WWIII : CIA l'ETAT DANS L'ETAT, DEEP STATE CIA-NSA-FBI-..., Les Droits de l'Homme, la Démocratie, l'aide Humanitaire, des notions de GUERRE pour conquérir et tuer les Peuples qui n'en veulent pas.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Oliver Stone dénonce le pouvoir d’influence du “Deep State”, de la CIA et du FBI, sur Donald Trump

Oliver Stone est un acteur et documentariste américain réputé à gauche, redresseur de torts quoique flagorneur, qui n’aimait pas George W. Bush, a ciblé la finance et câliné Edward Snowden dans un film sorti l’an dernier. Voici qu’il nous surprend en admettant en toute sincérité qu’aux Etats-Unis « l’Etat profond » et le complexe militaro-industriel détiennent la réalité du pouvoir face à Trump : du Deep State à la CIA et au FBI, tout y passe.
Concernant la marge de manœuvre de Donald Trump, notre cinéaste et documentariste n’y va pas par quatre chemins. Selon lui l’appareil d’Etat, cette caste dont le service de l’intérêt général et l’obéissance aux élus se sont mués en défense de ses propres choix et intérêts, tente par tous les moyens de dicter sa loi au gouvernement.
Robert Mueller au FBI, John Brennan à la CIA, agents actifs contre Trump

Invité de l’émission Tucker Carlson Tonight sur Fox News jeudi pour présenter son interview-événement de Poutine, Oliver Stone, bien renseigné, a démonté les mécanismes des cabales lancées contre Trump. « Au cours de l’enquête lancée contre Trump par l’ancien directeur du FBI Robert Mueller, des agents de ce service ont fait fuiter des éléments », a-t-il affirmé, notant que par ailleurs l’ancien patron de la CIA John Brennan était « très hostile » au président élu ce qui peut expliquer bien des développements judiciaires au sujet de supposées influences russes.
Truck Carlson demande à Stone : « On retrouve des fuites dans la presse visant à discréditer l’administration Trump, qui proviennent d’à peu près tous les services de renseignement, comme s’ils visaient à imposer leurs choix politiques. Cela vous surprend-il ? ». Oliver Stone répond : « Leur aspect répétitif, oui. Si l’enquête continue, et c’est probable, je crois qu’il faudra remonter à l’origine de l’affaire, cette fuite survenue en janvier. Qui a donné l’information ? Qui l’a donnée au New York Times, au Washington Post ? »
Pour Oliver Stone, le Deep State et le complexe militaro-industriel ont leurs propres intérêts

Pour Oliver Stone, « l’appareil d’Etat, les militaires, le complexe militaro-industriel, les agences de renseignement ont leurs propres intérêts : ils défendent les guerres qu’ils mènent dans plusieurs pays ». Il cite ainsi Obama qui voulait « fermer Guantanamo, se retirer d’Afghanistan, etc… et qui ne l’a pas fait ». « On est en droit de se demander qui gouverne le pays », lance-t-il.
« Je suis choqué de voir ce qu’on fait la CIA et Brennan qui semble-t-il était très, très hostile à Trump, s’indigne Oliver Stone, et je crois que Comey (patron du FBI de 2013 à 2017, NDLR) l’avait compris ». Face à la puissance de l’Etat profond, pour Oliver Stone « C’est Comey, plus que quiconque, qui a influencé l’élection ». Il explique que pour lui l’élément-clé a été « la déclaration de Comey annonçant que l’enquête sur Clinton avait été abandonnée, avant qu’il ne la rouvre deux ou trois semaines après ».
Le président (Trump) est-il décisionnaire en matière politique? Stone répond : « Vous le croyez, nous le croyons. Mais je crois qu’il nous faut faire un examen sérieux de ce qui se passe ».
Matthieu Lenoir

En Syrie, le plus grand fiasco de la CIA ?

Par Maxime Chaix, le 2 août 2017

http://www.dedefensa.org/article/en-syrie-le-plus-grand-fiasco-de-la-cia
Récemment, le Washington Post a annoncé la fin du soutien de la CIA en faveur des rebelles « modérés », confirmant qu’ils menaçaient de renverser Bachar el-Assad en 2015, mais que cette issue chaotique fut empêchée par l’intervention militaire directe de la Russie cette même année. Chaotique, car le chroniqueur du Post David Ignatus vient de souligner dans ce même journal que Washington et ses alliés ne pouvaient proposer d’alternative politique viable, démocrate et modérée face au gouvernement syrien. D’après le spécialiste de la Syrie Charles Lister, qui regrette ouvertement la fin de cette guerre secrète coordonnée par la CIA, l’Agence aurait constitué une force de 45 000 combattants à travers cette opération, dont nous savons depuis janvier 2016 qu’elle a pour nom de code Timber Sycamore. Or, comme le rappelle l’universitaire américain Joshua Landis, ces rebelles « modérés » appuyés par la CIA et ses partenaires ont combattu jusqu’en janvier 2014 aux côtés de la milice terroriste qui allait devenir l’« État Islamique » (EI) six mois plus tard, lors de la proclamation du « califat » par Abou Bakr al-Baghdadi. Cet argument est confirmé par l’expert de la Syrie Fabrice Balanche, qui souligne que « les rebelles n’ont combattu Daech qu’à partir de l’hiver 2013-2014. Avant cette période, ils étaient main dans la main avec cette organisation. »
Depuis qu’ils ont rompu avec l’EI, ces groupes soutenus par la CIA et ses alliés se sont majoritairement coordonnés avec la branche d’al-Qaïda en Syrie, qui s’est appelée le Front al-Nosra jusqu’en juillet 2016, avant de changer de nom et de rompre superficiellement son allégeance au réseau de feu Oussama ben Laden. Comme le New York Times le soulignait en octobre dernier, lors de la bataille finale pour la reprise d’Alep-Est, « onze parmi la vingtaine de groupes rebelles menant l’offensive ont été approuvés par la CIA et ont reçu des armes de l’Agence, d’après Charles Lister, un chercheur et spécialiste de la Syrie au Middle East Institute, à Washington. (...) Monsieur Lister et d’autres experts ont déclaré que la vaste majorité des factions rebelles approuvées par les États-Unis à Alep combattaient en pleine ville, et qu’ils pilonnaient massivement les troupes du gouvernement syrien en appui des combattants affiliés à al-Qaïda, qui se chargeaient de l’essentiel des combats sur la ligne de front. “La triste vérité, cependant, est que ces groupes soutenus par les États-Unis [et leurs alliés] restent d’une manière ou d’une autre dépendants des factions affiliées à al-Qaïda dans ces opérations, en termes d’organisation et de puissance de feu”, selon l’experte Genevieve Casagrande, une spécialiste de la Syrie au sein de l’Institute for the Study of War à Washington. »
Plusieurs éléments troublants sont à relever dans cette opération. Tout d’abord, sachant que les États-Unis se revendiquent en guerre contre le terrorisme depuis septembre 2001, appuyer pendant près de 5 ans des groupes qui combattent aux côtés d’al-Qaïda n’a pas semblé poser problème aux décideurs américains et à leurs alliés occidentaux – ce qui est pour le moins déroutant. Et comme l’a pertinemment souligné Joshua Landis, le gouvernement des États-Unis savait depuis le milieu de l’année 2012 que les armes livrées massivement par la CIA et une quinzaine de services spéciaux depuis la Turquie et la Jordanie équipaient principalement des groupes jihadistes, un processus dévoilé par le New York Times en octobre 2012. Comme l’auteur de ces lignes avait eu l’occasion de le défendre, le réseau qui a majoritairement bénéficié de ces milliers de tonnes d’armements a été le Front al-Nosra ; ce fut d’ailleurs le cas jusqu’à récemment dans le gouvernorat d’Idleb, dont la capitale vient d’être prise par cette organisation, aujourd’hui rebaptisée Hayat Tahrir al-Cham. Ces graves dérives ont été notamment confirmées par le journaliste spécialisé Gareth Porter, dans un article explicitement intitulé « Comment les États-Unis ont armé des terroristes en Syrie ». Comme ce grand reporter l’a souligné, « cet afflux massif d’armes [coordonné par la CIA] vers le territoire syrien, ainsi que l’entrée de 20 000 combattants étrangers dans ce pays – et ce principalement depuis la Turquie –, a largement défini la nature de cette guerre », Gareth Porter se référant au vaste réseau de trafic d’armes mis en place par la CIA et ses alliés depuis les Balkans et la Libye, de même qu’à l’acquisition de 15 000 missiles TOW made in USA par l’Arabie saoudite. Fabriqués par Raytheon, ces missiles antichars ont été introduits en masse dans ce conflit à partir de 2014, et les pertes infligées aux forces syriennes avec ces armements auraient été le principal facteur de l’intervention militaire russe au début de l’automne 2015.
Dans cet article solidement documenté, Gareth Porter ajoute que « les armes [injectées par la CIA et ses partenaires dans le conflit syrien] ont contribué à faire de la branche d’al-Qaïda en Syrie (...) et de ses proches alliés la plus puissante des forces anti-Assad dans ce pays – et elles ont aussi permis l’émergence de Daech ». Rappelons qu’à l’origine, le Front al-Nosra et le futur « État Islamique » ne faisaient qu’un avant leur scission du printemps 2013, qui déboucha sur une guerre fratricide entre ces deux factions. Plus exactement, les combattants majoritairement irakiens de ce qui était alors appelé l’« État Islamique d’Irak » (EII) ont fondé, à partir de l’été 2011, la milice qui allait devenir le Front al-Nosra en janvier 2012. Encore aujourd’hui à la tête de ce réseau, leur leader était Mohammed al-Joulani, un jihadiste syrien ayant affronté la coalition de George W. Bush en Irak, et qui avait été chargé par Abou Bakr al-Baghdadi de combattre les forces de Bachar el-Assad en 2011. D’après Foreign Policy, lors de cette scission d’avril 2013 entre ces deux entités terroristes, « une large majorité de commandants et de combattants d’al-Nosra en Syrie ne suivirent pas [leur chef al-Joulani] » et prêtèrent allégeance au futur « calife » al-Baghdadi, ce qui aurait représenté « jusqu’à 15 000 combattants sur environ 20 000 », d’après une estimation du chercheur Fabrice Balanche. Toujours selon Foreign Policy, « partout dans le Nord de la Syrie, Daech s’empara des quartiers généraux d’al-Nosra, des caches de munitions et des dépôts d’armes » durant cette séparation, qui conduisit à la création de l’« État Islamique en Irak et au Levant » (EIIL), rebaptisé « État Islamique » au milieu de l’année suivante. En d’autres termes, le gigantesque trafic d’armes et de munitions organisé par la CIA pour équiper les rebelles en Syrie a, directement ou non, profité à Daech et favorisé sa montée en puissance dès janvier 2012. Le fait que si peu d’experts et de journalistes occidentaux l’aient souligné (ou remarqué) est incompréhensible.
Même conséquence pour le versant « formation militaire » de ce programme de l’Agence et de ses alliés, qui a conduit les Forces spéciales détachées auprès de la CIA à entraîner malgré elles une forte proportion de jihadistes officieusement affiliés à al-Nosra ou à Daech – selon des sources anonymes du SOCOM et de l’Agence qui étaient directement impliquées dans cette opération. En clair, de nombreux mercenaires anti-Assad recrutés par la CIA ont dissimulé leur appartenance à (ou leur attrait pour) ces groupes terroristes, le processus de sélection des combattants étant particulièrement laxiste. Or, la simple existence de cette procédure a permis à la CIA de maintenir une façade de respectabilité en affirmant qu’elle ne formait que des « rebelles modérés ». En réalité, pour quiconque s’affranchit de cette notion orwellienne, les dynamiques de cette opération peuvent être résumées ainsi : supervisés par la CIA et quatorze autres services spéciaux, dont ceux de la France, du Royaume-Uni, d’Israël, de la Turquie, de l’Arabie saoudite et du Qatar, le financement, la formation et l’approvisionnement en armes des rebelles depuis les territoires turcs et jordaniens ont profité à l’ensemble des groupes armés, y compris à Daech et au Front al-Nosra. En des termes plus parlants, qui sont ceux du spécialiste Sam Heller, « la majeure partie du soutien américain fut dirigée vers des factions de l’“Armée Syrienne Libre” (ASL), qui ont en fait servi d’auxiliaires et de sources d’armements à de plus puissantes factions islamistes et jihadistes, dont la branche d’al-Qaïda en Syrie ».
Ces dérives ne furent toutefois pas systématiquement intentionnelles. L’exemple de « Cheg Cheg », devenu le plus grand trafiquant d’armes syrien durant cette guerre, pourrait l’illustrer. Mort dans l’explosion de son véhicule en avril 2016, ce baron de la contrebande d’armements avait vendu à des intermédiaires bédouins un certain nombre d’armes issues des bases supervisées par la CIA, dont la mise en place en Turquie et en Jordanie avait dynamisé ses affaires. Or, ces intermédiaires les avaient achetées pour le compte du malnommé « État Islamique », ce que « Cheg Cheg » n’était pas sans ignorer. À l’origine de ces révélations, le quotidien émirati TheNational.ae évoqua des transferts « involontaires » d’armements de la CIA et de ses alliés vers l’EI, à travers les réseaux de « Cheg Cheg ». Pourtant, selon différentes enquêtes approfondies, dont une récemment publiée par le JDD, il ne fait plus aucun doute que les services spéciaux des pétromonarchies du Golfe – essentiellement ceux de l’Arabie saoudite –, ont sciemment armé Daech en Syrie comme en Irak, en particulier via une ligne d’approvisionnement Balkans-Moyen-Orient mise en place avec l’aide discrète de la CIA à partir de janvier 2012. Ambassadeur américain en Syrie de 2011 à 2014, Robert S. Ford est persuadé de l’implication de l’Agence dans ces manœuvres, qui furent d’après lui « strictement confinées aux réseaux des services secrets ». Étonnamment, cette enquête du JDD ne fit pas mention de ce rôle central de la CIA dans la création de ce trafic d’armes produites dans les Balkans. Toutefois, son auteur a répondu à une demande de clarification en soulignant que « les propos de Robert S. Ford, qui s’est exprimé plus en détail sur ce sujet dans le New York Times, portent davantage sur l’approvisionnement en armes du Front al-Nosra... dont a ensuite profité Daech. » Une telle franchise est malheureusement trop rare dans les médias occidentaux, et en particulier francophones. En réalité, alors qu’il n’est plus tabou de critiquer le rôle trouble des puissances moyen-orientales dans le renforcement des réseaux jihadistes en Irak et au Levant, la coresponsabilité de leurs partenaires de l’OTAN dans ces politiques catastrophiques ne peut et ne doit plus être éludée par les médias.
Hélas, une simple revue de presse des journaux francophones ayant rapporté la fin (et l’échec) de la guerre secrète de la CIA en Syrie suffit à comprendre que cette question reste un sujet particulièrement sensible. Si nous prenons l’exemple du journal Le Monde, dont une équipe de « décodeurs » est pourtant dédiée à la critique des « fake news » et de leurs propagateurs, un bref article coécrit avec l’AFP affirme que cette opération de la CIA « n’a eu qu’un impact limité ». Pourtant, David Ignatus a récemment tiré la conclusion inverse dans le Washington Post. En effet, ce journaliste notoirement bien informé a écrit que ce programme, « dirigé depuis des centres secrets d’opérations basés en Turquie et en Jordanie, [avait] transmis des centaines de millions de dollars à plusieurs dizaines de milices rebelles. Un haut responsable digne de foi estime que les combattants soutenus par la CIA auraient pu tuer ou blesser jusqu’à 100 000 soldats syriens et leurs alliés au cours de ces quatre dernières années. À l’été 2015, les rebelles étaient aux portes de Lattaquié sur la côte nord [de la Syrie], menaçant le fief ancestral de la famille el-Assad et les bases russes qui s’y trouvent. »
L’impact de cette opération a donc été majeur, et des éléments concrets nous permettaient de le savoir depuis plusieurs années. Or, la rédaction du Monde n’a jamais daigné reprendre les importants articles de leurs confrères du Washington Post (juin 2015) et du New York Times (janvier 2016) ; d’un intérêt capital pour comprendre le conflit syrien, ces deux papiers dévoilèrent respectivement (et tardivement) que ce programme de la CIA coûtait chaque année plusieurs milliards de dollars, et que l’implication centrale de l’Arabie saoudite dans sa conduite et son financement avait directement favorisé l’essor des groupes jihadistes les plus radicaux en Syrie et au-delà. Ostensiblement soucieux de démentir les errements pourtant avérés du Quai d’Orsay dans le dossier syrien, les « décodeurs » du Monde n’ont pas non plus relevé a posteriori une « fake news » majeure, bien que probablement involontaire, dans leur propre journal. Publié le 4 mars 2013, l’article en question relaya sans nuance les propos mensongers du secrétaire d’État John Kerry, qui venait d’affirmer depuis Riyad que Washington refusait d’armer les « rebelles » du fait du risque de soutenir des groupes jihadistes. Or, nous savons aujourd’hui que, malgré ce danger reconnu par les autorités américaines, la CIA avait en fait « organisé » à partir de janvier 2012 la ligne d’approvisionnement en armes entre les Balkans et le Levant – dans le cadre de cette opération Timber Sycamore principalement financée par l’Arabie saoudite. Dix-neuf jours seulement après la parution de cet article dans Le Monde, le New York Times révéla que la CIA avait aidé la Turquie et ses partenaires du Golfe à acheminer au moins 3 500 tonnes d’armements en Syrie depuis le début de l’année 2012. À ce jour, aucune rectification de cet article n’a été publiée par ce « quotidien de référence », qui s’est pourtant donné comme mission de mesurer la fiabilité des informations et de leurs sources.
Pour dresser le bilan de cette désastreuse politique clandestine, que la plupart des médias occidentaux ont dissimulé au profit d’une narration séduisante impliquant des rebelles « modérés » n’ayant qu’un poids limité sur le terrain, la CIA et ses partenaires ont imposé à la Syrie une guerre secrète meurtrière ; celle-ci a eu comme conséquence des dizaines de milliers de morts dans les rangs de l’armée syrienne et de leurs alliés, ainsi qu’un nombre indéterminé de victimes civiles, de blessés, de réfugiés et de déplacés internes. Cette coresponsabilité majeure des puissances occidentales dans ce conflit a été durablement occultée du débat public, à travers ce qui pourrait être considéré un jour comme l’un des plus grands échecs collectifs de l’histoire du journalisme contemporain. Comme l’a souligné le grand reporter Régis Le Sommier après avoir assisté à la reprise d’Alep-Est par les troupes syriennes et leurs soutiens, « ces images sont mon témoignage pour l’histoire, une histoire plus grise, nettement moins manichéenne que celle présentée en Occident. La chute d’Alep a été d’un point de vue journalistique une leçon pour moi. Depuis le quartier de Ramouseh où j’assistais en direct à l’évacuation des rebelles, je lisais sur internet des propos de confrères, de ministres ou d’hommes politiques qui me décrivaient des choses qui n’étaient pas la réalité de ce qui se produisait devant mes yeux. (...) Je pense, et ces images le confirment, que la chute d’Alep-Est a été l’objet d’un emballement médiatique et politique sans précédent. Comme l’a écrit fort justement le journaliste Jean-François Kahn : “Aussi respectable et même juste soit-elle, une cause justifie-t-elle que, pour la défendre, on abolisse le réel à partir du moment où il devient dérangeant, jusqu’à se construire un monde complètement imaginaire ?” Je vous laisse juges... » Pour celles et ceux qui connaissent la réalité du terrain, la couverture de ce conflit par la presse occidentale a été caractérisée par un « emballement médiatique et politique sans précédent », pour reprendre les termes de Régis Le Sommier. Et l’émotion suscitée par les crimes de guerre de l’armée syrienne et de ses soutiens contraste de manière flagrante avec l’absence d’indignation collective face aux exactions des forces irakiennes à Mossoul – dont les États-Unis, la France et d’autres puissances occidentales sont pénalement responsables en tant que cobelligérants.
Bien qu’indiscutablement condamnable, le gouvernement el-Assad a bénéficié d’un soutien populaire indéniable face à la rébellion, et il s’est maintenu grâce à l’intervention décisive de la Russie, ce qui n’avait pas été anticipé par les stratèges d’Obama. Censées être en guerre contre le jihadisme depuis l’automne 2001, les puissances occidentales ont fait le pari cynique de couvrir diplomatiquement et d’aider militairement leurs alliés régionaux dans leur soutien en faveur de groupes extrémistes éprouvant la même détestation à l’égard de notre modèle démocratique qu’envers l’État syrien laïc et ses alliés russes et chiites. Provoquant un véritable désastre humanitaire, la fulgurante montée en puissance de Daech en 2014 est en bonne partie la conséquence de cette politique inconsciente et court-termiste, dont l’Arabie saoudite a été le principal financeur – le rôle de nos « alliés » turcs et pétromonarchiques dans l’essor du jihad armé dans cette région (et au-delà) n’ayant d’ailleurs jamais fait l’objet d’une quelconque protestation officielle de la part d’États occidentaux pourtant frappés par le terrorisme. Après d’innombrables hésitations, ces derniers ont fini par accepter le réel. De ce fait, ils ont progressivement abandonné l’objectif de renverser Bachar el-Assad ; et ils ont mis en priorité la lutte contre un monstre Frankenstein en grande partie engendré par leurs propres errements stratégiques et diplomatiques, encouragés dans ces dérives par leurs « alliés » néo-ottomans et wahhabites.
Ce constat aussi triste que difficile à accepter fut récemment confirmé par Juan Branco, actuel avocat de Wikileaks et ancien conseiller du ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. Recueilli par Thinkerview, voici un extrait du témoignage de ce lanceur d’alerte, qui revêt une importance historique majeure : « Quand j’étais au Quai d’Orsay en 2013, il y avait un télégramme diplomatique très intéressant, qui était venu d’une rencontre avec le [chef des services spéciaux saoudiens – le prince Bandar,] qui était (...) un être tout-puissant, (...) débarqué [en avril 2014] justement parce qu’il avait pris l’ensemble du pouvoir –, et qui racontait de façon très légère à l’ambassadeur [de France à Riyad] (...) que l’Arabie saoudite avait le contrôle de 85 à 90 % des groupes armés agissant en Syrie. Quand on connaît la nature des groupes armés (...) [dans ce pays] aujourd’hui, et quand on voit (...) ce qu’ils sont devenus, [cela signifie qu’en] 2013, on accepte ce qui est dit [par le chef des services saoudiens], et que l’on continue de livrer des armes à ces groupes [par l’intermédiaire de] l’Arabie saoudite. C’est toujours comme cela que ça s’est fait, (...) pour que la France ne soit pas impliquée directement », conformément à la traditionnelle doctrine du « déni plausible » chère à la CIA et à ses partenaires.
À l’aune du sévère bilan que l’on peut dresser de l’interventionnisme occidental au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique du Nord, il serait plus que jamais salutaire que les journalistes, les experts et d’éventuels lanceurs d’alertes dénoncent plus explicitement le rôle majeur de nos États dans l’élaboration, la conduite et la dissimulation de ces politiques clandestines inconsidérées. En attendant, espérons que le potentiel aggiornamento du Président Macron sur le dossier syrien, et la conclusion du programme anti-Assad de la CIA décrétée par son homologue américain, marquent la fin durable de ces stratégies aventuristes à l’origine de tant de souffrances et de destructions – officiellement imposées au nom de la démocratie, de la paix et des droits de l’Homme. Dans tous les cas, au regard des conséquences dramatiques de cette ultime guerre secrète de la CIA – que le Washington Post avait décrite en juin 2015 comme étant « l’une [de ses] plus vastes opérations clandestines » –, il n’est pas impossible que les historiens la considèrent un jour comme le plus grand fiasco de l’Agence ; un désastre aux conséquences potentiellement plus graves que celles de la baie des Cochons, ou de la tentative de recrutement de deux futurs pirates de l’air du 11-Septembre par la CIA et les services secrets saoudiens. Comme l’avait relaté un ex-agent spécial du FBI à l’auteur de ces lignes, cette opération illégale conduisit l’Agence à dissimuler à la police fédérale la présence de ces hommes de Ben Laden aux États-Unis, ce qui aurait empêché le Bureau de déjouer ces attentats. Visiblement, cette tragédie était bien loin dans les mémoires des responsables du programme Timber Sycamore, qui ont massivement armé la nébuleuse terroriste contre laquelle les autorités américaines et leurs alliés se revendiquent en guerre depuis 2001.    

