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WWIII : Un rapport explosif lève le voile sur la diplomatie russe pour désamorcer les tensions en Syrie entre Assad et Netanyahu, avec médiation de Poutine. L'ORDRE MONDIAL SE DISLOQUE.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Un rapport explosif lève le voile sur la diplomatie russe pour désamorcer les tensions en Syrie entre Assad et Netanyahu, avec médiation du Président Poutine. L'ORDRE MONDIAL SE DISLOQUE. A priori, les USA ne font plus partie des pourparlers, bien que Netanyahu n'hésite pas de jouer sur tous les tableaux et finisse pas jouer solo.

Bachar Al Assad concéderait définitivement le Golan comme perte et profits de la guerre des 6 jours de 1967, pour y protéger le Golan, qui ainsi reconnu comme frontière légale, est en lui-même une barrière aux territoires d'Israël. La Syrie avec l'Iran peuvent le reprendre en moins d'une semaine et infliger de lourdes pertes à Israël.

De Plus, Damas accepterait une zone démilitarisée jusqu’à 40 kilomètres de la frontière dans les Hauteurs du Golan dans le cadre d’un accord global entre les deux pays, mais seulement si Israël ne travaille pas pour retirer le régime de Bashar al-Assad du pouvoir.

« Après d’intenses combats opposant les forces de l’armée syrienne aux éléments d’Ahrar al-Cham et du Front al-Nosra, les militaires syriens sont parvenus à reprendre aux terroristes le contrôle de deux hauteurs stratégiques aux alentours de la localité de Beit Jinn.
Malgré les tergiversations du régime israélien, les forces de l’armée syrienne et de la Résistance poursuivent leur opération antiterroriste dans la province de Quneïtra.
Les deux collines stratégiques à proximité de la localité de Beit Jinn ont été libérées par l’armée syrienne, au bout de lourds combats avec les terroristes d’Ahrar al-Cham et du Front al-Nosra, tous deux liés à al-Qaïda.

Le plateau du Golan, hauteurs du Golan ou Golan (en arabe الجولان, al-Jūlān, en hébreu גולן, Golan) est un territoire administré par Israël depuis la guerre des Six Jours en 1967 puis annexé unilatéralement en 1981. Cette entité administrative qui constitue un sous-district israélien du district nord ne fait pas partie du découpage administratif de la Syrie.

La majeure partie du Golan a été conquise sur la Syrie par Israël au cours de la guerre des Six Jours et de la guerre du Kippour. Il fait partie des Territoires occupés par Israël faisant l'objet de la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies. Israël a annexé le Golan à son territoire en 1981 mais l'annexion n'a pas été reconnue par la communauté internationale et a été considéré par la résolution 497 (en) du Conseil de Sécurité, comme étant « nulle et non avenue et sans effet juridique sur le plan international ».

Au cours de l'Antiquité, le territoire est habité par divers peuples, dont les Amorites, les Ituréens et les Israélites. La présence israélite se termine en 636, avec la conquête arabe sous Omar ibn al-Khattâb. Les Druzes s'y installent à partir du XVe siècle. Il fait partie de l'Empire ottoman à partir du XVIe siècle, et diverses populations s'y installent. En 1918, il fait partie du mandat britannique sur la Palestine et est cédé au mandat français en 1922 jusqu'à l'indépendance de la République syrienne en 1946.

Aujourd'hui, la région abrite environ 30 000 Israéliens et 22 000 Druzes. Le plateau du Golan représente une zone stratégique très importante dans le contexte du conflit israélo-arabe. Il domine par sa position la Galilée (Israël) et la plaine de Damas (Syrie). Il contrôle également la plupart des sources alimentant le lac de Tibériade et le Jourdain. L'agglomération la plus peuplée en est l'agglomération druze de Majdal Shams.

Tout arrive ! Un accord secret entre Assad et Netanyahu, avec la médiation de Poutine

POSITIONS IRANIENNES

Israël jure, à partir de Jérusalem, de détruire toutes les positions iraniennes dans les 25 miles de la frontière syrienne..Selon la source, Jérusalem voit Bashar al-Assad comme le dernier président de la communauté Alaouite, indiquant qu’un changement de régime en Syrie, du moins vers un gouvernement moins relié à l’Iran, serait favorable à Israël.  Les Alaouites sont une communauté Chiite minoritaire en Syrie, et ont longtemps été soutenus par l’Iran, qui cherche à étendre son influence dans le Golfe à travers la région vers la Méditerranée.

Le journal koweïtien Al-Jarida a révélé, dimanche, qu’une source israélienne avait révélé une promesse, à partir de Jérusalem, de détruire toutes les installations iraniennes à moins de 40 kilomètres (25 miles) des Hauteurs du Golan d’Israël.

« En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples ; Tous ceux qui la soulèveront seront meurtris ; Et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. » (Zacharie 12:3)

 NOTE DE LA RÉDACTION : La Bible déclare qu’à la fin des temps, le monde luttera et combattra pour la « cité du grand roi », Jérusalem.  Damas, également, figure en bonne place dans les prophéties des derniers jours.  Alors qu’Israël s’approche de son 70e anniversaire en tant que nation rassemblée, les tensions avec toutes les nations mentionnées dans la Bible qui seront les principaux acteurs font exactement ce que la Bible dit qu’elles feront.  Voir toute cette guerre et ce conflit peut être bouleversant, mais, voir que la Bible reste vraie et précise des milliers d’années après que les prophéties ont été faites est une chose merveilleusement réconfortante à voir.

