WWIII : RAQQA EXODUS DE DAESH. LES TERRORISTES ARRIVENT EN EUROPE LA BOUCHE ENFARINEE, POUR TOUT FAIRE SAUTER A NOEL. UNE AUBAINE POUR LE POUVOIR QUI DIT PROTEGER LES POPULATIONS.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : RAQQA EXODUS DE DAESH. LES TERRORISTES ARRIVENT EN EUROPE PAR CENTAINES, LA BOUCHE ENFARINEE, POUR TOUT FAIRE SAUTER A NOEL. UNE AUBAINE POUR LE POUVOIR QUI DIT PROTEGER LES POPULATIONS, et qui ne veut pas de crèches dans les Mairies.

Bien entendu il ne faut pas changer ses habitudes, motif il faut vivre et être heureux grâce à Dieu du Consumérisme exemplaire, le Black Friday, véritable phénomène de (sur)consommation mondial, marquera les esprit en cette année 2017. En effet, c’est à la suite de ce jour particulier que le patron d’Amazon signe un record de fortune. Jeff Bezos peut sourire, son petit magot personnel a atteint à lui seul le PIB du Maroc au cours du week-end. La fortune du patron d’Amazon a dépassé 100 milliards de dollars durant le Black Friday.

La Gauche caviar de Macron et la Droite de la Poule au Pot "Chez Lorette", ont prévu une piqure de rappel pour les Français, avec un vaccin obligatoire contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, les oreillons, la coqueluche, la rougeole, l’hépatite B, le méningocoque C, la rubéole, la bactérie Haemophius influenzae et le pneumocoque Daech coque  doré, que l'on se procure sur une lisse lame rouillée.

Tariq Ramadan: « La France est une culture maintenant musulmane. La langue française est une langue de l’islam. ». 

Le credo de Tariq Ramadan pourrait être qualifié d'islamo-gramscisme. Pour lui, l'islam doit s'imposer, au moins dans un premier temps, non par la force et la terreur, mais par le combat culturel et la bataille des idées. La religion du prophète doit infuser la société française pour mieux la régénérer en la guérissant de son nihilisme matérialiste. «Le réveil de l'islam peut apporter une contribution jusqu'alors insoupçonnée à une véritable renaissance de la spiritualité des femmes et des hommes de notre monde» écrivait-il déjà en 1995 dans Islam, le face à face des civilisations.

Ce dimanche, citant l'abbé Pierre qui voulait mener la guerre à la pauvreté, Tariq Ramadan a appelé son public au «djihad intellectuel, au djihad de l'éducation.». «Nous sommes des agents de réconciliation entre les valeurs de la France», a-t-il précisé.

«La France est une culture maintenant musulmane. L'islam est une religion française.La langue française est une langue de l'islam. Vous avez le capacité culturelle de faire que la culture française soit considérée comme une culture musulmane parmi les cultures musulmanes.»

 

 

 

 

 

 

 

Terre nouvelle une Eglise Compromise avec Daesh et la Franc-Maçonnerie de son Pape. Les évêques et la politique (voir plus bas)

A priori, on leur a demandé de cibler les crèches, les marchés de Noël, les églises, les curés traditionalistes, les vieux curés de campagne qui peuvent encore représenter un intérêt pour les fidèles, bref les cibles habituelles, avec quelques exceptions comme des policiers et des militaires dans les Gares et Aéroport, sur Paris de préférence, parce que cela est mieux retransmis, mais avec aussi des histoires de campagnes, pour bien montrer que là aussi la terreur règne, période caractéristique de la Révolution française caractérisée par le règne de l'arbitraire et des exécutions de masse. La République est là pour rappeler qu'elle ne s'est pas constituée avec une petite cuillère en argent dans la bouche, mais une grenade à la main.

La Franc-Maçonnerie d'épée et celle de robe jouissent du choix des armes devant un public hébété qui ne croit pas que cela puisse arriver. La règle des trois unités vise à renforcer l'illusion théâtrale en réduisant l'écart entre action et représentation. L'UNITE D'ACTION vise à supprimer les intrigues secondaires et à concentrer l'intérêt dramatique autour d'une action unique, on tue au nom de l'Islam que l'on soutien par ailleurs par gouvernements interposés. L'UNITE DE TEMPS resserre les faits et les limite à vingt-quatre heures, cette règle cherche à entretenir l'illusion d'une coïncidence entre la durée de la fiction et le temps de la représentation, plusieurs lieux frappés en même temps, plusieurs morts innocents, pourquoi et plus jamais ça crie la foule en délire qui en redemande. L'UNITE DE LIEU résulte des deux premières l''action se déroule dans un espace unique, ajoutons l'unité de ton qui découle de la volonté de séparation des genres chez les classiques (tragédie d'un côté, comédie de l'autre) et impose à chacun sa spécificité en matière de sujet, de héros et de niveau de langue et de ton, le frère de Merah qui est aussi le cerveau de la pièce, dort dans une prison dorée avec saunat et salle de gym, en attendant de s'évader. 

On leur a promis de l'argent et des appartements pour leurs parents. Les victimes de Merah n'ont jamais été indemnisés, comme la veuve de Jonathan Sandler, et mère de deux petits garçons, tous les trois victimes de Mohamed Merah le 19 mars 2012, le mari et les deux garçons d’Eva Sandler tombaient sous les balles de Mohamed Merah. Par contre la mère de Mohamed Mehra a obtenu un logement social en priorité. L'avocat Eric Dupond-Moretti dit avoir été payé 12 000 euros par la famille Merah pour assurer la défense du frère du terroriste. 2500 euros par mois d’ aides sociales pour la soeur de Mohammed Merah. Souad Merah, la soeur de Mohammed Merah, bénéficiait de 2500 euros par mois de prestations sociales alors qu'elle était partie faire le djihad en Syrie.

aurait monnayé la remise aux services secrets français de deux vidéos d’une durée de 20 minutes chacune qu’il détenait depuis la mort de son fils.

