WWIII : La Guerre en Ukraine est hors contrôle et les Russes ne veulent plus de cette comédie qui a trop duré. Macron et Merkel devraient se faire un sang d'encre sur les conséquences de leur retrait.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : La Guerre en Ukraine est hors contrôle et les Russes ne veulent plus de cette comédie qui a trop duré dans l'Europe des divisions. Macron et Merkel devraient se faire un sang d'encre sur les conséquences du retrait Russe du Centre conjoint de contrôle et de coordination de l'Ukraine. Aujourd'hui la France et l'Allemagne sont dans la liste des premiers Pays concernés par un conflit en Europe avec la Russie.(état de l'avancement de la Guerre généralisée avec la Russie, en bas de page)

 

Noël, grande fête de la famille et de l'humilité envers la naissance du Christ, est en train de disparaître en Europe de l'Ouest. En France les crêches sont interdites par décision de tribunal. La fête de Noël laisse la place au terrain du marketing au même titre que le Black Friday où les gens se jettent sur les produits comme des zombies.  Noël se célèbre à Disneyland... aussi !

Les individus deviennent des consommateurs du logo Noël qui se laissent guider par les diverses entreprises de marketing et de publicité et qui s'obligent à acheter des cadeaux pour Noël oubliant l'aspect sacré de ce jour qui n'a rien à voir avec la folie consumériste et l'obligation du cadeau matériel. Le Spiegel montre à quel point la fête de Noël, fête avant tout religieuse, d'harmonie, de la famille et de paix sociale, n'est devenue que la fête de la consommation exacerbée. Le Christ, ambassadeur de la parole de Dieu et du message de paix sur la terre, est livré par le grand trust Amazon, le carnassier et tueur des petits boutiques du monde. Amazon est le nouveau Dieu qui livre la parole à l'humanité ! Noël est devenu que politique et commercial.

Scandales des crèches interdites.

En France, les crèches sont subitement interdites par la justice. Le site Europe 1 retrace ces faits «  Selon la jurisprudence du Conseil d'État, qui a clarifié le droit applicable aux crèches dans les bâtiments publics en novembre 2016, l'installation d'une crèche à titre temporaire à l'initiative d'une personne publique dans un emplacement public n'est légalement possible "que lorsqu'elle présente un caractère culturel, artistique ou festif". Maires et associations laïques se querellent toujours autour de la question devant les tribunaux. Conséquence de la jurisprudence, une crèche a ainsi pu être autorisée dans l'hôtel de département de Vendée, fief du LR Bruno Retailleau, car elle est un "usage culturel local". D'autres responsables politiques, comme le patron de LR Laurent Wauquiez à l'hôtel de région Auvergne-Rhône-Alpes, ou encore le maire FN Steeve Briois d'Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, ou le maire d'extrême droite Robert Ménard de Béziers, dans l'Hérault, ont vu leurs crèches déclarées illégales », en parlant des maires mis devant les tribunaux pour une crèche !

Noël slogan marketing über Alles ! 

Puisque la justice fait interdire les crèches de Noël, le marketing et le commercial prennent à leur profit ce terrain.  Noël n'est plus que vente et achat dans l'espace public. Le journal Huffington Post retrace les préoccupations de ses lecteurs « Vous la connaissez cette liste mentale que vous passez et repassez? Oui, celle des cadeaux de Noël qu'il reste à faire, à trois jours de la date fatidique » car les agences de marketing et les instituts de sondages se sont emparés de Noël «Le HuffPost ne peut pas faire les courses à votre place, mais on peut au moins vous débarrasser de la culpabilité du retardataire. D'après un sondage de l'institut B2B Intelligence réalisé les 18 et 19 décembre et publié par le magazine LSA, un Français sur deux n'a pas encore bouclé ses achats de Noël. Pire, si 36% n'ont pas terminé leurs courses, 13% ne les ont tout simplement pas commencées. Ces retardataires ne semblent pas plus stressés que cela, puisque 58% estiment qu'ils s'acquitteront de leur devoir pendant les "heures creuses" de la semaine »  .  Noël est sur les brochures publicitaires de LIDL et autres commerces. Le messager de Dieu est livré par Amazon et le Spiegel ne se gêne pas pour le montrer en image.  Dieu est Amazon en personne. C'est le signe de la déshumanition de la planète qui est en plus réglée par la justice.

