WWIII : Force frontalière des USA en Syrie: Le Président Vladimir Poutine laisse entendre que les Brics pourraient ne pas intervenir dans l'intégrité territoriale de la Syrie et pourraient même participer avec les Américains au renouveau Politique de la Syrie et de la mise en place du Grand Israël, ce qui conforterait tous ceux qui ont combattu DAESH.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Force frontalière des USA en Syrie: Le Président Vladimir Poutine laisse entendre que les Brics pourraient ne pas intervenir dans l'intégrité territoriale de la Syrie et pourraient même participer avec les Américains au renouveau Politique de la Syrie et de la mise en place du Grand Israël, ce qui conforterait tous ceux qui ont combattu DAESH.

La décision semble prise, pour éviter des bains de sang et une opposition frontale de l'OTAN et de la Russie, il est préférable qu'un homme se retire, plutôt que de voir des millions d'autres s'entretuer. 

Pour ce qui est de la Religion Mondiale, le Pape semble être le meilleur opérateur, car il incarne à la fois SATAN-LUCIFER et tous les DIEUX de la TERRE ANCESTRALE, pour faire la Religion Unique du Nouvel Ordre Mondial. Une terre dédiée à toutes les DIVINITES, accueillante et pluridisciplinaire, qui verra des évêques INCAS de la PACHAMAMA, cohabiter à ROME avec les BOUDDHISTES THIBETAINS, pour se voir décerner par la Papauté au service des D.IEUX d'ISRAËL, une capitale qui selon Attali ne peut être que JERUSALEM.

Pour ce qui est du retour de JESUS CHRIST, c'est un point de vue controversé, qui mérite que l'on ne s'y attarde pas trop, car selon son Père et François le Premier, il se serait déconsidéré et même ridiculisé en se laissant crucifier, alors qu'on lui avait donné le choix de s'en sortir par la grande porte, et pire sur la CROIX, il parle au Père inconsidérément en lui disant "POURQUOI M'AS-TU ABANDONNE.", ce qui le disqualifie en tant que Fils de D.ieu et D.ieu lui-même. Pour faire plaisir à tout le Monde, dans ce Nouvel Ordre des choses, les Hommes se donnent la Main et les Dieux sont sereins, la TERRE retourne à sa destination initiale, le séjour des ENFERS. Dans son homélie, le Pape François a instauré la Journée Mondiale des Pauvres le 19 Novembre 2017, en y mettant Jésus-Christ comme leur adepte, et les 364 jours restant, ce sera les 1000 Années de bonheur des Riches, comme cela tout rentre dans l'Ordre. Il papa non sta andando bene, quindi il papa è molto malato

Marc 15
33
La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. 34 Et à la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: Eloï, Eloï, lama sabachthani? ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? 35 Quelques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, dirent: Voici, il appelle Elie.…

Marc 15
Louis Segond Bible
1Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens et les scribes, et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l'emmenèrent, et le livrèrent à Pilate. 2Pilate l'interrogea: Es-tu le roi des Juifs? Jésus lui répondit: Tu le dis. 3Les principaux sacrificateurs portaient contre lui plusieurs accusations. 4Pilate l'interrogea de nouveau: Ne réponds-tu rien? Vois de combien de choses ils t'accusent. 5Et Jésus ne fit plus aucune réponse, ce qui étonna Pilate.

6A chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que demandait la foule. 7Il y avait en prison un nommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu'ils avaient commis dans une sédition. 8La foule, étant montée, se mit à demander ce qu'il avait coutume de leur accorder. 9Pilate leur répondit: Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs? 10Car il savait que c'était par envie que les principaux sacrificateurs l'avaient livré. 11Mais les chefs des sacrificateurs excitèrent la foule, afin que Pilate leur relâchât plutôt Barabbas.

12Pilate, reprenant la parole, leur dit: Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? 13Ils crièrent de nouveau: Crucifie-le! 14Pilate leur dit: Quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Crucifie-le! 15Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié.

16Les soldats conduisirent Jésus dans l'intérieur de la cour, c'est-à-dire, dans le prétoire, et ils assemblèrent toute la cohorte. 17Ils le revêtirent de pourpre, et posèrent sur sa tête une couronne d'épines, qu'ils avaient tressée. 18Puis ils se mirent à le saluer: Salut, roi des Juifs! 19Et ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et, fléchissant les genoux, ils se prosternaient devant lui. 20Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent la pourpre, lui remirent ses vêtements, et l'emmenèrent pour le crucifier.

21Ils forcèrent à porter la croix de Jésus un passant qui revenait des champs, Simon de Cyrène, père d'Alexandre et de Rufus;

22et ils conduisirent Jésus au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne. 23Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas. 24Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait. 25C'était la troisième heure, quand ils le crucifièrent. 26L'inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots: Le roi des Juifs.

27Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. 28Ainsi fut accompli ce que dit l'Ecriture: Il a été mis au nombre des malfaiteurs. 29Les passants l'injuriaient, et secouaient la tête, en disant: Hé! toi qui détruis le temple, et qui le rebâtis en trois jours, 30sauve-toi toi-même, en descendant de la croix! 31Les principaux sacrificateurs aussi, avec les scribes, se moquaient entre eux, et disaient: Il a sauvé les autres, et il ne peut se sauver lui-même! 32Que le Christ, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions! Ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient aussi.

33La sixième heure étant venue, il y eut des ténèbres sur toute la terre, jusqu'à la neuvième heure. 34Et à la neuvième heure, Jésus s'écria d'une voix forte: Eloï, Eloï, lama sabachthani? ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? 35Quelques-uns de ceux qui étaient là, l'ayant entendu, dirent: Voici, il appelle Elie. 36Et l'un d'eux courut remplir une éponge de vinaigre, et, l'ayant fixée à un roseau, il lui donna à boire, en disant: Laissez, voyons si Elie viendra le descendre. 37Mais Jésus, ayant poussé un grand cri, expira. 38Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas. 39Le centenier, qui était en face de Jésus, voyant qu'il avait expiré de la sorte, dit: Assurément, cet homme était Fils de Dieu.

40Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé, 41qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

42Le soir étant venu, comme c'était la préparation, c'est-à-dire, la veille du sabbat, - 43arriva Joseph d'Arimathée, conseiller de distinction, qui lui-même attendait aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate, pour demander le corps de Jésus. 44Pilate s'étonna qu'il fût mort si tôt; fit venir le centenier et lui demanda s'il était mort depuis longtemps. 45S'en étant assuré par le centenier, il donna le corps à Joseph. 46Et Joseph, ayant acheté un linceul, descendit Jésus de la croix, l'enveloppa du linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc. Puis il roula une pierre à l'entrée du sépulcre. 47Marie de Magdala, et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait.

 

Force frontalière des USA en Syrie: une éventuelle réponse d’Ankara, Moscou et Téhéran
© AP Photo/ Seivan Selim
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Les États-Unis se proposent de créer une force de sécurité de 30.000 hommes sur les territoires contrôlés par les Kurdes dans le nord de la Syrie, à la frontière avec la Turquie et l’Irak. Berat Çonkar, député du Parti de la justice et du développement turc (AKP) au pouvoir, a commenté pour Sputnik cette «illégitime» initiative américaine.

Il s'agit d'une force frontalière avec la participation de combattants des Forces démocratiques syriennes (FDS) et des Unités de protection du peuple kurde (YPG), a précisé dans un entretien accordé à Sputnik Berat Çonkar, membre de la commission parlementaire de la politique extérieure et président du groupe turc au sein de l'Assemblée parlementaire de l'Otan.

«Les Américains nous assuraient auparavant que leur coopération avec les Kurdes était provisoire, en la motivant par les impératifs de la lutte contre Daech. Mais l'actuel comportement des États-Unis témoigne de leur intention de maintenir et de promouvoir des contacts à long terme avec des éléments terroristes des YPG qui représentent une menace directe pour la sécurité de la Turquie», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que de telles démarches américaines étaient absolument inacceptables pour la Turquie et se trouvaient en contradiction flagrante avec les principes des relations entre alliés.

«Il faut que le Pentagone bloque cette initiative, sinon elle risquera de diviser l'Otan. […] Il faut dissuader les États-Unis de la réalisation de cette initiative erronée», a prévenu le parlementaire turc.

Selon ce dernier, pas un seul pays ne peut accepter l'augmentation de la présence et de l'influence à sa frontière d'une structure terroriste.

«Sur ce point, les positions de la Russie et de la Turquie sont similaires. Nous coopérons afin d'en finir avec la présence des organisations terroristes dans la région. Nous tenons au maintien de l'entente enregistrée au sommet sur la question du nettoyage de la région des structures représentant une menace pour la stabilité», a rappelé M.Çonkar.

Et d'exprimer en conclusion la certitude que la Russie, tout comme l'Iran, allaient coopérer avec la Turquie dans le cadre de leur stratégie commune, en adoptant des mesures visant à empêcher la réalisation de cette illégitime initiative américaine violant le droit international.

Ankara dénonce ces plans des États-Unis, les YPG étant considérées par la Turquie comme une émanation du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), mouvement qu'elle considère comme terroriste.

