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WWIII : DAESH ISIS IE se nomme maintenant DAEUSH pour montrer sa reconnaissance aux UNITED STATES et à EUROPEAN UNION. Cela montre aussi que DAEUSH état Islamique Mondial intègre déjà l'Occident. Reste à savoir s'il va occuper les restes du Monde?

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : DAESH ISSIS IE se nomme maintenant  DAEUSH pour montrer sa reconnaissance aux "United States" et à "European Union". Cela montre aussi que DAEUSH, l'état Islamique Mondial intègre déjà l'Occident. Reste à savoir s'il va occuper les restes du Monde par une immigration massive et non contrôlée ?

Il se trouve que dans les restes du Monde, il y a encore un peu de Christianisme, surtout en Russie de type Orthodoxe, en Europe il reste du Protestantisme F.M., mais plus beaucoup de Cathos, puisque de facto, ils sont passés dans l'Eglise de Satan avec la Franc-Maçonnerie qui dirige le Vatican. Concernant le Moyen Orient la Diplomatie Russe répète chaque jour, aux Américains et aux forces FDS, qu'ils ne sont plus les biens-venus en Syrie, et qu'ils doivent maintenant quitter le pays. A la première incartade de ces forces, la Russie ripostera suffisamment pour qu'ils n'aient plus du tout l'intention d'y rester, sauf en tant que cadavres carbonisés qui redonnerons du Pétrole en fin de cycle. 

 

Église orthodoxe

 

Mosaïque de la Porte impériale de l'ancienne basilique Sainte-Sophie de Constantinople : l'empereur Léon VI le Sage se prosterne devant le Christ Pantocrator ; les médaillons figurent l'archange Gabriel et Marie.

 

Le Christ Pantocrator du Monastère de Hilandar, au Mont Athos (Grèce).

 

La cathédrale de l'archange saint-michel (Moscou)

L'« Église orthodoxe » ou « Communion des Églises orthodoxes » regroupe les nombreuses Églises territoriales qui se réclament de la théologie des sept premiers conciles du christianisme et des canons ou lois qu'ils ont édictés.

Le christianisme orthodoxe (en grec Ὀρθοδοξία, signifiant « opinion juste ») professe descendre directement des premières communautés chrétiennes fondées par les apôtres de Jésus dans les provinces orientales de l'Empire romain.

Sept de ces Églises orthodoxes se réclament d'une fondation par un apôtre, ou un évangéliste, au Ier siècle, l'Église orthodoxe de Constantinople fondée par l'apôtre André, l'Église d'Alexandrie et de toute l'Afrique fondée par Marc, l'Église d'Antioche et de tout l'Orient fondée par les apôtres Pierre et Paul, l'Église orthodoxe de Jérusalem fondée par l'apôtre Jacques, l'Église de Géorgie fondée par l'apôtre André, l'Église orthodoxe de Chypre fondée par Paul et l'Église orthodoxe de Grèce fondée par Paul : certaines portent la dénomination officielle d’apostoliques, d'autres non.

Les Églises orthodoxes se sont réparties dans le monde entier au travers de la diaspora des communautés d'origine et par le biais de convertis. Ces Églises en inter-communion partagent une compréhension, un enseignement et des offices qui avaient cours à l'origine dans l'Empire romain d'Orient et se considèrent comme faisant partie d'une seule et même Église.

Avec les chrétiens orthodoxes des Églises des deux conciles et ceux des Églises des trois conciles, les chrétiens orthodoxes des Églises des sept conciles représentent dans le monde la troisième plus grande confession chrétienne en nombre de fidèles après l'Église catholique et les dénominations protestantes. On estime à 250 millions le nombre de chrétiens orthodoxes dans le monde[1],[2].

Elles sont principalement présentes dans l'antique zone de culture grecque, c'est-à-dire dans la zone orientale du bassin de la Méditerranée (Grèce, Albanie, Turquie, Syrie, Liban, Israël, Palestine, Égypte, Arménie, Géorgie), dans les zones de peuplement slave (Russie, Ukraine, Biélorussie, Bulgarie, Serbie, Monténégro, République de Macédoine) ainsi qu'en Roumanie et Moldavie.

Les Églises orthodoxes célèbrent la liturgie selon cinq rites différents (byzantin, arménien, antiochien, chaldéen et alexandrin[3]) ; la Bible et la Liturgie sont lues dans les langues nationales actuelles ou anciennes (araméen, arménien classique, grec des Évangiles, vieux-slave).

 

L'Église orthodoxe, Église des sept conciles

L'Église orthodoxe (ou Communion orthodoxe) est tout d'abord le nom officiel d'un corps ecclésial fondé par les apôtres et organisé par les Pères de l'Église, leurs successeurs depuis les premiers temps du christianisme. L'instance suprême de cette communion est le concile œcuménique, seul habilité à décider des formulations dogmatiques. L'instance immédiatement inférieure est le synode des primats qui se réunit pour s'adresser aux autres communautés chrétiennes. Puis viennent les 14 Églises autocéphales dirigées chacune par un synode présidé par le primat.

L'Église orthodoxe est ainsi l'ensemble des Églises des sept conciles qui se trouvent en communion les unes avec les autres. La communion est matérialisée de plusieurs manières et en particulier par la communauté eucharistique, la communion de foi et par les concélébrations des membres du clergé, par les diptyques et par l'ordre honorifique de chacune des Églises autocéphales (voir Liste des Églises orthodoxes)

Les églises orthodoxes considèrent ne former qu'un seul corps dont le chef n'est autre que le Christ lui-même, et c'est la communion de foi qui prévaut et qui rend inutile une administration commune. Bien qu'autocéphales, elles ne sont pas indépendantes les unes des autres, même en l'absence voulue d'un chef terrestre absolu comme le Pape et d'une administration centralisée comme le Vatican.

Églises orthodoxes orientales

Une autre communion aussi d'Églises s'appellent orthodoxes. Le Conseil œcuménique des Églises explique : « À l'heure actuelle, l'appellation couramment admise est "Églises orthodoxes orientales" » et « Les Églises orthodoxes orientales, aux côtés des Églises orthodoxes de tradition byzantine ou chalcédonienne, font partie de la grande famille des Églises orthodoxes »[4].

Le Conseil informe que ces Églises « sont des Églises anciennes qui ont été fondées aux temps apostoliques par les apôtres ou par les premiers disciples des apôtres. Leur position doctrinale se fonde sur les enseignements des trois premiers conciles œcuméniques (Nicée en 325, Constantinople en 381 et Ephèse en 431). L'École d'Alexandrie a guidé et façonné leur réflexion théologique. Les enseignements de saint Cyrille le Grand constituent le fondement de leur christologie. Elles sont fermement attachées à la formule de Cyrille affirmant "la nature unique du Verbe incarné". Leur théologie est biblique, liturgique et patristique, pénétrée de mysticisme et de spiritualité ».