Maxime Chaix

Le DEEP-STATE où L’Ordre des Illuminés de Bavière: Ses Origines, Ses Méthodes et Son Influence dans les Événements Mondiaux. Une création des ROTHSCHILD's pour la conquette du Monde.

Source: Vigilant Citizen, traduit par le webmaster. je ne suis pas un professionnel c’est une traduction personnelle, si vous avez une meilleure traduction, et interprétation de certains passages, merci de nous en faire part.

L’ordre des Illuminati est souvent au centre de débats en rapport avec l’impact des sociétés secrètes sur l’histoire humaine. Est-ce que les Illuminati sont un mythe ou est-ce qu’ils dirigent réellement et secrètement le monde? Alors que le nombre de gens qui posent cette question a grandit, les faits à propos de l’Ordre ont été dilués par des préconceptions et de la désinformation, faisant la recherche objective de ce sujet difficile. Cet article essaye d’éclairer des faits sur l’Ordre des Illuminatis en révisant certains documents importants à leur sujet.

Le mot « Illuminati » est balancé plutôt librement pour décrire le groupe élitiste qui dirige secrètement le monde. La plupart des gens ont une idée générale du sens de ce terme, mais sont confus en rapport avec les concepts et aux idées qui lui sont reliés. Est-ce que les Illuminatis sont la même chose que la Franc-Maçonnerie? Quels sont leurs buts? Quelles sont leurs croyances? Pourquoi agissent-ils en secret? Pratiquent-ils l’occultisme? Essayer de rechercher objectivement sur le sujet peut devenir une tâche ardue car la plupart des sources finissent par être soit des morceaux de désinformation dédaigneuse qui nient (parfois même ridiculisent) n’importe quoi en rapport avec les Illuminatis, ou de l’autre côté du spectre, épousent la peur mal informée basée sur les rumeurs et mauvaises conceptions. Dans les deux cas, le chercheur en vient au même résultat: une version tordue de la vérité.

Considérant que les Sociétés Secrètes sont supposées être, par définition, secrètes, et que l’histoire est souvent ré écrite par ceux qui sont au pouvoir, obtenir la vérité impartiale à propos des Illuminés est un challenge. Cet article ne prétend pas « révéler » ou « exposer » tout ce qui est connu à propos des Illuminati; il essaye plutôt de dessiner une image plus précise de l’Ordre en citant les auteurs qui ont intensivement étudié le sujet. Qu’ils soient, à la fin de la journée, des critiques ou apologistes des Illuminati, ces auteurs basent leur pensée sur des faits crédibles. Certains des documents les plus intéressants sur les Illuminati ont été écris par des initiés des Sociétés Secrètes tel qu’ils comprenaient le sous-courant philosophique et spirituel de conduire le mouvement de l’avant. En utilisant ces travaux, nous jetterons un œil sur les origines, les méthodes et l’impact des Illuminés dans l’histoire du monde;

Types de Sociétés Secrètes

Bien que plusieurs groupes se sont appelés « Illuminati » par le passé, le plus influent et mémorable était celui des Illuminés de Bavière. Fondé le 1er Mai, 1776, l’organisation créée par Adam Weishaupt a flouté la ligne entre les Sociétés Secrètes « spirituelles » et « politiques ». En mixant les sciences occultes de la Franc-Maçonnerie et du Rosicrucianisme tout en conspirant d’achever certains buts politiques, les Illuminati devinrent des acteurs sur la scène mondiale. Alors que la plupart des Sociétés Secrètes de l’époque répondaient à des gens riches et leur fascination pour l’occultisme, les Illuminés de Bavière cherchaient activement à profondément changer le monde.

Les Sociétés Secrètes ont existé à travers le cours de l’histoire, chacune d’elles avec différents buts et différents rôles dans la société. Alors que les écoles des Mystères Égyptiens faisaient parties de l’institution Égyptienne, d’autres groupes étaient secrets en raison de leurs objectifs subversifs et conspirateurs. Ces deux citations suivantes, écrites par deux personnalités politiques célèbres, décrivent ces points de vue opposés sur les Sociétés Secrètes:

« Zanoni appartenait-il à cette Fraternité Mystique, qui, à un âge précoce, se vantait des secrets dont celui de la Pierre Philosophale n’était rien d’autre que petit; qui se considérait comme les progénitures de tout ce que les Chaldéens, les Mages, les Gymnosophistes, et les Platoniciens enseignaient; et qui différait de tous les sombres Fils de la magie dans la vertu de leur vie, la pureté de leurs doctrines, et leur insistance, en tant que fondation de toute sagesse, sur l’assujettissement des sens, et l’intensité de la foi religieuse? »
– Sir Edward Bulwer Lytton, 1884 1

« Les gouvernements de l’époque actuelle ne doivent pas juste s’entretenir avec d’autres gouvernements, avec des empereurs, rois et ministres, mais avec les sociétés secrètes qui ont leurs agents peu scrupuleux partout, et qui peuvent au dernier moment chambouler tous les plans du gouvernement. »
– Le Premier Ministre Britannique Benjamin Disraeli, 1876

Ces citations décrivent différents domaines de l’influence des sociétés secrètes. La première se réfère au côté spirituel alors que la seconde décrit le côté politique. Pas toutes les Sociétés Secrètes résident dans le Spirituel et pas toutes ne s’impliquent dans les machinations politiques. Les Illuminati de Bavière opéraient dans les deux domaines.

« Les fraternités spirituelles sont engagées à la Sagesse et à guider l’humanité vers le royaume de l’infini; Les confréries politiques [sont composées] de chercheurs de pouvoir qui cachent leur agenda manipulateur dans l’obscurité. (…)

Toutes les sociétés secrètes partagent certains thèmes fondamentaux. L’appartenance est restreinte à ceux qui ont un intérêt constant du sujet. Ainsi, un groupe spirituel attirera les gens cherchant plus de connaissance d’un professeur particulier ou d’un type de pratique. L’étudiant est à l’avance conscient du sujet et approchera le groupe pour plus d’instructions. Plus rarement, un individu peut être « exploité » par le groupe en raison d’une affinité perçue de son objectif.

Dans une société secrète politique, la composition est limitée à ceux qui partagent une affinité idéologique aux objectifs que le groupe représente. Au coin le plus éloigné de l’échiquier politique, la mission sera la révolution. Une telle société fera de grands efforts pour se défendre elle-même. (…)

Les Illuminati sont perçus par beaucoup comme enjambant le fossé entre la société secrète spirituelle et politique. Souvent crédités (ou blâmés) pour avoir influencé la Révolution française en 1787, les Illuminati ont enseigné une doctrine de libération sociale et politique qui reposait sur l’égalité de l’homme, l’étreinte du rationalisme, et la négation de la couronne et de l’église comme institutions légitimes de la réglementation des valeurs sociales et morales. (…) Alors que les vues des Illuminati peuvent sembler être assez avancées pour l’époque, les révolutions européennes, ils sont soupçonnés d’avoir encouragé les massacres brutaux dégénérés dont le manque singulier de boussole morale était effroyable. »
– James Wasserman, The Mystery Traditions

Alors que certains pensent qu’Adam Weishaupt était le seul cerveau des Illuminati et que son organisation a atteint la gloire et mourut en moins de douze ans, la plupart des chercheurs initiés dans l’occultisme croient que les Illuminés de Bavière n’étaient qu’une rare apparition d’une Fraternité plus ancienne qui pourrait être retracée jusqu’aux Chevaliers du Temple du Moyen-Âge.

Manly P. Hall, un Franc-Maçon du 33è degré et auteur prolifique, décrit dans son pamphlet « Ordre Maçonniques de la Fraternité » un « Empire Invisible » qui œuvra silencieusement pendant des siècles en direction d’un changement social. Il fut périodiquement visible à travers l’Histoire, à travers différentes organisations qui portaient différents noms. D’après lui, ces groupes ont un impact grand cependant silencieux sur la société, transformant même le système éducatif pour former les générations futures.

La descente directe du programme essentiel des Écoles Ésotériques était confiée à des groupes déjà bien conditionnés pour le travail. Les guildes, les syndicats, et autres sociétés de protection et bienveillance avaient été internement renforcées par l’introduction d’un nouvel apprentissage. L’avancement du plan demandait l’élargissement des frontières de la grandeur philosophique. Une Fraternité Mondiale était requise, maintenue par un programme profond et large d’éducation d’après la « méthode ». Une telle fraternité ne peut pas immédiatement inclure tous les hommes, mais elle pourrait unir les activités de certains genres d’hommes, peu importe leur races et croyances religieuses ou les nations dans lesquelles ils vivent. Ces hommes étaient des hommes « de l’avant » [men of towardness], ces fils de demain, dont le symbole est un soleil flamboyant au dessus des montagnes de l’est. (…)

Il était inévitable que les Ordres de la Fraternité sponsorisent l’éducation mondiale. (…) Le programme comprenait une expansion systématique des institutions existantes et l’élargissement de leurs sphères d’influence.

Lentement, les Ordres de la Réforme Universelle disparurent de l’attention du public, et à leurs places apparurent les Ordres de la Fraternité Mondiale. Tout a été fait pour empêcher les transitions d’êtres évidentes. Même l’histoire a été falsifiée pour rendre certaines séquences de l’activité méconnaissables. Le déplacement de l’accentuation n’a jamais donné l’impression d’être brusque, et le mouvement apparu comme une aube de la conscience sociale. Les indices les plus évidents de l’activité secrète ont été les silences prédominants à propos de l’origine et l’impossibilité de remplir les lacune des enregistrements des ordres fraternels du dix-septième – dix-huitième siècle. (…)

Les ordres de la Fraternité étaient attachés par de minces fils et presque invisibles au projet principal. Comme les jeunes Écoles des Mystères, ces Fraternités n’étaient pas elles-mêmes les incarnations des associations ésotériques, mais plutôt des instruments afin d’accomplir certains objectifs du plan divin,“
– Manly P. Hall, Ordres Maçonniques de la Fraternité

Ici, MPH mentionne un « silence » et un manque d’information en rapport avec les travaux des Sociétés Secrètes au 17è et 18è siècle, l’époque durant laquelle les Illuminés de Bavière étaient actifs. C’est durant cette période temporelle que les Sociétés Secrètes ont pris des mesures, ce qui provoqua les révolutions, renversant les pouvoirs monarchiques et papale et mettant la main sur le système bancaire. Les Illuminés de Bavière faisaient-ils parti de l’Empire invisible décrit par MPH? Est-il encore actif aujourd’hui? Observons d’abord Adam Weishaupt et sa fameuse Société Secrète.