Poutine en grand intégrateur eurasiatique

Lors de sa conférence de presse annuelle de fin d’année à Moscou, le président russe Vladimir Poutine nous a, une fois de plus, sorti quelques pépites de politique étrangère essentielles pour comprendre ce qui nous attend sur le turbulent échiquier géopolitique eurasiatique.
Tout le monde sait maintenant que Poutine se représente aux élections présidentielles prévues pour le 18 mars (« Ce sera de l’auto-nomination » et « J’espère le soutien général du public »). L’homme à la barre pourrait  bien rester à la barre. Il est donc toujours instructif de diminuer le volume (du bruit gênant) : asseyez-vous, détendez-vous et écoutez simplement.
Au sujet du Président Trump : « On s’appelle par nos prénoms avec Trump ; oui, nous pourrions bien utiliser le tutoiement. J’espère qu’il aura l’occasion d’améliorer les relations avec la Russie. Regardez les marchés, comment ils ont grimpé. Cela signifie que les investisseurs font confiance à l’économie américaine, cela signifie qu’ils font confiance à ce que [Donald Trump] fait dans ce domaine. »
Sur le Russiagate : « Qu’y a-t-il de si étrange à cela [que les diplomates discutent avec les fonctionnaires de leur pays d’accueil] ? Pourquoi êtes-vous pris dans cette hystérie sur ‘l’espionnage russe’ ? ». Sur les accusations d’ingérence russe dans la campagne présidentielle américaine de 2016, Poutine a déclaré : « Cela a été inventé par ceux qui visent à délégitimer Trump. Ces gens ne comprennent pas qu’ils minent leur propre pays – ils ne font pas preuve de respect envers les Américains [qui] ont voté pour Trump. »
Sur la collaboration avec Washington : « La Russie et les États-Unis peuvent travailler en étroite collaboration sur une série de sujets », même si l’on tient compte des « limites bien connues » qui entravent Trump.
Sur un potentiel retrait des États-Unis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire : « Nous entendons parler des problèmes que pose le Traité INF. Apparemment, les conditions sont en train de se créer et une campagne d’information-propagande est lancée en vue d’un éventuel retrait du traité de la part des États-Unis. Il n’y a rien de bon à un retrait des États-Unis, qui serait très préjudiciable à la sécurité internationale. Les États-Unis ont de facto déjà quitté le Traité INF, avec le déploiement de l’Aegis, mais la Russie ne va pas quitter le traité. Nous ne serons pas entraînés dans une course aux armements. »
Poutine a souligné que les dépenses de défense de la Russie atteignaient les 46 milliards de dollars US par an alors que les États-Unis prévoient un budget de 700 milliards de dollars pour 2018.
Sur l’Arctique : « J’ai visité la Terre de François-Joseph [dans l’archipel arctique]. Il y a quelques années, des guides étrangers accompagnant des groupes de touristes étrangers disaient que ces îles n’appartenaient à la Russie que depuis ‘récemment’. Ils oubliaient que [la Terre de François-Joseph] est un archipel russe, mais nous le leur avons rappelé, et pour le moment tout va bien. Nous ne devons pas l’oublier. La mise en valeur de toutes ces ressources dans l’Arctique devrait être synchronisée avec la protection de l’environnement… Nous ne devons pas empiéter sur les activités économiques des minorités ethniques. »
Sur l’Ukraine : « Les autorités de Kiev n’ont aucune volonté de mettre en œuvre les accords de Minsk, aucune volonté de lancer un véritable processus politique, dont l’aboutissement pourrait être la mise en œuvre d’un accord sur le statut spécial du Donbass, qui est inscrit dans la loi ukrainienne actuelle, adoptée par la Rada [le Parlement ukrainien]. Les Russes et les Ukrainiens sont fondamentalement un seul peuple. » (On entend la satisfaction de l’auditoire).
Sur la Syrie : « Les États-Unis ne contribuent pas suffisamment à la résolution de la crise syrienne. Il est important qu’aucun des participants à ce processus [de paix syrienne] n’ait le désir ou la tentation d’utiliser divers groupes terroristes ou radicaux quasi terroristes pour atteindre ses objectifs politiques à court terme. »
Sur l’Irak : « Disons que les militants s’enfuient vers l’Irak. Nous disons à nos collègues américains : ‘Les militants sont partis par ici ou par là.’ Mais il n’y a aucune réaction, les militants ne font que s’enfuir. Pourquoi ? Parce qu’ils pensent qu’ils pourraient être utilisés dans la lutte contre [le président syrien Bachar] Assad. C’est très dangereux. »
Sur la Russie pouvant influencer la Corée du Nord pour qu’elle abandonne son programme nucléaire : « Vos membres du Congrès, des sénateurs qui ont l’air si bien, ils ont de beaux costumes, des chemises, ils sont apparemment des gens intelligents. Ils nous ont placés au niveau de la Corée du Nord et de l’Iran. En même temps, ils poussent le président des États-Unis à nous persuader de résoudre avec vous les problèmes de la Corée du Nord et de l’Iran. »
