WWIII : L'Islam vu par les saoudiens ne s'arrange pas, ce n'est donc pas une création de la CIA et de la Coalition, mais juste un coup de pouce de la CIA.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Le cheikh palestinien Abdullah Azzam(1941-1989), docteur en droit musulman de la prestigieuse université islamique Al Azhar, explique que le terrorisme est une obligation dans la religion d’Allah. Pour prouver cela, il cite un verset coranique et un hadith authentique.
Nous sommes donc dans une situation qui voit les religieux musulmans décrire le terrorisme comme un acte divin, à accomplir, et qui voit par ailleurs les dirigeants occidentaux, qui ne comprennent strictement rien au Coran, décrire l’islam comme une religion de paix. Syndrome de Stockholm ?

Plus haut que ce Docteur en Droit Musulman, "il n'y a pas", ami des Frères Musulmans, c'est le Modèle du Grand Vizir auto-proclamé de la Mosquée de Bordeaux (décoré de la Légion d'honneur par Juppé), et des Cinq mosquées du Havre d'Edouard Philippe qui a des relations intimes avec les frères Tariq et Hani (aime les sucettes à Hani) RAMADAN. Le modèle de Macron est en osmose avec le modèle à Philippe, il faut se résoudre à passer Musulman, avec la mention Wahhabite si possible, ou mourir.

L'Islam c'est pas cela disent les Musulmans, le catholicisme non plus,  le protestantisme non plus, le bouddhisme...

Source : ISRAËLVIDEONETWORK

Il n'on pas fait que parler ensemble.

Abdallah Youssouf Moustafa Azzam (arabe : عبد الله يوسف مصطفى عزام, ‘Abdu’llāh Yūsuf Muṣṭafā ‘Azzām), né en 1941 dans le district de Jénine (Palestine) et mort dans un attentat à la bombe le vendredi à Peshawar (Pakistan), est un religieux palestinien, décrit comme l'« imam du jihad » au sein du mouvement jihadiste en raison du rôle capital qu'il joua dans l'essor du « mouvement de jihad mondial » né de la guerre d'Afghanistan.

Biographie

Né en 1941 à Silat al-Harithiyya, village situé près de Jénine, d'un père épicier, Abdallah Azzam est issu d'une famille croyante. Dans les années 1950, il se rapproche des Frères musulmans du fait de l'enseignement d'un membre de la confrérie, Chafiq Assad abd al-Hadi. Après ses études secondaires, il entre au collège agricole Al-Khadouriyya (خضوري, actuel PTUK), près de Toulkarem, où il se montre un bon élève. Il est nommé ensuite instituteur dans le village d'Adir, en Jordanie, puis l'année suivante à Bourqine, en Cisjordanie.

Séjour à Damas (1963-1966)

En 1963, il se rend en Syrie afin de suivre des études religieuses. Il s'inscrit à la faculté de droit musulman de l'université de Damas où, en 1966, il obtient une licence en charia avec un mémoire qui porte sur « la dissolution du mariage dans la jurisprudence islamique et le droit civil », sous la direction d'Abd al-Rahman al-Sabouni. Lors de son séjour dans la capitale syrienne, il rencontre de nombreux clercs syriens qui deviendront par la suite des figures religieuses ou des dirigeants islamistes, tels Mohammad Adib Shah, Sa`id Hawwa (en) (1935-1989), Mohammad Said Ramadan al-Bouti et le père de celui-ci, Mollah Ramadan Chaykh al-Chafia, et Marwan Hadid.

À l'issue de ses études, il retourne en Cisjordanie pour enseigner dans les écoles ou encore prêcher dans les mosquées avant d'émigrer, peu après la guerre des Six Jours, en Jordanie ; il s'installe avec sa famille et son épouse, une Palestinienne de Toulkarem épousée en 1965, dans le camp d'al-Roussayfa à al-Zarqa, puis à Amman, où il enseigne à l'École secondaire de filles d'al-Taj.

