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WWIII : DOUDOU dîna dit-on du dos d'un dodu dindon. Didon dîna dit-on de dix dos dodus de dix dodus dindons. La Guerre est dans toutes les Basses Cours des Régimes Pseudos Démocratiques.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : DOUDOU dîna dit-on du dos d'un dodu dindon. Didon dîna dit-on de dix dos dodus de dix dodus dindons. La Guerre est dans toutes les Basses Cours des Régimes Pseudos Démocratiques. DOUDOU a parlé, c'est l'aimable Surnom d'Edouard Philippe, qui n'est ni Auguste, ni éclairé par ses lanternes, car l'année passée on bradait le budget de l'Armée, et cette Année il est question de le décuplé. Bien Entendu comme dit Philippe le bon Peuple ne comprend rien à rien, et il vaut mieux, car cette année 2018, après que la conscription qui devait être facultative et durer au plus un jour, on est passé à une conscription de masse qui va durer toujours. Edouard se rend compte que les combattants Musulmans, à force d'être pris pour des billes, qui laissent leurs cartes d'identités sur les scènes de crimes, et que l'on a formé en Syrie, en Libye, et en Afghanistan, sont devenu plus nombreux et en veulent à leur commissionnaires de ne pas les avoir laissé faire, et obtenir pour monter au ciel et se prévaloir de 70 vierges, la création de leur Etat Islamique, et la reconnaissance du Dieu de Mohamed sur terre, qui est par ailleurs le même que celui des Juifs, à l'exception de celui des Chrétiens, selon tous les Rabbins pharisiens du Nouvel Ordre Mondial et de Gog et Magog.

DOUDOU A L'ARMEE :Édouard Philippe : « Si l’Europe ne s’intéresse pas à la guerre, la guerre ne manquera pas de s’intéresser à l’Europe, et si la guerre ça compte pour du beure alors le beure ça compte dans la guerre ». Pour cet officier d'artillerie sur papier d'Arménie, il faut à la France de la Chair à Canon, et non pas des nanas canons car il préfère les frères Ramadan, à faire le ramadan. Une majorité de conscrits actuels des banlieues, ont répondus à la voix de la France pour aller tuer de l'Arabe Shiite si Bachar Al Assad emploie les armes chimiques qu'il emploie.

Invité à s’exprimer, lors de la Conférence sur la sécurité de Munich, ce 17 février, le Premier ministre français, Édouard Philippe a appelé les pays membres de l’Union européenne à s’engager davantage dans les opérations militaires. "Nous le ferons également en Syrie, mais pas avec notre navire Amiral, le porte avions Charles de Gaulle sous commandement Américain, en cale sèche depuis un an, dont il reste encore neuf mois pour qu'il se fasse une beauté, avant de pouvoir se faire couler."

« L’Europe se retrouve face à elle-même. Et, au pied du mur », a ainsi estimé le Premier ministre. « Disons les choses franchement: si l’Europe de la Défense ne s’accompagne pas d’un engagement opérationnel plus important des Etats membres, elle demeurera longtemps un sujet de colloque », a-t-il continué, avant de rappeler qie les forces françaises sont « engagées sur un très grand nombre de fronts où elles paient le prix du sang », comme au Sahel et au Levant.

« Si l’Europe ne s’intéresse pas à la guerre, la guerre, elle, ne manquera pas de s’intéresser à l’Europe », a ensuite lancé M. Philippe, en paraphrasant Trotski, dont il n’est pas « adepte fervent » de ses théories.

Aussi, et comme l’avait fait, la veille, Florence Parly, la ministre des Armées, M. Philippe a plaidé en faveur de l’Initiative européenne d’intervention, qui, proposée par le président Macron, vise à « rapprocher les travaux des armées des Etats les plus engagés. »

« Les rapprocher pour qu’au début de la prochaine décennie, l’Europe dispose d’une force d’intervention commune, d’un budget de défense commun et d’une doctrine commune », a explique le Premier ministre. « On ne construira pas la défense européenne par de nouvelles structures » mais « en agissant ensemble (…) aussi et avant tout sur les théâtres d’opération », a-t-il poursuivi.

