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WWIII : La Guerre commence dans les Institutions et dans la Justice qui ne permet plus de Juger en toute sérénité. Pour faire la Guerre, il faut commencer par la faire aux Français pour enlever toute idée de contestation.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

L'Assemblée vote les textes sur la moralisation de la vie Publique de la Ripoublique. Nous sommes l'Humanisme des Lumières avec le Grand Lucifer.

Rédaction Reuters

 

Les députés français ont voté dans la nuit de vendredi à samedi les deux projets de loi emblématiques sur la moralisation de la vie publique qui traduisent des engagements pris par Emmanuel Macron pendant une campagne présidentielle marquée par les "affaires". /Photo prise le 3 juillet 2017/Eric Feferberg

PARIS (Reuters) - Les députés français ont voté dans la nuit de vendredi à samedi les deux projets de loi emblématiques sur la moralisation de la vie publique qui traduisent des engagements pris par Emmanuel Macron pendant une campagne présidentielle marquée par les "affaires".

Les groupes La République en marche (LREM), qui dispose de la majorité absolue, et celui du MoDem ainsi que la majorité des élus du groupe des Constructifs, qui rassemble des élus de droite et du centre "Macron compatibles", ont voté pour le premier texte, ainsi que le groupe Les Républicains (LR) et Nouvelle Gauche (ex-PS).

Les groupes de la Gauche démocrate et républicaine (GDR) et La France insoumise (LFI) se sont abstenus.

Pour le second texte, les groupes LREM et MoDem ont voté pour ainsi que les Constructifs et le groupe Nouvelle Gauche. Le groupe LR a voté contre en raison de la suppression de la réserve parlementaire. Les groupes GDR et LFI se sont abstenus.

La réforme est composée de deux textes : un projet de loi ordinaire et un projet de loi organique. Le premier a été adopté par 319 voix contre 4, le second par 283 voix contre 37.

Le gouvernement ayant décidé d'utiliser la procédure accélérée, qui permet de réduire le nombre des navettes entre les deux chambres, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée pour lundi afin de tenter de mettre au point des textes communs aux deux assemblées.

Les deux textes devraient être définitivement adoptés jeudi prochain par le Parlement, l'Assemblée ayant le dernier mot.

Ils font suite notamment à l'affaire des emplois fictifs présumés dont l'ex-Premier ministre Les Républicains François Fillon, candidat malheureux de la droite à la présidentielle, aurait fait profiter sa famille.

Voici les principales dispositions de ces textes.

* Interdiction Des Emplois Familiaux

Cette interdiction vaut pour les ministres, parlementaires et élus locaux. Une distinction a été créée entre emplois familiaux pour "la famille proche", qui seront interdits et passibles de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende, et les emplois pour les personnes du second cercle (liens hors familiaux, ancienne famille) qui devront faire l'objet d'une déclaration.

* inéGibilite

Inéligibilité des candidats et élus en cas de crimes ou d'infractions traduisant un manquement à la probité. Comme le demandait le gouvernement, une disposition votée en commission a finalement été retirée, par crainte d'un "risque d'inconstitutionnalité", qui prévoyait l'obligation d'un casier judiciaire vierge pour les candidats à une élection.

* Conflits D'interêT

Députés et sénateurs ne pourront plus exercer des fonctions de conseil en cours de mandat. Ils pourront toutefois le faire si l'activité a commencé plus d'un an avant leur élection. La prévention et le traitement des conflits d'intérêts sont laissés aux soins de chaque assemblée. Le texte prévoit la création dans chacune des assemblées d'un registre public de "déports". Les collaborateurs parlementaires ne pourront plus être rémunérés par des lobbies.

* Frais De Mandat

Mise en place d'un nouveau système de prise en charge des frais de mandat parlementaire, qui remplacera l'indemnité représentative de frais de mandat (IRFM). Chaque assemblée parlementaire déterminera les règles relatives au remboursement de frais de mandat de ses membres.

Ce remboursement pourra se faire sous la forme d'une prise en charge directe par l'assemblée concernée, par un remboursement sur présentation de justificatifs ou sous forme du versement d'une avance par l'assemblée dont ils sont membres.

* "Banque De La DéMocratie"

Cette institution destinée à financer les candidats et les partis, qui avait été supprimée par le Sénat, a été rétablie.

* "Verrou De Bercy"

Rétablissement, à la demande du gouvernement, du "verrou de Bercy" que le Sénat avait supprimé. Il s'agit d'un dispositif qui laisse au ministère de l'Economie le monopole des poursuites pénales en matière de fraude fiscale.

* RéServe Parlementaire

La suppression de la "réserve parlementaire" dont bénéficient les parlementaires pour aider des collectivités ou des associations disparaîtra progressivement jusqu'en 2024. L'Assemblée a supprimé la disposition votée par le Sénat qui prévoyait le remplacement de cette réserve par une dotation de soutien à l'investissement des communes.

* Le vote Blanc

Rejetant un amendement proposé par le groupe les «constructifs», l’Assemblée nationale a fermé la porte à la possibilité d’une prise en compte du vote blanc pour la présidentielle de 2022. L’exécutif était contre, acr cela pourrait fragiliser les sur-Hommes, les Mi-Dieux, et les Dieux.

Une fois de plus, le vote blanc ne sera pas pris en compte lors des prochaines élections présidentielles. Selon France Info, les députés ont rejeté dans la nuit du 28 au 29 juillet l’amendement qui allait en ce sens déposé par le groupe parlementaire les «constructifs» (composé d’élus Les Républicains et de centristes), soutenus par le MoDem, les socialistes et les insoumis. Le texte prévoyait que l’élection devait être réorganisée si le nombre de votes «blancs» (enveloppes vides ou bulletins vierges) était équivalent à la majorité absolue ou relative.

Nicole Belloubet, la juriste et membre du Conseil constitutionnel, qui prône la terreur sur les Français coupables ou non,  maintenant la ministre de la Justice  qui n'en a pas, et qui veut incarcérer en première instance (où il est impossible de se défendre, donc Prison d'office et au bout de quelques années on voit s'il y a culpabilité) sans attendre l'Appel, était opposée à cet amendement, arguant du fait qu’il était préférable d’attendre encore pour prendre ce type de mesure, le vote blanc n’étant comptabilisé séparément des nuls que depuis février 2014. Au contraire, le député Maurice Leroy (Union des Démocrates et Indépendants) y voyait un moyen de lutter contre les «votes extrêmes» et le président du MoDem avait parlé d’une mesure allant «dans le bon sens».

<<EMPRISONNER PLUS POUR Sécuriser Plus>>, pendant ce temps là, les Prisons de Hollande ferment.

Emile Picy,  et contributeurs, édité par Yves Clarisse et contributeurs.

Interrogée jeudi sur son souhait d'être tenue au courant des affaires en cours, Nicole Belloubet a expliqué qu'elle n'avait pas à l'être. Parallèlement, les procureurs estiment que mieux encadrer la pratique des remontées d'informations à la Chancellerie est le corollaire de leur indépendance.

Rien ne sert de parler d'indépendance de la justice si les procureurs continuent d'être soumis à la remontée d'information à la Chancellerie. Interrogée sur France Inter jeudi matin sur son souhait d'être tenue au courant des affaires en cours, la ministre de la Justice, Nicole Belloubet a expliqué qu'elle n'avait pas à l'être. «Dans les affaires individuelles, il n'y a pas à en avoir», a-t-elle affirmé, précisant qu'elle ne disposait pas d'informations sur les enquêtes en cours sur le Modem ou le Front national dont elle apprenait les évolutions par «la presse». On se souvient comment Christiane Taubira, ministre de la justice, brandissant en mars 2014 les informations sur l'enquête touchant Nicolas Sarkozy tout en prétendant le contraire avait fait mauvais genre.

Les Procureurs et les Juges, ainsi que les avocats ont tout l'arsenal pour s'occuper des Français, dans un Régime de Dictature consensuelle.

Parlement - « Dictature consensuelle » pour une procédure de pure forme Commissions : tout est joué à l’avance.

Ils ont voté ce qu'ils croyaient juste et bon pour eux. Il n'y a donc rien de nouveau sous le dôme de l'Assemblée Nationale. Mais ils ne se sont pas fait Hara-Kiri, sur le casier vierge, car il n'y aurait plus de députés, ni de Juges, ni d'avocats, ni de personnes aptes à prendre des fonctions Magistrales.

Actes 24
14 Je t'avoue bien que je sers le Dieu de mes pères selon la voie qu'ils appellent une secte, croyant tout ce qui est écrit dans la loi et dans les prophètes, 15et ayant en Dieu cette espérance, comme ils l'ont eux-mêmes, qu'il y aura une résurrection des justes et des injustes. 16C'est pourquoi je m'efforce d'avoir constamment une conscience sans reproche devant Dieu et devant les hommes, car il faut parfois parraître injuste pour être Juste et le fait d'être injuste permet d'arriver à être juste en connaissance de cause.:.

Les affaires font tellement partie du décorum royal, qu'il serait injuste de les illuminer ou de les masquer.

De toutes façons il faut les traiter, sans elles nous ne serions rien, et surtout nous ne gagnerions rien. Nous sommes la plus grande secte au Monde, et nos frères sont libres de tout faire en bien et en mal.

Le Business de la Bourse, du choix des représentants du Peuple, des mandats que l'on attribue ou non, les conciliations, les scandales politico-financiers, la Justice,  les peines, les autorisations, les conseils, les interdictions, les menaces, les guerres, les éliminations, les mises au placard, les adoubements, les attouchements enfin tout, c'est nous qui les attribuons. Le bon Peuple incrédule, bleu, exotérique et non initié n'y comprend rien, et nous nous jouons de lui.:.

Notre métier nous vient de nos pères, et nous servons le Dieu de nos pères selon la voie qu'ils appellent une secte, mais cette secte a ramifié le Monde, nous sommes riches intérieurement et extérieurement. Bien entendu nous défendons la diversité, l'écologie, l'école laïque et universelle, nous formons les enfants comme cela nous a été enseigné, par le Dieu des Enfers, et nous lui devons de nombreux sacrifices humains, en échange de la permissivité qu'il nous accorde pour la suppression de nos contraintes morale et nos interdits. Nous sommes Libres, de vrais "Freemason" dont le culte ou Rite Ecossais ancien et accepté, promu par des frères John Mitchell et Frederic Dalcho, en 1801 à Charleston, aux Etats-Unis, est aujourd'hui le plus partagé.