La source, qui reste anonyme, a déclaré que lors de la visite surprise du président de la Syrie, Bashar al-Assad, en Russie, la semaine dernière, Bashar al-Assad a adressé un message au Premier Ministre de la Russie, Vladimir Poutine, concernant le Premier Ministre d’Israël, Benjamin Netanyahu : Damas accepterait une zone démilitarisée jusqu’à 40 kilomètres de la frontière dans les Hauteurs du Golan dans le cadre d’un accord global entre les deux pays, mais seulement si Israël ne travaille pas pour retirer le régime de Bashar al-Assad du pouvoir.

Le rapport affirme également que Vladimir Poutine a ensuite appelé Benjamin Netanyahu pour lui relayer le message, et que le Premier Ministre d’Israël a déclaré qu’il serait prêt à accepter l’accord, mais que l’objectif d’Israël d’éradiquer l’Iran et le Hezbollah resterait.

Selon la source, Jérusalem voit Bashar al-Assad comme le dernier président de la communauté Alaouite, indiquant qu’un changement de régime en Syrie, du moins vers un gouvernement moins relié à l’Iran, serait favorable à Israël.  Les Alaouites sont une communauté Chiite minoritaire en Syrie, et ont longtemps été soutenus par l’Iran, qui cherche à étendre son influence dans le Golfe à travers la région vers la Méditerranée.

Israël a participé principalement à la périphérie de la guerre en Syrie, en répondant aux tirs sur la frontière nord et bombardant occasionnellement des positions, y compris un dépôt d’armes et un centre de recherche scientifique qui aurait produit des armes chimiques.  Damas et Jérusalem ont également échangé des propos enflammés, Benjamin Netanyahu menaçant de bombarder le palais de Bashar al-Assad, et les autorités syriennes avertissant de « répercussions dangereuses » au sujet des frappes israéliennes sur des cibles syriennes.

Au cours de la guerre, Israël a opéré plusieurs hôpitaux de campagne près de la frontière syrienne, où les blessés de la guerre sont traités et ensuite renvoyés en Syrie.  Certains de ceux qui ont été traités étaient des rebelles luttant contre le régime de Bashar al-Assad, ce qui a amené certains à dire qu’Israël aidait les rebelles à renverser Bashar al-Assad. Source : Now The End Begins

 

 

Par ALEX CHRISTOFOROU

Un nouveau rapport affirme que la Russie s’efforce de démêler un nœud géopolitique compliqué en Syrie, maintenant que l’EI a été vaincu, et que les puissances régionales se démènent pour obtenir un effet de levier au Levant.

Si les rapports au sujet d’une médiation de Poutine pour un accord entre Assad et Netanyahou sont confirmés, alors cela pourrait signifier la fin véritable d’une guerre brutale par procuration contre la Syrie.

L’épée à double tranchant de l’accord négocié pourrait cependant donner à Israël l’excuse qu’il cherchait pour prendre des mesures militaires sur les hauteurs du Golan et au-delà.

Poutine est peut-être le seul leader mondial suffisamment qualifié pour éviter de tels pièges et mener le processus vers la première hypothèse plutôt que vers la seconde.

Zerohedge rapporte …

Un rapport explosif selon lequel le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a  menacé d’attaquer toutes les installations et tous les biens iraniens situés à moins de 40 kilomètres (25 miles) du Golan  israélien circule dans les médias israéliens. L’information, d’abord récupérée par The Jerusalem Post en se basant sur des sources israéliennes et arabes, indique également qu’une  intense voie diplomatique potentiellement révolutionnaire entre Assad et Netanyahu est actuellement en cours de médiation par l’entremise de Vladimir Poutine.

Bien que non confirmé, ce qui semble être  un ultimatum de Netanyahou pourrait être le catalyseur qui poussera finalement le Levant soit vers une guerre plus large, soit vers la désescalade et la stabilité régionale après des mois d’intensification des tensions et de provocation par des frappes israéliennes contre la Syrie, accompagnés d’une guerre des mots. Le rapport fait également suite à une visite exceptionnelle et inattendue de Assad à Sotchi, en Russie, où il a rencontré Poutine juste avant les pourparlers trilatéraux entre la Russie, l’Iran et la Turquie sur l’avenir de la Syrie.

Netanyahou lui-même a récemment rencontré Poutine lors d’un sommet apparemment controversé en août où le Premier ministre israélien avait déclaré : « Nous ne pouvons pas oublier une seule minute que l’Iran menace chaque jour d’anéantir Israël. Israël s’oppose au maintien de l’Iran en Syrie. Nous serons déterminés à nous défendre par tous les moyens contre cela et contre toute menace. « 

Et maintenant, cela fait des mois qu’’Israël profère des menaces de «lignes rouges» concernant la présence des troupes et de la milice iraniennes en Syrie.

Le Jerusalem Post  rapporte …

Le journal koweïtien Al Jarida a révélé dimanche qu’une source israélienne avait révélé une promesse de Jérusalem de détruire toutes les installations iraniennes situées à moins de 40 kilomètres (25 miles) des hauteurs du Golan israélien.