Celles-ci montreraient les dernières minutes de la vie du terroriste pendant lesquelles il expliquerait ses collaborations avec les services de renseignements français.

Albert Chennouf-Meyer, le père d’Abel Chennouf, une des victimes assassinées par Mohamed Merah, a déposé plainte pour destruction de preuves. Le parquet de Paris vient juste de décider de l’entendre sur l’ensemble de ces faits. Cela vient après qu’il a dénoncé la lenteur de traitement de sa plainte.

Une arrestation « éclair »

Mohamed Benalel Merah a été interpellé vers 10 heures vendredi 5 juin, pour séjour illégal sur le sol français, et a été reconduit en direction d’Oran à 13 h 25 le jour même. Cette arrestation « éclair » n’est pas passée inaperçue. Elle a déclenché la colère des avocats d’Albert Chennouf-Meyer, maîtres Béatrice Dubreuil et Frédéric Picard, qui expriment « leur indignation devant la précipitation dont ont fait preuve les autorités publiques alors qu’il était absolument impératif qu’il soit entendu concernant les vidéos enregistrées et l’argent monnayé en échange de son silence ».

Mohamed Benalel Merah aurait fait l’acquisition d’un terrain avec la somme qu’il aurait reçue de la DGSE.

Zoulikha Merah, mère du terroriste islamiste de Toulouse

Cet élément, nous vous le donnons en exclusivité : Zoulikha Merah, la mère de Mohamed Merah, a obtenu en priorité un logement social auprès du bailleur Adoma à Tremblay En France (93), afin de pouvoir se rapprocher de son fils Abdelkader, alors incarcéré à la maison d’arrêt de Villepinte (il a depuis été transféré à Vivonne).

Alors que nombre de nos concitoyens en détresse sociale attendent parfois depuis des années l’octroi d’un logement social, la facilité incroyable avec laquelle cette femme dont les propos n’ont cessé de défrayer la chronique, matriarche d’une famille dont le radicalisme islamique a été révélé par la presse, a obtenu un appartement laisse songeur…

La source qui nous a révélé cette information souhaitant (on peut le comprendre) garder l’anonymat, nous nous contenterons de publier l’adresse concernée afin de la rendre vérifiable. (Contrairement à nos ennemis, nous, on ne se plante pas d’adresse).

 

dans Article, International, Traduction / par / le 20 novembre 2017 

Le secret honteux de Raqqa

« Le secret honteux de Raqqa », un reportage de la BBC

Nous vous proposons la traduction d’un reportage écrit réalisé par la BBC. Il y est question de la ville de Raqqa, dans le nord de la Syrie. La coalition dirigée par les Etats-Unis, qui comporte les forces kurdes du FDS, mène un siège contre cette ville. Cependant, elle a autorisé les combattants de DAECH présents à Raqqa à quitter la ville pour rejoindre d’autres zones contrôlées par DAECH. Mais en échange quelle contrepartie ?

Raphaël Berland
Traduction : Claire Fighiera


Le secret honteux de Raqqa

Par Quentin Sommerville et Riam Dalati (source)

La BBC dévoile les détails d’un accord secret qui aurait permis à des centaines de combattants de Daesh et à leurs familles de s’enfuir de Raqqa, sous le regard de la coalition dirigée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni et les forces menées par les kurdes qui contrôlent la ville.

Un convoi comptait quelques-uns des membres les plus tristement célèbres de Daesh et, malgré les démentis, des dizaines de combattants étrangers. Certains se sont déployés sur toute la Syrie, se retrouvant jusqu’en Turquie.

Le chauffeur poids lourd Abou Fouzi pensait qu’il s’agissait seulement d’un autre travail.

Il conduit un 18-roues dans les endroits les plus dangereux du nord de la Syrie. Ponts bombardés, sables profonds du désert, même les forces gouvernementales et le soi-disant Etat Islamique ne font pas obstacle à une livraison.

Mais cette fois-là, son chargement se trouvait être une cargaison humaine. Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes opposés à Daesh, exigeait qu’il dirige un convoi qui transporte des centaines de familles déplacées par les combats de la ville de Tabqa située sur l’Euphrate jusqu’à un camp plus au nord.

La mission lui prendrait 6 heures maximum, du moins c’est ce qu’on lui avait dit.

Mais lorsque lui et ses collègues routiers ont formé le convoi le matin du 12 octobre, ils réalisèrent qu’on leur avait menti.

Au lieu de cela, ils en ont eu pour trois jours de conduite difficile, transportant un chargement mortel, des centaines de combattants de Deaesh, leurs familles et des tonnes d’armes et de munitions.

On a promis à Abou Fouzi et à des dizaines d’autres routiers des milliers de dollars pour ce travail, mais il devait rester secret.

L’accord qui laissait s’échapper des combattants de Daesh de Raqqa, capital de facto du califat auto-proclamé, avait été conclu par des responsables locaux. Il aboutit après quatre mois de combat qui ont laissés la ville anéantie et quasiment vidée de sa population. Cet accord épargnerait des vies et mettrait fin aux combats. Les vies de combattants arabes, kurdes et autres opposants à Daesh seraient épargnées.

