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WWIII : Poutine peut faire plus pour les Juifs et ceux-ci lui rappelle qu'il l'est aussi, et que la Syrie, l'Irak, la Jordanie et la cisjordanie, une partie de l'Egypte, et de l'Arabie Saoudite doit revenir à Israël.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Poutine peut faire plus pour les Juifs et ceux-ci lui rappelle qu'il l'est aussi, et que la Syrie, l'Irak, la Jordanie et la Cisjordanie, une partie de l'Egypte, et de l'Arabie Saoudite doit revenir à Israël.

Daesh œuvre pour la Coalition mais sert également de planche de salut pour le traître Bachard Al Assad. Ce dernier vient d'être prévenu par les Russes que son royaume ne serait plus comme avant et que le Grand Kurdistan l'avait grignoté au profit du grand Israël. les champs de pétroles s'envolent comme des tapis Persans en ce moment.

La Russie est aux ordres d'Israël, et le fait bien savoir par sa ministre de la Justice. Vladimir Poutine est même menacé de mort s'il recommence à jouer au plus malin, car Satan veille sur le Nouvel Ordre Mondial, qui ne rencontre plus d'obstacles pour devenir réalité.

Attendez-vous à voir mourir Bachar Al Assad d'une indigestion prochainement, son accord avec l'Iran contre Israël est déjà mort. 

Les Russes ne font que protéger leurs bases en Syrie, tandis que tous les jours des bases syriennes sont détruites en Syrie, sans que la Russie ne bouge le petit doigt.

L'aviation Israélienne s'offre le luxe de l'espace illimité Syrien, sans qu'aucun S400, ne vienne la déranger, il semblerait que les S400 Russes ne s'attaquent pas aux avions Israéliens.  

Bachar se retrouve sans Pétrole et la coalition est déjà présente sur le terrain pour reconstruire l'Irak après avoir tué sa population civile comme en Syrie, ainsi que la Syrie comme si Bachar était du passé. L'Iran ne bouge pas et le Hezbollah se réduit à de la propagande contre Israël.

Le chef du bureau politique du Hamas, Saleh Arouri, a profité de sa présence en Iran à la tête d’une délégation pour réaffirmer les constantes du mouvement de la résistance palestinienne, dont entre autres : le rétablissement des relations avec Téhéran comme elles avaient été dans le passé et la reprise de contact avec Damas.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mardi que le monde devait se préoccuper de l’avenir des Kurdes d’Irak, qui ont organisé un référendum de séparation dans leur région autonome malgré l’opposition de Bagdad.

Israël avait été le seul pays à soutenir publiquement cette consultation initiée par le président de la région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, dont la tenue le 25 septembre a déclenché une crise sans précédent avec le pouvoir central.
Bagdad ayant envoyé ses troupes reprendre le contrôle de zones de la province de Kirkouk, au nord du pays, occupées par les combattants kurdes ces dernières années, bien qu’elles étaient situées en dehors des frontières administratives de la région autonome.
« Les Kurdes font montre d’une maturité à la fois nationale et internationale », a déclaré M. Netanyahu, cité dans un communiqué de son bureau.
« Nous sympathisons avec leurs désirs et le monde doit se préoccuper de leur sécurité et de leur avenir ».
Il s’exprimait dans le cadre d’une cérémonie en souvenir d’un ancien ministre israélien d’extrême droite, Rehavam Zeevi.
Celui-ci  qui était allé en mission secrète dans la partie kurde de l’Irak dans les années 60 a été assassiné par des Palestiniens en 2001.

Poutine dans le camp des vainqueurs, cela change la donne!

 

RusRéinfo – Agence Russe de Ré-Information

www.rusreinfo.ru

Menaces de mort du ministre de la justice d’Israël contre Vladimir Poutine

« Si Poutine veut survivre il doit garder ses forces armées hors de Syrie ». Ainsi s’exprima il y a quelques jours Ayelet Shaked, ministre de la justice d’Israël.

Il est clair que la débâcle en Syrie de l’Etat Islamique et de ses sponsors américains, le renforcement d’Assad et donc les inquiétudes d’Israël qui voient le Hamas, allié à Assad, renforcer ses positions, sèment la panique tant à Washington qu’à Tel Aviv.

