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WWIII : L'EMPIRE DU SOLEIL COUCHANT MENACE TOUS LES PAYS DU MONDE DANS SA DESCENTE AUX ENFERS.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Tandis que TRUMP est dans la tourmente, et qu'il parlait qu'on allait le tuer, avant son élection, à POUTINE, et que maintenant, il est certain qu'on va le dégager d'une façon ou d'une autre, alors, pour faire plaisir au DEEP STATE (Banques,illuminati,agences gouvernementales CIA...,13 familles), Trump évoque une possible intervention militaire des USA au Venezuela et ailleurs, «de la folie» selon Caracas - Avec AFP

Trump évoque une possible intervention militaire au Venezuela, «de la folie» selon Caracas© Mario Tama Source: Reuters
Des militaires américains (image d'illustration)

Donald Trump a évoqué une éventuelle option militaire au Venezuela, où le président Nicolas Maduro, vilipendé par les pays occidentaux et plusieurs Etats latino-américains, avait promis de répondre «les armes à la main» à une agression américaine.

«Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, y compris une possible option militaire si nécessaire», a lancé le 11 août le président américain, lors d'un échange avec des journalistes dans son golf de Bedminster, dans le New Jersey, où il est actuellement en vacances. 

Appelé à donner des précisions sur cette annonce, qui intervient dans une période d'extrême tension avec la Corée du Nord, le chef d'Etat est resté évasif. «Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n'est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent», a-t-il simplement ajouté, entouré du secrétaire d'Etat Rex Tillerson et de l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley.

RT France

Interrogé sur cette déclaration, le Pentagone s'est borné à faire savoir, par la voix de son porte-parole Eric Pahon, qu'il n'avait «à ce stade» reçu aucune consigne sur ce dossier.

Caracas dénonce un «acte de folie»

Le ministre vénézuélien de la Défense, Vladimir Padrino, a qualifié d'«acte de folie» cette déclaration du président Donald Trump.

Nous serons tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté de notre Venezuela bien-aimé

«[En cas d'agression] nous serons tous au premier rang pour défendre les intérêts et la souveraineté de notre Venezuela bien-aimé», a déclaré Vladimir Padrino.

RT France

A , les effigies de Nicolas et de Donald incendiées lors du rite de https://francais.rt.com/international/36972-caracas-effigies-presidents-venezuelien …

Le ministre des Communications du pays, Ernesto Villegas, a également qualifié la déclaration de Donald Trump de «menace sans précédent pour la souveraineté nationale», dans une interview à la télévision publique.

Washington et Caracas, qui n'ont plus d'ambassadeurs respectifs depuis 2010 mais dont les relations s'étaient quelque peu améliorées à la fin du mandat de Barack Obama, conservent des liens économiques et commerciaux étroits, avant tout dans l'industrie pétrolière.

Début août, les Etats-Unis avaient néanmoins infligé des sanctions au président vénézuélien, qu'ils avaient alors qualifié de «dictateur».

RT France

Les Etats-Unis qualifient le président Maduro de dictateur et imposent des sanctions sans précédent https://francais.rt.com/international/41564-etats-unis-qualifient-president-maduro-dictateur …

L'adoption de ces sanctions américaines est survenue au lendemain de l'élection de l'Assemblée constituante vénézuélienne voulue par le président chaviste, un scrutin marqué par des violences qui ont fait dix morts. Rejetée par l'opposition et nombre de pays occidentaux, cette assemblée a confirmé à l'unanimité Nicolas Maduro dans ses fonctions de «président constitutionnel de la république bolivarienne du Venezuela».

Il est extrêmement rare que le gouvernement américain prenne des sanctions contre un chef d'Etat étranger en exercice. Nicolas Maduro est seulement le quatrième à être ainsi sanctionné par Washington, rejoignant un groupe composé du président syrien Bachar el-Assad, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et du président zimbabwéen Robert Mugabe.

La Maison Blanche refuse le dialogue avec Maduro

Une nouvelle série de sanctions américaines a par ailleurs été adoptée cette semaine à l'encontre de huit responsables vénézuéliens impliqués dans la mise en place de l'Assemblée constituante, jugée «illégitime» par Washington.

