WWIII : Des forces Nucléaires Russes à la frontière d'Israël et des camps Américains illégaux de Syrie. Le Président Poutine déploie un armement de 5ème génération sans équivalent en Syrie.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Des forces Nucléaires Russes à la frontière d'Israël et des camps Américains illégaux de Syrie. Le Président Poutine déploie un armement de 5ème génération sans équivalent en Syrie.

Le Président Macron discute en ce moment même avec le Président Poutine, afin de mettre en œuvre la résolution de l'ONU sur la Ghouta orientale en banlieue de Damas, et se dit prêt à venir contrôler les termes de l'aide humanitaire, et du démantèlement des 15000 Djihadistes, qui se servent des 400000 civils comme boucliers humains. La France comme l'Allemagne ont refusé de s'associer aux contrôles des entrées-sorties de Djihadistes de la Ghouta orientale. Ils laissent donc leurs légionnaires et leurs partisans se débrouiller seuls. 

Si la France «a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils» en Syrie par le régime, «nous frapperons», a réaffirmé mardi Emmanuel Macron devant l’Association de la presse présidentielle. «Nous frapperons l’endroit d’où ces envois sont faits ou là où ils sont organisés. La ligne rouge sera respectée», a dit le président de la République. «Mais aujourd’hui nous n’avons pas de manière établie par nos services la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles», a-t-il ajouté. «Dès que la preuve sera établie je ferai ce que j’ai dit», a-t-il prévenu tout en martelant que «la priorité c’est la lutte contre les terroristes, les jihadistes».

S’agissant du régime syrien, «on saura caractériser les choses avant la fin du conflit. Peut-être qu’on saura davantage après la fin du conflit», mais ça «ça relèvera de la justice internationale», pas des frappes. Le président a également plaidé pour une réunion internationale sur la Syrie, si possible «dans la région. J’ai fait plusieurs propositions», a-t-il dit sans autre précision. «Je ne suis pas obsédé par faire une réunion sur la Syrie à Paris», a-t-il ajouté.

Le bon Pape François, un peu dépassé par les évènements, se plein à notre confrère Lacroix (voir plus bas), que MACRON s'identifie tellement à la Bombe Atomique, qu'il en rêve la Nuit, en disant tout fort dans son sommeil: 

MOI Macron-Président : « L’arme nucléaire, c’est moi ! »

Syrie: les USA abattront les Su-57? impossible ils sont imbattables.

Syrie: les USA abattront les Su-57?

Samedi 24 février, les sources russes ont annoncé le déploiement de deux Su-57 sur la base aérienne de Hmeimim à Lattaquié.

Il s’agit d’un deuxième déploiement du genre après l’arrivée, le 19 février, de deux premiers Su-57, avion furtif de la cinquième génération. Ces chasseurs sophistiqués rallieront ainsi 4 sukhoï 35, 4 sukhoï 25 ainsi qu’une plate-forme de commandement et de contrôle A-50U déjà déployés à Lattaquié. Cette flotte aérienne de haute performance se positionne tout près des frontières avec Israël, au risque de provoquer une onde de panique au sein des cercles militaires israéliens.  

Les sources sécuritaires citées par Debkafile commentent d’ailleurs cet événement qui a tout pour inquiéter à la fois les Israéliens et les Américains, car les Su-57 et autres appareils russes sont suffisamment puissants pour défier les capacités aériennes de Tel-Aviv et de Washington en Syrie.

Et comment ?

Le site israélien qui consacre à l’événement une seconde analyse en l’espace de deux jours, n’hésite pas à accuser tacitement la Russie de vouloir déployer des « mini bombes nucléaires » en Syrie : « les Su-57 sont conçus pour transporter le nouveau missile de croisière à tête nucléaire russe X-50 bien qu’aucun élément ne puisse confirmer que les Su-57 syriens en transportent effectivement ». Mais est-ce là, la vraie intention de Poutine ?

La décision du président russe Vladimir Poutine d’envoyer les Su-57 en Syrie élargit considérablement les capacités de l’État syrien, mais aussi des forces russes. Pour Debka, il y a un semblant de revanche que Moscou est sur le point de tirer après avoir « perdu des dizaines de soldats » le 7 février dernier lors d’une frappe aérienne massive des USA contre l’est de Deir ez-Zor. À ces frappes prenaient part des avions furtifs de type F-22 alors que le Su-57 est surnommé le « tueur de F-22 ».