Et cela s’adresse aussi au Royaume-Uni, qui va quitter l’Union européenne. « Malgré le Brexit, nous comptons sur la communauté d’intérêts qui nous unit pour que le lien étroit noué entre nos deux pays soit maintenu et même renforcé », a avancé M. Philippe.

Concernant cette Initiative européenne d’intervention, Mme Parly a expliqué qu’il « s’agit de faire émerger une culture stratégique commune parmi les Européens », afin que « les plus désireux et les plus capables d’intervenir en opération soient prêts, le jour où ils devront le faire. »

« Partager notre appréciation des situations. Développer une même compréhension des crises. Une même analyse des menaces. Un même sentiment d’urgence. Un même plan d’action. Des réflexes communs. Des outils partagés. C’est un gros travail à mener », a estimé la ministre française.

« Cette capacité à intervenir en commun, elle est parfaitement cohérente avec la Coopération Structurée Permanente européenne, puisqu’elle en épouse d’une certaine manière la philosophie. Elle est aussi parfaitement cohérente avec l’Otan – où la réalité a toujours été que certains pays étaient, par choix, plus intégrés et plus agissants que d’autres », a encore fait valoir Mme Parly.

Cette Initiative européenne d’intervention doit aussi permettre aux Européens de faire face aux menaces dans leur voisinage immédiat « y compris lorsque les États-Unis ou l’Alliance souhaiteront être moins impliqués », a continé Florence Parly. Ce qui suppose une « autonomie stratégique », c’est à dire « une capacité à intervenir sans obliger les États-Unis à venir à notre chevet, sans qu’ils détournent leurs moyens ISR ou leurs ravitailleurs d’autres missions, ailleurs. »

Enfin, la ministre des Armées a précisé que cette Initiative ne dépendrait « ni de l’UE, ni de l’Otan », même si les « capacités et les habitudes développées dans ce cadre profiteront bien aux deux organisations. »

Pour les Juifs l'Iraq et Ismaël sont tombés, la descendance des Arabes Musulmans est à terre et donc celle d'Abraham, et les Iraniens Musulmans, ne sont pas de la descendance d'Ismaël qui signifie "Dieu a entendu" et de Agar, esclave de Pharaon. Il en résulte que seule la descendance d'Abraham par Isaac, qui ne représente moins que 1% des Juifs actuels, en cherchant bien, peut acquérir la promesse de D.ieu, de leur donner "une terre promise, mais pas due", car ils ont échoués aux tests du veau d'or, et de tous les autres tests, en attendant toujours le Maschia,  le Nom de leur Seigneur et Sauveur YAHUSHUA Ha Maschia, "the messiah", en Français "le messie".

Pas de chance un des leurs et un Rabbi des plus influents Rabbi Yitzhak Kaduri , a eu un songe et à reçu la visite de notre seigneur Jésus Christ qui lui a dit que c'était Yeshua le Messiah!, en autres termes que le Messie des Chrétiens, notre seigneur Jésus Christ et également celui des Juifs, celui là même qui a été crucifié sur demande des Juifs et du sanhédrin de l'époque, comme personnage inculte, blasphématoire et hérétique, parlant mal l'araméen, ayant un accent provincial pour parler l'hébreux, ne comprenant rien au grec parlé par l'élite, ne sachant pas écrire et à peine lire, ce qui justifie qu'aucun testament de Jésus Christ écrit de sa main sans passer par la plume d'un apôtre, qui lui même avait une trentaine de nègres pour parvenir à un écrit sous un nom célèbre.

Les Juifs qui essaient de comprendre quelque chose au bout de 35 siècles de réinterprétation constante de la Thora orale et écrite, avec des courants qui ont complètement disparus comme celui des Esséniens, se disent que ce Rabbi Yitzhak leur a joué un mauvais coup et que le Messie qu'il attendent ne peut être déjà venu. Ils se disent aussi qu'il faut virer Bibi avant que les malheurs ne frappent encore ceux qui sont dans le doute de subir plusieurs Shoahs afin que le D.ieu Argent des Rothschild ne soit pas celui qui doit sévir sur le Temple reconstruit de la main des hommes, pour des sacrifices qui ne sont que ceux du Peuple Hébreux.

