WWIII : Le référendum KURDE pour un ETAT KURDE en IRAK, dans le cadre du morcellement de l'IRAK et de la SYRIE, pour le Grand KURDISTAN et le Grand ISARËL, est une initiative des USA, qui veulent s'emparer des richesse en GAZ et PETROLE du MOYEN ORIENT. LES RUSSES Y SONT OPPOSES.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Le référendum KURDE pour un ETAT KURDE en IRAK, dans le cadre du morcellement de l'IRAK et de la SYRIE, pour le Grand KURDISTAN et le Grand ISARËL, est une initiative des USA, qui le démentent, mais qui veulent s'emparer des richesse en GAZ et PETROLE du MOYEN ORIENT. LES RUSSES Y SONT OPPOSES.

Le Grand Israël comme le Grand Kusdistan se ferait sur le dos de l'IRAK et de la Syrie, rien à voir avec les républiques de Donetsk et de Lougansk, qui se sont autodéterminées, par un vote majoritaire des habitants qui habitent sur place. Dans le cas des Kurdes et d'Israël, il s'agit de s'accaparer de territoires et de plus est, de champ de gaz et de pétrole, ainsi que les gazoduc et les oléoducs qui vont avec.

C'est du vol que les USA comptent soutenir, pour se servir à bon marché, comme ils le font en Irak depuis les Bush.

L’Oncle Sam face à la Russie en Syrie orientale – Le scénario du cauchemar

L’effondrement imminent de l’Etat Islamique (ISIS), a provoqué une compétition pour gagner du terrain dans la partie orientale pétrolière de la Syrie, qui oppose les forces soutenues par les les États-Unis à la coalition syrienne menée par la Russie, l’Iran et le Hezbollah. C’est le scénario de cauchemar que tout le monde voulait éviter. Les armées de Washington et de Moscou convergent maintenant sur la même zone, tout en augmentant considérablement la probabilité d’une conflagration entre les deux superpuissances nucléaires. La seule manière de l’éviter serait qu’une des parties recule, ce qui semble de plus en plus improbables.

Cette situation peut être facilement expliquée. La vaste étendue de territoire capturée par l’ISIS diminue constamment en raison de la persévérance obstinée de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) qui a libéré la plupart des campagnes à l’Ouest de la rivière Euphrate, y compris l’ancien bastion de l’ISIS à Deir Ezzor, une garnison critique au centre des combats. L’ISIS subit également une pression depuis le Nord, où les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis, bombardent leur capitale Raqqa tout en déployant des troupes et des chars vers le Sud dans les champs de pétrole de la province de Deir Ezzor.

Washington a précisé qu’il voulait que son armée par procuration [composée de combattants arabes et kurdes, ndlr] contrôle la zone à l’Est de l’Euphrate, établissant une partition douce entre l’Est et l’Ouest. Les États-Unis veulent également contrôler les vastes ressources pétrolières de Deir Ezzor afin d’assurer un flux continu de revenus pour l’Etat kurde émergeant.

Le Président syrien Bashar al-Assad a déclaré maintes fois qu’il n’accepterait jamais le partage du pays. Mais la décision ne sera pas prise par Assad seul. Ses partenaires de la coalition – Moscou, Beyrouth et Téhéran – contribueront également à façonner le règlement final. En ce qui concerne Poutine, il semble extrêmement improbable qu’il risquerait une guerre prolongée et sanglante avec les États-Unis simplement pour reprendre chaque pouce carré du territoire syrien. Le président russe permettra probablement aux États-Unis de garder ses bases dans le Nord-Est à condition que des zones cruciales soient concédées au régime. Mais où sera la ligne de séparation, telle est la question ?