Plus loin, le site évoque la part qu’occupe la politique syrienne d’Israël dans le déploiement des Su-57 russes à Lattaquié : « il va sans dire que le raid aérien israélien du 10 février qui a visé les positions russo-iraniennes dans l’aéroport de T-4, non loin de Palmyre, y est pour quelque chose aussi. C’est aussi un défi lancé à Israël qui vient de faire l’acquisition des chasseurs de la cinquième génération F-35. » 

Le site conclut son article en se posant la question suivante : « Vladimir Poutine a-t-il ordonné à sa puissante force de frappe aéroportée d’aller se battre contre les États-Unis ou Israël en Syrie ? S’il le fait, ce serait un premier combat grandeur nature entre les Américains et les Israéliens d’une part et les Russes de l’autre. » 

En dépit de l’apparente sérénité de Washington qui a commenté de manière neutre l’annonce de ce second déploiement de Su-57 en Syrie, de nombreux observateurs militaires occidentaux se sont montrés critiques envers la Russie. Accusant le Kremlin d’avoir pris une « décision cynique », Business Insider reproche à Poutine d’avoir cherché à stimuler les ventes d’armes russes et à obtenir des informations sur la puissance aérienne américaine avancée dans la région. Et la revue de menacer : « les Su-57 pourraient s’engager dans des affrontements avec les F-22, et ce, dans l’espace aérien syrien. Les Su-57 pourraient aussi être pris pour cible de missiles ou de drones-suicides tant qu’ils seraient stationnés à Hmeimim. »

Discussion entre Poutine, Macron et Merkel au sujet de la trêve en Syrie

Discussion entre Poutine, Macron et Merkel au sujet de la trêve en Syrie© POOL New Source: Reuters
Emmanuel Macron, Vladimir Poutine et Angela Merkel au G20 à Hambourg, juillet 2017, illustration

Après l'adoption d'une résolution de l'ONU appelant à un cessez-le-feu «sans délai» en Syrie le 24 février, Angela Merkel, Emmanuel Macron et Vladimir Poutine vont discuter de la possibilité d'une trêve le 25 février, ce jour, afin que les Français et les allemands envoient des observateurs dans la poche de la Ghouta, pour vérifier le bon fonctionnement de l'accord du 24 à l'ONU, sur les entrées-sorties contrôlées de la poche de la Ghouta orientale et pour amener l'aide humanitaire aux 400000 civils piégés et retenus de force par les 15000 Djihadistes financés et aidés par la Coalition dont Macron et Fabius sont les champions des Guerres asymétriques avec la Syrie en disant qu'Al NOSRA fait du bon boulot, en l'occurrence ils se servent de populations civiles comme de boucliers humains.

Le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel s'entretiennent le 25 février avec le président russe Vladimir Poutine sur l'application de la trêve en Syrie, a annoncé l'Elysée dans un communiqué. Le Président Macron qui voulait envoyer deux des bombardiers Mirage 2000 de l'Armée Française pour conjurer l'usage d'armes chimiques, basés en Jordanie, sur le six que l'on possède, à noter que le porte avion Charles de gaulle étant en rade de Toulon, en cales sèches depuis plus d'un an et ce jusqu'en septembre 2018, ne pouvant intervenir, pour récupérer en mer les pilotes qui se ferait descendre par la DCA Syrienne, dont Moscou interdit le survol de la Syrie, se retrouve a discuter pour s'allier avec la Russie sur la meilleure façon d'aborder le dossier.

Si la France «a des preuves avérées que des armes chimiques proscrites sont utilisées contre les civils» en Syrie par le régime, «nous frapperons», a réaffirmé mardi Emmanuel Macron devant l’Association de la presse présidentielle. «Nous frapperons l’endroit d’où ces envois sont faits ou là où ils sont organisés. La ligne rouge sera respectée», a dit le président de la République. «Mais aujourd’hui nous n’avons pas de manière établie par nos services la preuve que des armes chimiques proscrites par les traités ont été utilisées contre les populations civiles», a-t-il ajouté. «Dès que la preuve sera établie je ferai ce que j’ai dit», a-t-il prévenu tout en martelant que «la priorité c’est la lutte contre les terroristes, les jihadistes».

S’agissant du régime syrien, «on saura caractériser les choses avant la fin du conflit. Peut-être qu’on saura davantage après la fin du conflit», mais ça «ça relèvera de la justice internationale», pas des frappes. Le président a également plaidé pour une réunion internationale sur la Syrie, si possible «dans la région. J’ai fait plusieurs propositions», a-t-il dit sans autre précision. «Je ne suis pas obsédé par faire une réunion sur la Syrie à Paris», a-t-il ajouté.