Pour le centenaire de Pierre le Grand Tzar de Russie, Macron a fait visiter le Palais de Versailles au Président Poutine le 29 Mai 2017, pour lui montrer la grandeur passée de la France, alors que Macron était invité en réciprocité à Saint Pétersbourg  à participer à la prochaine édition du Forum économique de Saint-Pétersbourg qui se tiendra en mai 2018. L'invitation a été acceptée mais ne sera pas tenue, car comme Holande, Macron fait la fine bouche vis à vis de la Russie, et voudrait la mêler au coup d'Etat de la Place Maïdan  pour continuer à faire basculer l'Ukraine dans la Guerre Civile en Europe, et peut-être généraliser cette Guerre tout en imposant à la Russie de ne pas intervenir sous peine de sanctions.

La révolution ukrainienne de 2014, également dénommée révolution de Maïdan ou révolution de la dignité, a eu lieu entre le 18 et le 23 février 2014 à la suite de l'Euromaïdan. Elle a eu lieu à la suite d'émeutes à Kiev après que le président ukrainien eut donné l'ordre d'évacuer la place de l'Indépendance et a conduit à la destitution de Viktor Ianoukovytch, président d'Ukraine en exercice et à la nomination de Oleksandr Tourtchynov en tant que président intérimaire jusqu'à la présidentielle du 25 mai. Un gouvernement pro-européen dirigé d'abord par Oleksandr Tourtchynov puis par Arseni Iatseniouk a aussi été nommé dans la foulée.

Cette manipulation s'est faite sous l'égide de l'Otan, des USA, et des bouffons du grand Capitalisme, qui allient absence de morale, guerres ethniques, profits faramineux pour les Juifs et les tenants du Nouvel Ordre Mondial.

Les bombardements ont repris de plus belle en NOVOROSIA dans les Républiques Populaires de Donetsk (RPD) et Lougansk.

Ukraine: 220.000 enfants menacés par des mines dans l'est du pays.

Des membres de la Croix-Rouge installent un panneau "Danger ! Mines ! Ne quittez pas la route !" près du village de Berezove, dans la région de Donetsk, le 28 mars 216 en Ukraine
 
© AFP, ALEKSEY FILIPPOV

Des centaines de milliers d'enfants risquent à tout moment d'être victimes de l'explosion de mines et d'autres engins explosifs dans la région est de l'Ukraine, frappée par la guerre et l'un des territoires les plus couvert de mines au monde, selon un rapport de l'ONU publié jeudi.

Un conflit sanglant entre l'armée ukrainienne et des combattants rebelles soutenus par la Russie a mis en danger 220.000 enfants qui vivent, jouent et vont à l'école dans des zones tapissées de mines antipersonnelles et autres explosifs, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

"Il est inacceptable que des lieux où les enfants pouvaient jouer en toute sécurité il y a moins de quatre ans soient maintenant truffés d'explosifs mortels", a dit Giovanna Barberis, représentante de l'Unicef en Ukraine. "Tous les acteurs du conflit doivent immédiatement mettre un terme à l'usage de ces armes cruelles qui ont contaminé des communautés et mis des enfants en danger permanent de blessure ou de mort", a-t-elle ajouté.

Des données établies entre janvier et novembre ont montré qu'en moyenne un enfant était victime chaque semaine du conflit le long de la ligne de front ukrainienne, une portion longue de 500 kilomètres qui divise les belligérents et où les combats sont les plus rudes, d'après ce rapport.

Mines antipersonnelles et munitions non explosées sont la cause principale des accidents touchant les enfants, comptant approximativement pour deux tiers de l'ensemble des blessures et morts durant cette période, a expliqué l'UNICEF.