Mais il permettait aussi à plusieurs centaines de combattants de Daesh de fuir la ville. A ce moment, ni la coalition américano-britannique, ni les FDS, qu’ils soutiennent, ne voulaient admettre leur responsabilité dans cet accord.

Est-ce que ce pacte, qui était comme le secret honteux de Raqqa, a déclenché une menace sur le monde extérieur, celle qui a permis aux militants de se disperser à travers toute la Syrie et au-delà ?

D’immenses efforts ont été mis en œuvre pour le cacher au monde. Mais la BBC a pu parler à des dizaines de personnes qui se trouvaient dans le convoi, ou qui l’ont observé, ainsi qu’aux hommes qui ont négocié cet accord.

Hors de la ville

Dans une cour parsemée d’huile à Tabqa, sous un palmier, trois garçons s’activent à la réparation d’un moteur poids lourd. Ils sont couverts d’huile de moteur. Leurs cheveux, noirs et graisseux, se tiennent droits sur leur tête.

Près d’eux se trouve un groupe de routiers. Abou Fouzi se tient au centre, remarquable à son blouson rouge vif. Il est assorti à son 18-roues bien-aimé. Il est nettement le leader, prompt à offrir du thé et des cigarettes. Au début il dit ne pas vouloir parler, mais il change d’avis rapidement.

L'un des conducteurs trace la route du convoi

L’un des conducteurs trace la route du convoi

Lui et les autres chauffeurs sont en colère. Des semaines sont passées depuis qu’ils ont risqué leur vies pour un voyage qui a détérioré les moteurs et cassé des essieux mais ils n’ont toujours pas été payés. Ce fût un aller-retour en enfer, dit-il.

« Nous avons eu peur dès que nous sommes entrés à Raqqa », raconte-t-il. « Nous étions supposés entrer avec les FDS, mais nous y sommes allés seuls. Dès que nous sommes entrés, nous avons vu des combattants de Daesh portant des armes et des ceintures d’explosifs sur eux. »

Les FDS menées par les kurdes ont fait disparaître Raqqa des médias. La fuite de Daesh de sa base ne serait pas télévisée.

Les FDS ont publiquement déclaré que seuls quelques dizaines de combattants avaient pu s’enfuir, tous des locaux.

Mais un routier nous affirme que ça n’est pas vrai.

« Nous avons pris environ 4000 personnes dont des femmes et des enfants, nos véhicules et les leurs mis ensemble. Quand nous sommes entrés à Raqqa, nous pensions qu’il y avait 200 personnes à récupérer. Dans mon véhicule seulement, j’ai pris 112 personnes. »

Un autre chauffeur nous dit que le convoi faisait six à sept kilomètres de long. Il comprenait presque 50 camions et plus de 100 véhicules appartenant à Daesh. Des combattants de Daesh, visage caché, se sont assis d’un air de défi sur le toit de certains véhicules.

Des images filmées secrètement nous sont parvenues, montrant des camions tractant des remorques bourrées d’hommes armés. Malgré une autorisation de ne prendre que des armes personnelles, les combattants de Daesh ont pris tout ce qu’ils pouvaient transporter. Dix camions ont été chargés avec des armes et des munitions.

Film du convoi quittant Raqqa (probablement filmé par des membres des FDS le 12 octobre)

Les chauffeurs nous montrent du doigt un camion blanc en train d’être réparé dans un coin de la cour. « Son essieux a cassé sous le poids des munitions » nous dit Abou Fouzi.

Ça n’était pas vraiment une évacuation, mais plutôt l’exode du soi-disant Etat Islamique.

Les FDS ne voulaient pas battre en retraite de Raqqa pour ne pas avoir l’air d’échapper à la victoire. Aucun drapeau ou étendard n’était autorisé à apparaître sur le convoi alors qu’il quittait la ville, stipulait l’accord.

Il était aussi entendu qu’aucun étranger ne serait autorisé à quitter Raqqa vivant.

En mai dernier, le secrétaire étatsunien à la Défense James Mattis a décrit le combat contre Daesh comme une guerre d’ « annihilation ». « Notre projet est que les combattants étrangers ne survive pas au combat pour retourner en Afrique du nord, en Europe, en Amérique, en Asie, en Afrique. Nous n’allons pas le permettre », a –t-il affirmé à la télévision étatsunienne.

Mais les combattants étrangers (non originaires de Syrie ni d’Iraq) ont aussi été autorisés à joindre le convoi, selon les chauffeurs. L’un d’eux explique :

« Il y avait un très grand nombre d’étrangers. France, Turquie, Azerbaïdjan, Pakistan, Yémen, Arabie Saoudite, Chine, Tunisie, Egypte… »

D’autres chauffeurs interviennent avec les noms de nationalités différentes.

A la lumière de l’investigation de la BBC, la coalition admet désormais le rôle qu’elle a joué dans cet accord. Quelques 250 combattants de Daesh ont été autorisés à quitter Raqqa, avec 3 500 membres de leur famille.

« Nous ne voulions autoriser personne à partir » déclare Col Ryan Dillon, porte-parole de l’opération Inherent Resolve, la coalition occidentale contre Daesh.

« Mais cela va au cœur de notre stratégie, « par, avec et à travers´´ les dirigeants locaux sur le terrain. Cela revient aux syriens, ce sont eux qui combattent et meurent, ce sont eux qui prennent les décisions concernant les opérations » a-t-il déclaré.

Alors qu’un officier occidental était présent lors des négociations, ils n’ont pas eu un « rôle actif » dans les discussions. Col Dillon maintient cependant que, seulement quatre combattants étrangers ont fui, et qu’ils sont maintenant en captivité chez les FDS.