«Le Conseil de sécurité vient d’adopter à l’unanimité une résolution demandant une trêve de 30 jours en Syrie», rappelle l'Elysée, qualifiant la résolution de «première étape indispensable», avant d'annoncer que, dès le 25 février, Angela Merkel et Emmanuel Macron «s'entretiendront avec le président Poutine sur la mise en œuvre de cette résolution et sur la feuille de route politique indispensable  pour instaurer une paix durable en Syrie».

Les besoins sont immenses, notamment dans la région de la Ghouta

«Nous serons dans les prochaines heures et les prochains jours extrêmement vigilants sur sa mise en œuvre concrète», prévient le communiqué qui affirme que la trêve «doit être respectée» et que «les convois humanitaires doivent pouvoir parvenir sans attendre dans les localités les plus touchées par les violences et les pénuries. Les évacuations médicales d’urgence doivent être mises en œuvre sans entrave».

Le communiqué, qui dénonce «les bombardements indiscriminés [sic] du régime syrien», souligne que «les besoins sur le terrain sont immenses, notamment dans la région de la Ghouta à l’est de Damas.»

🔴 Résolution du Conseil de sécurité de l'#ONU 🇺🇳 sur un cessez-le-feu en #Syrie 🇸🇾 : L'objectif du texte est de permettre «la livraison régulière d'aide humanitaire, de services et l'évacuation médicale des malades et blessés» ➡️ (link: https://francais.rt.com/international/48293-conseil-securite-onu-adopte-unanimement-resolution-cessez-le-feu-syrie) francais.rt.com/international/… … 
8:39 PM · 24 févr. 2018 La résolution de l'ONU s'est fait attendre

«Tous les pays concernés doivent agir pour la pleine mise en œuvre des engagements pris dans les jours qui viennent, à commencer par les garants d’Astana, la Russie, la Turquie et l’Iran», note également l'Elysée, alors qu'il aura fallu plus de 15 jours d'échanges sans initiative forte de membres du Conseil de sécurité pour aboutir à une résolution de l'ONU le 24 février.

Le texte de l'ONU se borne à «réclamer» une trêve «sans délai», avec pour objectif «de permettre la livraison régulière d'aide humanitaire, de services et l'évacuation médicale des malades et blessés les plus graves».

Lire aussi : Le Conseil de sécurité de l'ONU adopte à l'unanimité une résolution sur un cessez-le-feu en Syrie

Poutine à Macron et Merkel sur la trêve en Syrie: la lutte antiterroriste continuera.
© Sputnik. International URL courte 24502

Lors de la conversation téléphonique qu'il a eue avec Emmanuel Macron et Angela Merkel sur le cessez-le-feu en Syrie, Vladimir Poutine a indiqué que la trêve ne s’appliquerait pas aux opérations menées contre les terroristes.

La trêve en Syrie instaurée pour une durée de trente jours ne concernera pas les opérations ayant pour objectif de lutter contre les terroristes, a indiqué le Président russe au cours de l'entretien téléphonique qu'il a eu ce dimanche avec le chef de l'État français et la chancelière allemande, a rapporté le service de presse de Kremlin.

Au cours de cette conversation, le Président russe a informé ses interlocuteurs des mesures concrètes prises par la Russie pour évacuer les populations civiles, leur livrer de l’aide humanitaire, ainsi que fournir une assistance médicale aux habitants de la Syrie.

«En même temps, le fait que la suspension des actions militaires ne s’applique pas aux opérations contre les terroristes» a été particulièrement mis en relief, a indiqué le service de presse de Kremlin.

En outre, toujours selon le service de presse du Kremlin, les interlocuteurs se sont réjouis de leur collaboration qui a rendu possible l’adoption de la résolution 2401.

Le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté le 24 février à l'unanimité une résolution instaurant un cessez-le-feu humanitaire d'un mois en Syrie.

Cette mesure, souligne le document, créera les conditions pour «une livraison immédiate de l'aide humanitaire» à la population ainsi que «pour l'évacuation des personnes gravement malades et blessées».

L’Arabie saoudite perd sa dernière position en Syrie

L’Arabie saoudite perd sa dernière position en Syrie

« Les groupes terroristes soutenus par l’Arabie saoudite sont à l’origine de l’escalade des tensions dans la Ghouta orientale », indique Euronews.