«Ce régime est inacceptable et les Etats-Unis se tiendront au côté de l'opposition [qui se bat] contre la tyrannie jusqu'à ce que le Venezuela restaure une démocratie prospère et pacifique», a lancé à cette occasion le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin.

De son côté, Nicolas Maduro a dit souhaiter «un dialogue» avec son homologue américain. «S'il est autant intéressé par le Venezuela, je suis là, je suis le chef de ce qui l'intéresse», a-t-il affirmé lors d'un discours le 10 août devant l'Assemblée constituante.

RT France

«On se fiche de ce que dit !» : se félicite de l'élection de la Constituante
➡️https://francais.rt.com/international/41535-maduro-felicite-election-assemblee-constituante-venezuela …

Nicolas Maduro souhaite que cette discussion ait lieu par téléphone ou qu'elle se tienne à New York, à l'occasion de l'assemblée générale des Nations unies à la mi-septembre.

La Maison Blanche a révélé que Nicolas Maduro avait effectivement sollicité une conversation avec Donald Trump le 11 août, mais a implicitement fait savoir que sa demande n'avait pas été acceptée. «Les Etats-Unis se tiennent aux côtés du peuple du Venezuela face à la répression permanente exercée par le régime de [Nicolas] Maduro. Le président Trump parlera volontiers avec le dirigeant du Venezuela dès que la démocratie sera restaurée dans ce pays», a déclaré la Maison Blanche dans un communiqué.

ALors qu'il prétend vouloir entretenir des relations «normales» avec les Etats-Unis, Nicolas Maduro a averti le 10 août Donald Trump que son pays répondrait «les armes à la main» à une éventuelle agression et «ne se rendra[it] jamais».

Les manifestations contre Nicolas Maduro ont fait plus de 125 morts depuis début avril dans un contexte de grave crise économique et institutionnelle.

Lire aussi : L'Union européenne refuse de reconnaître l'Assemblée constituante élue au Venezuela

USA vs Corée du Nord : «Quand on est dépassé par les événements, on menace de faire tout sauter»

USA vs Corée du Nord : «Quand on est dépassé par les événements, on menace de faire tout sauter»© Jonathan Ernst Source: Reuters
Président et Vice-président des Etats-Unis Donald Trump et Mike Pence

Les fanfaronnades des dirigeants étasuniens expriment surtout l’incapacité du régime américain à faire de la diplomatie et la frustration qui en résulte, estime l'écrivain politique Diana Johnstone.

RT France : Le secrétaire d'Etat à la Défense James Mattis a menacé la Corée du Nord de mettre fin à son régime et de «détruire» son peuple. Cela veut-il dire qu’on est à la veille d’une guerre ? 

Diana Johnstone (D. J.) : On peut espérer que ces fanfaronnades expriment surtout l’incapacité du régime américain à faire de la diplomatie et la frustration qui en résulte. Quand on est dépassé par les événements, on menace de faire tout sauter. C’est tout de même très inquiétant, en montrant l’arrogance démesurée et stupide d’une hyperpuissance en dégringolade intellectuelle et morale. Son seul argument : nous sommes les plus forts, nous pouvons tuer tout le monde ! 

Puisque les Etats-Unis n’ont pas de diplomatie, mais seulement des menaces, ils semblerait qu’en brandissant le danger de l’Apocalypse, Washington veut effrayer les puissances adultes, la Chine et la Russie, suffisamment pour les inciter à faire de la diplomatie à sa place en persuadant Pyongyang de modifier son projet de dissuasion nucléaire. Mais plus les Américains menacent «le feu et la fureur», moins Pyongyang sera incité à se désarmer.

Accusé par l’establishment clintonien de complicité criminelle avec Moscou, Trump peut vouloir montrer qu’il est «dur» en tapant sur le petit pays le plus isolé du monde

RT France : Pourquoi c’est la Corée du Nord qui est dans le viseur cette fois ?

D. J. : Difficile d’analyser une politique plutôt incohérente. Bloqué au Moyen-Orient, on se tourne vers l’Asie ? 

La politique intérieure peut jouer un rôle. Accusé par l’establishment clintonien de complicité criminelle avec Moscou, Trump peut vouloir montrer qu’il est «dur» en tapant sur le petit pays le plus isolé du monde.