Il n’en reste pas moins qu’alors que Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahu sont en contact quasi-permanent, ces déclarations d’un ministre israélien sont totalement inadmissibles et que, faute d’une condamnation, voire d’une sanction de la part du chef du gouvernement israélien, Vladimir Poutine ne manquera pas de tenir compte de ce qui pourrait alors apparaitre comme une position officielle d’Israël.

Ceci dit, le danger pour Vladimir Poutine est à relativiser: Israël, incapable ne serait-ce que de ramener l’ordre depuis des années dans les « territoires occupés », n’est pas de taille à se frotter à la Russie: Abattre Vladimir Poutine est sensiblement plus difficile que d’abattre un gamin lanceur de pierres! Il est donc possible que la Russie prenne cette déclaration comme elle le mérite: Comme les derniers soubresauts d’un moribond.

https://rusreinfo.ru/fr/2017/09/menaces-de-mort-du-ministre-de-la-justice-disrael-contre-vladimir-poutine/

La ministre israélienne de la Justice lance des menaces de mort contre Poutine !

« Si Poutine veut survivre », il vaut mieux pour lui de faire ce qu’Israël lui dit, et qu'il pense à sa mère Juive, c'est ce qu'il à promis à Benyamin Netanyahou . Poutine a été installé au pouvoir par Jacob Rothschild à qui il a remboursé l'intégralité de la dette Russe, ce n'est plus un traître, il est rentré dans le rang, et tout le monde sur Terre est actuellement sur la même longueur d'onde, le Nouvel Ordre Mondial de Satan peut enfin voir le jour pour une période bénie de 1000 ans, en incorporant celle de nos frères nazis qui ont créé Israël en 1933.

Ce sont les mots d’Ayalet Shaked, la ministre israélienne de la Justice, connue pour avoir préconisé l’extermination des enfants palestiniens (qu’elle appelle les «petits serpents») ainsi que les mères qui les portent.

De toute évidence, le Saker a raison de dire qu’il y a en ce moment une  » escalade très dangereuse en Syrie « . Les Israéliens font tout leur possible pour s’assurer que leur plan Oded Yinon, qui consiste à faire éclater la Syrie en morceaux, ne déraille pas complètement. Et, à la très grande honte de l’Amérique, Trump et l’armée américaine agissent comme les marionnettes de Netanyahou.

La Russie, la Syrie et l’Iran gagnent. Israël est le grand perdant. Pas étonnant que Shaked soit réduite à des menaces de mort contre Vladimir Poutine.

Bonne chance pour tenter de concrétiser ces menaces, Ayelet. Vous découvrirez bientôt que s’en prendre à Poutine est beaucoup plus difficile que d’abattre des femmes et des enfants non armés.

 Source : https://www.veteranstoday.com/2017/09/26/shaked/

Poutine efface la dette finale de la Russie à Rothschild détenue par les banques centrales. Ce n'est plus un traître.

 

Le leader russe échappe aux prises financières du nouvel ordre mondial.

Le leader russe Vladimir Poutine a échappé à la servitude financière des banques centrales détenues par Rothschild en effectuant le paiement final de toutes les dettes des républiques soviétiques.

 Poutine a réglé une dette de 125,2 millions de dollars conformément à l’accord du gouvernement de la Fédération de Russie et du Conseil des ministres de Bosnie.

Le paiement final de la Russie les verra échapper aux griffes des banques centrales et à l’emprise du prochain ordre mondial.

Selon RT.com : “Moscou a effectué le paiement final de la dette extérieure restante héritée de l’Union soviétique. La Russie a assumé la dette après que les autres anciennes républiques soviétiques ont refusé de payer.”

“La dette envers la Bosnie-Herzégovine d’un montant de 125,2 millions de dollars a été réglée conformément à l’accord entre le Gouvernement de la Fédération de Russie et le Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine”, a déclaré mardi le ministère russe des Finances.

La dette restante était l’argent que l’Union soviétique devait à la Yougoslavie. La dette extérieure de l’URSS a été accumulée de diverses façons. Les obligations envers les pays occidentaux ont été comptabilisées sur le marché de la dette après 1983. L’argent dû à l’ex-Yougoslavie était dû aux échanges entre les pays.

Pourquoi la Russie paie la dette soviétique seule.

Initialement, on a supposé que la dette extérieure de l’URSS serait payée par toutes ses républiques. Un document à ce sujet devait être signé en décembre 1991. La majeure partie de la dette concernait la Russie (61,34%). L’Ukraine devait rembourser 16,37%, et la Biélorussie devait rembourser 4,13%.

