de l’existence des temples juifs. »

Et, en 2007, ce journaliste a signalé à partir d’un site d’une fouille inhabituelle sur le Mont du Temple où les gardiens islamiques du Waqf sur le Mont avaient utilisé des engins lourds pour creuser dans un des complexes archéologiques les plus sensibles au monde, et ils ont de nouveau été pris en flagrant délit de destruction d’antiquités de l’époque du temple.

 

4 –   La Résolution maintient la « Vieille Ville de Jérusalem et ses Murs sur la liste du Patrimoine Mondial en Danger ».

Israël est le seul pays du Moyen-Orient qui garantit la liberté de culte pour toutes les religions.  L’UNESCO qualifie farouchement la Vieille Ville de Jérusalem comme étant en « danger » alors qu’Israël est bien connu pour protéger de manière responsable l’intégrité de la ville et de ses sites.

Pendant ce temps, l’UNESCO n’avait rien à dire lorsque les Palestiniens ont mis le feu plusieurs fois à la tombe de Joseph, à Naplouse, ce qui a causé de graves dégâts à la sépulture vénérée, considérée comme le troisième site le plus saint du Judaïsme.  Les Palestiniens ont également peint le dôme de la tombe en vert et ont brûlé une yeshiva à l’endroit, des événements également ignorés par l’UNESCO.

Le corps de l’Organisation des Nations Unies était particulièrement silencieux lorsque les bandes palestiniennes, en 2015, utilisaient la mosquée d’Al Aqsa, le troisième site le plus sanctifié de l’Islam, comme base de rassemblement pour attaquer les forces de sécurité israéliennes.

Et, l’UNESCO était également absente du débat lorsque les terroristes du Fatah fuyant une opération antiterroriste israélienne, en 2002, se sont cachés dans l’église de la Nativité à Bethléem pendant 39 jours, où ils avaient pris en otages des prêtres et des religieuses.  Selon les rapports, les djihadistes ont souillé l’église et ont laissé le lieu traditionnel de la naissance de Jésus en ruines.

Source BREITBART

« Série de 6 vidéos en français à voir absolument ! »

L'Arche de Noé est en Turquie au mont Ararat.

Le Plan des Illuminatis et des Francs-Maçons pour Israël avec Satan, et de détruire le Monde, pour le réserver à une minorité privilégiée qui continueront à se goinfrer comme ils le font déjà. Celui de l'Eternel est aussi la destruction de tout ce qui est mauvais et contraire à ses commandements. Il ne promet pas comme Satan de devenir un Dieu avec de la Magie Noire et des pouvoirs surhumains. Les valeurs de réussite et satisfaction dans la vie, ne sont ni l'argent, ni le pouvoir, ni la réussite individuelle, ni les convoitises, mais la connaissance et le véritable sentiment d'amour pour les autres ainsi que le don de soi.

Ézéchiel 12
19Dis au peuple du pays: Ainsi parle le Seigneur, l'Eternel, Sur les habitants de Jérusalem dans la terre d'Israël! Ils mangeront leur pain avec angoisse, Et ils boiront leur eau avec épouvante; Car leur pays sera dépouillé de tout ce qu'il contient, A cause de la violence de tous ceux qui l'habitent. 20Les villes peuplées seront détruites, Et le pays sera ravagé. Et vous saurez que je suis l'Eternel.

Luc 21

10Alors il leur dit: Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume; 11il y aura de grands tremblements de terre, et, en divers lieux, des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terribles, et de grands signes dans le ciel. 12Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous, et l'on vous persécutera; on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous mènera devant des rois et devant des gouverneurs, à cause de mon nom.…

Luc 21
20
Lorsque vous verrez Jérusalem investie par des armées, sachez alors que sa désolation est proche. 21Alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes, que ceux qui seront au milieu de Jérusalem en sortent, et que ceux qui seront dans les champs n'entrent pas dans la ville. 22Car ce seront des jours de vengeance, pour l'accomplissement de tout ce qui est écrit.…

23Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là! Car il y aura une grande détresse dans le pays, et de la colère contre ce peuple. 24Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés captifs parmi toutes les nations, et Jérusalem sera foulée aux pieds par les nations, jusqu'à ce que les temps des nations soient accomplis.
 
Luc 21
25
Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, il y aura de l'angoisse chez les nations qui ne sauront que faire, au bruit de la mer et des flots, 26les hommes rendant l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra pour la terre; car les puissances des cieux seront ébranlées. 27Alors on verra le Fils de l'homme venant sur une nuée avec puissance et une grande gloire.…
 
Luc 21
29
Et il leur dit une comparaison: Voyez le figuier, et tous les arbres. 30Dès qu'ils ont poussé, vous connaissez de vous-mêmes, en regardant, que déjà l'été est proche. 31De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche.…
 
Luc 21
34
Prenez garde à vous-mêmes, de crainte que vos cœurs ne s'appesantissent par les excès du manger et du boire, et par les soucis de la vie, et que ce jour ne vienne sur vous à l'improviste; 35car il viendra comme un filet sur tous ceux qui habitent sur la face de toute la terre. 36Veillez donc et priez en tout temps, afin que vous ayez la force d'échapper à toutes ces choses qui arriveront, et de paraître debout devant le Fils de l'homme.…
 

l’USS George H.W. Bush à Haïfa, prélude d’une nouvelle phase du conflit

La destruction de Daech à Mossoul,  l’échec total et humiliant d’une tentative militaire US de s’implanter en Syrie méridionale,  la récurrence des accrochages israélo-syriens au Golan et le réajustement de l’ensemble des alliances internationales antérieures à la guerre en Syrie ont fini par persuader l’Etat profond US et Tel-Aviv de la nécessité de passer directement à l’offensive contre Damas au lieu de s’appuyer sur leurs troupes mercenaires « djihadistes ». Ce serait une première.

Cependant, ce déploiement répond à une nouvelle posture russe et iranienne, menaçant tout nouvel interventionnisme US en Syrie d’une riposte « adéquate ».

Les jours qui viennent seront chauds…

Israël: le porte-avions américain USS George H. W. Bush accoste à Haïfa

le porte-avions américain USS George H. W. Bush accoste à Haïfa le 1er juillet 2017
Armée israélienne
C'est la première fois que l'USS George H.W. Bush est amarré en Israël depuis le mois d'avril 2000

Le porte-avions polyvalent américain à propulsion nucléaire USS George H. W. Bush a accosté samedi dans la baie de Haïfa au nord d'Israël, pour une durée de quatre jours, a indiqué l'armée israélienne.

C'est la première fois que l'USS George H.W. Bush est amarré en Israël depuis le mois d'avril 2000.

"Son arrivée symbolise la coopération permanente entre le corps militaire israélien et les forces armées des États-Unis, une relation basée sur des valeurs partagées et des intérêts communs", a déclaré l'armée israélienne dans un communiqué.

Les visites de hauts responsables militaires, israéliens et américains, auront lieu alors que l'USS George H. W. Bush est amarré à Haïfa.

Armée israélienneLe porte-avions américain USS George H. W. Bush accoste à Haïfa, le 1er juillet 2017

Armée israélienne

La longueur du navire est de 333 mètres, et la longueur de la piste à bord est d'environ 200 mètres. Sa hauteur représente un bâtiment de 20 étages au-dessus du niveau de la mer et il est alimenté par deux réacteurs nucléaires.

Il transporte plus de cinq mille hommes, en comptant l'équipage du navire ainsi que les membres de l'armée de l'air.

Le port de Haïfa est le plus grand des trois principaux ports maritimes d'Israël, avec Ashdod et Eilat. Il dispose d'un port naturel permanent en eau profonde et accueille à la fois le transport de passagers et les navires marchands.

Il abrite également une importante base navale de l'armée israélienne pour ses opérations en Mer Méditerranée. La flotte stratégique de nouveaux sous-marins de classe Dolphin y trouve son port d’attache.

Les elucubrations du Hezbollah - Un porte-avion US accoste à Haïfa, après les (tres effrayants) tirs de missile iraniens

Les élucubrations du Hezbollah - Un porte-avion US accoste à Haïfa, après les (tres effrayants) tirs de missile iraniens

Depuis 5 heures 20 juin 2017
uss-georgebush

Pour la première fois depuis 17 ans, un porte-avion américain accostera à Haïfa, en Israel.