Voir Dogmes chrétiens.

Les autres Églises orientales indépendantes
Article détaillé : Chrétiens d'Orient.

Les principes fondamentaux[

L'Église orthodoxe se comprend comme l'Église chrétienne « des origines », « une, sainte, catholique et apostolique ». Ainsi, elle considère que toutes les autres Églises (ou confessions), y compris la catholique romaine, sont ses membres ou potentiellement ses membres, même si des séparations ont pu, provisoirement ou durablement, empêcher la communion. Une Église orthodoxe conçoit aussi tous les chrétiens résidant dans son territoire canonique comme relevant de sa responsabilité pastorale même si certains d'entre eux ne la reconnaissent pas comme leur patrie spirituelle.

L'évêque est successeur des apôtres

Pour les orthodoxes, l'épiscopat est le plus haut rang de la hiérarchie ecclésiastique : l'évêque possède la plénitude du sacerdoce chrétien, il est en cela une image du Christ, le seul grand prêtre et le seul sacrificateur de la Nouvelle Alliance. Chaque évêque est successeur de l'ensemble des douze apôtres et cette succession est matérialisée par la succession apostolique, par la consécration de tout évêque par d'autres évêques, eux-mêmes consacrés par des lignées d'évêques qui remontent, à travers les siècles, jusqu'à un apôtre.

L'Église orthodoxe ne confond pas cette tradition sacramentelle, inhérente à la dignité épiscopale, avec les différents usages honorifiques destinés à rappeler l'ancienneté et l'origine apostolique de telle ou telle Église particulière. On dit en effet que le pape de Rome ou celui d'Alexandrie sont successeurs respectivement de Pierre ou de Marc, que l'évêque d'Antioche est également successeur de Pierre : ce sont de simples formules de politesse, des souvenirs historiques, certes importants, mais qui n'enlèvent rien à la dignité des autres évêques. L'Église orthodoxe se conforme sur ce point aux recommandations de saint Grégoire Ier, pape de Rome, qui craignait qu'un titre épiscopal grandiloquent revienne à glorifier un évêque et à rabaisser les prérogatives des autres (Livre V, lettre 8).

La territorialité de l'Église

Traditionnellement, les Églises orthodoxes sont territoriales, concept qui n'a pas de caractère ethnique : les titulatures des évêques ne renvoient pas à des peuples mais à des lieux. Le premier concile de Nicée a affirmé ce principe déjà largement appliqué depuis les apôtres, qu'en un lieu donné, un évêque et un seul, est garant à la fois de l'unité et de la communion de tous les chrétiens du lieu ainsi que de l'unité et de la communion avec les Églises des autres lieux. Chaque Église locale, rassemblée autour de son évêque, est en communion avec les Églises des autres lieux. Par exemple, il n'y a pas d'Église « finnoise » mais une Église orthodoxe de Finlande qui rassemble les orthodoxes du lieu, qu'ils soient Finnois, Russes ou Suédois. De la même manière, il existe une Assemblée des évêques orthodoxes de France qui rassemble des paroisses de nationalités différentes : la Paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Nino de Paris, créée en 1929 par des réfugiés politiques, lui est rattachée.

Ce principe s'accommode traditionnellement de trois exceptions, tolérables parce que mineures et très particulières :

  • le statut d'extraterritorialité des métochions (dépendances) des monastères,
  • le statut de stavropigie de certains monastères (exempts),
  • le statut d'extraterritorialité des exarcats (représentations de certains primats dans des grandes villes relevant de la juridiction d'un autre primat).

Ce principe connaît toutefois de nos jours plusieurs entorses importantes.

  • Depuis le début du XXe siècle, en raison des conflits et des bouleversements politiques, idéologiques et démographiques, plusieurs Églises ont fondé des paroisses parallèles puis des évêchés « superposés » dans des pays qui ne sont pas traditionnellement orthodoxes, c’est-à-dire dans la diaspora (Europe occidentale, Amériques, Asie du Sud et de l'Est, Australie et Océanie).

C'est le cas de la quasi-totalité des Russes qui ont fui la révolution bolchévique. Les Églises et communautés religieuses orthodoxes russes (des sept conciles) en France et en règle générale dans la diaspora, dépendaient selon les cas, du Patriarcat de Moscou ou de celui de Constantinople. L'Église orthodoxe russe hors frontières (ou synodale russe) s'était séparée de l'Église orthodoxe russe lors de la Révolution d'Octobre. Elle constituait une dissidence jusqu'à ce que la communion eucharistique et l'unité canonique soient rétablies à Moscou le 17 mai 2007 : des paroisses hors territoire se sont ainsi établies. L'ERHF, dont le synode siège à New York, s'était entre-temps scindée en deux, il existe ainsi une autre église russe hors frontières qui ne reconnaît pas la réunion.

C'est aussi le cas, après la chute de l'Union soviétique, avec les paroisses hors territoire créées par certaines Églises orthodoxes : par exemple, en 2009, la Paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Tamar de Villeneuve-Saint-Georges est créée et rattachée à l'Église orthodoxe de Géorgie et non à l'Assemblée des évêques orthodoxes de France.

L'Afrique a échappé à cet éparpillement parce que le patriarche d'Alexandrie y est bien identifié comme le primat du lieu.

  • Depuis la chute de l'Union soviétique en 1990, il y a, dans plusieurs pays de l'Europe de l'Est (Pays baltes, Moldavie, Ukraine) des doubles, voire triples appartenances juridictionnelles, les orthodoxes locaux revendiquant pour eux-mêmes le principe de la territorialité dans les frontières de leurs états nouvellement ou à nouveau indépendants, tandis que le Patriarcat de Moscou continue à se référer à la territorialité de l'ancienne Union soviétique.

Avec ces paroisses qui, dans une même ville ou un même pays, relèvent ici d'un évêque et là d'un autre, voire d'une autre Église autocéphale, l'Église orthodoxe se trouve confrontée à un vrai défi. Ou bien l'approche politique l'emporte et elle se figera dans une situation de contradiction par rapport à ses principes fondateurs, ou bien l'approche spirituelle reprend le dessus et elle aura le courage de faire vivre la tradition qui est la sienne, pour trouver des solutions acceptables et adaptées aux diverses situations pastorales.