Toutefois, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, l’Azerbaïdjan, la Moldova, le Turkménistan et l’Ouzbékistan n’ont pas signé l’accord. En conséquence, en 1994, la Russie a assumé toute la dette en échange de biens partout dans l’ex-Union Soviétique.

Lorsque les relations avec la Russie se sont détériorées en 2014, Kiev a menacé de nationaliser la propriété russe en Ukraine. À l’époque, le ministère russe des Affaires étrangères a rappelé à l’Ukraine qu’il devait 20 milliards de dollars à la dette de l’époque soviétique et si Kiev soulève cette question, Moscou peut exiger le remboursement.

En 1994, la dette de l’ancienne URSS était de près de 105 milliards de dollars. La plus grande partie de ce montant (plus de 47 milliards de dollars) a été accordée au Club de créanciers de Paris. C’était un bassin de 19 créanciers, principalement dans l’Ouest, y compris les États-Unis et le Royaume-Uni.

La Russie a annulé la dette soviétique de Cuba de 29 milliards de dollars et le pays a activement commencé à rembourser les dettes sous la présidence de Vladimir Poutine, qui a également coïncidé avec une hausse des prix du pétrole.

L’une des dernières dettes de l’époque soviétique a été remboursée l’an dernier au Koweït. La Russie a payé 1,1 milliard de dollars et a livré 620 millions de dollars de produits de haute technologie dans le pays.

La Russie a pardonné la dette envers l’URSS.

Dans le même temps, la Russie a annulé une grande partie de la dette que les pays en développement devaient. En 2014, la Russie a effacé plus de 30 milliards de dollars de la dette de Cuba, qui représentait 90% du passif total. La dette restante, d’un montant de 3,5 milliards de dollars, sera remboursée dans dix ans en 20 versements égaux.

La Russie a également annulé la dette de l’Irak de 21,5 milliards de dollars, la Mongolie (11,1 milliards de dollars), l’Afghanistan (11 milliards de dollars) et la Corée du Nord (10 milliards de dollars), ainsi que des dettes de 20 milliards de dollars de la part de plusieurs pays africains.

Au total, la Russie a effacé plus de 100 milliards de dollars de dettes des pays en développement au cours de la dernière décennie.

Source : Neon Nettle

via: https://www.anguillesousroche.com/russie/poutine-efface-dette-finale-de-russie-a-rothschild-detenue-banques-centrales/

Jacob de Rothschild : « Vladimir Poutine est un traître au Nouvel Ordre Mondial »

Jacob Rothschild a accusé le président russe Vladimir Poutine d’être un « traître à la cause du Nouvel Ordre Mondial ».

Le refus de Poutine de suivre les directives du Nouvel Ordre Mondial, rend Jacob de Rothschild très nerveux. Du fait que les illuminati ont besoin de la Russie de leur côté afin de remplir l’ordre du jour illuminati… c’est une nouvelle qui doit le rendre fou furieux.

Il n’est pas encore possible de dire si les tirs soudains de roquettes, entrées en Israël depuis la Syrie, avaient un lien avec la présence à Damas du chef de la Défense iranien. Mais au vu de l’initiative de l’Iran qui tente de s’implanter militairement dans la région, de la confiance retrouvée du régime syrien et d’autres facteurs suspects, il est probable que cet incident signifiait davantage.

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Même si des tirs accidentels ont touché Israël dans le passé, cet incident ne rentre pas dans la même catégorie et ressemble plus à une tentative de la part de la Syrie de transmettre un message. D’abord l’heure – environ 5 heures du matin. La majorité des combats qui agitent la guerre civile syrienne se déroulent dans la journée et certainement pas avant l’aube. En second lieu, aucun acte de ce type, dans le passé, n’a eu lieu avec cinq roquettes consécutives.

Et en effet, l’incident semble plutôt lié aux tirs antiaériens visant les avions chasseurs israéliens qui effectuaient une mission de reconnaissance au-dessus du Liban la semaine dernière, et correspondent à un ton désormais plus agressif de Damas.

Ces développements sont une preuve du renforcement de la confiance du régime syrien. Samedi encore, l’armée d’Assad a capturé la ville chrétienne de Qaryatayn, qui avait été prise par l’Etat islamique et utilisée comme base par le groupe terroriste. Assad pourrait avoir le sentiment que la victoire est enfin à sa portée grâce à la présence à ses côtés de Téhéran ainsi que des milices chiites d’Irak, du Pakistan et Afghanistan, renforcées par 8 000 soldats bien armés du Hezbollah. Et il a peut-être ainsi eu le sentiment que le temps était venu d’envoyer à Israël un message de défiance.