Adam Weishaupt, Formé par les Jésuites

Adam Weishaupt est né à Ingolstadt, en Bavière le 6 Février 1748. Son père mourut quand il avait sept ans et son parrain, le Baron Ickstatt, confia sa jeune éducation au groupe le plus puissant de son époque: les Jésuites. Connue pour ses méthodes subversives et tendances conspiratrices, la Société de Jésus avait un contrôle des lois et du système éducatif de la Bavière.

« Le degré de pouvoir que les représentants de la Société de Jésus ont été capable d’atteindre en Bavière était tout sauf absolu. Les membres de l’ordre étaient les confesseurs et moniteurs des électeurs; donc ils avaient une influence directe sur les politiques du gouvernement. La censure de la religion était tombée dans leurs mains avides, dans la mesure où certaines des paroisses ont même été obligées de reconnaître leur autorité et leur pouvoir. Pour exterminer toute influence Protestante et pour rendre l’établissement Catholique complet, ils avaient pris possession des instruments de l’enseignement public. C’était par les jésuites que la majorité des collèges de Bavière ont été fondés, et par eux, ils ont été contrôlés. Par eux aussi les écoles secondaires du pays ont été menées. »
– Vernon L. Stauffer, The European Illuminati

Les travaux intérieurs de la Société de Jésus étaient assez similaires à ceux des Fraternités Occultes contre lesquelles elle travaillait apparemment. Elle fonctionnait par degrés, rites d’initiation, rituels élaborés et symboles ésotériques et a été supprimée de nombreuses fois dans plusieurs pays en raison de ses tendances subversives.

En 1773, le parrain de Weishaupt usa de sa grande influence à l’Université d’Ingolstadt pour placer son filleul comme directeur du droit canonique. A cette période, l’institution était sous la lourde domination des Jésuites et cette position particulière était traditionnellement tenue par des Jésuites influents. L’adoption grandissante des philosophies des Lumières de Weishaupt le plaça en contradiction avec les jésuites et toutes sortes de drames politiques s’ensuivirent. Malgré cela, Weishaupt apprit beaucoup de l’organisation des Jésuites et de leurs méthodes subversives pour obtenir le pouvoir. C’est à cette période que l’idée d’une Société Secrète commença à germer dans les pensées de Weishaupt.

« Brillant, et bien entrainé des méthodes conspiratrices pour accéder au pouvoir, le jeune Weishaupt décida d’organiser un corps de conspirateurs, déterminé à libérer le monde de la loi Jésuitique de Rome. »
– Peter Tomkins, The Magic of Obelisks

Bien que certains auteurs croient que les Jésuites (qui furent dissouts par une bulle papale en 1773) utilisèrent Weishaupt pour perpétuer leur loi, d’autres affirment qu’ils cherchaient à renverser leur emprise puissante sur la Bavière. A une plus large échelle, il était convaincu que le monde profiterait du renversement de toutes les institutions religieuses et gouvernementales dans le monde pour les remplacer par des comités mondiaux, cependant secrets, d' »initiés. » Pour accomplir cet objectif, il utiliserait les méthodes des Jésuites contre les Jésuites.

Alors que Weishaupt poursuivait ses études, il devint plus connaisseur des mystères occultes et de l’Hermétisme. Il reconnaissait que le pouvoir attirant de cette connaissance mystérieuse et comprise par les loges Maçonniques serait le lieu idéal pour propager ses opinions. Il a donc cherché à devenir un franc-maçon, mais a rapidement été déçu par l’idée.

« Son imagination ayant pris la chaleur de ses réflexions sur le pouvoir attractif des mystères d’Éleusis et de l’influence exercée par la secte secrète des Pythagoriciens, c’était tout d’abord dans la pensée de Weishaupt de chercher dans les institutions Maçonniques du jour l’opportunité qu’il désirait pour la propagation de ses idées. De cette, intention originelle, cependant, il se détourna rapidement, en parti à cause de la difficulté qu’il expérimenta à obtenir suffisamment de fonds pour obtenir l’admission à une loge de Francs-Maçons, en parti parce que son étude de tels livres Maçonniques comme ils sont venus entre ses mains le persuadèrent que les « mystères » de la Franc-Maçonnerie étaient trop puériles et trop facilement accessibles au public pour les rendre utiles. »
– Stauffer

Weishaupt réalisa rapidement, que pour achever ses objectifs, il serait nécessaire pour lui de créer son propre groupe secret, composé d’individus puissants qui adopteraient ses idées et l’aideraient à les propager.

« Il jugea nécessaire, par conséquent, de se lancer sur des lignes indépendantes. Il formerait une organisation secrète modèle, comprenant « des écoles de sagesse », cachées du regard du monde derrière des murs d’isolement et de mystère, où ces vérités que la folie et l’égoïsme des prêtres ont fait bannir des chaises de l’éducation publique pourraient être enseignées avec une parfaite liberté aux jeunes sensibles. »
– Stauffer

Le but de l’organisation de Weishaupt était simple cependant monumental: Renverser toutes les institutions politiques et religieuses dans le but de les remplacer par un groupe d’initiés Illuminati. D’après lui « le bonheur universel complet et rapide pourrait être achevé en se débarrassant de la hiérarchie, des rangs et des riches. Princes et Nations disparaitront sans violence de la terre; la race humaine deviendra une seule famille; le monde sera la demeure de l’homme raisonnable ». Le 1er Mai 1776, l’Ordre des Illuminati est fondé.

Les Illuminés de Bavière

Les Illuminés de Weishaupt commencèrent humblement avec juste cinq membres, mais après quelques années et avec de puissantes connexions, l’Ordre devint une force politique majeure partout dans le monde. Des décideurs influents, de riches industriels, des nobles puissants et de mystérieux occultistes rejoignirent l’Ordre et participèrent aux objectifs conspirateurs. Quelques historiens affirment que le succès de l’ascension rapide de l’Ordre était dû à un rendez-vous secret entre Weishaupt et une figure mystérieuse du nom de Cagliostro, le plus puissant occultiste de l’époque.

« A Ingolstadt, Cagliostro est soupçonné d’avoir rencontré Adam Weishaupt, professeur de philosophie et de droit canonique à l’université, qui, en 1776, avait fondé la secte des Illuminati. S’appelant même les héritiers des Chevaliers du Temple, ils déclarèrent leur intérêt en utilisant l’intervention céleste telle qu’achevée par Cagliostro pour l’avancement d’un programme de réforme religieuse mondiale, mais un plus radical que Cagliostro, « s’engagea à venger la mort du Grand Maitre Templier Jacques de Molay en réduisant en poussière la triple couronne des papes et en éliminant le dernier des Rois Capétiens. »

Cagliostro est obligé, et décrit en détail prophétique la décapitation de Louis XVI, un événement difficilement envisagé à ce moment-là comme n’importe quoi d’autre qu’improbable. »
– Tompkins

Les Illuminati de Bavière était initialement composé de trois grades primaires: Novice, Minerval et Illuminé Minerval. Chaque grade a été conçu pour atteindre des objectifs particuliers tout en assurant le contrôle et la domination complète du sommet de la pyramide. Voici un bref coup d’œil de chaque grade.

Novice

Les membres susceptibles d’entrer chez les Illuminés de Bavière étaient attirés et introduis à l’Ordre en usant d’un vocabulaire attirant (la quête de la sagesse et de l’amélioration) et des sciences occultes. Ils étaient cependant introduis à une hiérarchie très surveillée et contrôlée, une qui ressemblait au système des Jésuites. Il n’y avait aucune mention des objectifs politiques de l’Ordre.

« Une fois enrôlé, l’instruction de chaque Novice devait être entre les mains de son recruteur, qui cachait bien à son élève l’identité du reste de ses supérieurs. Ces statuts de l’ordre, tel qu’il a été autorisé à lire impressionnaient son esprit de novice que les fins particulières recherchées dans son noviciat étaient d’améliorer et de perfectionner son caractère moral, étendre ses principes d’humanité et de sociabilité, et de solliciter son intérêt dans les objets louables de contrecarrer les plans des méchants, aider la vertu opprimée, et aider les hommes de mérite à trouver de meilleures places en ce monde. L’ayant convaincu de la nécessité de maintenir le secret inviolable, concernant les affaires de l’ordre, les fonctions supplémentaires de subordonner ses vues égoïstes et intérêts et d’accorder une obéissance respectueuse et complète envers ses supérieurs étaient ensuite enjointes. Une partie importante de la responsabilité du Novice consistait à mettre au point un rapport détaillé (pour les archives de l’ordre), contenant des informations complètes concernant sa famille et sa carrière personnelle, couvrant de tels éléments distants comme les livres qu’il possédait, les noms de ses ennemis personnels et l’occasion de leur inimitié, les points forts et faibles de son caractère, les passions dominantes de ses parents, les noms de leurs parents et gens intimes, etc. Les rapports mensuels étaient aussi requis, couvrant les bénéfices que la recrue a reçu et les services qu’elle a rendu à l’ordre. Pour la constitution de l’ordre le novice doit entreprendre sa part dans le travail de recrutement, son avancement personnel aux grades les plus élevés étant conditionné par la réussite de ses efforts. Pour ceux qu’il recrutait, il devenait à son tour un supérieur, et donc après un noviciat vraisemblablement d’une durée de deux ans, la voie était ouverte pour sa promotion au prochain grade supérieur.
– Stauffer

Quand un Novice prouvait à ses supérieurs qu’il méritait d’avancer, il était initié au grade de Minerval.

Minerval

Sceaux du grade Minerval des Illuminés de Bavière. Ces pendentifs, portés autour du cou des initiés Minerval, représentent la Chouette de Minerve. Connue aussi en tant que la Chouette de la Sagesse, ce symbole est trouvé de nos jours dans des lieux puissants: autour de la Maison Blanche, caché sur le billet d’un dollar ou sur l’insigne du Bohemian Club.

Le terme Minerval est dérivé de Minerve qui était la déesse Romaine de la poésie, médecine, sagesse, commerce, tissage, arts, magie, et de la musique. Elle est souvent représentée avec sa créature sacrée, une chouette, qui symbolise ses liens à la sagesse. Un ancien symbole des mystères, Minerve est en vedette dans des endroits tels que la Bibliothèque du Congrès et le Grand Sceau de la Californie.

Le deuxième grade des Illuminati était celui de l’endoctrinement. Les initiés assistaient à des conférences sur les principes spirituels de l’Ordre mais avait très peu d’information concernant les véritables buts de Weishaupt et son proche entourage d’administrateurs.

« La cérémonie d’initiation par laquelle le Novice passait au grade de Minerval était supposée détromper l’esprit du candidat de tout soupçon tenace que l’ordre avait comme but suprême la domination des riches et des puissants, ou le, renversement du gouvernement civil et ecclésiastique. Il demandait aussi au candidat d’être utile à l’humanité, de maintenir le silence éternel, une fidélité inviolable, et une obéissance implicite à l’égard de tous les supérieurs et les règles de l’ordre, et de sacrifier tous les intérêts personnels à ceux de la société. »
– Stauffer

Les Minervals étaient permis de rencontrer certains supérieurs (Illuminés Minervals) et d’engager des discussions avec eux. Cet unique privilège était une grande source de motivation pour les nouveaux initiés.

Illuminé Minerval

Sélectionnés à partir des Minervals, des tâches spécifiques à accomplir étaient données aux Illuminés Minervals afin de les préparer à prendre des mesures dans le «monde réel». La plupart de leurs travaux consistaient d’études de l’humanité et de la perfection des méthodes pour la diriger. Chaque Minerval illuminé était confié à un petit groupe de Minervals qui étaient scrutés, analysés et amenés vers des directions spécifiques. Les membres de bas niveau de l’Ordre devenaient donc des sujets de test des techniques qui pourraient être appliquées aux masses en général.

Au grade d’Illuminé Minerval était admit ces Minervals qui dans le jugement de leurs supérieurs étaient dignes d’amélioration. Les cérémonies initiatiques élaborées fixèrent à l’esprit du candidat les notions que la purification progressive de sa vie était à prévoir, alors qu’il faisait son chemin dans l’ordre vers le haut, et que la maitrise de l’art de diriger les hommes était sa recherche spéciale aussi longtemps qu’il resterait dans le nouveau grade. Pour accomplir ce dernier, par exemple, devenir un psychologue et directeur expert des consciences des hommes, il devait observer et étudier constamment les actions, buts, désirs, fautes, et vertus du petit groupe de Minervals qui était placé sous ses soins et sa direction personnelle. Pour le guider dans cette tâche difficile une masse compliquée d’instructions lui était fournie.

En plus de leur présence continue dans les assemblées de Minervals, les membres de cette catégorie se réunissaient une fois par mois par eux-mêmes, pour entendre les rapports concernant leurs disciples, pour discuter des méthodes d’accomplir les meilleurs résultats dans leur travail de gestion et de solliciter les conseils des uns et des autres pour les cas difficiles et embarrassants. Dans ces réunions, les dossiers des assemblées de Minervals ont été revus et corrigés et transmis ensuite à des officiers supérieurs de l’ordre.
– Stauffer, op. cit.

A partir de cette structure basique, les Illuminati commencèrent leur expansion. Tout était en place pour Weishaupt afin d’accomplir un but important: l’infiltration de la Franc-Maçonnerie.

L’infiltration de la Franc-Maçonnerie

En 1777, l’année suivant la création des Illuminati, Weishaupt rejoignit la loge Maçonnique Théodore de Bon Conseil à Munich. Il n’a pas seulement réussit à propager ses idées dans la loge, il a aussi géré pour que la loge soit « virtuellement absorbée dans le mouvement Illuministe presque immédiatement. » [Manly P Hall]

Une alliance définitive entre les Illuminati et la Franc-Maçonnerie est devenue possible en 1780 quand un personnage important du nom de Baron Adolph Franz Friedrich Ludwig Knigge a été initié dans l’Ordre de Weishaupt. Les connexions Maçonniques du diplomate Allemand et ses capacités organisationnelles ont rapidement été misent en application par l’Ordre. Knigge accomplira deux tâches importantes pour les Illuminati: il révisa la hiérarchie de l’Ordre, et créa de nouveaux grades supérieurs et autorisa la totale intégration des loges Maçonniques dans le système.

Deux lourdes conséquences s’en suivirent rapidement à la suite de l’avènement de Knigge dans l’ordre. Les grades plus élevés longtemps recherchés ont été élaborés, et une alliance entre les Illuminati et la franc-maçonnerie a été effectuée.
– Manly P Hall

Knigge, un diplomate influent Allemand du nord et occultiste a rejoint les Illuminati en 1780. On le voit ici entrain de présenter le signe de la Main Cachée (voir l’article intitulé La Main cachée qui Façonna le Monde sur Vigilant Citizen).

L’influence de Knigge dans l’ordre était profonde et immédiate. Le nouveau système qu’il avait inventé attira les Francs-Maçons et d’autres personnalités puissantes, qui donnèrent au mouvement un grand momentum. Voila le système inventé par Knigge:

Knigge conserva les grades originels de l’ordre intacts mais ajouta de nouveaux grades au dessus d’eux. Le second niveau des Illuminati incorporé aux grades de la Franc-Maçonnerie faisant ainsi de la Fraternité un simple morceau d’une superstructure Illuministe plus large.

– Manly P Hall
Les trois grades symboliques de la seconde classe semblent avoir été exclusivement inventés pour l’unique but de fournir une avenue par laquelle les membres de différentes branches de la grande famille Maçonnique pourraient passer aux niveaux supérieurs du nouvel ordre. »

« Le grade de Novice (une partie du système uniquement dans un sens préparatoire) est resté intact par Knigge, merci à l’ajout d’une communication imprimée qui devait être remise entre les mains de toutes les nouvelles recrues, les conseillant que l’Ordre des Illuminati se tient contre toutes les formes de Franc-Maçonnerie contemporaine comme étant le seul type non dégénéré, et comme tel lui seul est capable de restaurer l’artisanat de son ancienne splendeur. (…)

  

Les degrés supérieurs de l’Ordre étaient restreints à une minorité sélectionnée et incluaient des individus puissants et des personnalités influentes. Le grade de Prince tenait dans ses rangs les inspecteurs nationaux, provinciaux, les préfets et les doyens des Prêtres. Au sommet de la pyramide se trouvait les Mages Philosophiques (connus aussi en tant qu’Aréopagites), qui comprenaient les chefs suprêmes de l’Ordre. Leurs identités ont été protégées en toute sécurité et sont encore difficiles à confirmer aujourd’hui.