L'Église orthodoxe voit avec plus ou moins de surprise les nombreuses confessions évangéliques ouvrir sur son propre secteur des Églises parallèles. Cette surprise se manifeste aussi pour l'évangélisation catholique s'insérant en milieu orthodoxe. Dans cette optique, la papauté, lorsqu'elle cesse de se manifester comme archevêché de Rome ou patriarcat d'Occident, pour agir en super-diocèse mondial, devient un obstacle à la réunion des Églises : pour les orthodoxes, c'est en effet dans la collégialité apostolique que doit s'effectuer la réunion. Des intérêts politiques et économiques font perdurer ces divergences : par exemple, dans les pays anciennement communistes, les églises catholiques de rite oriental se sont vu confisquer leurs biens au profit des églises orthodoxes, et le contentieux ainsi apparu n'est toujours pas résolu.

En Chine le Bouddhisme est majoritaire, bien que l'Islam soit en seconde place, aussi important qu'en France, et en première place des religions Françaises, surtout dans les Prisons, on retrouve :

Actuellement en Chine, 5 religions sont reconnues depuis 1978:

Le taoïsme:

- Fondé en Chine au 2è siècle après J.-C.

- Le nombre officiel de pratiquants chinois est estimé à 1,5 millions

Le bouddhisme:

- Introduit en Chine au 1er siècle après J.-C.

- Le nombre officiel de pratiquants chinois est estimé à 72 millions

L'islam:

- La religion islamique est arrivée en Chine au 7è siècle.

- Selon les chiffres officiels chinois, il y aurait 17 millions de musulmans en Chine.

- La plupart de ces musulmans habitent les régions de l'ouest de la Chine.

Le catholicisme:

- Introduit pour la première fois au 13è siecle, le catholicisme n'a gagné du terrain qu'avec l'arrivée en chine du missionnaire italien Matteo Ricci au 16è siècle.

- Selon les chiffres officiels chinois, il y aurait 3,6 millions de croyants en Chine.

Le protestantisme:

- Arrivé en Chine au début du 19è siècle.

- Le nombre officiel de pratiquants chinois est estimé à 5,5 millions

Le Confucianisme:

- Le confucianisme est plus une doctrine morale, sociale et politique qu'une religion et elle n'est pas reconnue officiellement par le gouvernement chinois.

- Confucius est né en 551 avant J.-C. et est mort en 439 avant J.-C.

 

Moscou publie des photos de véhicules blindés US dans les zones de Daech en Syrie
© Photo. Facebook / Russian Defense Ministry

International

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Situation en Syrie (automne 2017) (41)
226139581562

Le ministère russe de la Défense a publié des photos prises à Deir ez-Zor dans des zones de déploiement des terroristes de Daech, où du matériel des forces spéciales américaines pourrait être visible.

 

Troupes US «en sécurité» sur des territoires de Daesh : Moscou publie des images aériennes de Syrie
Troupes US «en sécurité» sur des territoires de Daesh : Moscou publie des images aériennes de Syrie© Capture d'écran Twitter @mod_russia
Dans des clichés qui auraient été pris entre le 8 et le 12 septembre en Syrie, le ministère russe de la Défense affirme avoir reconnu de nombreux véhicules de l'armée américaine dans une zone tenue par Daesh.
 
Le ministère russe de la Défense a publié sur Facebook le 24 septembre une série de photos aériennes, qui auraient été prises au nord de Deir ez-Zor, en Syrie, dans des zones contrôlées par Daesh. On y distinguerait des équipements des forces spéciales américaines. Selon le texte du communiqué russe qui accompagne la publication, ces images prouveraient que «les troupes américaines se sentent absolument en sécurité dans des régions contrôlées par les terroristes».   

Аэрофотосъемка районов дислокации ИГИЛ севернее г. Дейр-эз-Зор, где отчетливо видна техника спецназа США. Подробнее:http://s.mil.ru/2yyFCfO 

«Les forces spéciales américaines permettent aux FDS [la coalition militaire des Forces démocratiques syriennes] soutenues par Washington de traverser sans encombres les positions de Daesh», a expliqué le ministère.

«Sans résistance de la part des militants de Daesh, les troupes des Forces démocratiques syriennes se dirigent vers la ville de Deir ez-Zor, le long de la rive gauche de l'Euphrate», peut-on encore lire dans le communiqué.

«Bien que l'armée américaine soit positionnée où les troupes de Daesh sont déployées, il n'y a pas le signe d'un combat», ajoute encore le ministère, s'étonnant du fait que les forces américaines se sentent «absolument en sécurité» dans une zone contrôlée par des terroristes.

Prises entre le 8 et le 12 septembre, ces images montreraient, selon Moscou, des véhicules d'infanterie mobile et des Hummers blindés appartenant aux forces spéciales américaines, stationnées au nord de Deir ez-Zor, dans une zone où les djihadistes de Daesh se sont repliés.

Lire aussi : Moscou menace Washington de riposte si les rebelles continuent de cibler l'armée syrienne

 

Oméro Marongiu-Perria, peut-il déconstruire le «paradigme hégémonique» en prêtant main forte au «paradigme victimaire» au service du «chaos constructeur» ?

Lecture croisée (1).
☆☆☆☆☆

Par Mohamed Louizi

Depuis quelques mois, j’ai envisagé d’écrire, dans le cadre d’un débat d’idées – que j’espère franc et dépassionné -, un article analytique de certains écrits et publications de mon «ami», le sociologue Omero Marongiu-Perria, que je connais depuis le début des années 2000. Nous étions tous les deux frères musulmans, membres de l’UOIF (surnommée actuellement «Musulmans de France»). De nombreuses occasions passaient, permettant la rédaction et la publication de cet article, mais à chaque fois, j’ai dû y renoncer à la dernière minute, pour laisser passer l’orage et, ainsi, s’épargner soi-même d’une lecture conflictuelle qui soit polluée, totalement ou partiellement, par la colère.

Mais il y a une autre raison à cela, j’étais à chaque fois dans l’attente qu’une nouvelle publication de sa part, qui viendrait, soit infirmer, soit confirmer les conclusions de mon analyse de la trajectoire de sa plume, tout comme de son action sur le champ islamique (et parfois-même islamiste) : une trajectoire complexe, je l’avoue, pas très facile à suivre et à cerner. Cela pourrait être une de mes limites.

Enfin, après presque deux ans d’hésitation, au vu de la matière intelligible qu’il a produite, depuis janvier 2016, je vais pouvoir désormais engager ce débat, modestement, avec celui qui se présente comme «spécialiste de l’islam français» et comme «pilier du courant réformiste dans l’islam de France». Une telle revendication suppose une capacité d’écoute, d’acceptation du débat, y compris contradictoire, et d’acceptation de répondre sereinement aux interrogations (et non aux injonctions) qui sont nombreuses et plus que légitimes. Toute réforme ne peut se construire sur la confusion, entendons-nous bien !