Il faut rappeler que le même jour, le chef de la défense iranienne Mahmoud Bagheri a signé un protocole d’accord avec son homologue syrien Ali Ayyoub.

Le ministre syrien de la Défense, le Général Fahd al-Freij, à droite, rencontre le chef d'Etat-major des forces armées iraniennes, le major-général Mohammad Bagheri, à gauche, au ministère de la Défense de la capitale de Damas le 18 octobre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / STRINGER)

Le ministre syrien de la Défense, le Général Fahd al-Freij, à droite, rencontre le chef d’Etat-major des forces armées iraniennes, le major-général Mohammad Bagheri, à gauche, au ministère de la Défense de la capitale de Damas le 18 octobre 2017 (Crédit : AFP PHOTO / STRINGER)

Selon SANA, l’agence de presse nationale dirigée par le gouvernement syrien, le protocole a pour objectif d’approfondir les liens entre les pays en matière militaire, de partage de renseignements et de technologies afin « d’améliorer la lutte contre le terrorisme ».

Cet accord est également un rappel de l’importance de la tentative iranienne de s’implanter sans entraves en Syrie alors que la coalition menée par les Etats-Unis et les milices kurdes achève sa campagne visant à repousser l’Etat islamique hors du pays.

Et pour le moment tout du moins, il semble que personne n’est en mesure d’arrêter la propagation de l’influence iranienne dans la région.

La Russie pourrait vouloir détourner le regard de la frappe israélienne mais cela ne torpillera  guère le plan nourri pour la Syrie par l’Iran, qui comprend une vaste présence militaire, durable dans le temps.

Même chose pour les Américains : Les Etats-Unis semblent de plus en plus désireux de ne plus intervenir, même pour leurs alliés.

C’est un fait qui est clairement apparu lorsque l’administration de Donald Trump a choisi d’ignorer la reprise de la ville irakienne de Kirkouk, qui se trouvait entre les mains des Kurdes qu’elle soutenait. Les Etats-Unis ont vendu les Kurdes en faveur d’un gouvernement de Bagdad appuyé par les milices chiites soutenues par l’Iran, une manière de conserver les Irakiens proches de Washington.

Soldats de l'ONU en patrouille près de la frontière syrienne, sur le plateau du Golan, après les tirs de cinq projectiles en Israël, le 21 octobre 2017. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Soldats de l’ONU en patrouille près de la frontière syrienne, sur le plateau du Golan, après les tirs de cinq projectiles en Israël, le 21 octobre 2017. (Crédit : Basel Awidat/Flash90)

Sous de nombreux aspects, l’abandon des Etats-Unis de Kirkouk peut venir faire écho aux suites de l’attaque chimique, en 2013, de Ghouta, lorsque le président Barack Obama avait échoué à faire respecter sa ligne rouge. A ce moment-là, aux yeux de Moscou, de Damas et du reste du Moyen-Orient, ce manque de réaction avait fait naître l’idée que les Etats-Unis avaient peur.

La Russie, en comparaison, n’a pas hésité à intervenir et à protéger ses alliés et c’est son aide qui, pour tous, aura permis au régime d’Assad de renaître de ses cendres.

De manière détournée, Assad doit dire merci à l’Etat islamique qui aura amené la Russie à venir à son secours. L’une des raisons majeures de l’intervention de Moscou dans la guerre a été la crainte que l’EI puisse se propager, en tant que puissance militaire et en tant qu’idée – dans la région côtière à majorité alaouite, où la Russie a des actifs stratégiquement déterminants, notamment une base navale.

Il n’y a aucune raison de supposer que si le régime syrien avait combattu l’armée syrienne libre ou un autre groupe modéré, le Kremlin serait intervenu aussi rapidement pour soutenir Assad, l’un des plus grands tyrans de l’histoire moderne, un homme responsable de la mort d’environ un demi-million de personnes – majoritairement à travers des tortures, des exécutions et des attaques chimiques.

Si l’Etat islamique a pu représenter la plus grande menace pour le régime d’Assad, il s’est avéré qu’il aura également été sa planche de salut.