L'agence a averti que les armes explosives menaçaient aussi des infrastructures vitales car pourvoyant l'eau, le gaz ou l'électricité.

L'UNICEF a exhorté toutes les parties du conflit à s'engager de nouveau vers un accord de cessez-le-feu et autoriser le lancement d'activités de déminage et de remise en état.

Plus de 10.000 personnes sont mortes et 24.000 blessés depuis le début de l'insurrection pro-russe en avril 2014.

L'Ukraine et ses alliés occidentaux accusent la Russie d'acheminer des troupes et des armes de l'autre côté de la frontière pour attiser les flammes du conflit.

Pendant ce temps le gouvernement Trump a subi une défaite humiliante à l'Assemblée générale des Nations Unies jeudi, 128 pays ont condamné l'annonce faite par le président le 6 décembre, qui reconnaît Jérusalem comme la capitale d'Israël. Ce vote par 128 voix contre 9, avec 35 abstentions, reflète l'isolement extrême des États-Unis et augmente la perspective d'un affrontement violent au Moyen-Orient. Les USA veulent la Guerre et Trump est sous paralyssie mentale de ses gourous Juifs.

Macron et Merkel exhortent la Russie à retourner au centre de contrôle en Ukraine

© REUTERS/ Fabrizio Bensch International
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Le Président français et la chancelière allemande croient que la Russie doit revenir au sein du Centre conjoint de contrôle et de coordination d’où elle s’est retirée il y a quelques jours. Ils ont également appelé les parties du conflit ukrainien à procéder à l’échange des prisonniers.

Le Président français et la chancelière allemande, intermédiaires dans le cadre du processus de Minsk, ont appelé les militaires russes à reprendre leur participation au Centre conjoint de contrôle et de coordination, en réitérant leur attachement au règlement politique et diplomatique de la crise ukrainienne.

«Ils (Emmanuel Macron et Angela Merkel, ndlr) appellent également au retour des officiers russes au sein du Centre conjoint de contrôle et de coordination (JCCC), qui joue un rôle très important dans le soutien des observateurs de l'OSCE et dans le suivi des accords de cessez-le-feu», lit-on dans le communiqué.

Par ailleurs, Emmanuel Macron et Angela Merkel ont salué l'accord du groupe de contact tripartite sur l'échange de prisonniers de guerre, en appelant à l'accomplir «sans délai».

«Il n'y a pas d'autre solution qu'un règlement exclusivement pacifique du conflit», ont-ils souligné.

Ils ont également souligné la nécessité de réaliser les mesures politiques de cet accord, dont l'amnistie, l'élaboration d'un statut spécial pour les républiques autoproclamées du sud-est de l'Ukraine, l'organisation d'élections locales et la modification de la constitution du pays.

Le Centre conjoint de contrôle et de coordination a été créé en septembre 2014 afin de surveiller le respect du cessez-le-feu établi par le mémorandum du 19 septembre 2014. Le Centre était principalement composé de militaires russes et ukrainiens. Le 18 décembre 2017 le ministère russe des Affaires étrangères a annoncé la suspension de la participation de la Russie au travail de cette structure à cause des actions de l'Ukraine, qui, selon lui, entravait l'exécution des missions des militaires russes.

Rapport sur l’avancement de la guerre entre les États-Unis et la Russie

On me demande souvent si les États-Unis et la Russie vont se faire la guerre. Je réponds toujours qu’ils sont déjà en guerre. Pas une guerre comme la Seconde Guerre mondiale, mais une guerre quand même. Cette guerre est, au moins pour le moment, grosso modo informationnelle à 80%, économique à 15% et cinétique à 5%. Mais, politiquement, le résultat pour le perdant n’en sera pas moins grave que celui de la Seconde Guerre mondiale l’a été pour l’Allemagne. Le pays vaincu n’y survivra pas, du moins pas dans sa forme actuelle : soit la Russie deviendra une colonie américaine soit l’Empire anglosioniste s’effondrera.

