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WWIII : Edouard Philippe et Emmanuel Macron ont été imaginés en 2015, et on a mis Juppé pour troubler le Jeu, et masquer le truquage.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Le 23 Novembre 2016, émerge François Fillon, au premier tour de la Primaire de Droite, un leurre que les Loges ont mis en place pour dégager Juppé, qui a son caractère et qui ne se laisse pas mettre la laisse autour du cou comme Macron ou Edouard Philippe.

 

Un choc pour la Droite LR, et un renoncement de Juppé, qui avait déjà perdu tout son staff depuis plusieurs mois, et qui s'était mis en Marche pour la Victoire. Quand Juppé dit à Philippe de ne pas y aller comme Premier Ministre, c'était déjà prévu depuis un an que le traître allait y aller avec un staff complètement à ses côtés pour faire croire à Juppé qu'il était au dessus de la mêlée. Philippe était le bras droit cassé de Juppé et Virginie Calmels était son bras gauche, avec comme faisant croire  Benoist Apparu et Gilles Boyer, qui ont minimisé depuis le début la montée en flèche de François Fillon, bien que le 24 avril 2016, tout le Monde était déjà informé, et qui le reconnaissent comme si c'était du pas de bol, "on ne s'en est pas assez méfié", mais la mécanique était huilée et imparable. Macron élu on a fait croire à Juppé qu'il serait le meilleur Premier Ministre.

Mardi 21 février 2017: Gilles Boyer : "Juppé était trop haut, trop tôt, et je n'ai pas su gérer ce problème", de plus l'équipe à Fillon avait déjà vampirisé l'équipe à Juppé, et Fillon ne savait pas qu'on l'avait placé artificiellement en tête, pour casser la Droite, casser la gauche, et promouvoir le centre mou grâce à l'intervention divine de la soupe au Pot de Pau, dont le Modem entretenait une dette abyssale.

Gilles Boyer, ancien directeur de campagne d'Alain Juppé se raconte dans un livre, et analyse la défaite du candidat à la primaire. Il est l'invité d'Alexandra Bensaid.
Gilles Boyer le 12 octobre 2016 à Boulogne-Billancourt, lors d'une réunion des directeurs de campagne des candidats à la primaire Les Républicains
Gilles Boyer le 12 octobre 2016 à Boulogne-Billancourt, lors d'une réunion des directeurs de campagne des candidats à la primaire Les Républicains © AFP / Patrick Kovarik

L'ancien directeur de campagne d'Alain Juppé se raconte dans un livre "Rase campagne" (Ed.JC Lattès), et analyse la défaite du candidat à la primaire. "Il y avait 20 ans, quand j'ai commencé on ne faisait pas le même boulot : pas de réseaux sociaux, trois chaînes de tv, on attendait Le Monde tous les jours qui donnait le ton de la journée...C'était très différent (...) J'ai 45 ans, en politique c'est très jeune, mais à un moment le monde change autour de nous".

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REVOIR - Gilles Boyer : "On ne peut pas faire la même chose pendant longtemps parce que le monde change autour de nous"

Gilles Boyer raconte dans son livre comment on est venu le voir, il y a un an en disant "Gilles on a un problème : Juppé est trop haut, trop tôt" :

J'ai pas su gérer ce problème parce que, quand on vous dit que tout va trop bien, c'est difficile de trouver une solution

"A l'époque j'avais trouvé ça absurde parce que je ne pouvais tout de même pas faire baisser les sondages", poursuit l'ex-directeur de campagne.

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REVOIR - Gilles Boyer : "Dans l'ambiance actuelle, être favori n'est pas une situation enviable" @Alex_Bensaid

Sur les sondages

"Ce ne sont pas des variables, explique Gilles Boyer à propos des sondages, ce sont des données, donc il font les intégrer avec ce qu'elles ont de juste ou de trompeur, mais n'empêche que ce sont, dans des métiers comme le mien, les seuls indicateurs dont nous avons disposé pendant deux ans".

Sur le financement de la campagne de François Fillon

GillesBoyer, désormais trésorier de la campagne de François Fillon, estime que "les donateurs donnent au parti de François Fillon, à la fin cet argent finance sa campagne (...) tout ça c'est la même chose" :

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REVOIR - @GillesBoyer sur les dons de campagne pour François : "Ça ne rentre sans doute pas aussi bien qu'avant"

Accompagner Alain Juppé pendant 15 ans a été une expérience extraordinaire et enrichissante (...) je n'envisage pas de recommencer ça avec quelqu'un d'autre, en changeant plusieurs fois d'équipe gagnante.

