WWIII : Le surendettement de la France est chronique, le denier bilan annuel excédentaire de la France date de 1974, depuis 43 ans l'ETAT Français s'endette plus qu'il ne le devrait, cela va nous péter à la gueule, c'est pour 2018, enlever vite votre épargne des Banques .

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Le surendettement de la France est chronique, le denier bilan annuel excédentaire de la France date de 1974, depuis 43 ans l'ETAT Français s'endette plus qu'il ne le devrait, cela va nous péter à la gueule, c'est pour 2018, enlever vite votre épargne des Banques . La dette de la France a dépassé les 2200 Milliards, ce qui nous amène à comparer notre PIB de 2200 milliards d'euros en 2016, et cela signifie que notre dette est de 100/100 du PIB.

Cette dette de la France, ne comporte pas les retraites des fonctionnaires, 2 à 3 fois plus élevées que les retraites du privé, pour des postes et responsabilités équivalentes. Un ingénieur du privé gagne en moyenne comme un prof d'éducation physique du public soit aux environs de 2000 euros par mois. Dans le privé on paie également trois fois plus que dans le public pour obtenir ses cotisations retraites, car celles-ci sont calculées sur les 25 meilleures années parmi 40 ans de travail, alors que dans le public, ce n'est que sur les six derniers mois avant de partir à la retraite avec une augmentation.

Un Ingénieur Général dans l'Armée, gagne en moyenne 9000 euros par mois. Ces retraites sont comptabilisées chaque année dans la colonne dépense de l'Etat, et bien qu'elle augmentent pour les fonctionnaires qui sont des privilégiés dans la situation où en est la France, l'Etat depuis 6 ans n'a pas augmenté les retraites du privé, pire il les ponctionne avec de nouvelles taxes comme la CSG.

Les retraités bientôt dans la rue pour protester contre la hausse de la CSG:

À partir du 1er janvier 2018 les retraités qui touchent au-delà de 1200 euros par mois de pension de retraite auront à subir l’augmentation de 1,7 point de CSG. Ils manifesteront le 28 septembre.

Les promesses de Macron pour ne faire plus qu'un seul régime de retraite, ne sont pas crédibles, car à même échelon, même indice, même compétence et mêmes diplômes, le Public se paiera toujours ses retraites sur le Privé dans une proportion de 1 à 3.

La précarité des travailleurs du privé, avec les lois Macron, va se détériorer, ce qui va entrainer la baisse des revenus et donc des retraites.

La volonté du gouvernement d'accueillir des migrants, se traduit par des retraites versées au migrants, qui n'ont jamais cotisé en France, sur le base de 1200 euros par mois. On voit très bien que la valeur travail, de ce gouvernement n'est pas prise en compte, ni les cotisations versée, car celui qui vient en France à l'âge de la retraite, bénéficie de la moyenne des retraites Française, sans avoir travaillé.

Quand on pense aux petites retraites françaises des ouvriers agricoles, ou d'autres, qui ont penné pendant 40 ans pour n'avoir que 400 euros par mois, on se dit que le Français n'a plus qu'à se transformer en migrant, en jetant tous se papiers, et en demandant l'asile, politique sous le prétexte que la France qui profite du travail des français n'est pas reconnaissante envers ses travailleurs, du fait de la Politique à Macron.

Si la France est dans cet état, c'est que les bénéfices sur les entreprises qu'elle collecte, baissent d'année en année. Avec 33% de taxe en moyenne, bientôt 28%, seules les petites et moyennes entreprises payent l'impôt sur le bénéfice, toutes les entreprises avec un réseau international, déclarent des pertes en France pour ne rien payer, et s'installent dans des paradis fiscaux pour ne payer que 5% en moyenne.

C'est d'ailleurs ce que rapporte réellement l'impôt sur les sociétés après que l'Etat ait fait ses transferts de subventions au uns et de collectes aux autres. S'il n'y avait pas ces transferts où aides de l'Etat aux entreprises subventionnées, en concurrence illégale, nous serions un Paradis fiscal, qui attire les entreprises au lieu de les perdre, et nous serions au plein emploi.