Depuis que nous avons abattu les royautés, ou les avoir convaincu d'être des nôtres, nous sommes les Maîtres du Monde, et tout ce que fait un Maître Franc-Maçon est autorisé. Le Pape est des nôtres Abemus Lucifer.

Mais pas que lui, Adolf Hitler, l'était de la Loge ou Société de Thulé, et celui qui a programmé toutes les Guerres, Albert Pike et Mazzini, aussi.

Et la Justice, c'est nous, tous en tablier, pour juger les non-initiés et les profanes de nos lois.

Voici quelques conseils à nos frères novices en Maçonnerie, pour prendre aux pauvres et redistribuer aux riches, qui ne peuvent être que des frères:

1 - SUR LA FORME : Ne permettez pas à un profane de se présenter à un Juge, pour obtenir quelque chose que nous ne voulons pas. Nous contrôlons tout le circuit, de l'huissier qui assigne à comparaître devant un tribunal, à l'huissier qui envoie le Jugement. Entre temps, l'avocat étudie le dossier, s'entend avec l'avocat de la partie adverse pour déterminer quelle sera la défense, et la limiter au stricte nécessaire.

Dans tous les cas nous aidons au Jugement en orientant la peine et en distribuant les amendes. Si le prévenu, n'est pas content de son sort, il est toujours temps de l'intimider, et même de démissionner (pour l'avocat) en le laissant tomber son client (de préférence juste avant un Jugement) sans donner de conclusions pour sa défense. Sans avocats pour se défendre, et sans délais pour en reprendre un autre, l'affaire sera Jugée, tout en étant considérée comme contradictoire. Et il devra faire appel et puis aller en cassation pour que nous l'épuissions davantage. Selon les Maîtres en la matière nous allons le "massacrer".

En cas de contestation dans une affaire d'héritage, on valide par morceaux les obligations du Justiciable, pour qu'il ne puisse plus rien réclamer, et subisse le partage que nous avons décidé. 

Si ce connard est encore plus obtus à comprendre, ont se passe de lui envoyer l'huissier, en prétextant qu'il est passé quand il s'aperçoit que sa succession lui a échappé, tout en vendant ses biens au plus offrant par des notaires adjudicataires, ou par des commissaires priseurs ou encore des liquidateurs dûment  patentés, pour se faire des couilles en or.

2 - Sur le fond et la forme : dézinguez le profane en utilisant toutes les lois et les Jurisprudences qui vont à l'encontre des lois, de façon à ce qu'il ne puisse échapper au verdict dont nous avons élaboré le principe et son contenu avant même de lire le dossier.

Contestez le bien fondé de ses déclarations et imposez votre point de vue, en mettant en place des thèses qui sont sensées être vérifiées et représenter la vérité.

En vérité, je vous le dit, vous devez faire passer tous les mensonges pour la Vérité dévoilée.

L'avocat défendeur se constituera dans son argumentaire en invoquant des vérités faciles à démonter par rapport à l'avocat demandeur, qui se contentera d'asséner des contre-vérités tueuses, qui sont admises par les Juges et nos lois.

En y mettant nos trois points ou nos trois étoiles, dans un "Plaise au Tribunal", nous nous assurons d'un Jugement définitif, qui se passe de l'avis de la partie adverse.

Pour faire la pluie et le beau temps, dans un langage confus et alambiqué, il est nécessaire de le faire dans la langue de Molière.

Une somme de mots obscurs, qui donnent l'expression de donner raison, tout en condamnant  à l'amende et au respect des décisions, et le chemin vers notre Dieu, pour qu'il puisse constater que nous mortels mais Dieu sur terre, nous puissions être racheté lors de notre passage aux enfers lors de la traversée du Styx:

« …J’arrivai à une rivière de feu qui coulait comme de l’eau et se jetait dans la grande mer occidentale. Je vis tous les grands fleuves, et j’arrivai bientôt au milieu des noires ténèbres ; dans ces lieux où toute chair émigre ; je vis les montagnes de ténèbres… »

Si ce connard n'est pas encore conscient de notre Justice de Dieux, alors il faut l'admonesté à huis clos sinon plus, si affinité.

3 - Sur le fond : Dominez le profane qu'il sache que la Loi est celle que le Peuple Souverain aurait pu voter, s'il avait été en mesure d'établir les règles qui nous viennent de Dieu.

Bien entendu, mes chers frères et mes chers collègues de la fraternité de la Justice aux Hommes dispensée, vous ne vous étriperez jamais entre vous, en laissant un spectacle de désaccord, vis à vis du profane. Par principe vous ne donnerez aucun tords partagés dans un Jugement, vous ne douterez ni de vous-mêmes ni de vos frères, même devant le verdict de la Preuve, car il reste toujours la défense du bien commun et la non justification de la preuve au regard des Dieux.

Vous êtes en charge des âmes à donner aux enfers et pour cela il n'y a pas de règle pour obtenir des résultats.

Notre Grand Maître Lucifer, qui règne sur les Enfers et sur la terre, se nourrit de la haine des hommes et du sang de nos victimes, tandis que le Dieu du Ciel, Jupiter comme Macron ou Zeus, celui qui va régner sur l'Olympe, notre Dieu va lui prendre sa place, afin de détrôner celui qui ne fait rien sur le déterminisme de l'humanité ou sur le pseudo Libre Arbitre de l'homme, tout en réclamant des preuves d'amour et de reconnaissance de la part des sous-hommes. Nous les Dieux Humains allons transgresser les lois de l'Humanité, vers la transcendance Globale, Totale, Universelle.

Poutine : « Je fais le serment de vaincre les Illuminati. » face au pape Noir, Franc-Maçon et Illuminati.

Le Président Russe Vladimir Poutine a démontré qu’il n’était pas un froussard pour ce qui est de combattre plusieurs adversaires sur différents fronts. Il se trouve qu’il a désormais une nouvelle cible : les Illuminati!

poutine-pape

Il a été certifié à maintes reprises que Poutine, qui est né et qui a été modelé par la sphère d’influence politique de l’ombre et qui a aussi précédemment servi au sein de l’agence de renseignements Russe durant la guerre froide – le KGB – qu’il est prêt à combattre les institutions qui l’ont mis au monde. Il semblerait cependant que malgré toutes les preuves qui affirment réellement que Poutine est un illuminati, qu’il est prêt à leur faire mordre la poussière de l’intérieur. Il y a de nombreuses pommes pourries dans le panier du Nouvel Ordre Mondial.

poutine-enerve

Pour parvenir à cette fin, Poutine a violemment réagi contre les intérêts de ceux qui se prétendent Illuminati du fait que leurs activités sont en désaccord avec la santé et la prospérité de la nation Russe. Cela a donc incité Jacob Rothschild à le traiter de « Traitre au Nouvel Ordre Mondial ». Afin de répondre en tant qu’homme civilisé, il a été allégué que Poutine a dit qu’il détruirait toute l’organisation de l’ombre. On pense que Poutine est désormais l’ennemi numéro 1 de l’ordre des Illuminati qui est ENCORE en vie.

Poutine qui est une personne très religieuse, ressentait que la trahison n’était pas du tout la bonne course d’action. Mais ses gestes et ses divers discours récents démontrent sans aucun doute que Poutine est sur le point de s’occuper d’eux.

Source: Before It’s News, le 1er novembre 2016

Selon Jacob Rothschild le président russe Vladimir Poutine serait un « traître au Nouvel Ordre Mondial ».

Jacob Rothschild a accusé le président russe Vladimir Poutine d’être un « traître à la cause du Nouvel Ordre Mondial « .

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Le refus de Poutine de prendre la  remorque du  Nouvel Ordre Mondial , rend Jacob Rothschild nerveux, comme il besoin de la Russie de leur côté afin de remplir l’ordre du jour illuminati.

Les rapports disent:

Obama devient vraiment sur les nerfs de Poutine que parce qu’il ne peut pas voir pourquoi il fait les choses qu’il fait à son propre peuple et d’avoir donner  ces avertissement  aux Américains  de « Gardez vos Armes » !!

Je ne connais pas plus que quiconque sur Poutine, mais je ne peux en déduire certaines choses qui pourraient donner un  sens à l’affaire.

D’abord, il ne serait pas parvenu au  plus haut rang, il a, tout comme en Amérique,  il n’a pas été l’un d’eux et de leur côté. Il n’aurait jamais été chef de leur intelligence KGB si il était pas un d’entre eux, et il ne serait jamais parvenu à devenir président. Cela signifie-t-il qu’il ne pouvait pas se  retourner contre  eux et les trahir? Non, cela signifie simplement que, même s’ il l’a fait, il n’a toujours pas souffert …ou payer  comme d’autres qui ont trahi la secte des Illuminati.

Voir le vidéo en rapport:

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Mais pas Seulement, même Poutine l'était (voir ci-dessus), mais il nous a trahi dira Jacob Rothschild.Vous pensez bien que dans ces conditions, nous sommes pour la liberté complète, le progressisme, l'égalitarisme contrôlé avec des hommes pour l'humanisme et des sous-hommes comme esclaves. N'y avait-il pas des esclaves aux temps de Jésus? Jésus a-t-il remis en cause l'esclavage et les sous-hommes? Non alors nous sommes dans la loi de tous les Dieux. Car il n'y en a pas qu'un, et celui qui se cache dans la constellation d'Orion, n'a plus beaucoup de temps à vivre. Voir également les Sept églises de l'Apocalypse.

Oui, Dieu habite en un lieu précis : les cieux. Voyez ce que dit la Bible à ce sujet :

Le roi Salomon a demandé à Dieu : « Puisses-tu écouter depuis les cieux, le lieu fixe où tu habites » (1 Rois 8:43).

Jésus Christ a appris à ses disciples à prier leur « Père dans les cieux » (Matthieu 6:9).

Après sa résurrection, Jésus est entré « dans le ciel même, pour paraître [...] devant la personne de Dieu » (Hébreux 9:24).

Ces passages montrent clairement que Dieu est une entité personne - un pur esprit et qu’il ne réside pas partout à la fois, mais en lui-même avec l'Esprit Saint et son fils particulier qu'il a rendu Homme, comme arche d'alliance avec l'humanité, que nous pouvons tous imiter et dans sa création. Comme Jésus, il peut venir à notre insu sous la forme qu'il veut, afin de se rendre compte que les prévisions ou prophéties, établies dans la Bible sont conforment à l'avancement spirituel de l'humanité, et Jésus viendra officiellement à la fin des temps que nous vivons.