La source, qui reste anonyme, a déclaré que lors de la visite surprise du président syrien Bachar Assad en Russie la semaine dernière, Assad a adressé un message au Président russe Vladimir Poutine pour le Premier ministre Benjamin Netanyahu: Damas accepterait une zone démilitarisée jusqu’à 40 kilomètres de la frontière dans les hauteurs du Golan dans le cadre d’un accord global entre les deux pays, mais seulement si Israël ne persiste pas à vouloir faire tomber le régime de Assad du pouvoir.

Le Jerusalem Post  continue …

Le rapport affirme également que Poutine a ensuite appelé Netanyahou pour relayer le message, et que  le Premier ministre israélien a déclaré qu’il serait prêt à accepter l’accord, mais que l’objectif d’Israël d’éradiquer l’Iran et le Hezbollah resterait en vigueur.

Selon la source, Jérusalem voit Assad comme le dernier président de la communauté alaouite, indiquant qu’un changement de régime en Syrie – du moins pour un gouvernement moins lié à l’Iran – satisferait Israël.

Zerohedge rapporte que Israël reste profondément mal à l’aise avec l’élan accablant de l’armée syrienne ces derniers temps, surtout après la libération de Deir Ezzor et Abu Kamal de l’EIIL et cherche à maintenir des foyers d’incendie en Syrie, au moins assez pour enliser Assad et l’Iran, tout en exerçant une pression visant à forcer l’Iran et le Hezbollah à sortir du théâtre (surtout maintenant que Israël se trouve en position de faiblesse par rapport à son désir d’un changement de régime complet en Syrie). Pire encore pour Netanyahou, le Hezbollah semble plus fort que jamais, avec l’axe de résistance qui s’étend de Téhéran au Sud-Liban, avec le pire cauchemar d’Israël – ce que l’on appelle le «pont terrestre iranien» étant interconnecté pour la première fois dans l’histoire récente.

Selon un reportage douteux de la BBC, la Syrie est accusée d’héberger une importante base militaire iranienne au sud de Damas, que Israël a utilisée pour préparer ses arguments devant la communauté internationale en vue de mener des frappes contre des cibles iraniennes présumées en Syrie. Israël a longtemps justifié ses attaques à l’intérieur de la Syrie en prétendant agir contre le Hezbollah et les cibles iraniennes.

Et comme nous l’avons toujours souligné, les responsables israéliens sont allés jusqu’à déclarer leur préférence pour les terroristes de l’État islamique sur leur frontière plutôt que pour les alliés de l’Iran. Mais comme nous l’avons également expliqué, Israël agit à partir d’une position de faiblesse et de désespoir car tout ce que Netanyahou peut espérer maintenant, c’est qu’une provocation israélienne mène à une réponse militaire syrienne directe,  mais Assad n’a jamais mordu à l’hameçon qui aurait pu déclencher une guerre régionale massive – même après de multiples provocations israéliennes – et Netanyahu est maintenant obligé de négocier via Moscou. 

En ce qui concerne la politique israélienne et l’État islamique, le Jerusalem Post fait un aveu stupéfiant et surprenant qui confirme que la politique officielle israélienne préfère l’EIIL en Syrie plutôt que Assad ou l’Iran:

La source a également commenté qu’après la défaite de l’Etat islamique,  le conflit en Syrie pourrait devenir « plus difficile », ce qui indiquerait probablement un vide qui serait laissé par la fin du groupe. Les forces soutenues par la Russie, la Syrie et l’Iran se sont battues contre le groupe État islamique, tout en cherchant à éliminer les groupes rebelles qui s’opposent au régime actuel. Les intérêts déclarés de la Russie vont dans le sens de la volonté de l’Iran de maintenir Assad au pouvoir.

Par ailleurs, les rapport des médias israéliens donnent la  confirmation que Israël continue de fournir ouvertement un soutien direct aux anti-Assad et aux combattants liés à al-Qaïda dans le sud  (en contradiction avec les allégations de Netanyahu qui mentionnent un soutien médical « humanitaire » aux civils, pendant que l’armée israélienne continue d’évacuer et aider les militants actifs):

Durant toute la guerre, Israël a fait fonctionner plusieurs hôpitaux de campagne près de la frontière syrienne, où les blessés de guerre sont traités et ensuite renvoyés en Syrie. Certains de ceux qui ont été traités étaient des rebelles luttant contre le régime de Assad, ce qui a amené certains à dire qu’Israël aidait les rebelles à renverser Assad.

Ce n’est pas un secret que Israël a poursuivi de manière agressive le changement de régime en Syrie pendant des années (peut-être même des décennies), mais les provocations récentes, même si la Russie maintient une présence significative en Syrie, ont créé un mélange explosif qui pourrait exploser à tout moment. Les choses ont été particulièrement tendues le long de la région contestée du plateau du Golan, chaque fois que Israël prétend avoir été bombardé à partir du territoire syrien qui borde le pays, Tsahal riposte aux attaques inévitablement imputées à Damas, bien que des groupes terroristes contrôlent certaines parties de ces territoires limitrophes.

Si les rapports sur l’accord Assad-Netanyahou étaient confirmés, cela pourrait en fait être un pas positif vers la poursuite de la fin de la guerre par procuration contre la Syrie; Cependant, il est  tout à fait plausible et même probable que Netanyahu utilisera l’accord comme une excuse pour intensifier l’action militaire israélienne dans le Golan et ailleurs en Syrie. Après tout, il peut maintenant présenter les «installations iraniennes à moins de 40 kilomètres» comme une ligne rouge qu’il peut interpréter à sa guise. Et les médias internationaux et les gouvernements occidentaux ont déjà démontré leur penchant à s’accrocher à la ligne israélienne chaque fois que quelque chose est reproché à l’Iran – avec ou sans preuves.