Dans ma toute première chronique pour Unz Review, intitulée « L’histoire de deux ordres mondiaux », j’ai décrit le genre de système international multipolaire réglementé par le droit que la Russie, la Chine et leurs alliés et amis (manifestes ou cachés) essaient de construire et comment il est radicalement différent de celui que l’unique superpuissance et les Anglosionistes ont tenté d’instaurer dans le monde entier (et ont presque réussi à imposer à notre pauvre planète !). Dans un sens, les dirigeants de l’Empire américain ont raison, la Russie représente une menace existentielle, non pour les États-Unis en tant que pays ou pour leur population, mais pour l’Empire anglosioniste, exactement comme ce dernier représente une menace existentielle pour la Russie. En outre, celle-ci constitue un défi civilisationnel fondamental pour ce qui est habituellement appelé l’« Occident », puisqu’elle rejette ouvertement ses valeurs post-chrétiennes (et, ajouterai-je, également ses valeurs viscéralement anti-musulmanes). C’est pourquoi les deux camps font un effort énorme pour l’emporter dans cette bataille.

La semaine dernière, le camp anti-impérial a remporté une victoire majeure avec la rencontre entre les présidents Poutine, Rouhani et Erdogan à Sotchi : ils se sont déclarés les garants d’un plan de paix qui mettra fin à la guerre contre le peuple syrien (la prétendue « guerre civile » qui n’en a jamais été une) et ils l’ont fait sans même inviter les États-Unis à participer aux négociations. Pire encore, leur déclaration finale n’a même pas mentionné les États-Unis, pas une fois. La « nation indispensable » était considérée comme tellement peu importante qu’elle ne méritait pas d’être mentionnée.
Pour prendre la pleine mesure de l’offense que constitue tout cela, nous devons souligner un certain nombre de points.
Tout d’abord, emmenés par Obama, tous les dirigeants occidentaux ont déclaré urbi et orbi et avec une confiance totale qu’Assad n’avait aucun avenir, qu’il devait s’en aller, qu’il était déjà un cadavre politique et qu’il n’aurait absolument aucun rôle à jouer dans l’avenir de la Syrie.
Ensuite, l’Empire a créé une « coalition » de 59 (!) pays qui ne sont parvenus à rien, rien du tout : un gigantesque Gang that could not shoot straight, coûtant des milliards de dollars, dirigé par le CENTCOM et l’OTAN et qui a prouvé seulement son incompétence absolue. En revanche, la Russie n’a jamais eu plus de 35 avions de combat en Syrie et a changé le cours de la guerre (avec beaucoup d’aide sur le terrain de la part des Iraniens et du Hezbollah).
Puis l’Empire a décrété que la Russie était « isolée » et que son économie était « en lambeaux » – tout ce que les média-Sion ont répété très fidèlement comme des perroquets. L’Iran, évidemment, faisait partie du célèbre « Axe du Mal », tandis que le Hezbollah était « la principale organisation terroriste ». Quant à Erdogan, les Anglosionistes ont essayé de le renverser et de le tuer [1]. Et maintenant, c’est la Russie, l’Iran, le Hezbollah et la Turquie qui ont défait les terroristes et qui vont décider des choses en Syrie.
Enfin, lorsque les États-Unis ont réalisé que l’installation de Daech au pouvoir à Damas ne se ferait pas, ils ont commencé par essayer de détruire la Syrie (plan B) puis ont tenté de créer un mini-État kurde en Irak et en Syrie (plan C). Tous ces plans ont échoué, Assad est en Russie en train de faire des câlins à Poutine tandis que le commandant de la Force al-Qods, les Gardiens de la révolution iranienne, le général Soleimani, se balade dans la dernière ville syrienne libérée de Daech.
Pouvez-vous imaginer combien les dirigeants étasuniens se sentent totalement humiliés, ridiculisés et battus aujourd’hui ?
Être haï ou combattu est une chose, mais être complètement ignoré – là, ça fait mal !