Les Chrétiens selon la Thora cachée, adoreraient un Dieu Satanique qu'on veut bien croire que c'est le Dieu actuel de l'Eglise Catholique et du Nouvel Ordre Mondial, et que leur Messie de l'époque, un dénommé Jésus de Nazareth, viré par les siens de son village, n'était qu'un gredin inculte et blasphémateur qui se prenait pour le roi des Juifs, qui travaillait le jour du sabbat, qui généra des scandales dans le Temple de Jérusalem en disant que son Père le D.ieu des Juifs, et D.ieu lui-même ne pardonnerait pas au Pharisiens et aux Saducéens, leurs comportements contraire à la Loi Juive, qu'il venait pour accomplir la Loi et non pour la détruire tout en virant les marchands du Temple et devenant par essence divine le seul chemin pour aller au D.ieu des Juifs, et que tous ceux  se référant à son enseignement pouvait directement aller à Dieu sans passer par les Rabbis et sans être Juifs et sans se faire circoncire, et sans passer par des Eglises si elles n'étaient pas directement issues de l'Eglise de Jésus-Christ originale, et non d'Eglises d'ETAT comme celle de Constantin et des différents schismes.

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16 Février

L'Union européenne a évoqué vendredi une possible aide financière pour reconstruire la Syrie, à condition qu'il y ait une accalmie dans les combats et que la Russie s'assure que le président Bachar al Assad s'engage dans le processus de paix lancé sous l'égide des Nations unies. /Photo diffusée le 14 novembre 2017/REUTERS/SANA/

SOFIA (Reuters) - L'Union européenne a évoqué vendredi une possible aide financière pour reconstruire la Syrie, à condition qu'il y ait une accalmie dans les combats et que la Russie s'assure que le président Bachar al Assad s'engage dans le processus de paix lancé sous l'égide des Nations unies.

Federica Mogherini, porte-parole de la diplomatie européenne, accueillera les 24 et 25 avril à Bruxelles une conférence internationale sur la Syrie.

Lors d'une conférence de presse vendredi à Sofia, en Bulgarie, elle a déclaré qu'elle était prête à solliciter des Etats européens non seulement un financement pour l'aide humanitaire mais également pour la reconstruction de la Syrie après bientôt sept ans de guerre, "tout particulièrement dans les régions libérées de Daech", le groupe djihadiste Etat islamique.

"Pour cela, il faut pourtant qu'il y ait des améliorations sur le terrain, alors que ce n'est vraiment pas le cas aujourd'hui", a-t-elle dit. "En ce moment, on ne constate aucune désescalade, bien au contraire", a ajouté Federica Mogherini.

Lors d'une réunion l'an dernier à Bruxelles, l'UE s'est engagée à verser 1,2 milliard d'euros pour la Syrie en 2017.

Federica Mogherini a rappelé que l'UE soutenait l'opposition syrienne afin qu'elle présente un front uni face au président Assad dans les négociations de Genève menées sous les auspices de l'Onu.

Elle a déclaré que l'UE n'avait "aucune influence, aucun contact avec le régime syrien".

BACHAR AL ASSAD REPOND: Vous n'avez pas honte de ce que vous avez fait les Américains, et les Européens, ainsi que les Juifs, vous avez décimé ma population en m'envoyant d'abord vos mercenaires de Al Qaïda et de Al Nosra, qui soit disant Fabius le tortionnaire faisaient du bon boulot. Puis vous avez créé avec la CIA, DAESH en lui donnant l'Irak, et ces armées nous ont attaquées, puis comme elles n'avançaient plus, vous les Américains et les Français, vous les avez aidées, en faisant croire que vous les pourchassiez. Votre Pape nous a persécuté, car lui aussi soutenait Daesh, vous n'êtes que des meurtriers, assoiffés du pétrole, de gaz et du Grand Israël que vous vouliez vous approprié sur le dos de la Syrie.

Comment pouvez-vous imaginer que nous voudrions une seule pièce de monnaie de votre Coalition meurtrière pour nous reconstruire, alors que la Russie et la Chine qui nous aident ont déjà tout prévu.