Syrie, Irak – Le projet d’indépendance kurde a échoué. Pourquoi ?

Moon of Alabama
Moon of Alabama

Par Moon of Alabama – Le 17 octobre 2017

Le projet du clan kurde Barzani d’un Kurdistan indépendant dans le nord de l’Irak et au-delà a complètement échoué. Masoud Barzani, l’homme fort de la région kurde irakienne, avait appelé à un référendum pour détourner l’attention des problèmes financiers de son gouvernement. D’autres clans kurdes puissants ont considéré cela comme une ultime tentative de Barzani pour sauver sa position politique. Le référendum demandait l’indépendance, y compris dans « les zones kurdes en dehors de la région (du Kurdistan) ». C’était une tentative d’annexion. Les forces nationales irakiennes ainsi que les puissances internationales s’y sont opposées. Masoud Barzani et sa famille sont maintenant en passe de perdre leur position de leader.

Les diverses revendications unilatérales kurdes émises depuis 2003 vont devenir caduques. Le rêve de l’indépendance kurde en Irak et en Syrie est mort pour l’instant. C’est une bonne chose pour les deux pays.

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Depuis 2003 et surtout depuis 2014, les Kurdes ont largement outrepassé leurs frontières d’origine. Ils ont occupé des zones habitées par des populations diverses et contenant des réserves pétrolières irakiennes d’importance cruciale. Cela fait des mois que le gouvernement irakien du Premier ministre Abadi, soutenu par son Parlement, son opinion publique et la communauté internationale, réclame le retour des Kurdes dans leurs frontières de 2003. Il a condamné leur projet d’indépendance illégale.
 
La famille mafieuse Barzani qui est au pouvoir a vendu le pétrole et empoché l’argent qui, selon la loi, appartenait au gouvernement fédéral irakien. La milice mafieuse des Barzani a occupé les postes frontières fédéraux avec les pays voisins et a gardé toutes les taxes douanières pour elle. Pendant ce temps, les enseignants et les autres agents publics de la région kurde ne recevaient plus leur salaire.
 
Le clan Barzani n’est qu’un des clans de la région kurde d’Irak. Historiquement, son principal concurrent est le clan Talabani. Les deux clans ont leurs propres partis politiques (KDP et PUK) et leurs milices. Les deux clans se sont battus l’un contre l’autre pendant une guerre civile dans les années 1990. Puis les Barzani ont demandé l’aide du président irakien Saddam Hussein pour vaincre leurs ennemis locaux.
 
Au cours de la dernière décennie, les Talabani ont été handicapés par leur patriarche en fin de vie Jalal Talabani. Après l’invasion de l’Irak par les États-Unis, il avait renoncé à jouer un rôle majeur dans la région kurde en échange de la position honorifique de président irakien. Dès que Jalal Talbani est mort le 2 octobre, sa famille a affermi sa position. Elle a négocié un accord avec le gouvernement central irakien pour qu’il limite les pouvoirs quasi dictatoriaux des Barzani. Le général iranien Qassam Suleiman a contribué à faire aboutir l’accord.
 
Lorsque les forces gouvernementales irakiennes ont fait mouvement, comme cela avait été annoncé, pour reprendre Kirkouk aux Kurdes, les forces de la milice kurde (peshmerga) sous le commandement de l’UPK des Talibani se sont retirées comme prévu. Les miliciens sous le commandement du KDP de Barzani se sont retrouvés dans une position indéfendable et ont dû fuir en toute hâte.
 
Hier et aujourd’hui, les forces nationales irakiennes ont repris le contrôle de plusieurs grands champs de pétrole occupés par les Kurdes. Elles ont également repris le contrôle des postes- frontières avec la Syrie et la Turquie. Au bout de trois ans, les yézidi peuvent enfin retourner à Sinjar. Le barrage de Mossoul est à nouveau aux mains du gouvernement. Sans ressources pétrolières et douanières, la région kurde ne dispose pas des revenus nécessaires pour financer une indépendance régionale. Pendant que son projet s’effondrait aux yeux de tous, Masoud Barzani n’a pas prononcé un mot.
 
Le gouvernement irakien ne reprendra pas seulement le contrôle total des zones que les Kurdes sous Barzani ont illégalement usurpées, il exigera également de nouvelles élections régionales. Il est douteux que Masoud Barzani, ou l’un de ses fils, puisse remporter des élections locales après les désastres qu’ils ont causés par leurs abus.
 