La seule solution de cette crise qui dure depuis plus de soixante ans serait de retirer les forces américaines de la Corée et de permettre aux deux moitiés de ce peuple divisé de trouver leur propre modus vivendi. Jusque là, les tensions persisteront.

Les dirigeants américains donnent l’impression de croire que tout ce qui bouge dans le monde représente un danger pour les Etats-Unis

RT France : Pensez-vous que la Corée du Nord, après les déclarations sur l’attaque contre l'île de Guam représente un vrai danger pour les Etats-Unis ?

D. J. : En se vantant de pouvoir larguer une bombe nucléaire sur la base militaire américaine sur l’île de Guam en plein océan Pacifique, il est parfaitement clair que la Corée du Nord veut se montrer prête à riposter à l’agression plutôt que de la déclencher.

Les dirigeants américains donnent l’impression de croire que tout ce qui bouge dans le monde représente un danger pour les Etats-Unis. Qu’un petit Etat à l’autre bout du monde veuille créer les moyens de dissuader une attaque américaine, Washington se sent menacé. D’une certaine manière c’est vrai, car le régime étasunien aspire à un règne planétaire absolutiste, au nom de la «démocratie» – système qui se trouve très mal en point aux Etats-Unis mêmes en ce moment.

Il faut espérer que dans ce cas, la rhétorique se montre vide et que la tempête précède le calme. 

LIRE AUSSI : Tensions Corée du Nord-Etats-Unis : la Russie s'inquiète des risques «très élevés» de conflit

Les opinions, assertions et points de vue exprimés dans cette section sont le fait de leur auteur et ne peuvent en aucun cas être imputés à RT.

Après l'Etat islamique, un empire iranien ? Henry Kissinger s'inquiète de l'expansion chiite

Après l'Etat islamique, un empire iranien ? Henry Kissinger s'inquiète de l'expansion chiite © Darren Ornitz Source: Reuters
Henry Kissinger

L'ancien secrétaire d'Etat américain Henry Kissinger a assuré que l'Iran pourrait profiter de l'effondrement de Daesh au Moyen-Orient pour étendre son influence en créant une ceinture territoriale allant de Téhéran à Beyrouth.

«L'adage traditionnel selon lequel l'ennemi de votre ennemi peut être considéré comme votre ami ne s'applique plus. Dans le Moyen-Orient contemporain, l'ennemi de votre ennemi peut aussi être votre ennemi», constate Henry Kissinger dans un article publié le 2 août sur le site américain CapX intitulé Ordre et chaos dans un mouvement en mutation.«La guerre contre l'Etat islamique peut servir d'illustration. La plupart des puissances, dont l'Iran chiite et les Etats sunnites les plus importants, s'accordent sur la nécessité de détruire Daesh. Mais quelle entité est censée hériter de son territoire ? Une coalition sunnite ? Ou une sphère d'influence dominée par l'Iran ? Répondre à cette question est difficile car la Russie et les pays de l'OTAN soutiennent des parties opposées», assure le prix Nobel de la Paix. 

«Si le territoire de l'Etat islamique est occupé par les Gardiens de la révolution iraniens ou les milices chiites formées et dirigées par l'Iran, le résultat pourrait être la création d'une ceinture territoriale allant de Téhéran à Beyrouth, marquant ainsi la création d'un empire iranien radical», redoute-t-il. 
Henry Kissinger, diplomate controversé pour son rôle présumé dans diverses ingérences américaines comme la destitution du président chilien Salvador Allende en 1973 au profit du général Pinochet, ou encore la campagne de bombardement illégale du Cambodge lors de la guerre du Vietnam, a perdu de son influence au fil des années.

Récemment, il avait notamment conseillé à Donald Trump de lever les sanctions contre la Russie et de reconnaître la Crimée comme faisant partie de la Fédération de Russie.

Lire aussi : Moscou salue «l'expérience» de Kissinger qui aurait proposé à Trump de se réconcilier avec la Russie

Une guerre entre les USA et la Chine est inévitable.

Newsweek a fait un rapport de la dégradation des relations entre la Chine et les USA concernant le sud de la mer de Chine depuis la mort d’un pilote chinois suite à une confrontation avec un avion éclaireur américain il y a 15 ans. Il n’est donc pas surprenant qu’au moment où deux chasseurs chinois manquent de percuter un autre avion éclaireur américain, approximativement au même endroit qui plus est, les chinois se soient rappelés des événements survenus il y a 15 ans.