 Source : http://theduran.com/a-secret-deal-between-assad-and-netanyahu-with-putin-mediating/

La montée en puissance d’un ordre mondial pas si nouveau

Par Sarang Shidore – Le 15 novembre 2017 – Source Stratfor


Pendant des décennies, les États-Unis se sont assis sur un monde unipolaire, inégalés dans leur influence sur le reste du monde. Mais maintenant cela pourrait changer alors qu’une nouvelle alliance informelle prend forme entre la Chine et la Russie. Les deux grandes puissances ont un intérêt mutuel à renverser un ordre international qui a longtemps avantagé l’Occident à leurs propres frais. Et à mesure que l’unique superpuissance de la Terre se repliera sur elle-même, ils chercheront à se tailler de plus grandes arrière-cours pour eux-mêmes. Leur mariage de convenance va-t-il une fois de plus donner naissance à la bipolarité qui a caractérisé la guerre froide, ou va-t-il se défaire face à une rivalité naturelle enracinée dans la géopolitique ?


Une alliance informelle émerge

Tout d’abord, quelques observations sur la guerre froide. Le conflit à plusieurs volets ressemblait beaucoup aux grandes luttes classiques qui ont eu lieu depuis l’avènement des États-nation modernes : deux blocs à peu près égaux (l’OTAN et le Pacte de Varsovie) ont participé à une course sans fin aux armements, alimentant des guerres par procuration, et se sont engagés dans une politique de sécurisation de leurs sphères d’influence.

Mais la guerre froide contenait aussi de nouveaux éléments remarquables. Le principal d’entre eux était l’omniprésence des querelles dans la plupart des États souverains, la présence d’armes nucléaires, les systèmes économiques et politiques radicalement différents des deux blocs et le zèle missionnaire que chaque superpuissance avait pour exporter son idéologie dans le monde entier. De plus, l’appartenance à chaque alliance était massive et stable, bien que les pays en développement aient parfois déplacé leur loyauté après une révolution ou une intervention militaire des États-Unis ou de l’Union soviétique.

Au premier abord, tout parallèle entre aujourd’hui et la guerre froide des décennies passées semble exagéré. Les États-Unis dirigent la plupart des structures d’alliance officielles ; la Russie et la Chine n’ont pas d’idéologie évidente à exporter ; et les variantes du capitalisme ont gagné dans le monde entier, conduisant à une économie mondiale profondément intégrée. De plus, la Russie et la Chine semblent avoir trop de conflits d’intérêts pour former un partenariat durable.

Un examen plus attentif des événements récents suggère cependant le contraire. Malgré l’absence d’une alliance officielle, la Russie et la Chine ont agi virtuellement de manière cohérente sur de nombreuses questions de sécurité majeures. Toutes deux étaient d’abord neutres, puis opposées à l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011. Toutes deux ont adopté des positions à peu près identiques sur le conflit syrien et la cyber-gouvernance aux Nations Unies. Toutes deux ont publié une proposition commune pour résoudre la crise dans la péninsule coréenne en gelant les programmes nucléaires et de missiles de la Corée du Nord en échange de l’arrêt des exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les États-Unis. Les deux sont aussi fermement opposées à la mise à mal de l’accord nucléaire iranien. Et les deux ont fait pression pour arrêter le déploiement des défenses antimissiles américaines en Europe centrale et en Asie, ainsi que sur la doctrine occidentale d’intervention appelée « responsabilité de protéger ». Pendant ce temps, la Chine – un défenseur bien connu du principe de souveraineté nationale – a été remarquablement silencieuse sur l’intervention de la Russie en Ukraine.

Dans le même temps, Pékin et Moscou ont symboliquement démontré leur pacte dans le domaine de la défense. Elles ont mené des exercices militaires conjoints dans des endroits sans précédent, y compris en Méditerranée et en mer Baltique, ainsi que dans des territoires contestés, tels que la mer du Japon et la mer de Chine méridionale. Les transactions d’armes entre elles sont également en hausse. Les ventes d’armements russes à la Chine ont explosé en 2002. Après une baisse temporaire entre 2006 et 2013, alors que la Russie soupçonnait la Chine de copier les plates-formes russes, les ventes de la Russie à la Chine ont repris. Moscou a accepté de vendre ses systèmes les plus sophistiqués, l’avion Su-35 et les systèmes de missiles surface-air S-400, à son voisin asiatique.

Les deux grandes puissances ont également signé plusieurs transactions majeures dans le passé. Le pétrole russe a constitué une part sans cesse croissante du portefeuille énergétique de la Chine pendant des années et, en 2016, la Russie est devenue le plus grand fournisseur de pétrole du pays. La Chine, pour sa part, a commencé à investir massivement dans l’industrie en amont de la Russie alors que ses banques d’État ont massivement financé les pipelines reliant les deux pays. Pékin, par exemple, a récemment acquis une participation importante dans le géant pétrolier russe Rosneft. Les exportations russes de gaz naturel vers la Chine, y compris le gaz naturel liquéfié, augmentent également. Ces mouvements sont enracinés dans une grande stratégie : la Russie et la Chine privilégient une relation mutuelle dans le commerce de l’énergie et l’investissement pour réduire leur dépendance à l’égard des espaces géostratégiques où les États-Unis sont dominants.

