WWIII : Il serait temps qu'Israël et ses colonies apprennent à vivre en bonne intelligence avec les Palestiniens, et que les murs s'écroulent simplement par le son des trompettes de joie d'une Paix retrouvée et d'un labeur partagé.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Il serait temps qu'Israël et ses colonies apprennent à vivre en bonne intelligence avec les Palestiniens, et que les murs s'écroulent simplement par le son des trompettes de joie d'une Paix retrouvée et d'un labeur partagé.

Les colons ont envahi les collines de Palestine et ont leurs cultures en contre-bas, avec des Palestiniens qui viennent pour les travailler, la plupart de ses cultures sont dans des serres. Les Colons ont bénéficié d'aides et d'argent facile, pour être propriétaire, tandis que les Palestiniens ont été expulsés de leurs terres sans dédommagement, ce qui conduit à une perte de patrimoine, que les colons doivent considéré comme un dû envers ceux qui ont tout perdu.

Les exploitations doivent être rendues à leurs propriétaires légitimes, qui ont la faculté de les vendre légalement. Les terres doivent avoir la même règle, avec un paiement à une caisse commune Palestinienne, en cas d'impossibilité de trouver des héritiers, afin d'aider les Palestiniens  qui veulent s'installer. Le prix de la Paix est peu en rapport au prix qu'il faut payer dans la Guerre. C'est cela ou la destruction d'Israël, destruction qui rendra les terres incultivables, et les maisons inhabitables. 

Ceci doit se passer sans intervention des Etats et des gouvernements, seulement entre Associations, Communes, Villages, Hameaux, afin que ce soit les habitants eux-mêmes qui réalisent la Paix et les accords, et non les gouvernements qui ne contenteront personne et qui enclencheront la guerre nucléaire.

Une opération de Paix doit se préparer entre responsables locaux, et groupes d'intérêts, afin de préparer et de solder les litiges, les propriétés qui posent problème, et celles dont la situation foncière n'est pas claire. Dans le même temps, l'armée doit se retirer au profit de forces civiles de sécurité, afin que tout se passe dans le calme. Les Palestiniens expulsés et vivant en dehors de la Palestine, ont droit à des indemnités et au retour dans leurs terres, en fonction de leurs pertes et des gains engendrés par l'exploitation de leur propriété.

De part et d'autre les Associations internationales d'aide et d'intervention dans cette région, pourront aider par des prêt ou des dons, aux acquisitions, et aux lègues. Des fonds seront mis à disposition de tous ceux qui voudront s'installer légalement pour indemniser de façon juste et par accord réciproque, ceux qui s'en irons.

A la fête la plus Sainte de l'Année, une fois résolues les transactions foncières et les indemnités de dédommagement, tout le monde participera aux retrouvailles des familles et des biens, abandonnant à jamais les rancunes, et les haines.

Les femmes et les hommes qui réaliseront cela, auront également en mémoire qu'ils auront déjoué en grande partie, le conflit international, entre l'Axe Occidental et les Brics. La pression est tellement forte sur les femmes et hommes de bonne volonté, que ce serait un exploit d'y arriver, compte tenu de l'Islam Politique que l'Axe Occidental déploie, qui conduit à la Guerre Nucléaire, pour détruire le Monde Arabe dans sa volonté de vouloir dominer le Monde avec comme challengers la Chine et la Russie qui sont prêts à en découdre. Pour que D.ieu soit aux côté des femmes et des hommes de bonne volonté, il faut que leur profession de foi en faveur d'une Paix négociée par les parties civiles, soit entendue de tous, et que les gouvernements soient contraints de passer la main. Usez tous de vos trompettes pour le faire savoir.

Yom Kippour (hébreu : יום הכיפורים Yom Hakippourim « le jour des propitiations »), également appelé le Jour du Grand Pardon, est une fête juive considérée comme la plus sainte de l’année juive. Observé le dixième jour du mois de tishri, en terre d’Israël comme en diaspora, le jour représente la culmination d’une période pénitentielle de dix ou quarante jours selon qu’elle est inaugurée à Roch Hachana ou au mois d’eloul. Il a lieu, selon les années, en septembre ou en octobre dans le calendrier grégorien. Outre un chômage et un jeûne complets, Yom Kippour est marqué par d’autres rites de mortification. Cinq offices de prière, de nombreuses compositions liturgiques, et autres coutumes dont le jeûne de la parole viennent renforcer l’atmosphère austère et solennelle du jour.

