WWIII : L'IRAN PROCHAINE EXTENSION DE LA GUERRE AU MOYEN-ORIENT.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

 

C’est officiel : Les gardiens de la Révolution iranienne lancent leur campagne de recrutement en préparation de leur guerre contre le Kurdistan irakien, s’il proclame son Indépendance (une deuxième guerre de 1948 version kurde)

Les forces des Gardiens de la Révolution iranienne présentes au Kurdistan iranienne et leurs centres de recrutement, connus pour être tenus par les Basijs, ont reçu l’ordre de lancer une campagne de recrutement en préparation d’une possible guerre contre la région autonome du Kurdistan d’Irak, dans l’éventualité de la proclamation de soin Indépendance, à l’issue d’un référendum prévu le 25 septembre 2017.

Mercredi, le journaliste kurde d’Iran Azad Mustovi a cité une source bien informée au Kurdistan Iranien, disant qu’au cours de ces derniers jours, les quartiers-généraux des Gardiens de la Révolution et les forces de mobilisation « ont lancé une campagne de recrutement pour envoyer des troupes envahir le Kurdistan irakien si nécessaire », en cas de guerre probable contre les Peshmergas kurdes de la région autonome d’Irak, si jamais les Kurdes s’aventuraient à déclarer l’Indépendance du Kurdistan, qui est prévue à l’issue du référendum du 25 septembre.

Selon cette source interne aux Pasdaran, s’exprimant sous condition d’anonymat, certains éléments des Gardiens de la Révolution Iranienne qui sont d’origine kurde ont catégoriquement déclaré leur refus de se battre contre les Kurdes d’Irak, mais disent être prêts à combattre Daesh.

Mustovi a déclaré à Al-Arabiya que : « Depuis que le Président de la région autonome du Kurdistan d’Irak, Masoud Barzani, a annoncé l’organisation d’un référendum sur l’Indépendance à l’égard de l’Irak, le 25 septembre, le régime iranien tente de l’empêcher par tous les moyens et à n’importe quel prix ».

En juin, le gouvernement iranien a condamné cette orientation des Kurdes vers l’indépendance du nord de l’Irak, exhortant toutes les parties à « respecter la constitution irakienne et à maintenir l’unité ».

« Ce geste unilatéral d’Erbil (la capitale du Kurdistan d’Irak) est inacceptable » avait alors déclaré Bahram Qasimi, le porte-parole du Ministère iranien des Affaires étrangères.

« La région du Kurdistan fait partie de l’Irak et elle ne peut pas se séparer du reste du pays », avait insisté Qassim, désignant le « référendum sur l’Indépendance du Kurdistan », un « geste irresponsable ».

Le Président du Gouvernement Régional du Kurdistan (GRK) Massoud Barzani, a annoncé que le 25 septembre serait le jour du référendum sur l’Indépendance du Kurdistan.

Aussi bien l’Iran que la Turquie sont totalement opposés à ce référendum pour l’indépendance, mais les Kurdes d’Irak rappellent qu’aucun pays de la région n’a le droit de s’ingérer dans leurs affaires internes.

« Quand nous parlons de référendum, nous parlons du Kurdistan en Irak uniquement », avait répliqué le chef du service des Relations extérieures du GRK Falah Mustafa Bakir, à tous ces pays voisins qui ont une population kurde qui leur est propre et qui craignent que l’indépendance irréversible du Kurdistan n’inspire directement leurs propres Kurdes à rechercher de plus en plus d’autonomie ou/et carrément l’indépendance.

   

aranews.net

Adaptation : Marc Brzustowski

Nos Guerres d'Afrique s'étendent du Mali au Burkina Faso et au Niger. Quatre ans et demi après l’invasion du Mali en janvier 2013 par une force d’invasion française soutenue par les États-Unis, la guerre part en vrille vers un conflit régional plus vaste, entraînant la fermeture des frontières par les gouvernements voisins et stimulant les escalades des gouvernements occidentaux.

Thomas Gaist

Jeudi 20 Juillet 2017

 

La guerre du Mali s’étends au Burkina Faso et au Niger

Les zones frontalières du Mali connaissent « une expansion significative des activités extrémistes et terroristes violentes, y compris des attaques transfrontalières coordonnées contre les postes de sécurité et le pillage des colonies frontalières », a déclaré jeudi le haut fonctionnaire des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest.

En outre, des groupes d’opposition ont organisé des manifestations pendant le week-end à Bamako, la capitale du Mali, en rassemblant des milliers de manifestants avec pour but de bloquer des changements juridiques en projet qui donneraient les pouvoirs d’urgence au gouvernement du président Ibrahim Boubacar Keita.

Lundi dernier, huit soldats maliens en déplacement entre Gao et Menaka ont été embusqués et tués. Mercredi, les forces armées du Burkina Faso se sont heurtées à des militants fortement armés le long de la frontière Burkina-Mali. Vendredi, la Mauritanie a déclaré que sa frontière nord-est est une zone fermée et militarisée, annonçant que « toute personne qui circule ou transite dans cette partie du territoire national sera considérée comme une cible militaire. »

Le 8 juillet, Nusrat al-Islam wal Muslimin (JNIM, Soutien de l’Islam et des Musulmans) a attaqué une base de l’armée française près de la ville de Tessalit, tuant au moins trois soldats français. Le 9 juillet, les combattants de JNIM ont attaqué un poste de police dans la province de Mobti. En mars, les principales factions islamistes du Mali, Ansar Dine, Al-Mourabitoun, les factions Massina et Al Qaida ont annoncé leur fusion dans une nouvelle formation, Nusrat-ul-Islam, sous la direction d’Iyad Ag Ghaly.

Une filiale d’Al Qaida au Mali, JNIM, a attaqué une garnison nigériane près du village de Tsawah le long de la frontière entre le Mali et le Niger en juin.