Avec leurs robustes industries de défense et leurs vastes réserves énergétiques, la Chine et la Russie satisfont aux exigences fondamentales pour représenter un défi durable pour les États-Unis. Mais toutes deux ont également commencé à réclamer une plus grande autonomie financière et monétaire en se distanciant de l’ordre du commerce et des finances internationaux, dominé par le dollar. La Chine s’est déjà partiellement écartée du système SWIFT des transactions bancaires mondiales en créant son propre système, CIPS. La Russie fait de même, et elle aussi a commencé à construire un réseau alternatif. De plus, le yuan chinois est récemment entré dans le panier de devises des droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international. Maintenant, la plupart des devises asiatiques suivent de plus près le yuan que le dollar. La Chine envisage d’introduire un contrat à terme sur le pétrole en yuans qui pourrait être entièrement convertible en or. C’est sans doute lié à la décision de Pékin et de Moscou d’augmenter leurs réserves d’or et cela suggère qu’ils se préparent peut-être à passer à l’étalon-or un jour. (La convertibilité de l’or est une étape intermédiaire importante pour renforcer la confiance des investisseurs dans une devise montante comme le yuan, qui souffre encore de nombreuses contraintes telles que l’illiquidité et un risque important dans son pays d’origine). Le sérieux de leurs efforts indique leur détermination à s’éloigner d’un système gouverné par la monnaie américaine.

Bien sûr, la Chine et la Russie souffrent encore d’énormes déficits face aux États-Unis en matière de technologie, d’innovation et de projection de la force mondiale. Mais l’écart pourrait se réduire à mesure que la Chine investira massivement dans des technologies telles que les énergies renouvelables, la biotechnologie et l’intelligence artificielle. De plus, la projection de puissance dans tous les coins du globe n’est probablement pas leur objectif immédiat. Au contraire, les deux puissances semblent viser une autonomie maximale et une sphère d’influence proche qui englobe l’Europe de l’Est et certaines parties du Moyen-Orient et de l’Asie. Elles cherchent également à réformer la réglementation internationale dans le but d’acquérir une plus grande influence dans les institutions multilatérales, pour protéger leur véto sur les interventions militaires, accroître la gouvernance mondiale d’Internet (bien que cela soit dans leur propre intérêt) et mettre fin aux pressions américaines, détrônant l’actuel  règne du dollar ainsi que pour tenir compte de leurs intérêts dans la conception d’un ordre mondial sécurisé.

Un mariage durable de convenance

La Chine et la Russie ne sont pas des alliés naturels. Elles ont une longue histoire de discorde et au moins trois domaines d’intérêts contradictoires : leurs arrière-cours qui se chevauchent en Asie centrale, leur concurrence dans les ventes d’armes et une asymétrie croissante du pouvoir qui favorise Pékin.

Au fil des années, les deux pays ont assumé des rôles assez distincts en Asie centrale. La Russie est devenue le principal garant de la sécurité dans la région en fondant l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), une alliance formelle avec une clause d’autodéfense mutuelle, et en construisant des bases militaires au Kirghizistan et au Tadjikistan. La Russie a également intégré le Kazakhstan dans son système de défense aérienne. En comparaison, la Chine est en train de devenir rapidement le principal partenaire énergétique et infra-structurel de la région. La Belt and Road Initiative chinoise est en bonne voie et plusieurs oléoducs et gazoducs reliant la Chine à ses voisins d’Asie centrale sont déjà fonctionnels. Cela dit, les deux puissances ont un intérêt dans la sécurité et l’intégration économique de la région, comme en témoigne la présence de l’Union économique eurasienne dirigée par la Russie et l’Organisation de coopération de Shanghai dirigée par la Chine.

Malgré leur dépendance à l’égard de la Chine et de la Russie, les États d’Asie centrale jouissent toujours d’une autonomie considérable et ne peuvent être considérés comme des satellites de l’une ou l’autre puissance. La récente résistance du Kazakhstan, un membre de l’OTSC, à la pression de la Russie pour déployer des troupes en Syrie en est un bon exemple. Parmi les cinq pays d’Asie centrale, le Kirghizistan, le Tadjikistan et le Kazakhstan sont les plus étroitement liés à la Chine et à la Russie ; l’Ouzbékistan et le Turkménistan ont gardé une plus grande distance.

La dynamique économie chinoise, en distançant son homologue russe, aurait généralement provoqué une profonde consternation à Moscou. Cependant, la Russie semble avoir largement accepté la réalité de la montée en puissance de la Chine – une acceptation qui est la clé de la formation d’un pacte entre elles. Pékin, pour sa part, est revenu avec tact sur ses revendications historiques sur la Mandchourie extérieure, ouvrant la voie au règlement de son différend frontalier de longue date avec Moscou. La Chine a également travaillé pour empêcher la concurrence économique avec la Russie de dégénérer en antagonisme politique.

Cependant, la Russie se méfie toujours de la Chine. Contre la volonté de Pékin, qui est dans une longue compétition avec New Delhi, Moscou a soutenu et facilité l’adhésion de l’Inde à l’Organisation de coopération de Shanghai. Le Kremlin maintient également des liens étroits avec le Vietnam et maintient un dialogue continu avec le Japon. Cependant, la Russie a également fait des compromis avec la Chine sur certaines de ces questions, notamment en acceptant l’admission simultanée du Pakistan au bloc. Elle a également limité sa coopération avec Tokyo, traînant les pieds dans le règlement de son différend sur les îles Kouriles.