Le USS George H.W. Bush, du nom de l’ancien président George Bush (père), se dirige vers la côte syrienne pour participer à la campagne aérienne menée par la coalition internationale dirigée par les États-Unis, a déclaré la marine américaine.

Le Pentagone a déclaré que le porte-avion qui transporte un équipage composé de 5 700 personnes et 80 avions de chasse, s’est déplacé le mois dernier du golfe Persique vers la Méditerranée orientale.

Haïfa a servi de base à la sixième flotte des États-Unis pendant les années 1980 et 90, mais le Pentagone a cessé d’utiliser la ville côtière en 2000 lorsque la deuxième intifada a éclaté.

Après le tir de six missiles iraniens de type Zolfaqar d’une portée de 650 kilomètres contre le QG des terroristes de Daesh dans la province de Deir ez-Zor en Syrie, voisin d4Israel, les responsables israéliens se sentent menacés par les performances balistiques de l’Iran. Ils ont donc demandé à leur parrain américain de venir à leur secours.

Les forces aérospatiales du Corps des Gardiens de la Révolution islamique ont tiré dans la nuit de dimanche à lundi six missiles depuis les provinces iraniennes de Kurdistan et Kermanchah contre les positions des terroristes à Deir ez-Zor en Syrie.

Les missiles iraniens ont pris pour cible la ville d’al-Mayadin, qui pourrait devenir la prochaine capitale autoproclamée de Daesh après sa défaite quasi totale à Raqqa.

Source: Avec PressTV

Le Hezbollah d’Irak accuse les USA d’avoir couvert Daech.. « Nous sommes prêts à combattre Israël ».Depuis 4 heures 12 juillet 2017

kataeb_hezbollah
 

 
Daech

husseini_hezbollah1Le porte-parole des brigades du Hezbollah d’Irak, Kataeb Hezbollah, a fait part de la disponibilité du mouvement à s’engager militairement aux côtés de la « Résistance », si Israël en venait à agresser le Liban.

Dans un entretien accordé à l’agence Rasa News, M. Jaafar al-Husseini, a déclaré que « tout ce qui se passe dans la région, comme destructions, divisions et mort a pour cause directe l’entité sioniste ».

Daech, une fabrication d’Israël et des USA

«  Oui, aujourd’hui nous combattons Daech qui n’est autre qu’un outil de cette entité usurpatrice. C’est cette entité et avec l’aide des Américains qui a créé Daech et d’autres organisations pour plonger  la région dans des guerres internes. L’essentiel étant d’éloigner la boussole de cette entité sioniste », a-t-il dit, avant de déclarer : «  Nous sommes disposés à acquiescer la demande de sayed Hassan Nasrallah pour combattre Israël si le Liban fait l’objet d’une agression ou d’une menace. Les Irakiens seront impliqués dans cette bataille ».

Interrogé sur la victoire de Mossoul contre Daech, il a répondu :
« Aujourd’hui, nous combattons un projet américano-sioniste dans la région… Nous combattons l’un des outils de cette Arrogance mondiale… La victoire à Mossoul est l’accomplissement des victoires précédentes, à Salaheddine, Al-Anbar, et les parages de Bagdad… s’en suivront les parages de Mossoul, Houwayjat, Talafar, et d’autres régions. Lorsque nous en aurons délogé Daech, nous pourrons déclarer que nous avons vaincu le projet américain qui vise à diviser la région ».

La libération de Mossoul plus rapide, si ce n’est l’ingérence US

kataeb_hezbollah1Après avoir tourné en dérision les précédentes déclarations de responsable américains qui prévoyaient des dizaines d’années pour en finir avec Daech, M. Husseini a assuré que la libération de Mossoul qui a pris 9 mois aurait pu être plus rapide, « si ce n’étaient les ingérences et les pressions des Américains sur le gouvernement irakien ».

« Nous aurions pu en finir avec l’opération en 5 mois… Hélas, certains éléments dans le gouvernement ou dans les autres institutions se plient aux pressions américaines et à leur tour font pression sur les factions de la résistance », a-t-il indiqué.
Et de poursuivre : « Tout le monde a bien vu que les frappes américaines contre Mossoul étaient dirigées contre le civils, comme cela a été d’ailleurs le cas dans les autres régions… Nous avons à plusieurs reprises mis en garde le gouvernement contre la participation des Américains et son rôle être négatif. Nous avons averti contre leur influence sur le cours des opérations, via le timing, vi les réalisations faites sur le terrain, et via aussi la destruction des infrastructures, car ils suivent toujours une politique de la terre brûlée comme à Ramadi dans le passé ».

Accusant les Etats-Unis d’avoir misé sur l’invasion par Daech de tout l’Irak, M. Husseini a rappelé que la Coalition internationale n’est intervenue en Irak que 6 mois après son entrée de Daech à Mossoul.

« Grâce à Dieu, à la Résistance islamique, et à tous ceux nous ont soutenus, à leur tête la République islamique d’Iran qui a été la première à arriver en Irak et à contribuer à cet exploit, toutes les factions de la résistance ont œuvré dans le cadre d’une seule stratégie, alors que les Américains et leur maudite coalition voulaient fournir une couverture à l’expansion de Daech, et faire pression sur les groupes populaires et de résistance pour qu’il ne réagissent pas … Oui nous pouvons le dire ouvertement, la Coalition internationale et les USA ont soutenu Daech, sans vergogne, et lorsque Daech a échoué en Irak , ils sont intervenus personnellement et directement pour bombarder les forces affilées à l’axe de la Résistance ».

Les USA empêchent les Irakiens de parvenir à la frontière avec la Syrie

husseini_hezbollahEt de poursuivre : «  Ce qui se passe aujourd’hui à la frontière irako-syrienne confirme nos propos et nos montre comment les Etats-Unis interviennent directement. Les forces de la résistance tentent de libérer nos frontières avec la Syrie mais les Américains s’opposent à cela. Durant ces dix derniers jours, les Américains ont menacé les forces irakiennes de bombarder toute force qui arrive à la frontière irako-syrienne. A notre tour, nous devons parvenir aux frontières pour empêcher les Américains de s’y installer et de s’ingérer dans nos affaires. Nous sommes persuadés que tous nos problèmes politiques, sociaux, économiques et sécuritaires sont provoqués par les Américains qui ne nous inspirent aucune confiance ».

« Même l’effondrement de l’armée irakienne est due aux Américains », a conclu le porte-parole du Hezbollah d’Irak.

Tir de missiles en Syrie: un "message" de l'Iran à ses ennemis dont Israël.

Image fournie par la télévision d'Etat iranienne montrant un tir de missile iranien sur les positions des islamistes de l'EI en Syrie, le 18 juin 2017 / IRIB TV/AFP

En tirant des missiles en Syrie, l'Iran a voulu "punir les terroristes" du groupe Etat islamique (EI), mais aussi envoyer un message à ses ennemis, Arabie saoudite, Etats-Unis et Israël, sur fond de vives tensions régionales.

Pour la première fois en trente ans, depuis la guerre avec l'Irak entre 1980 et 1988, l'Iran a lancé dimanche six missiles en territoire étranger.

Objectif visé: des "bases terroristes" de l'EI à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, selon les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien.

Une action menée en représailles aux attentats perpétrés le 7 juin contre le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeiny à Téhéran, qui avaient fait dix-sept morts. Il s'agissait des premières attaques revendiquées par l'EI en Iran.

"Les frappes de missiles ne sont qu'une petite partie de la capacité punitive de l'Iran contre les terroristes et contre ses ennemis", a déclaré lundi le général Ramezan Sharif, porte-parole des Gardiens de la révolution.

"Les soutiens internationaux et régionaux des terroristes doivent comprendre cette mise en garde", a-t-il ajouté.

Selon le président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement, Allaeddine Boroujerdi, l'Iran est "entré dans une nouvelle phase de la lutte contre le terrorisme".