Projets économiques conjoints : Article détaillé: efforts de paix israélo-palestinien économique Les efforts de paix économique israélo-palestiniennes sont d'efforts pour promouvoir les projets économiques et les efforts conjoints entre Israéliens et Palestiniens comme une voie pour parvenir à la paix entre les deux groupes.

Il est basé en partie sur les efforts officiels et des projets par les gouvernements d'Israël et l'Autorité palestinienne, et partiellement basé sur des efforts privés par des entreprises individuelles et des gens d'affaires qui cherchent à promouvoir diverses entreprises qui favorisent l'unité économique et la collaboration entre les deux parties. Cela implique en cours efforts conjoints déployés par les dirigeants régionaux de lancer de nouveaux projets industriels et économiques communes, ce qui créera de nouvelles entreprises locales et de la croissance de l'emploi, et de promouvoir la coopération en cours.

Il est un effort conjoint officielle des gouvernements israéliens, palestiniens et jordaniens à promouvoir la coopération économique, et de nouvelles initiatives d'affaires qui peuvent aider les deux parties travaillent ensemble, et de créer une meilleure atmosphère diplomatique et de meilleures conditions économiques. Elle constitue un projet de co-existence, comme il est principalement conçu pour encourager les efforts dans le secteur privé, une fois que les gouvernements fournissent de l'investissement et des installations initiale. [1]

Au début de 2010, le président Shimon Peres a pris un rôle actif et personnel dans les efforts visant à promouvoir les initiatives d'entreprises locales. Peres a mené personnellement une visite de hauts dirigeants israéliens à travers la Cisjordanie, et leur a parlé de beaucoup de nouvelles entreprises palestiniennes qui présentent un potentiel de croissance beaucoup. [2] Une société mise en évidence par Peres était l'incubateur de la technologie de nouvelle génération, un effort mixte judéo-arabe fondée en 2002 qui encourage les nouvelles idées et des projets en matière de technologie et de la biotechnologie. [3]

En 2011, selon Naftali Bennett, il y a environ 50 usines dans la région industrielle de Cisjordanie, où les Juifs et les Palestiniens travaillent ensemble. [4] Efforts et mise en œuvre locale La coopération économique conjointe entre responsables israéliens à Gilboa et les responsables palestiniens à Jénine a commencé à avoir des résultats et des avantages majeurs. En octobre 2009, un nouveau projet a débuté la promotion du tourisme et Voyage entre les deux zones. Les nouvelles grandes efforts commerciaux et les attractions touristiques ont été lancés à Jénine. [5]

Les deux régions prévoient une zone industrielle commune qui serait combler la frontière. Palestiniens produire l'artisanat local et de les vendre par l'intermédiaire de Guilboa à d'autres régions du monde. Un autre projet possible est un centre de langue commune, où Israéliens et Palestiniens enseigner mutuellement arabe et l'hébreu, ainsi que les aspects de leur patrimoine culturel. [6]

Sommaire

Les colons israéliens fuient devant les Palestiniens

 

En ce 30 mars, les colons israéliens ont délaissé leur domicile de peur de l’arrivée en masse des Palestiniens venus célébrer comme chaque année la « Journée de la Terre ».

La seule pensée des Palestiniens arrivant en masse et dressant leurs tentes pendant six semaines à l’occasion de la Journée de la terre a poussé les colons israéliens vivant dans les colonies juives aux alentours de la bande de Gaza à abandonner leurs domiciles.

Une chaîne télévisée israélienne a rapporté que les colons vivant dans les installations juives proches de la bande de Gaza avaient quitté leur domicile par crainte des violences que pourrait provoquer l’afflux de Palestiniens.