Euronews a publié un article sur les récentes évolutions dans la Ghouta orientale, en Syrie, disant que les groupes terroristes soutenus par l’Arabie saoudite étaient à l’origine de l’escalade des tensions dans la Ghouta orientale.

« L’un des facteurs qui mettent de l’huile sur le feu des conflits dans la Ghouta orientale est la présence du groupe terroriste Jaych al-Islam, qui n’a jusqu’ici pas reçu l’aval de son maître saoudien pour se retirer de cette région en crise. Le gouvernement syrien a encerclé la Ghouta orientale en 2013 où il a réussi à bloquer les percées des “opposants” dans plusieurs régions de Syrie. Pendant les trois dernières années, l’armée syrienne et ses alliés sont arrivés à faire céder les “opposants” et à les transférer à Idlib, en les soumettant à une pression accrue. Mais la Ghouta orientale y fait exception : ni les “opposants” ne cèdent, ni l’armée ne cesse de les attaquer. Les forces alliées de Bachar al-Assad, bien qu’elles aient enregistré des victoires remarquables à Palmyre, à Homs, à Deir ez-Zor et à Alep, n’ont pas encore réussi à reprendre le contrôle de cette enclave. La Ghouta orientale fait partie des zones de désescalade agrées par l’Iran, la Russie et la Turquie au cours des pourparlers d’Astana. Cependant, les tensions ont connu une hausse sans précédent dans cette banlieue de Damas, après une accalmie relative en 2017. Le gouvernement syrien n’a pas encore réussi à faire céder les rebelles dans la Ghouta orientale. Les “opposants” armés, pour leur part, n’acceptent pas de cesser leurs attaques au mortier contre l’est de Damas. Reste à savoir pourquoi aucune de ces parties ne veut reculer d’un iota de ses positions.

La bataille de Damas et l’encerclement de la Ghouta

La Ghouta est encerclée depuis 2013 par l’armée syrienne et ses alliés. Un an après le début de la bataille de Damas et l’explosion du bâtiment de la sécurité nationale de la Syrie, où se trouvaient au moment de l’explosion plusieurs hauts responsables militaires et sécuritaires syriens, les forces de l’armée syrienne sont arrivées à déloger les “opposants” de la capitale et à les faire reculer vers la banlieue de Damas. C’est le moment où l’enclave syrienne de la Ghouta a fait l’objet d’un blocus. À cette époque-là, les rebelles syriens ont été reconnus par les agences de presse internationales comme des éléments de l’Armée syrienne libre (ASL).

Qui sont les “rebelles” opérant dans la Ghouta ?

Jaych al-Islam : Il s’agit d’un groupe terroriste très organisé, équipé et puissant et d’un acteur de premier plan dans les évolutions de la Ghouta orientale. Jaych al-Islam ne dément pas les fonds qu’il reçoit de la part de l’Arabie saoudite et Riyad ne dément pas non plus son soutien appuyé à ces rebelles. Zahran Allouche, fondateur de cette organisation militaro-politique wahhabite, a été abattu en décembre 2015 lors d’un raid aérien de l’aviation syrienne sur la banlieue de Damas. Son frère, Mohammed Allouche, a pris officieusement la direction de Jaych al-Islam et il représente le groupe dans les négociations pour la paix à Astana. Zahran et Mohammed ont été tous les deux diplômés des écoles religieuses d’Arabie saoudite. Jaych al-Islam est composé de plus de 10 000 combattants aguerris.

Faylaq al-Rahman : Il s’agit d’un groupe fondamentaliste, formé en 2013, et il est composé d’environ 9 000 éléments. On ne sait pas beaucoup de choses sur les relations extérieures de ce groupe. En juillet 2017, lorsque Jaych al-Islam et la Russie sont tombés d’accord sur la création d’une zone de désescalade dans la Ghouta, Faylaq al-Rahman a déclaré ne pas être au courant.

Hayat Tahrir al-Cham : Les éléments de ce groupe sont majoritairement les anciens combattants du Front al-Nosra (branche d’al-Qaïda en Syrie). Bien qu’ils ne soient pas aussi nombreux dans la Ghouta qu’à Idlib, leurs compétences dans des techniques de combat telles que le forage de tunnels tous-terrains font des forces de Hayat Tahrir al-Cham les principaux acteurs des évolutions de la Ghouta orientale.

Ahrar al-Cham : Cette organisation terroriste est active plutôt dans le district de Harasta, dans l’ouest de la Ghouta. Ahrar al-Cham est à l’origine de plusieurs attaques au mortier contre Damas.