Le « jihad palestinien » (1967-1969)

De la fin de 1967 au début de l'année 1970 s'ouvre une période peu claire : selon ses dires, il participe « durant un an et demi au jihad palestinien » ; il quitte son appartement du quartier d'al-Taj pour un taudis d'al-Zarqa. Il devient le chef de la base paramilitaire « Bayt al-Maqdis » dans le village d'al-Marw, près d'Irbid, base faisant partie du réseau de camps liés au Fatah, les « bases des cheikhs » (qawā‘id al-chuyūkh, قواعد الشيوخ). Il lance ainsi des opérations à travers la frontière, prétendument « en accord avec le mouvement islamique de Jordanie ». Dans le même temps, il s'inscrit à l'automne 1968 à l'université al-Azhar où il obtient une maîtrise en droit musulman avec mention très bien en 1969. Début 1970, il accepte un poste de professeur à l'université de Jordanie à Amman, décision motivée par la désillusion face au caractère laïque et nationaliste de la résistance palestinienne conduite par l'OLP et son désir de satisfaire ses ambitions intellectuelles.

Doctorat à al-Azhar (1971-1973)

En 1971, il obtient une bourse de doctorat à al-Azhar et s'installe au Caire. Durant les deux années et demie qu'il passe dans la capitale égyptienne, il est plongé dans une ville marquée par l'ébullition islamiste qui a suivi l'exécution en 1966 de Sayyid Qotb et la répression des Frères musulmans par Nasser : il devient ainsi un des proches de la famille Qotb et rencontre très probablement Omar Abdel Rahman, le futur chef spirituel des islamistes militants en Égypte. Du fait de ces relations, il attire l'attention des services égyptiens qui n'arriveront cependant pas à prouver qu'il eût été l'auteur d'un télégramme anonyme envoyé de Palestine au gouvernement égyptien pour condamner la condamnation à mort de Sayyid Qotb.

Retour à Amman (1973-1980)

Fin 1973, docteur en droit musulman de la prestigieuse université cairote, il quitte l'Égypte, non sans avoir tissé un solide réseau de relations dans le mouvement islamiste. Après une courte période au département de l'information du ministère jordanien des waqfs, il retourne dans la carrière universitaire et donne durant six années des cours de charia. Il exerce une influence conservatrice dans l'université, se montrant hostile à la mixité et incitant les étudiants à se laisser pousser la barbe. Son influence grandit : il donne des cours du soir dans les mosquées, reçoit des étudiants chez lui, prêche et enseigne à travers tout le pays ; des cassettes de ses conférences commencent à circuler et il est surnommé le « Sayyid Qotb jordanien ». Il gravit rapidement les échelons de l'organisation frériste jordanienne jusqu'à devenir à partir de 1975 l'un des cinq membres du conseil du majlis al-chūrā (ﻣﺠﻠﺲ ﺍﻠﺸﻮﺮى), approximativement le « bureau politique ».

Ainsi, vers la fin des années 1970, Abdallah Azzam est devenu une figure islamiste influente en Jordanie. Si les autorités s'accommodent relativement bien de la présence des Frères musulmans, l'apparition d'une opposition islamiste dans les pays voisins (Égypte, Syrie) et des cours de plus en plus politiques et critiques envers le gouvernement vont conduire à des pressions sur Azzam afin qu'il atténue ses prêches et à des menaces d'emprisonnement. Si la popularité d'Azzam rend improbable cette éventualité, un conflit avec le quotidien Al-Ra'y provoque finalement son renvoi début 1980 : outré par une caricature ridiculisant les religieux en les présentant comme des « espions américains » armés de M16, il exige des excuses ; devant le refus du directeur de la fondation Al-Ra'y, il l'insulte et le menace. Le fait ayant été rapporté aux autorités, celles-ci le renvoient de son poste. Cet épisode ne fut que le prétexte à une décision que le régime hachémite voulait prendre depuis longtemps afin de réduire au silence un opposant de plus en plus véhément.

L'épisode saoudien (1980)

Azzam, conscient que sa liberté de manœuvre serait considérablement réduite par les services jordaniens, envisage un temps de rejoindre la lutte palestinienne mais y renonce et quitte le pays pour l'Arabie saoudite, terre d'accueil de nombre d'intellectuels islamistes. Il devient ainsi professeur à l'université du roi Abdulaziz de Djeddah au milieu de l'année 1980, sans doute grâce à ses relations au sein des Frères musulmans. Il est en effet probable que Mohammad Qotb, frère de Sayyid Qotb dont Azzam avait fréquenté la famille au Caire, qui enseignait alors à l'université du Roi-Saoud, ait facilité sa venue dans un royaume saoudien qui avait accueilli dans les années 1960 et les années 1970 nombre de Frères musulmans égyptiens et syriens fuyant les persécutions et qui y trouvèrent du travail, notamment dans l'enseignement supérieur nouvellement institué et manquant de ressources intellectuelles.