L’armée israélienne semble être désemparée face à l’arrivée massive des participants, a déclaré un colon israélien de Nahal Oz, à l’est de la ville de Gaza, cité par le Centre d’information palestinien.

Les Israéliens vivant dans les colonies juives avoisinant la bande de Gaza ont dû renoncer à l’idée de célébrer cette année la Pâque juive, qui commémore la fuite d’Égypte.

Ce matin, des centaines de citoyens palestiniens se sont rendus dans les aires de camping dans l’est de la bande de Gaza dès la première heure.

Eisenkot: Ben Salman a rencontré le chef du Conseil de sécurité national israélien

 
mbsisrel
 
 

Rédaction du site

Le chef d’état-major israélien Gadi Eizenkot, a affirmé que le prince héritier saoudien Mohammed ben Salman a rencontré le président du Conseil de sécurité national israélien, Meir Ben Shabat, a rapporté la chaine satellitaire libanaise alMayadeen.

S’exprimant dans un entretien avec le quotidien israélien  Maariv , le général Eisenkot  a souligné que  « les intérêts d’Israël concordent avec ceux de  l’Arabie Saoudite face à la  menace iranienne » , ajoutant qu' »il existe une coopération entre Israël et des pays avec qui il a conclu des accords au  niveau   sécuritaire et du renseignement « .

M.Eisenkot, qui a fait ses déclarations devant un parterre de journalistes de la presse israélienne, n’a donné aucun détail sur la rencontre entre Ben Salman et Ben Shabat, ni sur le lieu de la rencontre .

Selon al-Mayadeen TV, le site web de Maariv a supprimé plus tard la question et la réponse concernant la rencontre de Ben Salman avec Ben Shabat.

M.Eisenkot n’a pas précisé s’il avait également rencontré le prince héritier saoudien, mais il a répondu à la question  si MBS a rencontré des responsables israéliens et s’il  faisait partie de  l’un d’entre eux par : « Oui, avec Meir Ben Shabat ».

D’autre part, M.Eisenkot a révélé avoir a des photos d’une rencontre avec le chef d’état-major du Maroc, « dans lesquelles il apparait lui serrant la main »,  selon ses termes.

Depuis quelques mois, le chef d’état-major israélien  avait effectué une interview avec le site  saoudien Elaf, dans  le siège des chefs  d’état-major israéliens à Tel-Aviv. Cette interview avait été diffusée par les médias israéliens qui se sont concentrés sur la relation entre Riyad et Tel-Aviv, en rappelant  les paroles du général israélien selon lesquelles il existe un « consensus total » entre Israël et l’Arabie Saoudite et que cette dernière n’a jamais été un ennemi ».

Nous attaquerons le Liban si nécessaire et cette fois  les civils ne seront pas épargnés

Par ailleurs, concernant une éventuelle agression contre le Liban, M. Eisenkot  a affirmé qu »une concertation entre les capacités des forces de l’air , de terre et de mer et du renseignement   permettra à l’armée israélienne de remporter une victoire dans  une guerre avec le Hezbollah, et qui pourrait s’étendre sur le front syrien ».

M.Eisenkot estime que « l’armée israélienne réussira dans la prochaine guerre à mobiliser,  rapidement et efficacement , ses différentes unités »,  ajoutant que « les capacités militaires israéliennes de 2006 ne sont pas comparables avec celles d’aujourd’hui, aussi bien sur le plan de la destruction des cibles, que de la défense contre les missiles ou dans le renseignement ».

M.Eisenkot a  déclaré au quotidien israélien Yedioth Ahronoth  que « l’armée israélienne  dispose d’une banque d’objectifs qui se chiffre à plusieurs milliers » expliquant que « la capacité offensive israélienne a été  multipliée par sept comparée à celle de l’an 2006 ».

Mais le chef d’état-major a admis que « les Israéliens ne réalisent pas  la gravité de la menace des missiles au Nord pendant une guerre », en appelant à « ne pas les impressionner avec de nouveaux scénarios d’horreur ».

Selon M. Eisenkot, »Israël sera forcée à faire face à un état d’urgence durant quelques semaines et qu’en fait, la situation sur le front intérieur sera plus difficile qu’elle ne l’était durant la deuxième guerre du Liban car l’ennemi d’Israël connait ses points faibles  dans le front intérieur ».

