WWIII : Des Milliers de morts à DEIR EZ-ZOR, pour le Pétrole. DAESH en morceaux et la Coalition en lambeaux. RECAP de 2 ANS D'INTERVENTION RUSSE.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Des Milliers de morts à DEIR EZ-ZOR, pour le Pétrole. DAESH en morceaux et la Coalition en lambeaux.

Syrie : Les Occidentaux veulent le pétrole de Deir Ezzor. Attaque de grande envergure de Daech repoussée. Depuis 1 jour 29 septembre 2017

assaut
Le gouverneur de la province de Deir Ezzor Mohammed al-Samra a accusé les pays occidentaux de vouloir à contrôler les ressources pétrolières et gazières sur le sol syrien. Alors que l’armée syrienne et ses alliés ont repoussé une attaque de grande envergure lancée par Daech dans la province de Deir Ezzor.

L’objectif des États occidentaux en Syrie est de s’emparer des gisements de pétrole et de gaz, le justifiant par les combats contre le groupe terroriste Daech, a affirmé Mohammed al-Samra, gouverneur de la province syrienne de Deir Ezzor, dans un entretien à Sputnik.
Selon lui, les miliciens kurdes des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui sont actuellement dans le nord de Deir Ezzor, agissent dans les intérêts des États-Unis:
«Ce n’est pas un secret. Même concernant leur confrontation avec Daech à Raqqa, cela n’a été qu’un coup de théâtre. Daech a quitté les territoires qu’ont occupés les FDS, de sorte que les rôles ont changé. Car ils sont tous alliés des États-Unis et de la prétendue coalition», a souligné le gouverneur.

Offensive de grande envergure

Cette région est le théâtre ce vendredi de combats qui font rage entre l’armée syrienne et ses alliés d’une part et les terroristes de Daech de l’autre.

Se trouvant en mauvaise posture en Syrie comme en Irak, ses miliciens ont mené des attaques surprise contre plusieurs barrages dans la zone désertique de la Badiya de Homs, au sud de la ville d’al-Soukhna.
Selon Sputnik, l’offensive de Daech a été lancée sur trois axes: les collines de la banlieue d’al-Sukhna dans la banlieue nord-est de Homs, la localité de Kabajab ainsi que l’axe donnant sur al-Choulah.

Le sud d’al-Sukhna est tombé entre les mains des terroristes de Daech, indique pour sa part Press TV, le site de la télévision iranienne francophone.
À en croire l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), vitrine médiatique de l’opposition syrienne pro-occidentale, 58 soldats syriens auraient été tués. Les sources syriennes n’ont pas confirmé cette information.
Daech a prétendu vendredi avoir tué un militaire russe et capturé deux autres. Pourtant, la nouvelle a été démentie par la Russie.

Version Média de guerre

Selon Média de guerre, instance médiatique de la Résistance, l’armée syrienne et ses alliés ont avorté l’offensive de Daech dans l’entourage de Hmeimé et de Ti-4 dans la Badiyat de Homs.
L’instance médiatique avait indiqué auparavant que les forces gouvernementales avaient repoussé une violente attaque sur plusieurs points situés sur l’autoroute Deir Ezzor-Tadmor (Palmyre) et qu’elles ont détruit un certains nombre de véhicules et tué et blessé des dizaines de miliciens.
Dans l’après-midi de ce vendredi, elle a assuré que l’autoroute est entièrement sécurisée.

L’organisation wahhabite terroriste pour sa part a revendiqué l’attaque dans un communiqué, affirmant que plusieurs de ses combattants avaient lancé un assaut sur des positions au sud de la ville d’al-Soukhna, dans la province de Homs (centre), faisant des dizaines de morts parmi les militaires.

Ces attaques ont été menées le jour de la diffusion par le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi  d’un enregistrement audio  dans lequel il a appelé ses combattants, en déroute aussi en Irak, à « résister » et à multiplier les attaques contre leurs ennemis.