La journée à 1 million d’euros de Muriel Pénicaud

Jeudi, 27 Juillet, 2017 L'Humanité
 
80 c’est, en années de smic net, l’équivalent de la plus-value touchée par Muriel Pénicaud sur la revente de ses stock-options. Photo : Bertrand Guay/AFP

Révélation. Muriel Pénicaud a réalisé en 2013 une plus-value de 1,13 million d’euros sur ses stock-options en tant que dirigeante de Danone, profitant de la flambée en Bourse qui a suivi l’annonce de 900 suppressions d’emplois du groupe en Europe.

Plus d’un million d’euros de plus-values boursières par un simple jeu d’écritures : c’est la somme gagnée en une journée par Muriel Pénicaud comme directrice générale des ressources humaines (DGRH) chez Danone, le 30 avril 2013. Et cela alors que le groupe s’apprêtait à supprimer 900 emplois de cadres, dont 230 en France. L’information fait tache sur le CV de la ministre du Travail, au moment où celle-ci défend mordicus au Sénat l’idée que faciliter les licenciements sera in fine bénéfique à l’emploi et donc aux salariés.

Selon les comptes officiels de Danone pour l’année 2013 que l’Humanité a consultés, Muriel Pénicaud a en effet perçu un gros paquet de stock-options pour ses états de service au comité exécutif du groupe alimentaire. Enregistrée par l’Autorité des marchés financiers à la date du 30 avril 2013, la transaction porte sur un lot de 55 120 actions acquises à une valeur de 34,85 euros l’unité, bien en dessous du cours de l’action ce jour-là, et revendues aussitôt pour l’essentiel (52 220 actions) à 58,41 euros l’unité, au cours du marché. Soit 1 920 932 euros à l’achat, et 3 049 966,54 euros à la revente. Bilan de l’opération : une plus-value immédiate de 1 129 034,54 euros, non comptées les 2 900 stock-options restant alors en sa possession. 

La cagnotte boursière de 1,13 million d’euros de Muriel Pénicaud n’est pas tombée du ciel. Pour réaliser un tel bénéfice de près de 60 % sur sa mise de départ, la ministre a profité de la remontée de l’action qui a suivi l’annonce d’un plan de restructuration du groupe, faisant grimper le cours dans les semaines qui ont précédé la transaction. Dans le cadre d’« économies de fonctionnement » de 200 millions d’euros décidées en 2012, la direction de Danone a, en effet, annoncé, le 19 février 2013, la « suppression d’environ 900 postes managériaux et administratifs répartis dans 26 pays européens ».

Le titre Danone s’envole à 55-60 euros en avril-mai

Un choix immédiatement salué par les marchés financiers par un bond du titre, comme l’a relevé toute la presse à l’époque. « La Bourse achète ce discours : l’action prenait presque 5 % mardi matin (19 février 2013 – NDLR) en début de séance », soulignait ainsi le Figaro. « À court terme, des destructions d’emplois peuvent remonter le cours de l’action et vont donc bénéficier au capital, contre la production et la valeur ajoutée », confirme l’économiste spécialiste des entreprises qui siège au Conseil économique, social et environnemental (Cese), Frédéric Boccara, membre des Économistes atterrés et de la direction du PCF.

À partir de cette date, le cours de l’action marque en effet une césure nette : d’une cotation située au-dessous de 52 euros l’action avant l’annonce du plan de destruction d’emplois, le titre Danone s’envole à 55-60 euros en avril-mai, accélérant plus vite que la moyenne du CAC 40, pour ne plus redescendre avant octobre 2013. Tout bon pour Muriel Pénicaud, qui fait valoir ses stock-options pile à l’expiration du délai de garde de quatre ans exigé par Danone pour en bénéficier.

Quand il procède à cette restructuration, le groupe est pourtant loin d’être au bord de la faillite. Danone vient au contraire de battre le record de son chiffre d’affaires, passant pour la première fois en 2012 le cap des 20 milliards d’euros dans le monde, en hausse de 8 % en un an. Et les perspectives pour 2013 sont bonnes, avec une nouvelle progression escomptée d’au moins 5 %. Mais, pour le PDG du leader mondial des produits laitiers et numéro deux des eaux en bouteilles, Franck Riboud, la marge avant impôts de Danone, déjà très élevée à 14,18 %, soit près de 3 milliards d’euros, est encore insuffisante. L’Europe montre des signes de fléchissement, avec une baisse des ventes de 3 % et une marge de « seulement » 15,66 %, supérieure aux autres continents, mais en recul par rapport à 2011 (17,37 %). Cela, le PDG de Danone, qui vient de proposer un dividende en hausse de 4,3 % à ses actionnaires, ne le supporte pas : « C’est une équation qui n’est pas pérenne, et une situation que nous allons surmonter », grâce à « une adaptation de nos organisations » visant à « redonner de la compétitivité et de l’efficacité en Europe », déclare-t-il. L’idée d’un plan de suppression d’emplois est lancée, à la grande joie de la Bourse… et du porte-monnaie de la future ministre du Travail.

