WWIII : Israël va être détruite. Tous dans vos BUNKERS, c'est Edouard Doudou Philippe qui le dit. Il faut suivre le Pentagone et l'Otan pour aller casser du Russe et du Chinois.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Israël va être détruite. Tous dans vos BUNKERS, c'est Edouard Doudou Philippe qui le dit. Il faut suivre le Pentagone et l'Otan pour aller casser du Russe et du Chinois.

Edouard Philippe l'a dit aux Armées Françaises, il faut vous y préparer et essayez d'être meilleur que la dernière fois, où vous vous étiez rendu au bout d'un mois. D'après les renseignement que je possède, les Russes pourraient être à Paris dans la semaine qui suit le conflit, laissez nous donc le temps d'installer notre nouveau gouvernement de la France Libre en Polynésie française, à Papeete, et à ne rien faire, qu'à attendre sous les cocotiers que les champignons nucléaires se dispersent. Là bas nous avons encore nos Bunkers du temps de De Gaulle et nos cannes à pêche pour donner espoir aux Français qui ne manquerons pas de suivre nos aventures, en récupérant nos bouteilles à la mer. Je ne prendrai pas avec moi Gérald Darmanin, il me colle toujours au derrière avec ses mains baladeuses et j'aurais trop peur de ce qu'il a fait à l'autre. J'ai déjà préparé la reddition sans condition avec Vladimir Poutine, pour pouvoir revenir avant qu'un Général ou un Maréchal nous pique la place, et je lui ai envoyé par fax en lui disant qu'il aura pris sa revanche d'Austerlitz sur Napoléon Ier, et qu'il prenne bien soin des Français, car je ne suis jamais arrivé à leur donner ce que la Russie donne aux Russes.

Pour Israël, Bibi est allé trop loin pour éviter de se faire jeter par la Justice qui l'accuse de corruption généralisée, et de meurtre sur les palestiniens déjà enfermés dans la plus grande prison à ciel ouvert, entourée de miradors et mitrailleuses qui tirent sur les civils. De plus il s'est fait tiré dessus par l'Armée Syrienne et par les Russes qui en on marre de prendre les coups. Ce fou Nationaliste a une ministre de la Justice qui dit vouloir tuer toutes les mères Palestiniennes qui font des bébés pour aller se battre contre des Juifs, sur proposition de Manuel Valls. La même ministre de la Justice israélienne dit vouloir: « Maintenir une majorité juive en Israël, même au prix de la violation des droits ». Ayelet Shaked, s’exprimait à propos du projet de loi visant à définir Israël comme « le foyer national du peuple juif ». Cette volonté d’imposer la préférence civilisationnelle au sein de l’état israélien a été saluée par la ministre qui n’a pas hésité à exprimer des idées bien arrêtées sur la défense de l’identité juive. Valls qui a déclaré que l'Antisionisme c'est de l'Antisémitisme, sans connaître la signification des mots, et avec un CV d'ancien Premier Ministre de la France, nous donne là, le niveau et l'état dans lequel se trouve la patrie des îlots de Français au milieu de la migration qu'il a voulue. Malgré tout, il pense avoir comme toutes les épaves de la Politique qui se recycle, un grand avenir en Israël, pour les beaux yeux de Shaked. Elle au moins a un diplôme dans la poche, elle a travaillé pendant trois mois chez Texas Instrument avec un BTS de génie informatique et ne connaît rien aux Lois et au Juridique.

De son côté le nouveau «corps de missiles» de Tsahal, type orgues de Staline, compte détruire le Liban, l'Iran, l'Iraq et la Syrie (voir en fin de page), avec une dernière préférence pour l'Europe et la France, si Israël se voit acculé, c'est de les détruire par des centaines de bombes Nucléaires.

Historien israélien :"Nous serons contraints à détruire l'Europe.. voir le monde"!! « Ou bien l’Occident réapprend à combattre, ou il est voué à disparaître »

Le professeur historien israélien, Martin van Creveld, a déclaré qu' « Israël se verra obligé de détruire le continent européen, au cas où il est menacé d’effondrement total...»
Le professeur
Creveld qui est un spécialiste en histoire militaire à l'Université hébraïque de Jérusalem occupée (al-Qods occupée) a déclaré lors d'une interview rare diffusée sur la 7ème chaîne sioniste, qu'"Israël doit considérer le continent européen comme une cible ennemie, au cas où Israël ressentira l'effondrement définitif ou proche de ses frontières".
Et
Creveld poursuit : « l'entité sioniste possède des centaines de têtes et fusées nucléaires qui dépassent la capitale Italienne, Rome, et les autres capitales européennes qui seront certainement des cibles de l'aviation israélienne si le gouvernement ressentira un effondrement décisif ou proche des frontières d’Israël et nous sommes vraiment capables de détruire le monde entier !
Pour ce qui est du peuple palestinien,
Creveld met en garde contre sa vigilance et sa résistance, se félicitant de la politique discriminatoire adoptée par l’ entité sioniste, ainsi que la punition collective et la construction du mur d'apartheid.
Creveld a d’ailleurs encouragé les autorités israéliennes à détruire plus de  maisons palestiniennes afin d'expulser tous les Palestiniens hors d'"Israël" (les territoires palestiniens occupés en 1948), soulignant que  l’entité sioniste attend l'instant approprié pour l'exécution décisive de cette stratégie contre les palestiniens.
L'expert et analyste militaire israélien est paru content des massacres de Sabra et Chatila, encouragent les forces occupantes israéliennes à utiliser toutes formes d'agressions et violations contre les Palestiniens, répétant certaines allocutions de Moshé Dayan : "Israël doit toujours se comporter comme un chien enragé, et il faut qu'il apparaisse très dangereux aux autres, et non faible et  lésé". Creveld, a déclaré qu' « Israël se verra obligé de détruire le continent européen, au cas où il est menacé d’effondrement total...»