« Il est juste de demander au Liban d’assumer ses responsabilités en tant qu’État envers ce qui se passe sur son territoire et je soutiens l’avis d’attaquer  nos ennemis au Liban ».

Il a poursuivi : » le coup fatal pour le Hezbollah au Liban et à Beyrouth en particulier, c’est la ligne Zahrani qui s’étend jusqu’au sud: elle comprend  240 villes et villages chiites où se situent les positions du Hezbollah. Il y aura beaucoup de destruction dans ces zones. Tout ce que le Hezbollah utilisera au Liban sera détruit. Nous détruirons des dizaines de tours à Beyrouth, habités par le Hezbollah. Ce sera un tel paysage de destruction mémorable pour la région. S’il y a une autre guerre au Liban, nous atteindrons les cibles du Hezbollah et nous n’épargnerons pas l’environnement civil ».

Assad a  remporté la guerre ,  l’Iran a amélioré les défenses aériennes du Hezbollah

Commentant la destruction par les défenses aériennes syriennes d’un F16 israélien, il y a  deux mois, M.Eisenkot a  rejetté l’analyse   selon laquelle « Israël était proche de glisser dans une guerre ce jour-là ».

Selon lui, « la nouvelle détermiation syrienne  résulte de la victoire du président syrien Bachar al-Assad dans la guerre en Syrie et de l’effort iranien pour renforcer sa présence militaire en Syrie dans le cadre d’une vision à long terme ».

« Ils ont compris – les Iraniens – que la Syrie se dirige vers une nouvelle étape et donc ils ont renforcé les capacités dans les bases aériennes, la marine et le renseignement », a-t-il déclaré à Haaretz.

En ce qui concerne le soutien de l’Iran au Hezbollah, il a noté que « Téhéran tente de renforcer les capacités balistiques du parti et  d’améliorer ses défenses aériennes « ajoutant qu’Israël   ne permettra pas au Hezbollah de posséder des  armes sophistiquées et donc, il s’attèlera à empêcher le transfert de ces capacités au Liban ».

« La menace militaire la plus importante pour l’Etat d’Israël vient du front nord, du triangle de l’Iran – Syrie – Liban », a-t-il souligné.

L’Iran n’a pas violé l’accord nucléaire

Concernant l’accord nucléaire iranien, M.Eisenkot a affirmé que « Téhéran n’a pas rompu l’accord » ajoutant que « la surveillance des évolutions en Iran est la mission première de l’armée et du renseignement israéliens ».

Et de poursuivre : »Nous investissons d’énormes ressources pour avoir un très haut niveau de renseignement sur l’Iran, et ses capacités opérationnelles ».

Il a également noté que « le programme balistique de l’Iran est « une préoccupation majeure pour l’Europe et les pays du Golfe ».

M. Eisenkot a estimé qu ‘ » il ne convient pas que les militaires s’expriment au sujet de l’accord nucléaire, car le premier ministre opte pour le choix international, et nous le soutenons. Nous ne lui mettons pas de bâtons dans les roues. Nous donnons notre avis dans les chambres fermées ».

Selon le chef d’état-major israélien, « l’Iran est très loin d’être une puissance nucléaire. Mais ce qui constitue un autre défi pour Israël est à cause de la longue distance qui nous sépare de lui. Deuxièment, il représente  un problème mondial: comme il est dans l’intérêt  d’Israël d’empêcher l’Iran de renforcer ses capacités nucléaires, il en est de même  pour les Américains. En outre, l’Iran  reste la mission principale  centrale  de l’armée israélienne depuis  la dernière décennie et jusqu’à aujourd’hui ».

Israël est prêt militairement à affronter la période post-Abbas

Concernant les développements politiques sur la scène palestinienne, M. Eisenkot a évoqué  la détérioration de la situation en Palestine, en particulier sur la barrière de séparation entre les territoires occupés et la bande de Gaza, lors de la commémoration de la Journée de la Terre.