 « La plupart des chinois espèrent que la prochaine fois les chasseurs abattront l’avion d’éclairage » écrit Global Times journal chinois mais publié en anglais.

Newsweek confirme que beaucoup de fonctionnaires haut placés chinois depuis longtemps considèrent qu’une confrontation entre la Chine et les USA est inévitable. Une nouvelle puissance montante entre toujours en conflit avec l’ancienne force dominante qui, de son côté, considère avec méfiance la nouvelle puissance. C’est exactement ce qui est en train de se produire entre les USA et la Chine dans l’océan Pacifique et plus précisément dans la mer de Chine qui est une région stratégique de première importance du fait que chaque jour y transitent 5 milliards de tonnes de marchandises et qui est riche en matière première. La chine revendique 80% du territoire de cette mer. Quant aux États-Unis, qui se trouvent à des milliers de kilomètres de cette zone de tension ils ne peuvent pas revendiquer ces territoires. Mais à la place ils poussent les pays à revendiquer les territoires en question: Vietnam, Thaïlande, Malaisie, Les Philippines, Le Brunei, et les USA soutiennent les revendications de ces pays contre la Chine. De plus, de plus en plus souvent les USA envoient sur place des bateaux et avions militaires pour patrouiller la zone en expliquant qu’il s’agit uniquement de veiller à la sécurité de cette route commerciale.

Washington a protesté quand Pékin a décidé la construction d’îles artificielles en mer de Chine et a bâti des infrastructures comme des jetées ou des pistes pour l’atterrissage des avions qui pourront être utiles en cas de conflit dans la région. Pékin a également déclaré que la Chine a aussi l’intention de développer le tourisme dans les zones contestées, notamment sur l’archipel Spratleys et que dès 2020 seront mis en service les premiers vols contenant des touristes chinois. A Washington et dans les capitales des pays autour de la Mer de Chine ce projet de développer le tourisme est vu avec suspicion et considèrent que ces îles ont pour seul objectif de servir de bases de soutien en cas de conflit dans la région.

Bien entendu, la plupart des analystes conviennent que cette guerre entre la Chine et les USA ne sera pas une guerre totale à cause des conséquences que cela pourrait engendrer, cette guerre ne ressemblera pas, par exemple, aux coups de feu tirés par les soldats indonésiens contre les chalutiers chinois venant pêcher du poisson dans les eaux indonésiennes, ces eaux sont considérées par Pékin soit comme les siennes ou au mieux comme des eaux neutres. Le fait que les USA et la Chine soient des puissances nucléaires, signifie que qu’un conflit armé entre elles est tout simplement impossible. Mais d’un autre côté, il ne serait pas difficile de créer des conflits dans cette région, qui pourrait prendre sa source dans un incident de faible importance comme une collision entre deux avions ou un accrochage entre deux bateaux militaires, des scénarios qui rappellent donc les événements qui se sont déjà produits récemment. Ou bien on peut encore imaginer une confrontation entre des bateaux militaires chinois et les deux porte-avions américains que Washington a envoyés dans la région. Selon Washington, l’envoi de ces deux porte-avions en mer de Chine, le « John Stennis » et le « Ronald Reagan » est motivé pour des raisons d’entraînement et d’études mais cela a provoqué de vives critiques d’un journal chinois: La Chine n’est pas un pays avec qui on peut jouer ce genre de jeu… »

La réaction américaine à ces critiques ne s’est pas faite attendre bien longtemps, en effet selon le journal Reuters, le commandant en chef des forces américaines dans l’Océan Pacifique l’amiral Harry Harris a déclaré qu’il s’agit d’un signal pour la Chine, l’amiral américain a affirmé espérer que les bateaux américains gêneront ceux qui souhaitent déstabiliser la région.

Ce n’est pas un hasard si les porte-avions portant le drapeau américain se sont retrouvés pendant les deux dernières semaines de juin près des Philippines. En effet très prochainement le tribunal permanent de La Haye passera à l’analyse des plaintes formulées par les Philippines contre Pékin qui enfreignent régulièrement la loi sur les eaux territoriales à proximité des Philippines.