Le président français Emmanuel Macron s’est rendu à Tombouctou début juillet afin de discuter des plans visant à renforcer l’armée multinationale du G5 Sahel, une coalition impérialiste constituée en février 2014, composée de forces des gouvernements du Niger, du Tchad, du Burkina Faso et de la Mauritanie. Le 2 juillet, Macron a demandé à cette coalition G5 de mettre 5000 soldats à l’appui des activités militaires françaises contre les « terroristes, les voyous et les meurtriers ».
« Cette force va d’abord sécuriser les frontières, en particulier dans les régions où des groupes terroristes se sont développés », a déclaré le ministre français des Affaires étrangères Yves Le Drian au Monde.
« Il ne semble pas que la France se retirera du Mali de si tôt », a dit France 24 en réponse à l’annonce.
En complément des opérations militaires françaises en expansion, le parlement allemand a voté en janvier pour augmenter les déploiements de troupes au Mali de 350 à 1000, ce qui fait du Mali la plus grande mission d’outre-mer de l’armée allemande.
Les causes immédiates de la guerre du Mali provenaient des retombées de la guerre des États-Unis et de l’Otan de 2011 contre la Libye. À partir de janvier 2012, le Mouvement national pour la libération d’Azawad (MNLA), une milice ethnique touareg, a lancé une insurrection contre le gouvernement central et a établi le contrôle sur des sections du nord du Mali. En mars 2012, un coup d’État dirigé par des soldats du gouvernement se présentant comme le Comité national pour la restauration de la démocratie et de l’État (CNRDR) a enlevé le président Amadou Toure du pouvoir. Des groupes de milices rebelles ont pris le contrôle des villes maliennes de Gao, Tombouctou et Kidal à la suite du coup d’État.
À partir de janvier 2013, Paris a répondu avec des vagues répétées de déploiement de troupes, avec le soutien de Washington. L’invasion de 2013, « l’opération Serval », a servi de fer de lance pour une expansion majeure du militarisme français dans les anciennes exploitations coloniales du pays en Afrique de l’Ouest.
En échange de « l’aide » française pour stabiliser le nord du Mali, Paris a exigé et reçu le droit d’installer ses troupes dans tout le pays. Les gouvernements maliens précédents ont été parmi les quelques régimes de l’Afrique francophone qui résistaient à de tels arrangements, limitant les activités militaires françaises à la formation à petite échelle des forces locales. Avant 2013, les troupes françaises de combat étaient absentes du territoire malien depuis leur retrait suite à l’indépendance formelle du pays en 1960.
Dans le cadre de « l’Opération Barkhane », successeur de « Serval », quelque 6000 soldats de l’armée de terre française, des centaines de véhicules blindés, des avions de combat, des hélicoptères d’attaque et des drones sont maintenant déployés dans tout le Sahel. Des troupes allemandes et françaises supplémentaires ont été déployées sous les drapeaux de l’Union européenne en février 2014, à des fins officielles de formation des unités maliennes.
Les élites dominantes américaines et européennes sont déterminées à resserrer leur emprise sur le Sahel, qui abrite des ressources naturelles massives, qui comprennent l’uranium et de nombreux métaux précieux, et auraient, selon des spéculations, les plus grandes réserves de pétrole inexploitées en Afrique.
Le bassin du Taoudeni au nord de Mali est connu depuis les années 1970 pour contenir de grandes réserves de pétrole et de gaz. En 2011, la firme française Total a déclaré avoir trouvé « l'El Dorado des réserves de pétrole » dans la région désertique du Nord. Une analyse géologique faite en 2015 par des américains a révélé que le bassin de Taoudeni contient « 160 millions de barils de pétrole conventionnel, 1880 milliards de pieds cubes de gaz conventionnel, 602 millions de barils de pétrole de schiste et 6395 milliards de pieds cubes de gaz de schiste ».
L’implication des forces françaises, allemandes et d’autres forces de l’Union européenne (UE) dans le Sahel fait partie d’une « nouvelle orientation majeure dans la politique de sécurité européenne », selon le Conseil européen des relations extérieures.
Selon les puissances européennes, le Sahel représente « un deuxième front dans la guerre contre le terrorisme », c’est-à-dire « construire à côté d’un nombre croissant de multinationales dans l’espoir d’extraire des réserves de pétrole et de gaz du Mali et de la Mauritanie et une forte présence militaire française », selon l’Environmental Justice Atlas. En plus de s’emparer du contrôle des ressources du continent et de faire valoir les intérêts des banques et sociétés européennes dominantes, les puissances européennes considèrent la militarisation du Sahel comme un moyen de supprimer le flot de réfugiés qui part vers le nord et la Méditerranée.
Ces politiques visent à rétablir l’ordre colonial établi par l’impérialisme mondial au cours des 19ᵉ et 20ᵉ siècles. Tout au long de la période de « décolonisation » à partir des années 1960, les économies et les sociétés de l’Afrique de l’Ouest étaient subordonnées aux besoins de l’impérialisme français grâce à un éventail de mécanismes, y compris le contrôle des réserves de monnaie et des matières premières africaines, les droits de monopole des entreprises françaises dans tous les secteurs clés de l’économie et des arrangements permanents pour installer des forces militaires et policières sur le sol africain.
Des dizaines de coups d’État ont été conçus depuis Paris contre les gouvernements africains, à commencer par l’assassinat du chef de l’État du Togo, Sylvanus Olympio en 1963, qui a commis l’erreur fatale de tenter de faire passer l’économie du Togo à sa propre monnaie nationale. Le président malien Modiba Keita a connu un sort semblable après avoir cherché à quitter la zone monétaire française en juin 1962.
En 1975 et encore en 1989, des officiers militaires français ont organisé le renversement des présidents tchadiens. En 2003, les troupes françaises ont renversé le président de la République centrafricaine (RCA), Ange-Felix Patasse, mettant au pouvoir le général François Bozize, après que Patasse a cherché à expulser la présence militaire française de la RCA. À l’heure actuelle, près de
2 000 soldats français opèrent en République centrafricaine dans le cadre de la « mission de maintien de la paix » aux côtés des troupes de l’Union africaine.
Plus récemment, en 2009, Paris a organisé un coup d’État contre le gouvernement malgache de Marc Ravalomanana, après qu’il avait cherché à conclure des accords commerciaux avec des intérêts impérialistes rivaux aux dépens des sociétés françaises.
« La France a établi des bases militaires en Afrique pendant la période coloniale et a maintenu une présence militaire en Afrique après « l’indépendance du drapeau » de ses anciennes colonies dans les années 1960 », a écrit Gary Busch dans un article pour Pambazuka News cette semaine.
« Ces accords ont permis à la France d’avoir des troupes et des policiers prépositionnés dans des bases à travers l’Afrique ; en d’autres termes, des unités de l’armée et de gendarmerie françaises présentes en permanence et par rotation dans les bases et les installations militaires en Afrique, entièrement dirigées par les Français. Le Pacte colonial était bien plus qu’un accord pour stationner des soldats en Afrique. Il a lié les économies de l’Afrique au contrôle de la France », a noté Busch.
Malgré la rhétorique incessante à propos de « combattre le terrorisme », les milliers de soldats occidentaux qui envahissent l’Afrique sont envoyés principalement pour assurer des intérêts stratégiques. La scène se met en place pour une lutte féroce entre les grandes puissances pour le contrôle du continent. L’arrivée au pouvoir de l’administration Trump, avec son programme ultra-nationaliste de « l’Amérique d’abord », intensifie les tensions inter-impérialistes et alimente les conflits dans toutes les sous-régions de l’Afrique.
Cette semaine, les médias occidentaux ont lancé des avertissements inquiétants concernant les dangers du piratage et du terrorisme dans le golfe de Guinée, le delta du Niger et le bassin du lac Tchad. Quelque 5,2 millions de personnes ont déjà été déplacées par l’invasion au nord du Nigeria dirigée par le Tchad et soutenue par l’Occident, justifiée au nom du « combat » contre Boko Haram.
L’expansion de la guerre du Mali est une expression avancée des tendances à la guerre et de la crise sociale au travail dans toute l’Afrique et dans le monde entier. Deux demi-décennies après la dissolution de l’Union soviétique et la supposée « fin de l’histoire », les gouvernements africains chancellent face à la guerre, la famine et la maladie. La seule réponse des élites nationales d’Afrique c’est d’autres préparatifs de guerre et une intégration plus profonde dans les establishments capitalistes, politiques et militaires d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest.
(Article paru en anglais le 18 juillet 2017)