- 'Frapper directement' -

 

Image fournie par la télévision d'Etat iranienne montrant un tir de missile iranien sur les positions des islamistes de l'EI en Syrie, le 18 juin 2017 / IRIB TV/AFP

Image fournie par la télévision d'Etat iranienne montrant un tir de missile iranien sur les positions des islamistes de l'EI en Syrie, le 18 juin 2017 / IRIB TV/AFP

Jusqu'à dimanche, a-t-il rappelé, "on envoyait seulement des conseillers militaires sur place avec l'accord des gouvernements irakien et syrien".

Mais les tirs de missiles, en coordination avec Damas, montrent "que nous sommes capables de frapper (directement) les terroristes à plusieurs centaines de kilomètres de distance", a-t-il ajouté.

L'Iran envoie depuis des années des conseillers militaires et des volontaires iraniens, afghans et pakistanais pour combattre les jihadistes aux côtés des forces gouvernementales syriennes et irakiennes. En Syrie, ils luttent également contre les rebelles.

Plus de 2.100 de ces conseillers et volontaires ont été tués dans ces deux pays, selon Téhéran.

"Le premier message est que l'Iran se défend en punissant les terroristes", explique à l'AFP Fouad Izadi, analyste en relations internationales à l'université de Téhéran.

Mais ce n'est pas le seul, selon lui.

"Le Sénat américain vient de voter une loi pour imposer de nouvelles sanctions contre l'Iran qui visent notamment le programme balistique du pays et le message est que l'Iran, dans sa lutte contre le terrorisme, a besoin de ses missiles", souligne-t-il.

L'Iran a développé ces dernières années un vaste programme balistiques et possède de nombreux types de missiles fabriqués localement, certains d'une portée de 2.000 km pouvant atteindre Israël et les bases américaines au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis demandent régulièrement le gel de ce programme.

Une perspective rejetée catégoriquement par Téhéran qui affirme que le développement de missiles est indispensable à sa sécurité dans une région en proie à de nombreux conflits, de la Syrie au Yémen en passant par l'Irak, ainsi qu'à des attaques de groupes jihadistes contre les chiites, la confession majoritaire en Iran.

- Ryad et Israël avertis -

Les tirs de missiles en Syrie, sont aussi un "message à l'Arabie saoudite", le grand rival sunnite que l'Iran accuse de soutenir l'EI, a déclaré à l'AFP l'analyste politique Hassan Beheshtipour.

Deir Ezzor est aussi à mi-chemin entre l'Iran et Israël. En tirant des missiles dans cette direction, l'Iran envoie "un message (au Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahu qui menace régulièrement l'Iran", selon Fouad Izadi.

Les deux pays n'ont aucun lien diplomatique et s'accusent mutuellement de représenter une menace pour la stabilité au Moyen-Orient.

"Les missiles utilisés sont de moyenne portée (environ 750 kilomètres), mais l'Iran possède des missiles d'une portée encore plus grande", qui pourraient éventuellement atteindre l'Etat hébreu, ajoute M. Izadi.

L'Arabie saoudite sunnite qui s'oppose à l'Iran chiite dans tous les conflits régionaux, est également avertie quelques jours après des tirs sur des chalutiers iraniens dans le Golfe, accusés par Ryad d'être entrés dans ses eaux territoriales. Un pêcheur iranien a été tué, selon Téhéran.

Sans préciser s'il s'agissait du même incident, l'Arabie saoudite a indiqué lundi que sa marine était intervenue pour empêcher des embarcations rapides de s'approcher d'un de ses gisements pétroliers dans le Golfe. Ils transportaient "des armes destinées à des actions subversives", selon Ryad.

L'Arabie saoudite, accusée par l'Iran de soutenir des groupes jihadistes sur son territoire et d'être "impliquée" dans les attentats de Téhéran, "doit savoir que toutes ses régions pétrolières sont à portée des missiles iraniens", note Fouad Izadi.

afp

Israël : fin de partie

Les soldats israéliens en train de faire la prière juive dans le Golan syrien occupé. ©Reuters Les soldats israéliens en train de faire la prière juive dans le Golan syrien occupé. ©Reuters

Le Premier ministre israélien, Banjamin Netanyahu, affirme sur son compte twitter qu' "Israël ne laissera pas l'Iran s'implanter en Syrie". Il se paie le luxe d'écrire son message en persan et affirme : "Israël se réjouit d'un cessez-le-feu en Syrie, mais ce cessez-le-feu ne devrait pas favoriser une présence militaire de l'Iran et de ses alliés en Syrie et surtout dans le Sud syrien."

Netanyahu affirme ensuite qu'il a fait part de son inquiétude au secrétaire d'État US, Rex Tillerson et au président russe, Vladimir Poutine au sujet d'un "déploiement du Hezbollah" aux portes d'Israël : " Israël ne permettra de toute manière ni la présence du Hezbollah ni celle de l'Iran sur ses frontières ou de manière générale en Syrie."

La guerre "mondiale" contre la Syrie a été une bénédiction pour Israël : depuis 2011, il utilise les terroristes takfiristes retranchés dans le Sud syrien comme ses "propres soldats" pour faire avancer ses plans dans le sud de la Syrie: il veut surtout annexer le Golan syrien qu'il occupe depuis plus de 40 ans. Aussi la prétendue "joie" de Netanyahu de voir "un cessez-le-feu" s'installer en Syrie ne trompe personne, l'essentiel pour lui consistant à ne pas prendre le risque de s'opposer trop frontalement aux Russes et aux Américains.

Mais Israël est-il réellement capable d'empêcher le Hezbollah et au-delà de lui l'Iran, de maintenir sa présence militaire aux côtés de l'armée syrienne toujours en guerre contre les terroristes?

Debkafile, site proche des milieux du renseignement militaire de l'armée israélienne revient sur les propos de Netanyahu pour répondre à cette question : " Que la trêve aboutisse ou pas, ce n'est pas là la principale raison de l'inquiétude d'Israël, ce qui inquiète Tel-Aviv en Syrie, c'est l'Iran et le Hezbollah et leur présence sur les frontières israéliennes". Selon Debkafile, " la trêve qui vient d'être conclue entre le président Trump et son homologue russe est entrée depuis dimanche en vigueur. Elle est établie dans le sud-ouest de la Syrie, soit dans une région limitrophe à la fois des frontières israéliennes et jordaniennes. C'est un cessez-le-feu sans aucun horizon clair au regard des paramètres qui régissent la guerre en Syrie, depuis six ans qu'elle dure".

Et le site ajoute : " le Premier ministre et le ministre des Affaires militaires ne cessent de le souligner : ils ne veulent pas d'une présence du Hezbollah ou de l'Iran près des frontières israéliennes. Netanyahu a même parlé de ses inquiétudes à ce sujet, juste avant le sommet de G20 avec le secrétaire d'État US, Rex Tillerson et le président russe, Vladimir Poutine, mais les efforts de Netanyahu n'ont donné aucun résultat. L'échec de la tentative de Netanyahu nous rappelle l'autre revers, là aussi de taille, de son incapacité à empêcher l'acheminement d'armes et de munitions au Hezbollah via la Syrie. Qu'Israël le veuille ou pas, le Hezbollah reçoit des armes et continue à s'équiper".

À ce stade de l'analyse, le lecteur a l'impression que les milieux politiques et militaires israéliens commencent à se trouver face à une nouvelle réalité : les États-Unis ne sont plus prêts à s'engager dans une confrontation militaire directe contre l'axe de la Résistance pour rassurer l'allié israélien. Quant à la Russie, son alliance avec l'axe en question a obligé Netanyahu à jouer modérato cantabile. Mais Israël peut-il néanmoins compter sur la Jordanie pour avoir gain de cause? Rien n'est moins sûr : tout au long de la guerre contre la Syrie, Israël a tenté de présenter la Jordanie comme un allié qui se sent aussi inquiet que lui par la présence du Hezbollah sur ses frontières nord. Or depuis l'entrée en vigueur de la trêve, les sources jordaniennes affirment la considérer comme " un traité de cessation des hostilités". Ce qui veut dire très clairement que la Jordanie s'orienterait vers une désescalade : dans les semaines à venir, Tel-Aviv se sentira bien seul....