Source: Divers

Appuyées par les forces aérospatiales de Russie, les troupes gouvernementales syriennes ont encerclé environ 1.500 miliciens takfiristes de Daech dans le gouvernorat de Deir Ezzor, a annoncé ce samedi le ministère russe de la Défense, Selon Sputnik.

Selon le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov, ces 1500 miliciens sont venus de l’Irak.

«Avec le soutien des forces aérospatiales russes, les troupes syriennes réalisent à l’heure actuelle dans l’est de la province de Deir ez-Zor une opération visant à encercler et à éliminer plus de 1.500 extrémistes de Daech entrés depuis l’Irak», a-t-il indiqué.

2.359 terroristes éliminés en 10 jours

raid_russe_terroristesDans un nouveau bilan du ministère russe, ce dernier a indiqué que les Forces aérospatiales russes ont éliminé 2.359 terroristes en Syrie du 19 au 29 septembre.

Environ 2.700 miliciens takfiristes ont en outre été blessés, ajoute le ministère.

Parmi les extrémistes éliminés figurent notamment 16 commandants de différents niveaux.

«67 bastions, 27 chars, 21 systèmes de lance-roquettes, 149 véhicules tout-terrain avec des mitrailleuses lourdes, 17 véhicules-suicide et 51 dépôts de munitions ont été détruits», a précisé le ministère.

«Les terroristes de Daech et du Front al-Nosra ont subi de lourdes pertes au cours de ces derniers mois», a fait remarquer pour sa part le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

Durant un point de presse, M. Konachenkov, a annoncé ce samedi l’échec de l’offensive lancée par les groupes terroristes Daech et le Front al-Nosra, dans l’ouest et l’est de la Syrie.

92.000 frappes aériennes en deux ans

aviation_russe_syrieDepuis le 30 septembre 2015, date de l’intervention de la Russie militairement dans le conflit syrien, l’aviation russe a effectué plus de 30.000 sorties, portant plus de 92.000 frappes aériennes. Ce qui a contribué à libérer plus de 89% du territoire syrien.

Interrogé par Sputnik, l’ancien ambassadeur de l’Iran an Liban, Mohammad Ali Mohtadi, avait affirmé que « les forces russes ont coupé  la respiration à Daech en Syrie ».

«Outre les frappes ciblées visant les positions de terroristes, la Russie apporte un puissant soutien aérien à l’armée gouvernementale syrienne et à ses alliés dans leurs offensives», a indiqué M. Ali Mohtadi.

Des combattants syriens à Deir ez-Zor

Derniers bastions de Daech: la guerre en Syrie touche à sa fin © Sputnik. Mikhaïl Alaeddine

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L’armée gouvernementale syrienne et ses alliés ont entamé l’étape finale de la guerre contre le groupe terroriste Daech, menant des combats acharnés pour Deir ez-Zor dans le nord du pays.

Deux ans après le début de l'opération des forces aérospatiales russes en Syrie, plus de 89% du territoire de ce pays a été libéré de Daech et la guerre contre ce groupe terroriste est entrée dans sa phase finale.

Le 5 septembre 2017, l'armée syrienne a percé le siège de Deir ez-Zor instauré depuis trois ans pour lancer, aussitôt après, l'offensive dans les banlieues est de la ville. Les forces gouvernementales ont rompu l'encerclement de la base aérienne et ont délogé les terroristes des collines stratégiques dans le sud-ouest avant d'atteindre la rive occidentale de l'Euphrate et de le franchir, obligeant les terroristes à se replier vers la frontière irakienne et resserrant l'étau sur les quartiers résidentiels de Deir ez-Zor tenus par Daech.

Les enjeux de la prise de Deir ez-Zor

La province de Deir ez-Zor revêt une grande importance économique pour la Syrie car environ un tiers du pétrole et du gaz produits dans le pays en provient.

En outre, Deir ez-Zor est un des principaux centres industriels et abritait  les plus grandes usines syriennes. Cependant, selon les autorités locales, la zone industrielle a été démantelée et transférée vers la Turquie avant l'apparition de Daech, quand la ville était occupée par les combattants de la soi-disant Armée syrienne libre.