Il  a déclaré qu' »Israël ne permettra pas une violation collective de la barrière frontalière et l’infiltration dans la zone des colonies . Les instructions consistaient à recourir à la force majeure pour empêcher cela ».

Selon lui « les manifestants qui atteindront la clôture vendredi, devront faire face à plus d’ obstacles majeurs édifiés ces derniers jours: plus de barrières, plus de fils barbelés et plus de forces israéliennes ».

Il a ajouté qu' »il est difficile de parler de Gaza sans parler de la scène palestinienne dans son ensemble » notant que  » le changement de génération au sein de l’Autorité palestinienne est une préoccupation majeure ».

Le chef d’état-major a  conclu qu’ « Israël est préparé militairement  au chaos en cas  d’une bataille de succession à Mahmoud Abbas … Nous avons des plans opérationnels en cas de l’effondrement de l’Autorité palestinienne ».

Source: Médias

Russie/Israël : le pacte rompu...

Les forces \"Wagner\" placées sous le commandement russe en Syrie. ©Jforum

Le cirque auquel s'est livré le PM israélien en pleine Conférence de Munich ne trompe personne : En Syrie, Israël vient d’être mis échec et mat. Depuis le 10 février 2018, date à laquelle un escadron de l'armée de l'air israélienne a été pris de court dans le ciel de la Syrie, perdant l'un de ses F-16, Tel-Aviv ne cesse de chercher des coupables.

Aux dernières nouvelles, l'armée de l'air israélienne vient de mettre à la porte, quatre de ses pilotes pour cause de manquement à leur devoir qui « aurait provoqué le crash ». Mais le malaise que traverse en ce moment l'état-major de l'armée israélienne est beaucoup plus profond pour être apaisé par ce genre de manœuvre propagandiste. Le document sur la stratégie militaire israélienne publié en 2015 réclamait la force aérienne du pays comme étant « le seul facteur distinctif » susceptible de peser sur les rapports de forces au Moyen-Orient.  Le texte affirmait le « caractère indispensable » pour Israël de son aviation, qualifiée par ailleurs de « garante à la fois de la sécurité territoriale et de la sécurité frontalière » face aux ennemis les plus sérieux d’Israël que sont l’Iran et le Hezbollah.

Et dire que cette priorité a été gagnée au prix de moult combats : après la défaite israélienne de 2006 face au Hezbollah, l’armée de l'air a mis tout son poids dans la balance pour accuser le contingent terrestre d'avoir provoqué une « guerre inutile », guerre qu'Israël a lamentablement perdue. Or, le 10 février, ce dont se jouissait l'armée de l'air israélienne a soudainement disparu. Ce que reflète la presse israélienne des débats houleux qui animent en ce moment les milieux politiques et militaires en Israël n'est que la pointe de l'iceberg : voici les questions qui taraudent tous les esprits et pour lesquelles ni le QG de l’armée israélienne ni son appareil de renseignement n’ont aucune réponse :

Quelle stratégie de défense aérienne sous-tend le crash du F-16 israélien?

Si les S-200 syriens sont à l'origine du crash, qu'en sera-t-il alors des S-300 et des S-400 que Damas a déployés sur son territoire à la faveur du soutien russe?

Mais il y a une question, plus persistante encore, qui revient sans cesse dans la quasi-totalité des analyses :  Pourquoi avoir choisi à riposter aux frappes d’Israël à ce stade particulier de la guerre alors que ces frappes datent déjà du début de la guerre en 2011? La réponse relèverait d’un ensemble de raisons à la fois politiques et militaires que les chroniqueurs israéliens ne peuvent ne pas lier à la Russie ou mieux à la guerre féroce que les États-Unis mènent en ce moment contre la Russie et l’axe de la Résistance.

Il y a d’abord ces missiles livrés par les Américains à Ahrar al-Cham qui ont servi aux terroristes pour lancer une vaste offensive le mois dernier contre la base aérienne russe à Hmeimim. L’attaque n’a pas fait de victime, mais a endommagé plusieurs avions de combat russes. Inquiets de n’avoir plus aucun contrôle sur le rythme avec lequel les milices terroristes disparaissent, les Américains ont voulu passer un message au camp d’en face : en l’absence de tout contact avec I’Iran et le Hezbollah, ils ont cherché à stopper la Russie via Ahrar al-Cham.