Sur une Corée du Nord nucléaire : « Au sujet de la Corée du Nord, nous ne l’acceptons pas comme un pays nucléaire. Quant aux États-Unis, ils sont allés au-delà des accords précédents [avec la République populaire démocratique de Corée]… et ont provoqué le retrait de la Corée du Nord de ces accords.  Je crois qu’on a entendu dire que les États-Unis allaient arrêter les exercices militaires, mais non… ils ne l’ont pas fait. Il est essentiel d’agir avec prudence dans le cadre du programme nucléaire de la RPDC. »
Sur la Chine : « Je suis pleinement convaincu que la coopération avec la Chine dépasse tout programme politique. Nous resterons toujours des partenaires stratégiques, pour une longue période. Nous avons des approches similaires quant au développement du système international. Nous sommes tous les deux intéressés par des projets [économiques] conjoints, y compris l’intégration de l’OBOR [La Route de la Soie] et de l‘Union eurasienne. »
Sonner les cloches de l’intégration eurasiatique
Et cela nous amène au cœur du Nouveau grand jeu géopolitique eurasien : le partenariat stratégique entre la Russie et la Chine, réaffirmé une fois de plus, et l’approfondissement de l’intégration entre les nouvelles routes de la soie, anciennement OBOR, aujourd’hui Belt and Road Initiative (BRI), et l’Union économique eurasiatique (UEE).
Poutine est visiblement positif sur les avantages pour la Russie de cette interpénétration économique. Il a noté comment « la Russie a été capable de surmonter des crises majeures : l’effondrement des prix de l’énergie et les sanctions commerciales. Mais le pays va dans la bonne direction en mettant davantage l’accent sur la production intérieure. Notre commerce intérieur a augmenté de 3 %. Ça veut bien dire quelque chose ».
Autant que Pékin sur son projet de Route de la soie, Moscou met le paquet  sur son offensive de charme pour élargir l‘Union économique eurasienne. La Turquie pourrait être candidate à l’UEE dans un avenir proche, ainsi que l’Inde et le Pakistan.
Pour souligner à quel point Moscou est totalement à bord de la BRI, Poutine a laissé entendre que cette coopération s’applique aussi bien aux BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qu’à l’OCS (Organisation de coopération de Shanghai) et c’est là que nous voyons les efforts actuels de Moscou pour convaincre New Delhi – également membre des BRICS et de l’OCS – que parier sur les intérêts de la BRI est dans l’intérêt de l’Inde.
Pas plus tard que cette semaine à New Delhi, après la réunion trilatérale entre le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et le ministre indien des Affaires étrangères, Sushma Swaraj, le ministre russe des Affaires étrangères Sergey Lavrov a été catégorique : « Je sais que l’Inde a des problèmes avec le concept de la Route de la soie, nous en avons discuté aujourd’hui, mais le problème spécifique à cet égard ne devrait pas rendre tout le reste conditionnel à la résolution de problèmes politiques. »
New Delhi devrait être à l’écoute, car elle a été l’un des alliés les plus loyaux de Moscou pendant la guerre froide.
Parallèlement, l’Iran est appelé à rejoindre l’UEE dès le mois de février, selon Behrouz Hassanolfat, directeur du Département Europe et Amériques de l’Organisation iranienne pour la promotion du commerce, cité par l’Agence de presse de la République islamique (IRNA).
Comme Asia Times l’a rapporté, l’Inde et l’Iran se synchronisent de plus en plus économiquement par le biais d’une Route de la Soie parallèle en Asie centrale, centrée sur le port de Chabahar. L’Iran est également une plaque tournante essentielle de la BRI et deviendra désormais une plaque tournante de l‘UEE.
Comme Pékin avec sa BRI, Moscou a lancé une offensive de charme pour élargir l’UEE. La Turquie – déjà à bord de la BRI – est, dans un avenir proche, candidate possible à l’UEE, ainsi que l’Inde et le Pakistan.
Même si Poutine a de nouveau avancé la cause de ces multiples pollinisations croisées dans l’intégration eurasienne, l’Inde peut parfois donner l’impression d’être l’étrange partenaire un peu à l’écart. New Delhi vient d’accueillir le premier Sommet ASEAN-Inde sur la connectivité, qui peut être interprété comme une tentative de contrer la BRI. Pourtant, l’émergence d’un bloc anti-chinois en Asie du Sud-est semble difficile à atteindre.
De plus, Moscou ne se réjouit certainement pas d’une alliance « indo-pacifique » entre les États-Unis, l’Inde et le Japon qui pourrait se renforcer. Le récit sous-jacent au scénario de Poutine est on ne peut plus clair : la feuille de route de l’intégration eurasiatique dépend du rapprochement entre la BRI, l’UEE, l’OCS et les BRICS.
 
Pepe Escobar – Le 16 décembre 2017 –