Cette même année 1980, Azzam croise la route d'un jeune étudiant en gestion plus pieux que les autres membres de sa famille et qui commençait à s'intéresser à la politique : Oussama ben Laden. Si Abdallah Anas, beau-frère d'Azzam, affirme que celui-ci et sa famille vivaient dans un appartement loué par Ben Laden[1], rien ne peut confirmer que les deux hommes se rencontrèrent et aucun des deux n'a affirmé qu'ils s'étaient rencontrés à Djeddah.

De plus, Azzam ne reste pas longtemps à l'université de Djeddah : en octobre 1980, il fait le pèlerinage à La Mecque, où il rencontre le cheikh Kamal al-Sananiri, membre des Frères musulmans égyptiens présent en Afghanistan dès 1979 et médiateur entre les différentes factions de moujahidines engluées dans des querelles intestines. Al-Sananiri est ainsi à l'origine de l'accord qui servit de base à la création de l'Union islamique des moujahidines afghans (Ittiḥād-i Islāmī-i Mujāhidīn-i Afghānistān) dirigée par Abd (Rabb) al-Rassoul Sayyaf et signée durant le pèlerinage de 1980.

Cette rencontre le convainc de se rendre lui-même en Afghanistan ; après avoir interrogé le recteur de l'université sur la possibilité d'aller enseigner dans la nouvelle Université internationale islamique d'Islamabad, il s'y rend en 1981, probablement à la fin de l'année universitaire.

Le jihad afghan

Entré en contact avec les chefs militaires afghans après son arrivée au Pakistan, Azzam est le point de contact entre les moujahidines et le mouvement islamiste du Proche-Orient. Plutôt que comme un combattant, il se considère comme un écrivain et un penseur, chargé de la propagation de la foi (da`wa, دَعْوة), plutôt que du combat (qitāl, قِتَال) ; cette attitude lui vaut d'être présenté par ses camarades islamistes comme « le cœur et le cerveau » du jihad en Afghanistan.

Peu de choses sont connues sur ses activités entre 1981 et 1983, sinon qu'il enseigne au sein de l'Université islamique d'Islamabad, voyage régulièrement en Afghanistan, se lie aux chefs moujahidines et œuvre au développement de la sympathie pour la cause afghane au sein du monde musulman.

Bibliographie

Thomas Hegghammer, « Abdallah Azzam, l'imam du jihad », in Gilles Kepel et Jean-Pierre Milelli (dir.), Al-Qaida dans le texte. Écrits d'Oussama ben Laden, Abdallah Azzam, Ayman al-Zawahiri et Abou Moussab al-Zarqawi (traductions de Jean-Pierre Milelli, introduction générale de Gilles Kepel), Presses universitaires de France, collection « proche Orient », septembre 2005, chapitre II, p. 115-137.

Source : Wikipedia

Article publié le 11.06.2015

 

Source:

Menaces, insultes, diffamation. Tous les musulmans qui ne font pas allégeance au petit-fils d’Hassan Al-Banna, Tariq Ramadan, déclenchent son courroux. Une chronique d’Ian Hamel.

En septembre 1994, Tariq Ramadan, professeur de français dans un collège de Genève, crée l’association Musulmans, Musulmanes de Suisse (MMS) et se bombarde président, sans tenir compte du fait que la plupart des musulmans de Suisse ne viennent pas d’Afrique du Nord mais de Turquie, de Bosnie, du Kosovo, et vivent en Suisse alémanique. Dès le 16 décembre 1994, Tariq Ramadan organise le premier congrès du MMS. Les musulmans ne se bousculent pas pour répondre à son appel. Qu’à cela ne tienne, il fait venir par bus entiers de l’Hexagone des militants de l’union des organisations islamiques de France (UOIF), proches des Frères musulmans, notamment Malika Dif et Hassan Iquioussen. Mais une journaliste du magazine suisse L’Hebdo révèle le pot aux roses, titrant « Les musulmans de Suisse étaient… français ». Elle raconte qu’à l’intérieur du congrès, les non musulmans et les journalistes auraient été traités d’« insectes ». Tariq Ramadan ne s’en relève pas. Il décide d’abandonner la Suisse pour la France.