En Syrie, les forces kurdes YPG / SDF ont pris aujourd’hui le contrôle total de Raqqa. Il faudra des mois pour effacer les derniers restes de l’EI. Il faudra des années pour reconstruire la ville car elle a été en grande partie détruite par le soutien aérien des États-Unis pendant les combats contre le groupe État islamique.
 
À Deir Ezzor, les dernières positions d’État islamique s’effondrent sous les attaques des forces gouvernementales syriennes. Dans quelques jours ou quelques semaines, la ville et la campagne seront également entièrement libérées.
 
La guerre contre État islamique touche à sa fin. Le projet d’indépendance kurde en Irak est mort. Les Kurdes en Syrie vont maintenant être ramenés à leur taille initiale. Avec moins de 8% de la population, les Kurdes dirigés par les YPG ont pris le contrôle de 20% des terres et de 40% des ressources en hydrocarbures. Ils vont devoir renoncer à leurs conquêtes.
 
Les forces kurdes en Syrie avaient reçu un soutien matériel et personnel des forces américaines. La plus grande partie des équipements et des munitions est arrivée dans des avions américains à Erbil, la capitale de la région kurde en Irak, et de là a été transportée par voie terrestre à travers les postes frontières irako-syriens qui étaient sous le contrôle des Barzani. Le gouvernement irakien à Bagdad va maintenant reprendre le contrôle de ces passages. L’approvisionnement en matériel américain des régions kurdo-syriennes ne pourra plus être assuré.
 
Les États-Unis ont longtemps soutenu l’autonomie kurde en Irak. Ils ont maintenant pris le parti du gouvernement central irakien. Les Kurdes (de Barzani) ont été laissés dans l’expectative. Cela n’a sûrement pas échappé aux Kurdes de Syrie et ils vont agir en conséquence.
 
Pendant ce temps, les forces turques ont envahi le gouvernorat d’Idleb dans le nord-ouest de la Syrie et ont presque encerclé l’enclave kurde d’Efrin. Sans la Russie, Erdogan aurait poursuivi son avancée. Le week-end dernier, le chef militaire des YPG / SDF en Syrie, Sipan Hamo, s’est rendu à Moscou. Il veut que les Russes protègent Efrin mais il devra en payer le prix.
 
Les Kurdes en Syrie devront se réconcilier avec le gouvernement syrien. Le soutien politique de Washington n’est absolument pas fiable. Sans soutien aérien américain, les positions militaires kurdes ne tiendront pas. Leur approvisionnement est maintenant potentiellement sous le contrôle de Bagdad qui est un allié du gouvernement syrien. Seul Damas et ses alliés à Moscou peuvent empêcher la chute d’Efrin.
 
Les Kurdes n’ont plus d’atout dans leur jeu. Tout ce qu’ils peuvent espérer, c’est que la Russie les aidera à obtenir une certaine autonomie fédérale dans les régions de Syrie où ils sont majoritaires. Ils devront renoncer à tous leurs autres gains.
 
Les forces sionistes, qui veulent balkaniser la Syrie, vont tout faire pour empêcher les Américains de se retirer de Syrie. Certains membres de l’armée américaine voudront maintenir leur alliance avec les Kurdes syriens. Mais la Turquie et l’Irak ne veulent pas que les États-Unis continuent à soutenir les forces kurdes. En l’absence d’une voie d’accès aérienne, terrestre ou maritime sûre, l’armée américaine ne peut pas continuer à s’impliquer en Syrie sur le long terme. De plus, elle n’a rien à y gagner.
 
Je pense que le président Trump et les médias américains vont déclarer que les États-Unis ont remporté une glorieuse victoire sur État islamique dans sa « capitale » de Raqqa. Puis Trump va ordonner aux militaires américains de quitter le pays.  Il y aura encore une présence minimale pendant quelques mois mais aucune opération importante. Ce qui reste d’État islamique dans l’Est de la Syrie sera éliminé par l’armée syrienne et ses alliés.
 
 Au cours des dernières décennies et surtout depuis que l’insurrection salafiste (instiguée par des pays étrangers) a affaibli les États de Syrie et d’Irak, les Kurdes ont réalisé d’énormes avancées politiques et territoriales. Mais ils sont devenus trop gourmands et ne se sont pas rendus compte qu’ils ne pourraient pas les consolider. L’Irak et la Syrie ont repris du poil de la bête. Les alliés « occidentaux » des Kurdes ont redécouvert que leurs intérêts stratégiques étaient mieux servis par des États-nations intacts.
 