A force d'être dirigé par des idiots et d'être pris pour des cons, il ne faudrait pas que l'on nous y laisse. Nous avons interrogé dans la rue des Macronistes et des élus de Macron, voilà ce que cela donne:

Washington met à exécution un plan de guerre mondiale

Washington met inéluctablement en branle un plan de guerre mondiale. C’est la sinistre conclusion qu’il faut tirer des trois scénarios de guerre en train de se déployer.
Il s’agit en fin de compte de l’impérialisme étasunien, qui tente d’imposer son hégémonie sur l’ordre international, au profit du capitalisme étasunien. La Russie et la Chine sont les principales cibles de cette attaque mondiale.
Le déploiement des trois scénarios de guerre est visible en Syrie, en Corée du Nord et en Ukraine. Ces conflits ne sont pas fondamentalement distincts, sans liens. Ce sont des manifestations en relation avec les plans de guerre étasuniens, qui nécessitent le positionnement des forces militaires stratégiques.

Le massacre la semaine dernière de plus de 100 hommes des forces gouvernementales syriennes par des avions de guerre étasuniens près de Deir ez-Zor, était une attaque ouverte et effrontée contre l’État syrien. Les États-Unis, avec d’autres alliés de l’OTAN, ont mené jusqu’à présent une guerre par procuration de sept ans visant à changer le régime de l’allié des Russes, le Président Assad. Le massacre de la semaine dernière n’était certes pas la première fois que l’armée étasunienne, illégalement présente en Syrie, attaquait l’armée syrienne. Mais il semble plus évident que jamais qu’elle applique ouvertement le plan de changement de régime. En défiant la Russie et les alliés légalement mandatées par l’État syrien, les troupes étasuniennes ont de toute évidence le comportement d’une armée d’occupation.

Le monde est de plus en plus inquiet par les multiples rapports disant que des engagés volontaires russes figuraient parmi les victimes de la frappe aérienne de la semaine dernière près de Deir ez-Zor.
Pour ce qui est de la Corée du Nord, Washington sabote cyniquement les efforts diplomatiques en cours entre les dirigeants coréens respectifs à Pyongyang et à Séoul. Bien que le dialogue entre les Coréens ait pris un tour positif, Washington a quand même positionné des bombardiers à capacité nucléaire, B-52 et B-2, dans la région, ainsi qu’au moins trois porte-avions. Les B-2 seraient aussi armés de bombes brise-bunkers de 14 tonnes, les plus grosses bombes non nucléaires de l’arsenal étasunien, destinées à détruire les silos de missiles souterrains nord-coréens et à « décapiter » le commandement militaire de Kim Jong-un.
Le vice-président Mike Pence, pendant qu’il assistait aux Jeux olympiques d’hiver en Corée du Sud, a entamé la semaine dernière en délivrant un message de guerre sans détour. Il a dit que la détente entre la Corée du Nord et l’allié des États-Unis, la Corée du Sud, prendra fin « dès que la flamme olympique sera éteinte », plus tard ce mois-ci, quand les jeux s’achèveront. Cette politique belliciste va complètement à l’encontre des efforts déployés par la Russie et la Chine, qui vise à faciliter la diplomatie pacifique entre les deux Corées.
Pendant ce temps, l’air franchement lugubre de la situation dans l’est de l’Ukraine suggère l’imminence de l’invasion de la région sécessionniste du Donbass. Des inspecteurs militaires du Pentagone seraient arrivés la semaine dernière dans la zone de contact séparant les forces du régime de Kiev, soutenues par Washington, et les séparatistes pro-russes des Républiques populaires de Donetsk et de Lugansk. Edouard Basurin, le commandant de l’armée de Donetsk, a prévenu que l’arrivée de conseillers militaires du Pentagone et de l’OTAN, de Grande-Bretagne et du Canada, indique que les forces armées de Kiev préparent un nouvel assaut contre la population russe du Donbass.
Même les observateurs d’habitude satisfaits de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), chargés de surveiller le cessez-le-feu symbolique le long de la zone de contact, ont commencé depuis peu à signaler de sérieux défilés d’armes lourdes des forces de Kiev, en violation des accords de Minsk de 2015 en faveur de la paix.
Si les forces de Kiev sous commandement étasunien lancent l’offensive prévue le mois prochain contre le Donbass, il faut vraiment craindre qu’il y ait un nombre démesuré de victimes civiles. Il est vraisemblable que, pour des raisons humanitaires, ce « nettoyage ethnique », mené par les forces du régime de Kiev contre la population russe – forces, qui arborent ouvertement l’idéologie néo-nazie –, déclenche une intervention à grande échelle de Moscou. Les planificateurs étasuniens parient peut-être sur cette réaction, que les médias grand public occidentaux obéissants pourront ensuite qualifier de « nouvelle agression russe ».
D’après l’analyste politique étasunien Randy Martin, « Il est indéniable que Washington est sur le pied de guerre dans trois scénarios mondiaux. La préparation à la guerre est en fait la guerre. »
Il a ajouté : « Il faut aussi prendre en compte le dernier document Nuclear Posture Reviewpublié au début du mois par le Pentagone. Ce dernier déclare ouvertement que la Russie et la Chine sont dans le collimateur, et qu’il est prêt à recourir aux armes nucléaires pour mener les guerres conventionnelles et ce qu’il juge être des agressions asymétriques. »
Randy Martin pense qu’à ce stade, ce que veut précisément Washington n’est pas clair.
« Il s’agit bien sûr de rechercher la domination sur le monde, qui est depuis longtemps la caractéristique de l’impérialisme étasunien, comme cela a été exprimé par exemple dans la doctrine Wolfowitz après la fin de la guerre froide, » explique l’analyste.
« Mais ce qu’exige précisément Washington de la Russie et de la Chine est la question. Il utilise manifestement la menace de guerre comme levier. Mais on ne sait pas ce qui pourrait le satisfaire. Peut-être un changement de régime en Russie où le Président Poutine serait évincé par un personnage pro-occidental respectueux. Peut-être que la Russie et la Chine lâchent leurs projets d’intégration économique eurasienne et d’abandon du dollar dans les transactions commerciales. »
Mais ce qui paraît tout à fait clair, c’est que Washington s’embarque dans un projet de guerre mondiale, comme en témoignent les graves événements qui se déroulent en Syrie, dans la péninsule coréenne et en Ukraine. Chaque scénario peut être vu comme une pression sur Moscou ou la Chine, afin que ces pays se plient d’une manière ou d’une autre aux ambitions de domination mondiale de Washington.
Certes, Washington est téméraire et criminel par sa conduite qui viole la Charte des Nations Unies et d’innombrables autres lois internationales. Il se comporte effrontément comme un régime voyou, sans paraître le moins du monde gêné.
Il n’est guère probable que la Russie et la Chine capitulent.
Tout simplement parce que l’ambition d’hégémonie unipolaire étasunienne est impossible à réaliser. La domination de Washington pendant près de sept décennies, après la Seconde Guerre mondiale, est désormais révolue puisque l’ordre international devient naturellement multipolaire.
Quand Washington accuse Moscou et Pékin d’« essayer de changer l’ordre international à leur avantage, » ce que les dirigeants étasuniens admettent tacitement, c’est l’inquiétude de voir disparaître l’époque de leur hégémonie. La Russie et la Chine ne font rien d’illégitime. Nous sommes simplement devant la réalité de l’évolution historique.
Ainsi, en fin de compte, par ce qu’ils tentent de réaliser par la coercition criminelle, les projets de guerre de Washington sont vains. Ces plans ne peuvent pas inverser le cours de l’histoire, mais, par leur caractère diabolique, ils ont le pouvoir d’anéantir l’avenir de la planète.
À nouveau le monde est au bord du précipice, comme il l’était à la veille des Première et Seconde Guerres Mondiales. Le capitalisme, l’impérialisme et le fascisme sont à nouveau au centre de la scène.
Comme le dit l’analyste Randy Martin : « Les dirigeants étasuniens sortent du placard pour dévoiler leur vraie nature de purs va-t-en-guerre opposés au monde. Leur idéologie suprémaciste et militariste est indubitablement du fascisme à l’œuvre»
Finian Cunningham
Traduction Petrus Lombard

