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WWIII : La Russie, les USA et Israël se partagent le Grand Kurdistan. Pour la Russie qui reçoit une raffinerie, c'est juste un pour-boire qui sert à payer la Guerre d'usure pour le soutien à Bachar Al Assad, avec en prime le droit de se retirer du conflit Syrien, pour constituer le Grand Israël.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Les Kurdes syriens soutenus par les Etats-Unis et Israël, transfèrent un champ gazier important aux Russes après des pourparlers secrets qui viennent d'être divulgués pour Laosophie.

Calendrier Syrien:

le 24 octobre Bachard est informé par les Russes, qu'il ne reverra plus une partie de la Syrie, réservée à Israël Grand Kurdistan puis Grand Israël, pétrole oblige. Le parlement Kurde reporte de 8 mois les élections législatives après la reprise en main des Kurdes Irakiens par le Gouvernement Irakien et le général en chef irakien Hashd al-Sha’abi appelle tous les Américains et la Coalition,à quitter l'Irak dès que Daesh est vaincu soit ce jour!

Le ministère des Peshmergas dans le District du Nord de l’Irak a indiqué, mardi, que les forces irakiennes «continuent de se mobiliser et poursuivent leur déplacement militaire dans les régions qui entourent le District ».

Le ministère a souligné, dans un communiqué, qu’après l’entrée des forces irakiennes dans la province de Kirkouk (nord) «il est clair que ces forces ne permettent pas de déterminer la ligne de contact, et qu’elles continuent leur déplacement militaire dans ces régions ».

Le ministère a affirmé que les Peshmergas «défendront la terre du District » face aux forces irakiennes.

La tension entre le gouvernement central et le District s'est accrue à la suite de la tenue du référendum de sécession, le mois dernier.

Les zones contestées sont partagées entre les provinces de Diyala (Est) et Salahuddine, Ninive et Kirkouk (nord).

Le ministre de l'énergie Russe Alexander Novak veut connecter le pétrole du Kurdistan Irakien et le Gaz par pipelines en mer noire (de pétrole), et ce serait plus facile avec les Kurdes du Kurdistan et les amis Américains qui ne font que chasser Daesh, cela nous donne un répit pour l'attaque nucléaire tout azimut, car il faut du pétrole pour se battre .

le 23 octobre Un rapport britannique révèle le rôle de l’Arabie saoudite dans la crise du Kurdistan, pour éloigner l'Iran, et travailler pour Israël.

le 18 puis le 20 octobre la Russie se fait donner par les Américains la raffinerie de Conoco pour bons et loyaux services auprès de Bachar Al Assad, que les FDS l'avait reprise aux Russes.

le 20 octobre, les forces irakiennes reprennent Kirkouk.

le 7 octobre, Moscou poursuivra sa coopération économique avec Erbil (Bogdanov, vice-ministre Russe des affaires étrangères)

 

L’erreur de Barzani et la victoire des FDS à Raqqa
Patrice Franceschi, écrivain, marin, explorateur, à l’origine de nombreuses expéditions humanitaires.

Interview de Patrice Franceschi par Chris Den Hond et Jean Michel Morel

Après l’échec de la tentative d’indépendance au Sud-Kurdistan (Irak) et le jour de l’annonce officielle de la prise de Rakka, entre deux voyages, Patrice Franceschi nous a accordé un entretien sur la situation des Kurdes en Irak et en Syrie. Ecrivain, marin, explorateur, à l’origine de nombreuses expéditions humanitaires, Patrice Franceschi s’est engagé auprès des Kurdes de Syrie dès le début des affrontements.