L’Iran étend son influence en Syrie (The New Yorker)

par Dexter Filkins 20 Juillet 2017, 11:50 

Des combattants dans le district de Sheikh Maqsood d’Alep, en Syrie, en 2013. Photo de Jack Hill / le Times / Redux

Pour la première fois depuis le début de la guerre civile syrienne, les milices soutenues par l’Iran semblent avoir sécurisé un lien routier à partir de la frontière iranienne tout au long de la côte méditerranéenne de la Syrie. La nouvelle voie terrestre permettra au régime iranien de réapprovisionner ses alliés en Syrie par terre plutôt que par voie aérienne, ce qui est à la fois plus facile et moins coûteux.

Le réseau routier, qui débute sur la frontière iranienne avec l’Irak et traverse ce pays puis la Syrie, a été sécurisé la semaine dernière, lorsque les milices chiites pro-iraniennes ont capturé une dernière série de villages irakiens près de la frontière syrienne. La route enchaîne les zigzags à travers les deux pays, mais elle semble donner à l’Iran un accès direct et sans entraves à Damas et au gouvernement de Bachar al-Assad, que les Iraniens ont soutenu depuis l’insurrection qui a commencé en 2011. Depuis lors, les Iraniens ont été le principal soutien d’Assad, en envoyant des hommes, des armes à feu et d’autres matériels par voie aérienne et maritime.

 

La nouvelle de la percée iranienne provient de fonctionnaires du gouvernement régional kurde, de la région semi-autonome du nord de l’Irak et d’un expert à Washington qui a suivi le progrès des Iraniens. Des responsables kurdes ont informé l’administration Trump des développements.

« Le couloir est terminé », m’a déclaré un responsable kurde sous couvert d’anonymat. « Les Iraniens peuvent aller, d’un seul tenant, de la frontière iranienne à la Méditerranée ». Les officiels et le Gouvernement régional kurde s’opposent à la route iranienne. En 2012, ils ont rejeté une demande iranienne de transit sur leur territoire en Syrie. Ils veulent que l’administration Trump les aide à la bloquer maintenant. « C’est une route iranienne », a déclaré Fabrice Balanche, membre invité de l’Institut de Washington pour la politique du Proche-Orient.

Ce développement est potentiellement important, car pour la première fois, une seule route terrestre relierait une série d’alliés iraniens, y compris le Hezbollah, au Liban, le régime d’Assad, en Syrie, et le gouvernement dominé par l’Iran en Irak. Ces alliés forment ce qu’on appelle souvent le croissant chiite, une sphère d’influence iranienne dans une région jusque-là dominée par les musulmans sunnites.

Les Iraniens ont cherché à créer une telle sphère depuis la fin de la guerre Iran-Irak, en 1988, qu’ils considéraient comme un effort soutenu par l’Occident pour détruire leur régime. C’est pourquoi les Iraniens ont aidé à créer le Hezbollah, la milice chiite qui domine le Liban, et ont formé et dirigé des milices chiites qui ont attaqué des soldats américains pendant leur occupation de l’Irak. La pression iranienne sur le Moyen-Orient arabe a contribué à aggraver le schisme sunnite-chiite qui frappe la région. L’attaque de Téhéran cette semaine par les militants de l’EI est emblématique de l’hostilité avec laquelle les militants sunnites considèrent le régime iranien.

Aucun camion ou autre véhicule iranien n’a apparemment emprunté le parcours, et aucun responsable iranien n’en a parlé publiquement.

Un haut fonctionnaire américain qui s’occupe du Moyen-Orient a contesté l’idée que le couloir iranien était ouvert, disant qu’il y avait encore beaucoup d’acteurs sur le terrain qui pouvaient ruiner les efforts des Iraniens pour passer. « C’est une route extrêmement longue à travers la Syrie, et ils ne pourront pas contrôler cette route », a déclaré le fonctionnaire.

Le réseau routier traverse une longue étendue de territoires pro-iraniens – dont la majorité est détenue par le gouvernement irakien, qui a peu de marges de manœuvre pour s’opposer aux revendications iraniennes – et les zones contrôlées par le régime d’Assad, en Syrie.

Une grande partie du territoire irakien qui accueille la route a été jusqu’à récemment détenue par l’État islamique, avant que les milices chiites ne le chassent. La main-d’œuvre est en grande partie composée d’Irakiens souvent formés et dirigés par des agents iraniens. En Syrie, les alliés et intermédiaires de l’Iran sont nombreux à emprunter le réseau routier, y compris les milices chiites du Hezbollah et d’Irak et d’Afghanistan, qui ont participé à une grande partie des combats du gouvernement syrien.

Le seul obstacle possible à la route terrestre Iran-Syrie vient des Kurdes de Syrie, qui dominent l’extrême Nord-Est du pays et qui opèrent indépendamment des Kurdes d’Irak. Une grande partie du couloir iranien traverse le territoire kurde syrien. Au cours des dernières années, les Kurdes syriens se sont engagés dans un équilibre précaire pour préserver leur autonomie au milieu du chaos qui a submergé une grande partie du reste de la Syrie. Dans la pratique, cela a consisté à conclure ce qui équivaut à un pacte de non-agression avec le gouvernement Assad, un arrangement qui a évolué parfois en moments de coopération militaire explicite.

