WWIII : Tariq Ramadan, le Chef des Voleurs de Daesh. Le GODF ne s'était pas trompé, Tariq ne tari pas d'éloges sur ses compromissions avec DAESH et les Frères Musulmans. Le GODF pensait en faire un pont laïque vers l'Islam qui ne doit plus exister aux temps de la fin.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Tariq Ramadan, le Chef des Voleurs de Daesh. Le GODF ne s'était pas trompé, Tariq ne tari pas d'éloges sur ses compromissions avec DAESH et les Frères Musulmans. Chez les frères musulmans et Daesh, ..... Hassan Al Banna en était, le grand père de Tariq Ramadan. Le GODF pensait en faire un pont laïque vers l'Islam modéré par l'intermédiaire d'Alain Juppé, (Islam qui ne doit plus exister aux temps de la fin). En effet selon Yahia Gouasmi, Imam du centre Zarra, l'Islam et l'entité Sioniste d'Israël doivent disparaître. De son côté Médiapart était déjà plus réservé en 2012 sur tous les Imams autoproclamés comme Tariq Ramadan, mais tout le monde peut se tromper :

Cela faisait quinze ans que dans une complicité avec les gouvernements américains successifs, le régime en Iran se réjouissait du maintien de sa principale force d’opposition sur la liste des organisations terroristes. Mais voilà, depuis octobre la justice a décidé de retirer l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) de cette liste noire, la laissant désormais mener librement ses activités légitimes. Le Département d’Etat a été contraint de se plier à la justice. Les mollahs sont frustrés, voire affolés et mobilisent en Iran comme à l’étranger tous les moyens pour manifester leur désarroi. Ils ont dégainé la grosse Bertha de la propagande pour endiguer le raz-de-marée déclenché par ce mouvement populaire en Iran. Des prières du vendredi aux chaines satellites d’Etat, tous sont en train de tirer à vue sur ces « mécréants » que le régime taxe de « monafeghine » (hypocrites, pour dissimuler la référence de l’OMPI à un islam tolérant et une démocratie laïque).

Les réseaux dormants ou actifs de Téhéran, ses ramifications et lobbies à l’étranger ne sont pas en reste et se mobilisent pour fondre sur ces farouches opposants. On peut lire par exemple sur le site de l’IRIB (radio officielle iranienne) l’opinion d’un certain Yahia Gouasmi qui signe président du « Parti Anti Sioniste » en maniant le vocabulaire haineux propre aux gardiens de la révolution, répétant des faits maintes fois démentis pour discréditer l’OMPI. Le pamphlet se termine ainsi « Quant aux Moudjahidine Khalk (« mounafikines »), ils sont déjà morts pour le peuple iranien ». une annonce souvent faite par le régime iraniens ces trente dernières années. La similitude des termes avec la rhétorique fasciste du pouvoir religieux en Iran n’est pas le fruit du hasard. Ce « président du Parti Anti Sioniste » a un double turban, à défaut de casquette ; il se présente également comme « responsable de la fédération chiite de France » et gestionnaire du centre Zahra de Dunkerque.

 

On pourrait croire à première vue, qu’on a affaire à un illuminé du « chiisme iranien » pensant rendre service à son guide suprême à Téhéran. D’après les informations glanées sur internet, il s’agirait d’un ancien boucher halal originaire d’Algérie qui s’est retrouvé dans les années 80 dans l’Iran dominé par Khomeiny en pleine répression des opposants (particulièrement des Moudjahidine du peuple, dont 120.000 membres ont été exécutés) alors que l’imam criminel prolongeait une guerre meurtrière contre l’Irak au détriment de son peuple. On peut imaginer quelle est la version du chiisme assimilée par l’ex boucher de Dunkerque.

Plus révélateur encore est le site du centre Zahra et les médias iraniens où les photos souvenirs avec les dignitaires de la dictature iranienne sont fréquentes, y compris avec Ahmadinejad. Gouasmi se définit ouvertement comme « un enfant de l'imam Khomeiny en France » ! Les voyages en Iran se succèdent et ses relations avec ce régime ne sont plus un secret.  

Gouasmi serait-il un représentant du chiisme en France ? Certainement pas. Sur le site Zahra on constate qu’Ali Khameneï est présenté comme le Guide des affaires des musulmans. Il pousse donc le bouchon jusqu’à faire du chef du régime iranien le guide non seulement des chiites mais également des musulmans du monde ! Un affront pour ces deux branches de l’islam qui ne se reconnaissent en aucun cas dans ce pouvoir qui manipule la religion.

 

Khamenei est tout sauf un guide des chiites. L’Iran est certes à majorité chiite et le pouvoir aux mains de Khamenei, mais son autorité est contestée par pratiquement l’ensemble des ayatollahs et dignitaires religieux qui pèsent encore. En ce qui concerne la cote de Khamenei auprès de la population iranienne, on a pu en avoir un aperçu lors des émeutes de 2009 réprimées dans le sang et plus récemment dans les manifestations du mois d’octobre dans la capitale. Alors Gouasmi serait-il une excroissance du régime iranien en France ? Peut-être bien. En tout cas en criant avec les loups contre l’opposition, Gouasmi dévoile sa couleur.

Fidèle à la traditionnelle manipulation de la cause palestinienne par le régime iranien, le Parti Anti Sioniste épaulé par le site Palestine solidarité reproduit le brouillon de désinformation de Gouasmi. Le Vevak, service de renseignement iraniens, Almanar, la chaine du Hezbollah Libanais, Thierry Meyssan qui a récemment rencontré Ahmadinejad à Téhéran, ou Alain Soral (transfuge du Front national) qui fait souffrir, sur son site « égalité et réconciliation », Che Guevara et Patrice Lumumba dont il colle les photos à côté de celles de Poutine, Khadhafi et Ahmadinejad, voilà ancien boucher, barbouzes, théoriciens de complots, agents d’un régime en fin de course, qui tous s’efforcent sur le radeau de la Méduse d’éclabousser  en vain la Résistance iranienne et de salir du même coup le combat légitime du peuple palestinien qui se passerait bien des mollahs et consorts pour mener son combat.

Voilà ce que j’aurais écrit en 2009 si j’avais eu les informations de Caroline Fourest

Publié le 2 novembre 2017 - par - 13 commentaires

Après la plainte de Henda Ayari contre Tarik Ramadan, Caroline Fourest affirme aujourd’hui qu’elle « savait » depuis 2009.  Qu’aurait-elle pu faire ?

Voici l’article que j’aurais écrit si j’avais eu les informations de Caroline.

«  Alerte aux jeunes femmes musulmanes : les prédicateurs peuvent aussi être des prédateurs sexuels.

Je m’adresse aujourd’hui aux femmes et adolescentes qui pensent pouvoir faire une confiance aveugle à des hommes reconnus comme autorités en matière de religion islamique.

Depuis que je publie sur les mouvements religieux « intégristes » en général, j’ai eu connaissance de nombreux cas de personnes dont la conduite est aux antipodes de la morale sexuelle qu’elles prônent.

« Quand je fais le bilan de tous les prédicateurs intégristes, chrétiens ou islamistes sur lesquels il m’est arrivé d’enquêter, je ne crois pas être tombée une seule fois sur un homme menant une vie sexuelle équilibrée, ou simplement conforme à ce qu’il prêchait. Le monde regorge de télévangélistes homophobes ayant des relations homosexuelles, de prêtres pédophiles et de prédateurs sexuels islamistes. »

Concernant les imams ou auteurs musulmans, «  ce dont je peux témoigner, c’est [des] récit[s], précis et terrifiant, (…) de quatre femmes que j’ai rencontrées.

Elles m’ont chacune raconté des récits relevant du même scénario. Admirant un prêcheur de l’islam, elles lui demandent conseil. Il les reçoit en privé, seul. Et là, il les agresse sexuellement physiquement et verbalement.

« Une première femme m’a contactée pour me dire ce qu’elle avait vécu. (…) Au début, je n’ai pas répondu. Ses écrits devenaient précis. Pour en avoir le cœur net, j’ai fini par la voir. Elle m’a montré des SMS puis des photos édifiantes. Elle m’a également mise en relation avec d’autres filles. Toutes avaient vécu à peu près la même histoire. Une demande de conseil religieux transformé en relation sexuelle compulsive, parfois consentie, souvent violente et très humiliante, avant de finir en menaces. L’une d’elles avait subi un traitement pouvant faire l’objet d’une plainte. »

« Des victimes ont commencé à me contacter. Je les ai rencontrées. Elles m’ont montré des photos explicites et raconté des horreurs »

Il m’est impossible de révéler le nom de la personne dont les jeunes femmes m’affirment avoir été victimes.

L’une des femmes m’a raconté des « faits tombant sous le coup de la loi ». Je l’ai accompagnée chez un juge mais elle craint de porter plainte.

Une telle crainte est bien compréhensible.

Les féministes défendant des femmes victimes de violences savent combien les risques pour les victimes qui portent plainte sont réels. Mais nous savons aussi que pour faire reculer ces crimes, il faut que des femmes agissent devant les tribunaux.

Peut-être ces femmes musulmanes victimes se croient elles coupables, seules dans leur situation.

Mais je suis convaincue que d’autres cas existent parmi les musulmanes voilées ou non, qui cherchent de l’aide auprès des imams « intégristes ».

Je lance donc ici un appel à ces femmes. Ne restez pas isolées, ne vous défiez pas de la justice « mécréante ». Vous ne le ferez pas seulement pour vous-mêmes mais pour les autres victimes, pour éviter que d’autres soient victimes.