«L'Iran veut détruire l'Etat juif», dit Netanyahou. «C'était au Ve siècle avant J-C», répond Poutine

- Avec AFP

«L'Iran veut détruire l'Etat juif», dit Netanyahou. «C'était au Ve siècle avant J-C», répond Poutine© POOL New Source: Reuters
Benjamin Netanyahou et Vladimir Poutine lors de leur rencontre à Moscou

Lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Moscou, le Premier ministre israélien a mis en garde contre la menace que représente l'Iran qui, selon lui, serait dans la continuité de la Perse dans sa volonté de «détruire le peuple juif».

Vladimir Poutine a invité jeudi 9 mars Benjamin Netanyahou à tourner la page après que le Premier ministre israélien a évoqué la volonté ancestrale des Perses et de leurs "héritiers" iraniens de "détruire le peuple juif". Le président russe a estimé qu'il s'agissait d'histoire ancienne.

Reçu au Kremlin, le Premier ministre israélien avait violemment critiqué l'Iran, allié de la Russie au Proche-Orient. «Il y a 2 500 ans, il y a eu une tentative en Perse de détruire le peuple juif. Cette tentative a échoué et c’est ce que nous célébrons à travers la fête» de Pourim qui aura lieu dimanche et lundi [12 et 13 mars] en Israël, a précisé Benjamin Netanyahou au chef de l'Etat russe.

La fête de Pourim célèbre, selon la tradition juive, la victoire des juifs contre Haman, un vizir de l'empire perse, au Ve siècle avant J-C.

«Voilà qu’aujourd’hui l'Iran, héritier de la Perse, poursuit cette tentative de détruire l’Etat juif. Ils le disent de la façon la plus claire, ils l'écrivent sur leurs missiles», a-t-il affirmé.

«Oui, enfin, c'était au Ve siècle avant notre ère», a répondu, ironique, le président russe. «Aujourd'hui, nous vivons dans un monde différent. Alors parlons-en», a-t-il ajouté.

L'Etat hébreu considère l'Iran comme son ennemi numéro un. La République islamique, elle, ne reconnaît pas l'existence d'Israël et n'a plus de relations diplomatiques avec les Etats-Unis depuis 1980, conséquence de la révolution islamique de 1979 et de l'attaque de l'ambassade américaine par des partisans de l'ayatollah Khomeini.

Benjamin Netanyahou dénonce régulièrement le soutien militaire de l'Iran à Bachar el-Assad dans son conflit face à la rébellion syrienne. Le 5 mars, Benjamin Netanyahou avait déclaré qu'il allait tenter de convaincre Vladimir Poutine d'empêcher l'installation d'une présence militaire iranienne permanente en Syrie.

La Russie et l'Iran, fidèles alliés de Bachar al-Assad, ainsi que la Turquie, qui soutien les rebelles syriens, sont garants du cessez-le-feu entré en vigueur en Syrie depuis la fin du mois de décembre 2 016 et parrains des négociations de paix d'Astana qui cherchent à trouver une solution politique à la crise syrienne.

Lire aussi : Images impressionnantes du test de missiles iraniens

Sayed Ali Khamenei :
Israël est une page sombre de l’histoire qui va se refermer


Par Sayed – Le 21 juin 2017 – Source sayed7asan

Allocution du Guide Suprême de la République islamique d’Iran à la sixième conférence internationale de soutien à l’Intifada palestinienne à Téhéran le 21 février 2017

Traduit et sous-titré par Sayed

Transcription

Que la paix de Dieu soit sur vous, ainsi que Ses bénédictions.

Avant de commencer mon discours, je voudrais rappeler au public que c’est aujourd’hui l’anniversaire du martyre de Malcolm X, un leader musulman américain. Je voudrais demander à tous les participants de réciter la sourate Al-Fatiha (L’Ouverture) et la sourate Al-Tawhid (L’Unicité) pour l’âme de ce martyr. [Récitation]

Au Nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux,

Toute la louange est due à Dieu, le Seigneur des Mondes, et que la paix et les salutations de Dieu soient sur le Maître de tous les peuples, Muhammad al-Mustafa, ainsi que sur sa famille pure et sur ses compagnons choisis

Dieu, le Très-Sage, a dit dans le Livre Manifeste [Le Saint Coran] : « Ne vous découragez pas ! Ne vous affligez pas ! Car vous aurez bientôt la victoire, si vous avez la foi. » [Le Saint Coran, III, 139]. Et selon le plus puissant des orateurs : « Ne soyez pas pusillanimes en implorant la paix à l’ennemi alors que vous êtes les plus forts et que Dieu est avec vous. Dieu ne vous frustrera jamais du fruit de vos œuvres. » [Le Saint Coran, 47: 35].

Pour commencer, je vous accueille comme il se doit, chers invités, responsables honorables des organisations islamiques, dirigeants de divers groupes palestiniens, intellectuels, universitaires et personnalités exceptionnelles du monde de l’Islam et d’autres personnalités qui luttent pour la liberté. Je vous souhaite la bienvenue et vous remercie pour votre présence dans cette importante conférence.

L’histoire tragique de la Palestine et la tristesse extrême causée par l’oppression infligée à cette nation patiente, endurante et résistante, affligent profondément tout individu aspirant à la liberté, à la vérité et à la justice, et provoquent une souffrance et une douleur déchirantes dans le cœur de chacun.

L’histoire de la Palestine est pleine de hauts et de bas, marquée par l’occupation cruelle de cette région, qui a rendu des millions d’individus sans domicile [réfugiés et déplacés], et la Résistance courageuse de ce peuple héroïque. Une recherche historique intelligente montre qu’aucun peuple dans aucune ère de l’Histoire n’a jamais été soumis à une telle douleur, une telle souffrance et une telle cruauté. Jamais auparavant un pays n’a été occupé dans un complot suprarégional, jamais un peuple entier n’a été chassé de sa maison et de son pays afin qu’un autre groupe de gens venant de contrées lointaines du monde soit apporté pour remplacer cette nation. Il n’a jamais été observé qu’une entité réelle soit ignorée et qu’une fausse entité prenne sa place.

Mais c’est une autre page honteuse de l’histoire qui se refermera avec l’autorisation et l’assistance de Dieu l’Exalté, comme d’autres pages honteuses de l’histoire [qui ont déjà disparu]. « Certes, la fausseté est vouée à disparaître. » [Coran, 17, 81]. Et Il dit également : « Mes pieux serviteurs hériteront de la Terre. » [Coran, 21, 105].

Votre conférence se déroule dans une des situations mondiales et régionales les plus difficiles. Ces jours-ci, notre région – qui a toujours soutenu les Palestiniens dans leur lutte contre une conjuration mondiale – connaît de nombreux bouleversements et crises. Les crises existantes dans plusieurs pays islamiques de la région ont sapé la question de la Palestine et l’idéal sacré de la libération d’Al-Quds (Jérusalem). Porter notre attention sur le résultat de ces crises nous aide à comprendre quelles puissances bénéficient de l’existence de ces crises.

Ceux qui ont créé le régime sioniste dans la région dans le but d’entraver sa stabilité, sa solidité et ses progrès en lui imposant un conflit à long terme sont également derrière les séditions existantes à l’heure actuelle. Ces séditions ont atteint un paroxysme dans le fait que les capacités des nations régionales sont utilisées pour se saper mutuellement à cause de l’engagement dans des conflits futiles et insensés.

Lorsque toutes ces capacités seront ruinées, le terrain sera prêt pour renforcer quotidiennement le régime sioniste usurpateur. Au milieu de tout cela, nous sommes témoins des efforts de personnalités bien intentionnées et sages dans la communauté islamique. Elles essaient avec diligence de résoudre ces différends. Malheureusement, les complots retors de l’ennemi ont réussi à imposer des guerres civiles aux nations en profitant de la négligence de certains gouvernements. Ces complots ont réussi à monter les nations les unes contre les autres et à contrecarrer l’effet des efforts que les personnalités bien intentionnées de la communauté islamique ont menés.