Des proches de Daesh s’apprêtent à partir

Des proches de Daesh s’apprêtent à partir

En quittant la ville, le convoi passe par les champs de coton et de blé bien irrigués au nord de Raqqa. De petits villages laissent place au désert. Le convoi a quitté la route principale et prend des pistes à travers le désert. Les camions trouvent la route difficile, mais c’est encore plus difficile pour les hommes au volant.

Un ami d’Abou Fouzi retrousser la manche de sa tunique. Dessous, on peut voir des brûlures sur sa peau. « Regardez ce qu’ils ont fait » dit-il.

D’après Abou Fouzi, il y avait trois ou quatre étrangers avec chaque chauffeur. Ils les ont frappés et traités d’ « infidèles », de « porcs ».

Ils ont peut-être aidé les combattants à s’enfuir, mais les routiers arabes ont été maltraités sur tout le trajet, disent-ils. Et menacés.

« Ils ont dit « fais-nous savoir quand vous reconstruisez Raqqa, on reviendra´´ » raconte Abou Fouzi. « Ils étaient provoquants et ne se souciaient de rien. Ils nous accusaient de les chasser de Raqqa ».

Une femme combattante étrangère l’a menacé avec un AK-47.

Carte indiquant le trajet emprunté par les forces de DAECH

Carte indiquant le trajet emprunté par les forces de DAECH

Dans le désert

Le commerçant Mahmoud ne se laisse pas facilement intimider.

Il était environ quatre heures de l’après-midi lorsqu’un convoi des FDS est passé par sa ville, Chanine, et on a dit à tout le monde de rentrer chez lui.

« Nous étions ici et un véhicule des FDS s’est arrêté pas loin pour dire qu’il y avait un accord de trêve entre eux et Daesh », raconte-t-il. « Ils voulaient que nous vidions les lieux ».

Il n’est pas supporter de Daesh, mais il ne pouvait pas manquer une opportunité de faire des affaires, même si quelques-uns des 4 000 clients-surprise traversant son village étaient armés jusqu’aux dents.

Le magasin de Mahmoud

Le magasin de Mahmoud

Un petit pont dans le village a créé un encombrement, et les membres de Daesh sont sortis et partis faire des courses. Après des mois de combat et à se cacher dans des bunkers, ils étaient pâles et affamés. Ils se sont alignés dans la boutique et, dit-il, ont vidé les étagères.

« Un tunisien borgne m’a dit de craindre Dieu », dit-il. « D’un ton très calme, il m’a demandé pourquoi j’étais rasé. Il a encore dit qu’il reviendrait et appliquerait la Charia. Je lui ai dit que nous n’avons pas de problème avec la Charia. Nous sommes tous musulmans. »

Nouilles instantanées, biscuits et casse-croûtes, ils ont pris tout ce qu’ils pouvaient tenir dans leurs mains.

Ils ont laissés leurs armes à l’extérieur de la boutique. Le seul problème qu’il ait eu s’est produit lorsque trois des combattants ont aperçu des cigarettes, de la contrebande à leurs yeux, et ont déchiré les emballages.

« Ils n’ont rien volé, rien du tout » dit-il.

« Seuls trois d’entre eux ont voulu faire les malins. Et d’autres membres de Daesh les ont châtiés. »

Il affirme que Daesh a payé pour ce qu’ils ont pris.

« Ils ont vidé le magasin. Je me suis trouvé débordé par leur nombre. Beaucoup m’ont demandé des prix, mais je ne pouvais pas leur répondre parce que j’étais trop occupé à servir les autres. Alors ils m’ont laissé l’argent sur le comptoir sans que je le leur demande. »

Malgré les violences qu’ils ont subies, les chauffeurs routiers ont confirmé : quand de l’argent est en jeu, Daesh paye ce qu’il doit.

« Les membres de Daesh peuvent avoir été des psychopathes homicides, mais ils ont toujours été corrects avec l’argent. », déclare Abou Fouzi avec un sourire.

Au nord du village, le paysage est différent. Un tracteur solitaire laboure un champ, laissant dans l’air un nuage de poussière et de sable qui reste visible sur des kilomètres. Il y a peu d’habitants, et c’est là que le convoi a tenté de disparaître.

Dans le petit village de Muhanad, les gens ont fui à l’approche du convoi, craignant pour leur maison, et pour leur vie.

Mais soudainement, les véhicules ont tourné à droite, quittant la route principale pour emprunter une piste du désert.

« Deux hummers menaient le convoi », raconte Muhanad. « Ils le géraient et ne laissaient personne leur passer devant ».

A mesure que le convoi disparaissait dans le brouillard du désert, Muhanad ne s’est pas senti immédiatement soulagé. Quasiment tous les gens à qui nous avons parlé nous ont dit que Daesh les avait menacés de revenir, les combattants passaient un doigt sur leur gorge en les croisant.

« Nous avons vécu dans la terreur pendant les quatre ou cinq dernières années. » confie Muhanad.

« Il nous faudra du temps pour nous débarrasser de cette terreur psychologique. Nous avons l’impression qu’ils vont revenir pour nous, ou vont envoyer des agents dormants. Nous ne sommes toujours pas sûrs qu’ils soient partis pour de bon. »

Le long de la route, plusieurs personnes à qui nous avons parlé ont dit avoir entendu des avions de la coalition, parfois des drones, suivant le convoi.

Depuis la cabine de son camion, Abou Fouzi a vu, alors que des avions de combat de la coalition volaient au-dessus d’eux, tomber des feux d’éclairage qui illuminaient le convoi et la route en avant.