Et cela a également signifié la coopération avec les forces américaines et autres forces occidentales dans la lutte contre l’État islamique. Comme d’autres groupes kurdes de la région, les Kurdes syriens sont conscients du fait que presque tous les états de la région – en particulier la Turquie – s’opposent à leur indépendance.

Les fonctionnaires syriens kurdes disent qu’ils ne veulent pas que les milices chiites irakiennes traversent leur territoire. C’est une manière de dire ne pas vouloir d’Iraniens non plus. Les alliés de l’Iran exercent déjà des pressions sur les Kurdes : ces derniers jours, les Kurdes ont déclaré que la Russie les menaçait d’une attaque des forces turques.

Le responsable kurde irakien avec qui j’ai parlé m’a dit qu’il croyait que le couloir iranien était inévitable, à moins que les États-Unis ne pèsent pour l’arrêter – peut-être en faisant pression sur les Kurdes syriens. Une grande partie de l’avenir du Moyen-Orient dépendra de qui gagnera le bras de fer. « Tout dépend maintenant de la volonté des Américains d’arrêter cela », a déclaré le responsable.

Dexter Filkins a rejoint le New Yorker comme rédacteur en 2011.

Source : The New Yorker, Dexter Filkins, 09-06-2017

L’Iran étend son influence en Syrie (The New Yorker)

Avion syrien abattu: quel impact pour les relations russo-américaines?

20 juin 2017 Nikolaï Litovkine
À partir du 19 juin, les systèmes de défense antiaérienne russes surveilleront tous les vols des avions de la coalition menée par les Etats-Unis en Syrie. L’accord avec Washington sur la prévention des incidents aériens en Syrie est suspendu.

Après que les forces aériennes américaines ont abattu le 18 juin un appareil de l’armée syrienne qui avait, selon Washington, bombardé des unités des Forces démocratiques syriennes (FDS), Moscou a rompu l’accord avec les États-Unis sur la prévention des incidents aériens en Syrie.

Le ministère russe de la Défense a estimé que l’opération unilatérale de l’aviation américaine était une violation grossière de la souveraineté syrienne et des normes du droit international. Il a dénoncé comme une « agression militaire » l’action du Pentagone.

L'ambassadrice des États-Unis auprès de l'ONU a demandé le désarmement du Hezbollah libanais.

L'ambassadrice des États-Unis auprès de l'ONU, Nikki Haley, a rencontré mercredi 19 juillet 2017, le coordonnateur spécial des Nations Unies pour le Liban, Sigrid Kaag, avec qui elle a discuté des moyens de faire progresser la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité, appelant au désarmement de tous les groupes au Liban, et spécialement le Hezbollah.

Haley a souligné la nécessité pour la communauté internationale de faire plus pression sur le Hezbollah pour désarmer ce mouvement et empêcher ses démarches anti-israéliennes.

Le département d'État américain a prétendu mercredi dans son rapport annuel sur le terrorisme que l'Iran, vu son soutien au Hezbollah et aux autres groupes à Gaza, en Irak, en Syrie et dans d'autres endroits du Moyen-Orient, restait le plus grand protecteur du terrorisme d'État dans le monde.

" Alors que les groupes soutenus par l'Iran maintiennent leurs forces et leurs capacités pour menacer les intérêts des États-Unis et leurs alliés, l'Iran se réserve toujours son rôle de protecteur du terrorisme d'État en 2016 ", indique le rapport ajoutant que l'Iran restait le principal fournisseur des besoins financiers du Hezbollah et qu'il avait formé et entraîné des milliers d'éléments de ce mouvement sur ce territoire. 

Qatar, Arabie Saoudite, Iran: La guerre qui a déjà commencé

Publication: Mis à jour: QATAR ARMY DESERT
Mario Tama/Getty Images

Il faut savoir que depuis le 11 septembre 2011, et, à cause du revanchard Bush, du pacifiste Obama et maintenant de l'hyper émotif Trump, la puissance militaire des États-Unis est de moins en moins le gendarme redouté de la région. Après le "Shock and Awe" de 2003, le "Hit and Run" d'hier il est difficile aujourd'hui de savoir quelle sera la prochaine stratégie US au Moyen-Orient.
Cette nouvelle guerre Arabie Saoudite-Iran-Qatar est bien sur géo-économique et aussi un peu émotionnelle. Elle a débuté avec le conflit syrien. Conflit qui a fait suite, et, c'est peut-être une coïncidence au choix de Bachar El Assad, de retenir le projet de gazoduc dit "islamique" qui concurrençait le projet Qatar-Arabie saoudite.

Le projet du Qatar était lui mené par Qatar Petroleum et Exxon-Mobil East. Il devait substituer un gazoduc aux navires méthaniers, et devait passer soit par l'Arabie saoudite, la Syrie et la Turquie, soit plus à l'Est simplement par l'Irak, en "évitant" la Syrie.

Un projet dit l'Islamic Gas Pipeline (IGP), entre l'Iran, l'Irak et la Syrie, fut lui signé en juillet 2011. L'insurrection syrienne s'intensifia juste après. On pourrait y voir juste une coïncidence, pour mieux comprendre le sujet, je conseille de consulter les auditions au sénat de l'expert français Alain Juillet (disponibles sur YouTube).

Cette guerre s'est ensuite poursuivie dans ce malheureux Yémen.

L'État yéménite était déjà faible depuis longtemps. Ce pays était déjà historiquement divisé entre le nord et le sud, deux régions qui furent réunifiées en 1990. Depuis la chute de l'Empire ottoman et jusqu'en 1962, le Nord était dominé par la dynastie Zaïdiste, une branche minoritaire du chiisme. En 1962, la proclamation d'une république fut suivie d'une guerre civile qui opposa les monarchistes, aidés par l'Arabie saoudite voisine, et les républicains, soutenus par l'Égypte de Nasser.

En fait, les ingérences étrangères n'avaient jamais cessé dans ce pays. L'Arabie saoudite menant de longue date une politique d'affaiblissement de son voisin. Elle était accompagnée par les USA depuis l'attaque en 2000 contre le destroyer USS Cole à Aden.

Comprendre cette région compliquée

- L'Arabie saoudite se sent aujourd'hui encerclée, affaiblie, malgré qu'elle ait accès grâce aux Américains et à certains occidentaux, à la technologie militaire dernier cri. Sa guerre au Yémen est en fait un apprentissage avant de s'engager beaucoup plus régionalement.