Pour structurer ses équipes, l'ancien Premier ministre a commencé par réactiver son microparti, France moderne, créé dans les années 1990. Et l'a rebaptisé Le Cap AJ pour la France.

C'est via cette structure qu'Alain Juppé lève des fonds. Quelque 2,2 millions d'euros de dons ont déjà été récoltés, à en croire son staff, sur les 3 millions nécessaires pour mener sa campagne pour la primaire. Cet argent récolté sert avant tout à assurer la logistique comme les salaires des six permanents : Gilles Boyer, le conseiller politique, Emmanuelle Allibert, la conseillère presse, David Teillet, le responsable de l'agenda, Marie Guévenoux qui s'occupe de lever des fonds et de gérer le budget, Eve Zuckerman, chargée de la campagne numérique, et Victoria, la secrétaire. Autre dépense incontournable : le loyer du QG situé boulevard Raspail, dans le cossu VIIe arrondissement de Paris.

La start-up Juppé est animée par une poignée de fidèles. Les politiques : Edouard Philippe et Benoist Apparu, chargés de relayer sa parole dans les médias, et Hervé Gaymard qui coordonne toutes les équipes. Et ceux qui sont axés sur les questions économiques : Virginie Calmels, ancienne directrice générale d'Endemol, aujourd'hui première adjointe à la mairie de Bordeaux, Vincent Le Roux, directeur du service adhérents du Medef, Maël de Calan, fondateur du think tank La Boîte à idées, et Pierre- Mathieu Duhamel, un ancien de KPMG, qui était directeur adjoint de cabinet quand Juppé était Premier ministre. Ces deux derniers sont les hommes-clés qui ont chapeauté le programme économique, décliné dans son livre Cinq Ans pour l'emploi, publié le 11 mai.

Voilà pour les pilotes de la fusée. En ce qui concerne l'ossature du vaisseau, une vingtaine de groupes d'experts sur des thématiques très précises (industrie, éducation, justice, numérique…) ont vu le jour depuis début 2015 pour alimenter le candidat en idées nouvelles. " Ils sont tous organisés de la même façon : un senior expérimenté chapeaute une quinzaine de trentenaires et de quadragénaires, surtout des hauts fonctionnaires. Mais il y a aussi des chefs d'entreprise… " détaille Hervé Gaymard, en charge de la coordination du dispositif. Cette armée de l'ombre abat un travail impressionnant en fournissant quantité de notes au candidat Juppé. Ce dernier utilise toute cette matière grise pour écrire ses livres. Trois sont déjà parus (justice, éducation, économie) et le dernier, plus personnel, devrait sortir juste avant la primaire de fin 2016.

Souvent peu connus du grand public, ces seniors advisers ont des profils très techno. A l'éducation et à la recherche, Jean Picq (71 ans), exmagistrat à la Cour des comptes et professeur à Sciences-Po. A la politique industrielle et à l'environnement, Jean-François Cirelli (58 ans), ancien directeur adjoint du cabinet de Jean-Pierre Raffarin et ex-PDG de Gaz de France. Concernant l'agriculture, un sujet brûlant pour un candidat de droite, c'est Pascal Viné (53 ans), ancien directeur au ministère de l'Agriculture de Bruno Le Maire, qui a pris en charge le dossier. Dans la même veine, Philippe Hayez (55 ans), magistrat à la Cour des comptes, est le référent pour les sujets de défense. Les questions d'emploi sont suivies par Marie- Claire Carrère-Gée (53 ans), présidente du Conseil d'orientation de l'emploi, ex-administratrice du Sénat. Enfin, Alain Juppé a fait appel à des hommes politiques comme Dominique Perben (71 ans), ancien garde des Sceaux (questions de sécurité, justice et outre-mer), et Charles de Courson (64 ans), député UDI (collectivités locales).