Vous n'êtes que des faiseurs de Mort et des colporteurs de Satan-Lucifer. Votre Œuvre c'est celle de la Franc-Maçonnerie et des illuminati qui mettent en place le Plan Albert Pike pour décimer l'humanité et la réserver à un petit groupe de privilégiés. Votre seule destinée, c'est la MORT, et vous mourrez, et la Guerre civile que vous allez déclencher dans vos propres Pays se retournera contre vous et l'Histoire ne retiendra de vous que les meurtres que vous aurez commis, et les génocides qui vous précèdent. Vous êtes la MORT et vous l'êtes déjà.

Voici votre Bilan :

Six ans de guerre en Syrie et un effroyable bilan
Publié le par Cathy Lafon.

Six ans de guerre en Syrie et un effroyable bilan

La guerre en Syrie a tué près de 17 000 enfants en six ans. Alep, le 3 juin 2014.

Archives BARAA AL-HALABI

La rébellion déclenchée en Syrie contre Bachar el-Assad, en 2011, est devenue la guerre la plus destructrice et  sanglante du début du 21e siècle. Les négociations de paix n’aboutissent toujours pas

Le conflit en Syrie a débuté le 15 mars 2011 par des manifestations pacifiques contre le régime dictatorial de Bachar el-Assad. Mais le "Printemps arabe" syrien  n’a jamais fleuri. Violemment réprimé, le soulèvement s’est transformé en lutte armée, et six ans plus tard, le pays est plongé dans l’horreur. Les  plans de  paix se succèdent, mais rien n’y fait : effroyable, la guerre qui entre dans sa septième année, a déjà fait près de 500  000 morts et 12 millions de déplacés, dans un pays devenu une vaste "salle de torture", selon la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie.

Le symbole d’Alep, ville martyre

En 2012, les rebelles s’emparaient de l’est de la ville d’Alep, deuxième ville du pays, faisant alors trembler le régime du président Bachar el-Assad. Après quatre années de combats, en décembre 2016, l’armée a repris le contrôle total de l’ensemble de la ville syrienne, marquant un tournant dans le conflit. Alep est désormais réunifiée, mais les conditions de vie y restent très difficiles : la priorité des habitants est avant tout de se fournir en eau et en électricité, tandis que le gouvernement a bien du mal à rétablir les services de base.

L'armée du régime syrien bombarde la zone de Qabun,tenue par les rebelles, à l'est de Damas, le 6 mars 2017.
L’armée du régime syrien bombarde la zone de Qabun, tenue par les rebelles, à l’est de Damas, le 6 mars 2017.Crédit photo : MOHAMMED EYAD AFP or licensors

S’il existe encore des check-points dans la ville d’Alep, les contrôles de sécurité y sont toutefois moins nombreux qu’à Damas ou Lattaquié, et la menace semble éloignée. Le régime de Bachar el-Assad, soutenu par l’Iran et la Russie depuis 2015, a gagné la principale bataille face aux insurgés, soutenus par les pays du Golfe, la Turquie et des pays occidentaux. Autour de Damas, les redditions se sont également multipliées.

Mais le reste du pays reste déchiré par des combats impliquant des belligérants locaux, régionaux et internationaux. Depuis le 10 mars, près de 300 familles de djihadistes ont quitté Raqqa, la "capitale" de Daesh, alors que se prépare l’assaut des Forces démocratiques syriennes (FDS), sur le principal fief de Daesh en Syrie, avec l’appui des Américains.

Près de cinq ans de négociation de paix en échec
Depuis 2012, la communauté internationale cherche une issue négociée à la guerre en Syrie.
Depuis 2012, la communauté internationale cherche une issue négociée à la guerre en Syrie.Crédit photo : AFP AHMAD ABOUD

Les premières discussions sur la Syrie aux Nations-Unies se sont ouvertes en juin 2012. Menées par le secrétaire général d’alors, Kofi Annan, elles avaient abouti à un plan de paix en six points (transition, politique, libération de prisonniers….). Proposée par le Conseil de sécurité de l’ONU, la Turquie, la Ligue arabe et l’Union européenne, l’initiative est restée lettre morte.