Puisque l’on parle de cette guerre si inévitable entre la Chine et les USA, rappelons que Newsweek insiste sur le fait que les tensions dans la Mer de Chine ne sont pas, malgré leur importance, les principales sources de tensions entre les deux plus grandes puissances économiques de la planète. La principale source de tension vient du fait que, comme il a été dit plus haut, l’une des deux puissances monte en puissance alors que la seconde ne souhaite que maintenir sa domination. Ce conflit vient du fait que la Chine est devenue la puissance dominante dans cette région du pacifique, alors que les États-Unis continuent de penser qu’ils peuvent intervenir dans cette région comme le ferait une police aussi bien que dans les autres régions du monde par ailleurs.

Bien entendu, le prix d’une guerre entre les USA et la Chine serait incroyablement élevé et aussi à Pékin qu’à Washington, il y a heureusement pour l’heure plus de personnes pour s’en rappeler que de personnes prônant l’agression. Mais il est vrai aussi que des actions de provocation comme le fait d’envoyer des porte-avions dans cette région en ébullition permanente et l’apparition des sous-marins nucléaires chinois augmentent encore davantage les risques d’une guerre entre les USA et la Chine.

Sergey Manukov

Traduction par Florent Guyard

source: http://www.microsofttranslator.com/bv.aspx?from=&to=fr&a=http%3A%2F%2Fexpert.ru%2F2016%2F06%2F24%2Fssha-kitaj%2F

Combien de guerres les USA peuvent-ils mener simultanément ?

Avec plus de 800 bases militaires dans le monde, des dépenses militaires à hauteur de la moitié de leur budget fédéral, un état de guerre permanent soutenu par une propagande belliciste omniprésente, des membres du Congrès dits « neocons » qui réclament, jour après jour, toujours plus d’interventions militaires, de bombardements, de changements de régimes, de sanctions (récemment contre la Corée du Nord, le Vénézuela, l’Iran, la Russie et incidemment l’Allemagne et la France), de livraisons d’armes à des forces par procuration (ces derniers jours, à l’Ukraine de l’ouest) et de projets de guerres futures (l’Iran, la Corée du Nord), les USA, dont l’économie se centre sur les guerres depuis la Deuxième Guerre mondiale, cherchent à perpétuer coûte que coûte leur système, quittes à provoquer des puissances nucléaires et à mettre la planète entière en danger. De plus, comme tout système capitaliste, l’appareil guerrier des USA implique une croissance. Traduction : toujours plus de guerres. Jusqu’où, et jusqu’à quand ?

Apparemment, les guerres des USA en Afghanistan, Syrie, Irak, Yémen et Somalie ne sont pas suffisantes pour rassasier le Parti de la guerre.