En parallèle, Alain Juppé a sollicité des économistes de droite comme de gauche : Philippe Dessertine, Christian de Boissieu et Philippe Aghion, ancien conseiller de François Hollande lors de sa campagne de 2012. Il a aussi lu avec intérêt le livre de Michel Didier, président du think tank Coe-Rexecode, sur la fiscalité du capital, et les travaux d'Augustin Landier et David Thesmar sur le coût du travail.Dernier maillon de la chaîne : les étudiants. Une armée de petites mains - des jeunes des grandes écoles (HEC, ESCP et Sciences-Po Paris) - ont été mobilisées. Leur mission : " Faire de la veille média et trier les contributions qui arrivent sur la plateforme participative mise en place pour faire remonter les idées de la société civile ", explique Maël de Calan

Think tank, cercles d’intérêts communs, clubs hyper sélects, tous participent à la France des réseaux.
La franc-Maçonnerie (GLNF, GODF, GLDF) a longtemps été l’arbre qui cachait la forêt de ces groupes de réflexion, servant parfois d’exutoires aux complotistes.
Il n’en demeure pas moins qu’après le creux de la IIIème république, elle a repris de l’influence.
Le GODF, la plus politique, celle de la gauche laïcarde, place ses pions transcourants, comme par exemple Xavier Bertrand.
La GLNF est probablement la plus internationale, car reconnue par la Grande Loge unie d’Angleterre, la plus riche également, plus de 20 millions d’€ rien que par les cotisations, plutôt à droite et donc plus discrète par définition que le GODF.

On peut avancer sans trop se tromper que Macron a été imaginé, fabriqué et coopté par les loges (d’où l’omniprésent Collomb à ses cotés) mais qu’il répond surtout à un besoin des mondialistes, donc il ne serait pas étonnant que le Bilderberg ait demandé à ses relais maçonniques de l’hexagone, de tout faire en sorte pour que les nationalistes ne prennent pas le pouvoir, d’où le coup d’état démocratique auquel nous avons assisté.

Il est d’ailleurs intéressant d’analyser le rôle pervers de Mélenchon, ancien Grand maître du GODF, qui fraye avec les communistes le temps des présidentielles, pour mieux les planter derrière.

N’oublions pas que le déclin des loges post IIIème république était consubstantiel à la montée du communisme…

Édouard Philippe, un Bilderberg à Matignon

La maçonnerie mondialiste à l’œuvre

Apparemment les cercles mondialistes ne semblent pas se contenter de la nomination d’un ancien membre de la triplette Young Leader, Rothschild, Bilderberg, à la présidence française. Celui qui pourrait être tout prochainement nommé Premier ministre n’est autre que le maire du Havre, juppéiste de longue date, Édouard Philippe. C’est en tout cas ce qu’annoncent de nombreux médias.

En 2016, il avait participé à la réunion de la maçonnerie mondialiste Bilderberg. Il semble qu’Emmanuel Macron ait son nom en tête depuis longtemps. On peut supposer que ce choix lui a été imposé par les cercles mondialistes qui ont besoin d’un tandem qui leur est fidèle à 100 %.

D’après le Grand Maître franc-maçon italien Gioele Magaldi, Emmanuel Macron serait effectivement initié à la franc-maçonnerie. Il appartiendrait aux loges « Fraternité Verte » et « Atlantis Aletheia ». Il y a une véritable démonstration de force de la maçonnerie locale et mondialiste. En avril dernier, sept obédiences maçonniques avaient appelé à voter contre le Front national.

Il faut dire que le jour de son élection, Emmanuel Macron avait déjà mis tout le monde dans le bain avec sa mise en scène de la Pyramide du Louvre. D’après le franc-maçon Serge Moati, « Macron est devenu président en marchant vers la lumière ».

Pour comprendre l’emprise de la franc-maçonnerie sur le pouvoir en France, rien ne vaut un petit résumé d’Alain Soral sur la question.

Manipulation des élections présidentielles sous la Ve République

Le général de Gaulle a voulu l’élection du président de la République au suffrage universel pour lui donner plus de légitimité mais aussi pour empêcher les manipulations comme c’était le cas sous la IV république. De Gaulle estimait qu’il était plus difficile de manipuler des millions d’électeurs que quelques centaines de députés et sénateurs. Les réseaux et groupes de pression ont réussi à reprendre la main et manipuler ces millions d’électeurs depuis le début des années 70.

1974 - 2002

Ces manipulations ont commencé lors des élections de 1974 avec l’élimination de Jacques Chaban Delmas grâce à la publication de sa déclaration d’impôts.