En février 2014, un nouveau cycle de négociations, entre l’opposition et le régime, "Genève 2", s’était ouvert, à l’initiative de l’envoyé spécial de l’ONU en Syrie, Lakhdar Brahimi. En vain. Les émissaires des deux parties ayant campé sur leurs positions, le médiateur de l’ONU a démissionné en mai 2014. Le 27 février 2016, une trêve initiée par Washington et Moscou entrait en vigueur en Syrie pour la première fois en cinq ans de guerre, accompagnée d’un nouveau round de négociations, "Genève 3", orchestré par Staffan de Mistura, le successeur de Lakhdar Brahimi. Mais les deux avortent, faute d’accord.

Les pourparlers qui avaient repris fin février 2017 à Genève, pour un quatrième round, étaient aussitôt compromis, les attentats et les bombardements endeuillant à nouveau le pays. Le 25 février, des attentats suicides attribuées au groupe jihadiste Fatah el-Sham faisaient plus de trente morts à Homs (ouest), tandis que la veille, un attentat de Daesh avait fait quatre-vingt-trois victimes à Al-Bab (nord), la ville reprise par la Turquie à Daesh au terme d’un siège de deux mois.

Un bus de pèlerins chiites a été visé lors du double attentat de Damas, samedi 11 mars 2017.
Un bus de pèlerins chiites a été visé lors du double attentat de Damas, samedi 11 mars 2017.Crédit photo : AFP

Depuis, alors que les pourparlers menées par l’ONU s’enlisent et que les négociations n’aboutissent pas, la recrudescence des violences laisse entrevoir peu d’espoir pour la suite, l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, qui a interdit l’entrée de tout Syrien sur le territoire américain, ajoutant une autre incertitude. Les Etats-Unis qui soutiennent en principe les rebelles kurdes, n’ont rien annoncé depuis l’accession du milliardaire à la Maison-Blanche.

Tout récemment, ce samedi 11 mars, un kamikaze s’est exploser, à Damas, la capitale syrienne, tuant 74 personnes, en majorité des pèlerins chiites irakiens, dans l’une des attaques les plus sanglantes qui ont frappé la capitale syrienne en six ans de guerre.

Près d’un demi-millions de morts et de disparus
La guerre en Syrie a fait plus de 320 000 morts depuis 2011.
La guerre en Syrie a fait plus de 320 000 morts depuis 2011.Crédit photo : ARchives AFP

Environ 450 000 personnes ont été tuées et deux millions d’autres blessées. Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH

Comme dans toute guerre, il est difficile de faire un décompte exact des victimes du conflit syrien, qu’elles soient civiles ou militaires. "Une chose est sûre, assure l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), en nombre de tués, la guerre de Syrie s’apparente désormais à celui de la guerre d’Espagne (1936–1939)".

En six ans de guerre civile, "environ 450 000 personnes ont été tuées et deux millions d’autres blessées" en Syrie, selon le bilan de l’organisation proche de l’opposition modérée et basée à Londres. Si ces chiffres restent des évaluations, l’OSDH est parvenu à documenter la mort de 321 001 personnes entre le 18 mars 2011 et le 13 décembre 2016. Pour la majorité d’entre elles, non pas des civils, mais bien des combattants des différents camps en présence.

Dans les rangs d’Assad, l’OSDH compte 60 900 soldats du régime morts dans les combats, 45 000 miliciens syriens et plus de 8 000 combattants étrangers. De l’autre côté, près de 55 000 rebelles et autant de djihadistes, la plupart appartenant à Daesh ou au Front Fateh al-Cham, ex-Al-Qaïda en Syrie, ont succombé. Ce nouveau bilan est en hausse de 9 000 victimes depuis décembre 2016 qui a vu l’instauration d’un fragile cessez-le-feu.

L’ONG évalue à 96 000  le nombre de civils tués dans le conflit, dont 17 000  enfants et 10 540 femmes adultes.