Côté stratégie, le mieux qu’ils ont trouvé a été ce que j’appellerais un « petit harcèlement de la Russie » : obliger RT à s’enregistrer comme agent étranger, voler l’art ancien de la Russie, dépouiller massivement les athlètes russes de leurs médailles, essayer d’interdire le drapeau et l’hymne russes aux Jeux olympiques de Séoul ou exclure l’aviation russe du prochain salon aéronautique de Farnborough. Et tous ces efforts aboutissent à rendre Poutine encore plus populaire, l’Occident encore plus haï, et les Jeux olympiques encore plus ennuyeux (idem pour Farnborough – de toute façon les MAKS et le Dubaï Air Shows sont tellement plus « sexy »). Oh et j’ai presque oublié, les « nouveaux Européens » continueront leur mini-guerre contre les vieilles statues soviétiques érigées à leurs libérateurs. C’est exactement comme la mini-guerre américaine contre les représentations russes aux États-Unis, un signe évident de faiblesse.
En parlant de faiblesse…
Cela devient comique.
Les médias américains, en particulier CNN, ne peuvent pas laisser passer un jour sans mentionner les méchants Russes, le Congrès est plongé dans une hystérie massive en essayant de savoir qui, des Républicains ou des Démocrates, a eu le plus de contacts avec les Russes, les commandants de l’OTAN font dans leur froc d’épouvante (ou ils le prétendent !) chaque fois que l’armée russe organise un exercice, les représentants de la Marine et de l’Armée de l’air pleurnichent régulièrement à propos des pilotes russes pratiquant des « interceptions non professionnelles » la Marine britannique passe en mode combat lorsqu’un seul (et assez modeste) porte-avion russe transite par la Manche – mais la Russie est censée être le pays « faible ».
Est-ce que cela a un sens pour vous ?
La vérité est que les Russes se marrent. Depuis le Kremlin, les médias, jusqu’aux médias sociaux – ils ont même fait des sketches hilarants montrant combien ils sont tout-puissants et comment ils contrôlent tout. Mais la plupart des Russes se tordent de rire en se demandant ce que les gens en Occident peuvent bien fumer pour être aussi totalement terrifiés (du moins officiellement) par une menace inexistante.
Vous savez ce qu’ils voient d’autre ?
Ils voient que les dirigeants politiques occidentaux recherchent la sécurité. D’où les « coalitions » ridiculement gonflées et toutes les résolutions émanant de divers organismes européens et transatlantiques. Les politiciens occidentaux sont comme des boutonneux de cour d’école qui, parce qu’ils ont peur des gamins bagarreurs, se blottissent ensemble pour paraître plus grands. Tous les enfants russes savent que rechercher la sécurité dans le nombre est le signe infaillible qu’on est une poule mouillée. En revanche, les Russes se rappellent aussi comment un minuscule pays de moins de 2 millions d’habitants a eu le courage de déclarer la guerre à la Russie et comment ils ont durement, très durement, combattu les Russes. Je parle des Tchétchènes, bien sûr. Ouais, aimez-les ou haïssez-les – mais impossible de nier que les Tchétchènes sont courageux. De même pour l’Alliance du Nord en Afghanistan. Les Russes ont été impressionnés. Et malgré la masse indicible de souffrances infligées par les Nazis à leur peuple, les Russes n’ont jamais nié que les soldats et les officiers allemands étaient compétents et courageux. Il y a même un dicton russe qui dit : « J’aime / je respecte l’homme courageux dans le Tatare  /Mongol » (люблю молодца и в татарине). Les Russes n’ont donc aucun problème à voir le courage dans leurs ennemis.
Mais les armées des États-Unis et de l’OTAN ? Elles agissent toutes comme si Conchita Wurst était leur commandant en chef !
Souvenez-vous de ceci :
Aucun de ces hommes n’était gentil ou « sympa » en aucune façon. Mais ils comptaient. Ils étaient pertinents. Et ils ont exercé un pouvoir très réel.
Aujourd’hui, le pouvoir réel ressemble à ça :
Savez-vous ce qui est vraiment offensant pour les dirigeants anglosionistes ?
Que cette photo montre un chrétien orthodoxe et deux musulmans (un chiite à gauche, et un sunnite à droite).
Ça, c’est offensant. Et très effrayant, bien sûr.
Nous sommes très, très loin de la « naissance d’un nouveau Moyen-Orient » promise par Condi Rice (c’est bien un nouveau Moyen-Orient, sauf que ce n’est pas celui que Rice et les néocons avaient en tête !).