Ce qui est significatif à cet égard, c’est l’effort visant à affaiblir la place de la question de la Palestine et à lui accorder la plus basse priorité. Malgré les différences qui existent entre les pays islamiques – certaines de ces différences sont naturelles, certaines proviennent de l’intrigue de l’ennemi et le reste est dû à la négligence – la question de la Palestine peut et devrait être le pivot de l’unité de tous les pays islamiques. L’un des accomplissements de cette précieuse conférence est d’annoncer la principale priorité du monde de l’Islam et des combattants de la liberté du monde entier, à savoir la question de la Palestine et la création d’une atmosphère d’harmonie et d’unanimité dans le but d’atteindre le but élevé de soutenir le peuple de Palestine et sa lutte véridique et axée sur la justice.

L’importance d’offrir un soutien politique au peuple palestinien ne doit jamais être négligée. Cette question a une priorité particulière dans le monde d’aujourd’hui. Même si les nations musulmanes et les pays qui recherchent la liberté ont des points de vue et des opinions différents, ils peuvent se réunir avec un seul but qui est la Palestine et la nécessité de la libérer. Avec l’émergence de signes de l’effondrement du régime sioniste et de la faiblesse qui a dominé ses principaux alliés – en particulier les États-Unis d’Amérique – on s’aperçoit que l’environnement mondial évolue progressivement vers la confrontation des activités hostiles, illégales et inhumaines du régime sioniste. Bien sûr, la communauté mondiale et les pays régionaux n’ont pas encore réussi à s’acquitter de leurs responsabilités à l’égard de cette question humanitaire.

La répression des Palestiniens de manière brutale, les nombreuses arrestations, le pillage et l’assassinat, l’occupation des terres qui appartiennent à la nation palestinienne et la construction de colonies sur celles-ci, l’effort pour changer l’apparence et l’identité de la ville sainte d’Al-Quds (Jérusalem), de la mosquée Al-Aqsa et d’autres lieux saints islamiques et chrétiens, la violation des droits fondamentaux des citoyens et de nombreux autres abus continuent d’exister. Ces actes bénéficient du soutien total des États-Unis d’Amérique et d’autres gouvernements occidentaux et, malheureusement, ils ne reçoivent pas une réponse appropriée du monde.

Les Palestiniens sont fiers que Dieu l’Exalté leur a accordé une grande faveur en les aidant à assumer la grande responsabilité de défendre cette Terre sainte et la mosquée Al-Aqsa. Le peuple de Palestine n’a d’autre choix que de maintenir allumées les flammes de la lutte en s’appuyant sur Dieu l’Exalté et sur ses propres capacités, comme il l’a authentiquement fait jusqu’à aujourd’hui. L’Intifada qui a commencé pour la troisième fois sur les territoires occupés est soumise à plus de répression que les deux précédentes, mais elle se poursuit toujours de manière éclatante et prometteuse.

Et avec la permission de Dieu, nous verrons que cette Intifada commencera un chapitre très important de l’histoire de la lutte et qu’elle infligera une autre défaite à ce régime usurpateur.

Dès le début, cette tumeur cancéreuse s’est développée en plusieurs phases jusqu’à ce qu’elle se soit transformée en la catastrophe actuelle. Le remède contre cette tumeur devrait également être développé en plusieurs phases. Jusqu’à aujourd’hui, plusieurs Intifadas et une Résistance constante et continue ont réussi à atteindre des objectifs très importants. L’Intifada palestinienne continue de galoper vers l’avant de manière tonitruante afin qu’elle puisse atteindre ses autres objectifs jusqu’à la libération complète de la Palestine.

Le grand peuple de Palestine – qui assume le lourd fardeau de confronter le sionisme mondial et de ses partisans tyranniques – a donné à tous les prétendants l’occasion de mettre leurs revendications à l’épreuve et ils l’ont fait de manière patiente mais avec vigueur et fermeté. Le jour où des « propositions de compromis » ont été soulevées sérieusement avec la fausse excuse du réalisme et de la nécessité d’accepter des droits minimaux afin d’éviter que ces droits ne soient violés, le peuple de Palestine et toutes ces orientations qui connaissaient déjà la vacuité de cette démarche lui ont donné une chance. Bien sûr, dès le début, la République Islamique d’Iran a insisté sur le caractère dévoyé des stratégies de compromis et a mis en garde contre leurs effets néfastes et les lourds dégâts qu’elles allaient entraîner. L’opportunité qui a été accordée à la procédure de compromis a entraîné des effets destructeurs sur la voie de la Résistance et de la lutte de la nation palestinienne, mais son seul avantage fut de prouver dans les faits la fausseté des perspectives du soi-disant « réalisme ».

Fondamentalement, le régime sioniste a été formé de telle sorte qu’il ne pouvait éviter de rechercher la domination, de réprimer les autres et de violer les droits inaliénables des Palestiniens. Cela parce que son entité et son identité dépendent de la destruction progressive de l’entité et de l’identité de la Palestine. L’entité illégitime du régime sioniste ne continuera d’exister que si elle est fondée sur les ruines de l’identité et de l’entité de Palestine. C’est pourquoi la protection de l’identité palestinienne et la préservation de tous les symboles de cette identité véridique et naturelle sont une nécessité et un saint djihad (effort dans la voie de Dieu).

Aussi longtemps que le nom et la mémoire de la Palestine ainsi que les flammes vives de la Résistance totale de cette nation seront préservés, il ne sera pas possible que les fondations de ce régime usurpateur soient renforcées. Le problème du « compromis » n’est pas seulement qu’il légitime un régime usurpateur en violant les droits d’une nation – bien sûr, il s’agit d’une erreur grave et impardonnable en elle-même –, mais surtout, le problème est qu’il est complètement en contradiction avec la condition actuelle de la Palestine et qu’il ne tient pas compte des caractéristiques expansionnistes, oppressives et avides des sionistes. Cependant, en saisissant leurs chances, ces gens-là ont réussi à prouver l’égarement de ceux qui soutiennent le compromis. En conséquence, une sorte de consensus national a émergé quant aux méthodes correctes de lutte pour affirmer les véritables droits de la nation palestinienne.

Maintenant, les Palestiniens ont fait l’expérience de deux paradigmes différents au cours des trois dernières décennies de leur histoire et ils ont compris la relation de ces deux paradigmes avec leurs conditions. Le paradigme de la Résistance héroïque et continue et de l’Intifada sainte s’oppose au paradigme du compromis. Le premier paradigme a apporté de grands accomplissements pour cette nation. Ce n’est pas sans raison que nous voyons aujourd’hui la Résistance attaquée et l’Intifada remise en cause par des centres notoires.

On ne doit pas s’attendre à ce que l’ennemi agisse autrement parce qu’il est pleinement conscient de la justesse et du caractère fructueux de cette voie. Cependant, nous voyons parfois que certaines de ces orientations, et même des pays qui défendent apparemment la question palestinienne, mais qui tentent de détourner la voie authentique de ce peuple, attaquent la Résistance en réalité. Leur allégation est que, dans ses plusieurs décennies d’existence, la Résistance n’a pas encore réussi à aider la Palestine à atteindre sa libération et que, par conséquent, cette méthode doit être reconsidérée.

En réponse, nous disons que même si la Résistance n’a pas réussi à atteindre son but ultime – la libération totale de la Palestine – elle a réussi à maintenir vivante la question de la Palestine. Nous devrions nous demander dans quelle condition nous serions aujourd’hui si la Résistance n’existait pas. La réalisation la plus importante de la Résistance est d’avoir créé un obstacle majeur à la réalisation des projets sionistes. Le succès de la Résistance consiste à avoir imposé une guerre d’attrition à l’ennemi. En d’autres termes, elle a réussi à vaincre le plan principal du régime sioniste, à savoir la domination de l’ensemble de la région.

Dans ce processus, l’essence de la Résistance et les soldats qui se sont engagés dans la Résistance depuis le début contre la création du régime sioniste, et qui ont maintenu bien haut le drapeau de la Résistance et l’ont transmis aux générations futures en sacrifiant leur vie, devraient être loués et célébrés.