Budget record pour l'armée américaine : Washington se «prépare vraiment à la guerre» (VIDEOS)

Budget record pour l'armée américaine : Washington se «prépare vraiment à la guerre» (VIDEOS)
Illustration : le Pentagone, quartier général du département américain de la Défense, photo ©AFP
Pour l'analyste en sécurité Charles Shoebridge, le budget militaire record de 686 milliards pour 2019 montre que les Etats-Unis se préparent à des guerres conventionnelles entre Etats, et non plus seulement à faire face à des groupes terroristes.

Conformément aux promesses de Donald Trump, l'armée américaine va bénéficier d'une dotation budgétaire record pour 2019, avec une  augmentation de 54 milliards de dollars par rapport à l'année précédente. Avec 686 milliards de dollars, le budget 2019 représente, à quelques milliards près, l'équivalent du PIB de la Suisse ou de l'Arabie saoudite. Autres ordres de grandeur : la Russie consacrait, selon les chiffres du Forum économique mondial, l'équivalent de 66 milliards de dollars à ses armées en 2015, la France 55 milliards. 

Si ces dépenses militaires sont présentées comme indispensables pour entretenir le matériel, il est à noter l'effort consenti sur la production d'obus de 155 millimètres, qui se trouve être le calibre standard des forces navales de l'OTAN, en augmentation de plus de 800%, avec 145 297 exemplaires prévus. 

Pour l'analyste en sécurité Charles Shoebridge, une telle quantité est supérieure aux seuls besoins de renouvellement et illustrerait plutôt que les Etats-Unis se prépareraient à d'éventuels combats conventionnels dans le cadre de conflits classiques entre Etats, plutôt qu'à une confrontation à des groupes terroristes. «C'est une augmentation très importante du nombre d'obus dans le but des les stocker, ce qui signifie que l'armée se prépare vraiment à la guerre», conclut-il, interrogé par RT.

En France, la loi de programmation militaire présentée le 8 février dernier prévoit un «effort budgétaire inédit», selon les propos du président Emmanuel Macron. Les dépenses de défense de la France seront ainsi portées à 2% du PIB en 2025, conformément à ce qu'exige l'OTAN – et Donald Trump – de la part de ses membres.

Lire aussi : Brandissant la «menace» russe, l'OTAN veut préparer les infrastructures civiles à la guerre

Le nouveau «corps de missiles» de Tsahal©
Présentation du nouveau «corps de missiles» de Tsahal
Après un long débat et des objections exprimées de la part de hauts gradés de l’Etat-Major, le ministre de la Défense Lieberman a décidé – en plein accord avec le chef d’état-major Eisenkot – de construire un arsenal de missiles sol-sol à la disposition des forces terrestres ; dans les deux ans à venir, Les Industries Militaires d’Israël (IMI) fourniront un premier stock de missiles d’une portée de 150 kilomètres ayant la capacité de détruire n’importe quelle cible dans les cinq minutes, qui seront plus tard complétés par des missiles couvrant toute la surface du Liban et pénétrant très profondément à l’intérieur du territoire de la  Syrie.

Cette décision stratégique, que nous révélons pour la première fois au public, contient les germes de la prochaine révolution, en matière de doctrine de combat pour Tsahal. Le plan consiste à construire un arsenal efficace de missiles sol-sol de moyenne portée, pouvant suppléer l’armée de l’air, faisant partie intégrante du plan de travail en cours dans Tsahal et qui sera achevé en 2020. Et avant même que quelqu’un puisse changer d’avis, le ministre de la Défense s’est précipité pour allouer 500 millions de shekels (environ 145 millions de dollars, soit 116 millions 800.000 €) à ce projet – à titre de premier abondement – issu du budget global de la défense.

Pendant des décennies, les responsables de l’appareil de la défense se sont querellés au sujet de la nécessité d’une branche militaire dédiée à l’activation des missiles sol-sol de moyenne-portée, soit à une distance de 150 à 300 kilomètres. Le débat a été très animé, en particulier, parce qu’il mettait en lumière la «menace» que cela représentait pour le monopole de l’armée de l’air israélienne, alors considérée comme l’unique organisme stratégique devant avoir le bras long et frapper loin.