La stratégie de Knigge donna des résultats impressionnants et autorisa les Illuminati à devenir un mouvement extrêmement puissant.

« La nouvelle méthode de distribuer l’Illuminisme au moyen de son affiliation avec les loges maçonniques fit rapidement ses preuves. Surtout en raison de la bonne stratégie de chercher ses recrues parmi les officiers et autres personnages influents des loges de la franc-maçonnerie, ces derniers, les uns après les autres se dirigèrent vers le nouveau système en succession rapide. De nouvelles préfectures étaient établies, de nouvelles provinces organisées, et les Provinciaux commencèrent à ramener un flot copieux et constant de nouvelles recrues. (…) Étudiants, marchants, docteurs, pharmaciens, avocats, juges, professeurs dans les gymnases et universités, précepteurs, officiers civils, pasteurs, prêtres — tous ont été généreusement représentés parmi les nouvelles recrues. Des noms distingués apparurent vite sur les listes des loges du nouveau système. Le Duc Ferdinand de Brunswick, Duc Ernst de Gotha, Duc Karl August de Saxe-Weimar, Prince August de Saxe-Gotha, Prince Carl de Hesse, Baron Dalberg, le philosophe Herder, le poète Goethe, le pédagogue Pestalozzi, faisaient partis du nombre d’enrôlées, vers la fin de l’année 1784 les dirigeants se vantaient d’un effectif total comprit entre deux et trois mille membres 106. et l’établissement de l’ordre sur une fondation solide semblait être pleinement assurée. »
– Manly P Hall

Weishaupt, cependant, n’apprécia pas le succès de son Ordre pour longtemps. Des suspicions que les Illuminatis conspirent contre les gouvernements et les religions grandirent en Europe. Y voyant une menace potentiel pour son pouvoir, le gouvernement de Bavière lança un édicte mettant hors la loi toutes communautés, sociétés et fraternités qui existaient sans autorisation en raison de la loi. De plus, des désaccords internes entre Weishaupt et les grosses têtes de son Ordre menèrent à des disputes et désaccords. Au milieu de tout ça, certains membres allèrent directement voir les autorités et témoignèrent contre l’Ordre, une opportunité qui n’a pas été loupée par le gouvernement Bavarois.

« De la bouche e ses amis, les accusations que ses ennemis ont fait contre l’ordre devaient être étayées. Par l’admission de ses dirigeants, le système de l’Illuminati avait l’apparence d’un organisme voué au renversement de la religion et l’Etat, une bande de faussaires et d’empoisonneurs, une association d’hommes de morale répugnante et des goûts dépravés. »
– Manly P Hall

En 1788, grâce à l’utilisation de la législation agressive et d’accusations criminelles, les Illuminati de Bavière étaient apparemment dissipés et détruits par le gouvernement. Alors que certains voient là la conclusion de l’histoire des Illuminati, il ne faut pas oublier que les tentacules de l’Illuminisme ont eu le temps de se propager bien au-delà des confins de la Bavière pour atteindre les loges maçonniques à travers l’Europe. En d’autres termes, les Illuminati n’ont jamais été détruits, ils sont tout simplement entrés dans la clandestinité. Un an plus tard, un événement important serait la preuve que l’Illuminisme était plus vivant et puissant que jamais: la Révolution française.

La Révolution Française

Le renversement violent de la Monarchie Française de 1789 symbolise pour plein de gens la victoire du Jacobinisme et de l’Illuminisme contre les institutions traditionnelles de l’époque. L’adoption de la Déclaration des Droits de L’homme fusionna officiellement les valeurs Maçonniques et Illuministes avec le noyau du gouvernement Français. La nouvelle devise du pays « Liberté, Égalité et Fraternité » a été dite être une expression Maçonnique qui était utilisée dans les loges Françaises pendant des siècles.

Le document officiel de la Déclaration des Droits de l’Homme contient plusieurs symboles occultes se référant aux Sociétés Secrètes. Premièrement, le symbole de l’œil qui voit tout dans un triangle, entouré par la lumière de l’étoile flamboyante de Sirius, est trouvé au dessus de tout (ce symbole est aussi trouvé sur le Grand Sceau des États-Unis). Sous le titre est représenté un Ouroboros (un serpent avalant sa propre queue), un symbole ésotérique associé à l’Alchimie, le Gnosticisme et l’Hermétisme, les enseignements centraux de la Maçonnerie. Juste en dessous de l’Ouroboros est un chapeau phrygien, un symbole représentant les révolutions Illuministes à travers le monde. La déclaration entière est gardée par des piliers Maçonniques.

Réaction contre l’Illuminisme

Bien que les Illuminatis étaient supposés morts, les idées qu’ils promouvaient devinrent quand même une réalité. Les Francs-Maçons et les Rosicruciens étaient toujours en plein essor, et les Illuminati semblaient vivre à travers eux. L’Europe était en pleine tourmente profonde alors qu’une nouvelle classe de personnes prenaient la barre du pouvoir. Les critiques ont commencées à émerger, révélant aux masses les forces secrètes derrière les changements dont ils étaient témoins.

Leopold Hoffman, un Franc-Maçon convaincu que les Illuminatis corrompaient sa Fraternité, publia dans son journal une série d’articles intitulée Wiener Zeitschrift. Il déclara que les grades inférieurs des Illuminatis avaient été dissous, mais que les degrés supérieurs étaient encore actifs. Il ajouta aussi que la Franc-Maçonnerie avait été « subjuguée par l’Illuminisme » et transformée pour servir cette fin. Il déclara aussi que la Révolution Française avait été le résultat d’années de propagande Illuministe.

En 1797, John Robinson, un physicien Écossais, mathématicien et inventeur (il inventa la sirène) publia un livre intitulé « Preuves d’une Conspiration contre Toutes les Religions et Tous les Gouvernements d’Europe, véhiculée dans des Rendez-Vous Secrets de Francs-Maçons, Illuminati, et Sociétés de Lecture. » Ce franc-maçon dévoué fut déchanté quand il réalisa que sa fraternité avait été infiltrée par les Illuminati. Voici un extrait de son livre:

« J’ai découvert que le couvert d’une Loge Maçonnique avait été employé dans tous les pays pour l’aération et la propagation de sentiments dans la religion et la politique, qui n’auraient pas pu circulé chez le public sans exposer l’auteur à un grave danger. J’ai trouvé, que cette impunité a graduellement encouragée les hommes de principes licencieux à devenir plus audacieux,

et d’enseigner des doctrines subversives de toutes nos notions de moralité de toute notre confiance envers le gouvernement moral de l’univers, de tous nos espoirs d’amélioration dans un futur Etat d’existence et de toute satisfaction et de contentement de notre vie actuelle, tant que nous vivons dans un état ??de subordination civile. J’ai été en mesure de retracer ces tentatives, faites, à travers un parcours de cinquante ans, sous le prétexte spécieux d’éclairer le monde par le flambeau de la philosophie, et de dissiper les nuages ??des superstitions civile et religieuse qui gardent les nations d’Europe dans les ténèbres et l’esclavage. J’ai observé ces doctrines se propageant et se mélangeant graduellement avec tous les différents systèmes de la Franc-Maçonnerie; jusqu’à ce que, enfin, UNE ASSOCIATION SE FORME pour le but exprès de DÉRACINER TOUS LES ÉTABLISSEMENTS RELIGIEUX, ET RENVERSER TOUS LES GOUVERNEMENTS EXISTANT EN EUROPE. J’ai vu cette Association s’exécuter elle-même fanatiquement et systématiquement, jusqu’à ce qu’elle devienne presque irrésistible: Et j’ai vu que les chefs les plus actifs dans la Révolution Française étaient des membres de cette Association, et menèrent leurs premiers mouvements d’après ses principes, et par le biais de ses instructions et de son assistance, formellement demandées et obtenues: Et, finalement, j’ai aussi observé que cette Association existe encore, et travaille toujours dans le secret, et que non seulement plusieurs apparitions parmi nous démontrent que ses émissaires tentent de propager leurs doctrines détestables, mais que l’Association a des loges en Grande-Bretagne qui correspondaient à la Loge mère de Munich depuis 1784… L’Association dont j’ai parlé est l’ordre des ILLUMINATI, fondé, en 1775 [sic], par le Dr. Adam Weishaupt, professeur de Droit Canonique à l’Université d’Ingolstadt, et abolit en 1786 par l’Électorat de Bavière, mais ravivé immédiatement après, sous un autre nom, et sous une forme différente, partout en Allemagne. Il fut détecté à nouveau, et semblait se dissiper; mais il avait à ce moment des racines si profondes qu’il subsiste, sans être détecté, et s’est propagé dans tous les pays d’Europe. »
– John Robinson, Preuves d’une Conspiration

Augustin Barruel, un Prêtre Jésuite Français publia aussi en 1797 un livre reliant la Révolution Française aux Illuminés de Bavière. Dans « Mémoires pour servir à l’histoire du Jacobinisme », il retrace le slogan « Liberté et Égalité » aux jeunes Templiers et déclara que, dans les degrés supérieurs de l’ordre, Liberté et égalité ne sont pas uniquement expliqués par « une guerre contre les rois et les trônes » mais une « guerre contre Christ et ses autels ». Il fournit également des détails relatifs à la prise de contrôle Illuminati de la Franc-maçonnerie.

« Weishaupt émergea comme fidèle serviteur d’une cause supérieure. Derrière lui se déplaça le mécanisme compliqué des Écoles Secrètes. Comme toujours, elles n’ont pas confié leur poids complet à n’importe quelles institutions périssables. L’histoire physique des Illuminati s’étend sur une période de douze ans. Il est difficile donc, de comprendre l’excitation que ce mouvement causa dans la vie politique de l’Europe. Nous sommes forcés de réaliser que ce groupe Bavarois était seulement un fragment d’un design plus large et diversifié.

Tous les efforts pour découvrir les membres des classes supérieures de l’Ordre des Illuminati ont été infructueux. Il est d’usage, par conséquent, de supposer que ces grades supérieurs n’existaient pas, sauf dans les esprits de Weishaupt et Von Knigge. N’est-il pas également possible qu’un puissant groupe d’hommes, résolut à rester totalement inconnu, bougea derrière Weishaupt et le poussa en avant comme un écran pour ses propres activités?

Les idéaux de l’Illuminisme, comme ils sont trouvés dans les mystères de l’antiquité païenne; étaient vieux quand Weishaupt est né, et il est peu probable que ces convictions longtemps chéries périrent avec son expérience Bavaroise. Le travail qui était inachevé en 1785 reste inachevé en 1950. Les Ordres ésotériques ne s’éteindront pas jusqu’à ce que les objectifs qui les ont amenés à exister ne soient remplis. Les organisations peuvent périr, mais la Grande École est indestructible. »
– Manly P Hall – Les clés perdues de la Franc-Maçonnerie

Le Grand Sceau des États-Unis représente la Grande Pyramide de Gizeh inachevée, un symbole des travaux incomplets des Ordres Ésotériques: un Nouvel Ordre Mondial. Le Sceau fut adopté sur le dollar Américain par Franklin Delano Roosevelt, un Franc-Maçon 32è degré et un Chevalier de Pythias ayant des liens avec Manly P. Hall.

Les Illuminatis Aujourd’hui

Si l’agenda Illuminati est toujours actif de nos jours, quel forme a-t-il emprunté? Du point de vue ésotérique et spirituel, certaines Sociétés Secrètes modernes comme l’O.T.O (Ordo Templi Orientis) ont déclaré être les héritiers de l’Illuminisme. D’autres recherches déclarèrent qu’il existe des Ordres cachés au dessus du 33 degrés « visible » de la Franc-Maçonnerie qui forme les Illuminatis. Comme ils sont par définition, secrets, obtenir des détails sur ces Ordres est assez difficile.

L’aspect politique de l’Illuminisme moderne est bien plus visible et ses plans bien plus évidents. Un groupe de plus en plus concentré et restrictif fut confié la création d’importantes décisions et de lois. Les organisations et comités internationaux, agissant au delà des élus officiels créent aujourd’hui des lois sociales et économiques qui sont appliquées au niveau mondial. Ce phénomène est plutôt nouveau dans l’histoire plutôt qu’avoir des royaumes ou états-nations, un gouvernement de l’ombre non élu, composé de l’élite mondiale, devient progressivement le centre du pouvoir mondial.

« Sur un autre plan politique se trouve des groupes idéologiques tels que le Council on Foreign Relations, ou les participants au Forum Économique Mondial. Ici nous trouvons les dirigeants en politique, affaire, finance, éducation, et les médias qui partagent une croyance en la valeur des solutions globales; et sont en haute position d’autorité et d’influence, et représentent différents niveaux d’implication dans le cercle intérieur du groupe. La plupart des membres sont tout simplement heureux de pouvoir s’associer à d’autres luminaires bien connus et sont honorés de recevoir les privilèges d’adhésion ou de participation. Cependant, l’idéologie aux plus hauts niveaux d’un tel groupe soutien un gouvernement mondial — qui doit être administré par une classe d’experts et de planificateurs, chargé de diriger des institutions organisées centralement sur le social et la politique. Bien que les membres peuvent être amenés à ajouter leurs voix considérables à certaines lois transnationales économiques et politiques, ils peuvent ne pas être des supporters (ou même conscients) des ambitions à long terme du cercle intérieur. Bien que ces groupes tiennent assez souvent leurs réunions en secret, leurs listes de membres sont de notoriété publique. C’est l’agenda principal qui est déguisé. »
– Wasserman

Les groupes et les conseils principaux de l’élite sont: L’International Crisis Group, Le Council on Foreign Relations, le Forum Économique Mondial, le Brookings Institution, Chatham House, La Trilateral Commission et le Bilderberg Group. Le Bohemian Club est connu pour tenir des rassemblements informels de l’élite mondiale ponctués par d’étranges cérémonies et rituels. L’insigne du Club est une chouette similaire à celle trouvée sur le sceau Minerval des Illuminati de Bavière.


Le Sceau du Bohemian Club

Si quelqu’un étudie méticuleusement les membres et participants de tels groupes esclusifs, il remarquerait qu’ils combinent les politiciens les plus puissants, les PDGs et intellectuels de l’époque avec peu d’individus avec des noms connus. Ils sont les descendants de puissantes dynasties qui s’élevèrent contre le pouvoir en prenant le contrôle des aspects des économies modernes, comme le système bancaire, l’industrie pétrolière ou les médias de masse. Ils ont été associé à des événements de jeu change, comme la création de la Réserve fédérale en 1913. Cet acte modifie complètement le système bancaire des États-Unis, le plaçant dans les mains de quelques sociétés d’élite. Une preuve de cela est la décision du tribunal de 1982 stipulant que « les Banques de la Réserve ne sont pas des instruments fédéraux aux fins du FTCA [le Federal Tort Claims Act], mais sont des sociétés privées indépendantes, et contrôlées localement« .

Dans son livre « Bloodlines of the Illuminati », l’auteur controversé Fritz Springmeier déclare qu’aujourd’hui les Illuminati est formé d’après les decendants de treize familles puissantes dont les ancêtres avaient des liens proches ou distants avec les Illuminés de Bavière originaux. D’après Springmeier, les 13 lignées sanguines sont, les Bundy, Collins, DuPont, Freeman, Kennedy, Li, Onassis, Reynold, Rockefeller, Rothschild, Russel et Van Duyn.

Il ne fait aucun doute que, en vertu des ressources matérielles et politiques dont elles sont propriétaires, certaines de ces familles ont beaucoup de pouvoir dans le monde d’aujourd’hui. Elles apparaissent pour former le noyau de ce que nous appelons aujourd’hui les Illuminati. Cependant, ont-elles conspirées pour créer un Nouvel Ordre Mondial? Voici une citation des mémoires de David Rockefeller qui pourrait répondre à certaines questions:

« Pendant plus d’un siècle, les idéologues extrémistes des deux côtés du spectre politique se sont emparés des incidents très médiatisés tels que ma rencontre avec Fidel Castro pour attaquer la famille Rockefeller pour l’influence démesurée qu’elle prétend exercer sur nos institutions américaines politiques et économiques. Certains croient même que nous faisons partie d’une cabale secrète agissant contre les grands intérêts des Etats-Unis, et ils représentent ma famille et moi comme des « internationalistes »; ils vont jusqu’à prétendre que nous conspirons avec d’autres capitalistes dans le monde pour construire une structure politique et économique mondiale plus intégrée – un seul monde, si vous voulez. Si c’est ce dont on m’accuse, je plaide coupable et j’en suis fier « 
– David Rockefeller, Memoirs

Conclusion

L’histoire des Illuminati a été réprimée ou révélée, démystifiée ou exposée, ridiculisée ou exagérée d’innombrables fois — tout dépendant du point de vue des auteurs s’ils étaient des « apologistes » ou des « critiques ». Pour obtenir la vérité absolue à propos d’un groupe qui a toujours été censé être secret est tout un défi et chacun doit avoir beaucoup de jugement et de discernement pour différencier les faits des fabrications. Comme il n’est pas possible de répondre à toutes les questions en rapport avec les illuminati, cet article tente tout simplement de dessiner une image plus précise de l’ordre et de présenter les faits importants le concernant.