D’autant que celle-ci n’a pas seulement fait une affaire à la revente. Le prix d’achat de ses actions s’est aussi avéré ultrarentable : à 34,85 euros l’unité, elle en a fait l’acquisition au cours proche du plancher de ces dix dernières années. Le mécanisme des stock-options est ainsi fait que le prix d’acquisition est fixé lors de l’attribution des actions plusieurs années avant que son bénéficiaire ne les achète réellement : on parle d’« option d’achat ». Quand vient le moment pour le haut dirigeant de « lever l’option », c’est-à-dire de débourser l’argent pour les acquérir, il le fait au prix fixé à l’avance. Pour Muriel Pénicaud, cela s’est très bien agencé : ses stock-options, et le prix qui leur était attaché, lui ont en effet été attribuées le 23 avril 2009, juste après l’effondrement des valeurs boursières du CAC 40 à la suite du krach de 2008-2009. Entre le 8 janvier 2008 et le 19 mars 2009, l’action Danone a perdu ainsi près de la moitié de sa valeur, passant de 63,71 euros à 33,67 euros. À quelques mois près, la ministre, qui siégeait au comité exécutif du groupe en tant que DGRH depuis mars 2008, aurait peut-être dû mettre ses stock-options à la poubelle !

C’est en effet l’autre avantage de ce mode de rémunération prisé des PDG, à l’instar de ceux de Danone ou de Renault : comme il s’agit d’une « option d’achat », le dirigeant ne court aucun risque, puisqu’il peut tout simplement renoncer à acheter s’il constate que l’action a perdu de sa valeur. Ici, rien de tel : si la terrible crise économique a fait des perdants, elle a aussi fait des gagnants et Muriel Pénicaud en fait partie. La chance lui a souri d’ailleurs jusqu’au bout, puisqu’elle est l’une des dernières dirigeantes de Danone à avoir bénéficié de stock-options avant que l’entreprise ne renonce à ce type de rémunération en 2010, au profit d’attributions d’actions liées à la performance.

Contacté à plusieurs reprises par l’Humanité, le cabinet de la ministre du Travail n’a pas souhaité donner suite à nos demandes de réactions de sa part. Quant à Danone, l’entreprise s’est contentée de confirmer nos informations sur les stock-options dont a bénéficié son ex-DGRH, sans dévoiler d’autres éléments de rémunération.

« Muriel Pénicaud n’a rien à voir avec le monde du travail »

Reste que cela écorne sérieusement le portrait de la ministre, dépeinte dans la presse comme une DRH attentive à la démocratie sociale et au facteur humain. « C’est quelqu’un qui se prétend salarié mais qui se situe objectivement du côté des intérêts du capital, et qui s’est trouvé à ce titre directement intéressé aux destructions d’emplois, estime l’économiste Frédéric Boccara. Elle a peut-être une fibre sociale quand elle va à confesse, mais elle n’a rien à voir avec le monde du travail, celui des salariés, mais aussi celui des artisans et même des petits patrons. » Lors de sa nomination, la fédération CGT de l’agroalimentaire avait d’ailleurs dénoncé les « bons et loyaux services » de l’ex-DGRH qui a « estampillé » le plan social de 2013 déguisé en « départs volontaires », selon le syndicat, une « véritable Bérézina pour les salariés ».

Muriel Pénicaud, qui a cumulé les rémunérations de Danone avec celles perçues au conseil d’administration d’Orange (58 000 euros de jetons de présence perçus en 2013 pour l’exercice 2012) et a occupé les fonctions de directrice générale adjointe de Dassault-systèmes et d’administratrice de la SNCF, ne s’est d’ailleurs pas appliquée à elle-même la recommandation d’un rapport qu’elle a cosigné en 2010, et qui préconisait de prendre en compte la « performance sociale » dans la rémunération variable des dirigeants d’entreprise, plutôt que la seule « performance économique ». En l’occurrence, concernant les stock-options, l’indexation sur le seul cours de la Bourse.