 Dieu est partout présent dans l'univers, sans se confondre avec lui. Par
exemple, si nous dessinons deux cercles concentriques, le petit disque figurant
la terre, et le grand le ciel, nous pouvons dire que Dieu habite parmi nous,
puisque la terre est contenue à l'intérieur du ciel.

Dieu est le maître de la vie, de toutes les dimensions de la vie. Il habite
aussi le monde où vont les gens qui meurent, "qui s'en vont au ciel". Le ciel,
c'est aussi l'autre côté de la vie. On exprime en termes de déplacement ce qui
est en fait une transformation, le passage d'une vie à une autre, comme la chenille
devient un papillon. Dieu habite les deux mondes, celui dans lequel nous vivons
et celui dans lequel nous vivrons après notre mort.

Avant la création de l'univers qui est pourtant infini, il n'y avait que Dieu.
J'aime beaucoup la réponse des Juifs à la question de savoir comment Dieu, qui
est infini, a pu trouver la place pour créer un univers infini : Dieu, dans
sa grande bonté, a accepté de se retirer un tout petit peu, afin de créer la
place nécessaire pour l'univers qu'il projetait de faire naître. C'est la tradition
juive du tsime-tsoume, du "retrait" de Dieu (si je ne me trompe pas.)

Dieu est immense, tellement grand. Sa grandeur dépasse nos capacités d'imagination.

Et le témoignage de la Bible apporte un complément tout aussi important à ce
que je viens d'expliquer. Le Seigneur, Dieu d'Israël, a montré son attachement
à notre planète en exprimant la volonté de résider dans le Temple de Jérusalem.
Ce Temple a été démoli, mais, pour la tradition chrétienne en tout cas, il a été
remplacé par Jésus, qui est vraiment le "lieu" où le Seigneur habite.


Et le Seigneur Jésus lui-même habite dans l'Église, la famille de ses petits
frères et petites sœurs. Nous sommes invités à reconnaître dans l'Église du Christ la
présence de Jésus, de ce Dieu qui habite parmi nous.

Et le Seigneur Jésus lui-même habite dans la personne de notre prochain, dans
la personne des plus petits de nos frères et sœurs, de tous ceux qui ont besoin
de nous, qui nous demandent de les aider, de les consoler, de les aimer, quelles
que soient la couleur de leur peau, leur religion, leur position sociale, leur
handicap ou leur misère. Dieu habite réellement en eux.

Je me permettrai d'illustrer mon propos par un texte plutôt triste, mais fort
pertinent, d'Élie Wiesel, qui nous aide à approfondir cette question du "lieu"
où habite Dieu :

Un jour que nous revenions du travail, nous vîmes trois potences dressées sur
la place d'appel, trois corbeaux noirs. Appel. Les S.S. autour de nous, les
mitrailleuses braquées : la cérémonie traditionnelle. Trois condamnés enchaînés
- et parmi eux, le petit pipel, l'ange aux yeux tristes.
Les S.S. paraissaient plus préoccupés, plus inquiets que de coutume. Pendre
un gosse devant des milliers de spectateurs n'était pas une petite affaire.
Le chef du camp lut le verdict. Tous les yeux étaient fixés sur l'enfant. Il
était livide, presque calme, se mordant les lèvres. L'ombre de la potence le recouvrait.
Le Lagerkapo refusa cette fois de servir de bourreau. Trois S.S. le remplacèrent.
Les trois condamnés montèrent ensemble sur leurs chaises. Les trois cous furent
introduits en même temps dans les nœuds coulants.
Vive la liberté ! crièrent les deux adultes.
Le petit, lui, se taisait.
Où est le bon Dieu, où est-il ? demanda quelqu'un derrière moi.
Sur un signe du chef du camp, les trois chaises basculèrent.
Silence absolu dans tout le camp. A l'horizon, le soleil se couchait.
Découvrez-vous ! hurla le chef de camp. Sa voix était rauque. Quant à nous,
nous pleurions.
Couvrez-vous !
Puis commença le défilé. Les deux adultes ne vivaient plus. Leur langue pendait,
grossie, bleutée. Mais la troisième corde n'était pas immobile : si léger, l'enfant
vivait encore...
Plus d'une demi-heure il resta ainsi à lutter entre la vie et la mort, agonisant
sous nos yeux. Et nous devions le regarder bien en face. Il était encore vivant
lorsque je passai devant lui. Sa langue était encore rouge, ses yeux pas encore
éteints.
Derrière moi, j'entendis le même homme demander :
Où donc est Dieu ?
Et je sentais en moi une voix qui lui répondait :
Où il est ? Le voici - il est pendu ici, à cette potence...
Ce soir-là, la soupe avait un goût de cadavre.
(Extrait de "La Nuit".)

Si vous sentez l'amour de Dieu, la tendresse de Jésus pour vous, alors le ciel,
où Dieu habite, est en vous, au plus profond de votre cœur, de votre vie.

Des scientifiques ont découvert que notre matière grise est un formidable outil de connexion avec le divin.
Preuve que les voies du Seigneur ne sont plus si impénétrables.
Sachant que les états de grâce, les prières, l'extase, les apparitions de la Vierge, les voix d'outre-ciel transitent obligatoirement par les cellules nerveuses, les scientifiques voudraient vérifier dans quelle mesure le divin est une sécrétion de la matière grise et si d'aventure, par le biais de ses connexions, le Tout-Puissant a élu domicile dans notre hémisphère droit, l'hémisphère de la symbolique.

proposée: Genèse 1.1-2.3

1. Dieu est le créateur

  • La contemplation de l'univers (hommes, animaux, plantes, cadre naturel, cieux) devrait amener les hommes à la conclusion qu'il existe un Créateur ( Rm 1.20; Ps 19.1; Act 14.15-17).
  • Dans toute la Bible, Dieu se révèle comme le Créateur; excepté Dieu, tout ce qui existe a été créé et a eu un commencement ( Gen 1.1; Ap 4.11; Col 1.16).

2. Dieu est une personne

(au sens de "doué de personnalité")

Il est Créateur : il pense, a une intelligence et une volonté, choisit, agit selon un plan. Toutes ces qualités prouvent que Dieu est une Personne (cf. Es 46.10; Jér 23.18,20; Ps 33.11). Il a la capacité de communiquer et de parler avec hommes ( Gen 1.28; Ex 24.1-3; Ex 33.11; Héb 1.1-2). Indépendamment de ce que nous savons de lui par le témoignage de l'univers, nous connaissons la nature et les attributs de Dieu, non par une étude scientifique ou une déduction logique, mais par une révélation verbale de sa part. Il a des sentiments: il aime ( Mt 3.17; 1Jn 4.8-10), il est sensible (cf. Jér 31.20), il est miséricordieux ( Ep 2.4; Ps 145.8-9).

3. Dieu est unique

4. La trinité

Le Dieu de la Bible qui est un dans son Etre ( Jn 14.9), se révèle à nous en trois Personnes divines distinctes (cf. Mc 1.9-11), appelées Père, Fils et Saint-Esprit ( Mt 28.19; 2 Co 13.13)

Aucune "personne divine" n'agit indépendamment des Autres ( Jn 5.19; jn 10.28-30; jn 16.13-15).

5. Les attributs de Dieu

(Ils s'appliquent indifférement aux trois Personnes)

6. Dieu est Sauveur

 

9 av 5777 - 1er août 2017: destruction du Temple de Jérusalem
 

La vérité brisée
Pleurer avec joie
par Raphael SADIN

2000 ans de nostalgie
Si je t'oublie Jérusalem...
par Philippe HADDAD

Recette marocaine
La 'harira, soupe de fin de jeûne
par Corinne BENZENO
Jeûne et deuil
Le jour du 9 av marque la destruction des deux Temples de Jérusalem. C'est le jour le plus triste du calendrier. On lit les Lamentations du prophète Jérémie et on se prive de nourriture pour prendre conscience de notre fragilité et notre condition d'être manquant.
L'occasion de revenir avec Akadem sur la signification du jeûne dans la tradition juive.
 

 

 
Jérusalem, détruite, pleurée et consolée
En deux mille ans d'exil et de déracinement les juifs n'ont jamais oublié Jérusalem et son Temple. Ils prient trois fois par jour pour sa reconstruction, jeûnent en mémoire de sa perte et évoquent son souvenir lors des mariages comme des enterrements. Depuis le retour de Jérusalem sous souveraineté politique israélienne, ce qui n'est longtemps resté qu'un rêve est redevenu une réalité. L'occasion de réfléchir à la place centrale du Temple dans la mémoire collective juive.
Exil et retour
Le judaïsme entretient un rapport ambigu à l'exil. S'il est certes synonyme de souffrances et de persécutions, il a paradoxalement aussi été la condition de la survie du peuple juif et un formidable creuset pour sa production intellectuelle. Entre méfiance de l'enracinement et espoir de retour à Sion, étude d'une notion complexe.

Bien entendu nous militons toujours pour l'égalité des races et l'égalitarisme, comme le dit Alain Juppé il faut rassembler le plus de Français autour de Macron et d'Edouard Philippe, le ALI PHILIPPE des évangiles, celui qui marche sur l'eau avec Emmanuel, celui qui a réussi à ce que 97% des catholiques, protestants, musulmans, témoins de Jéhovah, votent pour MACRON.

Selon l'Humanisme des Lumières, le Peuple est "Entre l'Homme et la bête" .

Le mépris du Peuple, qualifié de Canaille ou populace par l'ensemble des philosophes des "Lumières", est un trait majeur de l'Humanisme des Lumières.

Le mépris du Peuple, qualifié de Canaille ou populace par l'ensemble des philosophes des "Lumières", est un trait majeur de l'Humanisme des Lumières.

Le mépris du Peuple, qualifié de Canaille ou populace par l'ensemble des philosophes des "Lumières", est un trait majeur de l'Humanisme des Lumières. On le retrouvera chez l'ensemble de ces penseurs tout au long de leurs écrits, y compris chez Jean-Jacques Rousseau ou chez Voltaire, ce dernier étant qualifié "d'ami du Peuple" par la mythologie républicaine.