L’ERREUR TACTIQUE DE BARZANI

Patrice Franceschi: « Les Kurdes dIrak ou dailleurs ont toute légitimité pour organiser un référendum sur l’indépendance de leur territoire, compte tenu de toutes les oppressions quils ont connues. Mais la légitimité ne suffit pas. Il faut aussi avoir lesprit politique, faire preuve de pragmatisme et, à coup sûr, ce n’était pas le bon moment. Tout le monde a demandé à Massoud Barzani de repousser cette consultation même s’il affirmait que l’indépendance ne serait pas proclamée le lendemain des résultats. Il a commis une erreur tactique. Elle est due à mon avis à son grand isolement. Un isolement à la fois géographique – il vit replié dans son château si lon peut dire -, et intellectuel. Il est entouré de conseillers qui ne lui apportent pas des informations crédibles sur le monde tel quil est ; par exemple, des gens comme Bernard Henri-Lévy lui font croire quil nest pas isolé, que la légitimité de sa démarche suffirait à en garantir son succès. Il paye maintenant le prix dune grave erreur politique.

Les Nord-Américains comme les Français napprouvaient pas la tenue de ce référendum. Ils souhaitaient quils soit repoussé. Barzani mesure maintenant les conséquences de son entêtement. Au final, les Kurdes irakiens ont perdu des portions de territoire. Le Kurdistan dIrak est très différent de celui de Syrie. Leurs politiciens sont corrompus. En vingt ans, largent est devenu la valeur dominante. La classe politique a perdu son intégrité d’origine. Les peshmergas nont pas la combativité des combattants des YPG. On sait, par exemple, quils ont quitté le Sinjar sans se battre face à Daesh. »

LA DIFFERENCE AVEC LES FORCES DEMOCRATIQUES SYRIENNES

Patrice Franceschi: « Aujourdhui, la puissance des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), tient à leur capacité à inclure le plus grand nombre de personnes dans un même projet. Cest très différent de ce qui se passe au Kurdistan irakien. Le projet des FDS progresse réellement. A Rakka, comme dans tous les territoires quils contrôlent, dans les instances de pouvoir, toutes les composantes de la société sont représentées. Les Kurdes bien sûr mais aussi les chrétiens, les Arabes, les Yézidis, les Turkmènes.

Pour autant, entre la volonté d’intégrer toutes les composantes de la société et la réalisation effective du projet politique, un long chemin reste à parcourir. Mais la volonté de n’exclure personne est réelle. Et quand on travaille avec eux, on est très fatigué… Mais positivement en constatant les efforts immenses quils déploient pour apaiser les choses et pour convaincre. Notamment les populations arabes avec qui ils ne sont pas toujours daccord. Notamment sur la question de la laïcité. Et puis, sur le terrain, les Arabes constituent parfois un handicap. A Rakka, ils se sont livrés à des pillages et les YPG ont dû intervenir pour les en empêcher. Les Arabes sont moins disciplinés, moins combattifs et l’idée d’une fédération démocratique, dans le respect des minorités, de l’égalité homme-femme, leur semble encore un projet très étrange. Les Kurdes sefforcent de maintenir une pression amicale suffisante afin de les convaincre de changer de mentalité et de contribuer à devenir un exemple pour le reste du Moyen-Orient.

Ça fait cinq ans que je vis cette réalité et surtout ces derniers mois à Rakka où ce fut le plus dur. Donc je suis relativement optimiste mais on ne peut exclure quen fonction de rapports de force, les Arabes, à un moment donné, se retournent contre les Kurdes. Ceux-ci en sont conscients.  La cohabitation est un risque. Une fois que la zone de Deir Ezzor,à la frontière, sera reconquise, il y aura dans les territoires libérés une majorité d’Arabes.»

LES CONSEILS CIVILS, ÇA VA MARCHER

Patrice Franceschi: « Leur politique de conseil civil, ça marche plutôt bien. Il y a l’idée que les campagnes militaires ne suffisent pas pour gagner la paix et quil faut la préparer avant que la guerre ne s’arrête. Intégrer les civils dans un processus politique, décider qui fera quoi, qui soccupera de quoi, quest-ce quon décide déjà. Comme jai pu le constater, cela a très bien fonctionné à Membij. A Tal Abyad aussi (ou Gere Sipi en kurde). Dans le conseil civil de Rakka, jai vu toutes sortes de gens. Mais ça ne va pas être simple parce quil faudra négocier avec les chefs de tribus. Malgré tout, je pense que ça devrait fonctionner aussi. La preuve, cest que jusqualors, il ny a pas de guerre civile. Même dans les zones à majorité arabe comme Tal Abyad  les gens acceptent la cohabitation et la cogestion parce que les Kurdes ont la force de leur côté. Il ne faut pas se faire dillusions. Si les Kurdes étaient faibles, les Arabes naccepteraient certainement pas.

