WWIII : La FRANCE FIRST est à la solde de mercenaires de l'OTAN, de Guerres contre l'humanité, de Gouvernement par Ordonnances, d'achat de voix par les milliardaires qui gèrent la Presse, et par l'absence de légitimité de ceux qui s'improvisent à gérer sans consulter. Ils veulent vraiment la Guerre Civile en plus de la Guerre Mondiale du N.O.M.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : La FRANCE FIRST est à la solde de mercenaires de l'OTAN, de Guerres contre l'Humanité, de Gouvernement par Ordonnances, d'achat de Voix par les Milliardaires qui gèrent la Presse Nationale, et par l'absence de légitimité de ceux qui s'improvisent à gérer sans consulter. Ils veulent vraiment la Guerre Civile en plus de la Guerre Mondiale du N.O.M.

Castaner parle pour lui et pour sa clique de costumés en costards de luxe, avec dans la tête la volonté de plaire à ceux qui l'ont mis en Place, et à s'en mettre plein les poches, car à gouverner pour les Riches, on ne peut pas satisfaire les Pauvres, ce qui est la pire des brutalités.

La brutalité avec laquelle le Gouvernement opère des changements radicaux dans la société française, par la soumission à l'Allemagne et à l'Otan, l'absence de contribution des sociétés du CAC40 et des grosses sociétés du Net, qui sont exonérées d'impôts, et quand l'état veut les imposer sur des bases de plusieurs Milliards, il échoue.

Google, Facebook, Apple: La France arrivera-t-elle à taxer les géants du numérique?

Non car par le jeu subtil de l'harmonisation fiscale ou plus exactement de l'optimisation fiscale, ainsi que le pouvoir de déclarer des bénéfices dans les Pays qui ne taxent presque rien, avec la possibilité d'échanger des dettes dans les Pays au matraquage fiscal, les sociétés Multinationales qui ont porté l'équipe de choc de Macron au pouvoir, se moquent de ceux qui payent de l'Impôt en France, d'autant plus qu'Internationalement ils n'y sont pas tenu.

Bruno Le Maire est donc appelé à faire de la gesticulation sur le sujet. Ménages, entreprises: Bruno Le Maire promet une «baisse des impôts pour tous».

En France, l’impôt sur les sociétés (IS) a pour base le résultat fiscal de la société. Il représente environ 29.4 milliards d’euros dans le PLF 2017, alors qu'en 2012 on était à 40,8 milliards. Le taux normal de l'IS est de 33,33 % depuis 1993, auquel peut se rajouter la contribution sociale sur l'IS de 3,3 % de l'IS.
En outre, les entreprises dont le CA est supérieur à 250 millions d'euros ont supporté jusqu'en 2016 une majoration de 10,7 % de cet IS portant le taux global dans ce cas à 33,33 + (10,7%*33,33) + (3,3%*33,33)= 38 %.
Toutefois, si le CA HT de l'entreprise est inférieur à 7 630 000 , le taux de l'IS peut être réduit à 15 %, au lieu du taux normal, sur la fraction de leur bénéfice fiscal plafonnée à 38 120 (certaines autres conditions doivent être respectées : capital entièrement libéré et détenu à 75 % par des personnes physiques ou société présentant ces mêmes caractéristiques)., sera appliqué...

Dès 2017, un taux à 28 % pour l'ensemble des petites et moyennes entreprises (PME), promesse de Bruno.

Mais pourquoi un taux si haut de prélèvement pour les petits alors que les gros ne paient rien?

Bien qu'on ait un taux de prélèvement actuel en moyenne de 30%, cet impôt ne rapporte à l'état que 5%. Alors pourquoi imposer si haut? pourquoi ne pas imposer à 5 et même 10%? nous serions alors parmi les paradis fiscaux, comme les grandes entreprises.

Si l'IS ne rapporte que 5% en France c'est qu'il y a redistribution de cet impôt vers des sociétés qui ne font jamais de bénéfices, et qui sont subventionnées en permanence par l'Etat, par des mécanismes de redistribution, du copinage, qui faussent la libre concurrence, et qui avantagent certaines et pénalisent d'autres.

La modification du Code du Travail, présage des jours difficiles, et une facilité de licencier par vagues successives, en ayant beaucoup moins d'indemnités pour les salariés. Cette modification présage également la situation à venir, dans un environnement international qui se dégrade de plus en plus.(voir la vidéo ci-dessous). La Pénicaud qui est à la manœuvre, gagne sa vie sur les licenciements.