Faux professeur à Fribourg

Aujourd’hui encore, le petit-fils d’Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans égyptiens, peine à se faire entendre sur les bords du lac Léman. Le Centre islamique de Genève, créé en janvier 1961 par Saïd Ramadan, le gendre d’Hassan Al-Banna, aujourd’hui dirigé par son fils Hani Ramadan, le frère de Tariq, est considéré par beaucoup de musulmans comme une secte obscurantiste. C’est sans doute la seule mosquée en Europe appartenant exclusivement à une seule famille, les Ramadan. Quant à Tariq Ramadan, il n’a pas laissé que de bons souvenirs en Suisse. Enseignant, il séchait très souvent sa classe, critiquait ses collègues. Dans son livre Les Musulmans dans la laïcité, publié en 1994, il écrit en page 175 que les cours de biologie, d’histoire et de philosophie « peuvent contenir des enseignements qui ne sont pas en accord avec les principes de l’islam ».

Et surtout, il adresse des chroniques dans les journaux, notamment dans Le Monde, pour réclamer «un moratoire sur l’application de la charia ». Il se présente comme « professeur de philosophie et d’islamologie à l’université de Fribourg ». Or, il n’est ni professeur, ni même assistant. Tariq Ramadan se contente de donner bénévolement chaque semaine un exposé d’une heure sur l’islam aux étudiants fribourgeois. Néanmoins, c’est cette carte de visite biaisée qui lui permet de se faire passer à l’étranger pour un universitaire. « Malgré un bagage intellectuel assez léger, Ramadan se prévaut aujourd’hui d’enseigner à Oxford. Il oublie simplement de préciser que sa chaire universitaire est financée intégralement par le Qatar », souligne Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE. Pour mémoire, en sortant son chéquier, l’un des fils de Kadhafi avait obtenu un doctorat d’une université britannique, ne se donnant même pas la peine de le rédiger lui-même.  

Des guetteurs sur la Toile

Charles Genequand, spécialiste du monde arabe à l’université de Genève, n’a jamais été convaincu par le sérieux de Tariq Ramadan. Il lui a refusé sa thèse portant sur le réformisme islamique et Hassan Al-Banna. Les raisons ? Tariq Ramadan tentait de faire passer son grand-père pour un Gandhi musulman. « Non seulement, il refusait d’apporter des corrections à sa thèse, mais il harcelait les membres du jury pour l’obtenir au plus vite », se souvient Charles Genequand. Témoignage confirmé par Ali Merad (1), professeur émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III et auteur de trois Que sais-je ? sur l’islam. Tariq Ramadan est allé jusqu’à le menacer d’une plainte universitaire s’il n’obtenait pas son doctorat. « J’ai été directeur de thèse pendant près de quarante ans en France, en Belgique, en Suisse. Je n’ai jamais vu un étudiant se conduire de la sorte », a témoigné Ali Merad. À cette époque, Tariq Ramadan décrochait lui-même son téléphone pour insulter et menacer tous ceux qui n’appréciaient pas à sa juste mesure son talent.

Aujourd’hui, il peut compter sur des dizaines de guetteurs sur la Toile. « Il suffit que j’écrive trois lignes sur Internet un peu critique vis-à-vis de Tariq Ramadan pour que je reçoive immédiatement une cinquantaine de messages plus que désagréables de la part de ses sbires », dénonce Ahmed Benani, politologue et anthropologue à l’université de Lausanne. « Tariq Ramadan n’est qu’une icône télévisuelle. Où sont ses travaux universitaires ? Aucun chercheur, qu’il s’agisse d’Olivier Roy, de Gilles Kepel, de Rachid Benzine, de feu Mohammed Arkoun ou d’Abdelwahab Meddeb ne l’a jamais pris au sérieux », lâche Ahmed Benani, qui a connu à Genève Saïd Ramadan, le père d’Hani et de Tariq Ramadan, disparu en 1995.  

Les musulmans privés de parole

Même son de cloche de la part de Mohamed-Chérif Ferjani, islamologue et professeur à l’université Lyon-2. « Les insultes ? Je ne prends même plus le temps de les lire. En revanche, Tariq Ramadan n’ose pas m’affronter directement. J’ai dénoncé ses multiples mensonges dans mon livre Le politique et le religieux dans le champ islamique (2) ». Pour enjoliver l’image d’Hassan Al-Banna, Tariq Ramadan gomme systématiquement le caractère militaire et violent des Frères musulmans, en traduisant par exemple « jundî », non pas par « soldat », mais par « militant », et « katîba » par « cercle » au lieu de « brigade » ou « phalange ». Plus grave, il oublie de rappeler qu’Hassan Al-Banna prônait le califat « comme la seule forme possible de l’Etat islamique ». « Une bonne partie des attaques sur Internet sont pilotées par des professeurs d’université français. Ils demandent à leurs étudiants-chercheurs d’insulter tous ceux qui émettent des doutes sur les compétences de Tariq Ramadan », assure Mohamed-Chérif Ferjani.