Les Kurdes jouent très bien la carte de l’intégration des populations. C’est très risqué, mais c’est très intelligent. C’est la meilleure méthode mais ils sont conscients des risques, car ceux qui sont prennent place dans le projet politique ne sont pas toujours des rigolos.

Au-delà de la région, le capital de sympathie que les Kurdes ont su créer commence à payer. On ne les regarde plus comme une composante géopolitique parmi dautres mais comme un peuple avec un projet intéressant qui peut être un exemple pour les autres peuples du Moyen Orient.

Malheureusement, la Turquie en premier lieu mais aussi lIran et lArabie saoudite semploient à empêcher ce processus démocratique daller à son terme. Pourtant, les Kurdes de Syrie ont garanti que, sils sont soutenus, ils ne serviront pas de base arrière pour attaquer la Turquie. Si la question kurde en Syrie et en Turquie est découplée, l’autonomie de la région kurde de Syrie pourra exister. Si elle nest pas découplée, cela sera beaucoup plus compliqué. »

NEGOCIER AVEC LE REGIME ?

Patrice Franceschi: « Au niveau international, les Kurdes sont capables de dialoguer avec la France, les Etats-Unis, la Russie, bref avec tout le monde, afin dexpliquer que leur projet est un projet pluraliste. C’est le seul qui puisse ramener la paix.

Le ministre syrien des Affaires Etrangères, Wallid Boualem, a ouvert la porte à des négociations. Il la fait tout simplement, parce quil est lui aussi sous pression, notamment des Russes qui lui disent : « Il ny aura pas de retour au statu quo. Il faut oublier que vous puissiez ensuite, une fois Daesh et Al Nosra éliminés, attaquer les Kurdes pour reconquérir leur territoire. » L’intérêt de la Russie est que la paix revienne. Donc ils demandent aux Syriens d’étudier le projet des Kurdes. « Il ne vous plaît pas, on le sait, mais vous devez l’étudier. On vous met un peu de pression, parce quon ne peut pas tout avoir. » Mon avis est que les Russes ont intérêt à soutenir les Kurdes pour faire contrepoids à Damas et à Téhéran, et si la Russie ne soutient pas les Kurdes, ça serait lIran qui va ramasser la mise.

Quoi quil en soit, dans quelques mois, quand Daesh sera éliminé, parce que cest ce qui va se passer, en partie par le régime dans le sud de l’Euphrate, le reste par les FDS dans le nord et à l’est de l’Euphrate, il n’y aura que deux forces militaires sérieuses en présence: les FDS et l’armée du régime de Damas. Ça sera le grand moment pour les Kurdes de négocier, car pour eux la campagne militaire sera terminée. Ils ne tireront pas une balle de plus. Ils faut amener Damas à ce quil comprenne cette logique simple : « Sous la pression des grandes puissances, on négocie et on oublie le retour à la situation antérieure. Mais, en contre-partie, le régime sera sauvé parce que personne ne lattaquera. »

RUSSIE-TURQUIE : UNE ALLIANCE CONTRE-NATURE

Patrice Franceschi: « L’alliance quil y a depuis un an et demi entre la Russie et la Turquie est une alliance contre nature, cest de la tactique momentanée. En soutenant les Kurdes, les Russes se disent sans doute : « En plus de faire contrepoids à Téhéran et à Damas, on laisse ainsi planer une menace sur Ankara. De cette façon, on tient suffisamment les Turcs, tout en leur garantissant que, dans l’immédiat, il ne se passera rien. » C’est pour cela quen plus des Nord Américains et des Français, les Kurdes comptent pas mal sur les Russes dans les négociations à venir.