« Au moment où le dernier du convoi allait traverser, un jet américain s’est mis à voler très bas et a déployé des feux d’éclairage pour éclairer la zone. Les combattants de Daesh ont chié dans leur froc. »

La coalition affirme maintenant que bien qu’elle n’avait pas de personnel au sol elle a suivi le convoi de près depuis les airs.

Le dernier checkpoint FDS passé, à l’intérieur du territoire contrôlé par Daesh, un village situé entre Markada et Al-Souwar, Abou Fouzi est arrivé à destination. Son camion était plein de munitions et les combattants de Daesh les voulaient cachées.

Alors qu’il revenait enfin en sécurité, les FDS lui demandèrent où il avait déchargé les marchandises.

« On lui a montré le lieu sur la carte et il l’a marqué, comme ça tonton Trump pourra les bombarder » explique-t-il.

La libération de Raqqa s’est faite avec du sang, des sacrifices et des compromis. L’accord a libéré les civils pris au piège et a terminé la bataille pour la ville. Plus aucune force FDS n’aurait à mourir en se confrontant au dernier bastion de Daesh.

Mais Daesh n’est pas resté longtemps caché. Libérés de Raqqa, où ils étaient encerclés, certains des membres les plus recherchés du groupe se sont maintenant dispersés partout en Syrie et au-delà.

Les Passeurs

Les passeurs

Les hommes qui coupent des clôtures, grimpent des murs et prennent des tunnels qui mènent hors de Syrie signalent une forte augmentation de personnes en fuite. L’effondrement du califat est bon pour le commerce.

« Durant les dernières semaines, nous avons eu beaucoup de familles qui quittaient Raqqa et voulaient passer en Turquie. Rien que cette semaine, j’ai personnellement supervisé le passage de 20 familles », nous dit Imad, un passeur à la frontière turco-syrienne.

« C’était des étrangers pour la plupart, mais il y avait aussi des syriens ».

Il faut désormais payer 600 dollars par personne et un minimum de 1 500 dollars pour une famille.

Dans cette affaire, les clients n’apprécient pas beaucoup d’être questionnés. Mais Imad dit qu’il a eu des « français, européens, tchéchènes, ouzbeks ».

« Certains parlaient en français, d’autres en anglais, d’autres en d’autre langue étrangère » raconte-t-il.

Walid, un autre passeur à une différente partie de la frontière turque, raconte la même histoire.

« Nous avons eu un afflux de familles au cour des dernières semaines. » explique-t-il. « Il y avait des familles nombreuses à passer. Notre travail est de les faire passer. On a eu beaucoup de familles étrangères à faire appel à nos services. »

A mesure que la Turquie a augmenté sa surveillance aux frontières, le travail est devenu plus difficile.

« Dans certaines zones nous utilisons des échelles, dans d’autres nous traversons la rivière, dans d’autres encore on utilise des sentiers de montagne très inclinés. C’est une situation malheureuse. »

Pourtant, Walid dit que la situation est différente pour des personnages de Daesh haut-placés.

« Ces étrangers haut-placés ont leur propre réseau de passeurs. Ce sont en général les mêmes personnes qui organisent leur passage en Turquie. Ils sont coordonnés avec un autre passeur. »

Abou Moussab

Abou Moussab

La contrebande n’a pas marché pour tout le monde. Abou Moussab Houtaïfa était l’une des personnalités les plus connues de Raqqa. Le chef des renseignements de Daesh se trouvait sur le convoi sortant le 12 octobre.

Mais il se trouve maintenant derrière les barreaux, et son histoire reflète les derniers jours du califat en ruines.

L’Etat Islamique ne négocie jamais. Intransigeant, cruel, c’est un ennemi qui joue avec différentes règles du jeu.

C’est du moins ce que dit le mythe.

Pourtant à Raqqa, il n’a pas agi différemment d’une autre faction perdante. Pris au piège, épuisé et craignant pour leur familles, les combattants de Daesh ont été bombardés à la table des négociations le 10 octobre.

« Des frappes aériennes nous ont mis la pression pendant au moins 10 heures. Elles ont tué environ 500 à 600 personnes, combattants et familles », raconte Abou Moussab Houtaïfa.

Une vidéo de la coalition frappant un quartier de Raqqa le 11 octobre montre une catastrophe humaine derrière les lignes ennemies. Parmi les cris des femmes et des enfants, c’est le chaos entre les combattants de Daesh. La bombe a l’air particulièrement puissante, particulièrement efficace. Des militants déclarent qu’un bâtiment hébergeant 35 femmes et enfants a été détruit. C’était assez pour briser leur résistance.

« Après 10 heures, les négociations reprennent. Ceux qui ont rejeté la trêve au départ changent d’avis. Alors nous avons quitté Raqqa » raconte Abou Moussab.

Il y avait eu trois accords préalables pour négocier un accord de paix. Une équipe formée de quatre membres, y compris des fonctionnaires de Raqqa, mènent maintenant des pourparlers. Une âme courageuse traverse la ligne de front à moto pour faire passer les messages.

« Nous ne devions partir qu’avec nos armes personnelles, et laisser les armes lourdes derrière nous. Mais de toute façon nous n’avions pas d’armes lourdes » raconte Abou Moussab.

Emprisonné à la frontière turco-syrienne, il a révélé les détails de ce qui est arrivé au convoi lorsqu’il est arrivé sain et sauf en territoire de Daesh.

Il dit que le convoi s’est rendu dans la campagne à l’est de la Syrie, non loin de la frontière iraquienne.