En tout état de cause, pour une fois, je jouerai donc les duègnes et vous recommanderai la même conduite que … les intégristes : ne restez pas seules avec des hommes « religieux », même si leur réputation est les meilleures qui soit, ne leur faites pas une confiance aveugle. » 

Pourquoi aurais-je écrit ceci ?

Il est très difficile d’agir pour protéger les victimes de violence sexuelles, sans risquer de créer des difficultés encore plus grandes pour elles, et d’être attaqué soi-même.

Les militantes féministes et avocats qui aident des femmes dans ces situations savent combien des représailles en tout genre, notamment sous forme de plainte pour dénonciation calomnieuse, sont fréquentes et violentes.

Que peut-on ou doit-on faire ?

La dénonciation de crime est un devoir.

Selon l’article 434-1 du code pénal,  «  Le fait, pour quiconque ayant connaissance d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Sont exceptés ( …) »

Caroline affirme sur RTL le 30 octobre :

« J’ai croisé plusieurs femmes qui m’ont fait des récits précis et glaçants dès 2009. »

« L’une d’elles, ce qu’elle m’a racontée relevait clairement de la justice et je l’ai présentée à un juge pour qu’elle puisse éventuellement porter plainte. Mais cette personne a été clairement intimidée, menacée. Elle m’a fait savoir qu’elle ne pouvait pas, qu’elle ne se sentait pas d’aller au bout. Et moi, en conscience, je ne pouvais pas pousser quelqu’un à marcher sur ce chemin sans en avoir la force ».

Caroline sait parfaitement manier l’ellipse et l’ambiguïté. Ses affirmations ici sont tout sauf suffisamment précises pour que l’on sache, ni si la femme qu’elle a « présentée » à un juge était victime d’un crime ou pas, ni si les autres l’avaient été ou pas. Caroline affirme avoir vu SMS et photos, mais… de quoi précisément ? De faits constituant un crime ou seulement un délit ?

Impossible donc de savoir si elle a respecté la loi ou pas, et de toute façon s’agissant de faits de 2009 il y aurait prescription, encore que…

Mais les justifications que Caroline donne pour s’en être tenue là sont lamentables.

La première parait aller de soi : « en conscience, je ne pouvais pas pousser quelqu’un à marcher sur ce chemin sans en avoir la force », « Ma conscience refusait de la pousser sur un chemin dont je craignais qu’elle ne sorte déchiquetée. »

Dans la phrase de Caroline, l’expression «  en conscience » prête ici réellement à rire très jaune. J’y reviendrai.

Ne pas pousser une femme en particulier à une démarche trop destructrice pour elle au nom d’une cause, est bien normal. Le livre de Samantha Geimer, (voir ici :  http://elisseievna-blog.blogspot.fr/2013/11/a-lire-samantha-geimer-victime-de-roman_10.html ),  victime de Roman Polanski montre combien l’acharnement judiciaire et médiatique contre le cinéaste a été opéré contre sa volonté et lui a fait à elle beaucoup de mal.

Mais Caroline pouvait lancer un appel général aux femmes musulmanes, admiratrices et confiantes dans des hommes moralistes.

 Caroline Fourest devait elle ou pouvait-elle parler nommément de Tariq Ramadan, ou, ce qui revient strictement au même, donner suffisamment d’indications pour le lecteur ou la lectrice puisse savoir qu’elle parlait précisément de lui.

Tariq Ramadan aurait pu la poursuivre en diffamation, elle aurait pu en prendre le risque si elle avait des preuves telles que SMS et photos, mais cela aurait pu être dangereux aussi pour les éventuelles (respectons la présomption d’innocence) victimes de cet homme.

En effet, Caroline n’aurait eu que le choix suivant.

Soit de ne pas fournir la preuve de ses affirmations et risquer d’être condamnée, ce qui aurait du coup rendu Tariq Ramadan éventuellement ( s’il l’est) encore plus dangereux (s’il l’est, respectons la présomption d’innocence).

Soit fournir ces preuves, SMS et photos, ce qui supposait l’accord des victimes et revenait probablement à lui révéler leur identité.

Par contre elle pouvait écrire une mise en garde générale : elle pouvait fort bien déclarer avec un certain nombre de détail les situations dans lesquelles s’étaient trouvées les femmes qui étaient venues la trouver, afin que d’autres puissent détecter les signes d’alerte et reculer à temps. Mais non…

A quoi a-t-elle pensé alors ?  « J’avais suffisamment d’éléments à charge démontrant la duplicité de Tariq Ramadan pour ne pas aller sur ce terrain-là. », écrit-elle dans Marianne.

Elle avait de quoi écrire : c’est dans la boite, clap de fin, pourquoi s’embêter plus ? Pourquoi chercher plus à prévenir ou empêcher d’autres violences ? Penser aux autres, quelle drôle d’idée.

Vous l’avez entendue prononcer le mot : « conscience » ?

Elle ne pouvait « en conscience » pousser des femmes à s’exposer aux représailles de Tariq Ramadan…

Dans l’interview donnée à RTL, et ses articles sur l’affaire, Caroline ne cesse de revenir sur le degré de danger auquel s’expose une personne s’opposant aux Frères Musulmans.

« Les victimes savent que leur parole sera mise en doute et quand vous êtes dans le cas de Tariq Ramadan, vous savez que, en plus, il y aura tout son réseau qui est l’un des plus redoutables dans l’islam politique »

« Dès que quelqu’un s’oppose à lui, tout son public, antisémite, violent et haineux, crie au complot ».

« . Je suis bien placée pour connaître la violence des réseaux des Frères musulmans quand on tient tête à « frère Tariq ».

Un point mériterait d’être éclairci : si ces réseaux sont si dangereux, comment se fait il que Caroline écrive, en guise de justification, qu’elle a fait appel… à ses lieutenants ?

« Depuis 2009, je savais qu’il menait aussi une double vie (…). Pourtant, je n’ai pas pu l’écrire. Les faits les plus graves ne pouvaient être révélés sans preuves solides, sans qu’une victime porte plainte. (…). Mais j’ai alerté des confrères et même des lieutenants de Ramadan. Rien ne se passait. »

Rien ne se passait grâce aux lieutenants de Ramadan. Sans blague…

En tout cas, on se frotte les yeux et les oreilles. Si ces réseaux sont si dangereux contre des musulmans eux-mêmes, alors au nom de quelle information si importante du public, pour que Caroline a-t-elle la même année, révélé au public le nom d’un auteur juif écrivant sous pseudonyme sur Tariq Ramadan ? Ignore-t-elle qu’elle pouvait ainsi faire encourir à ladite personne le sort prévu par le coran sourate 9 verset 30 (Les Juifs … qu’Allah les anéantisse !).

Pouvait-elle l’ignorer alors qu’elle avait elle-même en 2005 relaté comment Ayaan Hirsi Ali s’était opposée à la publication des noms des actrices du film «  Submission » et du nom du réalisateur, Théo Van Gogh, parce qu’elle ne voulait, elle Hirsi Ali, pas avoir leur mort «  sur la conscience » …

Caroline parle des dangers face à certains militants de l’islam quand il s’agit pour elle de se valoriser en affirmant qu’elle les affronte – fort relativement d’ailleurs puisqu’elle défend « l’islam » contre « les racistes » -, mais elle les minimise, les présente comme un petit rien du tout, quand elle y expose autrui. Tout est affaire de perspective. Avoir la conscience schizophrénique aide à penser en avoir une sans doute.

La manière dont elle s’est conduite envers d’autres jeunes femmes, les deux fondatrices des FEMEN réfugiées à Paris, Alexandra Schevchenko et Oksana Chatchko, (conduite racontée par le journaliste Olivier Goujon dans un livre qui vient de paraitre « Femen, histoire d’une trahison », édité par Max Milo), fait se demander si Caroline a seulement une idée du sens du mot Conscience.

Voir mon article sur ce livre ici :

http://elisseievna.blogspot.fr/2017/10/femen-le-livre-d-olivier-goujon-sur-les.html

Pour êre clairs et nets à nouveau – et ne pas nous montrer indécis sur le sujet, la mosquée Al-Aqsa, Jérusalem la ville et toute la Palestine doivent être sous la tutelle des musulmans uniquement. Elles ne doivent pas être sous la tutelle des chrétiens, des Juifs, ou de qui que ce soit d’autre. Je me moque de ce que disent les autres. Elles doivent être sous la seule garde des musulmans.

Les [Israéliens] reçoivent un argent illimité de Wall Street. Ils reçoivent de l’argent de vos fonds communs de placement, d’ailleurs, que vous économisez dans vos banques. Que vous le sachiez ou non, le gouvernement libéral leur envoie de l’argent. OK ? Ils ont l’argent des contribuables. Qu’ont les Palestiniens ? Ils n’ont rien ! […]

Ainsi il est de notre devoir – un devoir individuel – de partager leur djihad et leur combat contre les sionistes, par tous les moyens nécessaires – par tous les moyens légaux et par tous les moyens islamiques. Nous n’allons pas nous montrer timorés ou mous. […]

Les Nations unies ont déclaré que le peuple palestinien a droit à l’auto-défense. Nous pouvons donc leur offrir toute l’aide qu’ils veulent : en  argent, en armes, en expertise. Nous ne nous gênerons pas. […]

La mosquée Al-Aqsa, comme je l’ai dit, est une fiducie placée entre les mains de tout musulman. Elle est aujourd’hui envahie par une bande d’Israélites impurs. Elle se trouve aujourd’hui aux prises d’un gang de la pire espèce humaine – en admettant qu’on puisse la qualifier d’humaine – ces sionistes, qui n’ont de pitié, de respect, de sainteté, de respect pour personne, pour aucune [forme d’] humanité. Les musulmans ne sont pas les seuls à souffrir là-bas. Ce sont des musulmans, des chrétiens et d’autres peuples qui souffrent. Ainsi notre premier devoir envers cette terre – lorsque nous aurons bien compris qu’il s’agit d’un waqf et d’une fiducie – est de combattre avec nos frères et sœurs, par tous les moyens nécessaires.