Je pense que les Etats-Unis par contre n’ont pas de politique à long terme. Comme les Français, ils se disent: « Daesh, dans trois mois c’est fini territorialement. Est-ce quon fera comme en Afghanistan et en Irak ? On sen ira quand la campagne militaire sera terminée? » En même temps, ils constatent la stabilité actuelle au Rojava, l’absence de guerre civile. Cette stabilité serait très menacée s’il n’y avait plus de soutien international. L’idée des Etats-Unis pour l’instant est plutôt de rester. Certainement pas dans la configuration militaire actuelle mais en épaulant encore les Kurdes pour stabiliser la région et, eux aussi, avoir une carte à jouer pour peser sur les négociations futures.

Un rapport britannique révèle le rôle de l’Arabie saoudite dans la crise du Kurdistan
Depuis 20 heures 23 octobre 2017
barzaniroisalman

Rédaction du site

L’écrivain britannique David Herst a révélé la tentative de l’Arabie saoudite d’utiliser les Kurdes pour réduire l’influence iranienne dans la région.

Dans son article publié sur le site britannique Middle East Eye, l’écrivain a affirmé que « depuis que Massoud Barzani a appelé à tenir le référendum, il n’était pas claire quels sont les États qui avaient encouragé le Kurdistan irakien de s’engager dans un tel acte. Hormis,  Israël qui est paru comme l’unique acteur qui est annoncé publiquement son soutien à l’indépendance du Kurdistan irakien, et ce par la voix de son  premier ministre  Benjamin Netanyahu ».

M.Herst a souligné que « Yayir Gulan, l’ancien adjoint du chef d’état-major de l’armée israélienne, a déclaré que lorsque vous vous voulez  déstabiliser l’Iran à l’Est de la région, l’idée d’établir une entité kurde unifiée semble une idée interessante », soulignant que « l’analyse de Gulan est proche de celle saoudienne, en ce sens que l’Arabie estime avoir un intérêt à utiliser les Kurdes pour couper les ailes de la Turquie, de l’Iran et de l’Irak ».

Dans ce contexte, M.Herst  explique que « le roi Salman a envoyé dans les coulisses plusieurs envoyés spéciaux pour encourager Barzani dans son projet de séparation, notamment le général Anwar qui est à la retraite « .

Cela dit, « si Riyad s’est vu forcée de ré-ouvrir les canaux de communication avec l’Irak, cela revient à l’effondrement rapide de la résistance des Peshmergas à Kirkouk, un effondrement qui prouve le déclin des États-Unis, par opposition à la montée en puissance de l’Iran, qui a gagné en fin de compte dans cette crise » poursuit M.Herst.

M.Herst conclut que « l’Arabie saoudite s’est affaiblie au niveau régional comme jamais auparavant », se demandant « si l’Arabie Saoudite sait évaluer les choses de manière rationnelle , voire réalise-t-elle qu’à chaque fois qu’elle veut jouer le jeu des trônes, elle subit une défaite?? »

Source: AlManar

Les Kurdes syriens soutenus par les Etats-Unis et Israël, transfèrent un champ gazier important aux Russes après des pourparlers secrets qui viennent d'être divulgués.

Dans un geste qui a surpris de nombreux observateurs de la guerre en cours dans la province de Deir Ezzor, les forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Etats-Unis ont remis jeudi l’un des plus grands champs gaziers de Syrie aux forces russes, probablement à la suite de pourparlers directs sans précédent entre des hauts responsables russes et des dirigeants kurdes à Qamishli, dans le nord-est de la Syrie.