Ces concessions indiquent que Moscou poursuit une stratégie de couverture, et non une stratégie d’équilibrage. Si la Russie essayait vraiment d’équilibrer sa relation avec la Chine, leur rivalité en Asie centrale prendrait une dimension sécuritaire, ce qui entraînerait des divisions ou, dans le pire des cas, des guerres entre leurs mandataires locaux. Ainsi, alors que certaines tensions structurelles existent certainement entre la Chine et la Russie et pourraient conduire à une rivalité sécuritaire à long terme, leurs dirigeants les ont activement gérées et largement confinées jusqu’à présent. Ce mariage de convenance sera probablement durable, compte tenu des objectifs de transformation radicaux du système international. Et même si une alliance formelle entre la Russie et la Chine ne se réalise jamais, la pérennité de leur partenariat donne déjà l’impression d’être bien soudée et cela de plusieurs façons. De plus, le fait que les deux pays ne ressentent pas le besoin de formaliser leur alliance indique que le côté informel servira de plus en plus de modèle pour des partenariats stratégiques à l’avenir.

La résurgence du Moyen-Orient

Un alignement entre la Russie et la Chine pourrait-il s’étendre à de nouveaux États ? Le pays le plus susceptible de rejoindre leur entente est l’Iran. État révolutionnaire profondément hostile aux États-Unis et à ses alliés, y compris Israël et l’Arabie saoudite, l’Iran a un fort désir de réécrire les règles de l’ordre mondial actuel. Alors que la Belt and Road Initiative chinoise a pris son envol, les investissements chinois en Iran ont commencé à augmenter. Et bien que l’Iran et la Russie aient leurs différends, leurs intérêts de sécurité se sont récemment harmonisés. Dans la guerre civile syrienne, par exemple, ils ont étroitement coordonné leurs opérations aériennes et terrestres au cours des deux dernières années. L’Iran, quant à lui, ajouterait au poids énergétique des deux grandes puissances et saluerait toute tentative de détourner les marchés mondiaux de l’énergie du dollar. Dans les circonstances actuelles, l’Iran a toutes les raisons de renforcer ses liens stratégiques avec la Russie et la Chine, même si il drague en même temps les investisseurs mondiaux.

L’Iran n’est pas le seul candidat à l’adhésion à l’accord sino-russe. La Belt and Road Initiative chinoise est un formidable pari, en partie destiné à attirer plusieurs États dans son orbite. Parmi eux figurent le Pakistan, le Myanmar, le Bangladesh, la Turquie, le Sri Lanka et la Thaïlande. En théorie, toutes ces nations pourraient rejoindre le noyau sino-russe. Pourtant, il est douteux que la plupart le feront. La Turquie, membre de l’OTAN, a travaillé plus étroitement avec la Russie et l’Iran au cours des derniers mois pour gérer le conflit syrien et dépend fortement de l’approvisionnement en énergie de la Russie. Mais la Turquie aura du mal à abandonner ses engagements envers l’OTAN. Au lieu de cela, elle va probablement jouer à un jeu transactionnel avec les trois pouvoirs.

Sur le continent asiatique, il est dans l’intérêt du Sri Lanka et du Bangladesh de ne pas contrarier leur voisin d’à côté, l’Inde, en s’orientant trop vers la Chine. De plus, le Myanmar a une histoire complexe avec la Chine, alors que la Thaïlande est un allié américain par traité, qui a récemment cherché un terrain d’entente entre Washington et Pékin. Le Pakistan a été proche de la Chine pendant des décennies tout en maintenant une relation de sécurité intense (si ce n’est transactionnelle) avec les États-Unis et des relations compliquées avec l’Iran. Si les relations entre Islamabad et Washington ainsi que New Delhi et Pékin devaient se détériorer fortement, le Pakistan pourrait trouver que l’alignement avec la Russie et la Chine apporte plus de bénéfices que de coûts. Mais malgré tout, toute tentative de transformer le pacte sino-russe en une alliance internationale expansive rencontrerait d’énormes obstacles.

Pendant ce temps, tout ne se passe pas comme prévu dans le propre bloc des États-Unis. L’allié de Washington, la Corée du Sud, s’oppose farouchement à toute action militaire américaine contre la Corée du Nord. Les liens des États-Unis avec un autre partenaire important, la Turquie, se détériorent. Les Philippines tentent d’équilibrer entre les États-Unis et la Chine, tout comme la Thaïlande. L’Australie est de plus en plus déchirée entre sa profonde dépendance économique vis-à-vis de la Chine et ses engagements vis-à-vis des États-Unis. De larges clivages se sont ouverts entre les États-Unis et l’Europe sur le commerce, l’action climatique et l’Iran. La Hongrie s’est rapprochée de la Russie alors que le nationalisme populiste – dans certains cas avec le soutien du président russe Vladimir Poutine – se lève à travers le continent. Ensuite il y a l’Allemagne, au sujet de laquelle les États-Unis ont longtemps craint que la relation ne soit pas si solide et s’équilibre vers la Russie. En plus de tout cela, une reprise nationaliste de la politique américaine a rendu la superpuissance plus hostile aux accords commerciaux et aux intrigues étrangères.