Un amendement propose d’interdire toute suppression d’emploi boursière

Mais le plus embarrassant est sans doute la réponse faite le 12 juillet en présence de la ministre par le rapporteur de la loi travail bis, le député macroniste Laurent Pietraszewski, à un amendement de Sébastien Jumel (PCF). Ce dernier proposait d’interdire « toute suppression d’emploi (…) lorsque l’entreprise a distribué des dividendes ou des stock-options ou des actions gratuites ». Soit exactement ce qui s’est passé chez Danone en 2013. « Nous sommes tous au clair là-dessus, lui a répondu le rapporteur en motivant le refus de l’amendement. Nul ne souhaite en effet qu’une entreprise qui réalise un bénéfice ou distribue des dividendes à ses actionnaires puisse en même temps licencier en toute impunité des salariés pour des raisons d’opportunité financière. » Et la ministre d’ajouter dans l’Hémicycle : « Même avis »…

Des fermetures d’usines très profitables aux actionnaires

Après le plan de restructuration de 2013, le groupe a annoncé en juin 2014 la fermeture pour la mi-2015 de ses usines de Casale Cremasco en Italie, de Hagenow en Allemagne et de Budapest en Hongrie, entraînant la suppression de 325 postes. La faute à une « baisse significative des ventes » en Europe qui a entraîné des « situations de surcapacité locale » de production, a expliqué la direction. En revanche, dans le même temps, la profitabilité de la branche Europe de Danone s’est spectaculairement redressée, passée de 14,42 % de taux de marge avant impôt en 2013 à 17,26 % en 2015, tirant vers le haut toute l a rentabilité du groupe au niveau mondial. Les dividendes servis aux actionnaires ont suivi le même chemin, passant de 1,45 euro par action pour l’exercice 2013 à 1,60 euro en 2015 (+ 10,3 %).

récession

Accueil » Bill Bonner » L’Amérique court à la faillite… et tout le monde s’en fiche

L’Amérique court à la faillite… et tout le monde s’en fiche

Rédigé le 19 septembre 2017 par | Bill Bonner, Cash - Cashless, Dette Imprimer

L’ingérence de l’Etat dans l’économie provoque les crises. Les autorités en profitent alors pour renforcer encore leur pouvoir, serrer la vis… jusqu’à la faillite.

La semaine dernière, l’intrigue ne s’est pas vraiment corsée mais plutôt figée.

Pas moyen de la modifier à présent : les caméras tournent… les costumes sont mis… et tout le monde connait son texte.

Le président Trump est allé plus loin dans sa démarche de devenir le président le plus indépendant de l’histoire des Etats-Unis à l’égard des deux principaux partis.

Après s’être allié aux démocrates autour du plafond de la dette, il est reparti dans le marigot pour résoudre la question des « Dreamers » (ces 800 000 enfants arrivés clandestinement aux Etats-Unis, et qui ont eu le droit de rester temporairement dans le pays).

Ensuite, au cours du week-end, il a été annoncé que le gouvernement voulait réétudier la situation concernant l’Accord de Paris sur le changement climatique.

La Maison Blanche le dément, mais il est désormais limpide que M. Trump a l’intention d’être nettement moins perturbateur qu’il ne l’avait promis.

Et maintenant que les vannes ont été ouvertes, la dette publique américaine s’est envolée à plus de 20 000 Mds$.

Bien entendu, nous ne nous inquiétons plus de la dette. C’est un truc du XXe siècle. Or, là, nous sommes au XXIe siècle, et la dette n’a pas d’importance.

Ce qui semble en avoir, ce sont les questions plus symboliques. Comme le dossier des « Dreamers », par exemple.

C’est une chose que le président trahisse les conservateurs sur les questions financières… mais qu’il accorde l’asile à des centaines de milliers d’enfant immigrés… et là, les « conservateurs » sont scandalisés.

Voilà encore une preuve – s’il en fallait – que cette comédie va se transformer en farce… et finir en tragédie.

Nous courons à la faillite… et tout le monde s’en fiche.

Naturellement, ici, à la Chronique… nous nous en fichons. Les gens n’ont que ce qu’ils méritent.

Notre travail se limite à tenter de comprendre ce qu’ils méritent, en fait… de l’anticiper… et de faire en sorte de ne pas y avoir droit, nous aussi !