Quant à « la seule démocratie au Moyen-Orient », elle est aujourd’hui en mode panique totale, d’où son plan maintenant évident de travailler avec les Saoudiens contre l’Iran et les fuites clairement organisées sur les bombardement de tous les actifs iraniens jusqu’à 40 km de la frontière israélienne. Mais ce train a déjà quitté la gare : les Syriens ont gagné et ce n’est pas le nombre de frappes aériennes qui va changer cela. Donc uniquement pour s’assurer qu’ils ont toujours l’air féroce, les Israéliens ajoutent maintenant qu’en cas de guerre entre Israël et le Hezbollah, son secrétaire général Hassan Nasrallah serait une cible. Ouah ! Qui y aurait pensé ?
Entendez-vous les fous-rires qui sortent de Beyrouth ?
Ce qui est effrayant, c’est que les gens de Washington DC, de Riyad et Jérusalem les entendent haut et fort, ce qui signifie que tôt ou tard, ils devront faire quelque chose et que ce « quelque chose » sera le bain de sang insensé habituel qui fait la célébrité de cet « Axe de la Bonté » : si vous ne pouvez battre leur armée, faites payer leurs civils (pensez au Kosovo en 1999, au Liban en 2006, au Yémen en 2015). Soit cela, soit défoncer la gueule d’une minuscule victime sans défense (Grenade en 1983, Gaza en 2008, Bahreïn en 2011). Rien de tel qu’un bon massacre de civils sans défense pour les faire se sentir virils, respectés et puissants (et, pour les Américains, « indispensables », bien sûr).
Mettant à part le cas du Moyen-Orient, je pense que nous pouvons commencer à voir les grandes lignes de ce que les États-Unis et la Russie feront ces deux prochaines années.
La Russie – sa stratégie à l’égard de l’Empire est simple :
  1. Essayer d’éviter autant que possible et aussi longtemps que possible toute confrontation militaire directe avec les États-Unis, parce que la Russie est toujours la partie la plus faible (surtout en termes quantitatifs). Cela et se préparer activement à la guerre selon l’ancienne stratégie si vis pacem para bellum (si tu veux la paix, prépare la guerre).
  2. Essayer de faire face au mieux à tous les « petits harcèlements » : les États-Unis ont infiniment plus de soft power que la Russie et celle-ci n’a tout simplement pas les moyens de riposter sur le même plan. Donc elle fait le minimum pour essayer de dissuader ou d’affaiblir les effets de ce genre de « petit harcèlement » mais, en vérité, elle ne peut pas faire beaucoup en la matière à part l’accepter comme un fait de la vie.
  3. Plutôt que d’essayer de se désengager de l’Empire contrôlé par les Anglosionistes (économiquement, financièrement, politiquement), la Russie contribuera de manière très délibérée à l’émergence progressive d’un monde alternatif. Un bon exemple en est la Nouvelle Route de la Soie [2] promue par les Chinois, qui est construite sans aucun rôle important pour l’Empire.
Les États-Unis – leur stratégie est également simple :
  1. Utiliser la « menace » russe pour donner un sens et un but à l’Empire, en particulier à l’OTAN.
  2. Poursuivre et étendre le « petit harcèlement » de la Russie à tous les niveaux.
  3. Saboter et affaiblir autant que possible tout pays ou politicien manifestant des signes d’indépendance ou de désobéissance (y compris les pays de la Nouvelle Route de la Soie).
Les deux camps recourent à des tactiques dilatoires, mais pour des raisons diamétralement opposées : la Russie parce que le temps joue en sa faveur et les États-Unis parce qu’ils n’ont plus d’autre choix.
Il est important de souligner ici que dans cette bataille, la Russie est très désavantagée : alors que les Russes veulent construire quelque chose, les Américains veulent seulement le détruire (les exemples comprennent la Syrie, bien sûr, mais aussi l’Ukraine ou, d’ailleurs, une Europe unie). Un autre désavantage important pour la Russie est que la plupart des gouvernements là-bas craignent toujours de contrarier l’Empire, d’où le silence assourdissant et la docilité soumise du « concert des nations » lorsque Oncle Sam se livre à l’un de ses carnages habituels, en violation totale du droit international et de la Charte des Nations unies. C’est probablement en train de changer, mais très, très lentement. La plus grande partie des politiciens mondiaux sont exactement comme les députés au Congrès américain : des prostitués (et à bas prix, encore).