-L' Iran recherche lui un accès à la méditerranée. Il dispose déjà d'un bouclier géographique, enfin l'armée iranienne elle fanfaronne déjà, qu'elle a déjà Beyrouth, Damas, Baghdad et Sanaa.

- Le Qatar partage lui une poche de gaz géante située sous le golfe persique, poche qui se nomme "North Dome" côté Qatar, et "South Pars" coté l'Iran. Le partage de cette poche incite les deux pays à entretenir des relations décentes.

On sait tous que ledit Qatar a soutenu Morsi en Égypte et Ennahda en Tunisie, deux mouvements dits proches des Frères musulmans. Un "soft power" qui s'est installé à Doha, et qui critique allègrement tout le monde sauf le Qatar. Ce Qatar qui a aussi créé un autre "soft power": la chaîne de télévision Al Jazeera qui elle aussi critique tout le monde, sauf le Qatar. Il est bien sûr évident que les régimes autoritaires de la région, ne sont pas satisfaits d'avoir perdu le monopole de d'information.

Quant aux États unis, ils sont difficiles à suivre, ils soutiennent entre autres l'armée libanaise qui est, elle sous la coupe du Hezbollah, qui est lui sous influence iranienne. Un Liban dont l'économie est sous perfusion de l'Arabie saoudite.

Ces États-Unis qui encouragent aussi le blocus sur le Qatar alors que 10.000 soldats y sont stationnés et alors que leur Centre de commandement de l'armée luttant contre Daech est lui stationné à Doha.

Enfin les Turcs, qui eux souhaitent de plus en plus montrer leur influence dans la région. Ils ont pris position pour le Qatar. À noter que les entreprises turques sont très présentes au Qatar.
Il faut se rappeler que le grand calife expérimenté Erdogan est proche des Frères musulmans dont les leaders sont installés au Qatar, tout cela génère bien sûr des convergences.

Quant aux voisins, l'Égypte comme le Bahreïn ont besoin de l'Arabie Saoudite pour leurs survies, le Koweït voisin lui de l'Iran, est nécessairement prudent. Quant à Oman, il pourrait devenir un éventuel médiateur.

Que pourrait-il se passer demain?
L’empire Arabo Ottoman demain l’Africanistan

 

Pour nous, en Europe, quoi de plus insignifiant aujourd’hui, qu’un battement d’ailes de papillon à Istanbul, Dakar  ou Djeddah, Quel engrenage subtil d’infimes causes pourraient entraîner demain d’incroyables conséquences catastrophiques en France, en  Europe ?Que savons nous de la possible naissance de cet empire Arabo-Ottoman demain l’Africanistan.

Intéressons-nous tout d’abord à la Turquie, dont on parle beaucoup depuis l’arrivée massive de réfugiés ! Ce pays de par sa position à cheval entre l’occident et l’orient a toujours eu un comportement un peu schizophrène.

Turquie pays d’accueil, les Russes blancs en 1917, les Juifs d’Europe de l’est dans les années 40, les Iraniens en 1980, les réfugiés des Balkans en 1990, les syriens aujourd’hui !

Ce que l’on oublie trop vite, c’est que dans la mémoire de chaque Turc, il y a toujours les souvenirs de la  puissance de l’empire Ottoman, qui se conjugue aujourd’hui à une puissance militaire, commerciale,  industrielle, agricole , dans la construction, le BTP, et, qui se conjugue aussi surtout à un positionnement sunnite très proche en ce moment de l’Arabie Saoudite, et, de certains émirats et aussi du Qatar !

A cause de cela, Constantinople était, est, et sera toujours et encore,au cœur d’un bouleversement géopolitique voulu, qu’on peut assimiler à un chaos volontaire & annoncé !

Intéressons-nous maintenant aux  pays producteurs de pétrole, ils  ont intégré le fait, qu’ils ne bénéficieraient plus du « parapluie » américain et que le « carburant » de leur puissance perdait de sa valeur, la Turquie a intégré elle, le fait qu’elle n’intégrerait jamais l’Europe, et, elle a pris conscience de sa puissance industrielle et militaire.

Nous nous retrouvons avec une  conjonction temporaire , et cela peut très vite changer, d’intérêts de ces pays sunnites, qui les amene à considérer, que le seul échappatoire possible, est  la création d’une zone d’influence commune, allant de  l’Asie centrale, les pays en « Stan », à l’Afrique.  La Turquie a déjà réussi a très fortement renforcer son influence dans la plupart des pays de cette zone, Turkménistan, Kazakhstan, etc … (à l’exception de l’Azerbaïdjan qui s’est rapproché d’Israël) ,et, cela au détriment de la Russie. De surcroit depuis les tensions entre Poutine et Erdogan, la Turquie se rapproche aussi assez ouvertement des musulmans Tchétchènes, et de l’Ukraine dont une partie faisait partie de l’empire Ottoman.

Bien sur, Les citoyens turques seront les premières  victimes collatérales, de ce nouveau positionnement, privation de la liberté de la presse, état policier, système judiciaire dans la main du président, kurdes  un peu utilisés pour attiser les haines, et une Europe muette, car terrifiée à l’idée, que la Turquie ( membre de l’Otan) exporte vers la Grèce les trois millions de réfugiés syriens.

N’ayant pas réussi leur coup d’état économique sur La Syrie, rencontrant des difficultés au Yémen, ou ils sont en lutte contre l’Iran, ce groupement d’intérêts Sunnites, a donc lentement (à l’Orientale) mais surement porté son dévolu sur l’Afrique !La Turquie est de plus en plus présente en Afrique, dans la construction et les équipements hôtelier & hospitaliers, L’Arabie au travers du Conglomérat Bin Laden, est présente entre autre  au Sénégal, avec la construction du nouvel Aéroport de Dakar , et, des parts dans la Raffinerie du Sénégal, ces deux projets se passent d’ailleurs assez mal.

Ce groupement d’intérêts Sunnites, en développement mais aussi en concurrence entre eux Arabie vs Qatar, est déjà présent en Libye, au Mali, au Tchad, au Nigéria, en Cote d’Ivoire, son  prochain objectif  vraiment stratégique semble être  le Sénégal, un pays alors stable, un allié stratégique des occidentaux, américains et européens, une porte sur l’océan.