 

Castaner s'inquiète de la propagation de discours radicaux
Rédaction Reuters

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner s'est inquiété vendredi de la propagation de discours "haineux" banalisant selon lui la violence en France, au lendemain de l'incendie à Grenoble d'une caserne de gendarmerie revendiqué par un groupuscule anarcho-libertaire. /Photo prise le 19 juillet 2017/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner s‘est inquiété vendredi de la propagation de discours “haineux” banalisant selon lui la violence en France, au lendemain de l‘incendie à Grenoble d‘une caserne de gendarmerie revendiqué par un groupuscule anarcho-libertaire.

“Il y a aujourd‘hui des expressions de gens d’extrême gauche qui portent de la violence là où elle n‘est pas nécessaire”, a-t-il dit lors du compte-rendu du conseil des ministres, conseil durant lequel cette question a été abordée par Emmanuel Macron.

Il s‘agit de “dénoncer ceux qui aujourd‘hui sont alimentés par des discours haineux, par des discours de radicalité qui font qu‘on trouve banal de mettre le feu à des locaux gérés par nos forces de sécurité”, a-t-il ajouté.

L‘incendie criminel qui a ravagé dans la nuit de mercredi à jeudi la caserne de gendarmerie de Grenoble (Isère), détruisant 2.000 m2 de locaux et plusieurs véhicules de service, a été revendiqué par un groupe anarcho-libertaire. Dans son message de revendication, le groupuscule évoque un acte de “solidarité” avec les personnes qui comparaissent cette semaine au tribunal correctionnel de Paris pour l‘attaque et l‘incendie d‘une voiture de police le 18 mai 2016 à l‘occasion d‘une manifestation contre la loi Travail.

“Il faut avoir en tête que la radicalité portée par certains dans le discours politique peut aboutir à faire le lit de femmes et d‘hommes, de militants radicaux, qui ne veulent rien ‘pour’ mais veulent ‘contre’”, a estimé Christophe Castaner.

“Il est important que chacun ait en tête sa propre responsabilité” dans ces “radicalités” construites “par la seule ambition de détruire les fondements mêmes de notre société”, a-t-il ajouté, précisant que le chef de l‘Etat avait appelé à la fermeté.

Christophe Castaner n‘a cité aucun nom vendredi, mais il avait dénoncé début septembre les propos tenus par Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise qui se présente comme le principal opposant au chef de l‘Etat.

Il avait estimé qu‘en appelant “à l‘insurrection” et en parlant de “coup d‘Etat”, l‘ancien candidat à l’élection présidentielle “n‘apaisait pas la société”.

“Lorsque je dis qu‘il faut une insurrection citoyenne, eh bien c‘est une révolte des citoyens”, lui avait répondu Jean-Luc Mélenchon, qui prendra la tête samedi d‘une manifestation à Paris contre le “coup d‘Etat social” que constituent selon lui les ordonnances réformant le Code du travail.

Marine Pennetier, édité par Sophie Louet

Des missionnaires aux mercenaires
 

 

Aurélie piau. — « Le Sacré Pouvoir d’H A », 2011
aurelie-piau.blogspot.fr

Quel fil peut bien relier les ministres ou anciens ministres Emmanuel Macron, Fleur Pellerin et Najat Vallaud-Belkacem, la présidente du conseil régional d’Île-de-France Valérie Pécresse, les journalistes Jean-Marie Colombani et Christine Ockrent, l’homme d’affaires Alain Minc, le banquier Matthieu Pigasse (l’un des propriétaires du Monde SA) ou encore l’ancien premier ministre Alain Juppé ? Tous ont effectué un passage par la French-American Foundation dans le cadre de son programme « Young Leaders ». Tout comme cinq cents autres personnalités françaises, parmi lesquelles le président François Hollande lui-même.

Depuis 1981, cette fondation privée organise des séminaires de deux ans où une douzaine de jeunes Français côtoient les élites américaines de la même classe d’âge. Officiellement, l’objectif est de favoriser le dialogue franco-américain. En réalité, il s’agit de bien faire comprendre aux futurs décideurs français — entrepreneurs, responsables politiques, journalistes — les bienfaits de la mondialisation à l’anglo-saxonne. Certes, on constatera ultérieurement que, ici ou là, l’opération de séduction a échoué (avec M. Nicolas Dupont-Aignan, par exemple). Mais, dans l’ensemble, ces jeunes gens effectueront une brillante carrière au sein des structures de pouvoir et dans les affaires. Des personnalités qui ne feront pas dans l’antiaméricanisme…

Ce programme est révélateur de la stratégie d’influence des États-Unis. Celle-ci s’exerce de manière encore plus spectaculaire à travers le pantouflage des élites, notamment européennes, dans de grandes entreprises américaines. Dernier exemple en date — ô combien symbolique : la décision de M. José Manuel Barroso de rejoindre la banque Goldman Sachs. L’ancien président de la Commission européenne va mettre son expérience et son carnet d’adresses — où figurent notamment tous les dirigeants politiques de l’Union — au service de ce prestigieux établissement… qui a participé au maquillage des comptes de la Grèce pour lui faire intégrer l’euro.