Comme je l’ai écrit ailleurs, les Kurdes sont un peuple extrêmement divers :
 
« Il y a quatre langues kurdes qui ne se comprennent pas les unes les autres. Il y a une douzaine de religions parmi les Kurdes bien que la majorité soit (soufi) sunnite. Ils ont été scolarisés et éduqués dans quatre États différents. Il y a des conglomérats tribaux ou des clans comme les Barzani et les Talibani qui ont leurs propres partis politiques et sont dirigés par des mafias patriarcales familiales. Il y a des membres du culte anarcho-marxiste d’Özalan tandis que les Kurdes salafistes voisins ont rejoint État islamique et ont ensuite tué les Kurdes Yezidi voisins. Aucun de ces groupes n’a une vision éclairée ou démocratique du monde.
 
Les Kurdes n’ont jamais obtenu d’État et n’en obtiendront jamais parce qu’ils sont trop différents les uns des autres et n’ont pas assez de sentiment d’unité nationale. Ils préfèrent se battre les uns contre les autres que d’accepter un dirigeant commun. »
Une télévision israélienne montre des images d’un camp d’entraînement de l’Etat islamique à la frontière israélienne
Une télévision israélienne montre des images d’un camp d’entraînement de l’Etat islamique à la frontière israélienne

On peut dire que, globalement, Israël est en train de reconstruire la Saga de l’armée terroriste, en commençant par lui établir un fief officiel au Golan, grâce au reportage bienvenu du Canal 2 israélien qui est un organe du gouvernement. Mieux encore, les évènements récents, tant avec les Etats-Unis qu’avec Israël, tendent à officialiser leur travail en commun avec les groupes terroristes au Moyen-Orient. Un coming out en quelque sorte.  RI  

***

Par Tyler Durden

En novembre dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou avait déclaré que son pays « ne permettra pas à des membres de l’État islamique ou à d’autres acteurs ennemis, sous couvert de la guerre en Syrie, de s’établir près de nos frontières », mais il s’avère que cela soit déjà le cas, au point qu’un camp d’entraînement important de l’EI a été établi juste de l’autre côté de la frontière entre le plateau du Golan et Israël. Bien que l’Al-Qaïda syrien soit depuis longtemps un acteur majeur dans le sud de la Syrie le long de la frontière israélienne, cela constitue la première reconnaissance publique globale et la confirmation de l’existence d’une importante base d’opérations de l’EI dans la région du Golan.

Cette semaine, les médias israéliens rapportent des informations sur le camp à la suite du reportage détaillé de Canal 2 d’Israël montrant des preuves vidéo et photographiques de ce qui est décrit comme un centre de formation et de recrutement qui a déjà attiré des centaines de nouvelles recrues terroristes. Canal 2 est l’une des chaines de diffusion d’information les plus regardées et les plus renommées en Israël et opère sous la «Deuxième Autorité pour la Télévision et la Radio» sous licence de la Knesset et du Ministère des Communications. Selon le Times of Israel :

Canal 2 dit que les commandants sont allés dans une enclave contrôlée par l’Etat islamique « près de la frontière » israélienne. Ils ont établi un camp d’entraînement où ils ont recruté 300 jeunes locaux, indique le rapport qui montrait des images provenant apparemment du camp et des séances d’entraînement.

Parmi les commandants figure l’un des recruteurs les plus connu de l’Etat islamique, Abu Hamam Jazrawi, selon le reportage télévisé.

Les commandants mènent également des campagnes de propagande Internet pour l’Etat islamique à partir de leur nouvelle base qui remplace l’ancien quartier général de la campagne à Raqqa, l’ancienne capitale de facto des extrémistes dans le nord-ouest de la Syrie, où les combats pour les déloger semblent entrer dans leur dernière phase.

Images diffusées dans l'émission de Channel 2: camp d'entraînement de l'EI (capture d'écran)

Images diffusées dans l’émission de Channel 2: camp d’entraînement de l’EI (capture d’écran)

Capture d'écran de Channel 2 censée montrer le camp de base de l'EI juste de l'autre côté de la frontière israélienne.

Capture d’écran de Channel 2 censée montrer le camp de base de l’EI juste de l’autre côté de la frontière israélienne.