Les États-Unis veulent contrôler la zone à l’est de l’Euphrate, comprenant les champs pétrolifères lucratifs. C’est pourquoi ils ont déployé des troupes des FDS vers le Sud, bien qu’elles soient encore nécessaires à Raqqa. Au début de cette semaine il semblait que l’armée syrienne avait un avantage sur les Forces Démocratiques Syriennes alors que ses troupes et ses véhicules blindés traversaient l’Euphrate en direction de l’Est vers les champs de pétrole. Mais les rapports qui ont été publiés jeudi dernier indiquent que les Forces Démocratiques Syriennes les ont battus d’un seul coup. Ceci vient du Front Sud :

« Jeudi, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis, se sont emparées des champs pétroliers de Tabiyeh et d’al-Isba dans la campagne au Nord-Ouest de Deir Ezzor, selon des sources pro-Kurdes. Si ces rapports sont confirmés, les FDS contrôleront plus de la moitié des réserves du pétrole de la Syrie. De plus, cela signifie que les FDS ont bloqué la voie – du moins en partie – aux troupes de l’Armée arabe syrienne sur la rive est de la rivière Euphrate ». (« Les Forces Démocratiques Syriennes s’emparent de champs pétroliers stratégiques à Deir Ezzor », front Sud).

C’est un revers majeur pour la coalition russe. Cela signifie que l’Armée Arabe Syrienne soutenue par l’Armée de l’Air russe devra se battre contre un groupe qui, jusqu’à présent, était un allié dans la guerre contre ISIS. Maintenant, il est clair que les FDS, principalement des Kurdes, ne sont pas des alliés, mais un ennemi qui veut piller les ressources de la Syrie et l’affaiblir sur son flanc Est.

La nouvelle de l’arrivée des FDS sur les champs de pétrole, est venue quelques heures seulement après que le porte-parole du Ministère de la Défense russe, le Major-Général Igor Konashenkov, ait adressé un sévère avertissement aux États-Unis et au FDS en indiquant que la Russie réagirait si les positions de l’Armée syrienne étaient à nouveau attaquées. Citation:

« La Russie a averti les commandants des forces américaines aériennes stationnées à Al Udeid Airbase (Qatar), qu’il ne sera toléré aucun bombardement provenant des zones où les FDS sont stationnées. Les tirs provenant des positions contrôlées par les FDS seront contrés par tous les moyens nécessaires. »

Irak : malgré les pressions de Bagdad, Téhéran et Ankara, les Kurdes votent pour leur indépendance
© Alaa Al-Marjani Source: Reuters
Un homme se tient devant une affiche en faveur du referendum pour le Kurdistan en Irak à Erbil, le 24 septembre

Ignorant les menaces de la Turquie, de l'Iran et des autorités irakiennes, les Kurdes irakiens votent le 25 septembre pour ou contre leur indépendance. «Le partenariat a échoué avec Bagdad et nous ne le reprendrons pas», assure le président kurde.

Les Kurdes d'Irak ont commencé à voter le 25 septembre pour leur indépendance, lors d'un référendum historique qui devrait aboutir à la création d'un Etat. Le résultat de cette consultation ne mènera pas à une déclaration d'indépendance immédiate, mais marquera le début d'un processus de discussions avec Bagdad pour négocier les frontières du futur Etat. Lire aussi

Initié par le président kurde Massoud Barzani, le scrutin se tient non seulement dans la région autonome du Kurdistan au nord de l'Irak – qui comprend les provinces d'Erbil, Souleimaniyeh et Dohouk – mais aussi dans des zones que se disputent les Kurdes et le gouvernement central irakien.

Lors d'une conférence de presse le 24 septembre dans sa capitale d'Erbil, Massoud Barzani s'est montré inflexible : «Le partenariat a échoué avec Bagdad et nous ne le reprendrons pas. Nous sommes arrivés à la conviction que l'indépendance permettra de ne pas répéter les tragédies du passé.»

«Nous nous attendons à des réactions d'un côté ou de l'autre, mais nous en sommes venus à une conviction : quel que soit le risque et le prix, c’est mieux que d'attendre un sombre destin», a-t-il martelé d'une voix calme mais ferme.