Après la prise de Palmyre et la destruction d'un bastion de Daech dans la province de Homs, l'armée syrienne a lancé une offensive sur Deir ez-Zor dans le sud, depuis Palmyre, et depuis la province de Raqqa dans l'ouest ouvrant, de la sorte, deux voies d'approvisionnement pour Deir ez-Zor.

Les intérêts des États-Unis

Les terroristes déplacent leurs détachements les plus combatifs vers Deir ez-Zor depuis la province de Raqqa et le territoire irakien via les villes de Boukemal et Mayadin.  

Selon le renseignement syrien, aux abords de la ville, les djihadistes de Daech cèdent pratiquement sans combat le territoire aux Forces démocratiques syriennes (FDS), unités kurdes soutenues par les États-Unis.

Des détachements kurdes auraient déjà occupé deux grands champs gaziers au nord-est de Deir ez-Zor, tandis que l'armée syrienne n'a repris le contrôle que du champ pétrolier d'Al-Thayyam au sud-est.

Depuis leur formation, les unités des FDS soutenues par les États-Unis ne s'occupent, de fait, que de la libération de Raqqa. Selon les autorités syriennes,  la confrontation entre les FDS et Daech n'est qu'une «mise en scène».

Le rôle des forces aérospatiales russes

Selon les autorités locales, Deir ez-Zor pourrait être libéré de Daech au cours de ces prochaines semaines. Le commandement de l'armée s'abstient de fournir des dates précises.

Il y a un an, Daech contrôlait, outre Deir ez-Zor, des territoires dans les provinces d'Alep, de Soueïda, de Homs, de Deraa et de Raqqa. Grâce au soutien actif  de l'aviation russe, l'armée syrienne a délogé les terroristes des provinces susmentionnées vers la zone entre les villes de Mayadin et Boukemal  près de la frontière irakienne. Pour éviter une déroute totale, des détachements peu nombreux de terroristes tentent de trouver abri dans le désert syrien, occupant des villages abandonnés et fuyant les frappes de l'aviation russe dans la montagne.

Entre-temps, les forces proaméricaines bénéficiant du soutien de la coalition occupent des localités dans le nord des provinces d'Alep et d'Al-Hasaka, mettant la main sur les ressources syriennes à Deir ez-Zor.

Les Kurdes de la province d'Al-Hasaka et du nord de la province d'Alep ont proclamé la fédéralisation de leurs territoires sans approbation de Damas et tentent d'occuper autant de superficie que possible en comptant sur le soutien de leurs protecteurs.

Une fois que le gros des terroristes de Daech aura été éliminé à Deir ez-Zor, les forces gouvernementales entameront des opérations antiterroristes locales.

Cependant, les experts et les officiels n'osent pas encore faire de prévisions sur le futur règlement de la question kurde. 

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Deux ans de l'intervention russe en Syrie : retour sur les étapes marquantes du conflit
Deux ans de l'intervention russe en Syrie : retour sur les étapes marquantes du conflit Source: Reuters
Patrouille de soldats russes à Alep

Intervenue à la demande du gouvernement syrien, la Russie est investie dans la lutte contre Daesh depuis deux ans. Palmyre, Alep, Deir ez-Zor... entre revers et victoires, l'engagement russe a permis des avancées considérables sur le terrain.

C'était le 30 septembre 2015 : Moscou entamait ses opérations militaires en Syrie après plusieurs semaines de préparatifs. Intervenue à la demande du gouvernement syrien, la Russie s’était fixée pour objectif d’empêcher le pays de basculer aux mains des djihadistes. RT revient sur les moments marquants de ces deux années écoulées.