« Bien évidemment, Tariq Ramadan a beau jeu de prétendre qu’il n’y ait pour rien. Mais je constate qu’il n’a jamais pris ses distances avec les insultes et les menaces proférées par ses acolytes. Ces derniers s’en prennent tout spécialement aux intellectuels d’origine musulmane. Le but est de créer un climat détestable et de tout faire pour empêcher les musulmans, qui ne partagent pas les idées de Ramadan, de s’exprimer », commente Haoues Seniguer, maître de conférence en science politique à Sciences Po Lyon. « C’est d’autant plus désagréable que les écrits de ce personnage méprisant manquent terriblement d’épaisseur scientifique. Un élément significatif : les lacunes révélatrices en matière de culture islamologique où les références à des penseurs tels que Rachid Benzine, Nasr Hâmid Abû Zayd, ou Mohamed Arkoun sont systématiquement absentes, voire écartées, car elles ne cadrent pas avec son système idéologique global ».

La bouche tordue par la haine

Même son de cloche de la part de Dominique Avon, agrégé d’histoire, licencié d’arabe, professeur à l’université du Maine, spécialiste des religions : « Dans Muhammad, vie du prophète, Tariq Ramadan s’en tient à un discours de traditionniste en présentant Adam comme le premier prophète ! Adam est une figure mythique, aucun autre universitaire un peu sérieux n’oserait écrire ce genre de chose », souligne-t-il, ajoutant que « celui qui se présente comme islamologue n’utilise jamais la moindre source académique pour parler des premiers siècles de la religion musulmane ». Ses seules références sont le Coran, les Hadiths (les actes et les paroles du prophète) non soumis à la critique historique, et quelques commentateurs médiévaux soigneusement sélectionnés.

Face à des contradicteurs, Tariq Ramadan abandonne très vite son sourire de miel, pour éructer, la bouche tordue par la haine. Le docteur Bakary Sambe, enseignant-chercheur au centre d’étude des religions, UFR des civilisations, arts et communication, à l’université Gaston Berge, à Saint-Louis du Sénégal, en a fait la triste expérience. « Alors qu’en France, il se vante d’être pleinement européen. En Afrique, il désigne l’Occident comme l’origine de tous les maux des musulmans. Sur l’intervention française au Mali, il adopte exactement la même position que les Frères musulmans, le Tunisien Rachid Ghannouchi et l’Egyptien Mohamed Morsi », rappelle Bakary Sambe. Mais pour s’être opposé à Tariq Ramadan, l’universitaire sénégalais a été présenté comme « anti-arabe » et même « pro-israélien », dans des écrits adressés à des étudiants musulmans, jusqu’aux Etats-Unis. « J’ai été obligé d’écrire un article en anglais pour contrer tous les mensonges que Tariq Ramadan proférait à mon égard », dénonce le chercheur africain. 

Ian Hamel, « La vérité sur Tariq Ramadan. Sa famille, ses réseaux, sa stratégie », Editions Favre, 2007.

Mohamed-Chérif Ferjani, « Le politique et le religieux dans le champ islamique », Fayard, 2005.

Extrait de: Source et auteur

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L'islamologue Hani Ramadan a été reconduit à la frontière suisse ce samedi soir.

Le frère de Tariq Ramadan, Hani, expulsé de France vers la Suisse

 
Le frère du prédicateur Tariq Ramadan a été reconduit à la frontière suisse ce 8 avril au soir. Interpellé à Colmar où il donnait une conférence, Hani Ramadan faisait l'objet d'une interdiction administrative du territoire depuis ce vendredi 7 avril.

Le directeur du centre islamique de Genève et frère du prédicateur Tariq Ramadan, Hani Ramadan, a été reconduit à la frontière suisse ce samedi soir, a annoncé le ministère de l’Intérieur dans un communiqué de presse. Il a été interpellé alors qu’il donnait une conférence à Colmar.

Connu pour avoir dans le passé adopté un comportement et tenu des propos faisant peser une menace grave sur l’ordre public sur le sol français », l’islamologue suisse faisait l’objet depuis ce vendredi 7 avril d’une interdiction administrative du territoire.

« Le ministère de l’Intérieur et les forces de l’ordre sont pleinement mobilisés et continueront de lutter sans relâche contre l’extrémisme et la radicalisation », conclut le communiqué de presse, citant le ministre de l’Intérieur, Matthias Fekl.