Opposition et menaces de Bagdad, Téhéran et Ankara

Cette consultation populaire se tient en effet dans un contexte de forte tension avec Bagdad, qui y est fermement opposé. Ces derniers jours, le Premier ministre irakien Haider al-Abadi assurait encore qu'il prendrait «les mesures nécessaires pour assurer l'unité du pays». La Cour suprême irakienne, la plus haute instance judiciaire du pays, a même annoncé la suspension du scrutin pour en examiner la constitutionnalité. Mais dans cette région qui dispose déjà d'une grande autonomie, il est très difficile pour le pouvoir irakien de faire respecter sa volonté.

Le Premier ministre irakien refuse néanmoins toujours le divorce. «Prendre une décision unilatérale affectant l'unité de l'Irak et sa sécurité ainsi que la sécurité de la région avec un référendum de séparation est contre la Constitution et la paix civile», a-t-il insisté la veille du scrutin.

Des pays voisins, comme la Turquie et l'Iran, sont également inquiets de voir leurs minorités kurdes suivre cet exemple, et ont menacé la région autonome de représailles. L'Iran a assuré qu'elle fermerait ses frontières avec le Kurdistan irakien s'il venait à gagner son indépendance, et a d'ores et déjà stoppé tous ses vols commerciaux vers la région. La Turquie, elle, a déjà averti que les représailles auraient des volets sécuritaires et économiques, alors que son armée a intensifié ses manœuvres à la frontière.

S'il n'a pu empêcher la tenue du scrutin, le gouvernement irakien espère maintenir une forte pression économique sur le Kurdistan. Bagdad a demandé le 24 septembre à tous les pays de ne traiter qu'avec lui pour toutes les transactions pétrolières. Le Kurdistan produit en moyenne 600 000 barils par jour dont 550 000 sont exportés via Ceyhan, en Turquie.

Lire aussi : Washington «fermement opposé» au référendum d'indépendance du Kurdistan irakien

 

Référendum kurde: Ankara a-t-il une guerre dans le viseur?
© AFP 2017 ADEM ALTAN

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Polémique autour du référendum kurde (2017) (29)
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La Turquie n’envisage pas de déclarer la guerre, suite au référendum des Kurdes d’Irak tenu ce lundi, mais s’engage par contre à entreprendre toutes les mesures nécessaires afin de se protéger, a déclaré le Premier ministre turc, Binali Yıldırım.

Les Kurdes d'Irak ont commencé à voter lundi matin pour leur indépendance lors d'un référendum vivement décrié par la communauté internationale.

Or, la Turquie a exprimé à de nombreuses reprises son opposition catégorique à ce scrutin, craignant que la création d'un État kurde en Irak ne renforce les velléités séparatistes de sa propre minorité kurde dans le sud-est du pays, théâtre d'une rébellion sanglante depuis 1984.

«Nous ne déclarons pas la guerre, mais nos citoyens n'ont pas à s'inquiéter puisque nous allons protéger notre sécurité nationale», a déclaré le Premier ministre turc Binali Yıldırım, cité par la chaîne turque NTV.

«Le référendum qui se tient aujourd'hui […] est nul et non avenu. Nous ne reconnaissons pas cette initiative», a déclaré lundi dans un communiqué le ministère turc des Affaires étrangères.

Le Parlement turc a renouvelé pour un an samedi le mandat qui permet à l'armée d'intervenir en Irak et en Syrie, et qui devait arriver à expiration le 30 octobre.

Le ministère turc des Affaires étrangères a par ailleurs conseillé lundi aux Turcs présents dans les provinces kurdes irakiennes d'Erbil, Dohouk et Souleimaniyeh de partir si leur présence dans ces régions n'était pas indispensable, en mettant en garde contre des risques sécuritaires liés au référendum. Par ailleurs, Ankara mène depuis déjà huit jours des manœuvres militaires à la frontière sud de l'Irak, auxquelles prennent part au moins 20 chars de combats.

L'opposition de la Turquie à l'indépendance du Kurdistan irakien est susceptible de compromettre la viabilité d'un éventuel État kurde, notamment parce que le Kurdistan irakien tire ses principales recettes de l'exportation du pétrole qui se fait via un oléoduc débouchant dans le port turc de Ceyhan.