Un mépris du Peuple général à tous les philosophes des Lumières

Dans ces Lettres de Memmius à Cicéron (1771), voltaire écrivait : "J'ai lu, dans un philosophe, que l'homme le plus grossier est au dessus du plus ingénieux animal. Je n'en conviens point. On achèterait beaucoup plus cher un éléphant qu'une foule d'imbéciles". Dans ce même ordre d'idées, Voltaire considère avec amusement que le porc, l'animal appelé "Immonde" par les Hébreux était en fait "Plus utile qu'eux" (Dans Dix-sept dialogues traduits de l'anglais de M. Huet).

Ce mépris pathologique du Peuple ira jusqu'à haïr la majorité du genre humain. La palme en revient à d'Holbach qui écrit dans "Le bon sens" (1772) : "L'Homme sans culture, sans expérience, sans raison, n'est-il pas plus méprisable et plus digne de haine que les insectes les plus vils ou que les bêtes les plus féroces?".

On pourrait multiplier les citations afin de démontrer que ce mépris profond pour le Peuple est général chez tous les auteurs de l'Humanisme des Lumières, mais aussi que cette idéologie qui a construit notre République se retrouve tout au long du 19e siècle. 

La modification de la pensée occidentale qui conduit au Racisme scientifique

Cette vision philosophique est la suite de deux modifications majeures de la pensée occidentale : La place de l'Homme dans la classification générale des êtres vivants qui remet en cause la primauté de l'Homme qui le place au sommet de la Création ; la prédestination calviniste qui veut que les "Elus de Dieu" dirigent la masse de l'Humanité.

La classification générale du Monde de Linné est une organisation purement artificielle ayant pour but le recensement de toutes les espèces végétales ou animales connues. Buffon mettra l'Homme au coeur du règne animal et le placera au sommet de la création car ayant une âme douée de raison. Cette avancée de la Science ne remet pas en cause le message biblique de la primauté de l'être humain dans sa globalité.

L'Humanisme des Lumières va considérer que l'Homme est un animal comme les autres et qu'une infime partie des hommes, ceux "Doués de raisonnement"  est "digne" de diriger les autres. Ils en donneront même la proportion : quatre hommes pour 10 000 individus ! Certains iront jusqu'à trois pour 10 000.

L'élitisme des Lumières lui vient en partie du protestantisme radical de Calvin et de son dogme de la prédestination. Diderot sera un calviniste convaincu. 

Un siècle plus tôt, Calvin avait ouvert la voie avec son concept de prédestination et de "Peuple élu". Le théologien du protestantisme radical estimait que seul Dieu choisissait par avance ceux qui le rejoindraient dans la vie éternelle (Le reste de l'humanité étant destinée à finir en Enfer dans d'atroces souffrances). Ils constitueront le Peuple des élus chargés de diriger le reste de l'Humanité. C'est l'idéologie du Protestantisme libéral à l'oeuvre actuellement avec le Mondialisme.

Certains humains sont classés dans le règne animal.

Ainsi, l'Humanisme des Lumières classera le Peuple "entre l'Homme et la bête" car n'étant pas capable de raisonner, réservant le terme d'Homme à la petite minorité dont ils sont fiers de faire partie ! Les Lumières que l'on nous a vendu comme un modèle de liberté et de démocratie mettant le Peuple au centre de la vie politique n'est en fait qu'une oligarchie (Gouvernement par un petit nombre). Ce n'est même pas une Aristocratie (Gouvernement par les meilleurs).

Cet humanisme, né dans la seconde moitié du 18e siècle et qui donnera le fondement idéologique de la Révolution française et de l'Empire, ira même jusqu'à classer certains hommes dans le règne animal ; certains philosophes les plaçant même après les chevaux. Ainsi les noirs d'Afrique seront classés parmi les "Bêtes" !

La dimension spirituelle de l'Homme est mise à terre par l'Humanisme des Lumières. Mme de Staël, fille de Necker, s'étonnera dans un écrit de 1798 : "Qu'est-ce en effet la dimension spirituelle de l'Homme si sa nature est animale?" (Dans Des circonstances actuelles qui peuvent terminer la Révolution et des principes qui doivent fonder la République en France). Dans le même ouvrage, cela ne l'empêchera pas d'affirmer : "Tout ce qui n'est pas le petit nombre d'hommes libres des circonstances extérieures par la force d'une vertu purement intellectuelle, tout le reste de l'espèce humaine, doit être calculé comme une expérience chimique". Ainsi, hormis l'infime élite d'êtres doués de raison, le reste de l'Humanité est purement niées ! La différence est de nature ontologique.

Le "Commun des hommes" n'est pas reconnu par cet humanisme, l'assimilant "au commun des canards". L'exclusion est sévère. L'Homme titulaire de dignité de par l'onction d'une touche divine, comme l'écrira Mme de Staël, est "Essentiellement" différent du commun des hommes. Entre lui et eux s'étend la distance de l'Homme au canard, dirait Diderot.

Dans une correspondance de Diderot au sculpteur Falconet de juillet 1767, Le philosophe écrit : "Quand je dis les hommes, je parle de vous et moi". La répétition de tels propos chez tout les philosophes des Lumières montre bien que l'Humanisme des Lumières a inventé le concept d'Untermenschen (Sous homme) qui sera repris tout au long du 19e siècle au cours duquel le nom apparaîtra.  Il sera théorisé et mis en oeuvre par le National-socialisme avec les sous-hommes au service de la race pure aryenne.

Un monde de classes avec ses élus et ses sous-hommes

On nous vend l'Humanisme des Lumières comme une avancée fondamentale vers la Liberté et tant d'autres vertus. Malheureusement, elle ne concerne qu'une infime minorité des hommes (Les élus de Dieu pour les Calvinistes), le Peuple étant relégué dans la catégorie des Sous-hommes.

Pour ce petit nombre d'hommes doués de raison, les philosophes des Lumières trouveront "Qu'il y a quelque chose de divin en l'Homme", reconnaissant ainsi une certaine forme d'immortalité.

Les métiers et les gens de métiers seront méprisés. L'Encyclopédie décrit le Manouvrier (Ceux qui travaillent de leurs mains et à la journée) comme "Hommes grossiers" qui sont "dans un état de stupidité presque égal à celui des bêtes". Et de poursuivre que certains d'entre eux "n'ont jamais eu un nombre d'idées pareil à celui qui forme le système des connaissances d'un renard". Incontestable vitrine technique de tous les métiers du 18e siècle, l'Encyclopédie montre une vision de l'Homme qui est celle de l'Humanisme des Lumières et non celle des corporatismes encore largement dominant.

Cette méprisante dépréciation des gens de métier sera utilisée par Voltaire pour dévaloriser ses adversaires et pour commencer les chrétiens. Jésus Christ lui même né "Dans un village juif, d'une race de voleurs et de prostituées" aura les honneurs de cette façon de faire. "Un juif obscure de la lie du Peuple", fils analphabète "D'un charpentier de village". Le prophète Mahomet ne sera pas mieux traité, le gratifiant de "Valet d'une marchande de chameaux". 

Les domestiques seront considérés comme faisant partie de la meute de chiens par Buffon : "Comme les autres domestiques, le chien est dédaigneux chez les Grands et rustre à la campagne". Rivarol n'en pensera guère moins : "Semblable au valet d'un philosophe, qui apporte des livres à son maître, et qui ne voit que ses gages dans ses fonctions, le chien ne voit entre son maître et sa leçon que le châtiment ou la récompense" (Dans Discours préliminaire du nouveau dictionnaire de la langue française de 1797).

Le monde paysans sera animalisé

Le monde paysan sera simplement ignoré ou animalisé, rejoignant les Hottentots ou les Lapons. Si l'on en croit Voltaire les "Cafres d'Afrique" qu'il a tant sous-humanisé "Sont infiniment supérieurs" aux paysans de nos contrés qu'il nomme "Nos rustres". Ces rustres, écrit Voltaire, vivent "Dans des cabanes avec leurs femelles et quelques animaux ayant peu d'idées et par conséquent peu d'expressions" (Dans Essais sur le moeurs écrit entre 1740 et 1756).

L'Humanisme des Lumières fait un amalgame entre les "Rustiques" et leurs animaux. Ainsi, du maître on glisse au paysans et du "Plus vil des paysans" on glisse à l'âne dans une continuité de valeurs... comme Voltaire faisait la continuité entre le "Nègre" et le singe ; Galiani entre le "Nègre" et le mulet (Correspondance entre Galiani et Mme d'Epinay du 5 septembre 1772). 

"Il est dans l'espèce humaine, des êtres aussi différents les uns des autres, que l'homme l'est d'un cheval ou d'un chien. Quelle différence infinie n'y a-t-il pas entre le génie d'un Locke, d'un Newton, et celui d'un paysan, d'un Hottentot, d'un Lapon?" Ces propos sont tirés de Le bon sens de D'Hollbach (1772) ; les Hottentots et les Lapons étant considérés comme des "Races inférieures" par l'Humanisme des Lumières, influence directe de la "Théorie des climats".

Vers l'idéologie raciste du National-socialisme

Rappelons les affirmations d'un plus récent anthropologue, pour comparaison : "Il y a moins d'écart entre l'Homme-singe et l'Homme courant qu'il n'y en a entre cet Homme courant et un homme comme Schopenhauer". Propos tiré de ... Libres propos sur la Guerre et la Paix - Adolf Hitler octobre 1941.

Les délires de l'Humanisme des Lumières que l'on nous vend comme prônant l'Egalité (Devise inscrite sur nos monuments) va construire une ontologie des plus inégalitaires qui conduira certains à mettre en oeuvre le concept on ne peut plus raciste de Sous-Homme.

Pour protéger l'Homme, je préfère la Genèse biblique que Voltaire considérait comme le reflet des "Idées les plus grossières du Peuple le plus grossier".

Naissance du sous-homme au cœur des Lumières de Xavier Martin

Naissance du sous-homme au cœur des Lumières de Xavier Martin

Article iconoclaste rédigé par Jean Sévillia à propos du livre de Xavier Martin "Naissance du sous-homme au coeur des Lumières" ... un livre qu'il faut vraiment avoir dans sa bibliothèque

Sous-homme ? Le mot évoque des souvenirs sinistres, spécifiquement le racisme des nazis qui classaient l’humanité en deux catégories, celle des Germains, considérés comme des surhommes, concept abusivement emprunté à Nietzsche qui ne donnait pas de connotation nationale ou génétique à son image de l’Übermensch, et celle des sous-hommes (Untermenschen), catégorie dans laquelle les hitlériens classaient les peuples jugés intrinsèquement inférieurs, ainsi que les infirmes et les handicapés. Dans son livre Les fins de l’antiracisme (1995), le sociologue Pierre-André Taguieff rappelle toutefois que « l’envers du siècle des Lumières, c’est qu’il est aussi le siècle de la construction intellectuelle du “ sous-homme ”, de l’Untermensch ». L’histoire des idées permettrait-elle d’établir un lien entre la face barbare du XXe siècle et ce XVIIIe siècle que la culture contemporaine magnifie comme la naissance de la modernité ? L’hypothèse, assurément, est dérangeante pour un certain confort intellectuel.