Le missile Predator Hawk. Une portée de 300 kilomètres et plus (Photo: Israel Military Industries)

Le missile Predator Hawk (Faucon Prédateur, missile balistique tactique). Une portée de 300 kilomètres et plus (Photo: Industries Militaires Israéliennes)

Au cours de la discussion, dans le bureau du ministre de la Défense, au début du mois de janvier, il y avait autour de la table des officiers supérieurs de Tsahal qui n’adhéraient pas à cette idée. Lieberman, en plein accord avec le chef d’état-major Gadi Eisenkot, a décidé de mettre fin à ce débat de longue haleine et d’adopter un plan préparé par la Direction de la planification, au cours de ces six derniers mois.

Suivant ce plan, la première étape consisterait à créer un arsenal de missiles sol-sol d’une portée de 150 kilomètres, qui serait exploité par les forces terrestres. L’armée utiliserait un produit déjà existant : des missiles du modèle EXTRA, fabriqués par l’entreprise des Industries Militaires d’Israël (IMI) pour des armées étrangères.

Dans le même temps, les navires de guerre de la Marine – la corvette de classe Sa’ar 5 et la corvette de classe Sa’ar 6 – seraient armés de ces mêmes missiles et ils fusionneraient au sein de la même branche stratégique de l’armée israélienne. Selon ce plan de travail, les missiles seraient également adaptés par l’IMI aux besoins des Forces aériennes. À des étapes plus avancées du plan, des missiles d’une portée de 300 kilomètres et plus seraient également introduits et mis en service dans cet arsenal.

Le coût total final reste imprécis. Il pourrait atteindre environ 7 milliards de shekels sur une décennie – en fonction du nombre de missiles dont Tsahal va s’armer. C’est aussi le point faible du plan : s’il n’y a pas assez de missiles pour mener une longue guerre, ce ne sera pas vraiment une révolution.

Bientôt 1 000 missiles guidés de précision au Liban

Lieberman avait déjà eu l’idée d’établir une branche stratégique au sein des forces terrestres avant d’entrer au ministère de la Défense. En 2004, en tant que simple membre ordinaire de la Knesset, il avait écrit un livre intitulé «Ma Vérité», dans lequel il expliquait les nécessités auxquelles répondrait une telle branche de la défense. Au fil des années, il a répété et affiné cette idée en tant que membre politique du cabinet de sécurité et en tant que président de la commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset. Maintenant, il a la capacité de la mettre en oeuvre.

Mais en 2004, lorsque Lieberman a écrit son livre, il n’y avait de besoin opérationnel d’un tel arsenal de missiles au sein des forces terrestres. De plus, la technologie – qui est en mesure de transformer les fusées bon marché, dotées d’une capacité aléatoire de destruction, en missiles précis – n’avait pas encore atteint sa maturité. L’ennemi était différent et l’armée de l’air pouvait fournir une réponse complète aux cibles éloignées.

Le changement spectaculaire, dans la perception au sein de l’armée israélienne, a eu lieu il y a environ cinq ans, à la suite des développements technologiques mondiaux, lorsque les pays occidentaux ont perdu leur monopole sur les armes à guidage de précision.

Il y a cinq ans, l’Iran a réussi à développer un kit de navigation et un correcteur de trajectoire en vol, qui ont été adaptés à des roquettes «sans guidage» de fabrication iranienne et les a transformées en missiles guidés de précision. Cela a soulevé des inquiétudes dans l’appareil de la défense israélienne, puisque l’Iran allait transformer les roquettes imprécises du Liban en missiles guidés de précision. Et bien sûr, au lieu de devoir transporter des missiles à travers la Syrie vers le Liban, l’Iran se prépare à assembler des kits de navigation sur les roquettes qui sont déjà fabriquées au Liban. Cela ne nécessite pas d’énormes usines.

Le ministre de la Défense Lieberman (R) et le chef des FDI Eisenkot (Photo: Ariel Hermoni / Ministère de la Défense)

Le ministre de la Défense Lieberman (D) et le chef d’état-major de Tsahal, Eisenkot (Photo: Ariel Hermoni / Ministère de la Défense)

Les responsables israéliens estiment qu’au cours de la décennie, il y aura plus de 1 000 missiles guidés de précision au Liban. Chacun d’eux, s’il est lancé, atteindra précisément sa cible ou ne la manquera que de quelques mètres. Cela pourrait causer d’énormes dégâts dans les systèmes de renseignement et de contrôle de Tsahal, ainsi qu’aux bases de l’armée, et, en fait, à tous les systèmes participant aux capacités de réaction rapide de l’armée, sans parler des dommages causés aux infrastructures nationales : électricité, eau, symboles gouvernementaux comme la Knesset, le gouvernement, le Quartier-Général de la Kirya, etc. Même si nous supposons que le système Dôme de Fer est capable d’intercepter 90% de ces missiles, il restera environ 100 missiles de précision qui pourraient atteindre des cibles vitales et infliger, en même temps que la destruction matérielle, d’énormes dégâts au moral de la population.

Nous entrons dans une nouvelle ère où le Hezbollah possède des roquettes guidées de précision couvrant la majeure partie du territoire israélien, ce qui a poussé le Premier ministre, le ministre de la Défense, le chef d’état-major et le porte-parole des Tsahal à menacer le Liban, ces derniers jours.

Jusqu’à ces dernières années, nous pouvions dire : L’armée de l’air achète des avions tels quels ; chacun d’eux peut transporter 24 bombes guidées avec une ogive beaucoup plus lourde que les ogives des missiles de surface relativement coûteux ; les bases aériennes existent ; les équipes existent ; l’Armée de l’Air israélienne est capable de détruire des milliers de cibles en une journée et possède des capacités de recueil de renseignements pour chacune de ces cibles. Alors, qui peut bien avoir besoin d’une branche spécialisée de missiles dans les forces terrestres et pour quoi faire ? Ce serait la plus mauvaise chose à faire, également, sur le plan financier.