L’atmosphère politique d’aujourd’hui est assez différente de celle du temps de Weishaupt et des pères Fondateurs Américains, cependant il y a plein de similarités. Alors que les Illuminatis Bavarois dénonçaient prétendument l’oppression politique et religieuse du Vatican, un nouveau type d’oppression prend forme. Alors que les démocraties fusionnent en un seul gouvernement mondial, alors que la vie privée et les libertés sont remplacées par la « sécurité » et la haute technologie de surveillance, alors que les écoles sévissent contre la pensée critique, alors que les médias abrutissent et désinforment les masses, alors que des opérations secrètes engendrent des crimes contre l’humanité et alors que toutes les protestations importantes sont réprimées par un état policier grandissant, il est facile de tirer la conclusion qu’un système répressif similaire est entrain d’être instauré. Est-ce que les Illuminatis ont véritablement « libéré » le Monde de l’Ouest de l’oppression du Vatican ou ont-ils simplement continué dans ses pas?

La minorité, la classe dirigeante au moment présent, a les écoles et la presse, et en général L’Eglise aussi, sous sa coupe. Cela lui permet d’organiser et de secouer les émotions des masses, et d’en faire leurs outils. »
– Albert Einstein

Les Dessous de la notion « Illuminati »

La notion « Illuminati » est symptomatique de l’époque; en tête de peloton des « théories du complot » sur internet, elle est souvent fantasmée à l’excès. Mais si les excès existent du côté de certains internautes, à l’inverse, les médias et le pouvoir insistent (étrangement) sur l’inexistence pure et simple de ce courant de pensée pourtant à l’œuvre en ce moment.pas en tant que cercle structuré (c’est du moins le positionnement de l’auteur du dossier). Un groupe a existé en Allemagne au 18e siècle, les « illuminés de Bavière », un regroupement para-maçonnique ayant une structure typique de société secrète qui fut officiellement dissout suite à la divulgation de leurs plans révolutionnaires.
la Révolution française. Mais ce groupe avait néanmoins fusionné avec la franc-maçonnerie lors d’un convent (réunion maçonnique) international, et ses idées ont perduré à travers d’autres fraternités.

Si le groupe a été dissout, ses idées ont essaimé partout. Notamment par le biais du « Grand Orient », une branche « athée » très spécifique de la Franc-maçonnerie présente aujourd’hui dans de nombreux pays; également par le biais des autres sociétés secrètes universitaires, dont on retrouvera un chapitre aux Etats-Unis dès 1832 : l’Ordre des Skull and bones. Le plan révolutionnaire est en marche depuis plusieurs siècles, puisque la Révolution maçonnique française a ouvert la voie à un enchainement mondial.

On répertoriera ici quels sont les groupes qui ont, dans les faits, plus de pouvoir que les états modernes, quelle est la structure mondialiste en finition, et quels groupes peuvent compter idéologiquement. Nul besoin de recourir à l’appellation connotée d’ésotérisme d’Illuminati, autant les appeler par leur nom.


Illuminati canal+ 2014

Illuminati canal+ 2014

Que savons-nous, globalement, des illuminati ? C’est un concept abstrait évoqué par tous (y compris en prime-time à la télévision, récemment*), considéré comme tête de pont d’un prétendu conspirationnisme.

le-regne-des-illuminatiTout le monde concède cependant « qu’ils ont existé ». Les médias et autres bien-pensants divers s’empresseront cependant d’ajouter dans la même phrase qu’ils ont disparu, car dissouts par le pouvoir d’alors… Rien n’est plus faux que cette sempiternelle assertion, c’est ce que nous allons étudier ici.

* Jacques Ravenne, écrivain franc-maçon, co-auteur avec Éric Giacometti d’une série de romans à succès avec comme personnage principal le commissaire Antoine Marcas, franc-maçon de son état, était récemment invité d’une émission poubelle pour nous rabâcher que « les illuminati, c’ést de la fiction« , à l’image sûrement de son dernier roman Le règne des Illuminati (juin 2014).

illuminati (2)
  • Fondation & doctrine de l’Illuminisme

  • Bibliographie

  • Témoignages

  • Le symbolisme

  • Médias & gouvernement en parlent

  • Qui dirige ?

Le but de ce dossier est de faire le point sur la notion « illuminati » en partant du postulat démontré que cette idéologie, que l’on peut attribuer au groupe allemand de Bavière « dissout », loin d’être morte, est plus vivante qu’un drapeau sous une tempête, et qu’elle est véhiculée en grande partie par la franc-maçonnerie contemporaine. Prenons ici le temps de nous demander :
Interdictions ou persécutions : fin réelles des idéologies ?
  • Est-ce que l’interdiction du cannabis empêche des millions de personnes d’en consommer ?
  • Est-ce que la crémation de De Mollay a mis fin aux préceptes templiers ?
  • Est-ce que le bannissement des juifs de plus de 100 pays à travers l’histoire a mis fin à cette doctrine ?
  • Idem pour les jésuites, 80 fois ou plus dans l’histoire ?
  • Est-ce que l’interdiction de dépasser 90 km/h empêche de rouler plus vite ?
  • (…)
Personne ne peut prétendre que lorsque les Illuminés de Bavière « furent interdits », cette secte / société discrète arrêta son idéologie et ses infiltrations. Prétendre le contraire est une bêtise / naïveté / manipulation historique flagrante, et plus généralement ceci est non démontrable.

Ce qui est en revanche démontrable, c’est que l’idéologie des illuminés de Bavière à perduré, s’est incontestablement développée, et est en passe d’être totalement imposée aux peuples.

Illuminati-Logo

Fondation & doctrine de l’Illuminisme

la-faillite-du-monde-moderne« L’illuminisme a commencé en Espagne, plus exactement en Castille, avec les Alumbrados (ou illuminés) au tout début du 16e siècle. C’est une secte satanique qui fut créée par de nombreux conversos (ou marannes), de faux convertis juifs au catholicisme de la reconquista. Parmi eux : Pedros Ruis de Alcaraz, Isabel de la Cruz … Adhérera à cette hérésie folle un certain Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur de l’ordre militaire des jésuites[3] auquel appartiendra le fameux Adam Weishaupt…La boucle est bouclée. Cette doctrine pathologique aux relents protestants et progressistes aura un grand succès et traversear la France (les Guérinets) puis toute l’Europe par l’émigration importante de juifs à Salonique par exemple ; cette dernière deviendra un centre religieux rayonnant et très puissant. Les alumbrados seront combattus vigoureusement par le catholicisme jusqu’à son infiltration totale par la secte. »

La faillite du monde moderne – Aux premières loges d’un chaos planifié, p. 316

C’est le côté historique irréfutable de ce dossier, même pour les médias actuels. Revenir sur la réalité de ce passage documenté de l’Histoire serait du « révisionnisme inversé » et ceci est acquis. On ne peut s’empêcher de trouver une corrélation entre ces écrits et l’actualité contemporaine (voir « Le plan illuministe » et son analyse sous cette vidéo introductive) :


« Illuminés de Bavière, Francs-Maçons et N.O.M., Adam Weishaupt »

 

Le plan illuministe

En octobre 1786, la police bavaroise découvrit l’organisation [de la secte des illuminés de Bavière, dirigée par Adam Weishaupt]. (…) De la correspondance saisie émergea un programme articulé essentiellement en 6 points :

 

  1. johann_adam_weishauptAbolition de la monarchie et de tout autre gouvernement légal ;
  2. Abolition de la propriété privée ;
  3. Abolition du droit d’héritage privé ;
  4. Abolition du patriotisme et de la loyauté militaire ;
  5. Abolition de la famille, c’est-à-dire du mariage comme lien permanent, et de la moralité familiale ; permission de l’amour libre ; l’éducation des enfants est confiée à la communauté ;
  6. Abolition de toutes les religions.

On ne peut pas ne pas voir la coïncidence parfaite, 70 ans en avance, sur le Manifeste de Marx, avec les thèses du socialisme, partisan d’une société laïciste et libertaire dans laquelle l’individu, réduit à une entité anonyme et dépersonnalisée, se fond – panthéistiquement – dans le collectif, sans aucune responsabilité envers lui-même et les autres.

Epiphanius – Maçonnerie et sectes secrètes (2005)

Et comment, 230 ans plus tard, ne pas constater que ce programme est en voie de finition ? A l’instar d’un autre écrit, mais qui est lui contesté par les principaux intéressés, qui décrit pareillement mais en détail cette fois, la marche à suivre pour dominer la civilisation occidentale : Les protocoles des sages de sion.

Mais commentons ici point par point le programme de Weishaupt :
  1. La monarchie a disparu de France, et n’est plus que fantoche dans certains autres pays.
  2. L’un des points les moins engagés, mais on note toutefois certaines avancées, comme récemment en 2016 avec la taxe foncière des terrains non bâtis.
  3. La taxation démesurée de tout héritage est un signe.
  4. L’armée est démantelée, et le patriotisme est une notion véhiculée par le système, les médias et le gauchisme comme une sorte de fascisme, d’extrémisme (…)
  5. Le symptôme de rejet étatique du mouvement de « La famille pour tous » est identique : ceux qui s’expriment sur ces valeurs sont catalogués exactement comme les patriotes.
  6. La franc-maçonnerie et sa laïcité finissent le boulot.
Si, aux yeux de certains, une partie ou l’ensemble de ces vœux peuvent sembler positifs, voire souhaitables, le résultat est loin d’être aussi rose que ne le laisse entrevoir le plan initial. D’ailleurs, la finalité du plan, quel est-il ?

On a bien compris que parmi les buts, la « vieille morale », le puritanisme, les « interdits » doivent être balayés. Mais tout un chacun est en droit de se demander quelles sont les limites de cette pensée. Ne prenons qu’un exemple pour illustrer la problématique : Doit-il y avoir un age de majorité sexuelle ?

Dans la tête de certains ultra libertaires et adeptes du « il est interdit d’interdire », pourquoi s’encombrer d’une morale et d’une loi qui fixe à 16-18 ans une majorité sexuelle qui empêche toute pratique pédophile décomplexée?  Voire, incestueuse, zoophile, etc.

 

 

Jonction Illuminisme / franc-maçonnerie

Bibliographie

Les illuminés de Bavière et la Franc-Maçonnerie allemande,

de René Le Forestier

les-illumines-de-baviere-et-la-franc-maconnerie-allemandeMalgré son ancienneté, ce livre reste l’ouvrage de référence sur les Illuminés de Bavière. D’ailleurs, beaucoup de documents à l’époque consultés par Le Forestier ont aujourd’hui disparu suite aux événements des deux guerres mondiales. Voici ce qu’en écrit la Bibliotheca esoterica de Dorbon :
« Ouvrage définitif sur les fameux Illuminés (…).- Ayant eu entre les mains tous les papiers confisqués au cours des persécutions de 1786 contre l’Ordre, et les documents autrefois possédés tant par Bode, qui y joua un rôle important, que par l’écrivain Becker, notre auteur a pu se faire un historique complet de l’Ordre des Illuminés, leur genèse, leurs idées primitives, leurs doctrines politiques et religieuses, leurs buts et l’influence qu’ils eurent sur les événements contemporains et en particulier sur la Révolution française. – Bien des chapitres seraient à citer dans ce livre qui éclaire la vie occulte de toute une époque : mentionnons seulement ceux relatifs au Testament philosophique de Weishaupt ; à la légende de l’Illuminisme ; aux émissaires de l’Ordre en France ; aux aveux de Cagliostro ; au voyage de Mirabeau en Prusse ; à Bode et au convent des philalètes en 1787, visite au cours de laquelle Bode convertit à l’Illuminisme le duc d’Orléans , grand-maître de l’Ordre Maçonnique, Fauchet, Mounier, Bailly, Condorcet, La Fayette, etc… ; aux Rose-Croix de Bavière ; aux rapports de l’Illuminisme et de la Franc-Maçonnerie avec la Révolution Française ; aux prolongements de l’Ordre sous Napoléon sous forme d’Associations d’étudiants ; aux critiques des divers historiens, Robison, Barruel, Lombard de Langres, le P. Deschamps, etc. – Devenu très rare. »«  (source)

LIVRE PREMIER – L’ORDRE DES ILLUMINÉS

  • Le fondateur et la fondation de l’Ordre.
  • Recrutement de l’Ordre jusqu’en 1780.
  • Organisation et grades.
  • Caractères généraux de la Société.
  • Faiblesse de l’Ordre.

LIVRE II – LA FRANC-MAÇONNERIE ALLEMANDE DES ORIGINES A 1780

  • Les débuts de la Franc-Maçonnerie en Allemagne.
  • La Stricte Observance de 1751 à 1772.
  • Grandeur et déclin de la Stricte Observance (1772-1780).

LIVRE III – LA FRANC-MAÇONNERIE ILLUMINÉE

  • Premiers rapports de l’Ordre des Illuminés avec la Franc-Maçonnerie.
  • Adolphe baron de Knigge.
  • La Réforme de l’Ordre des Illuminés.
  • Grades et organisation de la Franc-Maçonnerie Illuminée.
  • Doctrines politiques et religieuses.

LIVRE IV – HISTOIRE DU SYSTÈME ILLUMINÉ

  • L’action sur les Loges allemandes.
  • L’apogée.
  • Les Poursuites en Bavière jusqu’au 10 octobre 1786.
  • La fin de l’Ordre.

LIVRE V – LE TESTAMENT PHILOSOPHIQUE DE WEISHAUPT

  • Esquisse d’une morale pratique : les principes.
  • Esquisse d’une morale pratique : partie critique.
  • Théorie de la Société Secrète.

LIVRE VI – LA LÉGENDE DE L’ILLUMINISME

  • Formation de la légende.
  • L’Illuminisme et la Révolution Française.
  • Les grandes épopées; la légende dans l’histoire et le roman.
  • La légende policière; la résurrection de l’Ordre.

 

Les Illuminés de Bavière, de Sébastien Jean

les-illumines-de-baviere-de-sebastien-jeanLes « Illuminati » ! Voilà une formule bien utile, avec les « reptiliens » et autre « théorie de la terre creuse », pour discréditer ceux qui cherchent à comprendre les forces qui mènent le monde au-delà des apparences. Pourtant, loin de ces repoussoirs de la raison, l’ordre des Illuminés de Bavière a bel et bien existé. Fondé en 1776 par Adam Weishaupt, inspiré des Rose-Croix et de la Franc-maçonnerie, infiltrant cette dernière pour mieux asseoir son influence, l’ordre poursuivait un objectif aux dimensions métaphysiques tout en s’incarnant profondément dans les affaires du siècle : « Toutes les religions sont de fourbes mystifications, des absurdités. Abandonnez votre foi, quelle qu’elle soit : Dieu, le monde compris en tant que pure matière… tout cela n’est qu’une seule et même chose. Une chose malléable. Il faut recréer le monde : nous en avons le droit, et même le devoir. »

Sébastien Jean, autodidacte passionné d’histoire et de littérature, est allé à la recherche de ce que fut ce mouvement dont le succès fulgurant permit de diffuser largement les idées. Comment était-il structuré ? Comment s’articulait-il avec les autres courants de pensée de son époque ? Quels ont été ses liens avec le pouvoir en place ? Quels étaient ses buts et ses ressorts idéologiques ? Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles l’auteur répond avec précision et mesure.

L’Heure la plus sombre (octobre 2016) avec Sébastien Jean

Lecteur audio

 
 
 

Voir en vidéo

Introduction
1’10 : La genèse du livre
1’44 : Les « Illuminati » sur Internet
4’05 : Le vrai du faux
5’32 : Les sources de l’illuminisme
7’15 : L’initiation et la Cabale juive
8’18 : Les motivations d’Adam Weishaupt
9’30 : La noblesse illuminée
11’15 : La structure illuministe
13’50 : Les Illuminés et la religion
18’00 : La figure d’Adam Weishaupt
19’30 : Les autres ordres
22’05 : Pourquoi tout ce decorum ?
26’00 : L’ordre dans les cours d’Europe
27’02 : Pourquoi « Les illuminés » ?
29’40 : Les Illuminés et la Révolution française
36’15 : La dissolution de l’ordre
37’47 : La reconstruction du troisième temple
40’04 : Sairen, « Meteorite », Album Iter Animae, Kontre Kulture Musique

Aldous Huxley, sur les Illuminati

Source : trianglenoir.info

les-portes-de-la-perception-aldous-huxley« Aldous Huxley était-il « complotiste » avant l’heure ? Dans l’un de ses livres les plus connus, Les portes de la perception, le célèbre auteur anglais parlait en effet des… Illuminati ! Voici ce qu’il écrivait : « Partir en guerre, comme les héros du Gita ; se livrer à des manifestations de sexualité sans limites et en commun, comme certains d’entre les Illuminati occidentaux, – sont des activités qui ne peuvent avoir d’autre résultat que de rehausser le moi personnel et séparé et d’éclipser la réalité divine. » [1]

Aldous Huxley admettait donc l’existence des Illuminati, et nous donnait même une information intéressante sur leurs pratiques sexuelles… Des pratiques qui rappellent celles des disciples de Jacob Frank, qui avaient l’habitude de faire l’amour en groupe, surtout lors des grandes fêtes religieuses. [2] Les frankistes, qui cherchaient à transgresser tous les interdits, étaient en fait les successeurs des sabbatéens, disciples du messie kabbaliste Sabbataï Tsevi. Or, Gershom Scholem, grand spécialiste de la kabbale et de la mystique juive, qualifiait le mouvement sabbatéen d’ « Illuminati ». [3] Il précisait lui aussi que le but des membres de ce mouvement était d’aller « jusqu’au bout, jusqu’au fond de l’abîme désigné sous le nom mystique des « portes de l’impureté ». [4] Aldous Huxley parlait-il de fraternités occultes encore influencées par les idées de Sabbataï Tsevi et Jacob Frank quand il évoquait les Illuminati et leurs orgies ? Fréquentait-il des sabbatéens et des frankistes ?