     Ce confort, Xavier Martin ne craint pas de le bousculer, une fois de plus, dans son dernier ouvrage, Naissance du sous-homme au cœur des Lumières. L’auteur y réfute l’idée communément admise selon laquelle l’esprit des Lumières, préparant l’affirmation du principe égalitaire de 1789, a professé l’unité du genre humain. Citations à l’appui, Xavier Martin montre qu’au nom du progrès, les philosophes, qui se rangeaient dans la catégorie de l’élite éclairée, sont allés jusqu’à nier l’essence de la notion d’humanité. A Mme du Deffand, Voltaire recommande ainsi « le plaisir noble de se sentir d’une autre nature que les sots ». Diderot, quant à lui, lance cet avertissement : « Malheur à celui qui oublie que tout ce qui ressemble à un être humain n’est pas obligatoirement un être humain ». Sont dès lors « sous-humanisés » ou« bestialisés », explique Xavier Martin, les ethnies exotiques, le sexe féminin ou le peuple en général : « Le peuple est entre l’homme et la bête », assure Voltaire.

     Aujourd’hui professeur émérite à l’Université d’Angers, Xavier Martin a enseigné l’histoire du droit, l’histoire de la pensée politique et la philosophie du droit. Après avoir longtemps travaillé sur les lois et les institutions d’Ancien Régime en Anjou et dans le Maine, il a été amené à s’intéresser aux travaux préparatoires du Code Napoléon. Promulgué en 1804, ce code que nous nommons le Code civil a été élaboré, à partir de 1800, par une commission de juristes chargés d’élaborer un code général du droit français et qui, pour ce faire, ont amalgamé le droit romain, le droit coutumier d’Ancien Régime, la philosophie des Lumières, les principes de 1789, les exigences de la bourgeoisie libérale et la conception de l’Etat autoritaire et centralisé de Bonaparte. Or ces juristes qui étaient au service de l’Etat sous le Consulat avaient commencé leur carrière sous l’Ancien Régime et traversé la Révolution. Les idées directrices qui les guidaient en rédigeant le Code Napoléon trahissaient donc les principes en vogue dans leurs années de formation. C’est en se plongeant dans leurs travaux que Xavier Martin a entamé une exploration des Lumières qui l’a conduit à réviser maints présupposés sur cette période.

     Dans un petit livre où il a raconté sa « randonnée intellectuelle » (Trente années d’étonnement, éditions Dominique Martin Morin, 2010), l’historien du droit a exposé les étapes de sa propre prise de conscience. Il a d’abord découvert que, pour les concepteurs du Code civil, dont le plus célèbre d’entre eux, Portalis, le droit privé possédait une dimension politique déterminante. Puis que de leur rhétorique se dégageait une vision pessimiste de la nature humaine, considérant l’homme comme incapable d’altruisme. L’homme, un loup pour l’homme ? Xavier Martin repère ici l’influence des théories de Hobbes sur les juristes du Consulat.« L’absolue souveraineté des égoïsmes, observe-t-il, donc l’impossibilité d’une gratuité proprement dite dans les comportements humains, sont postulés expressément, impérieusement, par l’anthropologie des Lumières, par le jansénisme et les philosophes, par l’idéologie révolutionnaire, et par tous ceux qui, vers 1804, consacrent du temps à théoriser la nature humaine. »

     D’autres influences joueront sur le parcours de l’iconoclaste. En lisant Léon Poliakov, Xavier Martin découvre que le racisme est « un fils naturel non reconnu de la science des Lumières ».

     De découverte en découverte, ayant relu les penseurs contemporains de l’élaboration du Code civil, Cabanis, Mme de Staël ou Sieyès, qui sont aussi des continuateurs des philosophes, Xavier Martin parvient à la conclusion que les théoriciens des Lumières, les acteurs de la Révolution et les rédacteurs du Code civil ont en commun une anthropologie implicite. Cette vision de l’homme est non seulement pessimiste (l’homme étant incapable de désintéressement), mais encore réductrice (l’homme étant un animal), matérialiste (le visible étant le seul domaine scientifiquement recevable), utilitariste (la gratuité étant exclue) et sensationniste (l’homme obéissant à des instincts).

     Au fur et à mesure de sa quête, quête sans cesse enrichie par des lectures nouvelles dans les sources de l’époque, l’historien du droit a livré le fruit de ses recherches dans des livres tous parus chez le même éditeur (Dominique Martin Morin) et publiés sous le titre générique deL’homme des droits de l’homme, série dont Naissance du sous-homme au cœur des Lumièresest le huitième volume.

     Dans L’homme des droits de l’homme et sa compagne (2001), Xavier Martin a analysé le Bon sauvage à la Rousseau, qui est un être au quotient intellectuel et affectif limité, dont la seule aspiration est la jouissance et le plaisir. Dans Nature humaine et Révolution française(2002), il s’est attaché à montrer que, selon Diderot, « l’homme et l’animal ne sont que des machines de chair ou sensibles », assujettis à un jeu mécanique des sensations et impressions qui abolit la frontière entre l’animal et l’homme, et ôte à ce dernier la capacité d’user librement de sa volonté. Dans Mythologie du Code Napoléon (2003), l’auteur a décomposé les tendances mécanistes et matérialistes héritées des Lumières qui sont présentes dans le Code civil. Les règles organisant la dévolution successorale, le pouvoir du père sur ses enfants et son épouse, la nature de la propriété et ses modalités ou encore le contrat, par exemple, sont marqués par ces principes qui aboutissent à entraver la liberté humaine.

     Dans Voltaire méconnu (2006), Xavier Martin s’est ensuite étendu sur le visage de Voltaire qu’on cache d’habitude : celui d’un grand bourgeois s’exprimant sur le mode du mépris ou de la haine à l’égard du genre humain en général et des gens modestes en particulier, comme à l’égard des femmes, des prêtres ou de ses rivaux. Dans Régénérer l’espèce humaine (2008), il a souligné la place du « médecin philosophe » dans l’imaginaire des Lumières, symbole qui a prédisposé les révolutionnaires à interpréter la politique comme une sorte de chirurgie destinée à réparer les erreurs de la nature humaine. Dans S’approprier l’homme (2013), l’auteur a souligné l’utilitarisme d’une époque qui a fait de l’appropriation de l’homme, notamment à travers l’argent, un souci dominant.

     L’œuvre de Xavier Martin a ses détracteurs. Ceux-ci se recrutent d’abord chez les inconditionnels des Lumières, qui ne supportent pas qu’on éclaire la face sombre des philosophes du XVIIIe siècle. Certains chercheurs, de plus, reprochent à l’historien du droit de ne prendre que des citations allant dans son sens, quitte à les sortir de leur contexte. Xavier Martin réplique en montrant que la récurrence de certaines idées, de Voltaire à Condillac et de d’Holbach à Diderot, n’est pas due au hasard : elle révèle un système de pensée bien installé dans son temps.

     Il est vrai que l’histoire du droit et l’histoire des idées, si capitales soient-elles, ne forment qu’un aspect de l’histoire. Sans doute les idées mènent-elles le monde, mais le jeu des institutions, le poids du contexte politique, économique et social comme le hasard des circonstances déterminent également la marche du monde. Sans compter le caractère des hommes et les trois moteurs intimes auxquels n’échappent que les héros et les saints : le goût du pouvoir, la passion amoureuse et la tentation de l’argent. Les motivations idéologiques dévoilées par Xavier Martin ont eu leur part dans la genèse des Lumières. Elles méritent donc d’être connues et reconnues. Elles ne suffisent cependant pas à expliquer toute l’histoire des Lumières.

La République de Genève de Calvin : une dictature religieuse et morale

Jean Calvin

Jean Calvin

Courant radical du Protestantisme, le Calvinisme s'est érigé en véritable système politico-religieux qui fit de 1541 (Arrivée au pouvoir de Jean Calvin à Genève) à 1564 (Date de sa mort à Genève) pas moins de 2300 condamnations au bûcher... soit plus que la totalité des condamnations de toute l'Europe toutes périodes confondues !

La Foi de Calvin devient un courant majoritaire en Ecosse et aux Pays-bas, fit main basse sur le Protestantisme français en 1559 pour ensuite déclencher les trois premières Guerres de religions. Chassés d'Ecosse et en compagnie d'un autre courant radical, le Puritanisme anglais, les adeptes de ce courant protestant radical iront fonder les Etats Unis d'Amérique. D'autres venant des Pays-bas iront fonder l'Afrique du sud... et y installeront l'Apartheid.

Plus qu'un simple prédicateur chrétien, Jean Calvin fut un théoricien du protestantisme qui mit en oeuvre durant 23 ans un projet politico-religieux radical que nous connaissons en France sous le terme de "Huguenot".

On retrouvera son héritage idéologique dans la pensée des "Lumières" (Notamment chez Jean Jacques Rousseau) et dans le Libéralisme protestant qui fonda l'économie Nord américaine telle que nous la connaissons actuellement avec le Mondialisme.

Loin d'être un modèle de tolérance où les religions peuvent coexister, le modèle de théocratie proposé par Jean Calvin s'avère être une dictature religieuse qui n'admet pas la pluralité d'opinions (Lire l'article Quand Jean Calvin persécutait ses opposants)

Implanté en France par plaques (Souvent sous l'effet de la conversion du Seigneur), on peut comprendre l'opposition des catholiques notamment quand commença la crise iconoclaste qui ravagea les églises (Les protestants n'admettent pas le culte des saints et des images).

Que penser de la politique d'apaisement et de tolérance de Catherine de Médicis durant toute la première partie des Guerres de religions? Proposer la coexistence à un parti Huguenot qui prône l'exclusivité des consciences n'est-il pas un rêve fou qui conduisit à 8 guerres civiles successives (Lire l'article Les Guerres de religions : 40 ans de guerres civiles en France).