Mais tout ça a complètement changé. L’énorme amélioration des armes anti-aériennes, dont certaines sont déjà en Syrie, ainsi que la grande quantité de missiles guidés que l’ennemi possède, obligent l’armée à répartir les outils à sa disposition entre l’armée de l’air, les forces terrestres et la marine.

Alors qu’une salve de missiles continue et précise sur des bases aériennes israéliennes ne paralysera pas l’armée de l’air, dans son ensemble, qui est prête à faire face à un tel scénario, l’efficacité des forces aériennes se mesure également à leur capacité à réaliser des sorties en série. Avec ces armes précises, il est très probable que la continuité et la fréquence des fonctions liées au décollage des avions des forces aériennes subiront certains reports. Dans un tel cas, la bombe avec ou sans guidage de précision, adaptée à l’aile de l’avion, devient tout à fait inutilisable.

À l’ère des roquettes à guidage de précision, Israël doit avoir la capacité d’attaquer dès le tout premier instant, au lieu d’attendre que les forces de réserve soient mobilisées, puis qu’elles se préparent à une éventuelle invasion terrestre, et que l’armée de l’air monte en puissance par la rotation des frappes. Les responsables militaires admettent, à présent, que l’action de développement dirigée par le ministre de la Défense et le chef de cabinet aurait dû être mis en musique depuis quelques années déjà.

 

image: http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2018/02/IMI_Israel_PREDATOR-HAWK_long-range_tactical_missile_MSPO_2015_defense_exhibition_Kielce_Poland_640_001.jpg

 

Trois types de missiles AccuLAR 122, Extra et Predator Hawk, pour des portées diversifiées, mais avec une précision identique à moins de 10 m de leur cible. 

Il y a aussi un volet diplomatique, qui s’attache à la présence, à proximité, d’armées étrangères, par exemple. Quand Israël envoie des avions en représailles à une activité hostile, il risque, à présent, de se heurter au système de défense anti-aérienne russe ou aux pilotes russes. La possibilité d’utiliser un missile à guidage de précision, depuis le sol, ne poussera pas Israël à s’embourber dans une telle situation potentiellement conflictuelle. Il ira frapper la cible et la détruire sans demander son reste à une tour de contrôle étrangère.

L’arsenal de missiles à courte portée pourrait être crucial, dans les premières heures de combat. Voici un scénario possible : Deux soldats de Tsahal sont kidnappés au Liban. Moins d’une minute après en avoir reçu l’ordre, avant même qu’une force terrestre ne traverse la frontière à la poursuite des ravisseurs, tous les ponts des rivières Litani, Hasbani et Zahrani – dont les coordonnées ont déjà été introduites dans les systèmes GPS des bombes – sont détruits pour les empêcher de fuir vers le nord.

Lorsque les soldats de réserve Ehud Goldwasser et Eldad Regev ont été kidnappés en juillet 2006, les forces lancées à la poursuite des kidnappeurs n’ont disposé d’aucune couverture aérienne précise et les hélicoptères d’attaque sont arrivés après que les ravisseurs ne se soient déjà éclipsés.

Lorsque le système de missiles AccuLAR-122 d’une portée de 40 kilomètres – que le Corps d’artillerie a reçu l’année dernière – atteindra sa pleine puissance, il pourra lancer environ 300 missiles toutes les 10 minutes sur toute cible au sud de la rivière Zahrani. En d’autres termes, 300 cibles seront touchées par un tir précis durant chaque tranche de 10 minutes.

Il y a 237 villages au sud du Liban avec des milliers de cibles possibles. Le premier tir de barrage détruira les roquettes et les lance-missiles sur des sites connus des services secrets israéliens, ainsi que sur les postes de commandement et de contrôle du Hezbollah. Avant même que les Forces aériennes n’atteignent leur masse critique d’équipages aériens parés à l’action, Israël disposera d’une réplique efficace, face aux tirs de barrages de missiles lancés depuis le sud du Liban. Le Hezbollah est déjà capable de tirer plus de 1 200 missiles, dont certains sont précis, dans le premier tir de barrage. La réplique doit donc être immédiate, brutale et encore plus précise.

Une fois que Tsahal aura des missiles d’une portée de 150 kilomètres, il pourra lancer, depuis un point situé au nord du pays, loin de la frontière, des centaines de missiles couvrant des cibles au nord de Beyrouth ou de Damas. Dans l’éventualité d’une attaque de missiles contre Israël, qui prendrait la Kirya et la Knesset pour cibles, un premier missile atteindra une cible définie dans la capitale libanaise, dans les moins de cinq minutes suivant la réception de l’ordre de tirer.

Un seul système lance-missiles peut effectuer cinq tirs de barrages en une heure, dotés de huit missiles par barrage – en d’autres termes, 40 missiles à l’heure. Multipliez cela par 10 lance-missiles, et vous aurez plus de 400 missiles tirés sur Beyrouth (ou Damas) toutes les heures. Le niveau de précision de ces missiles n’est que de quelques mètres (environ 10 m) . Un missile EXTRA tiré d’un lance-missiles manœuvré par des Golani, à l’avant-garde, par exemple, pourrait détruire un certain étage dans un bâtiment de Beyrouth, avant même que les avions ne décollent. Ce type de mesure punitive pourrait grandement renforcer la dissuasion.

L’étape suivante de la construction de l’arsenal est constituée par les missiles sol-sol d’une portée de 300 kilomètres et plus. Un tel missile, appelé Predator Hawk (Faucon Prédateur), est déjà à un stade avancé de développement et d’essai chez l’IMI.

La police d’assurance AccuLAR-122

Tsahal était conscient de ces scénarios et capacités, mais personne n’était pressé. En 2012, le Conseil de sécurité nationale a ordonné à la Direction de la planification de préparer un plan pour la création d’un corps de lancement de roquettes et de missiles, à la lumière des évaluations selon lesquelles l’ennemi avait obtenu des armes à guidage de précision. La Direction de la planification a préparé le plan en faisant preuve d’un manque manifeste d’intérêt.