Samedi, Kim Jong-un a testé un missile de portée suffisante pour frapper le territoire des USA. Il travaille dorénavant sur leur précision, et sur une tête nucléaire assez réduite pour tenir sur le missile et supporter la rentrée dans l’atmosphère.
Sauf si nous pensons que Kim est un fou suicidaire, sont but semble clair. Il veut ce que veulent toutes les puissances nucléaires – la capacité à frapper le territoire de l’ennemi avec une force horrifiante, de façon à le dissuader.
Kim veut que son régime soit reconnu et respecté, et que les USA, qui ont massivement bombardé le Nord entre 1950 et 1953, partent de Corée.
Ou est-ce que cela nous laisse ? Cliff Kupchan de l’Eurasia Group dit « Les USA font face à un choix binaire : soit accepter la Corée du Nord dans le club nucléaire, soit risquer une action militaire qui se solderait par des pertes civiles monumentales. »
Disons la vérité. Les sanctions américaines contre la Corée du Nord, comme celles qui ont été votées la semaine dernière, ne vont pas empêcher Kim de progresser sur ses missiles. Il est trop près du but.
Toute attaque préventive contre le Nord pourrait déclencher une contre-attaque contre Séoul qui tuerait des dizaines de milliers de Sud-Coréens, ainsi que les troupes américaines stationnées dans le pays et leurs familles.
Cela déclencherait une guerre totale contre la Corée du Nord, et c’est une guerre dont la population américaine ne veut pas.
Samedi, le président Trump a tweeté sa frustration à propos des manquements de la Chine à tirer les marrons du feu pour les USA : « Ils ne font RIEN pour nous avec la Corée du Nord, seulement parler. Nous ne permettrons pas à cela de continuer. La Chine pourrait aisément résoudre ce problème. »
Dimanche, des bombardiers américains B-1B ont survolé la Corée et le commandant de l’US Air Force du Pacifique, le général Terrence J. O’Shaughnessy a déclaré que ses unités étaient prêtes à frapper la Corée du Nord avec « une force rapide, létale et écrasante. »
Pourtant, également dimanche, Xi Jinping a passé en revue un énorme défilé militaire de tanks, d’avions, de troupes et de missiles, avec des officiels chinois qui se moquaient de Trump, « un président novice » et un « enfant gâté » qui bluffe contre la Corée du Nord. Est-ce vrai ? Nous le saurons bientôt.
Selon le Premier ministre japonais Shinzo Abe, Trump a fait le vœu de « prendre toutes les mesures nécessaires » pour protéger les alliés des USA. Et l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley a déclaré toutes griffes dehors, « le temps des palabres est révolu ».
Allons-nous vers une confrontation militaire avec le Nord ? Les marchés, qui ont encore enregistré des records lundi, ne semblent pas le penser.
Mais la Corée du Nord n’est pas le seul adversaire potentiel dont les relations avec les USA se dégradent à toute vitesse.
Après que le Congrès ait approuvé une nouvelle salve de sanctions contre la Russie à une écrasante majorité, la semaine dernière, et que Trump ait signé cette loi, qui le prive de tout droit de lever ces sanctions sans l’accord du Congrès, la Russie a abandonné tout espoir de rapprochement avec l’Amérique de Trump. Dimanche, Poutine a ordonné à l’ambassade et au consulat des USA de réduire son personnel de 755 postes.
La seconde Guerre froide, entamée quand les USA ont positionné l’OTAN à la frontière russe et aidé à renverser le régime pro-russe de Kiev, se refroidit à grande vitesse. Attendons-nous à une réponse de Moscou à l’hostilité du Congrès, quand les USA auront besoin d’une assistance en Syrie ou avec la Corée du Nord.
Les sanctions de la semaine dernière frappent aussi l’Iran, après son test d’une fusée destinée à mettre un satellite sur orbite, même si l’accord sur le nucléaire porte seulement sur les tests de missiles balistiques capables de porter des têtes nucléaires. Les Iraniens ont fermement répliqué que leurs tests de missiles allaient continuer.
Ces derniers jours ont également vu des navires de guerre américains et des bateaux de patrouille iraniens dans une dangereuse proximité, avec les navires américains allant jusqu’à des signaux d’avertissement et des tirs de sommation. Les avions et les navires des USA se sont également croisés à une fréquence de plus en plus élevée avec des navires et des avions russes et chinois dans la Baltique et la Mer de Chine méridionale.
Alors qu’elle se méfie d’une guerre contre la Corée du Nord, Washington semble saliver à l’idée d’une guerre contre l’Iran. De fait, Trump menace de déclarer que l’Iran est en violation de l’accord sur les armes nucléaires, ce qui suggère une confrontation à venir.
De quoi se poser des questions : Si le Congrès est si décidé à se confronter au mal représenté par l’Iran, pourquoi n’annule-t-il pas la commande d’avions passée par les mollahs à Boeing ?
Pourquoi les USA vendent-ils des avions de ligne au « principal sponsor de terrorisme du monde » ? Qu’ils laissent Airbus prendre l’argent du sang.
Apparemment, les guerres américaines en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen et en Somalie ne sont pas suffisantes pour rassasier le Parti de la guerre. Il veut désormais lancer les sunnites du Moyen-Orient contre les chiites, qui dominent en Iran, en Irak, en Syrie et dans le sud du Liban, et représentent une majorité au Bahreïn et dans les zones pétrolifères de l’Arabie Saoudite.
Les forces armées des USA ont du pain sur la planche. Le président Trump aura besoin des soldats transgenres, après tout.
L’une des raisons pour lesquelles Trump a abattu un à un ses rivaux républicains au cours des Primaires de 2016 était qu’il semblait partager le désir des Américains de se concentrer sur la politique intérieure.
Et pourtant, aujourd’hui, la relation des USA avec la Russie et à la Chine a atteint un nadir, alors qu’ils parlent de plus en plus ouvertement de guerre contre l’Iran et la Corée du Nord.
C’est exactement contre cela que l’Amérique a voté.