La République de Genève de Calvin

Au début du 16e siècle, Genève est une ville de la taille de Bâle avec ses 10 000 habitants, deux fois plus grande que Zurich. Elle dépend du Saint-Empire romain germanique, mais plus directement du duc de Savoie et d’un prince-évêque proche de sa maison.

Afin de s'affranchir de cette autorité, la Bourgeoisie cherche appui auprès des Confédérés, plus particulièrement de Berne, de Fribourg, puis de Bâle.

Soutenu par des marchands étrangers et des groupes de réfugiés de Lyon ou d’Italie, Guillaume Farel y prêche la Réforme pour le compte de Berne dès 1532. En 1534, trois syndics élus sur quatre y sont déjà luthériens.

Le 8 août 1535, le peuple – petites gens et bourgeois réunis – détruit les « images impies » à la cathédrale. La messe est suspendue, les biens de l’Église saisis et les congrégations catholiques expulsées. Le Conseil général de la Ville prend l'engagement de "Vivre selon l'Evangile".

Jean Calvin, Français natif de Noyon en Picardie, s'installe pour la première fois à Genève le 5 septembre 1536. Genève est déjà un minuscule état souverain indépendant semblable aux enclaves de huguenots français, bohémiens ou hongrois avec leur farouche esprit de résistance.

Jean Calvin sera l'homme providentiel pour renforcer la cohésion de Genève autour d'un projet politico-religieux radical et bâtir un consensus idéologique durable capable de recueillir l'assentiment populaire.

Calvin sera bannit de Genève en 1538 : Sa volonté d'exiger que toute la population suive sa foi réformée avait suscité de très fortes résistances. Mais c'est à propos de l'alignement de la liturgie sur celle de Berne que se fera la rupture. Les prédicateurs français refuseront de s'y soumettre.

En 1540, les élections donnent la majorité aux partisans du réformateur banni, tandis que les factions opposées en viennent aux mains. C’est dans ces conditions que Calvin est supplié de revenir.

Il va alors pouvoir mettre en oeuvre en toute liberté son projet politico-religieux et exiger que toute la population s'y soumette.

Jean Calvin mourut le 27 mai 1564 à l'âge de 54 ans. Il fut mis en terre le lendemain dans une tombe anonyme afin d'éviter qu'un culte des saints de développe.

La mise en place de la théocratie calviniste

Dès son retour à Genève en 1541, Jean Calvin s'attaque à mettre en place son projet de théocratie en participant à l'élaboration de ses lois. Il commence d'abord par les Ordonnances ecclésiastiques qui vont régir l'organisation de l'Eglise et en définir son fonctionnement : Le Baptême ; la Cène ; le mariage ; l'inhumation et le catéchisme. 

En principe, le pouvoir temporel se réserve la haute main sur les décisions les plus importantes, en particulier l’excommunication, qui est du ressort de l’ordre des anciens (ou consistoire), formé d’une vingtaine de membres et nommé par le Petit Conseil.

En 1543, Calvin participe à la compilation des Édits politiques qui règlent la voirie et la police, les offices municipaux – du sonneur de cloches au veilleur de nuit –, les lois somptuaires et le droit matrimonial.

Ils fixent aussi l’architecture du pouvoir oligarchique. Ainsi, le Petit Conseil (ou Seigneurie) recrute ses membres par cooptation, désigne ceux du Conseil des Deux-Cents (Grand Conseil) et propose les candidats aux charges de syndics, parmi lesquels le Grand Conseil retient huit papables, dont quatre sont finalement élus par le Conseil général. Ce dernier réunit deux fois par an l’ensemble des citoyens de sexe masculin (fils de bourgeois, nés à Genève) pour adopter les lois que les autres conseils proposent.

L’éducation doit former des chrétiens qui craignent et servent Dieu. Calvin se méfie des enfants et des adolescents, qu’il traite de « petites ordures » ou de « merdailles », parce qu’ils refusent souvent de se soumettre à l’autorité du chef de famille. Il faut donc instruire les jeunes « tant en bonnes mœurs que bonne doctrine » dans des écoles – il en existe six en 1546 – et au collège de Rive, fondé en 1536, que dirige Sébastien Castellion jusqu’en 1542. Il y règne un ordre austère, fondé sur la hiérarchie et l’émulation : dans chaque classe, les élèves sont regroupés par dix avec un décurion à leur tête, désigné par le maître, chargé d’aider ses camarades et de faire régner la discipline. En 1559, ce niveau élémentaire est complété par l’Académie de Genève, où seront formés les pasteurs, grâce notamment au recrutement de professeurs démissionnaires de l’Académie de Lausanne, dont Théodore de Bèze.

Calvin choisit ses ministres en fonction de leur adhésion à sa doctrine : la médiocrité est jugée préférable à l’ambition (sur 31 pasteurs en exercice de 1538 à 1546, 9 sont démis et 5 démissionnent).

Construire le Nouveau chrétien

Les habitants de Genève ont brisé les chaînes qui les liaient au duc de Savoie pour être entravés par celles de Jean Calvin.

Le prédicateur français affirme que l'Homme est "Complètement insignifiant", que sa seule chance de salut repose dans le Christ et celle de la société "Dans les Elus choisis pour exécuter les desseins de Dieu". C'est la Prédestination intégrale, spécificité du protestantisme qui va changer sur le long terme la société occidentale.

La Cité respire à l'heure de la Foi protestante : Prêches quotidiens pour tout le monde tous les jours à heure fixe ; sermons et lectures de la bible tous les dimanche sans pouvoir y échapper ; la Cène quatre fois l'an ; confessions publiques pour mieux se repentir face à la société ; mémorisation des psaumes que l'on chante au temple, dans la rue ou au travail. La nouvelle Eglise de Calvin veut ériger la Loi de Dieu en idéal quotidien.

Ne reconnaissant pas le culte des saints, le consistoire exige à partir de 1546 de changer tous les prénoms. Une vraie révolution culturelle ! L'Etat civil montre qu'avant la Réforme, 45% des prénoms donnés étaient ceux de saint ou sainte.... en 1550-1560, il n'y en a plus que  moins de 2%.

La police des âmes, des esprits et des corps veille

C'est sans précédent par l'ampleur et la férocité de l'application. On retrouve cette caractéristique dans un autre courant radical protestant : le puritanisme anglais. 

On est très loin des sermons dominicaux et des bulles papales rappelant un certain nombre de principes moraux. Répétitions si fréquentes que ça démontre que leur application n'était pas effective.

La police des âmes veille à l'encadrement strict du mariage ; lutte contre la paillardise et la fornication ; condamne l'adultère, l'infanticide et la sodomie.

Dans les années 1560, le taux de naissances avant mariage ou illégitimes sont dans la République de Genève parmi les plus bas d'Europe.

Une censure des écrits implacable

Les livres et écrits qui circulent ou sont imprimés à Genève font enfin l’objet d’un contrôle sévère, en particulier lorsqu’ils mettent en cause le Conseil ou le consistoire.

En 1559, Calvin fait brûler l’Amadis de Gaule, un roman de chevalerie considéré comme un modèle par Cervantès, qu’il présume corrompre la jeunesse. En 1563, c’est le tour du livre de Jean Morely, qui préconise le gouvernement démocratique de l’État et de l’Église.

On est loin du modèle de tolérance et de liberté qu'on nous présente être de règle dans les états protestants !

Une morale publique digne des puritains

La morale publique va s'étayer et être mise sous une surveillance strict. Règlementation des hôtelleries, des tavernes et des bains publics. Répression de la vente à la criée, de l'obscénité, de l'ivresse publique, des danses et des chansons paillardes. Dénonciation du luxe et de la coquetterie. Interdiction du jeu et de la prostitution... etc.

Les fêtes religieuses chômées sont supprimées... l'oisiveté du Peuple n'étant pas souhaitable ! On retrouvera ce thème de " l'oisiveté du Peuple qui lui laisse la latitude de penser" chez les philosophes des "Lumières".

La pression morale est inouïe. Elle se fait par les confessions publiques et par un second moyen digne d'un pays de l'est : les inspections des dizeniers.

Les quartiers de Genève sont découpés en paquets de dix familles surveillées par un dizenier, représentant officiel du consistoire. Chaque année, les dizeniers visitent  chaque maison pour en interroger les habitants. La plupart des historiens affirment qu'une famille sur quinze est alors convoquée devant le consistoire pour y justifier de leur conduite.

La Florence de Savonarole, et de sa dictature morale, avait montré à la fin du 15e siècle le chemin d'une certaine rigueur morale strict servant à discipliner le Peuple. La Genève de Calvin va en devenir la championne à partir de 1541. Elle sera largement dépassée par le puritanisme des premiers états d'Amérique du nord qui auront leurs périodes d'hystéries collectives conduisant à la chasse aux sorcières.

La femme calviniste n'est pas l'égal de l'Homme

Sous la République de Genève de Calvin, l'adultère est sévèrement puni, mais le peines ne sont pas égale suivant que l'on soit homme ou femme.

Lorsque la femme est la seule mariée et que le "Scandale" est rendu publique, la femme est punie de mort. L'homme est fouetté puis banni. Par contre, lorsque seul l'homme est marié, il est sanctionné de douze jours de prison.

La femme n'a donc pas le même statut que l'homme. Si le divorce est très exceptionnellement accordé à l'homme, il est systématiquement refusé à la femme.

Il ne fait pas bon être homosexuel...

Les homosexuels  sont persécutés. "Dieu requiert ... qu'il n'y ait point de femmes semblables à des lansquenets; ... On doit lever la boue pour jeter sur telles vilaines, quand elles sont si audacieuses de pervertir ainsi l'ordre de la nature." prêche Calvin.

Cette période verra la multiplication des procès pour sodomie. La liste est longue ! En mars 1554, le dénommé Lambert Le Blanc est brûlé vif en compagnie de quatre de ses amis. En septembre, c'est le tour de cinq adolescents qui seront battus et brûlés en effigie. En janvier 1555, Mathieu Durand finit décapité puis livré aux flemmes. en 1562, c'est le tour de deux autres condamnés. En 1566, un collégien du piémont, Bartholomé Tecia, est dénoncé par un camarade (le jeune Agrippa d'Aubigné, pour avoir tenté de "Le bougrer". Il  subira la torture puis sera noyé dans le rhône.

... ni libertin

En 1547, Jacques Gruet est torturé et décapité. Libertin au sens moderne du terme, il revendique le droit à la paillardise.