Frank Herzl dirigeait cette organisation et est allé parler… Il a essayé de soudoyer le sultan Abdul Hamid avec beaucoup d’argent, à cette époque, pour payer les dettes du Califat. [Le sultan] a dit : « C’est un waqf. Je n’ai pas mon mot à dire. Je ne peux vous en donner même un pouce. Allez vous-en, s’il vous plaît. » Donc jusqu’alors… Ils ont dit que cet homme devait partir. Ils ont joué un rôle majeur pour le chasser, ou l’assassiner, ou pour réaliser ce qu’ils fomentaient et planifiaient. […]

Ce fut le dernier calife des musulmans, le sultan Abdul Hamid. En ce temps-là, nos frères juifs lui ont rendu visite et lui ont dit : « Nous avons besoin d’une terre – d’une portion de terre – de la Palestine. » Ils n’ont pas dit : « Nous voulons une terre pour y vivre ou pour construire ». Ils ont dit qu’ils voulaient une terre à cultiver. « Nous voulons simplement une terre, ainsi nous pourrons cultiver, que nous pourrons affermer. » C’est la vraie histoire.

Tarek Ramadan : L’autre jour, l’Empire ottoman, le Califat ottoman, qui a tant fait pour l’islam, Allah soit loué… Vers la fin, leurs dirigeants étaient faibles, et malheureusement, tant de soulèvements de Juifs ont eu lieu à cette époque. Ils avaient des organisations et des associations [dont les membres] portaient des barbes comme les musulmans, priaient à la mosquée, et lorsqu’ils obtenu ce qu’ils voulaient, ils ont ôté leurs barbes et dit : « Nous sommes des Juifs. A présent, nous avons obtenu ce que nous voulions. » Ils ont porté au pouvoir un homme appelé Moustafa Kemal Atatürk. Mais malgré cela, la sagesse d’Allah… Si bien que les Turcs ont accordé du crédit à cette nation… Bien que ce fut vers la fin, époque où le Califat ottoman était affaibli, Allah leur a envoyé le sultan Abdul Hamid, qui était l’un des plus forts. Il a fait de son mieux pour rectifier et arranger les situations, et pour rétablir la nation islamique. Mais vu que déjà elle se décomposait, c’était trop pour elle : il n’a pu s’en occuper seul.

Extraits :

« Nous pouvons leur donner toute l’aide qu’ils veulent : en argent, en armes, en expertise. Nous n’allons pas nous gêner », a déclaré Ramadan dans un sermon prononcé le vendredi 28 juillet 2017 à la mosquée de la branche de Vancouver de l’Association musulmane du Canada et mis en ligne sur la chaîne YouTube de l’association. Il y précise que les Juifs ont comploté pour assassiner le sultan ottoman Abdul Hamid II, qui avait refusé de leur céder des terres.

L’imam canadien Tarek Ramadan a déclaré que c’était le devoir des musulmans de combattre aux côtés de leurs frères et sœurs en Palestine « par tous les moyens nécessaires », car la mosquée Al-Aqsa se trouvait aux prises « d’un gang de la pire espèce humaine – en admettant qu’on puisse les qualifier d’humains – ces sionistes ». 

 

L’imam Tarek Ramadan à la mosquée de Vancouver : « Il est de notre devoir de participer au djihad contre les sionistes, par tous les moyens nécessaires »


L’imam Tarek Ramadan à la mosquée de Vancouver : « Il est de notre devoir de participer au djihad contre les sionistes, par tous les moyens nécessaires »

 

 

 

Viols de Tariq Ramadan : Caroline Fourest savait depuis 2009 et elle n’a rien dit !

Sœur Caroline Fourest, assure avoir été informée depuis 2009 des agissements de Tariq Ramadan visé par deux plaintes pour viol.

Sœur Caroline se Fourest-elle le doigt dans le pif en tentant de remonter à la surface médiatique ? Certes, elle n’aime pas le Ramadan, pas plus Tariq que le jeûne. Elle ne l’aime pas mais sait pourtant que, depuis 2009, l’homme serait un prédateur sexuel. L’essayiste a expliqué samedi sur son blog avoir été contactée par quatre femmes lui relatant des faits de harcèlement ou d’agressions sexuelles. Source

Très honnêtement, cet homme me fait vomir à plus d’un titre. En tant que prédicateur qui poursuit des buts allant contre les libertés fondamentales comme le droit des femmes, sa haine de la liberté d’expression, sa vindicte contre le droit de changer de religion, etc.

Cet homme est un brillant orateur, mais un imposteur dans le sens qu’il prône à la fois une religion appelant à la modération en public et un islam rigoriste de fait. Son aisance, son sens de la répartie trouvent parmi un public ayant perdu, ou n’ayant jamais eu le contrôle de son destin, une aura forte, au point que des femmes tombent en pâmoison comme le corbeau devant le renard. Elles répondent à ses appels, viennent le rencontrer dans une chambre d’hôtel, ouvrent le bec et avalent, entre autres, le discours du maître.

Elles s’étonnent de sa violence ! Ces donzelles sont pathétiques. Elles n’ont pas lu le Coran qui est empli d’un discours sexiste, machiste, exigeant sur la place de la femme et son positionnement aux pieds de l’homme.

Ces « champs de labour » (S2v223) n’auraient pas su à l’avance, disent-elles, qu’elles ne sont que des vagins sur pattes pour des hommes en schizophrénie, qui ne comprennent toujours pas que la sourate 4 verset 34 ne peut pas s’appliquer en France, que l’égalité des sexes est inscrite dans la Constitution et que, d’ailleurs, dans aucun pays européen la femme n’est considérée comme une inférieure.

Le Coran peut énoncer ses valeurs sur la femme que l’on peut battre si elle est désobéissante ou décapiter si elle trompe son mari, sa violence intrinsèque reste à ce jour illégale. Le souci est que cette violence, que chacun peut lire, y compris nos navets et autres poireaux qui nous gouvernent et qui nous servent de politiques, n’est pas prise au sérieux.

Alors sœur Fourest, qui a milité pour interdire nos assises contre l’islamisation, au même titre que Corbière de la France Insoumise (sauf à Allah), aura jusqu’à ce jour toujours combattu Riposte Laïque et tous ceux qui menaient un combat contre l’islam.

Dame Fourest étant homosexuelle militante, et compte tenu du sort réservé aux homosexuels par l’islam, je ne comprends toujours pas sa violence contre nous ! Certes, elle peut ne pas tout partager dans notre dénonciation. Refuser nos sympathies et amitiés pour des partis pris politiques souverainistes, nos engagements patriotiques, nos fidélités à des femmes et des hommes de combats patriotes, mais pour le moins, sans que nous soyons obligés de nous embrasser sur la bouche, nous pourrions avoir des compréhensions mutuelles sur le terrain de l’islamisme.

Donc, depuis 2009, Caroline Fourest savait et n’a rien dit.

Pas un mot sur les plateaux de télévision, pas un mot dans les journaux. Voilà un courage qui fait peur, tant sa médiocrité est forte. Ainsi donc, elle crache en permanence contre ceux qui luttent contre l’islamisation, mais refuse de dénoncer Tariq Ramadan. Qui ne dit rien consent.

Le fait qu’elle sache et ne dise rien nous autorise à penser qu’elle est au minimum complice des viols qui ont suivi ceux de 2009. Car enfin, ce prédateur « présumé », comme disent les médias, n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Et pourquoi donc, puisqu’il avait un véritable cheptel d’idiotes islamisées. Un troupeau de brebis égarées sur le chemin d’Allah. Des vagins sur pattes qui, au pire, seraient honorés de sa présence intrusive, ou trop effrayés pour le dénoncer.

Caroline Fourest ne peut pas faire comme si elle n’était pas en partie responsable elle aussi. Elle savait que cet homme était un prédateur. Savait que les hommes en Islam ont du pouvoir sur les femmes à travers le discours islamiste, celui de la tradition maghrébine où le viol d’une femme est tabou, excusé le plus souvent, voire acheté par un mariage, et au pire, vengé par la mort de la femme ayant failli à l’honneur de la famille.

Le prédateur musulman a toutes les cartes en main.

Les femmes sont des proies face à ces pervers. Combien de prédicateurs sadiques et pervers ? Combien d’imams utilisent cette pseudo religion pour assouvir leurs instincts ? Combien de viols réglés en famille ?  Le seul moyen qu’elles ont est de quitter cette religion, de nier le Coran comme lui nie la liberté des femmes d’être les égales des hommes.

Quel est donc ce Dieu qui souhaite que les femmes ne soient que des presque animaux de compagnie, de simples génitrices, des gardiennes d’enfants sans désir d’exister par elles-mêmes ?