Palmyre, symbole du martyre syrien

Alors qu’elle enchaîne les succès militaires dans l’ouest du pays, l’armée syrienne subit un revers à Palmyre, cité antique du centre du pays, réputée pour compter parmi les plus admirables au monde. En mai 2015, au terme d’une offensive particulièrement violente durant laquelle de nombreux combattants terroristes ont été mobilisés, l’Etat islamique parvient à s’emparer de la cité. Les destructions de vestiges archéologiques déjà commises en Irak par les djihadistes font alors craindre de nouvelles dégradations.

Mais c’est tout d’abord par une mise en scène macabre que Daesh décide d’attirer l’attention des médias : une vingtaine de personnes sont exécutées dans le théâtre antique de la ville, symbole du glorieux passé préislamique de Palmyre autant que des liens entre la Syrie et l’Occident, grâce auxquels les découvertes archéologiques ont pu être réalisées. Le 18 août 2015, l'ancien directeur des Antiquités de Palmyre, Khaled al-Asaad, considéré comme l’un des meilleurs spécialistes du monde antique, est tué par décapitation par des djihadistes. S’en suivent de nombreuses destructions, parmi lesquelles celles du temple de Ballshamin, de sept tours funéraires et même de monuments pourtant laïques, comme le musée archéologique ou l’arc de triomphe.

En mars 2016, l’armée syrienne, soutenue par les forces iraniennes et russes, parvient à reprendre Palmyre… avant que Daesh, par une nouvelle offensive lancée en décembre de la même année, ne parvienne à en prendre de nouveau le contrôle, malgré le soutien apporté à l’armée syrienne par l’aviation russe. La victoire de mars ayant été l’une des plus grandes réussites de l’armée russe, le retour des djihadistes constitue une humiliation, même s’il ne durera que trois mois. Il faudra en effet attendre que l’armée syrienne, à l'issue de la bataille d’Alep, parvienne à mobiliser suffisamment d’hommes, pour que l’Etat islamique soit enfin chassé de la ville en mars 2017. Entre-temps, les djihadistes auront détruit plusieurs autres hauts lieux historiques.

Alep, une bataille militaire et médiatique

En septembre 2016, les forces armées syriennes, avec l’aide de l’aviation russe, lancent une opération afin de reprendre Alep. Jadis réputée pour être l’une des villes les plus prospères du Moyen-Orient, Alep est divisée en deux depuis l’été 2012. A l’Est, des groupes rebelles auxquels se mêlent des factions djihadistes parmi les plus violentes, à l’instar du Front al-Nosra, combattent sans relâche le gouvernement syrien, ce dernier contrôlant la partie occidentale de la ville.

La difficulté à établir l’obédience exacte des différents groupes présents à Alep-Est, ainsi que la nature précise de leurs objectifs, sont au cœur de vives tensions entre la Russie et les Etats-Unis. Si Washington accuse Moscou de s’en prendre à des «rebelles modérés», Moscou dénonce la complaisance de Washington envers certains combattants ainsi que son incapacité à se faire entendre de la frange «modérée». Face à cet accroissement des tensions, l’offensive d’Alep devient de plus en plus inévitable aux yeux de la Russie.

Ainsi, à l’automne 2016, l’opération est lancée. Le fait que les combats se déroulent dans la ville, ainsi que le refus de certains groupes rebelles de laisser les civils quitter Alep-Est pour gagner la partie Ouest de la ville, rendent l’offensive particulièrement meurtrière. Rapidement, de nombreuses voix se font entendre en Occident, particulièrement dans les rédactions européennes et américaines, qui dénoncent les «crimes de guerre» et la «barbarie» dont la Russie se rendrait coupable. La bataille d’Alep se prolonge dans les médias.

Si la ville est entièrement libérée à la fin de l’offensive, le bilan est très lourd : près de 20 000 civils sont morts depuis l’arrivée des rebelles, des centaines de milliers de personnes ont été déplacées par les combats, et les destructions sont nombreuses...

Il faudra en outre attendre le mois de juin pour que la province entière soit à son tour débarrassée des derniers combattants de l’Etat islamique.

Deir ez-Zor, le début de la fin de la guerre ?