Des milliers de personnes se sont échappées, décrit-il.

La tentative d’évasion d’Abou Moussab est un avertissement à l’Occident, de la menace de ceux qui ont été libérés de Raqqa.

Comment l’un des chefs les plus connus de Daesh a-t-il pu fuir le territoire ennemi et a presque échappé à la capture ?

« Je suis resté avec un groupe qui avait décidé d’aller jusqu’en Turquie », raconte Abou Moussab.

Les membres de l’Etat Islamique étaient recherchés par toute personne en dehors de la zone restreinte contrôlée par le groupe ; ce qui veut dire que cette petite troupe devait traverser des bandes de territoires hostiles.

« On a engagé un passeur pour nous emmener hors des zones contrôlées par les FDS » explique Abou Moussab.

« Au début tout s’est bien déroulé. Mais les passeurs sont des gens peu fiables. Nous avons été laissés livrés à nous-mêmes dans une zone FDS. A partir de là nous nous sommes dispersés et c’était chacun pour soi », confie Abou Moussab.

Il serait peut-être arrivé à destination s’il avait payé la bonne personne ou peut-être pris une autre route.

L’autre route mène à Idlib, à l’ouest de Raqqa. D’innombrables combattants de Daesh et leurs familles ont trouvé refuge là-bas. Des étrangers aussi s’y sont rendus, y compris des britanniques, d’autres européens et des gens d’Asie centrale. Le prix va de 4000 dollars par combattant à 20 000 dollars pour une famille nombreuse.

Un combattant français

Un combattant français

Abou Basir al-Faransy, un jeune homme français, lâché avant le départ, s’est beaucoup endurci à Raqqa. Il est maintenant à Idlib, où il affirme vouloir rester.

Les combats à Raqqa étaient intenses, même avant, dit-il.

« Nous étions combattants en première ligne, luttant presque constamment (contre les kurdes), la vie était dure. Nous ne savions pas que Raqqa était sur le point d’être assiégée. »

Déçu, lassé du combat incessant et inquiet pour sa santé, Abou Basir a décidé de quitter Raqqa pour la sécurité d’Idlib. Il vit désormais dans la ville.

Il faisait partie d’un groupe presque exclusivement français au sein de Daesh, et avant qu’il ne parte, plusieurs de ses compagnons combattants se sont vus attribuer une nouvelle mission.

« Il y a des frères français de notre groupe qui sont partis pour la France pour mener des attaques qui seraient appelées un « un jour de reconnaissance´´. »

Beaucoup de choses ont été ensevelies sous les décombres de Raqqa et les mensonges entourant cet accord seront facilement restés enterrés là-bas aussi.

Le nombre de départs est bien plus grand que ce que les anciens des tribus locales veulent bien admettre. La coalition a d’abord refusé d’admettre l’ampleur de l’accord.

Les Forces Démocratiques Syriennes menées par les kurdes, d’une manière invraisemblable, continuent à maintenir qu’aucun accord n’a été passé.

Et cela n’aurait peut-être même rien à voir avec la libération d’otages civils. D’après la coalition, il n’y a pas eu de transfert d’otages de Daesh chez les FDS.

Et malgré les démentis de la coalition, des dizaines de combattants étrangers se sont, selon des témoins oculaires, joints à l’exode.

Il s’agissait avec cet accord, de maintenir de bonnes relations entre les kurdes menant le combat et les communautés arabes qui les entourent.

Il s’agissait également de minimiser les victimes. Daesh était bien implanté dans l’hôpital de la ville et le stade. Les efforts pour les déloger de front auraient été longs et sanglants.

La guerre contre Daesh a un double objectif : d’abord détruire le soi-disant califat et reconquérant le territoire et le second, empêcher des attaques terroristes dans le monde au-delà de la Syrie et de l’Iraq.

Raqqa était effectivement la capitale de Daesh mais c’était aussi une cage, les combattants y étaient piégés.

L’accord pour sauver Raqqa pourrait avoir valu le coup.

Mais cela signifie aussi que des combattants aguerris se sont répartis sur la Syrie et plus loin, et nombre d’entre eux n’en ont pas fini avec le combat.

(source)

Tous les noms des personnes apparaissant dans cet article ont été changés.

Terre nouvelle une Eglise Compromise avec Daesh et la Franc-Maçonnerie de son Pape.

Les évêques et la politique

Le Conseil permanent de la Conférence des évêques de France vient de publier un document important salué par la Une du Monde et un article exceptionnellement dithyrambique dans Libération. Sans doute ne contient-il aucune révélation particulière, mais, dans le marasme politique actuel, la voix de l’Eglise a une certaine portée. Grâce à sa présence au sein de la société du fait de ses nombreux réseaux associatifs, elle a en effet une certaine expertise sur la vie sociale. Elle ne la voit pas seulement à partir d’un observatoire universitaire. Ce n’est pas non plus le seul regard du militant syndical, de l’enseignant, du défenseur des droits de l’homme. C’est une sorte de synthèse de toutes ces perspectives.

Le diagnostic est sombre. Ce n’est pas une surprise. Comme vient de l’écrire le récent rapport de France Stratégie, nous vivons une période de « fatigue démocratique ». Le tissu social se délite, du fait de l’évolution économique (qui contribue à la progression du chômage), des mutations anthropologiques (qui déroutent), des actions terroristes, etc. La classe politique n’est pas à la hauteur de ces défis, enfermée qu’elle est dans la gestion à courte vue de ses plans de carrière.