Je suis atterré d’avoir entendu cette femme, « présumée » violée par Tariq Ramadan, affirmer qu’elle est toujours musulmane. Elle qui fut une salafiste, qui fut enfermée par un ex-mari salafiste, qui s’est vu priver de ses enfants, qui fut voilée des pieds à la tête, et affirme qu’elle est pour un islam modéré. Un islam tolérant pour les femmes, et s’affirme laïque ! De quel islam parle cette femme ? Elle n’a rien compris. N’a rien lu sur cette idéologie qui refuse la laïcité de fait puisqu’il refuse de séparer le spirituel du temporel.

Il n’y a pas d’islam modéré. Au mieux, cette femme est encore sous l’emprise de son milieu familial, d’un mari ou compagnon musulman. Au pire, elle est dans la taqqya. Dans tous les cas, cela n’enlève rien à la responsabilité de Caroline Fourest de fait, et jusqu’à éclaircissement sur le « présumé » violeur Tariq Ramadan.

Gérard Brazon (Libre expression)

 

 

Pour Tariq Ramadan, «soit vous êtes voilée, soit vous êtes violée», selon son accusatrice, ce qui convenait à Alain Juppé dans son côté féminin. Les Français de Couche veulent tous une Légion d'Honneur décernée à Bordeaux dans la Cité du Vin de Bacchus. Une citée molle en forme de symbole viril.

 

© Jean-Sebastien Evrard
L'islamologue suisse Tariq Ramadan, Imam autoproclamé de la Ville de Bordeaux, avec sa grande Mosquée Virtuelle, et le brassage des Français pour qu'ils adoptent des Musulmans par contacts physiques.
Tariq et Juppé c'est une longue histoire d'Amour entre deux peuples depuis Charles Martel, qui se réconcilient et qui se disputent comme une grande famille.
Juppé n'a pas voulu allé à la Présidence pour un certain nombre de faits cachés, dont la montée en puissance de celui qu'il croyait enterré d'après son staff de déterrés, mais il nous a légué son fils adoptif, qui vient d'épouser Macron. Vous remarquerez que le fils dépasse le père, dans ce combat et il lui a dit "va mon fils, va ...
JUPPE
Edouard, as-tu du cœur ?

EDOUARD
Tout autre que mon père
L'éprouverait sur l'heure.

JUPPE
Agréable colère !
Digne ressentiment à ma douleur bien doux !
Je reconnais mon sang à ce noble courroux ;
Ma jeunesse revit en cette ardeur si prompte.
viens, mon fils, viens, mon sang, viens réparer ma honte ;
Viens me venger.

EDOUARD
De quoi?

JUPPE
D'un affront si cruel,
Qu'à l'honneur de tous deux il porte un coup mortel:
D'un soufflet. L'insolent en eût perdu la vie ;
Mais mon âge a trompé ma généreuse envie ;
Et ce fer que mon bras ne peut plus soutenir,
Je le remets au tien pour venger et punir.
va contre un arrogant éprouver ton courage :
Ce n'est que dans le sang qu'on lave un tel outrage ;
Meurs, ou tue. Au surplus, pour ne te point flatter
Je te donne à combattre un homme à redouter ;
Je l'ai vu, tout couvert de sang et de poussière,
Porter partout l'effroi dans une armée entière.
J'ai vu par sa valeur cent escadrons rompus ;
Et pour t'en dire encore quelque chose de plus,
Plus que brave soldat, plus que grand capitaine, C'est...
 

 

Dans un entretien au Parisien, Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante féministe, revient sur les accusations de viol qu'elle a portées contre l'islamologue Tariq Ramadan. Ce dernier a annoncé qu'il portait plainte.

Henda Ayari, première femme à avoir porté plainte contre Tariq Ramadan pour viol, rapporte dans l'édition du 30 octobre du Parisien des propos qu'elle prête à l'islamologue : «Soit vous êtes voilée, soit vous êtes violée.»

Le théologien suisse est visé par une enquête à Paris pour «viol, agression sexuelle, violences et menaces de mort», et fait l'objet de plaintes de deux femmes, dont Henda Ayari. Les deux femmes dénoncent des faits similaires. 

Henda Ayari, ancienne salafiste devenue militante féministe et laïque, avait raconté dans un livre sa rencontre avec Tariq Ramadan dans un livre, mais sans le nommer. «C'est la campagne #BalanceTonPorc qui m'a poussée à dévoiler son nom», explique la jeune femme dans Le Parisien où elle raconte qu'elle se serait trouvée «sous l'emprise mentale» de Tariq Ramadan et que celui-ci l'aurait «menacée de représailles», notamment en s'en prenant à ses enfants.

Le camp Ramadan fait bloc alors que d'autres accusations font surface

Vilipendée sur les réseaux sociaux par les partisans de l'intellectuel musulman qui lui reprochent de s'attaquer à l'islam, la jeune femme dit être «fière d'être une musulmane qui respecte les lois de la République» et refuse de se taire. Selon elle, «Tariq Ramadan utiliserait l'islam pour assouvir ses pulsions sexuelles».

L'avocat de Tariq Ramadan a annoncé que ce dernier avait porté plainte pour «dénonciation calomnieuse», et Tariq Ramadan lui-même a affirmé qu'une nouvelle plainte serait déposée dans les prochains jours.

Je quitte le Grand Orient de France, pourtant anticlérical, à cause de sa lâcheté devant l’islam :Daniel FERRER : Mes frères,La Franc-Maçonnerie, étant vidée de sa belle substance par les enseignants, syndicalistes, et autres socialistes caviar et Ferrari pour avoir confondu tolérance et laxisme, respect et soumission, défense de l’homme et traitrise, immigration et invasion, défense de la laïcité uniquement contre le catholicisme. Bouffeurs de curés oui, d ‘ imams non.Comme a dit Mme Élisabeth Badinter « il n’y a que Marine Le Pen qui défende la Laïcité ». Triste constat pour le Grand Orient. Accepter avec cette hypocrisie typiquement française tout en faisant semblant d’être contre le voile, les horaires des piscines pour les femmes musulmanes. Obliger des judéo-chrétiens à manger la nourriture halal. Supprimer le porc des cantines des écoles, des casernes, des plateaux repas des avions. Le retrait des sapins de Noël dans les écoles de nos enfants, quelle que soit leur religion, pour cette belle fête qui devenait plus une fête de la fraternité qu’une fête religieuse. Et maintenant se retrouver à choisir entre la peste et le choléra par la faute de nos frères moralistes et qui à travers les nombreuses loges que j’ai fréquentées je n’arrêtais pas de les mettre en garde contre l’intolérance la vrai, celle de l’obscurantisme religieux. Pour toute cette lâcheté je démissionne du Grand Orient De France et j’invite tous mes frères qui ne se reconnaissent plus dans cette mascarade qu’est devenue la Franc-Maçonnerie actuelle a en faire autant. Démissionnant, démissionnant, démissionnant et espérons…

L'évolution de l'obédience se fait au travers de l’histoire politique et sociale de la France. Investi par le milieu politique sous le Premier Empire, accusé par l’Abbé Augustin Barruel et les milieux contre-révolutionnaires de conspiration ayant abouti à la révolution, le Grand Orient développe au fil de son évolution un engagement humaniste et politique. En 1877, le Grand Orient supprime l'obligation pour ses membres de se référer à « l'existence de Dieu » et à « l'immortalité de l'âme ». Dès lors, il est qualifié d'obédience dite « libérale » ou « adogmatique », qui adopte pour principe la « liberté absolue de conscience », n’imposant aucune croyance ou religion à ses membres. En cela, il se distingue des obédiences de la branche anglo-saxonne qui enjoint le respect de préceptes dits « de régularité » édictés par la Grande Loge unie d'Angleterre en 1929, impliquant notamment la croyance en Dieu et en sa Volonté révélée[N 1] ainsi que l'abstention de sujets politiques ou religieux en loge.

Profondément impliqué dans la vie publique et politique sous la IIIe République, il est dissout au même titre que l'ensemble de la franc-maçonnerie française lors de la Seconde Guerre mondiale par le régime de Vichy. Le Grand Orient peine au sortir de la guerre à rebâtir ses effectifs et s’éloigne de l'action politique directe afin de privilégier la réflexion philosophique et sociétale. Fondateur du CLIPSAS, association regroupant les obédiences adogmatiques autour du globe, il est — avec plus de 52 000 membres répartis dans environ 1 250 loges — la première obédience adogmatique d'Europe. Depuis 2010, il laisse à ses loges la liberté d'initier ses membres sans distinction de sexe.

Puissance symbolique souveraine (ses membres sont également des « initiés »), son rite officiel est le Rite français consubstantiel à la création de l'obédience, celle-ci intègre au cours de son histoire et au gré de leurs apparitions la plupart des rites maçonniques pratiqués de nos jours. Imprégné de culture orale, le GODF n'en est pas moins une institution de droit régie par la loi de 1901 et par des règles écrites fondées sur le suffrage universel, principe démocratique qui s'exerce sur toutes ses structures. La devise, Liberté, Égalité, Fraternité, qu'il adopte en 1848 fait suite aux pages de son histoire et se confond volontairement avec celles de la République française.

La Grande Loge de France est une obédience maçonnique française créée en 1894 par le Suprême Conseil de France. Le nom de l'obédience a été porté successivement par deux entités maçonniques distinctes. De 1738 à 1773 pour la première, qui devient en 1773 le Grand Orient de France et depuis 1894 par cette seconde création qui perdure en 2016. Cette dernière se présente elle-même comme étant directement issue de la première, par l'intermédiaire du Rite écossais du XIXe siècle, malgré les deux fusions que celui-ci connut avec le Grand Orient et qui interrompent cette filiation.