L’attention de Damas et de Moscou se porte désormais vers le gouvernorat de Deir ez-Zor, dans la partie orientale du pays. La capitale éponyme est assiégée depuis 2014 par les djihadistes de Daesh, qui contrôlent sa banlieue ainsi que les régions rurales environnantes. Au cœur de la ville, sous contrôle du gouvernement syrien, les habitants font face à des conditions de vie extrêmement difficiles, notamment à cause du blocus imposé par les assiégeants.

Début septembre 2017, l’armée syrienne et le groupe armé libanais Hezbollah parviennent finalement à lever le siège, avec l'appui de l'aviation militaire russe – une victoire dans laquelle la Russie voit un tournant stratégique majeur pour la lutte contre Daesh. Avec à présent 87% de son territoire libéré, selon le ministère de la Défense russe, la Syrie entre dans une nouvelle phase, alors que l’Etat islamique se voit retranché dans son fief de Raqqa, que les forces rebelles arabo-kurdes, soutenues par les Américains espèrent reprendre avant la fin de l’année.

L’offensive de Deir ez-Zor est également l’une des plus coûteuses en vies humaines dans l’histoire récente de l’armée russe. Avec la mort du lieutenant-général Valeri Assapov et de deux de ses adjudants, fin septembre, le nombre total de soldats russes ayant perdu la vie au combat s’élève à 35, selon les autorités russes.

Des tensions croissantes, un avenir incertain

Actuellement, les rivalités entre les différentes forces en présence, au premier chef desquelles celle opposant l’armée syrienne à l’Armée syrienne libre (ASM, un rassemblement de groupes rebelles principalement composé de Kurdes), s’expliquent principalement par les ambitions distinctes qu’elles affichent. Alors que les premières veulent rétablir le pouvoir de l’Etat et éradiquer les djihadistes, les secondes entendent obtenir le départ du président Bachar el-Assad et faire valoir leurs revendications politiques. La course vers les puits de pétrole de Deir ez-Zor, dont une partie est encore contrôlée par les djihadistes, illustre cette concurrence exacerbée déjà tournée vers l’après-guerre.

Derrière chaque camp, ce sont les puissances étrangères engagées dans le conflit qui se livrent à un bras-de-fer plus que tendu. L’élection de Donald Trump aux Etats-Unis devait marquer un tournant avec la politique jusque-là adoptée par Barack Obama dans le dossier syrien, et laissait espérer une accalmie. Il n’en sera sans doute rien. Au lieu de promouvoir une coopération russo-américaine pour combattre au mieux l’Etat islamique, Washington a décidé de s’investir encore davantage, sans concertation, et au prix d’une recrudescence des tensions avec la Russie. Alors que Barack Obama avait limité l’investissement américain sur le terrain à des missions des forces spéciales, Donald Trump a ainsi autorisé le Pentagone à envoyer les marines sur place et à déployer de l’artillerie lourde – sans le moindre accord du gouvernement syrien.

L’incident de Khan Cheikhoun, le 4 avril 2017, avait déjà permis de mesurer la détermination des Etats-Unis à faire primer leur agenda sur une collaboration efficace contre le terrorisme. Après cet incident chimique attribué par la majorité des pays occidentaux à l’armée syrienne, malgré l’absence de preuves et la présence d’éléments contredisant cette hypothèse, l'armée américaine avait tiré 59 missiles Tomahawk dans la nuit du 6 au 7 avril sur une base aérienne syrienne. La Russie avait dénoncé une attaque contre un pays souverain.

Si l’Etat islamique est en train de subir de nombreux revers sur le plan militaire en Syrie, il semble décidé à se délocaliser, notamment vers la Libye, et à poursuivre ses activités. En outre, la fin de la guerre ne signifie ni la fin des déchirements internes en Syrie, ni la fin du terrorisme djihadiste dans le monde. Dans ce contexte, la Russie rappelle régulièrement qu’elle fait de la stabilité des Etats du Moyen-Orient un élément indispensable de la prévention du djihadisme, et de la lutte contre le terrorisme une priorité absolue.