L’auteur anglais était l’ami de Lord Rothschild, membre de la célèbre dynastie bancaire. [5] Selon Charles Novak, la famille Rothschild était sabbataïste. [6] Mayer Amschel Rothschild, le père de la finance internationale, fut d’ailleurs le trésorier du mouvement frankiste [7], qui infiltra la franc-maçonnerie. [8] Vers 1782, deux membres du mouvement messianique sabbataïste fondèrent l’Ordre des Frères Initiés de l’Asie [9], afin d’élever l’enseignement de la franc-maçonnerie à un « niveau supérieur ». [10] Kenneth MacKenzie, le fondateur de la Golden Dawn anglaise, « s’inspira des enseignements Qabalistiques des Frères Initiés d’Asie pour créer les rituels » de sa fraternité occulte. [11] Or, ces enseignements contenaient « des rituels de type « tantrique » ou sexuels ». [12] Huxley fut proche de personnalités appartenant à la Golden Dawn anglaise et à ses différentes branches… Il aurait lui-même été initié à l’ordre Isis-Urania en 1929, sous l’influence d’Aleister Crowley. [13] Les fondateurs de cet ordre s’étaient inspiré des manuscrits de… Kenneth MacKenzie. [14] Aldous Huxley, né dans une famille de l’élite anglaise, fut donc très proche de personnalités ou d’organisations occultes influencées, d’une façon ou d’une autre, par le sabbatéisme, ce mouvement « Illuminati » pour reprendre le qualificatif employé par Gershom Scholem… Peut-être n’était-il pas si « complotiste » que ça, après tout ? »

 

  1. Aldous Huxley, Les portes de la perception, Éditions du Rocher, 1954, p. 164.
  2. Christophe Bourseiller, Les faux messies : histoire d’une attente, Fayard, 1993, p. 169.
  3. Gershom Scholem, Le messianisme juif : essais sur la spiritualité du judaïsme, Les Belles Lettres, 2016, p. 153.
  4. Gershom Scholem, Le messianisme juif : essais sur la spiritualité du judaïsme, Les Belles Lettres, 2016, p. 154.
  5. Isaiah Berlin, Personal Impressions, Random House, 2012.
  6. Charles Novak, Jacob Frank, le faux messie, L’Harmattan, 2012, p. 145.
  7. Charles Novak, Jacob Frank, le faux messie, L’Harmattan, 2012, p. 145.
  8. Christophe Bourseiller, Les faux messies : histoire d’une attente, Fayard, 1993, p. 171.
  9. Gérard Galtier, Maçonnerie égyptienne Rose-Croix et néo-chevalerie, Éditions du Rocher, 1989, p. 169.
  10. Jacob Katz, Juifs et francs-maçons en Europe (1723-1939), Les Éditions du Cerf, 1995.
  11. Introduction Historique du Temple Ahathoor N° 7 de Paris, site de la Golden Dawn, http://www.golden-dawn.com/eu/displaycontent.aspx?pageid=109-historique-du-temple, consulté le 14 octobre 2016.
  12. Introduction Historique du Temple Ahathoor N° 7 de Paris, site de la Golden Dawn, http://www.golden-dawn.com/eu/displaycontent.aspx?pageid=109-historique-du-temple, consulté le 14 octobre 2016.
  13. Michelle Steinberg, « Cultism’s roots in MK-Ultra », Executive Intelligence Review, 5-11 décembre 1978, p. 19.
  14. Biography of F.G. Irwin, site de la Golden Dawn, http://www.golden-dawn.com/tr/displaycontent.aspx?pageid=139, consulté le 14 octobre 2016.

La foire aux illuminés :

les « oublis » de Pierre-André Taguieff

Source : trianglenoir.info

« Dans La foire aux illuminés, l’une des bibles des « anticonspirationnistes », Pierre-André Taguieff utilise plus de 400 cent fois le terme « Illuminati ». Par contre, il ne mentionne jamais le nom de Gershom Scholem. Pourtant, ce dernier parlait lui aussi aussi des Illuminati dans ses travaux. Ce fut notamment le cas dans Le messianisme juif, où il qualifiait le mouvement sabbatéen – un mouvement spirituel sectaire issu du judaïsme – d’Illuminati. [1] Sabbataï Tsevi et Jacob Frank, deux personnalités liées au mouvement sabbatéen – donc Illuminati selon Scholem -, sont également ignorées par Taguieff, alors qu’elles mériteraient de figurer dans un livre dédié aux illuminés. En effet, Tsevi, qui se prenait pour le messie juif, était un individu assez bizarre. Scholem pensait qu’il souffrait d’une « psychose maniaco-dépressive, à laquelle s’ajoutaient probablement certains éléments de paranoïa ». [2] Jacob Frank, messie auto-proclamé lui aussi, était un personnage absolument corrompu et dégénéré selon Scholem : « Jacob Frank restera dans l’histoire comme le cas le plus effrayant de l’histoire du judaïsme », écrivait-il. [3] Comment expliquer le silence de Pierre-André Taguieff à ce sujet ? Pourquoi oublie-t-il de parler de ces deux illuminés, qui ont marqué l’histoire du judaïsme ? Cherche-t-il à protéger la famille Rothschild, qui était liée aux mouvements sabbatéens et frankistes ? Selon Charles Novak, la famille Rothschild était en effet sabbataïste. [4] Mayer Asmchel Rothschild fut d’ailleurs le trésorier du mouvement frankiste basé à Offenbach [5], mouvement qui joua un rôle dans la Révolution française. [6] En partageant de telles informations, Pierre-André Taguieff risquait peut-être de donner un peu de crédit au « mythe Rothschild » des « conspirationnistes », un mythe qu’il tente de déconstruire tout au long de son livre…
  1. Gershom Scholem, Le messianisme juif : essais sur la spiritualité du judaïsme, Les Belles Lettres, 2016, p. 153.
  2. Christophe Bourseiller, Les faux messies : histoire d’une attente, Fayard, 1993, pp. 144-145.
  3. Christophe Bourseiller, Les faux messies : histoire d’une attente, Fayard, 1993, pp. 165-166.
  4. Charles Novak, Jacob Frank, le faux messie, L’Harmattan, 2012, p. 145.
  5. Charles Novak, Jacob Frank, le faux messie, L’Harmattan, 2012, p. 145.
  6. Gershom Scholem, Le messianisme juif : essais sur la spiritualité du judaïsme, Les Belles Lettres, 2016, pp. 210-216. »

La révolution mondiale, Le complot contre la civilisation

De Nesta Webster

CHAPITRE  2 – L’ILLUMINISME

la-revolution-mondiale-nesta-websterOn admet communément que le grand mouvement révolutionnaire qui commença à la fin du dix-huitième siècle eut pour origine les philosophes  de France, avec Morelly, et tout particulièrement Rousseau. Mais c’est omettre la moitié de la question. Rousseau n’ a pas été l’inventeur de ses doctrines, et s’il fallait chercher la cause de la Révolution dans la seule philosophie il faudrait alors remonter beaucoup plus loin que Rousseau, notamment à l’Utopie de Thomas More, et même à Pythagore et à Platon. II est cependant indéniable que Rousseau fut le principal canal par lequel les théories de ces penseurs antérieurs furent introduites parmi l’intelligentsia du dix-huitième siècle en France, et que son Contrat  social et son  discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes contenaient en germe le Socialisme et de la tyrannie modernes sous toutes ses formes. La théorie de Rousseau qui a le plus de conséquences sur le thème de ce livre peut s’exp11mer simplement par cette expression familière « la civilisation a tout faux », signifiant que le salut de l’espèce humaine repose sur son retour à l’état de nature
D’après Rousseau, dans son Discours du moins, la civilisation a fait la preuve qu’elle est la ruine de l’humanité; dans son état primitif, l’homme était libre et heureux, et ce n’est que sous l’influence paralysante des contraintes sociales que sa liberté a été supprimée, cependant que les lois de propriété individuelle étaient dues au fait qu’une large proportion de l’humanité était tombée en  servitude.
« Le premier homme qui borna son champ en disant : « ceci est à moi » et qui trouva autour de lui des gens assez naïfs pour le croire fut le véritable fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, de misères et d’horreurs l’espèce humaine n’aurait-elle pas évités si bravant  les épées et comblant les fossés, elle avait répondu à cet individu  :  « N’écoutez pas cet imposteur;  vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits de la terre appartiennent à tous et la terre à personne. »
On trouve dans ces mots le principe entier du Communisme et de la tyrannie. Il y a évidemment un certain fond de vérité dans la condamnation de la civilisation par Rousseau, fond de vérité commun à toutes les erreurs dangereuses [1]; car s’il  n’y avait pas une parcelle de vérité au fond des fausses philosophies, elles n’obt1endraient aucune audience et n’offriraient donc aucune menace pour le monde. L’erreur énorme de Rousseau est de dire que, parce que la civilisation présente certains défauts elle est mauvaise de fond en comble depuis l’origine. C’est comme si, en désignant un coin négligé d’un jardin, on  disait  :
« Voyez les résultats désastreux de la culture ! »
Pour remédier aux tares du système social existant, c’est davantage de civilisation qu’il faut, et  non sa suppression. La civilisation dans ses aspects les plus élevés, non pas l’acquisition des agréments de la vie ni même les connaissance artistiques et scientifiques, mais dans la sphère des aspirations morales est ce qui distingue l’homme de la brute. Détruisez totalement la civilisation, et l’espèce humaine sombrera au niveau de la jungle, où la seule loi est celle du fort contre le  faible et la seule motivation, l’assouvissement des besoins matériels. Car si l’injonction de Rousseau «Retournez dans les bois et devenez des hommes » peut être un excellent conseil lorsqu’interprétée comme une mesure temporaire, en revanche l’injonction :  «Retournez dans les bois et restez-y » est  un  conseil pour  singes  anthropoïdes. 
  1. (NDE)  : Dangereuses comme des sophismes : des raisonnements fallacieux, construits pour tromper le badaud et séduire les âmes basses. II y a, certes, un fond de vérité à dire que « tout ce qui est chaud brûle les doigts ». Le chaland ne voit pas aussitôt que la généralisation de cette proposition est abusive et sophistique. Un glaçon «brûle» tout autant la main, mais c’est une sensation (la sensation n’est pas une connaissance vraie) de gel. Je ne puis donc pas dire:
    Tout ce qui est chaud brûle ;
    Or un glaçon brûle la  main  ;
    Donc  un  glaçon  est  chaud.
    Rousseau ne fait pas autre chose de l’idée de propriété; nous faisant croire que l’idée de propriété est toujours foncière. Les nomades, sans maison pourtant, ont la propriété de leur vêtement, de leur bétail; ils ont leur droit, leur langue, etc.
Il serait cependant bien inutile de réfuter les folles théories de Rousseau pour montrer que dans la nature le Communisme n’existe pas  et que la première créature à avoir établi la loi de propriété n’a  pas été l’homme brandissant son titre, mais le premier oiseau s’appropriant la branche d’un arbre pour y construire son nid, le premier lapin choisissant un lieu où creuser son terrier, un droit qu’aucun oiseau ni aucun lapin n’a jamais pensé disputer. Quant à la répartition des « fruits de la terre », il suffit d’observer deux grives sur une pelouse se disputant un ver pour voir comment la question de la nourriture se règle dans la société primitive. Rien n’est plus absurde que la conception que donne Rousseau de ces barbares idéalisés vivant en commun sur le principe: «Faites  comme on en agirait avec vous » ; seul un rêveur, ignorant des conditions réelles de la vie primitive, la vie dont la règle est celle du plus fort qui fait du faible sa proie sans recours ni pitié aurait  pu provoquer une pareille vision [1].
  1. (NDA) Sur la frontière indienne, où, encore aujourd’hui n’existe aucune loi, les habitants en sont encore à bâtir des tours où l’on accède seulement par des échelles pour y dormir la nuit, et c’est en montant dans ces refuges et en retirant les échelles derrière eux qu’ils peuvent se reposer, à l’abri du risque d’être assassinés. L’égalité des richesses est assurée par les mêmes méthodes primitives : « Comment empêchez-vous quelqu’un de devenir trop riche? demanda un général anglais à un habitant de la vallée de Swat, où se pratique une forme rudimentaire du communisme :
    – « On l’égorge » !-fut la brève réponse.
Mais la France du dix-huitième siècle elle-même, malgré son avidité pour la nouveauté et ses rêves de retour à la nature n’envisagea jamais l’utopie primitive de Rousseau comme un idéal à atteindre, et  il est tout autant inconcevable de penser que la philosophie du Discours sur l’inégalité ait conduit au rejet de la civilisation en 1 793 que de croire que les moqueries de Voltaire aient mené aux Fêtes de la déesse Raison et à la profanation des églises. Les enseignements de Rousseau n’atteignirent jamais le peuple de manière appréciable. Son influence se limita à l’Aristocratie et à la Bourgeoisie, et ce n’étaient pas les habitués des salons ni les bourgeois prospères hyper-civilisés, ni non plus Rousseau lui-même vivant au crochet des plus dissolus des riches et partageant leurs vices, qui auraient applaudi à un retour aux conditions de vie aborigènes. Les salons jouèrent avec la philosophie de Rousseau comme ils jouèrent avec tout ce qui était nouveau : le Mesmérisme [1], le Martinisme, la magie, pendant que les révoltés de la classe moyenne qui le prirent au sérieux utilisèrent simplement ses théories pour exciter la haine contre la classe dont ils se croyaient méprisés, mais ils ne rêvèrent jamais de ressembler aux sauvages caraïbes, ni ne furent fascinés d’admiration pour leur primitive égalité.

Ce ne sont donc pas aux philosophes qu’il faut attribuer la puissante dynamique de la Révolution, mais à la source d’où eux-mêmes tirèrent leur inspiration. Car Rousseau et Voltaire étaient francs-maçons, et l’Encyclopédie fut publiée sous les auspices de l’Ordre [2]. Sans ce puissant concours les doctrinaires de salon du dix-huitième siècle n’aurait pu déclencher le puissant cataclysme de 1789, pas plus que la Société Fabienne ne pourrait engendrer la Révolution actuelle. Il fallait l’organisation propre aux sociétés pour transformer les théories des philosophes en un système pratique de destruction de la Civilisation.
  1. (NDE) : Franz Anton Messmer, médecin allemand (1734-1815), devenu magnétiseur ; il connut un vrai succès à Paris sous Louis XV, auprès de la bourgeoisie et de l’aristocratie (NDE.)
  2. D’après les « Martines de Pasqually », de Papus, président du Suprême conseil de l’Ordre Martiniste (1895), p 146.
Jacques de Molay et plusieurs autres chefs de l’Ordre furent exécutés, et d’après le Chevalier de Malet « ceux qui réussirent à s’échapper de cette tourmente se rassemblèrent dans l’ombre pour renouer les liens qui les avaient unis, et afin d’éviter les dénonciations ils eurent recours à des méthodes allégoriques qui indiquaient les origines de leur association d’une manière qui fût incompréhensible aux yeux du vulgaire : telle est l’origine des francs-maçons [1]».