En 1981 les manipulations ont été multiples. Elles commencent dès 1979 avec la publication par le Canard Enchaîné le 10 octobre d’un article révélant l’affaire des diamants de Bokassa dans le but de discréditer le président Valéry Giscard d’Estaing. C’est un argument qui a été largement utilisé pendant la campagne de 1981. Mais les manipulations ont été multiples. En effet au second tour de 1981, le Parti communiste français a fait voter sur ordre de Moscou pour le candidat de droite, Valéry Giscard d’Estaing tandis qu’à droite, le chef du parti gaulliste, Jacques Chirac a appelé en sous-main à voter pour le candidat de gauche, François Mitterrand.

En 1988, l’homme à abattre était Raymond Barre et de multiples rumeurs ont circulé, notamment que sa femme, d’origine hongroise, était un agent du KGB.

En 1995, c’était Edouard Balladur qu’il fallait éliminer. Des réseaux ont fait voter des électeurs de gauche pour J.Chirac au premier tour afin d’éliminer Balladur qui est arrivé troisième, derrière Chirac.

La manipulation la plus réussie a été celle des élections présidentielles de 2002, où l’homme à éliminer était cette fois Lionel Jospin du parti socialiste. Deux candidatures ont été notamment suscitées et organisées (en fournissant des hommes et un financement) à savoir celle de Jean-Pierre Chevènement (qui a obtenu 5,32% des suffrages exprimés) et celle de Christiane Taubira (2,31 des SE) qui sera remerciée sous la présidence Hollande. L’objectif de ces deux candidatures était de capter une partie des voix de l’électorat de gauche qui devait se porter naturellement sur la candidature de Lionel Jospin qui n’a obtenu que 16,17% des SE. Les deux candidatures lui ont coûté 7,63% des SE. Ces suffrages manquants, pouvaient facilement l’aider à dépasser J.Chirac qui a obtenu 19,88% des SE. Le piège a donc bien fonctionné, Jospin n’arrive que troisième derrière J.Chirac, avec un retard de 3,6% de SE. Il est donc éliminé pour le second tour. Chirac qui se retrouve face à J-M Le Pen, n’a pas besoin de faire
campagne. Il refuse tout débat à la télévision et avec l’organisation d’une vaste campagne antifasciste notamment au sein de la jeunesse, il est élu dans un fauteuil avec 82% des suffrages.
La question que l’on doit se poser est : « Qui voulait l’élimination de Jospin ? ». Un réseau a organisé une déstabilisation du candidat socialiste pour faire réélire Jacques Chirac. L’autre question est pourquoi et au profit de quels intérêts ?

2017 : Manipulation en trois temps
Nous venons d’assister en janvier 2017, juste avant la campagne officielle des élections présidentielles, à une vaste entreprise de manipulation qui se décompose en trois opérations distinctes que l’on peut appeler la « Valse à trois temps ».