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Loin de la passion, proche de la raison
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Méthodiquement, pour la suite, j’ai choisi délibérément de ne pas interroger ses publications sur les réseaux sociaux. Et ce, pour deux raisons principales :

D’abord, premièrement, parce qu’une bonne partie de ses publications sur Facebook, par exemple, notamment celles antérieures au 8 août 2016, a purement et simplement disparu du jour au lendemain, de la circulation (!) Par conséquent, je ne vais pas pouvoir interroger, par exemple, le sens de son post Facebook, datant du 6 août 2016 (cf. illustration ci-jointe), intitulé : «Ah ! Le monde des étiquettes …» où il critique, entre autres, un article du quotidien italien « La Stampa ». Il dit, je cite : «Le quotidien italien La Stampa, le 16 juin dernier, me mentionnait parmi les «ex-Frères Musulmans repentis», me prêtant indirectement quelques accointances avec d’autres anciens FM et leur diatribe contre l’UOIF, ce qui est Faux». Au moins, ça a le mérité d’être clair !

Un peu plus loin, il reconnait avoir «des relations très cordiales avec l’UOIF», ce qui n’est pas faux, pour le coup. Pour information, le quotidien « La Stampa » avait cité dans son article[1], signé par Rolla Scolari, en plus du nom d’Omero Marongiu-Perria, les noms suivants : Farid Abdelkrim, Soufiane Zitouni (qui n’a jamais été frère musulman), Malik Bezouh et un certain … Mohamed Louizi. Le sociologue, préfère-t-il avoir des «relations cordiales» avec les Frères musulmans de l’UOIF, au lieu d’être simplement cité parmi ceux qui luttent, chacun à sa manière, contre l’idéologie des Frères Musulmans ? C’est un choix que je comprends et que je respecte. De toutes façons, le débat est certainement ailleurs.

Ensuite, deuxièmement, parce que je conçois que les courtes publications sur les réseaux sociaux, bien qu’elles regorgent de tant d’indications révélatrices et de tant d’indicateurs, qui par leur cumul et répétition, veulent dire nécessairement quelques choses, sont assez souvent dictées par l’humeur de l’instant, qu’elle soit heureuse ou colérique. Il est évident d’en tenir compte dans le cas de personnes (militants) qui ne produisent presque rien d’intelligible, en dehors des réseaux sociaux. Toutefois, lorsqu’un intellectuel s’exprime de manière posée et structurée dans un article journalistique comme dans un essai réfléchi, pourquoi s’en priver ? Si les posts Facebook expriment une pensée instantanée, l’écriture éditée, sous formes de livres, révèle, elle, le sens d’une conviction ancrée, de ses enjeux, de son évolution dans le temps ainsi que de ses orientations futures.

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Bibliographie non exhaustive d’une lecture croisée
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Ainsi, seront analysés, dans le cadre d’une lecture croisée, quatre supports significatifs, écrits totalement ou partiellement par Omero Marongiu-Perria, et publiés durant les dix-huit derniers mois, dans cet ordre chronologique :

Premier support : «Comment développer une stratégie de plaidoyer efficace ? Guide pratique à destination des acteurs associatifs et des collectifs musulmans : mosquées, repas collectifs et sorties scolaires»[2]. Ce guide, paru sur le Net en janvier 2016, a été réalisé au sein de l’ECLEE que dirige Mahamouda Saloho, cité dans mon article «OT1 : la locomotive médiatique de la french-islamist est sur les rails !»[3]. Ce guide a la particularité d’avoir été financé par l’OSF (Open Society Foundation) du philanthrope controversé George Soros, dans le cadre de l’appel à projets «Islamophobia and discrimination affecting Muslims». Ce guide, se situant sur la droite ligne du CCIF, prône la mise en place «d’une stratégie plus globale [conduite par les acteurs musulmans, mosquées, associations, ndlr] d’influence de la décision politique». Ou comment mettre en action, dans le cadre d’une stratégie à moyen et à long terme, ce que l’on peut appeler «le paradigme victimaire», pour gagner plus d’influence et de visibilité de l’islam politique dans l’espace public.

Deuxième support : «En finir avec les idées fausses sur l’islam et les musulmans», un livre paru en mars 2017, chez Les Éditions de l’Atelier. Un essai, destiné visiblement au grand public, qui répond par «vrai», «faux» et «pas si simple» à 82 idées, qualifiées d’ «idées fausses» par l’auteur. A la marge, je tiens à remercier l’auteur d’avoir tenu compte, au moment du tirage, de ma remarque concernant la couverture de son ouvrage. En effet, suite à son post du 24 janvier 2017, annonçant la parution de son essai, je lui avais fait remarquer, après les remerciements, que la bulle du «Voile», sur la couverture, était positionnée par le graphiste au-dessus de la bulle «Laïcité» : tout un symbole ! Une manière pour ma part d’interroger, en substance, le sens de cet ordre des choses (cf. l’illustration ci-jointe). Le dit ordre fut bousculé au moment de l’impression : la «Laïcité» étant placée en haut, accolée à la bulle «Djihad». Reste à savoir si le contenu de l’essai reflétait cette hiérarchie des choses, ou bien tendrait-il à bousculer, même légèrement, le cadre laïque français pour libérer plus d’espace public à la visibilité du voile et d’autres revendications islamistes ?

Troisième support : «Rouvrir les portes de l’islam», un livre destiné à un public plutôt initié, paru chez les éditions Atlande, en mars 2017, dans lequel Omero Marongiu-Perria interroge ce qu’il nomme «le paradigme hégémonique», constaté selon lui chez «les acteurs de l’islam contemporains», notamment en France et en Europe. L’auteur écrit : «J’entends par là leur enfermement dans une théologie morale centrée sur le rapport de domination au monde, sur fond de repli identitaire et de différentialisme jusqu’au-boutiste avec un Occident présenté sous des traits foncièrement corrupteurs» (p.23). A quelque différences de formulation près, c’est exactement le même contenu conceptuel de l’idéologie du «Tamkine» (la domination comme dogme et surtout comme stratégie islamiste) et du projet politique qui s’y colle. Un concept développé, à partir des sources internes et documents fréristes, dans mon premier essai autobiographique «Pourquoi j’ai quitté les Frères Musulmans», paru chez Michalon en janvier 2016. Ce dernier prolonge toute une réflexion, menée à ce sujet, sur mes blogs, au moins depuis le 7 janvier 2015.