M. Barroso n’est pas le seul commissaire à se reconvertir dans des fonctions lucratives : ce fut le cas récemment de Mme Neelie Kroes (Bank of America) et de M. Karel De Gucht, négociateur et thuriféraire du grand marché transatlantique (CVC Partners). M. Mario Draghi est, quant à lui, directement passé de Goldman Sachs à la présidence de la Banque d’Italie, puis à celle de la Banque centrale européenne (BCE) .

Ces allers-retours entre public et privé relèvent de pratiques courantes aux États-Unis. Sous la présidence de M. William Clinton, les instigateurs de l’abrogation — réclamée par Wall Street — du Glass-Steagall Act de 1933, qui séparait banques de dépôt et banques d’affaires, se sont facilement reconvertis dans de grands établissements financiers. Le big business sait récompenser ceux qui l’ont bien servi. À la tête de la Réserve fédérale (FED) de 2006 à 2014, M. Ben Bernanke a favorisé la création monétaire au profit des acteurs financiers en déversant 8 000 milliards de dollars dans l’économie au nom du sauvetage des banques. En 2015, il a intégré Citadel, l’un des principaux fonds d’investissement du pays. La même année, M. Timothy Geithner, l’un des protégés de M. Clinton, ancien secrétaire au Trésor de M. Barack Obama, a rejoint Warburg Pincus, un grand fonds d’investissement.

Le monde des affaires sait aussi miser sur ceux qui, demain, pourront faire prévaloir ses intérêts, lui ouvrir les portes des administrations, relayer son discours. Aux États-Unis, bien sûr, mais aussi dans le reste du monde. Cette stratégie permet de rendre désuet le recours aux pots-de-vin et autres enveloppes. Plus besoin de corrompre ! Fini aussi le chantage direct, les menaces, pour obtenir un marché ou des renseignements. On fait désormais dans le soft power, le lobbying.

Le coup d’envoi en France de cette stratégie de l’influence, que d’aucuns pourraient qualifier de trafic d’influence, a été donné en 1986 lorsque Simon Nora, figure tutélaire et emblématique de la haute administration, a intégré à 65 ans la banque d’affaires Shearson Lehman Brothers, devenue par la suite Lehman Brothers. Au cours de la décennie 1990, la mondialisation a accéléré le pantouflage. Désormais, les grands établissements financiers américains, qui veulent pénétrer le marché français et européen, font leurs emplettes au sein de l’élite hexagonale. Toute une génération d’énarques et d’inspecteurs des finances approche de l’âge de la retraite. Leur salaire en tant que hauts fonctionnaires, dirigeants de banques hier nationalisées ou de grandes entreprises, pour être correct, n’avait cependant rien à voir avec ceux pratiqués outre-Atlantique. Banques et fonds d’investissement leur font miroiter la perspective de gagner en quelques années autant que durant toute leur carrière passée. Tentant ! D’autant qu’ils éprouvent le sentiment d’aller dans le sens de l’histoire.

C’est ainsi qu’en 1989 Jacques Mayoux, lorsqu’il était fonctionnaire, président de la Société générale, est devenu le représentant de Goldman Sachs à Paris. Il a été suivi de beaucoup d’autres. À commencer par M. Philippe Lagayette, ancien directeur de cabinet de M. Jacques Delors lorsqu’il était ministre de l’économie, des finances et du budget, ancien directeur général de la Caisse des dépôts, qui rejoignit JP Morgan en 1998. Les énarques dits « de gauche » ne sont pas les derniers à succomber aux sirènes de ce capitalisme de connivence. Ces personnalités sont choisies et touchent de confortables honoraires pour ouvrir les portes et pour faciliter les fusions et les rachats d’entreprises françaises que lanceront les banques.