1-Premier temps : éliminer François Fillon le plus dangereux.
On s’aperçoit que le candidat à abattre est François Fillon, le candidat désigné par les primaires de droite le 27 novembre 2016 et qui avait jusqu’à présent une forte probabilité de gagner.
Une première manipulation a eu lieu dès le premier tour des primaires. Elle a consisté à faire participer des électeurs de gauche pour voter en faveur d’Alain Juppé et ainsi éliminer Sarkozy au premier tour (Fillon n’avait aucun chance de gagner selon les sondages). Ils sont revenus au second tour pour éliminer cette fois F.Fillon mais la manoeuvre a échoué. Cette opération avait été préparée par une longue campagne médiatique en faveur de Juppé donné favori dans tous les sondages, et ce bien avant le premier tour des primaires.
Une seconde manipulation devient alors nécessaire. L’objectif est de délégitimer Fillon auprès de ses électeurs potentiels afin qu’ils renoncent à voter pour lui en semant le doute. Il fallait le toucher dans son intégrité. Les informations révélées par le Canard enchaîné du 25 janvier 2017 montrent que l’opération a nécessité l’accès à des informations provenant des services de l’Etat notamment celles concernant les salaires payés par le directeur de la Revue des Deux mondes, Marc de Lacharrière à l’épouse de F.Fillon.
Une piste commence à se dessiner, ce serait des membres du sérail de l’ancien ministre Macron, qui seraient à la manoeuvre. Thomas Cazenave, (Enarque, ancien directeur de Cabinet de Macron à Bercy et actuel secrétaire adjoint de l’Elysée) aurait remis les informations provenant du ministère du budget au Président. Ce dernier aurait transmis les informations à Gaspard Gantzer, pour qu’ « il en fasse bon usage ». G.Gantzer est de la même « promotion Senghor » de l’ENA, qu’E.Macron. Il
aurait rencontré le mardi 9 janvier 2017 Michel Gaillard, directeur du Canard Enchainé, et ami de François Hollande pour lui remettre les informations en sa possession.
En tout cas, la justice s’est saisie en un temps record de l’affaire. La procureure du Parquet national financier, Madame Houlette1 annonce l’ouverture d’une enquête le jour même (le mercredi 25 janvier) de la parution du Canard Enchainé pour « détournement de fonds publics, abus de biens sociaux et recel ». Les investigations ont été confiées à l'Office central de lutte contre les infractions financières. Elle a deux options : soit elle rend ses conclusions rapidement comme l’a demandé Fillon, soit au contraire elle laisse traîner l’enquête le plus longtemps possible pour laisser planer le doute dans l’opinion public.
Cette campagne de déstabilisation est particulièrement efficace et F. Fillon a deux solutions : soit il démissionne mais dans ce cas le parti des Républicains va devoir choisir un nouveau candidat (le fameux plan « B ») mais cette opération est risquée car les rivalités sont telles que le parti peut éclater. Fillon était en effet le seul à assurer l’unité. La solution alternative est de continuer le combat contre vents et marées mais il prend le risque de perdre des élections qui étaient jusqu’à présent « imperdables ». La droite est prise dans un piège et il n’existe aucune bonne solution.
Si Fillon dévisse dans les intentions de vote et tombe en dessous de 20%, la poursuite de la campagne de révélations et de dénigrement suffira pour le disqualifier définitivement. Son discours devient inaudible dans les médias qui ne parlent que des « affaires » et non de son programme. Au cas où F.Fillon persisterait à vouloir rester candidat, et remonterait dans les sondages, le réseau à l’origine de ces manipulations n’aurait plus qu’à appliquer ce qu’il avait fait en 2002, à savoir promouvoir des candidatures concurrentes, capables de lui siphonner suffisamment de voix pour qu’il ne soit pas présent au second tour, comme cela avait été le cas pour Lionel Jospin. Dans cette configuration, il n’est pas évident que la candidature de F. Bayrou soit souhaitable car il prendrait plus de voix à Macron qu’à Fillon. Des sondages ont certainement été commandés pour déterminer le(s) meilleur(s) candidat(s) capable(s) de déstabiliser Fillon Les vocations ne manqueront pas. C’est le cas par exemple de Michèle Alliot-Marie qui se prépare depuis longtemps mais aussi de bien d’autres.

F.Fillon a déjà baissé dans les sondages et il suffira de lui faire perdre deux ou trois points pour l’éliminer.

2-Deuxième temps : éliminer Manuel Valls à gauche
Une troisième opération vise la gauche. Elle a consisté à éliminer l’ancien premier ministre Manuel Valls lors des primaires de la gauche au profit de Benoît Hamon, un apparatchik socialiste marqué idéologiquement très à gauche et faisant rêver les militants avec le salaire universel.
Il est étonnant d’entendre le soir du premier tour des primaires de gauche, la Haute autorité annoncer les résultats à 20H30 en pourcentages qui ne bougeront pas malgré le dépouillement de centaines de milliers de bulletin. Certains experts expliquent cet étrange phénomène par la forte culture de fraude du parti socialiste. Et de citer comme exemple l’élection à la tête du parti socialiste de Martine Aubry contre Ségolène Royal après un trucage des résultats. Ces méthodes dignes des pratiques de l’Union soviétique consistant à fixer les résultats la veille du scrutin, ne sont dénoncées par aucun leader socialiste. Comment se fait-il que M.Valls n’ait pas contesté les résultats ? Il semble avoir joué un rôle de figurant dans un scénario écrit à l’avance.
Faire élire Hamon, marqué idéologiquement très à gauche, n’est pas neutre. Il est évident qu’il ne risquera pas de prendre voix à Macron, ce qui aurait été différent si Manuel Valls avait été désigné. Il aurait en effet chassé sur les mêmes terres et lui aurait pris une partie de ses électeurs. Il est d’ailleurs fort probable que l’on assiste au ralliement d’une partie des socialistes du clan Valls à la candidature de Macron.
Quant à Benoist Hamon, il est conscient qu’il n’a aucune chance aux élections présidentielles mais il vise la conquête du parti socialiste et à sa recomposition. On sait depuis longtemps que les congrès socialistes se gagnent à gauche, c’est ce qui s’est passé aux primaires, qui ont été en réalité le substitut à un congrès socialiste en vue de sa reconstitution.
On comprend que toutes ces manipulations à droite et à gauche ont pour seul objectif de dégager la voie à la candidature Macron. D’un côté on cherche à affaiblir, voir éliminer le candidat Fillon par une campagne médiatique en montant des affaires. De l’autre côté, à gauche, on dégage l’espace politique pour Macron en éliminant M.Valls au profit de B.Hamon