Quatrième support : «Musulmans de France, la grande épreuve face au terrorisme», paru jeudi dernier, le 14 septembre 2017, aux Éditions de l’Atelier. Il s’agit d’un ouvrage qui se définit comme étant «une enquête sociologique d’ampleur sur les musulmans de France». Un ouvrage collectif que cosigne Oméro Marongiu-Perria à côté de la chercheuse Kahina Smaïl, et surtout à côté de Vincent Geisser. Ce dernier, est, pour le rappel, l’auteur de «La nouvelle islamophobie», paru aux éditions La découverte en 2003 et qui a été qualifié de «livre évènement» par le site «www.oumma.com»[4]. D’ailleurs, de 2003 à aujourd’hui, on voit bien que ce «livre événement» a bel et bien servi le «paradigme victimaire» des islamistes. Certes, ce n’était pas l’intention de son auteur, même si la multiplication des apparitions de Vincent Geisser aux rassemblements régionaux et nationaux des Frères Musulmans (UOIF, EMF, …) pourrait semer le trouble et la confusion dans bien des esprits.

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La grande épreuve des Frères Musulmans en France ?
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Par ailleurs, lorsque Oméro Marongiu-Perria a annoncé l’imminente parution de cet essai «sociologique», le 6 septembre dernier sur sa page Facebook, je me suis permis d’en interroger le titre, en ces termes : « Musulmans de France », comme titre, s’agirait-il des citoyens français de confession ou de sentiment religieux musulman OU bien de l’organisation islamiste qui se prénommait UOIF et qui se nomme aujourd’hui « Musulmans de France » ? D’autant plus que « la grande épreuve », comme sous-titre, est tout un concept idéologique chez ces islamistes qui ont toute une littérature centenaire concernant al-Mihna (المحنة) : l’épreuve, et aussi al-madhloumiya (المظلومية) : la victimisation. Selon le cas, les hypothèses de lecture ne sont pas les mêmes. Disons simplement que la « confusion » pourrait être une hypothèse en soi. Merci pour l’effort !». Je n’ai pas eu de réponse de sa part.

Je rajoute, pour celui que cela intéresse, que la bibliothèque des Frères Musulmans, surtout en arabe, est très riche en essais et autres articles théorisant «l’épreuve» (المحنة). Il faut lire, entre autres, les célèbres livres-témoignage d’Ahmed Raïf, parmi lesquels : «Le portail noir» (البوابة السوداء), racontant la persécution des Frères Musulmans sous le régime de Nasser, et voir comment ce témoignage et bien d’autres encore sont instrumentalisés à dessein, y compris aujourd’hui même dans les cercles d’endoctrinement des Frères Musulmans. L’encyclopédie numérique[5] en arabe de cette mouvance islamiste, permet d’avoir un aperçu de l’abondance de la «littérature de l’épreuve» : quasiment tout un genre littéraire chez les islamistes. Cette même littérature sert, à ne point douter, de moyen efficace de mobilisation et de prédication : on est toujours sensible à celui qui se dit persécuté, non ? Et quand on se dit persécuté, on fait corps.

Maintenant que le livre est sorti, il est assez aisé de constater soi-même que dans la «Liste des enquêtés» (p.305) — puisqu’il s’agirait d’une «enquête sociologique» à ce qui paraît — et plus particulièrement dans la liste des «personnalités interviewées et rencontrées pour l’enquête», contenant 39 noms : 70% des personnalités interviewées sont soient des Frères Musulmans notoires, soient des frérosalafistes que l’on ne présente plus, soient des acteurs agissant dans des associations-satellites des Frères Musulmans, soient des militants accompagnant les islamistes dans leur conquête de l’espace public, etc. Parmi les noms qui piquent les yeux : Fouad Alaoui, Noureddine Aoussat, Rachid El-Jay (alias Abou Houdayfa), Nabil Ennassri, Marwan Muhammed, Tareq Oubrou, Anas Saghrouni, Ahmed Miktar, et j’en passe.

On peut, au moins, tirer son chapeau aux sociologues pour n’avoir jamais cité, ne serait-ce qu’une seule fois, (sauf erreur de lecture de ma part), l’expression «Frères Musulmans» — tel un tabou ! — dans cet ouvrage : une vraie prouesse «sociologique», dirait-on. Alors que les mêmes s’interrogent si «le salafo-wahhabisme» était cette «matrice idéologique et religieuse de la radicalisation ?» (p.201), le rôle déterminant, déjà prouvé et étayé par tant d’études sérieuses, de l’idéologie des Frères Musulmans, ailleurs comme en France, dans la promotion de la radicalisation islamiste et dans son entretien, passe curieusement à la trappe, ni vue, ni connue. Il est à noter que, par ailleurs, Oméro Marongiu-Perria cite les Frères Musulmans dans ses deux autres essais précités. J’y reviendrai sur la manière comment il les cite, prochainement.

Aussi, les sociologues n’analysent pas non plus toutes ces polémiques qui avaient marquées les trois dernières années, impliquant les Frères Musulmans : les affaires judiciaires du Lycée Averroès à Lille et à Nanterre, l’invitation d’islamistes radicaux aux rassemblements régionaux et nationaux de l’UOIF[6]-[7], «la convergence des luttes» entre des frérirstes et des salafo-wahhabites à Roubaix[8] comme ailleurs, etc. Comme s’il ne s’était rien passé, d’un point de vue «sociologique». Une stratégie du déni et de l’effacement du réel ?

Une chose est certaine, on ne trouve pas dans cette liste ni Farid Abdelkrim, auteur de l’essai «Pourquoi j’ai cessé d’être islamiste» (Les points sur les i – 2015) ; ni Soufiane Zitouni, auteur de l’essai «Confessions d’un fils de Marianne et de Mahomet» (Les Échappées – 2016) ; ni même Malik Bezouh, auteur de l’essai «France-islam, le choc des préjugés» (Plan – 2015) … ni un certain Mohamed Louizi, auteur de «Pourquoi j’ai quitté les Frères Musulmans» (Michalon – 2016) et «Plaidoyer pour un islam apolitique» (Michalon – 2017) : comme si ceux-là étaient en dehors du champs (virtuel et immatériel) des citoyens français musulmans !

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Effet Heisenberg ?

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Par conséquent, s’agirait-il d’un choix «sociologique» de ne tendre l’oreille qu’aux Frères Musulmans et à leurs réseaux aérien et souterrain, ou plutôt d’un choix idéologique, excluant de fait, de cette «enquête» prétendument sociologique, des voix musulmanes libres qui dérangent la stratégie islamiste (et ses chercheurs aussi) ?