Les années 2012 et 2013 ont été particulièrement difficiles en termes de lisibilité budgétaire. Il y a eu des débats âpres sur l’attribution de 2 à 3 milliards de shekels pour la création d’unités et l’achat de matériel et de missiles. Personne ne savait d’où l’argent pourrait bien provenir.

Un missile du Hezbollah en Syrie

Un lance-missiles du Hezbollah en Syrie

Néanmoins, l’état-major était préoccupé par la menace que le Hezbollah ne dispose de missiles de précision, au moins pour que l’artillerie puisse faire face à ce problème éventuel, et il a recherché à disposer de missiles de 20 à 40 kilomètres, ce qui assurerait la protection des combattants sur le terrain, au niveau de chaque division. Dans le Corps d’Artillerie de l’époque, il existait un système de missiles guidés de précision d’une portée de 30 kilomètres, qui avait été acheté en 2005 et qu’on appelait «roquettes à correction de trajectoire» : la fusée américaine MLRS qui existait déjà au sein de Tsahal et qui a été rendu plus précise par l’IMI, grâce aux systèmes radar Elisra. Le premier test opérationnel de ce système date de la seconde guerre du Liban, lorsque 140 de ces roquettes ont été tirées, principalement contre des concentrations de troupes du Hezbollah.

Dans le même temps, l’IMI a présenté LORA («Long Range Artillery», artillerie de Longue Portée), un missile sol-Sol d’une portée de plus de 300 kilomètres, d’une précision maximale et doté de la capacité des pénétrer les fortifications. En ce qui concerne la réception de cette information par l’armée de l’air, ce missile a été perçu comme une véritable profanation d’un domaine sacré.

En 2013, à la lumière des renseignements alarmants en provenance du Liban, l’armée a acheté à l’IMI, le système de missile AccuLAR-122, une roquette à guidage de précision d’une portée de 40 kilomètres. Le corps d’artillerie a achevé la création de la première unité opérationnelle, cette année-là. Lors d’un test opérationnel du système AccuLar-122, trois missiles ont été tirés sur trois cibles différentes à des dizaines de kilomètres d’écart, en 12 secondes. Les trois cibles ont été détruites.

Néanmoins, l’acquisition d’AccuLar-122, ainsi que l’achat de roquettes à correction de trajectoire, étaient considérés comme un supplément de puissance de feu et de précision apporté à l’artillerie, plutôt que comme partie intégrante de la constitution d’une branche stratégique dotée de missiles sol-sol, qui fonctionnerait parallèlement à l’armée de l’air et servirait éventuellement de «police d’assurance» au cas où les séquences d’activités aériennes seraient interrompues, voire mises en incapacité, même momentanée. Le nombre de roquettes qui ont été achetées correspondait également à l’idée d’une simple puissance de feu plus précise.

Contrairement au système Dôme de Fer, qui a nécessité un processus de développement long et coûteux, les missiles EXTRA sont disponibles dans le catalogue de l’IMI et ont été fabriqués et vendus, depuis 2010. Un nombre considérable d’armées dans le monde ont des régiments entiers disposant de missiles produits par la compagnie israélienne, qui sont fournis assemblés – associés à un véhicule de commandement, un RPV (Remotely Piloted Vehicule ou Véhicule piloté à distance- drone) de collecte de renseignements, des systèmes de commandement et de contrôle, un système de localisation, des véhicules de transport et, bien sûr, les missiles eux-mêmes. Ces missiles guidés par GPS, qui ont des capacités uniques de correction de trajectoire en vol mises au point par l’IMI, sont livrés dans un emballage standard, de sorte que le «lanceur», baptisé «broyeur», peut contenir à la fois des missiles à courte portée et à longue portée. Changer l’emballage (le système de lancement) ne met guère plus de 10 minutes.

En décembre 2013, le gouvernement a décidé qu’IMI Systems serait le fabricant exclusif de roquettes à guidage de précision en Israël, de sorte que l’armée n’aurait pas à choisir entre les fabricants. Mais quand il a s’agi de l’achat de missiles au-delà d’une portée de 40 kilomètres, il fallait quelqu’un de l’extérieur qui pouvait apparemment rompre avec la mentalité de l’armée. Moshe Arens, en tant que ministre civil de la Défense, a poussé à la création du quartier général des forces terrestres, qui s’est finalement transformé en quartier général de l’Officier Commandant Général (GOC) de l’armée ; Amir Peretz, en tant que ministre civil de la Défense, s’est prononcé en faveur de l’adoption du système Dôme de Fer, et Lieberman pousse maintenant à la mise en place d’un arsenal sol-sol.

Suivant la demande du quartier général de l’OCG (GOC) de l’armée, l’arsenal de missiles d’une portée de 150 kilomètres – et à l’avenir, quand il sera acheté, d’une portée de 300 kilomètres – sera en possession d’unités spéciales de soutien, destinées au combat en territoire ennemi. Le corps d’artillerie veut aussi disposer de ces missiles. Aucune décision n’a encore été prise.

Il est clair, cependant, que ces missiles ne seront activés que sur ordre de l’état-major général. L’arsenal du Corps d’artillerie vise à faciliter les manœuvres des divisions d’infanterie. Agir avec perspicacité à des portées de plus de 40 kilomètres requièrent des renseignements et des prises de décisions différentes, au niveau de l’état-major général et de l’échelon politique, ayant une vision globale des évolutions sur le terrain.

En même temps, la crainte s’insinue, au sein des forces de l’armée de terre, que, quand le jour sera venu de payer pour le développement de cet arsenal de missiles, il n’y ait alors plus personne pour sortir le chéquier. Et la révolution souhaitée se transformera en un épisode tombé en désuétude. Après tout, nous avons déjà des lance-missiles sol-sol américains, qui ont fini par rouiller dans les entrepôts.