L’usine à gaz de Conoco (également appelée localement Al-Tabiya, qui est le principal champ d’alimentation de l’usine) se trouve sur le côté est de l’Euphrate, à l’extérieur de la ville de Deir Ezzor, récemment libérée de l’Etat islamique (EI) alors que l’armée syrienne et les forces russes s’approchaient de l’ouest de l’Euphrate. Le champ de Conoco était détenu par l’EI depuis 2014, et a été pris par les FDS le 23 septembre, alors que la force majoritairement kurde avançait de l’est. L’État islamique (EI), qui à présent s’effondre rapidement, avait obtenu une grande partie de son financement grâce à la consolidation de nombreux sites pétroliers et gaziers dans la province riche en ressources de Deir Ezzor.

Ci-dessous : des séquences vidéo récentes prises après que les FDS soutenues par les États-Unis aient capturé l’installation de l’EI le mois dernier. ConocoPhillips l’a fondé, mais n’est pas encore associé avec (depuis 2005).

Le champ gazier, qui avait la plus grande capacité de production de gaz naturel en Syrie avant le conflit, est capable de produire 13 millions de mètres cubes de gaz naturel par jour. Il porte le nom de l’entreprise étatsunienne qui a découvert les premières réserves de gaz naturel et construit une usine de traitement à cet endroit, mais ConocoPhillips a cédé l’installation à la Syrian Gas Company, qui est gérée par l’État, en 2005, et n’a plus de lien avec elle.

Le journal Al-Masdar News, basé à Beyrouth, a publié l’histoire en se basant sur des sources militaires syriennes :

 L’information, diffusée par des rapports militaires syriens, affirme qu’un accord a été négocié entre la Russie et les forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis, aux termes duquel le gouvernement syrien sera autorisé à prendre le contrôle du champ gazier.

Si c’est vrai, la portée des accords conclus entre Moscou et Washington concernant le transfert des actifs énergétiques détenus par les milices dirigées par des Kurdes à la propriété légitime du gouvernement de Damas peut encore englober des dimensions plus larges (c’est-à-dire des transferts futurs) – bien qu’il n’y ait absolument aucune preuve qui suggère que c’est en fait le cas.

Néanmoins, le transfert inattendu du champ de gaz de Conoco par les FDS au gouvernement syrien soulève aujourd’hui la question de savoir si la concurrence entre l’armée arabe syrienne et les milices dirigées par les Kurdes pour s’emparer du champ pétrolifère d’Al-Omar, beaucoup plus vaste, aux mains de l’EI plus au sud, se poursuit.

Mercredi, le vice-ministre russe des Affaires étrangères a été repéré dans la zone autonome kurde autoproclamée de Rojava pour rencontrer des dirigeants kurdes et syriens dans la ville de Qamishli, au nord du pays (sur la base des propres sources de Zero Hedge, également confirmées par d’autres analystes). Il est fort probable que le transfert du champ gazier Conoco jeudi ait été le résultat de cette rencontre dans un face-à-face historique, mais non officiel.

Le député russe Mikhaïl Bogdanov est l’envoyé spécial du président russe pour le Moyen-Orient – donc tout ce qui a été discuté était sans doute très important. Ceci fait suite à la réunion militaire « secrète » et sans précédent entre l’armée étatsunienne et russe sur la Syrie, qui s’est tenue le mois dernier quelque part au Moyen-Orient.

Hassan Hassan Hassan

@hxhassan

ÉNORMES développements en Syrie:

  • Les forces russes contrôlent  le plan gazier de Conoco à l’est de l’Euphrate (soupçonné zone d’influence des FDS/US)
  • Le chef syrien des services secrets, accompagné du député russe M. F. M., a rencontré un responsable du PKK à Qamishli
  • La politique étatsunienne est paralysée en Irak et en Syrie
    https://twitter.com/ornekali/status/920996643905982465…