Le plus grand avantage pour la Russie est que les États-Unis se désintègrent économiquement, socialement, politiquement – pour ne citer que quelques aspects. Au fil des années, les États-Unis, autrefois pays le plus prospère, commencent à ressembler de plus en plus à un pays stagnant du Tiers Monde. Bien sûr, l’économie américaine est toujours énorme (mais elle se rétrécit rapidement !), mais cela n’a aucun sens lorsque la richesse financière et la richesse sociale sont confondues dans un seule indice de pseudo-prospérité totalement trompeur. C’est triste, vraiment, qu’un pays qui devrait être prospère et heureux soit saigné à blanc par le « parasite impérial », dirons-nous, qui s’en nourrit.
En fin de compte, les régimes politiques ne peuvent survivre qu’avec le consentement de ceux qu’ils gouvernent. Aux États-Unis, ce consentement est clairement en passe de lui être retiré. En Russie, il n’a jamais été aussi fort. Cela se traduit par une fragilité importante des États-Unis et, par conséquent, de l’Empire (les États-Unis sont de loin l’hôte le plus grand du parasite impérial anglosioniste) et une source majeure de résistance pour la Russie.
Ce qui précède ne s’applique qu’aux régimes politiques, bien sûr. Les peuples de la Russie et des États-Unis ont exactement les mêmes intérêts : faire tomber l’Empire avec le moins de violence et de souffrances possibles. Comme tous les empires, l’Empire américain a surtout maltraité les autres pendant ses années de formation et d’apogée mais, comme tout empire décadent, il maltraite surtout son propre peuple. Il est donc vital de répéter sans cesse que « des États-Unis libérés de l’Empire » n’auraient aucune raison de voir un ennemi en la Russie, et vice-versa. En fait, la Russie et les États-Unis pourraient être des partenaires idéaux, mais les « parasites impériaux » ne permettront pas que cela se produise. Nous sommes donc tous coincés dans une situation absurde et dangereuse susceptible d’entraîner une guerre qui détruirait la plus grande partie de notre planète.
Pour ce que ça vaut, et malgré la constante hystérie russophobe dans les médiaSion américains, je ne décèle absolument aucun signe indiquant que cette campagne ait un quelconque succès au sein de la population des États-Unis. Tout au plus, certains gobent naïvement le conte voulant que « les Russes ont essayé d’interférer dans nos élections », mais même dans ce cas, cette croyance est tempérée par « ce n’est pas grave, nous le faisons aussi dans d’autres pays ». Je n’ai pas encore rencontré un seul Américain qui croie sérieusement que la Russie représente un danger. Je ne décèle même pas de réactions épidermiques d’hostilité lorsque, par exemple, je parle russe avec ma famille dans un lieu public. En général, on nous demande quelle langue nous parlons et quand nous répondons « le russe », la réaction, normalement, est « cool ! ». Très souvent, j’entends même : « Que pensez-vous de Poutine ? Je l’aime vraiment ». C’est en sérieux contraste avec le gouvernement fédéral, que l’immense majorité des Américains semble haïr passionnément.
En résumé, je dirais qu’à ce moment de la guerre américano-russe, la Russie gagne, l’Empire perd et les États-Unis souffrent. Quant à l’Union européenne, elle « profite » d’une indifférence bien méritée tout en étant principalement occupée à absorber, vague après vague, des réfugiés détruisant sa société. Ce qui prouve, une fois encore, la vérité du proverbe voulant que si vous avez la tête dans le sable, votre cul est à l’air.
Cette guerre est loin d’être terminée, je ne pense même pas que nous ayons atteint son apogée, et les choses vont empirer avant de s’améliorer de nouveau. Mais dans l’ensemble, je suis très optimiste sur le fait que l’“Axe du Bien” mordra la poussière dans un avenir pas trop lointain.
 