Alex Fishman | Publié: 09.02.18, 23:33

Le Rapport d’évaluation du dispositif nucléaire des États-Unis : le monde est notre ennemi
Par Christopher Black – Le 8 février 2018 – Source New Eastern Outlook

Le monde est notre ennemi et nous nous réservons le droit d’en détruire tout ou partie à notre discrétion. C’est l’essence du Rapport d’évaluation du dispositif nucléaire des États-Unis récemment publié ; le document d’une entreprise criminelle axée sur la domination mondiale qui décrit comment l’utilisation de nouvelles armes nucléaires, « plus flexibles » parviendra à cette domination.

La clé de leurs intentions est contenue dans une phrase, à la page 22 du document, où ils déclarent :

« Pour aider à préserver la dissuasion et l’assurance des alliés et des partenaires, les États-Unis n’ont jamais adopté une politique de ‘non-utilisation en premier’ et, compte tenu des menaces actuelles, une telle politique n’est pas justifiée aujourd’hui. La politique des États-Unis reste celle de conserver une certaine ambiguïté concernant les circonstances précises qui pourraient mener à une réponse nucléaire de leur part. »

En d’autres termes, ils disent :

« Nous vous laisserons deviner quand et contre qui nous les utiliserons. Nous conserverons notre rôle de plus grand État terroriste en maintenant constamment l’épée de Damoclès nucléaire au-dessus de la tête des peuples du monde pour être sûrs que le monde agit dans le sens de nos intérêts. »

L’épée nucléaire américaine qu’ils sont en train de fabriquer sera affûtée avec des armes atomiques plus petites, plus utilisables sur le champ de bataille sur terre, sur mer et dans les airs. Mais alors que jusqu’à présent les armes nucléaires étaient considérées comme une catégorie spécifique d’armes dont l’usage signifie la mort de dizaines ou de centaines de milliers de gens, considérées comme immorales et illégales par le droit international, elles sont aujourd’hui considérées par les Américains comme une sorte d’armes conventionnelles, une partie de leur système d’armement conventionnel. Cela fait croître le risque que leur usage passe d’une possibilité à une certitude car ils menacent de les utiliser contre toute situation qui, de leur point de vue, l’exige même si c’est un scénario de guerre conventionnel. Donc si les Américains organisent une attaque russe contre les États baltes et prétendent que leurs forces sont trop faibles pour la stopper, ils utiliseront des armes nucléaires sur les vraies cibles pour lesquelles l’attaque mise en scène était le prétexte. Des millions de gens mourront.

L’épée nucléaire continue à être brandie très dangereusement au-dessus des peuples de la Russie, de la Chine, de la Corée du Nord et de l’Iran, décrits par les fantasmes du Pentagone comme « provoquant » les États-Unis quand ce sont les États-Unis qui les provoquent. La guerre nucléaire menace ces quatre pays simplement parce qu’ils ont réagi à l’agression et aux menaces américaines et qu’ils essaient de se défendre.

La vision américaine de son rôle dans le Traité de non-prolifération nucléaire, telle qu’elle est exprimée dans cette nouvelle posture politique à la toute fin du document − dans un bref passage pour tromper les idiots qui recherchent la paix − est celle d’un flic mondial autorisé par droit divin à user des armes nucléaires tout en les déniant à tous les autres.

Ils répètent les mensonges selon lesquels la Russie a violé divers traités sur les armes nucléaires et commis des actes d’agression et que la Corée du Nord viole le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires alors qu’elle n’en fait plus partie. La Chine est accusée de violations semblables et d’agression dans la mer de Chine du Sud tandis que l’Iran est accusé d’être sur le pont de violer ses engagements de ne pas construire d’armes nucléaires. Tous ces pays sont décrits comme « révisionnistes » ; « agresseurs » ; « menaces pour l’ordre mondial » ou, lorsqu’une certaine honnêteté s’y glisse, comme une menace pour les intérêts américains, ce qui signifie une menace pour la tyrannie américaine sur le monde. Mais les États-nations ne sont pas les seuls déclencheurs possibles de leur « solution finale ».

Ils vont même jusqu’à déclarer leur intention d’utiliser des armes nucléaires sur tout État qui fournit une arme nucléaire à un groupe « terroriste ». Le document déclare à la page 67

« Les États-Unis tiendront pour pleinement responsable tout État, groupe terroriste ou autre acteur non étatique qui soutient ou permet à des terroristes d’obtenir ou d’utiliser des dispositifs nucléaires. Bien que le rôle des armes nucléaires étasuniennes dans la lutte contre le terrorisme nucléaire soit limité, pour une dissuasion efficace, nos ennemis doivent comprendre qu’une attaque terroriste contre les États-Unis ou leurs alliés et partenaires serait qualifiée de ‘circonstances extrêmes’ dans lesquelles les États-Unis pourraient envisager la ‘forme ultime de représailles’. »

Comme nous savons que les États-Unis ont utilisé des opérations sous fausse bannière comme prétextes pour leurs agressions, c’est une position très dangereuse car elle signifie qu’ils pourraient tout simplement accuser la Corée du Nord de fournir des armes nucléaires ou des éléments de ces armes à un groupe quelconque et s’en servir comme prétexte et comme justification pour lancer une attaque nucléaire sur la Corée du Nord.

Il n’y a pas une once de réalité dans tout le document, aucun aveu que le monde s’arme contre eux parce qu’ils ont attaqué ou menacé à peu près tous les pays dans le monde depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir sur le sang de millions d’indigènes morts et leurs premières guerres de conquête. Il n’y a pas un seul mot sur leurs attaques nucléaires sur le Japon, leur attaque sur la Corée ; le Vietnam ; Grenade ; l’Amérique centrale et du Sud ; l’Irak ; la Syrie ; le Liban ; le Rwanda ; le Congo ; la Yougoslavie ; l’Afghanistan ; la Chine ; le Venezuela ; le renversement du gouvernement de l’Ukraine ; le soutien de fascistes partout et, bon, je peux continuer et faire la liste de leurs crimes contre des nations, des peuples, des sociétés et des cultures du monde entier, mais je risquerais de fatiguer à la fois moi-même et le lecteur.