La Ghouta, dernière position de l’Arabie saoudite en Syrie

Les guerres par procuration que déclenche l’Arabie saoudite, dans une région ou une autre, sont depuis des années un facteur influençant les équations de la région.

Plus l’armée syrienne enregistre de victoires sur les champs de bataille, plus l’Arabie saoudite y perd son influence. La Ghouta orientale serait donc la dernière position de l’Arabie saoudite en Syrie. Jaych al-Islam n’a apparemment reçu aucune directive de la part des Saoudiens pour un retrait de la Ghouta orientale. Les rebelles de ce groupe sont la menace la plus proche, géographiquement parlant, pour le gouvernement syrien.

L’histoire d’Alep se répète-t-elle dans la Ghouta ?

Alep, la plus grande ville de la Syrie, a été libérée en décembre 2016 par l’armée syrienne, à l’issue de quatre années de conflit. La partie orientale de cette ville était pratiquement sous l’emprise des groupes armés.

Nombreux furent les experts politiques qui disaient que la libération d’Alep mettrait fin à la guerre en Syrie. Aujourd’hui, plus d’un an après la libération d’Alep, il paraît que la fin des conflits dans la Ghouta orientale pourrait mettre un terme à la crise en Syrie. »

Les nouvelles menaces nucléaires
En quoi consiste l’évolution de la posture américaine ?

Le Pentagone a publié vendredi 2 février sa nouvelle « posture nucléaire » qui vise à doter les États-Unis de nouvelles armes de faible puissance en « réponse » au réarmement de la Russie. La Nuclear Posture Review (NPR) affirme prendre en compte la détérioration de l’environnement stratégique et la menace d’une escalade nucléaire limitée, du fait notamment du renforcement de l’arsenal nucléaire nord-coréen et de la place centrale de l’arme nucléaire dans la politique de défense russe.

Face à des adversaires qui envisagent le recours à des frappes nucléaires limitées, la NPR propose de ne plus se contenter de la « triade nucléaire stratégique » composée de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), de missiles balistiques intercontinentaux basés à terre et de bombardiers stratégiques. Il s’agirait de développer des armes nucléaires nouvelles de faible puissance et à visée tactique, pour assurer « la flexibilité et la diversité des capacités nucléaires » américaine.

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À court terme, le Pentagone va modifier un petit nombre d’ogives de missiles mer-sol balistiques stratégiques (MSBS) « afin de fournir une option de faible puissance » et pour « disposer d’une option de réponse rapide capable de pénétrer les défenses de l’adversaire ».

À plus long terme, les États-Unis chercheront à se doter d’un missile de croisière à lanceur naval (SLCM) à charge nucléaire. Par ailleurs, les États-Unis poursuivront la modernisation de l’arsenal nucléaire existant, initiée par l’administration Obama, après avoir mis en avant un agenda favorable au désarmement nucléaire.

Quelle est la doctrine russe ?

Depuis 1991, la Russie a renforcé la place des armes nucléaires dans sa politique de défense. La doctrine militaire envisage depuis 2000 l’emploi d’armes nucléaires dans les conflits régionaux conventionnels : elle pose que la menace d’une frappe nucléaire limitée devrait favoriser la désescalade d’un conflit régional.

Vladimir Poutine a même reconnu, au printemps 2015, qu’il était prêt à mettre les forces nucléaires russes en alerte pendant l’annexion de la Crimée en cas d’escalade de la crise. La Russie vise à s’assurer la maîtrise complète de son étranger proche par un mélange d’intimidation nucléaire, de capacités conventionnelles et de moyens d’action clandestins.

Selon Washington, la Russie contourne les obligations du traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI) signé en 1987 entre les États-Unis et l’URSS. Il s’agit du dernier élément du régime de maîtrise des armements en Europe encore en place, avec le traité New Start signé en avril 2010 et expirant en février 2021.

Que fait la France ?

La France s’en remet à une posture dite de « stricte suffisance » en faisant reposer le format de son arsenal, en volume et en caractéristiques techniques et opérationnelles, sur l’appréciation de ce que constitueraient, pour tout adversaire potentiel, des dommages inacceptables. L’arme nucléaire a une fonction strictement défensive visant à décourager une agression d’origine étatique contre les intérêts vitaux du pays.