15 h 34 – 19 oct. 2017

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Pendant ce temps, l’évolution rapide de la situation dans la région continue d’indiquer que la Syrie et la Russie continueront de remporter une victoire militaire et stratégique totale. Comme nous l’avons expliqué précédemment, après que la ville de Kirkouk en Irak ait été entièrement sous contrôle national irakien cette semaine, les Etats-Unis sont maintenant contraints de reconsidérer leur présence dans le nord-est de la Syrie, car les aspirations kurdes en Irak étaient fermées, et les Etats-Unis ont été contraints de se ranger du côté de Bagdad comme vainqueur, avec d’autres pays comme l’Arabie Saoudite, qui a rapidement envoyé des félicitations au gouvernement de Bagdad. Il semble que la souveraineté nationale l’emportera sur ce qui semblait être une volonté antérieure de fragmentation ethnique et sectaire en Irak et en Syrie.

Cette semaine, la coalition étatsunienne a annoncé que 98% de la ville de Raqqa a été libérée de l’EI alors que les FDS continuent de célébrer la victoire en levant ses drapeaux sur la ville. Mais aujourd’hui, la question demeure: si l’EI est maintenant largement défait et clairement en fuite, quels seront les objectifs militaires des Etats-Unis en Syrie si son opération  » Opération inhérente de résolution  » était soit disant destiné à vaincre l’EI ?

Comme nous l’avons suggéré précédemment, les intérêts kurdes ne sont pas à Washington, mais à Damas, prêts à établir un dialogue constructif avec eux s’ils cessent d’être séduits par l’intérêt temporaire des Etats-Unis pour le Levant. Ainsi, le transfert sur le terrain du Conoco pourrait signifier que les Kurdes syriens se rendent à l’évidence (après avoir observé les événements en Irak) et savent que les Etats-Unis finiront par les abandonner ( voyant donc la nécessité de commencer à traiter directement avec la Syrie et la Russie), ou peut-être que les Etats-Unis ont maintenant été forcés de sauver la face et de donner suite à leurs objectifs anti-EI officiellement déclarés.

Fin septembre, le porte-parole de la coalition étatsunienne, le colonel Ryan Dillon, a déclaré à Reuters : »Du point de vue de la coalition, ce n’est pas une course, nous ne sommes pas dans un rôle d’accapareur de terres » et a ajouté: »Notre objectif, comme  je l’ai dit une douzaine de fois, est de combattre l’EI. Nous ne combattons pas le régime (syrien). Nous ne nous battons pas avec les Russes. Nous sommes là pour combattre l’EI et c’est ce que nous allons faire. »

Il semble que les États-Unis pourraient être forcés de tenir ces promesses (initialement vides) tout en se préparant une sortie « honorable » (les États-Unis diront qu’ils ont « vaincu l’EI »). Cependant, il reste vrai que les supplétifs étatsuniens des FDS continuent à détenir de vastes ressources énergétiques syriennes, et les forces spéciales US  maintiennent encore illégalement une douzaine de bases d’opérations avancées dans le nord du pays.

Y a-t-il une présence des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite dans la province de Raqqa ? Brett McGurk était à Ayn Issa, à Raqqa lundi avec le ministre saoudien Thamer al-Sabhan (ancien ambassadeur en Irak, connu pour être extrêmement sectaire et anti-Chiites.) :

Raqqa24 @24Raqqa24 @24Raqqa
Réponse à @24Raqqa

La première réunion a été faite avec le conseil local de #Raqqa puis avec le comité de reconstruction enfin ils ont rencontré les anciens de Raqqa#R24

https://twitter.com/hashtag/R24?src=hash

Raqqa24 @24Raqqa24 @24Raqqa

Photo de la visite de Brett McGurk et Thamer al-Sabhan.

 https://t.co/2N6TVgjTZ7
7 h 50 – 18 oct. 2017

Bien que la fin de l’intervention étatsunienne reste la question ultime dans tout cela, il semble pour l’instant que cette fin ait quelque chose à voir avec le fait que le Pentagone s’impose comme un lieu d’influence sur l’issue de la guerre en Syrie et la répartition finale du pouvoir : le meilleur scénario pour la puissance étatsunienne dans la région étant des bases US permanentes sous une zone fédérée kurde syrienne avec un accès privilégié au pétrole syrien distribué par les partenaires des Kurdes et nous pourrions maintenant assister aux premières phases de ces négociations.