Il s’est ensuivi alors un second clash, le crash d’un SU-25 russe à l’est d’Idlib, provoqué par des lance-roquettes US livrés aux terroristes d’al-Nosra. Mais les Américains n’en sont pas restés là.

Le troisième événement aura été le raid particulièrement sanglant de l’aviation US contre l’armée syrienne et ses alliés russes et de la Résistance. Des dizaines de forces dites « Wagner » qui opèrent sous le commandement russe auraient péri à l’est de Deir ez-Zor. Le bilan définitif n’est toujours pas connu, mais les chiffres varient entre 5 (sources russes) et 200 (sources occidentales) morts.

À Afrin aussi, la politique américaine a cherché le face-à-face : elle consiste à contrer l’avancée de l’armée syrienne et de ses alliés et à faire en sorte que la Turquie s’y engage militairement, quitte à rendre « ingérable » la situation et à faire échec au processus d’Astana.

La Russie ne pouvait plus attendre : à une Amérique qui faisait faux bond, il fallait une réponse!

La Russie est-elle responsable du crash du F-16 israélien ?

Rien n’est moins sûr . Et pourtant les Russes y seraient pour quelque chose. Face à Israël qui écourtait sans honte les intervalles de ses raids aériens contre la Syrie, prenant invariablement pour cible bases militaires, centres de recherches ou lieux de campement, Moscou a choisi de retirer son veto : il ne s’est plus opposé à ce que l’armée syrienne active ses batteries de missiles antimissiles et ses radars puissants et à s’en servir pour chasser les avions ennemis : «  on vous suit du regard. Faites ce que bon vous semble! »

Le F-16 israélien aura été la riposte russe aux États-Unis. Cette riposte n’aurait pas non plus épargné la Turquie, autre allié des Américains, dans la mesure où les armes anti-hélicoptères russes viennent de tomber entre les mains des Kurdes, armes qui auraient vraisemblablement visé ces derniers jours un hélicoptère de combat turc, non loin des frontières avec la Syrie.

Aux dernières nouvelles, Erdogan aurait accepté que l’armée syrienne entre à Afrin pour éviter une escalade des tensions, près d’un mois après le début d’une incursion militaire qui a tout pour ressembler à un enlisement. Le triple coup anti-russe des USA a-t-il servi à Israël ? Vu le détachement américain vis-à-vis de son allié la réponse est mille fois « non » …


Le quartier palestinien de Silwan, juste au pied des murailles
de la Vieille Ville de Jérusalem, sur la gauche de cette photo,
est l'un des plus convoités par les colons israéliens, qui y
voient le site de la « cité de David » biblique © Mehdi Chebil
L’inquiétant rapport confidentiel de l’Union européenne sur Jérusalem

Mediapart publie le rapport confidentiel des consuls européens à Jérusalem et Ramallah. Selon ce texte, la situation sur place n’a jamais été aussi menaçante depuis 1967. Si la politique de colonisation et de discrimination menée par Israël se poursuit, les bases mêmes d’une solution pacifique seront détruites. Pourtant, l’Europe ne semble pas entendre les mises en garde de ses diplomates.

Lire le rapport (en anglais)

« L’expansion des colonies et l’exclusion politique, économique, sociale des Palestiniens, qui ne cesse de s’aggraver, ont un impact négatif sur la situation à Jérusalem. La polarisation et la violence croissante dans la ville menacent de plus en plus la viabilité de la solution à deux États, avec Jérusalem comme capitale commune. Et le niveau des tensions risque de s’élever encore en 2017, avec le cinquantième anniversaire de l’annexion de la ville, compte tenu de ce que prévoient, à cette occasion, les autorités israéliennes. » C’est sur cet avertissement très inquiétant que s’ouvre le dernier rapport confidentiel des chefs de missions diplomatiques de l’Union européenne à Jérusalem et à Ramallah, récemment transmis au Comité politique et de sécurité du Service européen d’action extérieure – le ministère des affaires étrangères de l’Europe.