La percée de l’idéologie Wahhabite est désormais visible au Sénégal , l’application radicale de l’Islam s’immisce chaque jour dans la société Sénégalaise, qui était auparavant structurée en confréries Soufies. Les Wahhabites sont aujourd’hui majoritaires dans de nombreuses mosquées, dont celles des universités de Dakar et Saint-Louis.

Pour faire face, Le Sénégal pays démocratique et stable a ré organisé en 2014, ses services de renseignements, le budget de l’Armée a été augmenté, des outils de surveillance permettant la surveillance des frontières ont été acquis, enfin l’énorme l’Ambassade US à Dakar pourra aussi vraisemblablement apportée son aide. La Cote d’Ivoire ,elle, semble être en permanence au bord d’un chaos, cela,  à cause de la dernière guerre civile. Elle  a quasiment aujourd’hui  deux armées, les militaires expérimentés mais désarmés de l’ex président Gbagbo, et la nouvelle armée peu expérimentée du nouveau président depuis 2011, Alassane Ouattara .

Une Turquie riche de ses souvenirs de l'Empire ottoman, conjugués à une puissance militaire, commerciale, industrielle, agricole, ainsi que dans la construction et le BTP et les pays producteurs de pétrole ne bénéficiant plus du "parapluie" américain.

Une conjonction d'intérêts qui aurait dû les amener à planifier la création d'une zone d'influence commune, allant de l'Asie centrale, des pays en "stan" sous dominance turque, à l'Afrique.
Mais, les alliances étant faites pour être rompues, cela ne s'est pas produit. Maintenant les Américains pourraient donc s'allier à l'Arabie saoudite pour prendre vraiment pied sur ce continent qu'est l'Afrique, continent dont la population (consommateurs) va augmenter de deux milliards dans les 25-30 prochaines années.

La base Us au Qatar évacuée, le Qatar quitterait-il le giron Américain?

Un analyste américain des questions stratégiques met en cause l'utilité de la base aérienne américaine d'al-Oudeid au Qatar.

Elliot Pauker, l'analyste américain des questions stratégiques s'est penché sur le sujet et a souligné, repris par Sky News, que le maintien des dizaines de milliers de militaires américains dans la base aérienne d'alOudeid au Qatar est inutile d'autant plus que les responsables qataris croient vainement pouvoir faire face aux sanctions économiques imposes contre eux. Ces propos ont été repris par Sky News .

Les États-Unis ont, plus que jamais, besoin de mesures de fond et de la fermeture de la base aérienne d'al-Oudeid sur laquelle le Qatar s'était longtemps appuyé, ajoute l'analyste rappelant que la fermeture de la base d'al-Oudeid constituait l'un des plus importants moyens de pression que pourrait entreprendre Washington pour obliger le Qatar à changer de politiques surtout en ce qui concerne le soutien aux groupes terroristes; le Qatar ne pourrait plus, selon cet analyste, se vanter d'avoir été abandonné par ses protecteurs tels les États-Unis.

En outre, la fermeture de la base aérienne d'al-Oudeid serait un atout puissant entre les mains du président américain Donald Trump pour qu'il puisse lancer une nouvelle ère de relations au Moyen-Orient.

Elliot Pauker a cité, ensuite, le conseiller pour le Proche-Orient à l'Institut Washington Denis Ross pour rappeler que la base aérienne d'al-Oudeid constituait un grand investissement pour le Qatar. En accueillant cette base, Doha a en fait assuré sa sécurité d'autant plus que cela lui permettait de faire tout ce qu'il voulait. Et contrairement à ce que prétendent les responsables qataris, la base al-Oudeid ne sert pas à la lutte contre le terrorisme, conclut l'analyste.

Un mois après le début de la spectaculaire crise diplomatique entre le Qatar et une coalition arabe menée par Ryad et le Caire, la situation ne s’est toujours pas débloquée.

En effet, on se souvient que le 5 juin dernier, l’Arabie Saoudite, le Bahreïn, les Émirats arabes unis et l’Égypte, avaient rompu toutes relations diplomatiques avec Doha, l’accusant de soutenir le terrorisme.

L’unique frontière du pays, celle avec l’Arabie Saoudite, est ainsi fermée par Ryad depuis cette date, alors que l’espace aérien des cinq états arabes concernés est interdit aux avions qataris, une mesure accompagnée également d’une suspension des liaisons maritimes et du rappel de leurs ressortissants.

Un véritable blocus économique a donc été mis en œuvre, qui a eu pour conséquence d’obliger le Qatar à se tourner vers l’Iran et la Turquie, pour assurer ses besoins en produits alimentaires.

Deux pays en qui Doha a trouvé un soutien de poids, alors que leurs intérêts régionaux n’étaient pas forcement partagés jusqu’à là. C’est notamment le cas en Syrie, où la République islamique d’Iran soutien activement le peuple et l’armée loyaliste, contre les hordes tafkristes téléguidées par Washington et Tel-Aviv et financées par Ryad et Doha…

Pour ce qui est de la Turquie, les liens sont beaucoup plus profonds, en partie en raison du soutien apporté par Doha au mouvement des frères musulmans, dont est issu le président Erdogan.

Ce dernier est d’ailleurs clairement intervenu dans cette crise, après avoir vertement critiqué les sanctions imposées à l’encontre du Qatar, en signant le 9 juin dernier une loi permettant le déploiement de troupes sur la base qatarie d’Al-Rayan. Cela implique une augmentation du contingent de l’armée turque basé au Qatar de 94 à 600 personnes et permet également à l’armée turque d’envoyer jusqu’à 5.000 militaires sur place en cas de besoin.

La fermeture de cette base militaire turque a d’ailleurs été exigée par l’Arabie Saoudite et ses alliés, dans un ultimatum lancé à Doha le 23 juin dernier, dans lequel figuraient également une douzaine d’autres exigences, dont la fermeture de la chaîne de télévision « al jazeera » ou la rupture des relations diplomatiques avec l’Iran.

Une liste rejetée le 3 juillet par Doha, la jugeant « irréalisable » et portant atteinte à sa souveraineté nationale. Selon de nombreux experts, ces demandes semblent conçues pour être refusées, afin de créer le prétexte pour d’autres mesures punitives à l’encontre du Qatar.