Les loges maçonniques de la Grande Loge de France travaillent de manière quasi exclusive au Rite écossais ancien et accepté qui est son rite administratif. Elle entretient des traités d'amitié ou de reconnaissance avec la plupart des obédiences françaises. Elle est cofondatrice de la Confédération des grandes loges unies d'Europe

La Grande loge de France est une institution de droit régie par la loi de 1901 et par des règles écrites fondées sur le suffrage universel, principe démocratique qui s'exerce sur toutes ses structures. Sa devise, Liberté, Égalité, Fraternité, se confond volontairement avec celles de la République française.

Le Franc-maçon qui croit en Dieu n'a qu'un risque à courir, celui de l'absolu. ... Platon mieux que Socrate nous a aidé, non pas à vivre un monde tel qu'il est, ... considérait la Franc-maçonnerie comme la synagogue de Satan ». ..... les croyants en Dieu ou Satan (Grand Architecte pour être vague) à la Glnf, les athées au grand orient et les déistes en Dieu ou Satan à la Gldf.

Selon Libération, qui consacre un papier à l'affaire : «D’autres témoignages (mais qui n’avaient pas filtré) étaient parvenus, selon les intéressés, à l’essayiste Caroline Fourest et au journaliste Ian Hamel, basé en Suisse, auteurs l’un et l’autre de livres d’enquête sur le théologien.» Ils feraient état de comportements violents de la part de Tariq Ramadan.

Pour sa part, le théologien suisse dénonce une «campagne de calomnie» lancée par ses «ennemis de toujours». Tariq Ramadan, 55 ans, petit-fils du fondateur de la confrérie égyptienne islamiste des Frères musulmans, bénéficie d'une forte popularité dans les milieux musulmans conservateurs. Il est aussi très contesté, notamment dans les sphères laïques, qui voient en lui le tenant d'un islam politique.

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Tariq Ramadan : «On ne peut pas dire en parlant de Daesh, ça n'a rien à voir avec l'Islam»
Le point commun des djihadistes : une faible connaissance de l'Islam

Comment lutter contre la radicalisation et cerner les profils des potentiels djihadistes quand chaque mois, de nouveaux individus partent rejoindre Daesh ? Parmi eux, 1 700 français, venus grossir les rangs de l'Etat islamique en Syrie et en Irak, qui comptent près de 30 000 combattants sont étrangers

Pour Tariq Ramadan, l'examen des causes de la radicalisation permet de penser à des moyens de lutter contre l'extrémisme. Si les profils des djihadistes varient, certains traits communs ressortent : «Ce n'est pas uniquement une compréhension religieuse profonde, dogmatique et extrémiste, c'est plutôt un engagement émotionnel lié à un lavage de cerveau». Un lavage de cerveau qui, combiné à une frustration et à un isolement, comme le plus souvent une coupure avec la famille, faciliterait le recrutement. 

Citant une étude menée en Angleterre, il affirme que 92% des djihadistes ont étudié et pratiqué l'islam moins de deux mois avant de passer à l'acte et insiste sur le fait que très peu ont été recrutés par le biais des mosquées. 

L'origine sociale n'est pas l'unique responsable de la radicalisation

Donnant l'exemple des terroristes des attentats de Londres, diplômés et issus de milieux aisés, qui tranchent avec le cliché habituel de la recrue pauvre, marginalisée et illetrée, Tariq Ramadan réfute l'approche simpliste qui tend à expliquer la radicalisation par les seuls facteurs sociaux. 

Dire que le basculement des jeunes dans le terrorisme est uniquement dû à la condition sociale, c'est insuffisant

Face à ce constat, l'islamologue propose plusieurs solutions : éduquer les jeunes sur le plan religieux, par le biais d'interlocuteurs rôdés et respectés sur le terrain, et prendre au sérieux les réalités sociales, pour éviter la marginalisation des cibles potentielles. 

L'islam, une religion de paix ? la Lisse lame une religion d'épée!

Interrogé sur cette question à propos de laquelle les avis sont partagés, Tariq Ramadan réagit en prenant pour exemple la phrase de George W. Bush qui avait affirmé en 2001 : «L'islam est une religion de paix», afin de montrer qu'il ne faisait pas d'amalgame entre terroristes et musulmans au lendemain des attentats du 11 septembre 2001.  

Pour l'expert, une telle assertion est trop simpliste. «Affirmer, que l'islam est une religion de paix ne veut rien dire. L'islam, au même titre que le judaïsme, le christianisme ou le bouddisme, appelle à la paix. Mais toutes ces spiritualités doivent gérer la violence des hommes». 

On ne peut pas dire en parlant de Daesh, ça n'a rien à voir avec l'islam et ce ne sont pas des musulmans ; à partir du moment où quelqu'un se dit musulman, il est musulman

L'islam, au même titre que les autres spiritualités, devrait donc être interprété en tenant compte du contexte dans lequel ses textes ont été rédigés. Du recul, une éducation seraient donc nécessaires afin de ne pas prendre à la lettre et de pouvoir interpréter certains extraits violents. 

Le clash des civilisations, une réalité ?

Malgré les tensions intercommunautaires, «montées en épingle par les médias», pour Tariq Ramadan, il n'y aurait «pas de limites au vivre-ensemble». «On parle toujours des hommes qui refusent de saluer les femmes. Mais pour un homme qui ne salue pas les femmes, combien le font ?»

Le problème selon lui : «Ceux qui tuent sont plus écoutés médiatiquement par leurs actes que ceux qui parlent pour les condamner», poursuit-il. «On parle de groupes qui sont extrêmement visibles sur le plan médiatique mais qui ne représentent pas, en termes de nombre, la pensée musulmane», conclut-il.

Pour lui, les sociétés occidentales seraient «victimes du succès de l'intégration», car cette intégration qui rend visibles les minorités, force les sociétés à se remettre en cause. 

On se concentre toujours sur ceux qui créent des problèmes. Moi, ceux qui m'intéressent sont ceux qui trouvent des solutions. 

Prenant l'exemple des crispations liées au fait que certains époux refusent que leurs femmes soient examinées par des médecins hommes, il propose de mettre à profit l'expérience de ceux qui ont déjà réglé le problème et qui savent qu'islamiquement, il n'y a pas de contre-indication à cela. 

Sur le plan international, le choc des civilisations est en revanche, pour lui, une réalité, un rapport de force entre les civilisations, entretenu par les extrémismes des deux bords : les extrémistes occidentaux comme les islamistes. Développer les lignes de fracture serait précisément leur stratégie. 

Mettant sur le même plan l'extrême droite et le fondamentalisme de Daesh, il affirme ainsi, «c'est autant vrai pour l'extrême droite occidentale qui joue sur l'islam en disant qu'il ne peut pas être une religion européenne, que pour Boko Haram ou Daesh qui font exactement la même chose. En nourrissant la polarisation, ils font un clash des civilisations». 

Ces phénomènes sont grâves, mais ils ne vont pas empêcher le cours de l'Histoire, qui est inéluctable : je suis aussi européen que vous et l'Islam est une religion européenne 

S'il admet que l'époque est difficile, à cause des violences et des crispations identitaires, il n'en reste pas moins optimiste pour l'avenir et considère ces difficultés comme transitoires.

«Je ne minimise pas les difficultés, mais sur le long terme, ça va changer. Je suis très optimiste», conclut-il. 

L'islam, un sujet tabou en France ? 

Peut-on tout dire en France ? Interrogé à ce propos, Tariq Ramadan évoque «un vrai malaise concernant l'islam». 

Il y a un vrai problème de liberté d'expression à géométrie variable dans ce pays

Selon lui, on ne voudrait pas entendre en France un certain discours, qui interpelle notamment les politiques sur leur façon de faire, notamment sur les questions sociales et sur la politique internationale. 

Interrogé sur la question du clientélisme à l'égard de la communauté musulmane, que des élus comme Malek Boutih dénoncent, Tariq Ramadan rétorque en soulignant surtout la contradiction des politiques qui, d'un côté ont des exigences sur la laïcité au niveau local, et de l'autre, traitent avec des pays connus pour leur radicalité.  

«Comment voulez-vous avoir une cohérence quand vous traitez sur le plan géostratégique ou économique avec les Etats du Golfe et l'Arabie saoudite, qui financent des mosquées et dont l'idéologie est contraire à ce que vous voulez voir sur le terrain ? Cette politique internationale a évidemment des conséquences nationales !», dénonce l'islamologue. 

Concernant la censure, dénoncée par certains, il concède par ailleurs qu'il est difficile en France d'avoir un débat apaisé sur l'islam, la religion et le conflit israélo-palestinien, alors que le dialogue reste pourtant, selon lui, «une condition du vivre-ensemble».

Menaces, insultes, diffamation. Tous les musulmans qui ne font pas allégeance au petit-fils d’Hassan Al-Banna, Tariq Ramadan, déclenchent son courroux. Une chronique d’Ian Hamel.

En septembre 1994, Tariq Ramadan, professeur de français dans un collège de Genève, crée l’association Musulmans, Musulmanes de Suisse (MMS) et se bombarde président, sans tenir compte du fait que la plupart des musulmans de Suisse ne viennent pas d’Afrique du Nord mais de Turquie, de Bosnie, du Kosovo, et vivent en Suisse alémanique. Dès le 16 décembre 1994, Tariq Ramadan organise le premier congrès du MMS. Les musulmans ne se bousculent pas pour répondre à son appel. Qu’à cela ne tienne, il fait venir par bus entiers de l’Hexagone des militants de l’union des organisations islamiques de France (UOIF), proches des Frères musulmans, notamment Malika Dif et Hassan Iquioussen. Mais une journaliste du magazine suisse L’Hebdo révèle le pot aux roses, titrant « Les musulmans de Suisse étaient… français ». Elle raconte qu’à l’intérieur du congrès, les non musulmans et les journalistes auraient été traités d’« insectes ». Tariq Ramadan ne s’en relève pas. Il décide d’abandonner la Suisse pour la France.