Mais si les Kurdes concluent effectivement des accords séparés avec la Russie, une sortie des États-Unis hors  de la Syrie pourrait être forcée plus tôt.

Tyler Durden

Article original : US-Backed Syrian Kurds Transfer Key Gas Field To Russians After Secret Talks, Zero Hedge, le 20 octobre 2017

Source pour la version française et la traduction : SLT, Le blog de Sam Latouche

Photo de présentation: vue aérienne de l’usine Conoco/Tabiya.

Erbil

Des combats éclatent entre l’armée irakienne et les Kurdes près de Kirkouk
© REUTERS/ Russell Boyce

International

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Kirkouk, territoire disputé entre Bagdad et Erbil (12)
83142313

Suite à la reprise de la région pétrolière de Kirkouk par les troupes fidèles à Bagdad, des affrontements entre les Kurdes et les militaires irakiens ont éclaté au nord-ouest de la province.

Des combats entre les Forces irakiennes et les Peshmergas kurdes ont éclaté vendredi à Altoun Koupri, à 35 km au nord-ouest de Kirkouk sur la route d'Erbil, capitale du Kurdistan irakien autonome, relate ce vendredi Reuters, citant des sources proches des services de sécurité à Bagdad.

Quelque cent mille civils kurdes ont fui depuis le début de la semaine l'avancée des Forces armées irakiennes dans le nord de l'Irak, où les Peshmergas kurdes se retirent des zones qu'ils contrôlaient depuis trois ans.

L'armée a repris le contrôle du secteur pétrolier de Kirkouk, en représailles au référendum d'autodétermination organisé le 25 septembre dans la région autonome malgré l'interdiction du gouvernement irakien.

Sat Oct 7, 2017 4:47PM
Le Premier ministre du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, et le ministre russe de l’Énergie Alexander Novakand, lors d’une réunion en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, en juin 2017. (Archives)

Le Premier ministre du Kurdistan irakien, Nechirvan Barzani, et le ministre russe de l’Énergie Alexander Novakand, lors d’une réunion en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, en juin 2017. (Archives)

Le ministère russe des Affaires étrangères a commenté ses plans pour développer ses relations avec le Kurdistan irakien à la suite d’un référendum sur l’indépendance.

« La Russie continuera ses interactions économiques avec le Kurdistan irakien en coordination avec les autorités de Bagdad », a déclaré le samedi 7 octobre le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov. ©Sputnik

« Nous avons fait cela, nous le faisons et continuerons de le faire, mais, bien sûr, en coordination avec le gouvernement irakien », a déclaré Bogdanov, commentant les relations futures de Moscou avec Erbil.

Au cours du référendum sur l’indépendance du Kurdistan irakien qui a eu lieu le 25 septembre, les Kurdes irakiens ont voté majoritairement en faveur de l’indépendance.

Les autorités de Bagdad l’ont qualifié d’illégal, affirmant qu’elles n’entameraient aucun dialogue avec les responsables du Kurdistan irakien sur ce référendum.

En outre, le gouvernement irakien a pris des mesures punitives à l’encontre du Kurdistan irakien. Le Parlement irakien avait également demandé à Bagdad de déployer des forces militaires dans la région pétrolifère de Kirkouk, bien qu’aucun militaire n’y soit encore déployé.

Qui va contrôler l’Irak ? Magouilles, corruption et manœuvres politique tous azimuts

Une grosse partie de poker est en train de se jouer en Irak. Qui va contrôler en fin de parcours ce pays ? Le Premier Ministre irakien Abadi s’est rendu en visite officielle hier (22/10/17) en Arabie Saoudite où il a été reçu en grande pompe. Comme par hasard il a trouvé qui l’attendait en plus du Roi Salmane, le Ministre des Affaires Etrangères américain Rex Tillerson.