Les relations «très cordiales» d’Omero Marongiu-Parria avec les structures des Frères Musulmans, de son propre aveu — ce qui suppose l’absence de cette distance nécessaire entre le sociologue (l’observateur, l’analyste) et l’objet étudié (l’observé, l’analysé) — expliqueraient-elles ce choix assurément orienté, qui, de facto, ne peut qu’affaiblir voire discréditer l’ensemble des résultats de cette «enquête» dite «sociologique» ? Quid de la neutralité du chercheur ? de son objectivité ? Et si l’on devait, avant même de lire cette «enquête», d’analyser d’abord le degré d’implication exacte du sociologue dans l’environnement qu’il compte analysé ? Car il y a bel et bien une différence plus que significative entre le chat de Schrödinger et l’observateur extérieur du chat ? Le concept dit «Effet Heisenberg» dans analyse institutionnelle pourrait bien servir de modèle.

Ainsi, au vu de cette mise à l’écart de toutes ces voix, je propose de changer le titre de cette «enquête» comme suit : «Le réseau des Frères Musulmans en France, la grande épreuve face au terrorisme que leur idéologie a enfanté». Car c’est bien de cela dont il s’agit au fond. Lorsque j’écrivais déjà le 28 février 2017 «l’UOIF change de nom : une OPA des « Frères musulmans » en France sur les citoyens musulmans de France»[9] et puis le 16 avril 2017 «La France des Frères musulmans»[10], je faisais allusion à ce genre de situations graves. «Les Frères musulmans de l’UOIF décident de noyer le poisson [pourri] dans une stratégie d’islamalgame à peine voilée, banalisant leur idéologie islamiste, de deux sabres et d’un Coran, et usurpant un volet identitaire [musulmans de France], de quelques millions de français, à des fins d’influence et de conquête du pouvoir politique au nom d’Allah»[11]. Avec ce genre d’enquête, c’est un peu la sociologie au service de l’idéologie, mais, passons !

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Sociologie du «Chaos créateur» ?
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Passons ! car les grands enjeux sont vraiment ailleurs. Une lecture attentive de l’entièreté de l’ouvrage s’impose, au moins pour un public initié. J’irai même jusqu’à dire que cet ouvrage «recèle la vision du futur», empruntant ici une expression citée par les auteurs à la page 289, la vision d’un certain futur en particulier, rêvé par tant d’islamistes. Car il est question dans la conclusion de l’ouvrage d’un concept chargé de sens et d’histoire. Un concept qui a déjà ruiné l’autre rive de la Méditerranée et le Moyen-Orient, pour le grand plaisir des néocons américains, républicains ou démocrates, au moins depuis la guerre en Irak, en passant par le présumé «printemps arabe». Un concept que certains, abreuvés à satiété par le réseau du présumé philanthrope Georges Soros — le mécène des agitateurs communautaristes et des minorités structurées — aimeraient voir agir en France, au plus vite, simultanément aux divers attentats jihadistes :

Il s’agit du concept de la «destruction créatrice» (الفوضى الخلاقة) : l’expression est ainsi lâchée à la page 301. Il s’agit, ni plus ni moins, d’une déclinaison très subtile (au féminin) du concept le «chaos créateur» (au masculin), inspiré de la réflexion du philosophe politique Léo Strauss (1899-1973). Un concept qui fut prononcé par Condolezza Rice, à l’époque de la guerre en Irak. Aujourd’hui, de nombreux fins analystes s’accordent pour dire que ce qui s’est passé dans le monde arabe, au moins depuis le 11 septembre, voire depuis bien avant, est la projection directe de ce concept néocons sur le terrain d’un réel arabe (et islamique) devenu imprévisible, car irréversiblement instable. Entre autres exemples, déjà en mars 2014, le célèbre quotidien saoudien al-Riyadh titrait en arabe : «Théorie du chaos créateur … pourquoi a-t-on choisi les Frères Musulmans pour l’exécuter ?» [12]. Quant au site Middle East Online, il titrait en février 2015, en arabe aussi : «Le terrorisme pour propager le chaos créateur de l’Égypte jusqu’aux pays du Golfe» [13], en pointant, au passage, le rôle des Frères Musulmans et de leurs branches armées jihadistes dans ce scénario chaotique.

Omero Marongiu-Perria et ses co-auteurs s’interrogent dans l’ultime axe de leur conclusion, je cite : «Une destruction créatrice : vers une islamo-laïcité ?» (p.301). Par «destruction créatrice», ils entendent «l’épreuve djihadiste». Dans les dernières lignes de cette conclusion qui, de mon point de vue, résumerait l’orientation stratégique d’un tel ouvrage, il est écrit : «Pays de catho-laïcité, il se pourrait que la France devienne aussi, en ce début de XXIe siècle, une terre d’expérimentation d’une islamo-laïcité, où l’expression musulmane ne serait plus simplement perçue comme un facteur de discorde nationale ou de désordre social mais aussi comme une contribution positive à l’intérêt général et au bien commun» (p.304). La France comme «terre d’expérimentation» d’une « islamo-laïcité» ? Avant de rajouter : «Au-delà de ses répercussions dramatiques et déstabilisantes pour notre société, l’épreuve djihadiste doit être analysée comme une destruction créatrice, porteuse de nouvelles espérances spirituelles, sociales et citoyennes pour la France et pour l’Europe» (p.304) !

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A qui profitent «sociologiquement» les attentats ?
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Il faut relire une deuxième fois, très attentivement, mot par mot, cet ultime passage de cette «enquête», je cite : «Au-delà de ses répercussions dramatiques et déstabilisantes pour notre société, l’épreuve djihadiste doit être analysée comme une destruction créatrice, porteuse de nouvelles espérances spirituelles, sociales et citoyennes pour la France et pour l’Europe» (p.304) : ou comment des «acteurs» islamistes, se rangeant systématiquement dans la case victime alors qu’ils en sont les complices, après chaque acte terroriste, comptent capitaliser indirectement sur les effets (psychologiques, sociaux, politiques, …) des attentats, pour espérer «banaliser la présence et l’expression de la religiosité musulmane [les standards de leur idéologie, ndlr] dans l’espace public local, national et international» (p.302).

En ce sens, le «triangle dramatique» de Karpman peut éclairer le jeu de dupes dont lequel excelle l’islamisme, celui à trois facettes au moins, celui des Frères musulmans : une facette qui commet les attentats (le persécuteur), une facette qui crie à l’islamophobie (la victime) et une facette qui capitalise sur le drame et les larmes et se pose en solution crédible (le sauveur). Comme si certains profitaient, avec cynisme et calcul idéologique froid, des drames humains, engendrés par les attaques terroristes, ici ou là, pour conquérir, in fine, «une visibilité musulmane dans l’espace public» (p.302) et passer, grâce à cette «destruction créatrice», conduite ici-même en France, d’une «catho-laïcité» présumée et fantasmée, à une «islamo-laïcité» rêvée et tant attendue, comme prochaine étape dans un long processus d’islamisation à marche forcée. Ou comment le «paradigme victimaire» renforce et alimente l’autre «paradigme hégémonique», et vice et versa.