3-Troisième temps : Faire élire Emmanuel Macron
L’objectif est bien de faire élire Macron. Ce dernier est lancé comme un produit marketing depuis plusieurs mois en insistant sur son aspect
« moderniste », « jeune » , « branché », le candidat « Geek » qui comprend l’évolution du monde et de la technique.
Quels sont les ralliements à Macron ? Une rapide analyse des divers ralliements à sa candidature nous donne une idée des forces qui se positionnent derrière le candidat. On trouve la vieille garde des imposteurs politiquement corrects : L.Joffrin, Pierre Bergé, BHL, J.Attali, A.Minc, B.Kouchner, D.Cohn-Bendit. Ils vont recevoir le renfort de socialistes de droite mais aussi des centristes et même des Républicains comme l’ancien directeur de campagne de Bruno Lemaire, Jérôme Grand d’Esnon ou l’ancienne ministre Anne-Marie Idrac.
E.Macron présente l’avantage de réaliser la synthèse entre le libéralisme économique et le libéralisme culturel.
Dans le domaine économique, il est pour la dérégulation, la fin du salariat, l’ubérisation de la société, la suppression des nations et des frontières et pour une immigration massive bienfait pour l’économie, etc.
Dans le domaine culturel, c’est un libertaire dont le fondement idéologique est la doctrine relativiste. Il est pour une société multiculturelle, le libéralisme des moeurs, la fin de la famille traditionnelle, le droit des minorités etc.. Le profil des personnalités qui se rallient à Macron illustre bien l’idéologie véhiculée par le candidat.

Qui manipule et pour quels intérêts ?
François Fillon nous donne une piste. IL déclare le 1er février à son équipe qu’il s’agit d’un "coup d'État institutionnel" contre sa candidature à la présidentielle, et provient "de la gauche", sans plus de précision
Un réseau effectivement sévissait à gauche lors de la manipulation de 2002. Mis en place sous les présidences de F.Mitterrand, il a prospéré sous J.Chirac. C’est la raison pour laquelle il l’a fait réélire à tout prix au détriment du candidat du parti socialiste. Pourquoi ce réseau a-t-il préféré un radical-socialiste à un socialiste ?
En 2017, il semble qu’un second réseau s’est agrégé à celui de 2002 pour faire élire le candidat Macron. Il est certain que ce dernier comme J.Chirac en son temps sera redevable à ces réseaux de son élection. Quel deal a-t-il passé avec eux ? La question centrale est donc de savoir ce que cherchent à obtenir ces réseaux en faisant élire leur candidat (Chirac en 2002 et Macron en 2017) au point d’organiser des manipulations sophistiquées.
Il y a des enjeux financiers auxquels se sont agrégés des enjeux idéologiques en 2017. Si l’on prend l’exemple de 2002, J.Chirac une fois élu, a laissé les coudés franches à ce réseau dans les domaines économique et financier. Il semble évident qu’avec Macron qui prévoit de « libéraliser » (en réalité « casser ») de nombreux secteurs de l’économie française, les sources d’enrichissement seront importantes pour ce réseau prédateur qui se partagera les dépouilles de l’économie française. Ce qui reste de la richesse des Français sera aspiré à travers un certain nombre de réformes par les financiers.
A cela s’ajoutent les enjeux idéologiques. Il est important pour eux de défendre la doctrine relativiste au sein de la société française qui est remise en question actuellement dans le monde occidental. Il s’agit de défendre notamment la poursuite de la législation en faveur des minorités en lien avec des groupes de pression internationaux. Il est évident que le conservateur catholique Fillon était l’antithèse de leur modèle de société et qu’il fallait l’éliminer à tout prix pour ces deux raisons. C‘est donc non seulement un modèle économique mais aussi un modèle de société qui se cachent derrière cette manipulation.