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Mieux que cela ! Au fur et à mesure de la visite d’Abadi il s’est avéré que Tillerson était le parrain des accords conclus. On a aussi appris que Tillerson s’est rendu secrètement en Irak aujourd’hui, sûrement pour battre le fer tant qu’il est chaud.

Quels sont les buts de tout ce branle-bas de combat américano-saoudien à la veille de la déroute complète de Daesh en Irak ?

Les Américains qui ont formaté les chefs de Daesh dans la prison d’Abou Ghrib ont tout fait avec KSA pour empêcher la déroute de Daesh. N’ayant pas pu sauver Daesh les Américains ont sorti leur énième plan « B » que le sous-traitant saoudien va essayer d’exécuter. Ce plan « B » s’articule autour de 3 objectifs pour le moins ambitieux.

1er objectif : injecter de l’argent saoudien soi-disant pour la reconstruction, mais en fait pour assurer la réélection d’Abadi. Il faut savoir qu’Abadi est l’Eltsine de la CIA en Irak. Énormément de camouflages sont réalisés pour en faire un nationaliste. Il faut savoir aussi que la plupart des leaders irakiens actuels sont sortis de la pépinière du MI6 au temps où ils vivaient à Londres

2ème objectif : « libaniser » l’Irak en corrompant profondément sa classe politique. Saoudiens et Américains n’auront pas à faire de grands efforts tellement l’ambiance est malsaine dans la Zone Verte. Au sein de la classe politique irakienne, les pots-de-vin et les dessous de table se traitent en centaines de millions de dollars. Dernièrement, un parlementaire irakien déclarait sur la chaine Al Mayadeen que tout le monde était corrompu, y compris lui-même.

Le plus grave c’est que les cercles dirigeants de l’armée sont gangrenés aussi, à part quelques chefs d’unités. C’est d’ailleurs ce qui a permis l’extension foudroyante de Daesh en Irak, la prise facile de Mossoul, de Ramadi, de Fallouja, etc.

Les Américains n’ont pas laissé Daesh prendre Baghdad ; ils le pouvaient grâce à la complicité des 5ème Colonnes au sein des défenseurs. De toute façon il fallait garder un rôle aux agents qui exerçaient au sein de la Zone Verte et assuraient la couverture politique.

3èmeobjectif : faire désarticuler légalement le Hachd Chaabi. Cette armée non-conventionnelle et fortement motivée est un cauchemar. C’est un cauchemar non seulement pour la CIA et le Pentagone, mais aussi pour Israël et Riyad. La propagande OTAN argumente que le Hachd est composé d’Iraniens, des Gardiens de la révolution plus précisément.

Le Hachd s’est créé à la suite d’une Fatwa (injonction religieuse) du chef religieux chiite Sistani. C’était au départ un conglomérat de volontaires chiites, auxquels se sont joints des Sunnites, des Yézidis, des Chrétiens, etc. Les exactions atroces de Daesh contre les civils et les minorités ethniques ou religieuses ont poussé les gens à rejoindre le Hachd. Le Hachd est donc une mosaïque de forces non-conventionnelles qui ont décidé d’en finir avec Daesh et de libérer le pays.

Au sein du Hachd on trouve d’ailleurs des composantes sous l’influence du MI6 via Moktada Sadr ou Amar Hakim. Mais le noyau dur du Hachd, qui a combattu férocement Daesh et fait échouer toutes les manœuvres américaines est pro-iranien.

C’est à la désarticulation de ce noyau dur que s’attachent actuellement les Américains, leurs agents à Baghdad et les Saoudiens. Vont-ils réussir à battre au finish les redoutables stratèges iraniens ? Personnellement j’en doute.

En tout cas les prochains mois vont être le cadre d’une guerre secrète sans merci entre les forces qui se disputent ce pauvre Irak. Les Russes qui n’ont pas encore eu le temps de s’implanter vraiment en Irak, vont se contenter pour l’instant de compter les points.

 Le Dessous des