Le rôle de la Résistance dans les époques post-occupation n’est un secret pour personne, et sans aucun doute, la victoire de la Résistance dans la guerre de 1973 ne peut pas être ignorée, bien que ce fut une victoire étroite. Depuis 1982, le fardeau de la Résistance est retombé presque entièrement sur le peuple en Palestine, mais la Résistance islamique au Liban – le Hezbollah – s’est mise à aider les Palestiniens dans la voie de leur combat. Si la Résistance n’avait pas mis le régime sioniste à genoux, nous serions maintenant témoins de ses agressions contre d’autres pays de la région, de l’Égypte à la Jordanie, de l’Irak et la région du Golfe Persique à d’autres régions.

Cette réalisation est très importante, mais ce n’est pas la seule réalisation de la Résistance. La libération du sud du Liban et de Gaza est la réalisation de deux objectifs phares importants dans le processus de libération de la Palestine. Cela a contribué à inverser le processus d’expansion géographique du régime sioniste.

Depuis le début des années 1980, non seulement le régime sioniste n’a pas réussi à envahir de nouveaux territoires, mais il a également commencé à se retirer. Cette retraite a commencé avec son départ humiliant du sud du Liban et a continué avec un autre retrait humiliant de Gaza. Personne ne peut nier le rôle majeur et déterminant de la Résistance dans la première Intifada. Durant la deuxième Intifada également, le rôle de la Résistance fut fondamental et exceptionnel. Cette Intifada a finalement forcé le régime sioniste à quitter Gaza. La guerre de 33 jours au Liban et les guerres de 22 jours, 8 jours et 51 jours à Gaza furent toutes des pages brillantes dans la feuille de performance de la Résistance. Ces guerres sont une source de fierté pour toutes les nations de la région, pour le monde de l’Islam et pour tous les combattants de la liberté dans le monde.

Durant la guerre de 33 jours, toutes les voies d’aides à la nation libanaise et aux vaillants et résistants soldats du Hezbollah avaient été bloquées, mais par la faveur de Dieu et grâce à la grande force des Résistants du Liban, le régime sioniste et son principal allié – les États-Unis d’Amérique – ont subi une défaite humiliante suite à laquelle ils n’oseront plus attaquer cette zone. Les actions de Résistance continues de Gaza – qui s’est maintenant transformée en forteresse invincible – ont montré au cours de plusieurs guerres que ce régime est trop faible pour résister à la volonté d’une nation.

Le héros principal des guerres de Gaza est la nation courageuse et résistante qui continue de défendre cette forteresse en s’appuyant sur le pouvoir de la foi en dépit de nombreuses années de siège économique. Il est nécessaire de célébrer tous les groupes impliqués dans la Résistance palestinienne, y compris les Brigades al-Quds du Jihad Islamique, les Brigades Izz al-Din al-Qassam du Hamas, Kataeb al-Shuhada al-Aqsa du Fatah et Kataeb Abu Ali Mustafa du Front populaire pour la libération de la Palestine – qui ont toutes joué un rôle important dans ces guerres.

Chers invités !

Les dangers provenant de la présence du régime sioniste ne doivent jamais être ignorés ! Par conséquent, la Résistance devrait bénéficier de tous les outils nécessaires pour continuer à remplir son devoir. Sur cette voie, toutes les nations et gouvernements régionaux et tous ceux qui aspirent à la liberté dans le monde devraient répondre aux principaux besoins de cette nation résistante. Le pivot principal de la Résistance est la fermeté et l’endurance du peuple palestinien qui ont élevé des enfants courageux et résistants. Répondre aux besoins du peuple palestinien et de la Résistance palestinienne est une responsabilité importante et vitale qui doit être exercée par chacun d’entre nous.

Ce faisant, nous ne devons pas ignorer les besoins fondamentaux de la Résistance en Cisjordanie, parce que la Cisjordanie supporte le fardeau principal de la répression de l’Intifada. En apprenant de son passé, la Résistance palestinienne devrait prêter attention à ce point important : la Résistance et la Palestine sont des causes trop précieuses et élevées pour s’impliquer dans les différences entre les pays islamiques et arabes ou les différences nationales, ethniques et confessionnelles qui existent dans différents pays. Les Palestiniens, en particulier les groupes de Résistance, devraient apprécier la valeur de leurs précieuses positions et éviter de se mêler à ces différences. Les pays islamiques et arabes et toutes les orientations islamiques et nationales devraient être au service de l’idéal palestinien.

Soutenir la Résistance est la responsabilité de chacun d’entre nous. Personne n’a le droit d’avoir des attentes particulières à leur égard en échange d’une aide. La seule condition de toute aide est que cette aide soit consacrée au renforcement de la population palestinienne et de la structure de la Résistance. L’engagement pour l’idée de fermeté face à l’ennemi et pour la Résistance dans toutes ses dimensions (doit suffire à) garantir la poursuite de cette aide.

Notre position sur la Résistance est une position de principe, qui n’a rien à voir avec un groupe particulier. Nous sommes avec tout groupe qui est ferme sur cette voie et tout groupe qui abandonne cette voie s’est éloigné de nous. La profondeur de notre relation avec les groupes impliqués dans la Résistance islamique dépend uniquement du niveau de leur engagement envers le principe de Résistance.

Un autre point qui devrait être soulevé est l’existence de certaines différences entre les différents groupes palestiniens. L’existence de divergences d’opinion est naturelle et compréhensible en raison de la diversité des goûts parmi ces organisations, et tant que ces différences se limitent à cela, elles mèneront à une coopération croissante et approfondie dans la lutte du peuple palestinien. Cependant, le problème commence lorsque ces différences aboutissent à des escarmouches et – Dieu nous en préserve – de sérieux conflits.

Si cela se produit, ces différentes mouvances entreraient de fait dans la voie souhaitée par l’ennemi commun de tous. Elles le feraient en neutralisant les pouvoirs et les capacités l’une de l’autre. La gestion des désaccords et des divergences d’opinions est une compétence qui devrait être utilisée par toutes les mouvances principales. Elles devraient formuler leurs différents plans de combat de telle sorte que ces plans ne fassent pression que sur l’ennemi et contribuent à renforcer la cause. L’unité nationale sur la base d’un plan de djihad est une nécessité nationale pour la Palestine. On espère que toutes les mouvances tenteront d’atteindre cette unité, conformément aux demandes de tous les Palestiniens.

Actuellement, la Résistance lutte contre un autre complot qui est l’effort de certains soi-disant amis pour détourner la Résistance et l’Intifada des Palestiniens de son cours et la vendre aux ennemis de la nation palestinienne dans leurs transactions secrètes avec eux. Cependant, la Résistance est trop intelligente pour tomber dans ce piège. L’une des raisons en est que le peuple palestinien est le véritable dirigeant des combats et de la Résistance, et les expériences passées montrent qu’en acquérant une compréhension précise des conditions en vigueur, il empêche de tels écarts. Si à Dieu ne plaise l’une des orientations de la Résistance tombe dans ce piège, le peuple pourra reproduire ce schéma comme il l’a fait par le passé. Si un groupe baisse le drapeau de la Résistance, un autre groupe sortira sans aucun doute du cœur du peuple palestinien pour le relever à nouveau.

Sans aucun doute, lors de cette conférence, vous, les honorables participants, ne vous préoccuperez que de la Palestine, qui, au cours des dernières années, n’a malheureusement pas reçu l’attention requise et nécessaire. Sans aucun doute, les crises existantes dans toutes les zones de la région et de la Communauté islamique méritent une attention particulière, mais ce qui a causé cette réunion est la question de la Palestine. Cette conférence peut être un modèle pour tous les musulmans et les nations régionales pour progressivement maitriser leurs différences en s’appuyant sur leurs points communs et pour préparer le terrain en résolvant chacune de ces différences, pour le renforcement croissant de la Communauté de Muhammad (les salutations de Dieu soient sur Lui).

Pour finir, je me dois de vous remercier tous encore une fois, honorables invités, pour votre présence précieuse. De même, j’aimerais remercier l’estimé Président du Conseil consultatif islamique et ses collègues du dixième Conseil pour les efforts qu’ils ont fait pour organiser cette conférence.

Je demande à Dieu le Bienveillant de tous vous aider à servir la cause de la Palestine en tant que le problème le plus important du monde de l’Islam et comme pivot de l’unité de tous les musulmans et de tous les hommes libres du monde.