L’Oncle Sam face à la Russie en Syrie orientale – Le scénario du cauchemar

L’effondrement imminent de l’Etat Islamique (ISIS), a provoqué une compétition pour gagner du terrain dans la partie orientale pétrolière de la Syrie, qui oppose les forces soutenues par les les États-Unis à la coalition syrienne menée par la Russie, l’Iran et le Hezbollah. C’est le scénario de cauchemar que tout le monde voulait éviter. Les armées de Washington et de Moscou convergent maintenant sur la même zone, tout en augmentant considérablement la probabilité d’une conflagration entre les deux superpuissances nucléaires. La seule manière de l’éviter serait qu’une des parties recule, ce qui semble de plus en plus improbables.

Cette situation peut être facilement expliquée. La vaste étendue de territoire capturée par l’ISIS diminue constamment en raison de la persévérance obstinée de l’Armée Arabe Syrienne (AAS) qui a libéré la plupart des campagnes à l’Ouest de la rivière Euphrate, y compris l’ancien bastion de l’ISIS à Deir Ezzor, une garnison critique au centre des combats. L’ISIS subit également une pression depuis le Nord, où les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis, bombardent leur capitale Raqqa tout en déployant des troupes et des chars vers le Sud dans les champs de pétrole de la province de Deir Ezzor.

Washington a précisé qu’il voulait que son armée par procuration [composée de combattants arabes et kurdes, ndlr] contrôle la zone à l’Est de l’Euphrate, établissant une partition douce entre l’Est et l’Ouest. Les États-Unis veulent également contrôler les vastes ressources pétrolières de Deir Ezzor afin d’assurer un flux continu de revenus pour l’Etat kurde émergeant.

Le Président syrien Bashar al-Assad a déclaré maintes fois qu’il n’accepterait jamais le partage du pays. Mais la décision ne sera pas prise par Assad seul. Ses partenaires de la coalition – Moscou, Beyrouth et Téhéran – contribueront également à façonner le règlement final. En ce qui concerne Poutine, il semble extrêmement improbable qu’il risquerait une guerre prolongée et sanglante avec les États-Unis simplement pour reprendre chaque pouce carré du territoire syrien. Le président russe permettra probablement aux États-Unis de garder ses bases dans le Nord-Est à condition que des zones cruciales soient concédées au régime. Mais où sera la ligne de séparation, telle est la question ?

Les États-Unis veulent contrôler la zone à l’est de l’Euphrate, comprenant les champs pétrolifères lucratifs. C’est pourquoi ils ont déployé des troupes des FDS vers le Sud, bien qu’elles soient encore nécessaires à Raqqa. Au début de cette semaine il semblait que l’armée syrienne avait un avantage sur les Forces Démocratiques Syriennes alors que ses troupes et ses véhicules blindés traversaient l’Euphrate en direction de l’Est vers les champs de pétrole. Mais les rapports qui ont été publiés jeudi dernier indiquent que les Forces Démocratiques Syriennes les ont battus d’un seul coup. Ceci vient du Front Sud :

« Jeudi, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis, se sont emparées des champs pétroliers de Tabiyeh et d’al-Isba dans la campagne au Nord-Ouest de Deir Ezzor, selon des sources pro-Kurdes. Si ces rapports sont confirmés, les FDS contrôleront plus de la moitié des réserves du pétrole de la Syrie. De plus, cela signifie que les FDS ont bloqué la voie – du moins en partie – aux troupes de l’Armée arabe syrienne sur la rive est de la rivière Euphrate ». (« Les Forces Démocratiques Syriennes s’emparent de champs pétroliers stratégiques à Deir Ezzor », front Sud).

C’est un revers majeur pour la coalition russe. Cela signifie que l’Armée Arabe Syrienne soutenue par l’Armée de l’Air russe devra se battre contre un groupe qui, jusqu’à présent, était un allié dans la guerre contre ISIS. Maintenant, il est clair que les FDS, principalement des Kurdes, ne sont pas des alliés, mais un ennemi qui veut piller les ressources de la Syrie et l’affaiblir sur son flanc Est.