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En guise d’introduction …
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Enfin, cette lecture croisée des 4 supports conjoints, signés ou cosignés par Omero Marongiu-Perria, que je mettrai en ligne au fur et à mesure, aura au moins le mérite de relancer un débat nécessaire, au moment où l’on assiste à une sorte de recomposition idéologique du champ islamiste, marquée par une «guerre de postures» silencieuse, où des islamistes et leurs proches tentent d’occuper, vaille que vaille, le terrain fertile, financièrement parlant, de ladite «déradicalisation» ainsi que l’autre terrain adjacent de ladite «réforme» de l’objet islam : de plus en plus d’experts autoproclamés, et de moins en moins d’expertises pertinente.

L’occasion aussi d’interroger la cohérence de la ligne intellectuelle d’Omero Marongiu-Perria, à travers ses écrits, et rien qu’à travers ses écrits. Car comment prétendre, d’un côté, dans un essai, vouloir critiquer et déconstruire le «paradigme hégémonique» chez des acteurs islamistes, et en même temps, de l’autre côté, réfléchir avec eux, tout en surfant sur l’autre «paradigme victimaire» qu’ils chérissent, pour les outiller méthodiquement de plans stratégiques et de réflexion de niveau universitaire afin qu’ils puissent gagner davantage en efficacité, en influence, en imposant leurs diktats islamistes aux femmes et hommes politiques ?

Peut-on critiquer le «paradigme hégémonique», en vue de le déconstruire, tout en étant acquis, ou du moins, tout en prêtant main forte à la cause du «paradigme victimaire» ?

Comment est-il possible d’affaiblir le monstre islamiste tout en continuant à lui administrer les hormones de croissance, par doses conséquentes, et des substances dopantes à volonté ?

 

L’arrogance de l’Europe se paie en vies humaines©
Anti-terrorisme : l’Arrogance de l’Europe coûte trop de vies humaines

La semaine dernière, j’ai assisté à la conférence de l’Institut international du Contre-Terrorisme qui marque une étape dans les travaux du Centre Interdisciplinaire d’Herzliya, en Israël (le « IDC Herzliya »).

Les orateurs et les participants comprenaient des militaires, des diplomates et des experts de toutes les régions du monde. Tous ont fait écho à un même leitmotiv : Ne sous-estimez pas l’Etat Islamique (Daesh) ni ses probables remplaçants.

(Pour divulguer complètement les choses, en supplément de mon travail à Honestreporting, je suis aussi membre associé de la faculté et conférencier à l’IDC. Le représentant d’Honestreporting-France, Walter Ben Artzi, est étudiant à l’IDC, tout comme sa collaboratrice Veronika Becvarova, qui a contribué à cet article).

L’Etat Islamique n’est pas « une équipe de baseball de seconde zone »(“JV Team”)

L’ancien président américain Barak Obama a, une fois, fait référence aux groupes terroristes de Syrie et d’Irak (y compris en parlant de l’Etat Islamique) comme de “l’équipe JV,” (une équipe de seconde zone) une métaphore sportive indiquant qu’il ne sentait en aucun cas qu’ils puissent représenter une menace quelconque. Les Présidents américains, dont Obama et Trump , ainsi que divers experts ont fait référence à Daesh, comme étant sérieusement engagé sur la voie de la défaite, en soulignant, en particulier, sa perte évidente de territoire.

La plupart des experts de la conférence de l’IDC ont marqué leur désaccord.

Le Prof. Rohan Gunaratna a expliqué :

 Le contrôle de Daesh sur l’Irak et la Syrie s’effondre, mais son influence ne cesse de s’accroître partout ailleurs… du Nigéria à la Somalie et du Yémen aux philippines. Par conséquent nous ne devrions pas nous réjouir trop vite de sa rétraction, mais plutôt nous inquiéter de son influence sur diverses autres organisations.

Aaron Zelin, de l’Institut de Washington des Politiques du Proche-Orient, a ajouté :

Les griefs qui ont débouché sur la réémergence -qui existait sous un autre nom en 2006, en irak- de l’etat islamique demeurent encore bien présents en irak et en syrie. la conséquence est que cela fournitr une bonne base pour un éventuel recrutement.

Certains experts ont souligné que l’Etat Islamique était pour ainsi dire éradiqué, au cours du « sursaut » (Surge) américain en Irak, mais qu’il a retrouvé toutes ses ressources et les a décuplées [dès le départ des forces américaines d’Irak en décembre 2011, sous Obama].

Brian Fishman, le Directeur de la politique d’orientation contre-terroriste sur Facebook, soulignait :

La dernière fois que Daesh est entré dans la clandestinité(2014), il s’est focalisé sur l’utilisation d’Internet et il a rencontré un énorme succès. C’est pour cette raison qu’il n’est pas évident pour moi d’admettre qu’ils vont être vaincus en syrie et en irak, malgré leurs pertes considérables en matière de capacité de gouvernance et de territoire conquis.

 Brian Fishman, de Facebook, à la conférence de l’ICT.

Pourtant, les experts de la conférence ont souligné un autre problème encore plus sinistre : « Les forces de la coalition » combattant l’Etat Islamique avec le soutien occidental comprennent des milices chiites extrêmement brutales : elles sont fréquemment irakiennes et ont le total appui de l’Iran. La conséquence est que certaines régions de Syrie ont simplement changé d’oppresseur, en passant d’une poigne de fer barbare sunnite à une oppression chiite impitoyable.

Ces deux situations servent d’incubateur au terrorisme global, en créant ainsi une menace grave contre la totalité du monde occidental.

L’Arrogance européenne

On en vient finalement à l’Europe.

Cette même Europe qui donne continuellement des « conseils » à Israël sur la façon de parvenir à la paix et à la sécurité, tout en condamnant perpétuellement Israël pour ne pas adopter les mêmes politiques que les propres stratégies désastreuses menées par l’Europe.

Le chef-adjoint de la Mission (Ambassade) du Royaume-Uni,Tony Kay a donné un excellent exemple du point de discussion sur ce qui constitue les normes européennes :
On fait énormément sur ce point… pour préserver les gens et les empêcher de se transformer en terroristes, ou de soutenir le terrorisme… [en utilisant] une combinaison de pouvoir de persuasion et de répression. Nous sommes impliqués au sein des diverses communautés et cela a produit d’énormes victoires sur la façon dont le Royaume-Uni a fait pour contrer le terrorisme, récemment.