Que les salutations et la miséricorde de Dieu soient sur les âmes élevées de tous les martyrs, en particulier sur les honorables martyrs de la Résistance face au régime sioniste, sur tous les soldats sincères du front de la Résistance et sur l’âme immaculée du fondateur de la République Islamique [l’Imam Khomeini] qui a accordé la plus grande attention à la question de la Palestine.

Puissiez-vous réussir et triompher.

Les salutations de paix de Dieu soient sur vous, ainsi que Sa miséricorde et Ses Bénédictions.

Publié par Michel Garroté le 20 novembre 2013

Ayatollahs-1

Michel Garroté, réd en chef  –-  Hier soir, j’ai regardé « Apocalypse Hitler » sur France 2. Cet excellent documentaire analyse l’ascension d’Hitler sous tous ses aspects, psychologiques, économiques et sociologiques. Ce matin, sur le wire, je tombe sur une dépêche d’agence de presse reproduisant les propos nazislamistes de l’homme qui détient le réel pouvoir en Iran, le guide suprême et ayatollah Ali Khamenei. L’histoire se répète. Au temps du national-socialisme, quelques rares personnalités lucides avaient très vite compris qu’Hitler voulait entraîner le monde dans une effroyable guerre. Ces personnalités ne furent pas entendues. Bilan : six ans de guerre mondiale ; un génocide ; 50 millions de morts.

Aujourd’hui, quelques rares personnalités lucides, surtout depuis 2007, tirent la sonnette d’alarme, car ils ont compris que Khamenei veut détruire Israël et entraîner le monde dans une effroyable guerre (cf. sources en bas de page). Ces personnalités ne sont pas entendues. Résultat : à part l’Etat d’Israël lui-même, personne ne prémunira le peuple juif israélien contre un génocide à l’arme nucléaire iranienne. Hitler a utilisé une forme de messianisme temporel pour tenter de justifier la Shoah. Khamenei utilise une forme de messianisme chiite pour tenter de justifier une deuxième Shoah.

Le guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, a refusé mercredi tout recul sur les « droits nucléaires » de son pays et il a refusé tout recul sur les lignes rouges édictées par lui dans les négociations avec les grandes puissances qui reprennent cet après-midi à Genève. L’Iran, qui allègue être décidé à parvenir à un accord, accuse Israël de vouloir « torpiller » les négociations. L’ayatollah Khamenei a de nouveau attaqué dans son discours l’Etat hébreu, le « chien enragé » de la région qui selon lui est « voué à la disparition ».

Khamenei a déclaré : les ennemis, notamment par la bouche sale et malveillante du chien enragé de la région, le régime sioniste, disent que l’Iran représente une menace pour le monde. Les fondements du régime sioniste ont été affaiblis très fortement et il est voué à la disparition », a affirmé l’ayatollah, après avoir qualifié en octobre Israël de « régime illégitime et bâtard ».

Le discours nazislamiste du guide suprême d’Iran, l’ayatollah Ali Khamenei, résonne comme une menace à ses propres négociateurs engagés face aux pays du groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne) dans des discussions sur le programme nucléaire offensif iranien. « J’insiste sur la consolidation des droits nucléaires de l’Iran », a déclaré l’ayatollah Khamenei devant 50.000 miliciens islamistes, dans son discours diffusé en direct par la télévision d’Etat.

« Je n’interviens pas dans le détail des négociations mais il y a des lignes rouges que les responsables doivent respecter sans avoir peur de l’agitation des ennemis et je l’ai dit aux responsables », a affirmé Khamenei, numéro un iranien, qui a la haute main sur les décisions stratégiques du pays, y compris le dossier nucléaire. Parmi les lignes rouges iraniennes figurent le droit à enrichir l’uranium sur le sol iranien et le refus de fermer le site souterrain d’enrichissement de Fordo et le réacteur à eau lourde d’Arak.

A Genève, le groupe 5+1 et l’Iran vont tenter de finaliser un premier accord sur le programme nucléaire iranien qui cache un volet militaire. Le texte présenté par les pays occidentaux afin de tenter de neutraliser partiellement les activités nucléaires iraniennes militaires prévoit notamment l’arrêt de l’enrichissement à 20%, la réduction du stock d’uranium à 20% et l’arrêt de la construction de la centrale à eau lourde d’Arak. En échange, les pays occidentaux proposent d’alléger les sanctions internationales contre l’Iran.

Israël est en mesure de stopper le programme nucléaire de l’Iran par lui-même si nécessaire. Israël peut stopper le programme nucléaire de l’Iran pour un très long moment s’il le veut et il n’y a aucun doute qu’Israël est prêt à prendre la décision de frapper les installations nucléaires iraniennes unilatéralement si nécessaire. Israël a la capacité de se défendre. Et Israël se défendra si nécessaire. Israël a dit ces choses très clairement, y compris à l’ONU.

Israël a dit que si le monde n’agit pas, il résoudra le problème seul. Israël est en mesure d’agir. Ce n’est pas facile. La capacité de causer des dommages au programme nucléaire iranien n’est pas aussi forte que celle des Etats-Unis, mais cette capacité existe et Israël ne restera pas les bras croisés s’il voit que l’Iran avance vers l’arme nucléaire. L’accord actuellement proposé à l’Iran risque de conduire à une situation similaire à celle connue avec la Corée du Nord.

L’accord prévu avec l’Iran n’est pas bon car il entraîne un grand risque qu’Israël et le monde ne soient pris par surprise et que l’Iran arrive à une arme nucléaire. Et un exemple de cela, c’est la Corée du Nord. Quand les Israéliens parlent avec les Sud-coréens, ils voient exactement quel est le prix d’un mauvais accord.

Les actuelles négociations avec l’Iran montrent que pour le moment on se dirige vers un mauvais accord, un accord dans lequel l’Iran contribue a des choses inutiles qui auraient pu avoir une signification il y a un an ou deux, mais qui a la lumière des progrès technologiques de l’Iran, n’ont plus de sens aujourd’hui.

Reproduction autorisée avec mention :

© Michel Garroté réd en chef www.dreuz.info

Sources :

http://www.dreuz.info/2013/10/55951leurope-a-t-elle-tire-les-lecons-de-la-shoah/

http://www.dreuz.info/2009/10/article-faire-face-au-defi-de-l-identite-38287491/

http://www.dreuz.info/2012/08/la-guerre-perpetuelle-contre-israel/

http://www.jpost.com/Opinion/Op-Ed-Contributors/Mobilize-now-save-the-world

Iran Actualités  | اخبار ايران 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CNRI – Le régime iranien poursuit son programme de recherche sur les technologies nucléaires selon les données des services secrets allemands ces deux derniers mois. Les preuves montrent que le régime iranien poursuit sa recherche technologique sur les armes nucléaires et les missiles de pointe, ceci au mépris total de l’accord nucléaire de 2015 et des résolutions de l’ONU.

Le rapport écrit : « Il n’y a pas de preuve d’un revirement complet des politiques atomiques iraniennes en 2016. L’Iran essaie de développer la technologie pour transporter des missiles pour son programme balistique. »

Le rapport de l’agence des services fédéraux des renseignements d’Hambourg (FDIA) a également révélé que le régime espionne les institutions juives et israéliennes. « L’État d’Israël, ses représentants et ses soutiens, tout comme les membres de la communauté religieuse juive font partie des ennemis déclarés de l’Iran. Même l’accord passé entre l’Iran et l’Occident pour résoudre le conflit nucléaire n’a pas changé cette attitude. Ainsi, les organisations liées aux services secrets iraniens espionnent toujours des cibles juives et israéliennes en Allemagne. »

Le rapport a cité la poursuite judiciaire de trois Allemands qui ont fourni 51 valves spéciales qui pourraient être utilisées pour le réacteur d’eau lourde iranien d’Arak. Ceci pourrait être utilisé pour créer du plutonium pour des armes nucléaires en violation directe sur les lois d’exportation allemandes. Le rapport indique que l’Iran avait promis de démanteler cette installation à la suite de l’accord sur le nucléaire, mais ce n’est toujours pas fait.