Faux professeur à Fribourg

Aujourd’hui encore, le petit-fils d’Hassan Al-Banna, le fondateur des Frères musulmans égyptiens, peine à se faire entendre sur les bords du lac Léman. Le Centre islamique de Genève, créé en janvier 1961 par Saïd Ramadan, le gendre d’Hassan Al-Banna, aujourd’hui dirigé par son fils Hani Ramadan, le frère de Tariq, est considéré par beaucoup de musulmans comme une secte obscurantiste. C’est sans doute la seule mosquée en Europe appartenant exclusivement à une seule famille, les Ramadan. Quant à Tariq Ramadan, il n’a pas laissé que de bons souvenirs en Suisse. Enseignant, il séchait très souvent sa classe, critiquait ses collègues. Dans son livre Les Musulmans dans la laïcité, publié en 1994, il écrit en page 175 que les cours de biologie, d’histoire et de philosophie « peuvent contenir des enseignements qui ne sont pas en accord avec les principes de l’islam ».

Et surtout, il adresse des chroniques dans les journaux, notamment dans Le Monde, pour réclamer «un moratoire sur l’application de la charia ». Il se présente comme « professeur de philosophie et d’islamologie à l’université de Fribourg ». Or, il n’est ni professeur, ni même assistant. Tariq Ramadan se contente de donner bénévolement chaque semaine un exposé d’une heure sur l’islam aux étudiants fribourgeois. Néanmoins, c’est cette carte de visite biaisée qui lui permet de se faire passer à l’étranger pour un universitaire. « Malgré un bagage intellectuel assez léger, Ramadan se prévaut aujourd’hui d’enseigner à Oxford. Il oublie simplement de préciser que sa chaire universitaire est financée intégralement par le Qatar », souligne Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE. Pour mémoire, en sortant son chéquier, l’un des fils de Kadhafi avait obtenu un doctorat d’une université britannique, ne se donnant même pas la peine de le rédiger lui-même.  

Des guetteurs sur la Toile

Charles Genequand, spécialiste du monde arabe à l’université de Genève, n’a jamais été convaincu par le sérieux de Tariq Ramadan. Il lui a refusé sa thèse portant sur le réformisme islamique et Hassan Al-Banna. Les raisons ? Tariq Ramadan tentait de faire passer son grand-père pour un Gandhi musulman. « Non seulement, il refusait d’apporter des corrections à sa thèse, mais il harcelait les membres du jury pour l’obtenir au plus vite », se souvient Charles Genequand. Témoignage confirmé par Ali Merad (1), professeur émérite à l’Université de la Sorbonne Nouvelle Paris III et auteur de trois Que sais-je ? sur l’islam. Tariq Ramadan est allé jusqu’à le menacer d’une plainte universitaire s’il n’obtenait pas son doctorat. « J’ai été directeur de thèse pendant près de quarante ans en France, en Belgique, en Suisse. Je n’ai jamais vu un étudiant se conduire de la sorte », a témoigné Ali Merad. À cette époque, Tariq Ramadan décrochait lui-même son téléphone pour insulter et menacer tous ceux qui n’appréciaient pas à sa juste mesure son talent.

Aujourd’hui, il peut compter sur des dizaines de guetteurs sur la Toile. « Il suffit que j’écrive trois lignes sur Internet un peu critique vis-à-vis de Tariq Ramadan pour que je reçoive immédiatement une cinquantaine de messages plus que désagréables de la part de ses sbires », dénonce Ahmed Benani, politologue et anthropologue à l’université de Lausanne. « Tariq Ramadan n’est qu’une icône télévisuelle. Où sont ses travaux universitaires ? Aucun chercheur, qu’il s’agisse d’Olivier Roy, de Gilles Kepel, de Rachid Benzine, de feu Mohammed Arkoun ou d’Abdelwahab Meddeb ne l’a jamais pris au sérieux », lâche Ahmed Benani, qui a connu à Genève Saïd Ramadan, le père d’Hani et de Tariq Ramadan, disparu en 1995.  

Les musulmans privés de parole

Même son de cloche de la part de Mohamed-Chérif Ferjani, islamologue et professeur à l’université Lyon-2. « Les insultes ? Je ne prends même plus le temps de les lire. En revanche, Tariq Ramadan n’ose pas m’affronter directement. J’ai dénoncé ses multiples mensonges dans mon livre Le politique et le religieux dans le champ islamique (2) ». Pour enjoliver l’image d’Hassan Al-Banna, Tariq Ramadan gomme systématiquement le caractère militaire et violent des Frères musulmans, en traduisant par exemple « jundî », non pas par « soldat », mais par « militant », et « katîba » par « cercle » au lieu de « brigade » ou « phalange ». Plus grave, il oublie de rappeler qu’Hassan Al-Banna prônait le califat « comme la seule forme possible de l’Etat islamique ». « Une bonne partie des attaques sur Internet sont pilotées par des professeurs d’université français. Ils demandent à leurs étudiants-chercheurs d’insulter tous ceux qui émettent des doutes sur les compétences de Tariq Ramadan », assure Mohamed-Chérif Ferjani.

« Bien évidemment, Tariq Ramadan a beau jeu de prétendre qu’il n’y ait pour rien. Mais je constate qu’il n’a jamais pris ses distances avec les insultes et les menaces proférées par ses acolytes. Ces derniers s’en prennent tout spécialement aux intellectuels d’origine musulmane. Le but est de créer un climat détestable et de tout faire pour empêcher les musulmans, qui ne partagent pas les idées de Ramadan, de s’exprimer », commente Haoues Seniguer, maître de conférence en science politique à Sciences Po Lyon. « C’est d’autant plus désagréable que les écrits de ce personnage méprisant manquent terriblement d’épaisseur scientifique. Un élément significatif : les lacunes révélatrices en matière de culture islamologique où les références à des penseurs tels que Rachid Benzine, Nasr Hâmid Abû Zayd, ou Mohamed Arkoun sont systématiquement absentes, voire écartées, car elles ne cadrent pas avec son système idéologique global ».

La bouche tordue par la haine

Même son de cloche de la part de Dominique Avon, agrégé d’histoire, licencié d’arabe, professeur à l’université du Maine, spécialiste des religions : « Dans Muhammad, vie du prophète, Tariq Ramadan s’en tient à un discours de traditionniste en présentant Adam comme le premier prophète ! Adam est une figure mythique, aucun autre universitaire un peu sérieux n’oserait écrire ce genre de chose », souligne-t-il, ajoutant que « celui qui se présente comme islamologue n’utilise jamais la moindre source académique pour parler des premiers siècles de la religion musulmane ». Ses seules références sont le Coran, les Hadiths (les actes et les paroles du prophète) non soumis à la critique historique, et quelques commentateurs médiévaux soigneusement sélectionnés.

Face à des contradicteurs, Tariq Ramadan abandonne très vite son sourire de miel, pour éructer, la bouche tordue par la haine. Le docteur Bakary Sambe, enseignant-chercheur au centre d’étude des religions, UFR des civilisations, arts et communication, à l’université Gaston Berge, à Saint-Louis du Sénégal, en a fait la triste expérience. « Alors qu’en France, il se vante d’être pleinement européen. En Afrique, il désigne l’Occident comme l’origine de tous les maux des musulmans. Sur l’intervention française au Mali, il adopte exactement la même position que les Frères musulmans, le Tunisien Rachid Ghannouchi et l’Egyptien Mohamed Morsi », rappelle Bakary Sambe. Mais pour s’être opposé à Tariq Ramadan, l’universitaire sénégalais a été présenté comme « anti-arabe » et même « pro-israélien », dans des écrits adressés à des étudiants musulmans, jusqu’aux Etats-Unis. « J’ai été obligé d’écrire un article en anglais pour contrer tous les mensonges que Tariq Ramadan proférait à mon égard », dénonce le chercheur africain. 

Ian Hamel, « La vérité sur Tariq Ramadan. Sa famille, ses réseaux, sa stratégie », Editions Favre, 2007.

Mohamed-Chérif Ferjani, « Le politique et le religieux dans le champ islamique », Fayard, 2005

[Connaître l’ennemi] La confrérie des Frères musulmans

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Hassan Al-Bannâ

Petit article de synthèse que je vous propose aujourd’hui – comme quoi, on peut défendre la fraternité et la paix civile dans le pays, et dénoncer les fondamentalistes… 😉

Hassan Al-Bannâ (1906-1949) fut instituteur, professeur de théologie égyptien et imam. Il prolongea la synthèse entre le réformisme salafiste et le wahhabisme et reprit à son compte le célèbre nom des combattants Ikhwan des Al-Saoud pour fonder la confrérie secrète des Frères musulmans (« al-Ikhwān al-Muslimūn ») en 1928 à Ismaïlia, en Égypte. L’objectif déclaré d’Al-Bannâ était de prendre le pouvoir pour créer le grand califat islamique abolissant les frontières coloniales et rétablissant la loi islamique (« charia ») et le style de vie de l’Arabie au VIIe siècle de notre ère1 Chérif Amir, « Histoire secrète des Frères Musulmans », Ellipses Marketing, 2015, p.25 .