Par Patrick J. Buchanan
Paru sur Buchanan.org sous le titre Shall We Fight Them All?

Situation de la guerre aux USA en juillet 2017

La campagne de bombardements en Irak et en Syrie est aujourd’hui la plus étendue depuis les bombardements du Vietnam, du Cambodge et du Laos dans les années 1960-70, avec 84 000 bombes et missiles largués entre 2014 et la fin mai 2017. Ceci est presque le triple des 29 200 bombes larguées sur l’Irak au cours de la campagne « shock and awe » de 2003.

L’administration Obama a durci la campagne de bombardements en octobre dernier, au début de l’assaut conjoint des USA et des forces irakiennes à Mossoul, en larguant 12 290 bombes entre octobre et la fin janvier, quand Obama a quitté la présidence. L’administration Trump a encore durci la campagne, en larguant 14 965 bombes et missiles depuis le 1er février. Mai a vu les pires bombardements à ce jour, avec 4 374 bombes et missiles largués.

 

Mossoul juste après les bombes américaines
 L’organisation basée au Royaume-Uni Airwars.org a compilé des rapports selon lesquels entre 12 000 et 18 000 civils ont été tués par presque trois ans de bombardements menés par les USA en Irak et en Syrie. Ces rapports peuvent ne représenter que le sommet de l’iceberg, et le vrai nombre des civils tués pourrait dépasser les 100 000, si nous nous fondons sur les quotas habituels entre les victimes rapportées et leur vrai nombre dans les zones de guerre précédentes.

Alors que les USA et leurs alliés se rapprochaient de Mossoul en Irak et de Raqqa en Syrie, et alors que les forces américaines occupent huit bases militaires en Syrie, Daech et ses alliés ont frappé à Manchester et à Londres ; occupé Marawi, une ville de 200 000 habitants aux Philippines ; et fait sauter un camion chargé de bombes à l’intérieur des fortifications de la « Zone verte » de Kaboul, en Afghanistan.

Ce qui a commencé en 2001 par un usage malavisé de force militaire pour punir un groupe de djihadistes précédemment soutenu par les USA en Afghanistan pour les crimes du 11 septembre s’est transformé en guerre mondiale asymétrique. Chacun des pays détruit ou déstabilisé par les actions militaires des USA est aujourd’hui devenu un bouillon de culture de terroristes. Il serait naïf de penser que cela n’empirera pas, aussi longtemps que les deux côtés continueront à justifier leur radicalisation comme des réponses à la violence de leurs ennemis, au lieu de tenter d’apaiser la violence et le chaos désormais mondiaux.

Mossoul, après le passage/carnage des USA. Photo Laurent Van Der Stockt

Il y a, cette fois encore, 10 000 soldats américains en Afghanistan, contre 8 500 en avril dernier, avec des rapports selon lesquels 4 000 soldats de plus peuvent y être bientôt déployés. De centaines de milliers d’Afghans ont été tués au cours des 15 ans de guerre, mais les talibans contrôlent aujourd’hui plus de territoire qu’à n’importe quel moment depuis l’invasion des USA en 2001.

Les USA apportent une aide vitale à la guerre saoudienne contre le Yémen, en soutenant un blocus de ports yéménites, en fournissant des renseignements militaires et en ravitaillant en vol les avions saoudiens et leurs alliés qui bombardent le Yémen depuis 2015. Les rapports de l’ONU qui dénombrent 10 000 victimes civiles, ne représentent qu’une fraction du vrai nombre de personnes tuées, et des milliers de plus ont pu mourir de maladies et de faim.

Aujourd’hui, le Yémen subit une crise humanitaire majeure, et une épidémie de choléra s’est déclenchée à cause du manque d’eau potable et de médicaments causé par les bombardements et le blocus. Selon l’ONU, des millions de Yéménites pourraient mourir de faim et de maladies. Un projet de loi américain visant à limiter les ventes d’armes à l’Arabie Saoudite a été rejeté par 53 votes (48 républicains et 5 démocrates) contre 47 en juin dernier.