La nouvelle de l’arrivée des FDS sur les champs de pétrole, est venue quelques heures seulement après que le porte-parole du Ministère de la Défense russe, le Major-Général Igor Konashenkov, ait adressé un sévère avertissement aux États-Unis et au FDS en indiquant que la Russie réagirait si les positions de l’Armée syrienne étaient à nouveau attaquées. Citation:

« La Russie a averti les commandants des forces américaines aériennes stationnées à Al Udeid Airbase (Qatar), qu’il ne sera toléré aucun bombardement provenant des zones où les FDS sont stationnées. Les tirs provenant des positions contrôlées par les FDS seront contrés par tous les moyens nécessaires. »

Rétrospectivement, il semble que les FDS aient déjà décidé une escalade avec le gouvernement. Washington utilise les FDS pour s’emparer des champs de pétrole et contrôler tout le côté Est de l’Euphrate. Il ne fait aucun doute que ces unités de combat des FDS sont accompagnées par des Forces Spéciales Américaines qui assurent les communications, un soutien logistique et tactique. Cette opération porte la signature de Washington.

Le vendredi matin, les troupes de l’Armée gouvernementales dirigées par le 5ème Corps d’Assaut contre l’ISIS, ont pris le contrôle total du village de Khusham, sur la rive Est de la rivière Euphrate, près de la ville de Deir Ezzor. Le village occupe un lieu stratégique qui bloque une route reliant la zone contrôlée par les FDS aux champs pétroliers d’Omar.

Voulez-vous la photo ? Les forces soutenues par les États-Unis et les membres de la coalition russe opèrent maintenant sur le même théâtre essayant de s’emparer des mêmes morceaux de territoires riches en pétrole. Cela a toutes les caractéristiques d’une collision frontale majeure.

Poutine est un homme prudent et raisonnable, mais il ne livrera pas les champs de pétrole de la Syrie sans se battre. En outre, Assad a besoin des recettes pétrolières pour financer la reconstruction de son pays décimé. Tout aussi important : il a besoin du territoire à l’Est de Deir Ezzor pour établir une route terrestre reliant Beyrouth à Damas, Bagdad et Téhéran, la ainsi appelée autoroute arabe. Le travail de Poutine consiste à rassembler autant de pays que nécessaire pour créer un Etat viable. Donc, bien qu’il permette aux FDS et aux militaires américains d’occuper des parties du Nord-Est, il ne va pas abandonner des ressources cruciales ou un territoire stratégiquement situé.

Alors, qu’est-ce que tout cela veut dire ? Cela signifie-t-il que la Russie soutiendra les tentatives d’Assad de libérer les champs de pétrole, même si cela pourrait déclencher une guerre plus ample avec les États-Unis ? Oui, c’est exactement ce que cela signifie.

Poutine ne veut pas une bagarre avec l’oncle Sam, mais il ne va pas abandonner un allié non plus. Donc, il y aura une confrontation car aucune des parties ne veut renoncer à ce qu’elle estime nécessaire pour réussir. Telle est la situation. Alors que l’impasse commence à prendre forme dans l’Est de la Syrie, les deux superpuissances rivales se préparent au pire. De toute évidence, nous avons atteint le moment le plus dangereux dans ces six longues années de guerre.

 Par Mike Whitney | 22 Septembre 2017

Article original : Counterpunch

Traduit par Jean-Louis Scarsi pour Arrêt sur info

Source: http://arretsurinfo.ch/loncle-sam-face-a-la-russie-en-syrie-orientale-le-scenario-du-cauchemar/

Mobilisation générale! Pour Morgan Freeman, la Russie a déclaré la guerre aux États-Unis
© AP Photo/ Chris Pizzello/Invision

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La Main du Kremlin 287209977179

L’acteur Morgan Freeman estime que les USA sont engagés dans une guerre lancée par la Russie et appelle à lui faire face. Mais à force de mettre en garde contre la Main du Kremlin, ce soi-disant agresseur principal du monde, on néglige souvent le fait que c’est plutôt un autre pays qui a l’habitude de se mêler des conflits internationaux.