Proche des ennemis politiques de Calvin parmi les vieux Genevois, il défend aussi des idées qui confinent à l’incroyance : pour lui, le monde n’a ni début ni fin, il n’y a rien après la mort, Jésus n’est pas le fils de Dieu et Dieu n’est rien.

... ni être opposant politique ou religieux

Pourtant, les poursuites les plus dramatiques visent des chrétiens « hérétiques », en désaccord avec Calvin. C’est le cas de Jérôme Bolsec, qui défend le libre arbitre et conteste la prédestination. Il est jeté en prison en 1551 pour s’être opposé publiquement à Farel, puis banni à l’issue d’un procès qui émeut l’opinion et ne fait pas l’unanimité des Églises de Suisse.

En effet, comment l’homme pourrait-il être responsable de sa condamnation s’il ne l’est pas de son salut ? Le Conseil devra descendre dans l’arène pour interdire toute critique de L’Institution de la religion chrétienne de Calvin.

Enfin, il ne se passe pas une année sans qu’un artisan, un boutiquier ou un prédicateur ne soit poursuivi pour anabaptisme, battu, banni et ses livres brûlés.

En 1553, le médecin et théologien aragonais Michel Servet, rescapé de l’inquisition catholique lyonnaise, de passage à Genève, est arrêté et jugé à la demande de Calvin pour ses positions sur la Trinité et le baptême. Il sera condamné au bûcher par la Seigneurie.

Plus de sorcières brûlées que durant tout le Moyen-Age

Calvin est hostile aux superstitions et réfute l'astrologie qui prétend prévoir l'avenir des hommes alors que seul Dieu le connait. C'est ainsi qu'il s'insurge contre Copernic et les "Esprits possédés par le Diable" qui croient que la terre tourne autour du Soleil.

Les victimes des persécutions de la République de Genève de Calvin seront des femmes marginalisées accusées de pactiser avec le Diable en personne. Elles seront toutes condamnées à mort après tortures.

L'hystérie gagnera Calvin durant la peste de 1544-1545. Il sera convaincu que des sorciers "Engraissent" les serrures des portes avec une pommade faite avec des cadavres de pestiférés. Les femmes condamnées auront la main droite coupée avant de finir sur le bûcher.

A titre d'exemple, dans la commune de Peney, sur quarante-trois personnes traduites en justice, trente-huit seront exécutées. Les campagnes seront particulièrement touchées par les chasses aux sorcières.

Montesquieu importe en Occident cette vieille théorie du racisme scientifique qu'est la Théorie des climats 

Montesquieu importe en Occident cette vieille théorie du racisme scientifique qu'est la Théorie des climats

En ressortant cette très vieille théorie raciste qu'est la "Théorie des climats", Montesquieu ouvre la porte à toutes les thèses expliquant le racisme par la science des 19e et 20e siècle. Dans l'Histoire européenne du racisme, l'introduction de cette théorie quasiment inconnue est un élément clé qui sera complété par les écrits des "Philosophes des Lumières".

Malheureusement, ce qui n'est qu'une divagation de pseudo philosophes sera mis en pratique au début de la Troisième République radicale-socialiste pour justifier la colonisation (Voir le discours de Jules Ferry)... et plus tard par le National-socialisme avec ses thèses racistes pour supprimer tout les "Sous-hommes".

Ceux qui refusent la parenté entre les théories racistes nées au siècle des Lumières et le passage à l'acte par le National-socialisme s'aveuglent et font du négationnisme.

Préambule

Préambule

Montesquieu esprit très engagé de son époque, n’hésitait pas à rechercher dans le passé les origines de telle ou telle pratique. Cela l’a conduit à accréditer d’incroyables fantaisies ! Parmi celles-ci, la théorie des climats, qui passe pour être une de ses idées les plus célèbres, esquissée dans les « Lettres persanes » et soulignée dans « De l'esprit des lois ».

Modèle d’obscurantisme, Cette théorie, qui nous vient de la plus ancienne Antiquité sans trop savoir d’où, est la première explication scientifique du racisme.

Formalisée par le géographe d’Alexandrie Claude Ptolémée vers 150, elle servit de socle aux nombreux géographes musulmans qui n’apportèrent guère de modifications en presque 1600 ans… quand en 1748, Montesquieu la reprit à son compte.

Montesquieu, brillant philosophe des Lumières, Co-rédacteur de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, propagandiste du raciste et surtout « Père moderne du racisme scientifique ». Qui l’eut cru !

Il ne faut pas oublier que Montesquieu reste à l'origine du principe de distinction des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire, base de toute démocratie moderne. Retenons cela, mais n’oublions pas le reste qui eut des conséquences horribles au XXe siècle ; à commencer par la justification raciste du colonialisme par Jules Ferry dans son discours devant la Chambre du 28 juillet 1885 qui fut suivi par l’approbation de l’ensemble de la Gauche française (alors que la Droite préféra mettre toute l’énergie de la Nation à reconquérir l’Alsace et la Lorraine).

Bien plus terrible, cette théorie et plus généralement les écrits de l'ensemble des "Philosophes des Lumières" servira de fondement aux théories nazies. (Voir sur ce sujet le livre de Xavier Martin "Naissance du sous-homme au coeur des Lumières") 

La théorie des climats

Selon cette théorie, la Terre est composée de sept climats, zones latitudinales étagées de l’équateur au pôle. Un huitième climat fut ajouté au sud par le géographe musulman Al-Idrisi, peu avant 1165, dans le livre connu en Occident sous le nom de « petit Idrisi ». Chaque climat est soigneusement définit par le rythme des saisons, la longueur des jours, et surtout par les effets de la chaleur ou du froid sur la nature et le comportement des hommes qui y vivent. Une subdivision en dix bandes allant du nord au sud permet de définir au total soixante-dix climats.

Dès l’origine, cette croyance alimenta l’idée d’une inégalité des races. Selon cette théorie des climats, la latitude à laquelle vivent les hommes serait à l’origine de la différence entre eux. Tout s’expliquerait par la position du Soleil à midi ! Reprenant l’héritage de l’Astrologie perse, les savants et géographes musulmans du Moyen-âge ajouteront la position de la Lune et des astres connus comme causes d’inégalité. Tous les habitants d’une même bande du globe, le climat, hériteraient ainsi de qualités et de tares ; qu’ils vivent au sud de l’Inde ou en haute vallée du Nil.

La théorie des climats constitue ainsi la première explication scientifique du racisme ; ce dernier étant défini comme la « théorie de la hiérarchie des races » (petit Robert).

Portrait de Montesquieu

Portrait de Montesquieu

Les écrits de Montesquieu

Montesquieu croit que le climat pourrait influencer substantiellement la nature de l'homme et de sa société. Il va jusqu'à affirmer que certains climats sont supérieurs à d'autres, le climat tempéré de France étant l'idéal. Il soutient que les peuples vivant dans les pays chauds ont tendance à s'énerver alors que ceux dans les pays du nord sont rigides. En 1748, dans l’Esprit des lois, il écrit :

« Les peuples des pays chauds sont timides comme les vieillards le sont ; ceux des pays froids sont courageux comme le sont les jeunes gens. (...) nous sentons bien que les peuples du nord, transportés dans les pays du midi, n'y ont pas fait d'aussi belles actions que leurs compatriotes qui, combattant dans leur propre climat, y jouissent de tout leur courage. (...) Vous trouverez dans les climats du nord des peuples qui ont peu de vices, assez de vertus, beaucoup de sincérité et de franchise. Approchez des pays du midi vous croirez vous éloigner de la morale même ; des passions plus vives multiplient les crimes (...) La chaleur du climat peut être si excessive que le corps y sera absolument sans force. Pour lors l'abattement passera à l'esprit même : aucune curiosité, aucune noble entreprise, aucun sentiment généreux ; les inclinations y seront toutes passives ; la paresse y sera le bonheur ». (Livre XIV, chap. II)

Par son approche plus scientifique que dogmatique du fait politique, certains voient dans ces écrits de Montesquieu le point de départ des sciences sociales modernes ! Un comble !

C’est dans le livre XV de l’esprit des lois, intitulé « Comment les lois de l’esclavage civil ont du rapport avec la nature du climat », que Montesquieu commence à développer sa théorie sociologique des climats. Bien qu’il soit, par principe, contre l’esclavage, il justifie par sa théorie des climats l’usage de celui-ci.

Dans le chapitre VII, il écrit : « Il y a des pays où la chaleur énerve le corps et affaiblit si fort le courage, que les hommes ne sont portés à un devoir pénible que par crainte du châtiment : l’esclavage y choque donc moins la raison. Aristote veut dire qu’il y a des esclaves par nature ; et ce qu’il dit ne le prouve guère. Je crois que, s’il y en a de tels, ce sont ceux dont je viens de parler. Mais, comme tous les hommes naissent égaux, il faut dire que l’esclavage est contre la nature, quoique, dans certains pays il soit fondé sur la raison naturelle ; et il faut bien distinguer ces pays d’avec ceux où les raisons naturelles même les rejettent, comme les pays d’Europe où il a été si heureusement aboli ». Pour Montesquieu, le climat chaud des pays du sud fait que les peuples qui y vivent sont naturellement fait pour l’esclavage contrairement aux autres pays comme l’Europe où l’esclavage est à proscrire.

Une théorie vielle comme le monde

Certain dictionnaire attribue à Montesquieu la fondation de la théorie des climats. Cette théorie des climats n’est pas nouvelle à l’époque des Lumières. Elle nous est connue par la « Géographie » de Claude Ptolémée (aussi appelée « Cosmographie » depuis la renaissance). Il s’agit essentiellement d’une compilation des connaissances sur la géographie du Monde réalisée vers l’an 150 par ce géographe et mathématicien grec vivant à Alexandrie d’Egypte. L’ancienneté de cette théorie, solidement ancrée, reste indéterminée et semble provenir du monde perse.

La « Géographie » de Claude Ptolémée fut connue, dans l’Antiquité tardive, tant dans le monde grec que latin. Elle servit de base à la description du monde habité du mathématicien Pappus d’Alexandrie vers 300 ; citée par Ammien Marcellin (militaire et historien né à Antioche vers 330) ; puis par l’écrivain latin et moine Cassiodore (vers 480 – vers 575). Ensuite, sa trace en fut perdue.