Emprisonnés et morts sous la torture

Le 7 février 2017,  Amnesty International accusait le régime syrien d’avoir pendu quelque 13 000 personnes en cinq ans dans une prison gouvernementale près de Damas, dénonçant une "politique d’extermination". Ces pendaisons s’ajoutent aux 17 700 personnes tuées dans les geôles du régime, déjà décomptées par l’organisation. Intitulé "Abattoir humain : pendaisons et extermination de masse à la prison de Saydnaya", le rapport de l’ONG, qualifié de "totalement faux" par le régime syrien, se base sur des entretiens avec 84 témoins, parmi lesquels des gardiens, des détenus et des juges.

Selon l’OSDH, au moins 60 000  personnes sont mortes en six ans sous la torture et dans les terribles prisons syriennes et plusieurs milliers ont péri dans les prisons de groupes rebelles et jihadistes.

"2006, l’année la plus effroyable pour les enfants"
Parmi les premières victimes de l'horreur de la guerre en Syrie, les enfants, comme ici à Alep.
Parmi les premières victimes de l’horreur de la guerre en Syrie, les enfants, comme ici à Alep.Crédit photo : Archives AFP

"Les graves violations contre les enfants en Syrie ont atteint un niveau record en 2016", écrit le triste bilan publié par l’UNICEF, le 6 mars 2017. Après six ans d’une guerre qui a tué 17 000 enfants, près de 6 millions d’entre eux dépendent maintenant de l’aide humanitaire, un chiffre multiplié par douze depuis 2012. Les enfants les plus vulnérables sont les 2,8 millions qui vivent dans les zones du pays difficiles d’accès, notamment les 280 000 enfants vivant en zone assiégée, pratiquement coupés de l’aide humanitaire."Des millions d’enfants sont déplacés, certains jusqu’à sept fois", précise l’agence onusienne. Plus de 2,3 millions d’enfants sont aujourd’hui réfugiés en Turquie, au Liban, en Jordanie, en Égypte et en Irak.

Plus de 850 enfants ont également été recrutés en 2016 pour combattre dans le conflit, soit plus du double du nombre enregistré en 2015. Certains sont utilisés pour se battre sur les lignes de front, mais aussi, dans des cas extrêmes, pour jouer le rôle de bourreaux, kamikazes ou gardiens de prisons.

Au-delà des bombes, des balles et des explosions, des enfants meurent en silence de maladies qui pourraient être facilement évitées. L’Unicef

Enfin, l’année dernière, au moins 652 enfants ont été tués, dont 255 dans ou à proximité d’une école. Un chiffre en augmentation de 20 % depuis 2015, "ce qui fait de 2016 la pire année pour les enfants de Syrie, depuis 2014, lorsque la vérification formelle des incidents contre les enfants a débuté", écrit l’UNICEF.

L’accès aux soins médicaux, à des produits essentiels et aux services élémentaires demeure compliqué dans plusieurs zones de Syrie, où l’agence onusienne a compté au moins 338 attaques en 2016 contre des hôpitaux et du personnel médical. Ces difficultés empêchent de fournir rapidement une assistance humanitaire aux plus vulnérables d’entre eux. Selon la Croix Rouge et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 50% de hôpitaux ont été détruits ou sont endommagés par les combats. La moitié des médecins ont quitté le pays où l’espérance de vie a chuté de 70 ans en 2010, à 55 ans en 2015.

Plus de 50% de la population déplacée
Des civils syriens fuyant Alep, le 12 décembre 2016.
Des civils syriens fuyant Alep, le 12 décembre 2016.Crédit photo : Arhives STRINGER AFP or licensors

C’est la plus grande population de réfugiés pour un seul conflit en une génération. Le HCR

L’Observatoire syrien des droits de l’homme avance également le chiffre d’au moins 12 millions de personnes ayant dû quitter leur foyer. Une estimation qui rejoint celle du Haut commissariat de l’Onu pour les réfugiés (HCR), selon laquelle, en six ans, plus de la moitié des Syriens (le pays compte quelque 23 millions d’habitants) ont fui les combats et les exactions des différentes parties et ont été déplacés, essentiellement à l’intérieur du pays (7,3 millions).