Au fil des ans, des centaines de sociétés sont passées de main en main par le biais d’achats à effet de levier (leverage buy-out ou LBO). Chaque fois, les banques d’affaires touchent une commission, leurs dirigeants français ayant bien mérité leurs émoluments. Peu importe, finalement, que la France se désindustrialise, que les salariés soient licenciés pour accroître le rendement du capital, que les déficits commerciaux se creusent. L’essentiel n’est-il pas de saisir la vague de cette finance triomphante ? Hier, ou plutôt avant-hier, les fonctionnaires issus des grands corps de l’État — s’ils pantouflaient déja — s’estimaient investis d’une mission : ils servaient la nation. À partir des années 1990, les mentalités changent. La mondialisation a transformé les missionnaires en mercenaires. Le capitalisme débridé a remplacé le capitalisme d’État.

Ce mouvement s’est amplifié au fil des ans. En 2004, M. Charles de Croisset, ancien président du Crédit commercial de France (CCF), a marché dans les traces de Mayoux en devenant conseiller international chez Goldman Sachs et vice-président de Goldman Sachs Europe. Les branches françaises des cinq grandes banques d’investissement américaines sont toutes dirigées par un énarque. M. Jean-François Cirelli, ex-dirigeant de Gaz de France et d’Engie, ancien membre du cabinet du président Jacques Chirac, vient de rejoindre la filiale pour la France et le Benelux de BlackRock. Peu connu du grand public, ce fonds est le premier gestionnaire d’actifs du monde (5 000 milliards de dollars).

Tout aussi symbolique est le parcours de Mme Clara Gaymard. Cette énarque, épouse de M. Hervé Gaymard, ministre de M. Chirac, avait été nommée en 2003 déléguée aux investissements internationaux. De quoi étoffer son carnet d’adresses, l’un des plus fournis de l’énarchie. En 2006, General Electric (GE) lui proposa de prendre la tête de son antenne France, puis la vice-présidence de GE International, l’entité chargée des grands comptes et des relations avec le gouvernement. Elle a servi d’intermédiaire lors du rachat par GE de la division énergie d’Alstom, au printemps 2014. Une fois l’opération achevée, le président du groupe, M. Jeffrey R. Immelt, s’est séparé d’elle brusquement, mais, soyons-en sûrs, avec de bonnes compensations. Pendant dix ans, Mme Gaymard a été l’un des relais essentiels de l’influence américaine en France : membre de la Trilatérale (3), présidente de la Chambre américaine de commerce, membre du conseil d’administration de la French-American Foundation.

Proposer de belles fins de carrière aux seniors, miser sur quelques personnages-clés dans le Tout-Paris médiatico-politique, investir dans de jeunes cadres prometteurs : tels sont les axes de ce soft power qui s’exerce aux quatre coins de la planète. Cet investissement dans la jeunesse se retrouve dans le cas d’Alstom : à la demande du gouvernement français, GE a promis de créer 1 000 emplois nets en France sur trois ans. Mais le groupe s’est au passage engagé à recruter 240 jeunes de haut niveau à la sortie des grandes écoles pour ses « programmes de leadership ». Ces derniers se verront proposer une carrière accélérée chez GE, aux États-Unis et dans le reste du monde. Une opération fort habile de captation des cerveaux ; une manière aussi de vider un peu plus la France de ses forces vives.

Car l’expatriation des capitaux s’accompagne désormais d’un exode des jeunes diplômés vers les États-Unis, mais aussi vers Londres, Singapour ou ailleurs. Ce sont bien souvent les enfants de cette nouvelle caste de managers mercenaires, les relations des parents aidant à leur trouver des postes intéressants dans les multinationales. Dans ce monde globalisé, les élites françaises ont adopté les mêmes comportements et les mêmes ambitions que leurs homologues américaines.

Jean-Michel Quatrepoint

Journaliste ; auteur notamment d’Alstom, scandale d’État, Fayard, Paris, 2015. Soutenez-nous !
Présidente de RT France : «Les médias mainstream ont cessé de faire leur travail»
Présidente de RT France : «Les médias mainstream ont cessé de faire leur travail» Source: Sputnik

L'émergence de RT France comme une source d'information, puis l'annonce du lancement d'une chaîne d'actualité en français semblent agiter le Landerneau médiatique français. Xenia Fedorova dénonce une campagne de dénigrement constante.

Depuis quelques mois, je suis le témoin privilégié d’un phénomène que je n’aurais jamais cru possible dans le pays de Voltaire, célèbre dans le monde entier pour sa liberté d’expression comme pour son appétence pour le débat. Ce phénomène a pour objet la campagne de dénigrement permanent dont est victime RT France, la chaîne de télévision d’information continue… dont le lancement n’a même pas encore eu lieu !