D’autre part, les États-Unis renforcent leurs relations de sécurité avec l’Inde et le Vietnam, trouvant avec le Japon et la Pologne des partenaires prêts à contrer respectivement la Chine et la Russie et profitant de la perspective d’un Royaume-Uni post-Brexit plus redevable à Washington que jamais auparavant. Avec une population de plus d’un milliard de personnes, l’avenir de l’Inde est particulièrement important pour l’ordre mondial – mais seulement si elle peut transcender ses nombreux défis intérieurs. Et bien que l’Inde puisse devenir un membre essentiel du bloc dirigé par les États-Unis à l’avenir, son autonomie historique et ses profonds liens de défense avec la Russie pourraient limiter la proximité de New Delhi avec Washington et Tokyo.

À ces facteurs s’ajoutent les défis non étatiques au pouvoir de l’État qui ont émergé depuis les années 1990 et qui ne montrent aucun signe de disparition. Les sociétés technologiques géantes, les réseaux criminels, les groupes terroristes transnationaux, la société civile mondiale et les menaces environnementales croissantes affaiblissent souvent le système des États-nations souverains, et ils continueront de le faire dans les années à venir.

Deux pôles, beaucoup plus petits qu’avant

Le résultat de ces changements est que la bipolarité, bien qu’elle ne soit pas inévitable, sera probablement une caractéristique fondamentale de l’avenir. Mais ce sera beaucoup moins pesant, comparé à la guerre froide – une sorte de « bipolarité réduite aux acquêts ». Chaque partie dans un tel monde aurait un ensemble beaucoup plus restreint de membres : la Russie, la Chine, probablement l’Iran et vraisemblablement le Pakistan d’un côté, et les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et probablement l’Inde et l’Australie de l’autre [les five-eyes, NdT].

Bien que toutes les autres puissances puissent pencher dans un sens ou dans un autre, elles auront des relations plus malléables avec chaque bloc et entre elles. Dans le même temps, les acteurs non étatiques et les coalitions mineures fluides auront tout l’espace nécessaire pour tenter de maximiser leur propre liberté, notamment en limitant l’intensité de la bipolarité entre les grandes puissances. Les États au cœur de ces blocs devront travailler beaucoup plus fort pour gagner les nombreux États hésitants, dispersés à travers le monde, et l’alignement basé sur des questions spécifiques deviendra la norme. Les institutions existantes de la gouvernance mondiale deviendront soit moribondes, soit rétréciront en tant qu’institutions concurrentes ayant des approches différentes.

Les années de guerre froide ont offert un aperçu de ce monde. Le Mouvement des pays non alignés et le G-77 ont influencé des questions telles que la décolonisation, l’aide étrangère et le désarmement, tandis que l’OPEP a brièvement secoué le monde par un embargo pétrolier. Les membres principaux des blocs ont parfois fait preuve d’une autonomie radicale – la scission sino-soviétique de 1959, le « goulash communiste » en Hongrie et l’Ostpolitik en Allemagne de l’Ouest ne sont que quelques exemples. Pourtant, ces déviations n’ont jamais sérieusement miné le système mondial, dominé par deux superpuissances.

Aujourd’hui, une nouvelle contrainte à l’émergence d’une véritable bipolarité existe : l’entrelacement des économies américaine et chinoise. Les déterministes de l’interdépendance soutiendront que de tels liens sont incompatibles avec la bipolarité et l’empêcheront finalement. Cependant, la nature limitée d’un monde sans bipolarité peut permettre aux phénomènes de coexister, quoique difficilement, comme ils l’ont fait dans une Europe fortement interdépendante avant la Première Guerre mondiale. Les États-Unis et la Chine peuvent réorganiser leurs chaînes d’approvisionnement pour réduire cette interdépendance avec le temps. Les progrès technologiques réduisent déjà les chaînes d’approvisionnement, une tendance qui pourrait s’accélérer si les États-Unis devenaient beaucoup plus protectionnistes.

Si le futur contient effectivement un monde bipolaire, les États-Unis ne seront peut-être pas prêts pour lui. Pour se préparer, Washington devrait recalibrer sa stratégie. Dans un monde où de nombreuses puissances majeures ne sont pas engagées et jouissent de larges degrés de liberté, des outils comme des interventions militaires illimitées, des sanctions unilatérales, l’extraterritorialité et l’hostilité au commerce produiront probablement des rendements décroissants. En comparaison, l’incitation, l’intégration, l’innovation et l’établissement d’un programme adroit peuvent être des options plus intelligentes et plus efficaces. Historiquement, les États-Unis ont été les pionniers de ces approches et ils pourraient être en mesure de les utiliser de manière convaincante une fois de plus. Mais, peut-être le plus important, la superpuissance devra résoudre sa polarisation interne si elle espère se positionner comme un leader cohérent de la communauté internationale. Ce n’est qu’alors qu’elle sera, comme l’a si bien exprimé l’ancien président des États-Unis, Ronald Reagan, « une ville brillante sur une colline, a shining city upon a hill ».

Sarang Shidore

Putin Is Mediating A Secret Deal Between Assad And Netanyahu, Bombshell Report RevealsTyler Durden's picture

Though unconfirmed, what appears to be an ultimatum by Netanyahu could be the catalyst that finally pushes the Levant either toward broader war, or in the direction of de-escalation and regional stability after months of intensifying and provocative Israeli airstrikes on Syria and a corresponding war of words. The report also follows on the heels of a rare and unexpected visit of Assad to Sochi, Russia where he met with Putin just prior to trilateral talks between Russia, Iran, and Turkey over the future of Syria.