Au cours des croisades, l’an 1118 avait vu se fonder à Jérusalem l’Ordre des Templiers par certains gentilshommes de Picardie. A leur retour en France, les chevaliers templiers s’érigèrent en un pouvoir indépendant de la Monarchie, puis sous la direction de leur Grand Maître Jacques de Molay, ils contre s’élevèrent contre l’autorité du roi Philippe le Bel. En 1312, un certain nombre d’entre eux furent arrêtés et accusés, entre autres choses, de cracher  sur le Crucifix et de renier le Christ.
Au cours des interrogatoires, ils déclarèrent n’avoir pas été pleinement initiés aux statuts de l’Ordre et soupçonner « qu’il en existait deux sortes (de statuts), certains étant publics, et d’autres très soigneusement cachés, inconnus même de bien des chevaliers [2].
  1. Ibid, p.39
  2. Recherches politiques et historiques, par le Chevalier Malet (1817), p.37.
Cette dernière assertion a été confirmée par le martiniste Papus qui explique que le « Grand Chapitre » de la Franc-maçonnerie française fondé au XVIIIème siècle se constitua autour des Templiers :  «c’est dire que leurs membres les plus éminents étaient animés du désir de venger Jacques de Molay et ses compagnons de l’assassinat dont ils furent les victimes de la part des deux pouvoirs tyranniques : la Royauté et la Papauté. [1]»

Pendant ce temps, la Maçonnerie en Angleterre se développa sur des bases tout à fait différentes. Ce n’est pas le lieu de discuter ici ses objectifs et ses origines : qu’il suffise de préciser que, bien que la Grande Loge Nationale [2] soit dérivée de l’une des mêmes sources que celle d’Angleterre la Confrérie des Rose-Croix et qu’elle reçut en 1740 ses chartes de la Grande Loge de Londres (fondée en 1717), les deux Ordres ne doivent pas être confondus. La Maçonnerie anglaise [3] qui est grosso modo un développement des confréries professionnelles des maçons constructeurs, a toujours conservé l’esprit d’association fraternelle et d’entraide qui anima ses fondateurs [4], et a toujours été fidèle aux principes que « ne sera jamais évoqué en Loge rien de ce qui touche le gouvernement ou la religion [5].
En revanche, en France comme dans les autres pays du Continent, les Loges devinrent rapidement des centres d’intrigues politiques. Le Grand Orient, fondé en 1772  avec le  duc de Chartres le futur Philippe Égalité [6] comme Grand Maitre, fut indéniablement une organisation subversive, et par son union avec le Grand Chapitre en 1786 il acquit un caractère encore plus dangereux.
  1. Martines de Pasqually, de Papus. Dans le passage ci-dessus je n’ai fait qu’effleurer le sujet des origines de la Maçonnerie continentale, sujet qui a été exposé dans un autre ouvrage : Secret Societies and subversives movememts.
  2. Pr Robison : Proof of a conspiracy, p.10.
  3. « Martinès  de Pasqually » de Papus, p. 140. Dans le passage ci-dessus, je n’ai fait qu’effleurer le sujet des origines de la Maçonnerie continentale, sujet qui a été exposé en détails dans un autre ouvrage : Secret Societies and subversives movememts
  4. (Manquant même dans le livre, Ndlr)
  5. Ibid., p. 39.
  6. (NDT) : Enfant adultérin, Philippe duc de Chartres était fils d’un laquais et ne fut pas reconnu par son grand-père, d’où son choix du nom de Philippe-Egalité ; cf. Mgr Delassus : « La Conjuration antichrétienne. »
Car alors que « l’esprit du Grand Orient était franchement démocratique (quoique non démagogique) l’esprit du Grand-Chapitre était révolutionnaire» , mais la Révolution était prévue devoir s’accomplir surtout au bénéfice de la classe supérieure » [1] (la haute bourgeoisie), « avec le peuple comme instrument ». Les frères du Rite Templier, c’est-à-dire du Grand Chapitre [2] furent « les vrais fomenteurs de révolutions, et les autres n’étaient que leurs dociles agents [3]. ». D’après Papus et à l’opinion de maçons contemporains de la Révolution de 1789, celle-ci fut le fruit de cette combinaison [4].
De fait, l’influence de la Franc-maçonnerie sur la Révolution Française ne peut être niée par aucun chercheur honnête des causes de ce grand soulèvement, et comme nous le verrons plus tard les francs-maçons français ont eux-mêmes réclamé la Révolution comme leur œuvre. C’est ainsi George Sand, maçonne elle-même, (car dès l’origine le Grand Orient admit les femmes) écrivit longtemps après : « Un demi-siècle avant ces jours marqués par le destin la Révolution française fermentait déjà dans l’ombre et couvait sous terre. Elle mûrissait dans les esprits de ses adeptes jusqu’au fanatisme, comme un rêve de révolution universelle [1]

L’historien socialiste Louis Blanc, franc-maçon également, a jeté aussi beaucoup de lumière sur la question de ces forces occultes.

Nous savons en outre que George Sand avait raison d’attribuer aux Sociétés secrètes l’origine du slogan révolutionnaire «Liberté, Égalité, Fraternité. » Bien longtemps  avant qu’éclate la Révolution, la formule « Liberté et Égalité » avait été usuelle dans les loges du Grand-Orient : une formule qui semble tout à fait pacifique, mais qui contient cependant tout un monde de discorde. Car voyez la contradiction : il est impossible d’avoir une complète liberté et l’égalité en même temps, l’une exclut l’autre. Il est possible d’avoir un système de complète liberté dans lequel chaque homme est libre de se comporter comme il lui plaît, de faire ce qu’il veut, même de voler ou tuer, de vivre par conséquent selon la loi de la jungle dont la règle est celle du plus fort, mais il n’y a là aucune égalité. Ou bien l’on peut avoir un système d’égalité absolue, réduire tout le monde au même bas niveau, broyer toute ambition chez l’homme de s’élever au dessus de ses compagnons, mais il n’y a plus alors de liberté. Aussi la Franc maçonnerie du Grand-Orient en accouplant deux termes à jamais incompatibles entre eux jeta dans l’arène une pomme de discorde sur laquelle le monde n’a plus jamais cessé de se quereller jusqu’à ce jour, et qui a d’ailleurs divisé les forces révolutionnaires en deux camps opposés [2].
  1. La Comtesse de Rudolstadt, chap.II, p. 1-16.
  2. (NDT) : C’est la marque du génie diabolique de ceux qui instituèrent la Maçonnerie que d’avoir trouvé un tel slogan. Même si Hegel ne devait venir que cent ans plus tard (… la dialectique), le poulpil  préexistait dans la cabbale juive, dont la Maçonnerie est le véhicule parmi les goïms.
Quant au  terme « Fraternité », qui complète la formule maçonnique, on découvre qu’il fut ajouté par une autre Société secrète, celle des Martinistes fondée en 1754 par un  juif portugais Martinez Paschallis (ou Pasqually), qui conçut un système à base de gnosticisme, de Christianisme judaïsé et de philosophies grecque et orientales. L’Ordre en question se scinda ensuite en deux branches, l’une continuée par Saint-Martin, disciple de Paschalis mais aussi de Jacob Boehme et fervent chrétien, et d’autre part un organisme plus ou moins révolutionnaire d’où sortit la Loge des Philalèthes [1] fondée à Paris.


[En cours de transcription (au 8/11/16) – Pour continuer dès maintenant la lecture du chapitre, consulter la page 23 du PDF (page 42 du livre reproduit)]

« Histoire des Rothschild »

Chapitre XVI du livre paru aux éditions LIESI


histoire des rothschild(les chapitres précédents montrent que les Rothschild ne reculent devant rien pour s’enrichir, et sont de toutes les sales combines et de toutes les trahisons et coups bas possibles, du racolage en passant par le trafic de chairs humaines (chair à canon), les arnaques financières, le vol, etc, etc, bref il s’agit là de personnes complètements déshumanisées, apatrides…)

Chapitre XVI

La société secrète des « Illuminés »
Une création des Rothschild pour conquérir le monde

Voyant la facilité avec laquelle ils arrivaient à prendre de l’emprise sur les puissants de ce monde, les premiers dirigeants de la dynastie des Rothschild ont réfléchi à la manière de conquérir le pouvoir mondial. Ils décidèrent de créer la société secrète des Illuminés de Bavière,en référence à Lucifer qui signifie porteur de lumière ou « illuminateur ». Pour comprendre le choix de ce nom, il faut rappeler que les Rothschild sont une famille aux origines juives ashkénazes allemandes. Complètement imbus d’une mystique diamétralement contraire aux valeurs du christianisme (et du judaïsme orthodoxe, Ndlr), ils vouent en secret un culte à Lucifer. D’où ce choix des ILLUMINES. D’ailleurs, quelques historiens sérieux ont mis en avant le fait que les Bauer/Rothschild étaient des talmudistes fanatiques. La lecture du Talmud était une pratique quotidienne dans la famille.

Rappelons que Moïse Amschel Bauer avait placé un Hexagramme rouge au-dessus de la porte d’entrée de sa maison de compte. Après la mort de son père, Mayer Amschel Bauer revient à Francfort pour assurer le bon déroulement des affaires familiales. Il connait bien évidemment la symbolique de cet Hexagramme rouge et change son nom de Bauer en Rothschild. « L’enseigne rouge » étant la traduction littérale du mot « Rothschild ». D’aucuns considèrent que l’enseigne (Schild en allemand) rouge (Rot en allemand) des Bauer/Rothschild est la représentation du blason des Khazars. Cette enseigne rouge était accrochée à la porte d’entrée de la banque et représentait le signe des juifs révolutionnaires et vainqueurs dans l’Europe de l’Est. Cela explique très probablement pourquoi ce symbole a été choisi par les Rothschild pour être placé sur le drapeau de l’État d’Israël, deux siècles plus tard.

Après la mort de Moïse, Mayer Amschel Rothschild commence un apprentissage dans la banque Oppenheimer, à Hanovre,et devient rapidement un associé influent. La pierre angulaire de la richesse de Rothschild est le fait qu’il connait le général Von Estorff lequel, à cette époque, s’occupait de la messagerie de la banque. De nos jours, les liens sont encore très étroits entre la maison Rothschild et la banque Oppenheimer. C’est par l’intermédiaire de Von Estorff que Mayer Amschel Rothschild devient conseiller proche du prince Guillaume de Hanau. Comme nous l’avons vu, Rothschild deviendra un agent du marchand de chair humaine.
A l’aide d’une somme de 3 millions de dollars, qu’il soutire au prince Guillaume, Mayer Amschel Rothschild développe son entreprise sur une plus grande échelle. Il devient le premier banquier international. Mayer Amschel Rothschild lègue cet argent à son fils Nathan, qui gère le patrimoine familial à Londres et s’enrichit en prêtant de l’argent au duc de Wellington. En fait, il parviendra à quadrupler sa fortune. Fort de cette richesse, les Rothschild ouvrent des succursales à Berlin, Vienne, Paris et Naples, où ils mettent leurs fils aux commandes.

Évoquant la mystique des Bauer/Rothschild, imprégnés de Talmud, le biographe Frédéric Norton écrit : « Les Rothschild étaient des magiciens de la finance et de fins calculateurs, poussés par un instinct diabolique jusqu’au succès de leurs agissements secrets ». Ce qui nous conduit à la création de l’ordre des Illuminés de Bavière. En 1773, Mayer Amschel Rothschild aurait rencontré en secret, dans la maison des Rothschild, à Francfort, douze bailleurs de fonds compatriotes. Ils étaient si aisés et influents que d’aucuns les ont appelés les « Sages de Sion ». But de cette rencontre : mettre à l’étude un projet assurant le contrôle de la fortune mondiale. Ces individus partaient du principe que la fondation de la Banque d’Angleterre avait permis d’exercer une influence considérable sur la fortune anglaise. De leur point de vue, il serait nécessaire que la Banque d’Angleterre continue d’exercer un contrôle absolu et devienne le centre à partir duquel plusieurs leviers d’influence voient le jour et permettent le contrôle de la fortune mondiale.
Le plan étant tracé dans ses grandes lignes, Mayer Amschel va le développer et en confier une partie de son exécution à Adam Weishaupt.
Adam Weishaupt a eu une éducation catholique. Éduqué dans un collège de Jésuites, il a obtenu le titre de professeur de Droit canonique à l’Université d’Ingolstadt. Mal dans sa peau, il subira les influences du philosophe Mendelssohn, qui le conduira vers le gnosticisme. C’est alors qu’il est approché par Mayer Amschel Rothschild. Selon les historiens, cette rencontre a eu lieu en 1770. Weishaupt consent à devenir l’exécuteur du plan des Rothschild et des « Sages ». Weishaupt fonde l’Ordre secret des Illuminés de Bavière, à Ingolstadt, le 1er mai 1776*.

Lina_Juri_Sous_signe_scorpionSelon certains historiens, comme le suédois Jüri Luna, l’Ordre des Illuminés remonte aux cercles des Alumbrados, fondés en 1492 à l’occasion de l’expulsion des Juifs de la catholique Espagne. Ces Alumbrados (Illuminés) seraient des juifs maranes (baptisés pour la circonstance mais conservant leur foi talmudique). Weishaupt aurait été lui-même initié à l’âge de 23 ans à cet ordre ultra-secret des Alumbrados et à la kabbale, par un kabbaliste du nom de Kolner, adonné au rite Osiris. Ainsi s’explique, toujours sur le billet de 1 dollar US, le symbole de la pyramide et le choix du 1er mai, qui succède à la nuit de Walpurgis du 30 avril et jour de la célébration des « forces mystiques obscures ». Pour Jüri Luna, c’est le fondateur de la dynastie des Rothschild qui confia au surdoué Weishaupt le soin de réactiver l’ordre des Alumbrados. Dans son livre Sous le Signe du Scorpion, il ajoute encore que le rôle et la finalité dévolus à cet ordre est d’introduire la gnose kabbalistique et « messianiser » l’ensemble des franc-maçonneries européennes, coiffée par une aristocratie élitiste et frivole.
Une telle continuité tend bien à prouver que l’Ordre des Illuminés de Bavière dérive, par la Rose+Croix templière, du serment rabbinique dit du Temple de Jérusalem, proféré en 70 après Jésus-Christ à l’occasion de la destruction de la ville. Ce serment est constitutif de la Synagogue de Satan unissant tous les successeurs de Caïphe dans une conjuration antichrétienne qui doit culminer dans l’avènement et la défaite de l’Antéchrist.
En 1777, Weishaupt fut initié à la loge franc-maçonnique de Munich. Il eut tôt fait de l’infiltrer (il est initié à Augsbourg). Entre 1775 et 1785, la Révolution et l’épuration des loges européennes étaient accomplies. Le 16 juillet 1782, l’alliance entre les franc-maçons et les Illuminés de Bavière fut scellé au château de Wilhelmsbad, propriété de Mayer Amschel Rothschild. C’est à cette occasion que les financiers et conjurés de la Révolution décidèrent la mort de Louis XVI et de Gustave de Suède. La tête de l’empereur Léopold d’Autriche fut également mise à prix. Ces trois assassinats furent exécutés. Un comité secret de la Révolution fut par la même occasion constitué. On y retrouve plusieurs futures « vedettes » politiques de cette période, notamment Talleyrand, Mirabeau, côtoyant des magiciens ou philosophes comme Mesmer, Cagliostro, Lavater, L.C. de St Martin, etc.. Quand aux « Invisibles », ils entourèrent Weishaupt tout au long de sa carrière. Goethe, resté probablement suspendu entre les « Invisibles » qu’il pressentait et la Rose+Croix, voyait approcher l’orage avec une certaine appréhension, d’autant que le contexte maçonnique de l’assassinat du poète Schiller n’avait pu lui échapper. Voilà ce qu’il écrivit à un ami à propos de l’Ordre des Illuminati :  » Notre monde moral est sapé par des tunnels,des caves et des égouts, bien que chacun affecte de ne jamais faire allusion à ces réseaux souterrains. Pour ma part, comme pour tout illuminé, je comprends que la fumée puisse jaillir parfois d’une fissure et que d’étranges voix remontent des entrailles de la terre ! « .
En contrôlant les « Illuminés de Bavière », les Rothschild exerçaient maintenant une influence directe sur d’autres loges secrètes importantes. La secte emprunte à la Franc-maçonnerie un certain nombre de rites et de grades. Elle est divisée en deux grandes classes. La première classe, celle des préparations, se subdivise en quatre grades : novice, minerval, illuminé mineur, illuminé majeur. Ce dernier peut également être appelé Chevalier écossais. La seconde, la classe des mystères, se subdivise en deux gardes, celui des petits mystères comprenant les prêtres et les princes ou régents, et celui des grands mystères ayant pour grade le mage ou philosophe et l’homme-roi. L’élite de ces derniers composent le conseil et le grade d’Aréopagite. Un rôle est commun à tout les grades, celui d’insinuant ou enrôleur.
Le but de cette société secrète sera de diviser les individus au moyen d’intrigues politiques, économiques, sociales et religieuses. Ce procédé est fondé sur le principe du contrôle des oppositions afin de provoquer les incidents d’une manière opportune,c’est-à-dire pour justifier des conflits, des guerres, garantissant aux Rothschild des revenus colossaux en qualité de financiers des parties ou Etats s’opposant. En outre, les guerres suscitées devaient finir par miner les gouvernements nationaux et détruire les établissements religieux.
Comme nous l’avons dit, Weishaupt sera aussi chargé de prendre le contrôle de la maçonnerie internationale et d’y introduire la mystique occultiste de l’Ordre des Illuminés. En quelques années, la Franc-Maçonnerie deviendra le siège secret de l’Ordre des Illuminés. Avec la règle du secret et de la construction pyramidale de ces sociétés secrètes, les adeptes ne s’aperçoivent même pas de la mainmise des Rothschild sur l’organigramme occulte.
Weishaupt recrutera plus de 2 000 disciples, grassement payés, parmi l’élite de la société. Des hommes brillants serviront ainsi l’Ordre des Illuminés via la Maçonnerie dans le domaine des arts et des lettres, l’éducation, la science, les finances et l’industrie. Cette élite utilisera tout les moyens de la tromperie, de la duplicité, du crime, des pressions de toutes sortes, etc, pour s’introduire dans les endroits névralgiques, les centres de décision. Tous les gouvernements seront infiltrés par les hommes des Illuminés. Cette mainmise des sociétés secrètes, coiffées par les Rothschild, s’étendra également aux universités. Le but étant de coopter des étudiants issus de bonnes familles et susceptibles d’aider à la réalisation du programme de l’Ordre des Illuminés. Il est recommandé de recruter des étudiants soucieux du développement de l’internationalisme, de l’anéantissement de l’Etat-nation et favorable à l’idée d’un Gouvernement mondial. L’un des points du programme des Illuminés consiste précisément à transférer tout le patrimoine privé et public entre les mains des dirigeants de l’Ordre. Et cela doit survenir avec un Etat mondial illuminé, ainsi que la suppression des nations.
Les étudiants sélectionnés disposeront de bourses spéciales afin de subir une formation adaptée. Ils constitueront alors des agents particulièrement efficaces pour orienter les choix gouvernementaux en qualité d’expert, de spécialistes ou de conseillers. Certains d’entre eux auront pour vocation d’infiltrer l’Eglise catholique et la presse afin de façonner les mentalités au projet de Nouvel ordre Mondial.
1784 : Adam Weishaupt rédige, à l’intention de Maximilien de Robespierre, des recommandations pour le déclenchement de la Révolution française.
Les franc-maçons français, contaminés par les Illuminés de Bavière que fréquenta Mirabeau à l’occasion d’une mission à Berlin, entreprennent de mettre en forme le complot devant renverser définitivement le trône et l’autel. A son retour en France, Mirabeau se rapproche de Philippe d’Orléans, reconnu comme souverain Maître par 282 loges en diverses villes de France.