Le rapport de la FDIA ajoute : « Même avec toutes les sanctions nationales et internationales, des pays comme l’Iran, le Pakistan et la Corée du Nord essaient d’optimiser leurs efforts concernant ces technologies (…) L’Iran cherche des produits et des scientifiques dans le domaine du développement des armes de destruction massive tout comme des technologies pour les missiles. »

Ce rapport cite 49 exemples d’activités illégales du régime iranien sur internet, d’espionnage, de terrorisme et de tentatives pour se procurer des armes de destruction massive.

Les services allemands révèlent que dans un cas, le régime iranien a utilisé une compagnie-écran chinoise afin d’échapper à la détection et pour acheter la technologie nécessaire au développement de missiles balistiques iraniens. Heureusement, cela a été découvert par les responsables des services secrets allemands.

Un rapport de la FDIA de Rhénanie Palatinat indique : « [En 2016], des sociétés allemandes situées en Rhénanie Palatinat ont été contactées pour des approvisionnements illégaux [par le Pakistan, la Corée du Nord et l’Iran.] Ces tentatives d’approvisionnement impliquent des matériaux qui font l’objet d’autorisations et d’approbation selon les restrictions légales d’exportation et les embargos de l’ONU. Ces matériaux pourraient être utilisés dans des programmes nucléaires et de missiles de ces pays. »

09 juillet 2017

  • A propos

    Jean-Pierre Filiu est professeur des universités en histoire du Moyen-Orient contemporain à Sciences Po (Paris). Il a aussi été professeur invité dans les universités de Columbia (New York) et de Georgetown (Washington). Ses travaux sur le monde arabo-musulman ont été diffusés dans une douzaine de langues. Il a aussi écrit le scénario de bandes dessinées, en collaboration avec David B. ou Cyrille Pomès, ainsi que le texte de chansons mises en musique par Zebda ou Catherine Vincent. Il est enfin l’auteur de biographies de Jimi Hendrix et de Camaron de la Isla.

 

 

Quand Israël bombarde la Syrie… à partir de la Syrie

Les accrochages de plus en plus fréquents au nord-est d’Israël se déroulent en fait en Syrie, dont Israël occupe une partie du territoire depuis 1967.

Dans cette carte publiée par l’armée israélienne, le « contrôle israélien » est en fait comme en droit une occupation d’un territoire syrien.

Benyamin Netanyahou et son gouvernement justifient régulièrement leurs interventions en Syrie par la nécessité de protéger le « territoire israélien ». Or ces accrochages interviennent généralement le long d’une ligne tracée par l’ONU en territoire syrien, séparant la partie du Golan occupée par Israël depuis 1967 du reste de ce plateau, où l’autorité du régime Assad est contestée par différentes milices. Cette guerre dans la guerre de Syrie mérite un éclaircissement spécifique.

L’HERITAGE DE KISSINGER

C’est en juin 1967, à la faveur de la « guerre des Six jours », qu’Israël s’est emparé du plateau syrien du Golan. Au-delà des ressources hydrauliques de ce « château d’eau » naturel, l’Etat hébreu prenait le contrôle d’une hauteur stratégique qui permettait à l’armée syrienne de surplomber le lac de Tibériade. Durant le conflit d’octobre 1973, les parachutistes syriens parvinrent à reprendre temporairement le contrôle du Golan, reconquis par Israël après des combats acharnés. Le chef de la diplomatie américaine, Henry Kissinger, entama ses « navettes » entre Damas et Tel Aviv et aboutit, après des dizaines d’heures de négociations laborieuses, à un accord de désengagement sur le Golan, en mai 1974.

Cet accord, conclu donc sous la médiation des Etats-Unis, fut ensuite endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU, qui établit alors une Force des Nations Unies pour observer le dégagement (FNUOD) de plus d’un millier d’hommes. La FNUOD patrouille une « zone de séparation » (en violet sur la carte ci-dessus), sous souveraineté syrienne, mais où le régime Assad ne peut déployer que des forces de police, son armée restant cantonnée à l’est. Israël s’est retirée de cette « zone de séparation », non sans détruire méthodiquement la ville de Kuneitra, préfecture du Golan, préalablement à son retrait. Le dispositif inspiré par Kissinger est globalement resté en place depuis 1974, faisant de la frontière nord-est d’Israël la plus calme de toutes celles de l’Etat hébreu.

Israël occupe dès lors depuis 1967 un territoire syrien d’une superficie de 1154 kilomètres carrés. L’annexion du Golan, votée par la Knesset en décembre 1981, a été jugée « nulle et non avenue » par un vote pour une fois unanime du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution 497, approuvée entre autres par les Etats-Unis, « exige qu’Israël, la puissance occupante, rapporte sans délai sa décision ». Le processus de paix, mené sous l’égide de Washington entre Israël et la Syrie de 1993 à 2000, portait d’ailleurs sur le retrait israélien du Golan, dont les dirigeants israéliens discutaient les modalités, et non le principe. Ces pourparlers ont achoppé à la fois sur l’amateurisme de l’administration Clinton et sur l’intransigeance de Hafez al-Assad, qui refusait de céder un pouce du territoire syrien et exigeait un accès syrien au lac de Tibériade.

LA NOUVELLE DONNE

Ces longues années de négociations, malgré leur inaboutissement, prouvent cependant le caractère à la fois relatif et réversible de « l’annexion » du Golan par Israël. L’occupation de ce plateau est un moyen en vue d’une fin, et non un but en soi, et si la sécurité d’Israël peut être garantie par d’autres moyens, par exemple la fin de « l’état de guerre » formellement en vigueur et une paix durable avec Damas, le Golan peut être mis dans la balance. La situation a évidemment changé du tout au tout avec la vague révolutionnaire qui a traversé la Syrie à partir du printemps 2011. Israël n’a jamais caché sa préférence, au moins par défaut, pour un maintien de Bachar al-Assad au pouvoir, tant le dictateur syrien, à l’image de son père avant lui, avait respecté le cessez-le-feu en vigueur depuis 1974.

Netanyahou a cependant assorti ce soutien tacite à Assad d’une série de « lignes rouges » dont le franchissement entraînait une riposte immédiate d’Israël, soit en cas de renforcement du Hezbollah, soit lors d’incidents sur le Golan. Israël a par ailleurs fait avaliser par les Etats-Unis son obsession pour le programme chimique syrien. C’est ainsi que la ligne tracée par l’ONU sur le Golan en 1974 s’est progressivement « réchauffée ». Israël a pour politique de ne jamais laisser sans réponse les tirs, même involontaires, et a toujours réagi par ses blindés, son artillerie ou son aviation.

Cette politique assez sommaire s’est complexifiée ces derniers temps et Israël semble maintenant avoir au moins deux fers au feu : d’une part, Netanyahou cherche à restaurer sous l’égide de la Russie une forme d’arrangement de sécurité avec le régime Assad, afin d’éviter le double risque d’une implantation au pied du Golan du Hezbollah et de Daech ; d’autre part, Israël soutient de moins en moins discrètement des milices syriennes dans la zone-tampon qui sépare ses propres troupes d’occupation des forces loyales au régime Assad.

L’accord entre les Etats-Unis et la Russie sur un cessez-le-feu dans le sud-ouest de la Syrie, annoncé le 7 juillet en marge du sommet du G20, s’inscrit parfaitement dans le cadre de cette double politique israélienne. Cet accord concerne avant tout les contreforts du Golan, ainsi que les provinces de Deraa, berceau de la révolution syrienne, et de Soueida. Les groupes insurgés qui continuent de combattre Assad, sans être liés à Israël, seront les premières victimes de la mise en œuvre d’un tel accord, auquel la Jordanie a apporté son aval. Moscou a annoncé la supervision d’un tel cessez-le-feu par la police militaire russe, même si Israël pousse à un plus grand engagement de l’administration Trump, sans réponse officielle à ce stade de Washington.

Ces manœuvres multiformes découlent d’une volonté de plus en plus affichée d’Israël d’intervenir dans le conflit syrien. Elles ne peuvent cependant être analysées sereinement sans rappeler encore et encore la réalité de l’occupation israélienne du Golan. C’est pour défendre cette prise de guerre, et non le « territoire israélien », que le gouvernement Netanyahou a impliqué Israël de manière inédite dans la crise syrienne.