SAM defense system (Image Source: Iran Review)

Netanyahu himself recently met with Putin in a reportedly contentious summit in August where the Israeli prime minister declared, "We cannot forget for a single minute that Iran threatens every day to annihilate Israel. Israel opposes Iran's continued entrenchment in Syria. We will be sure to defend ourselves with all means against this and any threat."

And now after months of Israel issuing threats of "red lines" concerning Iranian troop and militia presence in Syria, The Jerusalem Post reveals the following:

Kuwaiti newspaper Al Jarida revealed on Sunday that an Israeli source disclosed a promise from Jerusalem to destroy all Iranian facilities within 40 kilometers (25 miles) of Israel's Golan Heights. 

The source, who remains unnamed, said that during Syrian President Bashar Assad's surprise visit to Russia last week, Assad gave Russian Premier Vladimir Putin a message for Prime Minister Benjamin Netanyahu: Damascus will agree to a demilitarized zone of up to 40 kilometers from the border in the Golan Heights as part of a comprehensive agreement between the two countries, but only if Israel does not work to remove Assad's regime from power.

It appears that Netanyahu may have accepted the deal while holding it up as future justification for any attack it might initiation on Syria from across the Golan. The Jerusalem Post continues:

The report also claims that Putin then called Netanyahu to relay the message, and that the Israeli prime minister said he would be willing to accept the deal, but that Israel's goal of eradicating Iran and Hezbollah from the country would remain. 

According to the source, Jerusalem sees Assad as the last president of the Alawite community, indicating that a change of regime in Syria - at least towards a government less-linked to Iran - would be favorable for Israel.

Clearly, Israel remains deeply uncomfortable with the Syrian Army's overwhelming momentum of late, especially after the liberation of Deir Ezzor and Abu Kamal from ISIS and seeks to keep the fires burning in Syria, at least enough to bog down Assad and Iran, while bringing pressure to bear designed to force an Iranian and Hezbollah exit from the theater (especially now that Israel finds itself in a weakened position regarding its desire for full on regime change in Syria). Worse for Netanyahu, Hezbollah seems stronger than ever, along with the 'resistance axis' that stretches from Tehran to South Lebanon, with Israel's worst nightmare - the so-called "Iranian land bridge" being connected for the first time in recent history. 

According to a dubiously sourced BBC report from earlier this month, Syria stands accused of hosting a sizable Iranian military base south of Damascus, which Israel utilized to ratchet up rhetoric in preparing its case for strikes on supposed Iranian targets inside Syria before the international community. Israel has long justified its attacks inside Syria by claiming to be acting against Hezbollah and Iranian targets. 


2017 map via Institute for the Study of War

And as we've consistently highlighted, Israeli officials have gone so far as to declare their preference for Islamic State terrorists on their border rather than allies of Iran. But as we've also explained, Israel is acting from a position of weakness and desperation as all that Netanyahu can hope for now is that an Israeli provocation leads to a direct Syrian military response, but Assad never took the bait which could have led toward massive regional war - even after multiple Israeli provocations - and Netanyahu is now forced to negotiate via Moscow. 

Concerning Israeli policy and the Islamic State, The Jerusalem Post makes an astounding and surprising admission which further confirms that official Israeli policy prefers ISIS in Syria rather than Assad or Iran:

The source also commented that after the defeat of the Islamic State, the conflict in Syria would become ''more difficult,'' likely pointing towards a vacuum that would be left without the group. Russian, Syrian and Iranian-backed forces have been fighting against ISIS, while also seeking to knock out rebel groups that oppose the current regime. Russia's stated interests have been in line with Iran's in wanting to keep Assad in power.

Furthermore, the Israeli media report provides confirmation that Israel continues to openly provide direct support to anti-Assad and al-Qaeda linked fighters in the south (in contradiction to Netanyahu's claim of "humanitarian" medical support to civilians, the IDF continues to evacuate and assist active militants):

Over the course of the war, Israel has operated several field hospitals near the Syrian border, where those injured from the war are treated and subsequently returned to Syria. Some of those who have been treated have been rebels fighting against the Assad regime, leading some to say that Israel is assisting the rebels to unseat Assad.

It's certainly no secret that Israel has aggressively pursued regime change in Syria for years (perhaps even decades), but recent provocations, even while Russia maintains a significant presence in the air over Syria, has created an explosive mix which could blow up at any moment. Things have been especially tense along the contested Golan Heights region as each time Israel claims it's shelled from the Syrian territory bordering the country, the IDF retaliates for the attacks it inevitably blames on Damascus, despite the fact that terrorist groups have been controlling parts of those very bordering territories. 

Should reports of the Assad-Netanyahu deal be confirmed, it could actually be a positive step towards the continued winding down of the Syrian proxy war; however, it is also entirely plausible and even likely that Netanyahu will use the deal as an excuse to escalate Israeli military action in the Golan and elsewhere in Syria. After all, he can now hold out the "no Iranian facilities within 40 kilometers" as a red line up for his interpretation. And international media and Western governments have already demonstrated a penchant for towing the Israeli line anytime Iran can be blamed as a culprit - evidence or no evidence.