La diffusion par les géographes musulmans

Le monde musulman prend connaissance de cette théorie et de l’œuvre de Claude Ptolémée par la traduction qu’en a fait Hunayn ibn Ishak (809 – 873) ; chrétien et traducteur arabe de la « maison de la sagesse » (école fondée à Bagdad en 832). Sa traduction pris le nom d’Almageste, « La très grande » qui est l’arabisation de l’appellation courante grecque de l’ouvrage de Claude Ptolémée : « Grande composition ».

Elle nous est connue au travers d’une adaptation réalisée avant 847 par le mathématicien al-Kuhwarizmi.

Les géographes musulmans commentèrent cette adaptation jusqu’au-delà du XIIIe siècle (notamment en vérifiant les calculs astronomiques servant à calculer la latitude des nombreux lieux cités) et en reprirent la théorie des climats chère à Claude Ptolémée et aux Perses.

Vers 1150, l’espagnol Azuhri, plus connu sous le pseudonyme de « l’anonyme d’Almeria » fut dans ce cas.

Dans « Les négriers en terres d’islam » (Collection Tempus), Jacques Heers cite de nombreux géographes et historiens musulmans reprenant cette théorie. Ainsi, en 1050 – 1060, l’historien Saïd ben Ahmad Saïd, énumérant sept grandes familles de peuples correspondant chacune à un climat, parle des pays des noirs en ces termes : « L’air est brûlant et le climat extérieur subtil. Ainsi le tempérament des Sûdans devient-il ardent et leurs humeurs s’échauffent ; c’est pourquoi ils sont noirs de couleur et leur cheveux crépus. Pour cette raison sont anéantis tout équilibre des jugements et toute sûreté d’appréciation. En eux c’est la légèreté qui l’emporte et la stupidité et l’ignorance qui dominent ». La position du Soleil au zénith de ce climat permet-elle d’en déduire de telles conclusions ?

Passionné d’astrologie, le monde arabo-musulman va introduire d’autres variables pour expliquer les pseudo différences raciales entre les humains. Ainsi, certains auteurs y virent l’action de la Lune et des astres. Dans le Maghreb, climat relativement tempéré, l’effet de la Lune aurait fait que les gens soient devenus des commerçants des plus prospères. Un autre climat serait sous l’effet de Mars et du Scorpion ; pour cette raison le comportement des habitants y serait plus proche de celui des bêtes que de celui des hommes !

Le Monde connu des musulmans

Le Monde connu des musulmans

Le rôle majeur du géographe Al-Idrisi dans la diffusion de la théorie des climats

On sait peu de choses sur la vie d’al-Idrîsî : Il serait né au Maroc vers 1100 (à Ceuta) au sein d’une famille noble arabe installée en Espagne et aurait fait ses études à Cordoue, alors important centre culturel de la péninsule ibérique. Il possèderait un peu de latin et parlerait grec.

Ayant fait une gigantesque compilation des connaissances médicales des auteurs antiques, Al-Idrîsî connaissait bien les plantes, les poisons et les poudres dont il savait les qualités spécifiques, pharmacologiques et aphrodisiaques, ce qui lui permit de rédiger des livres de médecine qui feront qu’il sera connu en Occident à partir du dix septième siècle.

C’est en 1139 qu’il s’installe à Palerme, appelé par Roger II*, et entreprend, sous la direction du roi, un travail d’enquête et de compilation géographique qui va durer dix-huit ans.

De son point de vue, la dynastie normande* des Hauteville, à laquelle appartient le roi, est appelée par Dieu à prolonger celle des califes* abbassides*. Palerme est vouée à prendre le relais de Bagdad et devenir le pôle savant d’un monde arabe sans frontière. C’est donc naturellement en arabe qu’Al-Idrîsî écrira son livre, à la gloire de Roger II, souverain sage et serviteur du savoir, et de la Sicile, terre riche et pacifiée.

De ses travaux sortiront deux ouvrages. Le premier, commencé en 1154, six mois avant la mort du roi Roger II et achevé sous Guillaume Ier, probablement vers 1157, intitulé « l’Agrément de celui qui est passionné par les pérégrinations à travers les régions » reprend les sept climats de Claude Ptolémée ; Ils y sont largement décrits et parfaitement identifiés.

A la fin de sa vie, la sphère d’influence et commerciale du monde musulman s’étant étendue vers le sud en Afrique, il ajoutera un huitième climat au sud de l’équateur dans son livre, qui fait la synthèse du premier, « Le jardin des joies et la délectation des cœurs ». Ce second ouvrage est plus connu sous le nom de « Petit Idrisi ».

Pour les pays non musulmans d’Afrique et d’Asie, il recopia discrètement l’œuvre de Claude Ptolémée apportant de rares précisions sur le commerce avec le pays des zendjs (vaste enclave chrétienne correspondant à l’Ethiopie actuelle) et sur la vie dans des régions au sud des royaumes musulmans du Niger restées animistes.

Les deux ouvrages d’Al-Idrisi eurent un succès considérable dans le monde arabo-musulman. Ils furent largement cités par la suite et adaptés par les nombreux géographes musulmans qui lui succédèrent.

Al-Idrisi mourut vers 1165 ; le brillant royaume normand de Sicile où chrétiens, musulmans et juifs vécurent en harmonie, connu pour son académie de médecine de Palerme prit fin en 1194 après 133 ans d’existence.

La diffusion via l’empire byzantin

La « Géographie » de Claude Ptolémée est aussi connue à l’époque de Montesquieu par une autre source que celle des géographes musulmans : celle de l’empire Byzantin.

Au XIIe siècle, une transposition en vers de quelques passages apparaît dans l’ouvrage « Chiliades » de Jean Tzétzés.

Vers 1300, le moine et érudit Maximos Planoudès (vers 1260 – 1310), qui fut ambassadeur à Venise de l’Empereur byzantin Andronic II Paléologue (1258 - 1332), retrouva des versions grecques de l’ouvrage de Claude Ptolémée. Il dessinera les cartes perdues à partir des lieux cités et localisés.

De 1401 à 1406, Jacopo d’Angelo da Scarperia en fait une traduction latine. De nombreuses cartes seront dessinées à partir de cette version latine. Citons celles de Giovanni Rhosos en 1454. Elle sera imprimée pour la première fois en 1475.

Le titre grec de "géographie" n'apparaît qu'à partir de la traduction italienne du Florentin Francesco Berghieri (publiée en 1478).

Avec la traduction latine de Ptolémée, le monde occidental dispose désormais des outils nécessaires, grâce aux projections, pour construire une représentation géométrique du monde connu et des mondes à découvrir. Elle hérite aussi de la plus vieille théorie du racisme scientifique !

Les sources de Montesquieu

Montesquieu possédait deux sources largement diffusée à son époque : La « Géographie » imprimée depuis 1475 ; l’ « Almageste » qui en est la version musulmane possédant un huitième climat.

Il est difficile de savoir à partir de quelle version, Byzantine ou musulmane, Montesquieu a tiré son inspiration pour relancer cette hallucinante théorie du racisme scientifique.

On connaît le goût de l’époque pour la Turcomanie, mode conduisant à aimer aveuglément tout ce qui vient d’Orient. Elle fut développée par François 1er et ses successeurs immédiats pour faire oublier la désastreuse politique d’alliance de la France avec les ottomans qui conduisit à la défaite de Lépante qui isola durablement la France en Europe. Sans parler de l’assistance logistique de la marine royale aux corsaires ottomans qui chassaient l’esclave blanc sur les côtes de Provence !

Un engrenage qui conduira aux théories racistes du National-socialisme

Durant le siècle des « Lumières » un certain nombre de courants de pensée vont voir le jour et mûrir au fil des décennies. Ils amorceront la montée du racisme scientifique qui conduira directement à l’eugénisme et aux camps d’extermination. En voici un bref résumé.

Le courant anti-chrétien du siècle des Lumières rejeta la « Genèse » en bloc ce qui conduisit à remettre en cause la position privilégiée de l’Homme dans la Création et son origine unique. Pour les penseurs du siècle des « Lumières », l’Homme ne descend plus d’un ancêtre unique, Adam, mais peut avoir une origine multiple. Il n’a pas de position particulière au sommet de la hiérarchie des êtres vivants, mais est un élément de la Nature.

Au même moment, débute les travaux de mise en ordre et de classification de la nature : ordre minéral, végétal et animal. Ils seront conduits par deux savants : Buffon et Carl Von Linné.

La classification du règne animal sera vite étendue à l’espèce humaine qui sera décomposée en races. On avait observé dès 1684 dans La Revue des Savants la première de ces tentatives. L’auteur, le médecin et philosophe François Bernier, se proposait de rompre avec la logique géographique qui prévalait jusqu’alors dans l’appréhension des groupes humains. Il avançait l’idée que les hommes pouvaient être classés selon leurs caractéristiques physiques, en distinguant « cinq races humaines ». Cette nouvelle théorie passa inaperçue sur le moment. Il n’en sera pas de même des travaux de Carl Von Linné et de ceux de Buffon au siècle des « Lumières ».

Le naturaliste suédois Carl von Linné (1707-1778) distingua en 17587, quatre races différenciées au sommet de l’ordre des « anthropomorpha » (les futurs primates) : Européens, Américains (nous dirions aujourd'hui Amérindiens), Asiatiques et Africains.

Buffon (1707 – 1788) reprend pour sa part à Maupertuis (1698 – 1759) l’idée que le Blanc serait la couleur originelle de l’homme, les colorations sombres évoquées autrefois par la mésaventure de Cham dans la Bible étant selon lui le produit d’une dégénérescence partielle due à l’éloignement de la zone climatique tempérée. Faut-il y voir une influence directe de la théorie des climats ?

Au siècle suivant, les théoriciens des races seront légion : le philosophe Kant (1724 – 1804) ; le biologiste Blumenbach (1752 – 1840) ; Arthur de Gobineau écrira un Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-55) ; le docteur Ludwig Woltmann (1871-1907), ex-marxiste converti au darwinisme social, fondera la revue d’anthropologie politique ; Ronald Aylmer Fisher (1890 – 1962) militant pour l’eugénisme dans les années 1930 ; etc.

La thèse de l’inégalité raciale sera remise en cause dès 1885 au nom de critères scientifiques également avec le livre De l'égalité des races humaines de Joseph Anténor Firmin.

Cela n’empêchera pas l’émergence d’un fort militantisme pour l’eugénisme dans les rangs de la Gauche tout au long des années 1930… et l’application de ces thèses du racisme scientifique par le troisième Reich allemand.