La Révolution mondiale, qui prend son envol avec la Révolution française, doit aboutir à l’anéantissement du catholicisme et des monarchies, au triomphe du communisme sous lequel tout droit à la propriété individuelle serait aboli. Sur le plan religieux, l’objectif secret des hauts initiés consiste à annihiler toutes les religions et contraindre les populations à vouer un culte à Lucifer, lequel doit être publiquement intronisé par un Gouvernement Mondial.

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(Tiré de) Augustin de Barruel : Un jésuite face aux Jacobins francs-maçons, 1741-1820

Officiellement, la secte des Illuminés de Bavière a existé de 1776 jusqu’en 1786. En 1786, l’un de ses hauts responsables chevauchait de Francfort à Paris, quand il fut frappé par la foudre, près de Ratisbonne. Cet incident permis à la police bavaroise de mettre providentiellement la main sur un ensemble de documents prouvant noir sur blanc une conspiration mondiale. Ces documents étaient sans ambiguïté, la police fit arrêter les principaux membres des Illuminés de Bavière, après avoir saisi et publié tous les documents concernant cette société secrète. Ceux-ci stipulait que pour rétablir l’homme dans ses droits primitifs d’égalité et de liberté, il fallait commencer par détruire toute religion, toute société civile, et finir par l’abolition de la propriété. Profession de foi réservée aux Epoptes, retrouvée dans les archives personnelles d’Adam Weishaupt. L’obéissance était de mise, sous peine de mort. On enseignait à l’adepte que le but de l’Ordre était de faire de toute l’humanité un seul corps gouverné par des Supérieurs, des « Supérieurs Inconnus ». En son temps, la secte de Spartacus (Weishaupt) avait un pouvoir énorme en Allemagne où ses membres se comptaient par milliers, en France, mais aussi au sein de toute l’Europe par le biais de la Franc-Maçonnerie et autre sectes comme les rose-croix, martinistes, théosophes, alchimistes, kabbalistes.
Malgré l’interdiction de la secte par le gouvernements bavarois, en 1786, l’illuminisme avait eu le temps de se propager à travers le monde : de l’Allemagne, la secte s’est répandue sur toute l’Europe, jusqu’aux Etats-Unis, là aussi par l’intermédiaire d’autre sectes, dont la Franc-Maçonnerie. Non seulement le gouvernement de Bavière a proscrit la société en 1786, mais il a publié les détails de la conspiration des Illuminés sous le titre « Écrits Originaux de l’Ordre et de la secte des Illuminés », que l’abbé Augustin Barruel a fait connaître dans son livre Mémoires pour servir à l’histoire du jacobinisme, en 1798.
Ces écrits furent par la suite répandus aussi largement que possible pour prévenir les monarques européens du grave danger qui couvait. Signalons que le comte de Saint Germain a averti son amie Marie-Antoinette du complot de meurtre concernant son mari et qui devait renverser la monarchie française. Malheureusement, les monarques européens n’étaient nullement conscients du danger,ce qui eut comme conséquences immédiates la Révolution française et le régime de la Terreur, puis le génocide des Vendéens, lesquels clamaient haut et fort leur fidélité à Dieu et au roi.

En 1827, Walter Scott édite un ensemble de neuf volumes sur Napoléon ; dans son second volume, il écrit que la Révolution française a été programmée par les « Illuminati, dirigés par Adam Weishaupt, et financée par de puissants banquiers européens, dont Rothschild ».

Depuis cette époque,le pouvoir des dynasties composant ce groupe secret ne cesse de croître. Son projet de Nouvel Ordre Mondial prend de la consistance au fil des décennies. D’ailleurs,aujourd’hui, l’expression Nouvel Ordre Mondial fait pratiquement partie du vocabulaire de monsieur tout le monde. Le petit groupe de complotistes constitué à la fin du XVIII° siècle a essaimé en une association plus large. Il compte toujours à sa tête des banquiers internationaux sous la direction des Rothschild, puis des industriels,des hommes de science, des dirigeants militaires et politiques, des éducateurs, des économistes, etc.. Ce sont des hommes en rébellion permanente contre leur créateur.Ils ont préféré se vouer corps et âmes à l’Ange déchu,qu’ils appellent le Grand Architecte ; ils lui préparent son court règne au moyen de la Révolution mondiale. Le terme de ces manœuvres doit être un Nouvel Ordre Mondial avec une monnaie mondiale et une Banque centrale mondiale.Comme chacun peut le constater,ces informations éclairent lumineusement la crise financière actuelle et lui donne un sens ! Ils avancent cyniquement vers le terme de leur plan d’autant plus vite que l’élite des Illuminés a accaparé l’ensemble des structures de pouvoir d’une grande partie du monde… Mais il est tout de même bon de rappeler qu’ils n’ont de pouvoir que celui que le Tout-Puissant consent à leur accorder. Leur puissance, ils la tirent de la faiblesse des bons, de la lâcheté des tièdes et de l’ignorance, bien souvent volontaire, de la multitude.

Avant de mourir , en 1849 , Gutle Schnaper , épouse de Mayer Amschel Rothschild , dira avec pondération :

 » Si mes fils le voulaient , il n’y aurait aucune guerre « .

N’a t-elle pas tout dit ?

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*Il faut bien évidemment voir un lien ténu entre cette date de 1776 et le chiffre inscrit sur la base de la pyramide figurant sur le billet de 1 dollar US. C’est le même chiffre ! Les Rothschild, qui contrôlent la Banque centrale américaine, ont imposé ce chiffre lors de la frappe du billet de 1 dollar US afin de signifier au monde entier que l’origine du plan date de Weishaupt et que l’inscription du projet de Nouvel Ordre Mondial mentionné sur le billet américain ne diffère nullement de celui initié par Weishaupt et le groupe de « Sages » fortunés entourant,à l’époque, Mayer Amschel Rothschild.


Illuminati-Logo« Illuminati » : ils existeraient

Si le but du dossier est de dire que le groupe « les illuminati » n’existe pas en tant que structure concrète, il est pourtant évoqué comme tel par bon nombre d’individus. On ne reviendra pas ici sur les théories véhiculées par n’importe quel internaute lambda, mais par certains auteurs, individus et personnalités.

Trillogie Illuminati,
par Henry Maków

Je conseille vivement la lecture (au moins) du premier ouvrage de cet auteur « juif »*, il renferme énormément d’informations capitales sur des sujets variés et intimement liés : Rothschild, Illuminati, jésuites, juifs, sionistes, israël, guerres mondiales, complots (…). Synthétique, il donne une vue d’ensemble de la notion « illuminati » selon son point de vue.

* Un juif qui renonce aux plans du judaïsme n’est plus vraiment un juif.

Illuminati, le culte qui a détourné le monde

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NOUS SUBISSONS UNE ATTAQUE OCCULTE Le principe luciférien est l’art de dissimuler les ténèbres en pleine lumière, de provoquer la guerre à partir de la paix, et d’amener enfin à la servitude par la libération de toute contrainte. De cette façon, un peuple est suborné pour embrasser son propre destructeur.”(Eliezer)

Le Sionisme politique est une question de Gros Sous. Il est utilisé par les financiers juifs et chrétiens de ce pays et de la Grande-Bretagne, pour faire croire que les Juifs en Palestine seront gouvernés par un descendant du Roi David, qui finira par dominer le monde. Quel délire! Cela conduira à la guerre entre les Arabes et les Juifs et, éventuellement, à la guerre entre les Musulmans et les non-Musulmans. Ce sera le tournant de l’histoire.”(Henry H. Klein, “Un Juif met en garde les Juifs” 1947)

De tout temps, il y a eu deux sortes de Juifs, aussi différents que s’ils appartenaient à deux races différentes. Il y avait des Juifs qui ont vu Dieu et proclamé sa loi, et ceux qui adoraient le veau d’or et aspiraient aux butins de l’Egypte, il y avait les Juifs qui ont suivi Jésus et ceux qui l’ont crucifié…” Mme Z.A. Rogozin (“les Juifs de Russie et les Gentils” 1881)

HISTOIRE CACHÉE, SIONISME ET ANTISÉMITISME

Aussi bizarre et incroyable que cela puisse paraître, l’humanité a été colonisée par un culte satanique appelé les Illuminati. Ce culte représente les banquiers maçonniques et juifs qui ont usurpé un monopole sur le crédit du gouvernement, qui leur permet d’exiger des intérêts sur les fonds qu’ils créent à partir de rien.

Naturellement, ils veulent protéger ce privilège en le traduisant dans un monopole politique et culturel. Cela prend la forme d’un gouvernement mondial totalitaire dédié à Lucifer, qui représente leur mépris de Dieu.

Ainsi, les gens qui contrôlent les cordons de notre bourse conspirent contre nous. Pour nous distraire et nous contrôler, ils ont utilisé un vaste réseau occulte (la franc-maçonnerie) pour infiltrer la plupart des organisations, en particulier le gouvernement, les agences de renseignement, le système éducatif et les médias de masse.

L’humanité est repensée pour servir les Illuminati. Ils portent atteinte à des institutions comme celle du mariage et de la religion, et promeuvent la dépravation, le dysfonctionnement, la corruption et la division. Ils ont orchestré deux guerres mondiales et en planifient une troisième.

Henry Makow décrit cette conspiration et montre comment l’histoire humaine se déroule selon les plans des Illuminati.

Illuminati 2, Mensonge et séduction

illuminati2-henry-makowLE CRÉPUSCULE DE LA CIVILISATION. Un culte satanique dépravé appelé les Illuminati est engagé dans une guerre secrète contre l’humanité. Ceci est la clef permettant de comprendre l’histoire tragique de l’humanité et la situation dans laquelle elle se trouve aujourd’hui. Depuis plus d’un millier d’années, les prêteurs de deniers kabbalistes ont conspiré pour usurper le pouvoir de l’Église et de l’Aristocratie, d’après le plan détaillé dans «Les Protocoles des Sages de Sion». Ce plan ne représente pas les Juifs, mais seulement une petite kabbale de banquiers qui sont organisés en sociétés secrètes maçonniques. Ils se sont mariés avec d’éminents Gentils et ont formé un vaste réseau clandestin occulte et criminel. Ils construisent activement un gouvernement mondial totalitaire derrière la façade de la démocratie.

Remplaçant Dieu, la laïcité est une étape transitoire vers leur Satanisme. Ils impliquent les nations dans des guerres inutiles et ensorcèlent les masses avec la pornographie, la violence, la vulgarité et le divertissement. Ils s’attaquent à nos sources d’identité et d’amour – Dieu (la religion) ; la famille (la théorie du genre) ; la nation et la race – de façon à nous diminuer et à nous déshumaniser. Cela parait incroyable, mais après avoir lu certains de ces 70 courts articles, vous acquiescerez. Leur emprise est en partie basée sur leur contrôle mental qu’ils exercent. Si vous connaissez la vérité, ils ne peuvent plus vous influencer.

Illuminati 3, La possession satanique

illuminati3-henry-makowLA GUERRE SECRÈTE CONTRE DIEU ET L’HOMME. « Il avait été décidé que l’Angleterre devait être la première nation à subir toute une série de Révolutions qui ne sont pas encore arrivées à leur terme. » – Isaac Disraeli, Life of Charles I,publié en 1851.

« Le fondement de la famille Chrétienne est le sacrement du mariage, le socle de toute la morale publique et privée. Les sociétés antichrétiennes sont opposées au principe de la famille. Lorsqu’elles auront détruit le foyer, la moralité de la société toute entière périra. » – Benjamin Disraeli, Lothair, 1870

« Si cette hostilité, cette répugnance même, ne s’étaient exercées vis-à-vis des juifs qu’en un temps et en un pays, il serait facile de démêler les causes restreintes de ces colères ; mais cette race a été, au contraire, en butte à la haine de tous les peuples au milieu desquels elle s’est établie… il faut donc que les causes générales de l’antisémitisme aient toujours résidé en Israël même et non chez ceux qui le combattirent. » – Bernard Lazare, (Juif et Dreyfusard)L’Antisémitisme : son histoire et ses causes, 1894.

« Nous avons convertis les gens à notre philosophie de l’avoir et de l’acquisition pour qu’ils ne soient jamais satisfaits. Les insatisfaits sont des pions dans notre jeu de conquête mondiale… Au moment même où il cherche le bonheur en dehors d’eux-mêmes, ils deviennent nos zélés serviteurs. » –

L’HISTOIRE CACHÉE, L’HOMOSEXUALITÉ, LE COMMUNISME

Ce qui passe pour des « changements sociaux » spontanés, n’est en fait rien d’autre qu’un processus organisé de possession satanique.

Ce développement n’est pas un phénomène isolé ou récent. La société occidentale est basée sur une rébellion contre Dieu et l’ordre naturel et moral.

Les prétendues « Lumières » font références à Lucifer, le « porteur de lumière ». Il représente la détermination des Illuminati à rejeter la réalité, le Créateur et son Dessein, pour mieux construire une réalité solipsiste plus conforme à leurs intérêts et leurs croyances perverties, celles qui inversent le bien et le mal, la vérité et le mensonge, le sain et le malsain…

C’est ce qu’ils entendent par « réinventer le monde » ou « changer le monde ».

Il ne sert de rien de chercher à adoucir cette réalité. Des Juifs Satanistes (Kabbalistes) et des Francs-maçons mènent une guerre secrète contre Dieu et l’homme et sont proches de la victoire. Beaucoup de Juifs et de Francs-maçons ont constitué une force subversive – telle est la raison réelle de l’antisémitisme.

Bien sur, la majorité des Juifs (et des Chrétiens) ne sont pas conscients de ce processus de possession satanique. Nous y avons tous succombé.

Se faisant passer pour de la « laïcité » et de « l’humanisme », le Satanisme est la religion secrète de l’Occident.

 

Jean-Paul Régimbald

Le système pyramidal des Illuminati Francs-Maçons dans le détail

Jean-Paul Régimbald, qui a été le premier à mener des investigations approfondies pour dévoiler le fonctionnement des Illuminati, nous explique précisément la hiérarchie maçonnique de la pyramide, composée des 13 illuminés (13 coven qui signifie bizarrement « clan des sorcières »), des 33 initiés et des 500 Bilderbergers (dont Margaret Thatcher, Giscard d’Estaing, Rothschild…).
Il nous parle de l’ampleur de leur domination économique et mondiale ; Des explications aussi sur le Grand Orient de France, les Illuminati italiens et arabes etc…et sur le véritable fonctionnement de leur mode de pensée.

La domination des Illuminati:

contrôle des médias, infiltration de l’église, surveillance électronique
Jean-Paul Régimbald a dénoncé toute sa vie le système Illuminati. Ici, il nous éclaire sur rôle des Illuminati dans le domaine socio-culturel et religieux et fait le lien avec l’arrivée du nouvel ordre mondial. Afin de contrôler les nations, il faut d’abord contrôler l’opinion publique et les médias, pour au final contrôler la politique. Le groupe des 13 donne des directives au groupe des 33, lesquels transmettent au Bilderbergers. Sur le plan socio-culturel, est visée la pensée internationaliste, pour ensuite conduire les gens à l’abandon de leur souveraineté nationale, et les amener à ne plus être citoyens des nations, mais citoyens du monde.
Il explique l’arnaque des fondations (Rockefeller, etc) où sont brassées des sommes d’argent colossales, exemptes de toutes taxes (fondation des arts, de recherche..) ; même une fondation axée sur la parapsychologie, qui cache en réalité des œuvres occultes. Grâce à toutes ces fondations, s’est établie une « médiacratie », afin d’obtenir le contrôle total des médias. Beaucoup de grands journaux sont aussi entièrement contrôlés par les Illuminati, ainsi que les chaînes télévisées, afin d’imposer graduellement l’idéologie des Illuminati, en sapant toutes les valeurs de base. Dans le milieu éducatif encore, il y a la diffusion des manuels scolaires où est disséminée la pensée diabolique de l’élite.

Voir aussi, dans le registre « chrétien anti-illuminati » :