Mercredi 5 juillet, les ministres des affaires étrangères de l’Arabie Saoudite et de ses alliés étaient réunis au Caire pour définir leur réponse au rejet de cet ultimatum, alors que le chef de la diplomatie qatarien, Mohamed ben Abderrahmane Al-Thani, appelait au même moment « au dialogue », soulignant que son pays était « prêt à s’engager dans un processus de négociation, dans un cadre clair qui garantisse sa souveraineté ». À l’issue de cette réunion du Caire, la coalition saoudienne a déclaré que les sanctions économiques engagées à l’encontre du Qatar seraient maintenues et que de nouvelles sanctions étaient possibles.

Les raisons évoquées par la monarchie saoudienne à cette crise sont donc le soutien du Qatar au terrorisme, mais son ultimatum à l’encontre du micro-État du Golfe est surtout lié à une volonté d’écraser l’influence de sa bête noire iranienne dans la région.

D’autres raisons, plus officieuses, relèvent d’une rivalité établie depuis 1995 entre les deux pays. L’Arabie Saoudite, aujourd’hui dirigée de fait par le jeune et belliciste prince héritier, Mohamed Ben Salman, voit ainsi d’un très mauvais œil l’autonomie régionale des Qatariens. Les terrains d’opposition sont divers, surtout depuis les « pseudo-révolutions arabes » – Égypte, Libye, Yémen, Tunisie –, au cours desquelles Doha a souvent apporté son soutien aux djihadistes terroristes « pseudo-révolutionnaires », tandis que Riyad appuyait plutôt les dictateurs en place. Les deux travaillant évidemment dans le sens des intérêts de leurs maîtres américano-sionistes.

Mais le Qatar n’est pas aussi isolé que cela et possède également de nombreux soutiens dans cette crise. Mise à part celui de la Turquie, que nous avons déjà évoqué, Doha bénéficie également de l’appui du gouvernement irakien. En effet, le Premier ministre Haider al-Abadi a estimé que les sanctions contre l’émirat « ne frappaient pas les autorités, mais le peuple ».

D’autres pays, comme l’Algérie, le Koweït, Oman, le Maroc et la Jordanie refusent également de se positionner contre l’émirat.

Téhéran de son côté, observe la situation avec attention, et s’est pour le moment, contenté d’ouvrir son espace aérien et ses ports aux avions et navires qataris en condamnant le blocus imposé par Ryad.

Le groupe de soutien au Qatar ne se limite pas aux pays du Moyen-Orient. En Asie du Sud, le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif a été l’un des premiers à annoncer sa réticence à rompre les relations diplomatiques de son pays avec le Qatar.

Enfin, Doha pourrait également bénéficier d’un soutien en Europe, car les importateurs européens d’hydrocarbures qataris ne souhaitent pas que la situation se détériore dans la région et appellent déjà à régler le conflit au plus vite.

« Tout cela montre qu’autour du Qatar se forme une coalition alternative capable de s’opposer d’égal à égal à l’Arabie Saoudite et à ses alliés », estime Grigori Kossatch, professeur à la faculté de l’Université d’État des sciences humaines de Russie.

Abdel Bari Atwan, le rédacteur en chef du journal « Rai al-Youm », dont les analyses sont souvent très perspicaces, tire également les mêmes conclusions, en envisageant « la possibilité de la formation d’une nouvelle coalition entre l’Iran, la Turquie, l’Irak, la Syrie, la Russie et le Qatar ».

Le Parti Anti Sioniste suit avec attention la crise qatarie, à la faveur de laquelle de nouvelles alliances sont susceptibles de se créer.

Il est peu probable que cette crise dégénère en guerre ouverte, car les multinationales occidentalo-sionistes auraient trop à y perdre en matière d’argent, mais elle pourrait décider le Qatar à quitter le giron sioniste et modifier sa politique régionale.

Ainsi, en décidant de vouloir soumettre Doha à tout prix et de façon brutale, le royaume wahhabite saoudo-sioniste va une nouvelle fois renforcer l’Axe de la Résistance en croyant pouvoir l’écraser.

Ce nouveau complot, derrière lequel se cachent sans nul doute les mêmes, se fracassera une nouvelle fois contre le rocher de la Résistance, qui avance inéluctablement vers la victoire promise.

 

Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
© http://www.partiantisioniste.com/?p=18438

Pour l'Iran, guerre au Yémen ne signifie pas guerre avec Ryad Par Reuters Le 18.07.2017 à 07h55

NEW YORK (Reuters) - Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a dit lundi espérer que la guerre au Yémen ne résulterait en aucune confrontation directe entre l'Iran et l'Arabie saoudite et a souhaité un travail commun entre les deux pays pour mettre fin au conflit dans le pays, ainsi qu'en Syrie.

L'Arabie saoudite dirige depuis mars 2015 une coalition de pays arabe qui mène des opérations militaires aériennes au Yémen contre les miliciens chiites houthis, soutenus par l'Iran.

Les deux puissances régionales rivales dans la région soutiennent en outre des camps opposés dans la guerre en Syrie.

En mai, le prince héritier saoudien, Mohamed ben Salman, a exclu tout dialogue avec l'Iran et estimé que la lutte d'influence entre le royaume sunnite et la République islamique chiite devait avoir lieu "à l'intérieur de l'Iran, pas en Arabie saoudite".

Lundi, le chef de la diplomatie iranienne, qui se trouvait à New York pour une conférence à l'Onu sur le développement durable, était interrogé sur le thème d'une éventuelle confrontation directe entre les deux pays.

"Nous espérons bien que non", a-t-il répondu. "Nous n'avons pas à nous battre, nous n'avons pas besoin de combattre. Nous n'avons pas besoin de tenter de nous exclure l'un l'autre du paysage au Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

"Nous espérons assurément que si nous ne nous accordons pas sur la situation au Yémen ou en Syrie, nous pourrons toujours travailler ensemble afin de mettre un terme à ces problèmes", a ajouté Mohammad Javad Zarif.

Le diplomate n'a eu de son propre aveu aucun contact avec son homologue américain, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson, mais cela n'exclut pas l'établissement de contacts à l'avenir, a-t-il ajouté. Les responsables iraniens sont régulièrement en relation avec les Etats-Unis dans le cadre de l'accord de 2015 sur la limitation du programme nucléaire iranien en échange de la levée des sanctions de la communauté internationale, a-t-il ajouté.

L'administration Trump, à l'occasion d'un rapport publié tous les 90 jours, a déclaré lundi que l'Iran était en conformité avec la lettre de l'accord, mais a jugé Téhéran en désaccord avec l'esprit du texte.

Selon un responsable américain, Donald Trump et Rex Tillerson estiment, malgré un respect de l'accord, que l'Iran "reste l'une des menaces les plus dangereuses pour les intérêts américains et la stabilité régionale".