Durant la Seconde Guerre mondiale, les disciples d’Al-Bannâ avaient établi des contacts avec le roi Farouk2 Le roi Farouk peinait par un manque de légitimité populaire : il s’appuya sur la religion en s’associant fructueusement avec les FM durant une décennie jusqu’à que les relations se dégradent à partir de 1945, voir Michaël Prazan, « Frères Musulmans : Enquête sur la dernière idéologie totalitaire », Grasset, 2014, p.60. d’Egypte ainsi qu’avec ses opposants, mais également avec les Allemands et les Britanniques. La structure de la confrérie comprenait l’obéissance aveugle au chef et la mise en place d’un organe clandestin et paramilitaire : « l’appareil secret », financé dans les années 1930 par le parti nazi3 Michaël Prazan, ibid, p.41 et Chérif Amir, op.cit., p.34. .

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Logo officiel des Frères Musulmans

Les Frères musulmans (FM) gagnèrent la sympathie des masses populaires grâce à leurs actions caritatives, financées par de généreux donateurs du Golfe. Après 1945, la confrérie réunissait plus de deux millions de partisans en Égypte et le gouvernement du roi Farouk, subordonné des Britanniques, décida d’interdire l’organisation en 1948 pour entraver leur activisme trop subversif, comprenant des assassinats de personnalités politiques4 Assassinat du Premier ministre égyptien Ahmed Maher le 24 février 1945, du ministre des Finances Égyptien, Amin Osman, le 5 janvier 1945 (en collaboration avec le futur président Anouar El-Sadate), du juge Ahmed El-Khezendar le 22 novembre 1947 et du préfet de la police du Caire Séliem Zaki le 4 décembre 1948, voir Chérif Amir, op.cit., p.37, 40 et 41. . En réaction, la confrérie assassina le Premier ministre égyptien Mahmoud Fahmi El-Nokrashi, le 28 décembre de la même année. Hassan Al-Bannâ fut tué par la police secrète du régime, le 12 février 19495 Michaël Prazan, op. cit., p.63. .

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Gamal Abdel Nasser

En 1952, le coup d’État des « officiers libres », menés par le colonel Gamal Abdel Nasser (un ancien FM de l’appareil secret6 Nasser quitta la confrérie au plus tard en septembre 1949, voir Michaël Prazan, ibid., p.71. ) et le Général Mohamed Néguib, renversa la monarchie au profit d’un régime républicain. Les FM s’étaient associés aux officiers libres dans ce coup d’État. Nasser, qui avait prêté serment à Al-Bannâ, ne tint pas la promesse qu’il leur avait faite d’islamiser la nouvelle constitution égyptienne et bloqua petit à petit les ambitions de cette confrérie décidément trop ambitieuse. Un membre de l’appareil secret, bras armé des FM plus ou moins autonome, tenta de l’assassiner le 26 octobre 19547 Chérif Amir, op.cit., p.70. , ce qui entraîna une nouvelle vague de répression des FM par Nasser.

L’idéologue des Frères musulmans

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Sayyid Qutb

Sayyid Qutb8 « Sayyed Qutb » http://www.lesclesdumoyenorient.com/Sayyed-Qutb.html , membre officiel des FM depuis 1953, fut le principal idéologue du courant radical des Frères musulmans. Il prônait le jihad offensif, c’est-à-dire le recours à la violence pour revenir aux sources de l’islam orthodoxe et instaurer un Califat mondial. Qutb va notamment inspirer un islamisme groupusculaire radical nommé qutbisme ou encore takfirisme (de la racine « takfîr » : excommunication). Son œuvre fut la doctrine principale des FM et la « bible » de tous les mouvements de l’islam radical contemporain : Qutb y donnait une définition stricte de l’État islamique, justifiait l’assassinat de tout souverain musulman et le renversement de tout régime jugé contraire à la loi canonique islamique (« charia »).

L’arrivée du « président croyant » au pouvoir

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Anouar El-Sadate

L’organisation fut interdite jusqu’à l’arrivée au pouvoir du « président-croyant », Anouar El-Sadate, le 28 septembre 1970. Ce successeur de Nasser (décédé d’une crise cardiaque) fut aussi un ancien membre des FM. Il proclama une amnistie générale et fit libérer de nombreux militants des FM ainsi que d’autres opposants politiques, afin de peser politiquement face aux communistes et aux nassériens9 Michaël Prazan, op.cit., p.167. . Sadate pensait pouvoir contrôler et utiliser les FM à ses fins. Ce fut une grave erreur. Derrière le discours officiel des FM, de renoncement à la violence et de compatibilité avec le pluralisme politique, se terrait une bien violente réalité. En effet, dès le début des années 1970, les groupes radicaux armés issus de la confrérie se multiplièrent et lancèrent des opérations paramilitaires contre l’État égyptien10 Nous pouvons citer le Mouvement du Jihad Islamique (« Gama’at al-jihad al-Islami »), Excomunication et immigration (« al-Takfir Wal Hijra ») également appelée la Communauté des musulmans (« Jama’at al-Moslemine »), Les rescapés du feu ou Ceux qui ont choisi le bon chemin ne seront pas jetés en enfer (« al-Najoun Men al-Nar »), Les soldats d’Allah (« Jond-Allah »), Les jeunes de Mohamed (« Shabab Mohamed »), Le Groupe Islamique (« al-Gama’a al-Islamiyyah ») ou encore le Parti de la libération islamique (« Hezb l-Tahrir al-Islami ») formé en 1974 pour renverser le régime égyptien conformément à la doctrine de Sayyid Qutb. . Le « président-croyant » fut assassiné le mardi 6 octobre 1981 par des membres du Mouvement du Jihad Islamique (« Gama’at al-jihad al-Islami »), le principal groupe wahhabite d’Égypte, proche des FM, et massivement financé par l’Arabie Saoudite. Ce fut le célèbre cheikh aveugle Omer Abdel Rahman, mufti du groupe, qui émit une fatwa autorisant le meurtre de Sadate et de son entourage, en raison de leur politique infidèle à l’islam.

Les Frères musulmans, vecteurs des intérêts anglo-saxons

Le premier contact direct documenté entre des officiels Britanniques et les FM date de 1941, à une époque où les Britanniques considéraient officiellement les FM comme une menace en Égypte11 Mark Curtis « Secret Affairs : Britain’s Collusion with Radical Islam », Serpent’s Tail, 2012. Un livre recommandé par le quotidien britannique The Independent www.independent.co.uk/arts-entertainment/books/reviews/secret-affairs-by-mark-curtis-2038691.html. . Dès 1942, Londres finança directement les FM contre le parti nationaliste égyptien Al-Wafd (parti le plus conséquent à l’époque) et les communistes. Il semble que les Britanniques ont noué très tôt des contacts réguliers avec Hassan Al-Bannâ, avec lequel ils se réunissaient à l’ambassade britannique du Caire. « Le succès des Frères musulmans sur la scène politique égyptienne durant les années 1930 et 1940 n’aurait pu survenir sans l’approbation des Britanniques et leur soutien implicite »12 Chérif Amir, op. cit., p66. . Selon Le Nouvel Observateur, à cette époque « les Frères musulmans bénéficient d’une aide financière et militaire de la CIA américaine, prête à tout pour affaiblir un pouvoir soutenu par l’URSS »13 « ÉGYPTE. Qui sont les Frères musulmans ? » http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111201.OBS5814/egypte-qui-sont-les-freres-musulmans.html. .

eisenhower

Le président Dwight D. Eisenhower s’entretient dans le Bureau ovale avec la délégation des FM conduite par Saïd Ramadan (le second à droite) le 23 septembre 1953

En juillet 1953, le président américain Dwight Eisenhower reçut à la Maison-Blanche une délégation des FM, où fut présent l’éminent Saïd Ramadan, membre des FM depuis 1940. Il fut notamment le gendre et l’héritier spirituel d’Hassan Al-Bannâ. Homme fort du mouvement, il fut le pionnier des relations extérieures, entre les FM et les gouvernements occidentaux, et le précurseur de la diffusion de l’islam en Europe de l’Ouest et du Nord, avec le soutien des monarchies du Golfe.

« Saïd Ramadan est, entre autres, un agent d’informations des Anglais et des Américains » selon une note rédigée par un diplomate suisse14 Pour plus d’information sur Saïd Ramadan, voir le journal de référence de la Suisse romande et francophone : “Quand la suisse protégeait l’islam radical au nom de la raison d’État” www.letemps.ch/opinions/2004/10/26/suisse-protegeait-islam-radical-nom-raison . Il semble en effet, le personnage aurait eu des liens privilégiés avec la CIA et le MI-6, évoqués dans de nombreux documents15 « Quand la CIA finançait les Frères musulmans » www.lepoint.fr/monde/quand-la-cia-financait-les-freres-musulmans-06-12-2011-1404368_24.php . La création du réseau européen des FM remonterait à la fin des années 1950 lorsque « Robert Dreher, l’agent de la CIA qui dirigeait l’Amcomlib [ou Comité américain pour la libération, l’organe de propagande de la CIA] de Munich, décida de faire appel à une pointure reconnue de la Confrérie »16 Michaël Prazan, op.cit., p.225. .