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L’arsenal nucléaire français a deux composantes, la composante océanique avec quatre sous-marins nucléaires lanceurs d’engins (SNLE), et la composante aéroportée avec deux escadrons de chasse. Il offre un degré de flexibilité jugé suffisant pour mener à bien une frappe d’avertissement nucléaire et la conduite de représailles visant les centres de pouvoirs adverses.

La modernisation prévue des deux composantes nécessitera des financements croissants. Les dépenses d’équipement liées à la dissuasion devraient passer de 3,9 milliards d’euros en 2017 à près de 6 milliards d’euros en 2025, soit une augmentation annuelle continue d’en moyenne 300 millions d’euros jusqu’en 2025.

Quelle est la doctrine du Royaume-Uni ?

La doctrine nucléaire du Royaume-Uni repose sur des principes proches de ceux de la France. La détention d’armes nucléaires vise à prévenir un conflit qui porterait atteinte aux intérêts vitaux de la Nation. Le Royaume-Uni privilégie la notion de recours ultime mais n’exclut pas un usage sous-stratégique ou pré-stratégique, y compris en première frappe, contre des États nucléaires et non nucléaires qui menaceraient leurs intérêts vitaux.

Depuis la décision en 1995 de supprimer la composante aéroportée, la dissuasion nucléaire britannique repose sur la seule composante océanique composée de quatre SNLE, équipés de missiles Trident, de conception américaine. Londres a renoncé à maîtriser l’ensemble de la filière technologique nucléaire et intégré l’usage de ses forces à la réponse qu’apporterait l’Otan en cas d’agression. Le parlement a approuvé en juillet 2016 le renouvellement du programme nucléaire Trident pour un coût d’au moins 41 milliards de livres (47 milliards d’euros).

Que sait-on de l’arsenal nucléaire nord-coréen ?

La série d’essais de missiles réalisée en 2017 suggère que la Corée du Nord aurait réussi à développer des missiles à portée intercontinentale capables de frapper le territoire des États-Unis, même si des doutes subsistent sur la capacité du vecteur, - le missile Hwasong 15 –, à porter une charge nucléaire sur une telle distance et à frapper précisément une cible.

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Par ailleurs, la Corée du Nord a conduit six essais nucléaires depuis 2006. Le dernier essai, en date du 3 septembre 2017, a dégagé une puissance estimée entre 100 et 370 kilotonnes.

En quoi consiste le traité d’interdiction des armes nucléaires adopté en juillet 2017 ?

122 États membres de l’ONU sur 192 ont adopté, le vendredi 7 juillet 2017, un traité d’interdiction des armes nucléaires. Ce texte, ouvert à la ratification le 20 septembre 2017, entrera en vigueur quand il aura été ratifié par cinquante États et ne s’appliquera qu’à ceux qui l’auront signé et ratifié.

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Le traité vise à mettre les armes nucléaires hors la loi comme le sont les armes biologiques depuis 1972 et les armes chimiques depuis 1993. L’Autriche, le Brésil, le Mexique, l’Afrique du Sud, la Suède, l’Irlande et la Nouvelle-Zélande ont été en pointe pour le défendre.

Sa portée devrait rester essentiellement symbolique car les neuf pays détenteurs de la bombe, les cinq puissances nucléaires membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Chine) et les quatre autres (Israël, Inde, Pakistan et Corée du Nord), n’ont pas adhéré au traité, de même que les pays de l’Otan et le Japon.

Les partisans du traité affirment que l’établissement d’une norme juridique internationale forte fera monter la pression sur les États détenteurs. Ses détracteurs estiment que le désarmement nucléaire doit être progressif et négocié pour tenir compte des impératifs de la sécurité internationale.

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Le Traité de non-prolifération nucléaire

Signé en 1968 et entré en vigueur en 1970, le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) repose sur la distinction entre les États dits dotés de l’arme nucléaire, ayant effectué un essai nucléaire avant le 1er janvier 1967, et les autres États, dits non dotés : les premiers (États-Unis, URSS, Royaume-Uni, France, Chine) s’engagent à ne pas aider un autre pays à acquérir des armes nucléaires ; les seconds s’engagent à ne pas développer d’armes nucléaires.

Malgré le TNP, quatre États se sont dotés officieusement de l’arme nucléaire (le Pakistan, l’Inde, Israël, non-signataires du traité, et la Corée du Nord, retirée du TNP en 2003).

D’autres pays ont depuis renoncé à leur programme nucléaire militaire, comme le Brésil, l’Argentine, l’Afrique du sud, la Suisse et la Suède. L’Iran est considéré comme tout près du seuil d’acquisition de l’arme.

François d’Alançon