Plus près des USA, une conférence de l’U.S. Southern Command (commandement Sud des États-Unis, SOUTHCOM) a récemment accueilli les présidents du Guatemala, du Honduras et du Salvador à Miami. Ceci a signalé une militarisation accrue de la « Guerre contre la drogue » en Amérique Centrale et des efforts pour limiter l’immigration en provenance de ces pays, alors même qu’un rapport d’inspecteurs généraux des Départements d’État et de la Justice dénonce la responsabilité d’agents du Département d’État et de la DEA (Drug Enforcement administration, service de police fédérale US en charge de la lutte contre la drogue) dans l’assassinat de quatre civils innocents (un homme, deux femmes et un adolescente de quatorze ans) par tir de mitrailleuse d’un hélicoptère du Département d’État près d’Ahuas, au Honduras, en 2012.

Le rapport des inspecteurs généraux établit que les officiels de la DEA avaient menti de façon répétée au Congrès sur cet incident, en prétendant que ces Honduriens avaient été tués dans un fusillade avec des trafiquants de drogue, ce qui soulevait des doutes sérieux sur la responsabilité et les comptes à rendre des acteurs de terrain dans le cadre de l’escalade des opérations paramilitaires en Amérique Centrale.

Les manifestations de l’opposition de droite au Vénézuela deviennent de plus en plus violentes, avec 99 personnes tuées depuis avril, alors que les manifestations n’arrivent pas à engranger un soutien populaire suffisant pour renverser le gouvernement de gauche de Nicolas Maduro. Les USA soutiennent l’opposition et ont mené des efforts diplomatiques pour forcer le gouvernement à démissionner, ce qui laisse présager une escalade possible vers une guerre civile soutenue par les USA.

Pendant ce temps, en Colombie, des escadrons de la mort opèrent de nouveau dans les zones où les FARC ont déposé les armes, tuant et menaçant des gens pour les chasser de terres convoitées par des propriétaires terriens riches.

Sur notre monde de plus en plus déchiré par les guerres, planent de nouvelles menaces des USA d’actions militaires contre la Corée du nord et l’Iran, deux pays qui jouissent de défenses bien plus robustes que n’importe quel autre pays ciblé par les USA depuis la Guerre du Vietnam. L’escalade des tensions avec la Russie et la Chine engendrent d’encore plus grands risques, et même des risques existentiels, comme symbolisé par l’horloge de l’apocalypse du Bulletin of the Atomic Scientists [NdT : une publication en ligne qui réunit des journalistes scientifiques et des universitaires] dont les aiguilles se tiennent aujourd’hui à minuit moins deux minutes et demie.

Bien que les guerres de l’après 11 septembre aient probablement tué au moins 2 millions de personnes dans les pays attaqués, envahis ou déstabilisés par les USA, les forces américaines n’ont subi que des pertes historiquement très basses au cours de ces opérations. Le danger réel est que cela ait donné un faux sentiment d’assurance aux leaders politiques et militaires, et dans une certaine mesure à la population, quant au nombre véritable des victimes des USA [NdT : typiquement occultées ou très sous-estimées par les médias américains/occidentaux] et aux très sérieuses conséquences futures possibles des interventions américaines. Nous devons nous attendre à ce que les leaders des USA intensifient les guerres en cours, émettent de nouvelles menaces contre l’Iran et la Corée du Nord, et attisent les tensions avec la Russie et la Chine.

Traduction Entelekheia

NdT : L’auteur a oublié les actions militaires des USA en Somalie et la guerre des drones, également intensifiées sous Trump, ainsi qu’une prévision d’envoi de troupes américaines supplémentaires en Libye (selon CNN et le Washington Post en date du 10 juillet, non encore confirmé par d’autre sources).

par Admin · Publication 12 juillet 2017 · Mis à jour 12 juillet 2017

Par Nicolas J S Davies

Paru sur Counterpunch sous le titre The U.S. State of War: July 2017
Russie : "L'état de guerre existe maintenant" entre la Russie et les États-Unis

L’establishment US contre le reste du monde