Ce fut donc Saïd Ramadan qui se chargea d’organiser la construction de la première mosquée des Frères en Europe, à Munich. À partir de lui s’est donc construit un réseau qui se matérialisa à travers l’Union des Organisations Islamiques en Europe (ou Fédération des Organisations Islamiques en Europe) dans les années 1990. Cette entité fut à l’origine notamment de la création de l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF), intégrée en 2003 par le ministre de l’Intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy, au sein du Conseil Français du Culte Musulman. Ce conseil se veut être la principale organisation de représentation de l’islam de France. L’UOIF, quant à elle, est l’organisme le plus influent des FM en Europe et constitue le noyau idéologique de sa doctrine depuis 1983 sur le continent17 Anne-Clémentine Larroque, « Géopolitique des islamismes », Puf, 2016, p.57. . Elle dispose d’un réseau important dont des associations (les Jeunes Musulmans de France, la Ligue Française de la Femme Musulmane, etc.), des écoles privées, une soixantaine de mosquées et un rassemblement annuel au Bourget, la Rencontre Annuelle des Musulmans de France18 « Géopolitique du culte musulman en France : des rivalités locales aux enjeux internationaux » www.diploweb.com/Geopolitique-du-culte-musulman-en.html .

Une grande victoire de la confrérie fut également permise dans un pays colonialement lié au Royaume-Uni, où le premier coup d’État réussi des FM arriva. Le putsch de Khartoum19 Khartoum et son Université Internationale d’Afrique (UIA) ont la mauvaise réputation de servir de centre de formation intellectuelle aux djihadistes africains notamment du groupe Boko Haram, voir « Quand Khartoum “éduque” et islamise l’Afrique » www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/20/quand-khartoum-eduque-et-islamise-l-afrique_4814347_3212.html. de 1989 amena le Soudan à être gouverné par le Frère Omar Al-Bashir20 À partir de cette prise de pouvoir et durant une dizaine d’années, tous les acteurs de la subversion wahhabite allèrent se réfugier à Khartoum : les FM égyptiens persécutés par le régime, les Égyptiens des Gamaa Islamiyyah qui préparaient des attentats contre Moubarak, les militants armés du Groupe Islamique Combattant Libyen, les islamistes somaliens, les militants du FIS algérien, le cheikh Omar Abderrahmane et Oussama Ben Laden, voir Chérif Amir, « Histoire secrète des Frères Musulmans », Ellipses Marketing, 2015, p.13. , toujours en place depuis. Et les FM participent actuellement à la vie politique de nombreux pays du Moyen-Orient (Jordanie, Koweït, Tunisie …).

Conclusion

Gardons en mémoire que la très grande majorité des protagonistes de l’islamisme radical wahhabite de notre ère sont issus de la confrérie des Frères musulmans. Citons le cheikh Omar Abdel Rahman21 Commanditaire de l’assassinat de Sadate et du premier attentat du WTC en 1993. , Oussama Ben Laden, Ayman El-Zawahiri22 Fondateur du Jihad Islamique en Égypte et chef d’Al-Qaïda après la mort de Ben Laden. , Youssef Qardhawi23 Frère d’Égypte établi à Doha, principal prêcheur mondial du jihadisme sur al-Jazeera. , Khaled Cheikh Muhammad24 Chef des opérations d’al-Qaïda en 2001. , Abou Moussaab El-Zarqawi25 Chef autoproclamé d’al-Qaïda en Irak de 2003 à 2006. , Abou Qoutada El-Filistini26 Considéré comme le représentant d’al-Qaïda en Europe, il fut expulsé de Londres qu’en 2012. , Abou Hamza El-Mastri27 Prêcheur jihadiste à la mosquée de Finsbury Park à Londres. , Omar Bakri Muhammad28 Prédicateur jihadiste à la mosquée de Four Feathers à Londres. Relais et soutien du GIA algérien dans les années 1990, puis des volontaires maghrébins pour le jihad après le 11 septembre 2001. , Abdalmajid El-Zindani29 Inspirateur d’Anour Al-Awlaqi, chef autoproclamé d’al-Qaïda dans la péninsule arabique. et tant d’autres. Bien que les FM actuels s’en dissocient, l’actuelle Organisation de l’État islamique réalise le rêve d’Hassan Al-Bannâ, dans leur projet de Grand Califat.

Le corpus idéologique qu’ils partagent est indéniable (hanbalisme, wahhabisme historique, qutbisme/takfirisme, etc.). Face à l’intégration certaine de la confrérie dans nos sociétés, il semble essentiel d’appréhender correctement son histoire pour éviter de mauvaises surprises…

Article écrit par Franck pour le site www.les-crises.fr, librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Notes   [ + ]

1.Chérif Amir, « Histoire secrète des Frères Musulmans », Ellipses Marketing, 2015, p.25
2.Le roi Farouk peinait par un manque de légitimité populaire : il s’appuya sur la religion en s’associant fructueusement avec les FM durant une décennie jusqu’à que les relations se dégradent à partir de 1945, voir Michaël Prazan, « Frères Musulmans : Enquête sur la dernière idéologie totalitaire », Grasset, 2014, p.60.
3.Michaël Prazan, ibid, p.41 et Chérif Amir, op.cit., p.34.
4.Assassinat du Premier ministre égyptien Ahmed Maher le 24 février 1945, du ministre des Finances Égyptien, Amin Osman, le 5 janvier 1945 (en collaboration avec le futur président Anouar El-Sadate), du juge Ahmed El-Khezendar le 22 novembre 1947 et du préfet de la police du Caire Séliem Zaki le 4 décembre 1948, voir Chérif Amir, op.cit., p.37, 40 et 41.
5.Michaël Prazan, op. cit., p.63.
6.Nasser quitta la confrérie au plus tard en septembre 1949, voir Michaël Prazan, ibid., p.71.
7.Chérif Amir, op.cit., p.70.
8.« Sayyed Qutb » http://www.lesclesdumoyenorient.com/Sayyed-Qutb.html
9.Michaël Prazan, op.cit., p.167.
10.Nous pouvons citer le Mouvement du Jihad Islamique (« Gama’at al-jihad al-Islami »), Excomunication et immigration (« al-Takfir Wal Hijra ») également appelée la Communauté des musulmans (« Jama’at al-Moslemine »), Les rescapés du feu ou Ceux qui ont choisi le bon chemin ne seront pas jetés en enfer (« al-Najoun Men al-Nar »), Les soldats d’Allah (« Jond-Allah »), Les jeunes de Mohamed (« Shabab Mohamed »), Le Groupe Islamique (« al-Gama’a al-Islamiyyah ») ou encore le Parti de la libération islamique (« Hezb l-Tahrir al-Islami ») formé en 1974 pour renverser le régime égyptien conformément à la doctrine de Sayyid Qutb.
11.Mark Curtis « Secret Affairs : Britain’s Collusion with Radical Islam », Serpent’s Tail, 2012. Un livre recommandé par le quotidien britannique The Independent www.independent.co.uk/arts-entertainment/books/reviews/secret-affairs-by-mark-curtis-2038691.html.
12.Chérif Amir, op. cit., p66.
13.« ÉGYPTE. Qui sont les Frères musulmans ? » http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20111201.OBS5814/egypte-qui-sont-les-freres-musulmans.html.
14.Pour plus d’information sur Saïd Ramadan, voir le journal de référence de la Suisse romande et francophone : “Quand la suisse protégeait l’islam radical au nom de la raison d’État” www.letemps.ch/opinions/2004/10/26/suisse-protegeait-islam-radical-nom-raison
15.« Quand la CIA finançait les Frères musulmans » www.lepoint.fr/monde/quand-la-cia-financait-les-freres-musulmans-06-12-2011-1404368_24.php
16.Michaël Prazan, op.cit., p.225.
17.Anne-Clémentine Larroque, « Géopolitique des islamismes », Puf, 2016, p.57.
18.« Géopolitique du culte musulman en France : des rivalités locales aux enjeux internationaux » www.diploweb.com/Geopolitique-du-culte-musulman-en.html
19.Khartoum et son Université Internationale d’Afrique (UIA) ont la mauvaise réputation de servir de centre de formation intellectuelle aux djihadistes africains notamment du groupe Boko Haram, voir « Quand Khartoum “éduque” et islamise l’Afrique » www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/20/quand-khartoum-eduque-et-islamise-l-afrique_4814347_3212.html.
20.À partir de cette prise de pouvoir et durant une dizaine d’années, tous les acteurs de la subversion wahhabite allèrent se réfugier à Khartoum : les FM égyptiens persécutés par le régime, les Égyptiens des Gamaa Islamiyyah qui préparaient des attentats contre Moubarak, les militants armés du Groupe Islamique Combattant Libyen, les islamistes somaliens, les militants du FIS algérien, le cheikh Omar Abderrahmane et Oussama Ben Laden, voir Chérif Amir, « Histoire secrète des Frères Musulmans », Ellipses Marketing, 2015, p.13.
21.Commanditaire de l’assassinat de Sadate et du premier attentat du WTC en 1993.
22.Fondateur du Jihad Islamique en Égypte et chef d’Al-Qaïda après la mort de Ben Laden.
23.Frère d’Égypte établi à Doha, principal prêcheur mondial du jihadisme sur al-Jazeera.
24.Chef des opérations d’al-Qaïda en 2001.
25.Chef autoproclamé d’al-Qaïda en Irak de 2003 à 2006.
26.Considéré comme le représentant d’al-Qaïda en Europe, il fut expulsé de Londres qu’en 2012.
27.Prêcheur jihadiste à la mosquée de Finsbury Park à Londres.
28.Prédicateur jihadiste à la mosquée de Four Feathers à Londres. Relais et soutien du GIA algérien dans les années 1990, puis des volontaires maghrébins pour le jihad après le 11 septembre 2001.
29.Inspirateur d’Anour Al-Awlaqi, chef autoproclamé d’al-Qaïda dans la péninsule arabique.
 

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