Comme l’a relevé Jan Oberg, président de la Fondation transnationale pour la recherche sur la paix et le futur en Suède, les médias occidentaux ont gardé un silence criminel sur ce document « des plus dangereux » incapables d’en faire l’éloge et inquiets de le critiquer, ou ayant reçu l’ordre de ne pas le faire, se rendant ainsi complices des projets criminels des États-Unis et de leurs alliés. Seule la BBC a mis en ligne un article sur les condamnations de la menace américaine par la Chine, la Russie et l’Iran mais, pour en réduire l’effet, elle a mis leurs mots entre guillemets.

La Chine a déclaré qu’elle s’opposait fermement à cette politique et qu’elle refusait que la Chine soit qualifiée de menace nucléaire et a clairement indiqué que cette politique américaine est une négation du Traité de non-prolifération nucléaire. Le ministre russe des Affaires étrangères a déclaré à juste titre que les États-Unis étaient bellicistes et qu’il prendrait les mesures nécessaires pour contrer la menace. L’Iran a aussi déclaré que cette politique était une violation du droit international. Mais c’est peut-être le ministre allemand des Affaires étrangères Sigmar Gabriel qui a fait la déclaration la plus forte :

« La nouvelle posture nucléaire du gouvernement des États-Unis montre que la spirale d’une nouvelle course aux armements est déjà en cours. Comme aux jours de la Guerre froide, cela constitue une menace grave pour nous en Europe. Au lieu de nouveaux systèmes d’armements, nous avons besoin de nouvelles initiatives de désarmement. »

Mais les Allemands, les Français et les Britanniques en ont de plus en plus assez des politiques américaines. Le ministre allemand des Affaires étrangères a appelé l’Allemagne à adopter une politique étrangère plus agressive et a déclaré que l’Europe doit projeter sa propre puissance (sous contrôle allemand), que les Américains s’éloignent de l’Europe et s’isolent, qu’ils sont vus aujourd’hui comme des rivaux économiques plutôt que comme des partenaires et, par conséquent, qu’ils ne sont plus considérés comme un partenaire de sécurité fiable et représentent au contraire un danger pour l’Europe prise entre les États-Unis et la Russie.

Le président Trump a dit, comme s’il était inconscient de tout cela et avec tout le charme de Mack The Knife, que le fait que les Américains soient prêts à utiliser de nouvelles armes nucléaires, plus petites, garantirait que d’autres ne les utilisent pas. Autrement dit que la préparation des Américains à la guerre mondiale nous apportera à tous le miracle de la paix mondiale, évidemment tant que les autres nations du monde font exactement ce qu’on leur dit.

Mais, pour citer John Galtung, l’éminent professeur des Études pour la paix à Oslo :

« Une raison très importante d’interdire les armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive est qu’elles élèvent le seuil de ce qui est acceptable. On défend souvent une guerre conventionnelle en disant qu’elle ne sera pas nucléaire. Le cadre juridique international pour la guerre est déjà une victime des armes nucléaire et ne peut retrouver sa validité qu’en interdisant cette insulte à l’humanité. »

Nous constatons déjà que le Dr Galtung a raison car la réaction des pays menacés est bien sûr de ne pas plier mais de résister et de renforcer leurs propres systèmes d’armement nucléaire et de modifier leurs politiques de recours à ces armes pour égaler celle des Américains. Le monde est au bord du précipice de la catastrophe ultime.

Comme disait Albert Einstein en 1950 : « Il est impossible de parvenir à la paix tant que toutes les actions sont entreprises en vue d’un possible futur conflit. La concurrence des armements n’est pas une manière d’empêcher la guerre. Chaque pas dans cette direction nous rapproche de la catastrophe. La course aux armements est la pire manière d’empêcher un conflit ouvert. Au contraire, on ne peut atteindre une paix véritable sans un désarmement systématique à l’échelle supranationale. Je répète, l’armement ne protège pas de la guerre mais y conduit inévitablement. »

Mais ceci a été dit lorsque j’étais enfant et nous sommes dans une situation pire que jamais auparavant. Le 25 janvier, le Bulletin des savants atomiques a avancé sa pendule du Jugement dernier de minuit moins deux minutes et demie à minuit moins deux minutes en raison de leurs préoccupations par rapport à la menace de guerre nucléaire, au changement climatique et aux technologies utilisées par les gouvernements contre leurs citoyens. C’était avant la publication de la nouvelle doctrine nucléaire américaine, qui nous place encore plus près de minuit. Et pourtant, même eux reprennent la rhétorique et la propagande du gouvernement américain dans leur déclaration sur l’agression russe et la prétendue menace de la Corée du Nord. Où est donc l’espoir lorsque la vérité est occultée et la réalité mise la tête en bas même par ceux qui nous avertissent de la situation difficile où nous sommes ?

C’est un monde terrible que celui dans lequel nous vivons et il ne changera pas tant que nous ne le changerons pas. La dernière fois, j’ai écrit une Lettre ouverte à la Cour pénale internationale, en demandant au procureur d’ouvrir un dossier sur le leadership des États-Unis et de leurs alliés dans la conspiration pour commettre un génocide contre le peuple de Corée. La publication de ce document peut être considérée comme la preuve d’une conspiration visant à commettre un génocide instantané contre la population mondiale tout entière. C’est la manière de gangster des Américains de nous dire à tous : « Faites ce qu’on vous dit ou vous êtes foutus. »

Il est grand temps de se lever, de résister, de descendre dans les rues, de faire entendre notre voix, de ne pas rester dans l’ombre, pleurant sur notre sort alors qu’il y a une manière de gagner la lutte pour le désarmement, pour la paix, pour mettre la puissance sous notre contrôle, nous faisons tous le travail après tout, pourquoi pas ? Si nous avançons dans la lumière, nous pouvons voir la réalité des choses, si nous passons à l’action ; parce que si nous ne le faisons pas, alors – pour citer les paroles de Mack The Knife, mentionnées plus haut, écrites par Bertolt Brecht,

« Les uns sont dans le noir
Et les autres sont dans la lumière
Mais on ne voit que ceux dans la lumière
Et pas ceux qui sont dans le noir. »

[Traduction d’après les paroles originales en allemand]

Christopher Black