De nouvelles sanctions économiques sont en cours de préparation, en réaction au programme iranien de missiles balistiques et en raison du rôle de Téhéran dans les tensions régionales, ont précisé des responsables américains à des journalistes.

(Michelle Nichols et Steve Holland; Julie Carriat pour le service français, édité par Danielle Rouquié)

Syrie: Israël veut la guerre !

Tue Jul 18, 2017 5:41PM

L’ancien ministre israélien pour la Sécurité intérieure, Yaakov Amidror, appelle Israël à entrer en guerre contre l’Iran.

Cité par « Washington Examiner »,  Yaakov Amidror a évoqué le cessez-le-feu conclu entre Américains et Russes dans le sud-ouest de la Syrie avant d’annoncer : « les cercles politiques et idéologiques aux États-Unis et en Israël sont inquiets de l’extension de l’influence et de la puissance iranienne en Syrie. Or la trêve dans le sud syrien décidé par la Russie les États-Unis et la Jordanie ne fait qu’attiser ces inquiétudes. 
Amidror a repris l’antienne sans cesse répétée ces derniers jours par de nombreux responsables israéliens pour prétendre : l’Iran serait sur le point de construire une base aérienne en Syrie et aurait l’intention d’équiper le Hezbollah de tout type d’armements rien que pour menacer davantage Israël ». Amidror a ensuite appelé Israël à « réaliser son objectif stratégique » à savoir « empêcher l’Iran et le Hezbollah à planter des rampes de lancement de missiles en Syrie et les braquer contre Israël ».

Et Amidror de conclure : « si l’Iran se met à construire des infrastructures en Syrie ou à créer un passage de transit d’armes et de munitions entre la Syrie et l’Irak alors la confrontation militaire entre l’Iran et Israël est inévitable ».

http://presstv.com/DetailFr/2017/07/18/528916/Isral-Syrie-guerre

Opposés à la Russie pour des questions territoriales, la Géorgie et l’Ukraine ont annoncé, le 18 juillet, leur intention d’aller de conserve vers une intégration à l’Otan et à l’Union européenne.

« Nous nous sommes mis d’accord pour demander ensemble et de manière plus active que la Géorgie et l’Ukraine soient intégrées dans l’espace européen et euro-atlantique », a ainsi déclaré Guiorgui Margvelachvili, le président géorgien, lors d’une conférence de presse donnée à Tbilissi, aux côtés de Petro Porochenko, son homologue ukrainien.

Ce dernier a mis en avant le fait que « l’indépendance et la démocratie » des deux pays étaient « confrontées exactement aux mêmes menaces », c’est à dire à celle que représente Moscou. Et d’ajouter que Kiev et Tbilissi se coordonneront sur les mesures à prendre pour espérer rejointe l’Otan et l’UE.

Pour rappel, la Géorgie s’était opposée à la Russie au cours d’une guerre qui, en août 2008, se solda par la reconnaissance, par le gouvernement russe, de deux régions séparatistes pro-russes, à savoir l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie. Depuis, ces deux « républiques » n’ont cessé de se rapprocher de Moscou, via des accords militaires et économiques.

À ce sujet, en mai dernier, l’administration américaine a dénoncé « l’occupation russe des territoires géorgiens d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud. »

Quant à l’Ukraine, elle a perdu la Crimée, annexée par Moscou et elle est aux prises avec des séparatistes pro-russes dans la région du Donbass (sud-est). D’ailleurs, sur les territoires qu’ils contrôlent, les rebelles viennent de proclamer un État appelé « Malorossiya » (Petite Russie) et dont le drapeau reprendra le blason de Bohdan Khmelnytsky, un célèbre cosaque du XVIIe siècle.

L’an passé, le président géorgien avait appelé à un « soutien total, aux encouragements et à l’aide de nos partenaires de la communauté transatlantique pour l’intégration de la Géorgie dans l’Union européenne, l’Otan et toutes les institutions euro-atlantiques. »

Jusqu’à présent, les efforts de la Géorgie n’ont pas été couronnés de succès, malgré son engagement en Centrafrique dans le cadre de l’opération européenne EUFOR RCA et sa participation aux opérations de l’Otan.

Quant à l’Ukraine, le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a semblé lui avoir entr’ouvert la porte à une discussion « sur l’établissement d’un plan d’action pour l’adhésion ». Peu après, le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président du Conseil européen, Donald Tusk ont estimé que Kiev avait fait « plus de progrès » vers l’UE « durant ces trois dernières années que durant les deux décennies précédentes. » Seulement, plusieurs États membres bloqueraient une éventuelle adhésion, dont les Pays-Bas.

Source

Téhéran se prépare à la Guerre contre les USA par Proxy avec L'Arabie saoudite qui ne cesse de faire la Guerre sur tous les fronts et en particulier au Yémen.

Deux tonnes d’explosifs auraient dû être acheminées aux terroristes wahhabites

Mercredi, Le ministre iranien du Renseignement a révélé de nouveaux détails sur le réseau de terroristes wahhabites découvert dernièrement et qui projetaient d’effectuer des attentats à Téhéran et ailleurs en Iran, a rapporté le site d’information iranien francophone Pars Today.

Lors d’un point de presse Mahmoud Alavi a précisé que l’opération entamée par les forces de sécurité pour arrêter les terroristes qui se trouvaient dans la capitale iranienne et dans quelques provinces iraniennes a été lancé le 14 juin. Elle s’est achevée le 20 juin en rendant hors d’état de nuire tous les membres du réseau. Ce  sont « des takfiristes wahhabites », précise le ministre sans indiquer pour autant d’où ils sont originaires.

En tout et pour tout, ce sont dix terroristes qui ont été arrêtés à Téhéran et dans trois provinces frontalières au centre du pays. Ils font actuellement l’objet des interrogatoires.

Dans leurs premiers aveux, ils ont reconnu qu’ils projetaient de mener des attentats en utilisant des bombes téléguidées, des ceintures d'explosifs, et des voitures piégées dans les endroits très fréquentés.

« Ils avaient identifié une cinquantaine de cibles, et avaient préparé déjà une partie de leurs explosifs. Quelque cent kilogrammes d’explosifs et de composantes de bombe ont été découverts et saisis », a ajouté Alavi avant de conclure : «  Grâce aux mesures secrètes et complexes prises par les services de renseignements, on a pu empêcher l’arrivée de deux tonnes d’explosifs aux terroristes », indique le site de la télévision iranienne arabophone al-Alam