Des réfugiés syriens attendent à côté de leurs abris de fortune dans un champ de Saadnayel, dans la vallée de la Bekaa, au Liban, le 12 décembre 2012.
Des réfugiés syriens attendent à côté de leurs abris de fortune dans un champ de Saadnayel, dans la vallée de la Bekaa, au Liban, le 12 décembre 2012.Crédit photo : FP/JOSEPH EID

Selon l’agence onusienne (février 2017), 4,9 millions de Syriens ont quitté leur pays, pour chercher refuge à l’étranger, surtout dans les pays limitrophes. La Turquie, principale terre d’asile pour ces migrants, en accueille près de 2,9 millions. Au Liban, le HCR recense quelque 1,5 million de réfugiés pour une population de 4,5 millions d’habitants.

Plus de 10 000 réfugiés accueillis par la France

La Jordanie, l’Irak, et l’Egypte sont d’autres terres d’accueil pour les exilés politiques syriens, de plus en plus nombreux aussi à vouloir se rendre en Europe, au péril de leur vie. Pour sa part, l’Hexagone a promis d’accueillir 30 000 réfugiés. Selon le rapport publié en février 2016 par l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), depuis 2011, plus de 10 000 Syriens ont obtenu le statut de réfugié ou bénéficié de la protection subsidiaire en France, soit 1,51 pour 10 000 habitants. Un chiffre dérisoire au regard de l’ampleur de la crise migratoire : plus de 1 million de demandes d’asile avaient été enregistrées en Allemagne pour la seule année 2015.

90% des réfugiés syriens vivent sous le seuil de pauvreté. Dans certains pays comme le Liban, prêts à tout pour rembourser leurs dettes, ils deviennent parfois les victimes des trafics les plus inhumains.

L’INFO EN PLUS

L’économie de la Syrie est exsangue, ses recettes fiscales s’effondrent et le pays s’enfonce dans la récession. Selon un rapport préparé par World Vision, une ONG humanitaire internationale, et la société de conseil Frontier Economic, rendu public en mars 2016, la Syrie perd plus de 4 milliards d’euros chaque mois du conflit.

Plus de 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon une étude publiée en 2016 par l’ONU et l’université de Saint Andrews. Dommages sur les habitations, les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau et des sanitaires, pertes directes ou indirectes dans les secteurs pétroliers et gaziers de l’ordre de 52 milliards d’euros, exportations en chute de 90% depuis 2011… Les experts qui estimaient en 2016 que les pertes économiques du pays pourraient dépasser 1 000 milliards d’euros si le conflit continuait, alertent la communauté internationale sur la nécessité de préparer des programmes de reconstruction en Syrie, afin d’éviter que ne se reproduisent les scénarios d’échec de l’Afghanistan et l’Irak.

Exacerbation des tensions en Syrie : Qui est en position de gagner ?