L’exposé de Channel 2 fait également état de la présence de plusieurs hauts commandants de l’État islamique dans le camp, ce qui suggère que le groupe terroriste serait en train de tenter de transférer ses bases au sud de la Syrie, étant donné que ses forces semblent s’écrouler sous les coups des SDF, de l’armée syrienne et des forces russes dans l’est du pays.

Times of Israel reconnaît un autre fait choquant, qui est lui-même devenu un secret de Polichinelle concernant les responsables israéliens de la défense et de la politique : ce qu’il appelle la relation de longue date du «vivre et laisser vivre» vis à vis d’Al-Qaïda dans la région. Le Times explique :

L’Armée de Khalid ibn al-Walid, affiliée à l’EI, et le Jabhat Fateh al-Sham, anciennement Front Al-Nusra, lié à Al-Qaïda, sont tous deux installés depuis des années sur les frontières d’Israël.

En dépit d’une relation «vivre et laisser vivre» relativement longue avec ces groupes, l’armée israélienne a mis en garde contre un éventuel conflit – inévitable – avec eux et s’est préparée à répondre aux attaques transfrontalières.

Bien que l’armée israélienne ait «lancé des avertissements» contre de «potentielles» actions directes de la part des groupes terroristes les plus notoires du monde qui semblent confortablement installés sur les postes frontaliers israéliens, elle n’a jamais pris d’actions directes significatives contre ces groupes, ciblant plutôt régulièrement avec des frappes aériennes l’armée syrienne, les milices liées à l’Iran et le Hezbollah. C’est le reflet général de la stratégie israélienne de changement de régime en Syrie, qui a abouti à une histoire bien documentée d’assistance aux groupes rebelles affiliés à Al-Qaïda.

Une enquête du Wall Street Journal a révélé que cette relation impliquait des transferts d’armes, des paiements de salaires aux combattants anti-Assad et le traitement des djihadistes blessés dans les hôpitaux israéliens, ce qui a été largement prouvé par des photos où Netanyahu saluait les miliciens. Comme l’ancien directeur par intérim de la CIA, Michael Morell, l’a dit un jour directement au public israélien , le «jeu dangereux» d’Israël en Syrie consiste à coucher avec al-Qaïda pour combattre l’Iran chiite.

Channel 2 News et The Times of Israel ont également présenté une image d’une vidéo antérieure d’un militant de l’EI solitaire tenant un drapeau de l’État islamique avec la partie israélienne de la frontière du Golan bien visible.

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Le Times of Israel a présenté l’image ci-dessus: «Menaces lancées par-delà la frontière dans une vidéo publiée, par un affilié de l’État islamique sur le côté syrien du plateau du Golan le 3 septembre 2016.»

Ces dernières années, de nombreux responsables actuels et anciens de la défense israélienne sont allés jusqu’à dire que l’EI est finalement préférable à l’Iran et à Assad. Par exemple, l’ancien ambassadeur israélien aux États-Unis, Michael Oren, en 2014, avait surpris l’auditoire lors du Aspen Ideas Festival du Colorado, lorsqu’il a dit dans ses commentaires sur l’EI que «les sunnites représentaient le moindre mal par rapport aux chiites». Oren, exposant la politique de défense israélienne, a pleinement reconnu qu’il pensait que l’Etat islamique était « le moindre mal ».

De même, pour Netanyahou et d’autres responsables israéliens, la principale préoccupation n’a jamais été ceux qui se vouaient au culte de la mort vêtus de noir et qui se filmaient décapitant des Américains et brûlant des personnes vivantes, mais la possibilité, selon les mots de Henry Kissinger, d’«une ceinture territoriale chiite et pro-iranienne de Téhéran à Beyrouth « et l’établissement d’un » empire radical iranien « .

Maintenant que les médias israéliens font largement état de la présence de l’État islamique le long de la frontière israélienne, nous nous demandons pourquoi un fait aussi clair et documenté ne provoque pas plus d’indignation. Bien que la bombe que représente le reportage de Channel 2 ait été diffusée plus tôt cette semaine, elle est accueillie par un silence retentissant dans la presse internationale. L’Etat islamique est en train de camper le long de la frontière israélienne, mais nous n’entendons parler que de la prétendue «menace iranienne» sur l’existence d’Israël.

 Source : http://www.zerohedge.com/news/2017-10-13/israeli-tv-shows-footage-isis-training-camp-israels-border