L’éclatement de la société en intérêts antagonistes, individuels ou « tribaux », rend problématique la recherche de l’intérêt général ou du « bien commun », autrement dit, de ce qui rassemble et permet de faire société au-delà un simple « vivre-ensemble ». Trop de personnes se sentent exclues de la vie sociale pour pouvoir contribuer à son élaboration.

Tout cela est bien connu. Comment en sortir ? Le texte souligne bien la présence de forces créatives, en particulier dans la jeunesse. Le mouvement associatif est prospère, en France plus qu’ailleurs. L’enjeu est de fédérer de manière plus large le grand nombre d’initiatives locales qui existent. C’est la fonction de l’instance politique.

Ces initiatives sont diverses. Elles reflètent la diversité des composantes de la société française. On ne peut plus rêver à un modèle culturellement homogène. À l’encontre de la recherche nostalgique d’une « Eglise de purs », les évêques plaident pour une reconnaissance de la diversité culturelle, pas seulement comme un état de fait mais comme une réserve d’enrichissement pour la société dans son ensemble. Dans le champ religieux, la laïcité de l’Etat (et non de la société) le permet en évitant toute hégémonie idéologique.

Cela suppose un art du compromis, présenté comme « tâche indispensable et particulièrement noble du débat politique ». Il n’est pas le résultat d’une sorte d’aplatissement de la pensée ou de « plus petit dénominateur commun ». Il faut en comprendre le risque : face à une diversité apparemment inconciliable de positions antagonistes, on peut être tenté, par lâcheté ou lassitude, d’adopter une posture qui semble faire plaisir à la majorité, mais ne satisfait vraiment personne. Le compromis dont parlent les évêques consiste à « entrer dans un vrai dialogue où on ne cherche pas à prendre le dessus mais à construire ensemble quelque chose d’autre, où personne ne se renie, mais qui conduit forcément à quelque chose de différent des positions du départ ». Il résulte d’une recherche commune dans un débat où personne n’est assuré au départ de détenir la solution ultimement satisfaisante.

Ce sens du compromis ne plaira pas aux intransigeants qui veulent que les questions politiques soient résolues de manière déductive à partir de « principes non négociables ». Cette vision abstraite ne correspond pas à la grande tradition chrétienne pour laquelle la vérité est relationnelle : elle se fait dans la rencontre des personnes que le Créateur a dotées d’une vraie responsabilité. Il est significatif que le discours de l’Eglise rejoigne l’intuition démocratique dans ce qu’elle a de plus fondamental. Voilà une bonne contribution chrétienne au débat politique.

The Raqqa Exodus: The US Coalition’s “Secret Deal” to Allow ISIS-Daesh Terrorists to Escape…

By Prof Michel Chossudovsky
Global Research, November 27, 2017

Url of this article:
https://www.globalresearch.ca/the-raqqa-exodus-the-us-coalitions-secret-deal-to-allow-isis-daesh-terrorists-to-escape/5620328

 

Defense Secretary James “Mad Dog” Mattis confirmed in May Washington’s resolve to annihilate the ISIS-Daesh terrorists:

“Our intention is that the foreign fighters do not survive the fight to return home to north Africa, to Europe, to America, to Asia, to Africa. We are not going to allow them to do so… (emphasis added, quoted in the BBC report entitled Raqqa’s Dirty Secret)

That was the “political narrative” of the Pentagon. The unspoken truth is that Uncle Sam had come to the rescue of the Islamic State. That decision was in all likelihood taken and carried on the orders of the Pentagon rather than the US State Department.

Confirmed by a BBC report entitled “Raqqa’s Dirty Secret, the US-led coalition facilitated the exodus of ISIS terrorists and their family members  out of their stronghold in Raqqa, Northern Syria.

Screen Shot of BBC Report

While the BBC report focused on the details of the smuggling operation, it nonetheless acknowledges the existence of a “Secret Deal” involving the US and its indefectible British ally to let the terrorists escape from Raqqa.

Screenshot BBC Report

“The deal to let IS fighters escape from Raqqa – de facto capital of their self-declared caliphate – had been arranged by local officials. It came after four months of fighting that left the city obliterated and almost devoid of people. It would spare lives and bring fighting to an end. The lives of the Arab, Kurdish and other fighters opposing IS would be spared.

But it also enabled many hundreds of IS fighters to escape from the city. At the time, neither the US and British-led coalition, nor the SDF, which it backs, wanted to admit their part.

Has the pact, which stood as Raqqa’s dirty secret, unleashed a threat to the outside world – one that has enabled militants to spread far and wide across Syria and beyond?

Great pains were taken to hide it from the world. But the BBC has spoken to dozens of people who were either on the convoy, or observed it, and to the men who negotiated the deal. …

This wasn’t so much an evacuation – it was the exodus of [the] so-called Islamic State.

(Quentin Sommerville and Riam Dalati, Raqqa’s Dirty Secret, BBC, November 2017, emphasis added)

US-led coalition warplanes had been monitoring the evacuation of the ISIS terrorists, but visibly the convoys of buses and trucks were not the object of coalition bombings.

“The coalition now confirms that while it did not have its personnel on the ground, it monitored the convoy from the air. [but no actual aerial bombardment of the convoys took place] …

In light of the BBC investigation, the coalition now admits the part it played in the deal….” (Ibid)

If they had wanted to undermine the ISIS convoy of buses and trucks, this would have been a simple operation for the US Air Force. On the other hand, they could have chosen to block rather than destroy the convoys of trucks and buses (to minimize the loss of life) and detain and incarcerate the foreign fighters.