Saper la démocratie des États-Unis, intervenir dans le processus électoral des pays occidentaux par le biais de cyberattaques, venger la chute de l'URSS et faire la guerre aux États-Unis: d'après une vidéo créée par le Comité pour une enquête sur la Russie, c'est un scénario évident que la Main du Kremlin met actuellement en place. L'acteur américain Morgan Freeman, qui incarne le Comité dans la vidéo, met en garde ses compatriotes: «Nous avons été attaqués. Nous sommes en guerre». Rien de moins, s'il vous plaît.

Dans son discours, la vedette invite les spectateurs à imaginer le «scénario d'un film» sur un agent du KGB qui aurait décidé de venger la chute de son pays et serait ainsi devenu Président. C'est à ce moment-là qu'on voit apparaître sur l'écran Vladimir Poutine et des images d'archive prise en Russie à l'époque post-soviétique. Morgan Freeman déclare que les États-Unis sont l'ennemi juré de la personne à l'écran.

Ensuite, l'acteur accuse la Russie d'avoir perpétré des cyberattaques contre les pays démocratiques et d'avoir répandu de «la propagande». Il termine son discours en appelant Donald Trump à «dire la vérité» à son peuple et à s'exprimer devant eux au sujet de «l'ingérence russe» dans l'élection présidentielle américaine.

«Le monde libre compte sur nous et sur notre leadership», conclut Morgan Freeman

L'échecs. Image d'illustration

Pendant que Poutine mate l’Europe… l’Occident mate la Russie!
CC0 / Pixabay International
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La Main du Kremlin 9110000273

Scandale dans le landerneau médiatique! RT va prochainement lancer sa chaîne de télévision en France, qui est accusée, avant même de diffuser, d’être un outil de manipulation de l’opinion au service de la Main du Kremlin. En revanche, qu’une dizaine de médias occidentaux émettent à destination du public russe est tout à fait normal.

À l'instar de ces membres du Congrès américain qui ont accusé radio Sputnik d'influencer les élections… six mois avant de commencer à émettre, la presse française sait déjà à quoi s'en tenir avec la chaîne de télévision RT, qui va débuter la diffusion de ses programmes en France en décembre prochain. Ce média public russe, c'est forcément La Main Du Kremlin, qui de ses doigts habiles, va manipuler la fragile opinion française, à coups de fake news, de calomnies et d'information prorusses.

C’était par exemple le sens de certaines questions posées par nos confrères de Ouest France à Xenia Fedorova, présidente de RT France.Nos confrères des Inrockuptibles font même leur Une sur le sujet, avec un inquiétant portrait du Président russe et un titre des plus sobres: «Poutine vous mate».

BIG P IS WATCHING YOU (en kiosque ce matin !) http://boutique.lesinrocks.com/Poutine-2017/ 

A tout seigneur, tout honneur, les États-Unis disposent du plus dense réseau de désinformation et de propagande —pardon ça c'est la Main du Kremlin, naturellement- du plus dense réseau d'information sur fonds publics à destination de la Russie.

Ainsi les célèbre Radio Free Europe et Radio Liberty, ont-elle fusionné en 1976 pour devenir Radio Free Europe/Radio Liberty. Quelle que soit la dénomination de ce réseau, il est de statut privé… mais intégralement financé par le Congrès et surveillé par un organisme dont les membres sont nommés par le Président américain, le Broadcasting Board of Governors (BBG).

Radio Free Europe/Radio Liberty dispose de pas moins de trois antennes qui émettent en russe, à destination des Russes:

Radio Svoboda, ou radio Liberté en russe, est une station generalist en ligne. Plus étonnants sont les cas de «La Crimée —Réalités» et de «Le Caucase- Réalités». Comme leur nom l'indique, elles sont spécifiquement consacrées aux problématiques des régions en question. Si l'on pourrait comprendre, les USA ne reconnaissant pas le rattachement de la Crimée à la Russie, que la péninsule soit traitée «à part», le cas du Caucase Nord laisse vraiment perplexe. Imaginez un instant que nous lancions une chaîne «Sputnik Pays basque», «Corse réalités» ou encore «Catalogne infos». Ne serions-nous pas accusés de fomenter le séparatisme en France?