Voici pourquoi les autorités aiment les crises

Vendredi, nous étions à Paris, où nous avons rencontré Jim Rickards (cet entretien exclusif sera très bientôt diffusé dans La Chronique, en intégralité. Plus d’informations à venir…).

Cet ex-conseil du hedge fund Long-Term Capital Management, consultant pour la CIA, auteur de best-sellers financiers et vétéran de Wall Street, nous a dit que nous étions trop naïf.

Une crise majeure va se produire, nous a-t-il confié. Et elle sera pire que celle de 2007.

Elle va arriver d’elle-même : c’est une conséquence naturelle et inévitable de l’ingérence de l’Etat. Selon Jim, les autorités l’espèrent vivement, en fait… elles la planifient… et contribuent à la provoquer. [NDLR : découvrez le plan secret des élites internationales pour geler votre épargne lorsque la prochaine crise éclatera. C’est le thème du dernier livre de Jim Rickards que vous pouvez commander ici.]

Sur ce dernier point, cela ne fait aucun doute.

Leur programme maladroit et obstiné ne peut qu’aboutir à une crise.

Pour être précis, le problème qui a provoqué la crise de 2007 – un excès d’endettement – n’a pas été résolu : il a été aggravé.

La Fed, confrontée à une crise de la dette qu’elle avait créée, a fait la seule chose en son pouvoir : abaisser les taux d’intérêt pour encourager encore plus l’emprunt.

A présent, on est plus endetté que jamais. Et les mêmes personnes qui ont provoqué la crise sont toujours aux commandes des banques, des autorités de régulation, des entreprises et de toutes les autres institutions qui ont rendu cette crise possible.

Pourquoi n’a-t-on pas corrigé tous les problèmes ? Nous attribuons cela à l’intérêt personnel, purement et simplement : les initiés vivent de la dette. Bien entendu, il leur en faudra toujours plus.

Mais c’est plus qu’une question de hasard, d’imbécilité et d’ignominie.

Il y a de la cupidité aussi !

Les gens au pouvoir nous conduisent à une autre crise majeure car ils en ont besoin.

Pourquoi donc ?

« Ce n’est pas un hasard si le Congrès US a fait passer le Patriot Act aussi vite après les attentats du 11 septembre », m’a dit Jim. « Il n’attendait que ça ».

L’interdiction des espèces

Une crise représente une opportunité. Au cours de la prochaine crise – qui pourrait avoir lieu dans quelques jours, semaines ou mois – l’Etat nous serrera un peu plus la vis.

« Il interdira les espèces », a dit Jim.

Jim connaît les initiés. Il sait ce qu’ils savent. Et il sait ce qu’ils ne savent pas.

Ce qu’ils ne savent pas – et ne veulent pas savoir – c’est comment gérer correctement une économie.

Mais ils savent qu’ils n’ont pas besoin de le savoir. Car plus ils se débrouillent mal et plus ils provoquent de crises, plus cela multiplie les opportunités de s’emparer de plus de pouvoir et d’argent.

C’est ce qu’ils ont fait en 2008, par exemple.

Depuis, les profits des entreprises – qui reflètent les bénéfices réels des grandes entreprises américaines – n’ont progressé que de 2%. Corrigés de l’inflation, ils sont plus ou moins restés au même niveau.

Par contre, les actions ont progressé 10 fois plus. L’indice Dow Jones, par exemple, a augmenté de 200% au cours de la même période.

Comment est-ce possible ?

Eh bien, la Fed a injecté 3 600 Mds$ dans les marchés financiers, via son programme de QE (assouplissement quantitatif).

Elle ne l’a pas injecté sur le marché de la consommation, dans l’économie du quotidien, ni dans les poches des citoyens ordinaires. Non, cet argent est allé dans les grandes banques et dans les poches d’autres gens riches.

Jamie Dimon, le PDG de JPMorgan Chase, par exemple, a empoché un bonus de 25 M$ l’an dernier grâce à cette arnaque. Et il traite le bitcoin « d’imposture » !

En tant que membre du club des « 1% les plus riches », nous aimerions marquer une petite pause et dire un mot de remerciement à la Fed. Depuis 2008, la richesse de ces 1% d’Américains les plus riches a flambé.

Si l’on se fie au S&P 500, elle a progressé de plus de 230%.