US officials casually claimed they did not take part in the negotiations and were therefore unable to prevent the exodus of the terrorists:

“We didn’t want anyone to leave,” says Col Ryan Dillon, spokesman for Operation Inherent Resolve, the Western coalition against IS.

“It comes down to Syrians – they are the ones fighting and dying, they get to make the decisions regarding operations,” he says.

While a Western officer was present for the negotiations, they didn’t take an “active part” in the discussions. Col Dillon maintains, … (Ibid)

What is revealing is that most of the ISIS fighters were foreign from a large number of countries pointing to a carefully organized recruitment and training program:

“… There was a huge number of foreigners. France, Turkey, Azerbaijan, Pakistan, Yemen, Saudi, China, Tunisia, Egypt…”

“Most were foreign but there were Syrians as well.” …

He now charges $600 (£460) per person and a minimum of $1,500 for a family.

In this business, clients don’t take kindly to inquiries. But Imad says he’s had “French, Europeans, Chechens, Uzbek”.

“Some were talking in French, others in English, others in some foreign language,” he says. (Ibid)

Screenshot of BBC article

The BBC report suggests a carefully formulated plan to ensure the safe evacuation of the terrorists. The official explanation was that the deal has been brokered by the US supported Syrian Democratic Forces (SDF). The US-led coalition “let it happen”, they did not intervene militarily to prevent the exodus and smuggling of the foreign fighters out of Raqqa.

This should come as no surprise. From the very outset in 2014, ISIS-Daesh was supported by the US-led coalition, with the active support of Saudi Arabia. The US and its allies are the State sponsors of the Islamic State (ISIS-Daesh).

Weapons, training, logistics: the ISIS is a US intelligence construct. The ISIS-Daesh terrorists are the foot-soldiers of US-NATO.

The US-led bombings of Iraq and Syria–under the guise of a phony “war on terrorism”– were not directed at ISIS-Daesh. The terrorists were protected by the US led Coalition. The unspoken objective was to kill civilians and destroy the civilian infrastructure of both Syria and Iraq.

Déjà Vu:  

Exodus of ISIS from Raqqa, Syria (2017) vs. Exodus of Al Qaeda “Enemy Combatants” out of  Kundus, Afghanistan (2001)

Is there a pattern in the evacuation of U.S. sponsored terrorists?

Flashback to another US led war. Afghanistan 2001. The objective for the U.S. is ultimately to protect their “intelligence assets”.

The October 2017 ‘Raqqa exodus” bears a canny resemblance to the November 2001 “Getaway” out of Kunduz, ordered by Donald Rumsfeld. In both cases the objective was for the Pentagon and the CIA to organize the escape (and relocation) of US sponsored foreign jihadist fighters.

In late November 2001, according to Seymour M. Hersh, the Northern Alliance supported by US bombing raids took control of the hill town of Kunduz in Northern Afghanistan:

‘[Eight thousand or more men] had been trapped inside the city in the last days of the siege, roughly half of whom were Pakistanis.  Afghans, Uzbeks, Chechens, and various Arab mercenaries accounted for the rest.” (Seymour M. Hersh, The Getaway, The New Yorker, 28 January 2002.

Also among these fighters were several senior Pakistani military and intelligence officers, who had been sent to the war theater by the Pakistani military. The presence of high-ranking Pakistani military and intelligence advisers in the ranks of Taliban/ Al Qaeda forces was known and approved by Washington.

President Bush had intimated: “We’re smoking them out. They’re running, and now we’re going to bring them to justice.” (see CNN, November 26, 2001). They were never smoked out. They were airlifted to safety.

On the orders of Defense Secretary Donald Rumsfeld, the exodus (airlifting) of Al Qaeda fighters had been facilitated by US forces in liaison with the Pakistan military:

“The Administration ordered the US Central Command to set up a special air corridor to help insure the safety of the Pakistani rescue flights from Kunduz to the northwest corner of Pakistan”

… According to a former high-level American defense official, the airlift was approved because of representations by the Pakistanis that “there were guys- intelligence agents and underground guys-who needed to get out.” (Seymour Hersh, op cit)

In other words, the official story was: it was not our decision:  “we were tricked into it” by the Pakistani ISI.

Out of some 8000 or more men, 3300 surrendered to the Northern Alliance, leaving between 4000 and 5000 men “unaccounted for”. According to Hersh’s investigation, based on Indian intelligence sources, at least 4000 men including two Pakistani Army generals were evacuated. (Ibid)

The same sense of denial prevailed. US officials admitted, however, that

“what was supposed to be a limited evacuation apparently slipped out of control, and, as an unintended consequence, an unknown number of Taliban and Al Qaeda fighters managed to join in the exodus.”  (quoted in Hersh op cit)

“Unintended evacuation” of Al Qaeda fighters?

 “Terrorists”  and “Intelligence Assets” 

Compare Seymour Hersh’s account in the “Getaway” out of Kunduz pertaining to the US sponsored evacuation of  hard core Al Qaeda and Taliban fighters to the “Escape” of ISIS-Daesh fighters out of the besieged city of Raqqa in Northern Syria.

The foreign and Pakistani Al Qaeda fighters were flown to North Pakistan, to the areas which were subsequently the object of US drone attacks. Many of these fighters were also incorporated into the two main Kashmiri terrorist rebel groups, Lashkar-e-Taiba (“Army of the Pure”) and Jaish-e-Muhammad (“Army of Mohammed”).

What is the next destination of the foreign fighters who have been evacuated out of Raqqa, with the support of the US Military?

To read the complete BBC report entitled Raqqa’s Dirty Secret,by Quentin Sommerville and Riam Dalati click here.

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