Propos "attentatoires à la dignité humaine"

Hani Ramadan avait été licencié de l’Instruction publique en 2003 pour avoir justifié la lapidation des femmes. Moins médiatique que son frère Tariq, il l'a pourtant doublé depuis belle lurette dans la course à la provocation islamiste. Petit-fils du fondateur des Frères musulmans, Hani Ramadan ne se sent pas tellement de limites dès lors qu’il s’agit des femmes ou des juifs. Adepte des thèses complotistes notamment sur des « manipulations médiatiques sionistes », il s’est encore illustré l’été dernier en expliquant à des élèves d’un collège de Genève qu’une femme non voilée était « comme une pièce de deux euros », car « visible pour tous, elle passe d’une main à l’autre ». En septembre 2016, le tribunal administratif de Nîmes avait validé en référé l’interdiction d’une conférence d’Hani Ramadan, en épinglant ses propos « clairement et volontairement attentatoires à la dignité humaine et gravement discriminatoires envers les femmes »... Plus récemment, en janvier à Roubaix, une autre conférence a été annulée du fait de sa présence.

Le ministère de l'Intérieur aura fini par agir en l'expulsant du pays.

 

Quand Juppé , Edouard Philippe et... Macron découvrent les Frères musulmans... une aubaine pour la République.

Par Ivan Rioufol le 28 mars 2016 10h00 | 290 Commentaires

Alain Juppé aurait-il cessé d’être naïf à propos de l’islam politique ? Lui qui a dit vouloir faire de la lutte contre l’islamophobie "un point de clivage pour son camp" a pris le risque d’apparaître à son tour "islamophobe", en affichant ses distances avec Tariq Ramadan. L’idéologue islamiste, antisioniste et antifrançais (voir mon blog du 8 février) a tenu une conférence sur … "Les clefs du vivre ensemble", samedi soir à Bordeaux : une imposture qui est une constante chez ces loups déguisés en agneaux. Ils se réclament de l'"antiracisme" et de "l'islam citoyen" pour faire oublier la nature de leur doctrine conquérante et intolérante. "Tariq Ramadan n’est pas le bien venu", avait préalablement déclaré le maire de Bordeaux, tout en reconnaissant n’avoir pas les moyens juridiques d’empêcher sa venue. "Il n’a jamais véritablement condamné les auteurs des attentat, dont les connections avec les Frères musulmans sont connues", avait-il notamment expliqué. Une accusation dénoncée par Ramadan, qui a fustigé une "France sous occupation", sans préciser, pour lui, la nature de l’occupant. Pour sa part, le journaliste Edwy Plenel a fait connaître par tweet, samedi, sa défense de son ami, en dénonçant une "excommunication politicienne qui déshonore la France".  On peut reconnaître à Plenel d’assumer la pleine collaboration de l’extrême gauche avec l’idéologie islamiste, d’essence totalitaire.

 Il faut évidemment se féliciter du sursaut, bien que tardif, de Juppé. En 2011, alors ministre des Affaires étrangères, il assurait avoir rencontré en Egpypte des Frères musulmans sympathiques. "Plusieurs d’entre eux m’ont fait part de leur vision d’un islam libéral et respectueux de la démocrate", avait-il été jusqu’à dire dans un aveuglement ahurissant, avant que le peuple ne chasse ses tyrans. Reste au candidat à la primaire des Républicains à aller au bout de sa lucidité, lui qui défend l’abandon de l’assimilation et le recours aux accommodements raisonnables avec l'islam. Les Frères musulmans, qui militent pour le rétablissement du califat et l’islamisation des musulmans européens, sont un danger pour la démocratie. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter les propos antisémites, sexistes et homophobes de leur leader, le théologien Youssef al-Qaradawi. Cet incendiaire a été l’invité de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF), et c’est l’Union mondiale des savants musulmans (UMSM), que dirige al-Qaradawi, que vient d’intégrer Ramadan. Or c’est un proche des Frères musulmans et de l'UOIF, l’iman de Bordeaux Tareq Oubrou, que soutient Juppé qui lui a même décerné la Légion d’honneur. Oubrou est-il vraiment l’imam exemplaire ? Parce que Juppé s’est si souvent trompé, il est permis de douter de son jugement sur cet homme qui, il y a quelques années, avait déclaré sur une vidéo encore accessible : "Le califat est une obligation". La dissimulation et le mensonge sont des armes que s'autorisent les islamistes.