C’est excellent pour nous. Merci.

C’est bien beau que l’Etat se serve des crises pour voler davantage de richesse au lumpenproletariat… et équiper les polices locales de tanks et d’hélicoptères d’assaut pour qu’il marche droit… Mais les élites finissent par aller trop loin… tous les empires s’éteignent… et, au dernier acte, tous les idiots finissent par récolter ce qu’ils ont semé.

Accueil » Simone Wapler » 13 000 Mds$ de dette cachée dans les notes de bas de page

13 000 Mds$ de dette cachée dans les notes de bas de page

Rédigé le 18 septembre 2017 par | Banques Centrales, Dette, Simone Wapler Imprimer

La Banque des règlements internationaux découvre 13 000 Mds$ de dette hors bilan et avoue buter sur l’énigme de l’inflation.

13 000 Mds$, ce n’est pas une paille. Presque six fois la taille de l’économie de la France, plus que celle de la Zone euro. Comment se fait-il que cela soit passé inaperçu, vous demandez-vous peut-être ?

Vous le savez, nous vivons dans un monde étrange où la monnaie est du crédit qui peut être accordé à l’infini et dont les intérêts sont actuellement très faibles. La masse des crédits existants échappe à tout contrôle et dépasse largement nos capacités de remboursement.

Mais comment peut-on être assez bête pour prêter trop d’argent ? Si quelqu’un prête 1 Md€ à mon voisin, tout le monde sait dans le département qu’il ne pourra jamais rembourser.

L’élite mondiale préférerait que ce livre n’existe pas…

 

En marche vers la Faillite

La vérité sur le plan secret mis en place par nos dirigeants : utiliser votre argent pour renflouer leurs erreurs.

Découvrez comment vous protéger en cliquant ici.

Aujourd’hui, c’est différent pour deux raisons.

En premier lieu, le prêteur prête de l’argent qui n’existe pas. C’est le privilège des banques d’aujourd’hui qui avec 1 € de fonds propres font surgir 10 à 30 € de crédit.

En deuxième lieu, prêteur et emprunteur n’ont bien souvent plus aucun lien de relation humaine, ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus et ne se verront jamais.

En l’occurrence, il s’agit de dettes d’institutions non financières, en dehors des Etats-Unis et qui échappent à toute comptabilité officielle, du « hors bilan ».

Quand quelqu’un achète à terme un actif à l’étranger, pour se prémunir du risque de change, il peut :

  • prendre un contrat à terme sur la devise,
  • prendre un swap (un échange de devises pour une durée déterminée),
  • effectuer une « mise en pension » de titres. Dans ce cas, il vend quelque chose, encaisse le prix correspondant, mais s’engage à racheter à sa contrepartie ce qu’il a vendu à un prix convenu. On appelle cela « mise en pension », repository, ou repo.

Les deux premiers cas apparaissent au bilan mais pas le troisième. La BRI vient de faire les comptes concernant ces repo et est arrivée à ce montant de 13 000 Mds$. Ceci augmente considérablement le poids de la dette dans le monde, qui est probablement de l’ordre de 225 000 Mds$.

Reuteurs indique :

« La vulnérabilité des bilans à des taux d’intérêt plus élevés est une question décisive pour l’économie mondiale. […]

Le pourcentage croissant d’entreprises incapables de couvrir le paiement des intérêts avec leurs résultats – les entreprises zombies – ne présage rien de bon ».

[NDLR : comment mettre votre propre épargne à l’abri de ces dangers, retrouver rendement et plus-values et financer de la vraie croissance d’entreprises saines ? Découvrez ici comment rejoindre les nouveaux millionnaires qui placent leur argent en dehors des marchés financiers.]

Avec tout ce crédit surabondant, comment se fait-il qu’il n’y ait pas eu d’inflation, ce qui aurait poussé les taux à la hausse et régulé la grande chaudière de l’économie mondiale, se demande également la BRI ? « C’est inquiétant, personne ne connaît la réponse », indique-t-elle.

On peut cependant hasarder une hypothèse.

Il y a en réalité une gigantesque inflation de tous les actifs financiers (actions, obligations, immobilier). Cette inflation ne se traduit pas par une hausse des prix de la vie courante car les salaires n’augmentent pas.

« L’effet richesse » des néo-keynésiens est aussi bidon que la théorie keynésienne de l’enrichissement par la consommation.