Il y a une sombre ironie dans la déclaration de Kay, qui survenait à peine trois jours avant un attentat terroriste dévastateur, qui a frappé la station de Parsons Green à Londres, blessant 29 victimes, vendredi de la semaine précédente. Tel que Kay voulait sans nul doute le signifier, sa déclaration peut servir comme un exemple de plus de cette confiance en soi européenne meurtrière, à un moment où l’Europe a désespérément besoin d’une bonne dose d’humilité.

En fait, l’historique récent en Europe a été plutôt sanglant :

Uniquement la semaine dernière, on a assisté, en Europe, à trois attentats séparés à  Londres et Paris, en plus des attaques récentes de Nice, Bruxelles, Stockholm, Berlin, Manchester, Barcelone et d’autres.En à peine deux ans (2015-16), la terreur islamiste a tué 288 Européens et blessé 739. A la différence d’Israël, où 50 personnes ont été tuées au cours de la même période.

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Les Israéliens ont subi moins d’un cinquième du nombre de morts liés au terrorisme en Europe, un fait qui peut surprendre l’auditoire des actualités qui ne connaît Israël qu’à travers les gros titres dramatiques et trompeurs.

On pourrait même dire que c’est l’Europe (et pas l’Etat Islamique) qui est l’équipe de « seconde zone » (de baseball ou autre), en matière d’anti-terrorisme.

Considérant que plus de 20% de la population d’Israël est Arabe, tout comme tous les pays voisins sont musulmans et la conclusion devient évidente : face à tous ces défis, Israël comprend comment vivre avec des voisins musulmans et comment se protéger contre le terrorisme islamiste. L’Europe, d’un autre côté, ne sait pas comment faire [sauf accuser Israël d’avoir la rage].

Donc, si les orateurs de la conférence de l’ICT nous offrent le moindre indicateur à suivre, les dirigeants européens doivent encore se confronter à cette dure vérité et l’accepter.

Et ce sont les peuples d’Europe qui paient le prix fort pour cette erreur, en perdant la vie.

honestreporting.com

Adaptation : Marc Brzustowski

armée russe

Le manuel US expliquant comment défaire la Russie est «absolument inutile»
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Le manuel expliquant aux forces armées américaines comment faire pour vaincre la Russie en cas de conflit ne les aidera pas, a affirmé à RT Frants Klintsevitch, vice-président de la commission de la sécurité et de la défense du Conseil de la Fédération.

 

Le premier vice-président de la commission de la sécurité et de la défense du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe), Frants Klintsevitch, a commenté dans un entretien accordé à la chaîne russe RT la nouvelle de la parution aux États-Unis d'un manuel expliquant aux forces armées du pays comment elles devront procéder pour défaire la Russie en cas de conflit. Selon lui, ce livre sera «absolument inutile» aux soldats américains.

«Aucun manuel ne les aidera s'ils deviennent fous au point de déclencher une confrontation avec la Russie. Ils sont incapables de lutter contre les Russes, que ce soit au niveau technique et militaire ou au niveau moral et psychologique. C'est là leur grand problème. Et si les Américains se servent des autres pour faire la guerre, c'est un jeu auquel nous ne jouons pas. Nous n'avons aucune intention de nous lancer dans des guerres de conquête. Nous ne nous penchons que sur les problèmes concernant les intérêts nationaux de la Russie et ceux de la communauté mondiale, par exemple, nous luttons contre le terrorisme international», a-t-il indiqué.

Il a par ailleurs fait remarquer que les faiblesses des forces russes citées dans le manuel revêtaient essentiellement un caractère partial.

«Il est étonnant de voir à quel point les Américains, en publiant de telles brochures, ne tiennent compte ni des réalités russes, ni de notre mentalité. Les défauts qu'ils citent sont propres dans une mesure ou une autre à n'importe quelle armée parce qu'ils sont dus à des facteurs subjectifs. Mais à chaque fois, ils oublient les qualités morales et psychologiques de nos soldats qui se révèlent dans les techniques de combat, dans l'assistance mutuelle et dans une motivation infaillible», a ajouté Frantz Klintsevitch.

Le commandement de l'armée américaine a mis en ligne un manuel de guerre hybride expliquant comment les forces armées des États-Unis devront agir pour défaire la Russie en cas de conflit. Selon le National Interest, le manuel intitulé «Guide de la guerre russe de nouvelle génération» a paru en décembre 2016 mais n'a été mis en ligne que tout récemment.

Je commence à en avoir ras le bol des Occidentaux qui ont ouvert une immense boite de Pandore !

 

 


«… parmi les plus de 6200 versets qu’il y a dans le Coran, le guide de la prière a choisi le 9:36. Ce verset est souvent récité par les terroristes d’Al-Nosra, Al-Qaida, ISIS… quand ils décapitent / massacrent des Chrétiens […], le musulman ne vit pas mieux sur terre que dans les pays chrétiens où il veut se rendre à tout prix. A titre personnel, je commence à en avoir ras le bol des Occidentaux qui ont ouvert une immense boite de Pandore ! Pendant que des gens font des allusions à les massacrer, leur police fait la circulation » écrit Contre-info dans un billet du 24 septembre 2017 à lire ci-dessous. 
 
Bonne lecture
Hauts-de-Seine : une prière de rue islamique appelle à combattre les chrétiens ! 
Par Contre-info, le 24 septembre 2017
 
Publié le 24 septembre 2017 Auteur par admin4Catégories Christianophobie, immigration / islamisation Hauts-de-Seine : une prière de rue islamique appelle à combattre les chrétiens ! Elle gêne la circulation, mais le plus choquant est le verset utilisé… Comme le signale l’algérien Aldo Sterone : « parmi les plus de 6200 versets qu’il y a dans le Coran, le guide de la prière a choisi le 9:36. Ce verset est souvent récité par les terroristes d’Al-Nosra, Al-Qaida, ISIS… quand ils décapitent / massacrent des Chrétiens. Il dit : « Combattez les associateurs (= Chrétiens) collectivement, comme ils vous combattent collectivement ». Collectivement est traduit en Français « sans exception » dans le but de noyer le poisson. En Anglais et en Arabe, c’est bien « collectivement ». Collectivement veut dire « tout le monde » : pas de distinction entre belligérant, non belligérant, ennemi, non ennemi, coupable, non coupable, adulte, enfant… Collectivement, c’est la bombe dans le métro, le massacre dans les salles de spectacles, les camions dans la foule. Le verset comporte également une inversion accusatoire : les Chrétiens ne combattent pas les musulmans collectivement. Au contraire, le musulman ne vit pas mieux sur terre que dans les pays chrétiens où il veut se rendre à tout prix. A titre personnel, je commence à en avoir ras le bol des Occidentaux qui ont ouvert une immense boite de Pandore ! Pendant que des gens font des allusions à les massacrer, leur police fait la circulation. »
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