Le président français Emmanuel Macron a fait savoir qu’il ordonnerait des frappes aériennes contre la Syrie si les rumeurs disant que le gouvernement utilise des armes chimiques contre des civils sont confirmées. Jamais confirmés par des preuves concrètes, des rapports de ce genre apparaissent épisodiquement dans les médias occidentaux. Dans certains cas, l’Organisation pour l’Interdiction des Armes Chimiques (OIAC) a affirmé que les traces conduisaient en réalité aux terroristes, pas au gouvernement syrien. D’autres affaires d’armes chimiques se sont présentées dernièrement. Pourquoi maintenant ? Quelques informations de base peuvent fournir plusieurs indices.
La situation en Syrie s’est fortement aggravée. La France n’est pas le seul acteur menaçant d’incursion. Les Israéliens viennent d’attaquer certains sites en Syrie, ainsi que ce qu’ils appellent « les forces iraniennes en Syrie », et ont déclaré qu’il n’hésiterait pas à recommencer. Ils ont abattu un drone iranien et ont perdu [1] un chasseur F-16.  Il est fort probable que la confrontation directe entre Israël et l’Iran aura lieu. Israël a renforcé ses défenses à la frontière syrienne [sur le Golan].
L’administration Trump, qui a adopté une posture rigide envers l’Iran, soutient fermement Israël. Selon lui, les États-Unis ne permettront pas à l’Iran de s’enraciner en Syrie, si près de la frontière israélienne. Un conflit entre Israël et l’Iran mettrait en péril les forces étasuniennes dans tout le Moyen-Orient. Les missiles mobiles iraniens ayant un rayon de frappe de 2000 kilomètres, toutes les bases étasuniennes de la région, y compris celles du Qatar, du Koweït, des Émirats Arabes Unis, et la 5ème flotte basée à Bahreïn, sont à leur portée. Ce rayon de frappe suffit à rendre vulnérables les avant-postes étasuniens en Syrie et en Afghanistan. Israël se trouve aussi dans l’espace couvert par ces missiles. Bien que les missiles balistiques iraniens n’aient rien à voir avec l’accord nucléaire de 2015, les États-Unis ont quand même imposé des sanctions à Téhéran pour son programme de missiles.
Les tensions ont augmenté au moment où les Russes et leurs partenaires en Syrie – la Turquie et l’Iran – ont fait de grandes avancées diplomatiques. Le Congrès national syrien, qui s’est tenu à Sotchi le 30 janvier, a réuni plus de 1500 Syriens pour relancer le dialogue national. Ce nouveau forum a toutes les chances de devenir une tribune réunissant tous ceux qui participent aux négociations à Genève et à Astana. L’envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Staffan De Mistura, a reconnu tout le mérite de l’événement.
Le 15 février, le président russe Vladimir Poutine s’est entretenu avec le roi Abdallah II de Jordanie. Les deux dirigeants ont abordé plusieurs problèmes en privé. Les perspectives du règlement pacifique de la crise syrienne étaient la priorité de l’ordre du jour. Lors d’un entretien avec le quotidien gouvernemental russe Rossiyskaya Gazeta, le roi jordanien a parlé du Président Poutine en l’appelant « mon frère. »
Le Président palestinien Mahmoud Abbas s’est rendu à Moscou le 12 février. Cette visite historique indiquait un changement majeur : la direction de la médiation entre Palestine et Israël quittant les États-Unis pour passer en Russie. Le dirigeant palestinien a privé de ce rôle les États-Unis après l’annonce du Président Trump du 6 décembre 2017, sur la reconnaissance de Jérusalem capitale d’Israël. Cette décision a sapé considérablement la crédibilité des États-Unis au Moyen-Orient. Impressionné par le travail diplomatique russe visant à remettre en état le processus de paix syrien, Mahmoud Abbas a sollicité Moscou pour organiser une conférence internationale de paix visant à régler le conflit israélo-palestinien.
Si Moscou accepte le rôle qui lui est offert et parvient à faire quelques progrès, montant en flèche dans la région, son influence dépassera celle des États-Unis, qui ont déjà vu leur réputation s’affaiblir après leurs déboires en Irak, en Afghanistan et ailleurs. Contrairement à Moscou, Washington ne peut offrir aucune alternative au travail effectué à Astana et à Sotchi. La contribution étasunienne dans l’impasse des pourparlers de Genève, a été au mieux modeste. À l’Assemblée générale des Nations Unies, l’humiliation subie par les États-Unis [2] à cause de leur politique sur Jérusalem, a mis au grand jour le déclin de l’influence de Washington.
La présence illégale des États-Unis en Syrie est devenue plus compliquée [à expliquer] et pleine d’embûches. La nécessité de combattre l’État islamique est devenue l’excuse boiteuse après la défaite de la meute de djihadistes [coupeurs de têtes]. La prétendue menace iranienne sert désormais à justifier leurs opérations militaires dans un pays lointain. Les États-Unis ne s’épargnent rien pour tenter de ramener l’époque où ils étaient la seule puissance dominante au Moyen-Orient. Pour ce faire, ils dirigent par exemple la coalition anti-iranienne: la Syrie est le meilleur endroit pour affronter l’Iran et commencer à réduire son influence. Si l’éventualité se présente, la France est prête à se joindre à Washington. Envenimer l’impasse israélo-iranienne sert cet objectif, mais le principal obstacle est le processus de paix dont la Russie est le fer de lance. Et plus la Russie travaille dur, plus surgissent des situations artificielles visant à contrer l’accomplissement de ses nobles objectifs.
 
 
[1]   Netanyahou humilié : Les Syriens détruisent deux vagues de missiles de croisière israéliens
 
[2] Jérusalem. L'ONU fait un doigt d’honneur à Trump et à Netanyahou