D’ailleurs, l’installation de notre bureau britannique à Édimbourg, en Écosse, plutôt qu’à Londres, avait suscité des réactions… pour le moins animées.

Vient ensuite la célèbre voix de l'Amérique, Voice of America. Citons Wikipédia, cela nous évitera de nous faire accuser de mensonge éhonté, VoA «est le service de diffusion internationale par radio et télévision du gouvernement américain. Contrairement à la Deutsche Welle, Radio France internationale ou BBC World Service, VOA est directement contrôlé par l'État.». Comme Radio Free Europe/Radio Liberty, Voice of America est financée par le Congrès, un budget en constante augmentation et elle est indirectement surveillé par le BBG.

En Russie, si Voice of America a renoncé en 2014 à diffuser sur la bande AM (que personne n'écoutait plus), elle est bien présente sur Internet et a lancé conjointement avec leurs frères siamois de Radio Free Europe/Radio Liberty la chaîne de télévision «Current Time». Celle-ci est cocassement qualifiée par le BGG (l'État américain, donc) de «chaîne info indépendante (sic.) en langue russe».

Pas loin derrière Washington, la perfide Albion dispose aussi de ses canaux pour diffuser la bonne parole derrière l'ex-rideau de fer (certains réflexes ont la vie dure). Si la célèbre BBC a abandonné ses diffusions sur la bande FM en 2007, elle dispose néanmoins d'un imposant portail Internet d'information… pas toujours d'un flegme exemplaire.

«Les Russes et les Biélorusses effectuent les manœuvres Zapad 2017, mais est-ce que les Biélorusses sont sûrs de ne pas être eux-mêmes la cible d'une invasion?», proclame par exemple ce tweet.

Россия и Белоруссия проводят учения "Запад-2017". Но уверены ли белорусы, что сами не станут объектом вторжения? http://www.bbc.com/russian/features-41290904 …

​C'est vrai, ça, à défaut de s'emparer de la Pologne, des Pays baltes ou du Liechtenstein, Moscou pourrait envahir un allié, juste pour rire…

Et le ton n'est pas forcément plus mesuré pour RFI Russie, le réseau radio français international, qui a un portail où l'on peut lire et entendre en russe le point de vue français sur l'actualité international et russe. Ces exemples de Tweet donnent le ton:

Twitter

RFI на русском @RFI_Ru Аятолла Милонов и геееды-террористы http://rfi.my/1532.t  ​«L'"ayatollah" Milonov et les "gayvores" terroristes», affirme celui-ci, façon «Tabloïd», tandis que cet autre mate bien la Russie en expliquant que «Poutine a créé un système de corruption des élites allemandes»:Игорь Эйдман: «Путин создал систему коррумпирования немецких элит» Анна Строганова mediaСоциолог Игорь Эйдман хочет объединить русскоязычную общину Германии против кремлевской пропаганды© Facebook Живущий в Берлине социолог Игорь Эйдман решил объединить русскоязычных жителей Германии, выступающих против кремлевской пропаганды. На днях он создал Форум русскоязычных европейцев в Германии и начал в Facebook сбор подписей под декларацией оргкомитета Форума. «Некоторые немецкие СМИ фактически ставят знак равенства между русскоязычными жителями и сторонниками Путина. В реальности — это далеко не так», — говорится в обращении, которое подписали более ста человек. В интервью RFI Эйдман рассказал, зачем нужна новая организация и чем она будет заниматься. Почему вы решили опубликовать декларацию именно сейчас?                   ​Enfin, même les Allemands tentent de tordre le cou aux mensonges supposés de La Main Du Kremlin jusque sous les fenêtres de Poutine. Deutsche Welle, «l'onde allemande», si l'on en croit son nom, s'inscrit aussi dans cette tradition de diffuseurs publics radio ayant opéré une bascule quasi-complète sur le Web. C'est en tout cas le cas en Russie, où le média public allemand touche son audience sur la Toile.