Le 1er décembre 2017 – Source The Saker
 

TURQUIE. Comment Poutine a fait "échec et mat" au coup d'état d'Obama

Poutine réélu, un risque pour Israël?

 Poutine réélu, un risque pour Israël?

Ce que le monde a pu voir en Irak, en Syrie et au Liban, pays cibles d’une guerre complexe depuis 2011, a sans doute quelque chose d'inouï : une zone géographique et géostratégique d'une extrême importance a su contrer, seule, une menace existentielle.

Étant la principale cible des terroristes, l’axe de la Résistance a tenu tête au camp américain des OK et il l’a mis presque KO. Ce n'était guère facile de gagner une guerre aussi vaste et de pousser l’adversaire à se déclarer forfait.  

Mais cette victoire désormais acquise, quelle sera l'étape suivante? Selon le général à la retraite libanais, Amin Hoteit, les prémices d’un réajustement stratégique des pays qui composent l’axe de la Résistance ou qui en sont les alliés se multiplient. « À Hmeimim où il était de passage il y a deux semaines, le président russe, Vladimir Poutine a affirmé que l'armée syrienne et ses alliés ont remporté une victoire décisive face au terrorisme », victoire à laquelle la « coalition occidentale n’a pas réellement contribué ». Poutine a aussi souligné que Daech et ses semblables ne seraient plus à même de « reprendre le terrain perdu » ou « mettre en danger l'unité territoriale en Syrie », laquelle sera d’ailleurs « entièrement restituée d'ici peu ».  Pour l’analyste libanais, les médias occidentaux ont eu tort de ne retenir du discours de Poutine que la partie consacrée au retrait partiel russe : « car les Russes ne quitteront pas de sitôt la Syrie où ils se sont implantés via des bases de Tartous et de Lattaquié, elles-mêmes promises à de vastes projets de développement. Pour dire la vérité, ces médias ont même raté le message le plus important de l’escale poutinienne en Syrie : en écartant la coalition de l’équation de la victoire, Poutine a désavoué toutes les parties qui comptaient sur la Russie pour endiguer l'axe de la Résistance ou encore pour mettre à l'abri l'occupant israélien. La Russie n'est pas le « gardien d'Israël » encore moins un « frein à la Résistance ».Tout ceci nous renvoie au dernier discours du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tenu à Zahiya sud où le redoutable stratège a affirmé :  « La large victoire remportée en Syrie et en Irak et au Liban contre le terrorisme fournira à l’axe de la Résistance l’occasion inouïe de revenir à la mission pour laquelle il est né : la libération de la Palestine.»

La phrase est d’autant plus percutante qu’Israël se trouve dans l’un des moments les plus critiques de son histoire. Acculé dans ses derniers retranchements, c’est tout le monde musulman qu’il a sur le dos. À l’heure qu’il est, le Hezbollah est déjà passé à l’étape suivante : un rajustement stratégique en fonction des acquis militaires en Syrie pour se préparer à une confrontation future ».

Sur qui peut compter Israël ? Sans doute pas la Russie. Et l’Amérique de Trump ? Malgré son air pro-israélien dur et pur, l’administration de Trump n’a pas fait de cadeau à Tel-Aviv. En reconnaissant l’occupation israélienne de Qods, elle a ouvert les portes de l’enfer pour Israël.