En dépit de ma détermination à ne pas sombrer dans le complotisme, il me faut me rendre à l’évidence. Comment expliquer autrement cet interminable écho de voix médiatiques, répétant inlassablement mot pour mot les mêmes accusations, qu’aucun fait établi ne vient pourtant jamais corroborer, attribuant à RT des sujets jamais diffusés, des papiers jamais écrits, ou même des objectifs secrets reposant sur de pures spéculations ? Le plus triste, c’est que ces accusations pourraient aisément être réfutées en à peine quelques minutes de recherche, ce que tout journaliste digne de ce nom devrait faire avant publication. Pourtant, dès lors qu’il est question de RT, il semble que ces élémentaires vérifications soient rarement, voire jamais effectuées, comme si les médias mainstream n’entendaient pas laisser les faits faire obstacle à leurs scénarios alarmistes pré-écrits.

Durant cette année d’élection présidentielle, cette presse grand public, qui accuse RT de partialité, n’a pour l’essentiel produit qu’une gigantesque et concertée campagne de promotion pour le candidat de son choix, répétant à l’envi les éléments de langage forgés par ses équipes. Dans le même temps, l’équipe de campagne en question nous instrumentalisait dans les grandes largeurs : que la moindre chute de popularité du candidat survienne, le plus petit décrochage dans les sondages, et ce ne pouvait être que le résultat de la propagande insidieusement menée par RT ! Sans pour autant accorder l'accès de son QG de campagne dont toute la presse bénéficiait pourtant à des journalistes qui ne souhaitaient que faire leur travail. Une fois la victoire acquise, le nouvel élu s'est empressé de montrer la voie, s'en prenant ouvertement et publiquement à la petite équipe de journalistes de notre site internet. Pourtant, cette fois encore, pas un seul fait pour étayer ces sempiternelles allégations, pas un seul exemple factuel de nos prétendues pratiques malfaisantes.

En répétant tels des perroquets ces accusations sans jamais chercher à les remettre en question, les médias mainstream ont avant tout tourné le dos à leurs responsabilités, cessé de faire leur travail. Ironie du sort : ces médias qui alertaient partout sur la nécessité impérieuse de lutter contre les fake news en sont devenus les principaux propagateurs. Aujourd'hui, il est devenu totalement acceptable, voire très tendance, de porter des accusations contre RT, quel qu'en soit le ridicule.

Couverture des Inrockuptibles du 20 septembre 2017 consacrée au lancement de la chaîne RT France

Il semblerait même que succomber à cette mode du RT-bashing soit devenu plus important pour ces médias que d’assurer la couverture d'événements bien plus sérieux qui devraient pourtant tous nous préoccuper, journalistes comme citoyens. La lutte contre Daesh, la crise humanitaire au Yémen, les atteintes aux droits de l'homme en Arabie saoudite ou la montée du racisme et du néonazisme, aux Etats-Unis comme en Europe, sont-ils soudain devenus des sujets secondaires ?

C'est en tout cas l'opinion que doivent entretenir les lecteurs de cette presse grand public dont la consommation semble inciter à penser qu'il n'est de plus pressante menace pour l'ordre mondial que l'arrivée de RT France dans le paysage audiovisuel français !

S'il est vrai que RT France est un média en ligne qui connaît une forte croissance, il ne faut pas pour autant oublier que nous ne sommes qu'une petite équipe, une voix sur la scène médiatique française parmi des centaines, et même des milliers d'autres ! Prétendre que nous serions en mesure de peser sur les élections ou la politique menée par un pays – ce qui n'entrera jamais dans nos intentions, étant l'antithèse de la pratique journalistique – est tout simplement absurde.

La clé de notre succès est précisément de donner la parole à un large spectre d'acteurs de la société, politiques comme sociaux. Or le public, et en particulier sa frange la plus jeune, est las de cette couverture à sens unique, de lire les mêmes papiers, les mêmes mensonges partout. C'est cette perte de confiance du lectorat qui menace réellement les médias mainstream, et certainement pas le lancement de la chaîne d'info de RT France !

Cette fameuse chaîne verra le jour en décembre 2017, comme l'a validé le CSA. Notre équipe recrutée localement et donc composée de journalistes francophones, traitera de l'actualité tant nationale qu’internationale avec à l'esprit les valeurs-clés de RT : l'exploration en profondeur de sujets sous-traités ailleurs, la couverture d'événements d'un point de vue alternatif, et surtout, le décloisonnement de la chambre d'écho médiatique, afin d'offrir à nos téléspectateurs une vision plus globale et plus complète des événements. Alors, enfin, notre audience pourra nous juger. Sur notre travail. Ni plus, ni moins.

Xenia Fedorova​

Présidente de RT France