Depuis qu’un diplomate britannique en a eu l’idée en 2005, les consuls et consuls généraux représentant les pays de l’UE en Israël et dans les territoires occupés rédigent chaque année pour leur administration centrale à Bruxelles une sorte « d’état des lieux » qui fait le point sur la situation à Jérusalem-Est. Année après année, ces documents dessinent un carcan urbanistique, juridique, militaire et bureaucratique qui ne cesse de se refermer autour de la population palestinienne de Jérusalem, parallèlement à ce que l’occupation et la colonisation imposent aux Palestiniens de Cisjordanie.

Depuis plusieurs années déjà, les diplomates européens, lancent, de manière de plus en plus alarmante, le même avertissement au gouvernement israélien : le développement constant de la colonisation, à Jérusalem-Est comme en Cisjordanie, met en péril mortel la « solution à deux États », seule proposition diplomatique avancée à ce jour pour résoudre, par la négociation, le conflit israélo-palestinien. Décidé, depuis son retour au pouvoir en 2009, à préserver le statu quo que protègent son écrasante supériorité militaire et la tolérance aveugle de la communauté internationale, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, soutenu à la Knesset par une majorité de plus en plus à droite et influencée par les colons, fait la sourde oreille à ces avertissements.

Netanyahou conduit, au contraire, une politique d’occupation et de développement de la colonisation qui transforme les zones de population palestinienne en îlots menacés au sein d’un espace géographique sous contrôle d’Israël et de son armée. Cette politique impunie d’Israël vient d’être condamnée, fin décembre, par l’adoption au Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 2334, qui demande à Israël de « cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, et de respecter toutes ses obligations légales dans ce domaine ».

Résolution d’autant plus importante qu’elle a été votée avec l’aval de Washington, protecteur historique d’Israël, qui a décidé, exceptionnellement, de ne pas faire usage, en la circonstance, de son veto. Conforté apparemment par l’entrée en fonction, quelques semaines plus tard de Donald Trump, soutien déclaré d’Israël et de Netanyahou, le gouvernement israélien a réagi en qualifiant cette résolution de « honteuse » et d’« antisémite ».

C’est l’application à Jérusalem-Est de cette stratégie israélienne d’occupation et de colonisation, très largement condamnée, et pourtant à ce jour impunie, qu’étudie minutieusement le rapport 2016 des consuls européens, document à diffusion restreinte que Médiapart s’est procuré et publie en intégralité (lire le document format PDF en anglais (pdf, 1.1 MB) ) .

Première constatation : le mécanisme complexe de règles, de pratiques bureaucratiques, de lois ad hoc et d’impératifs sécuritaires que met en œuvre Israël à Jérusalem-Est, véritable machine infernale contre une paix négociée et pérenne, obéit à un choix de planification ethnique arrêté en 2007 par la municipalité de Jérusalem. La population palestinienne de la ville ne doit pas excéder, en effet, 40 % de la population municipale totale.

Une Palestinienne passe près d’un policier israélien, venu
avec sa patrouille (visible à l’arrière-plan) procéder à
l’expulsion d’une famille palestinienne de son logement
dans le quartier arabe de la Vieille Ville de Jérusalem
© Mehdi Chebil

Et la situation n’est pas près de s’arranger : la planification urbaine israélienne n’affecte pas plus de 2,6 % de la superficie de Jérusalem-Est à la construction d’édifices publics. À ce manque de locaux scolaires s’ajoute, comme pour les six hôpitaux de Jérusalem-Est, un sérieux problème de liberté de circulation du personnel. Entre 70 et 80 % du personnel des hôpitaux de Jérusalem-Est a besoin d’un permis – renouvelable tous les six mois – pour entrer en ville. Et le quota d’employés originaires de Cisjordanie, qui est variable, est notifié verbalement aux directeurs d’hôpitaux. Une centaine de médecins sont autorisés à entrer à Jérusalem en voiture, les infirmières et le reste du personnel doivent franchir les check-points à pied.

On imagine bien que, dans de telles conditions, l’économie de Jérusalem-Est, qui repose essentiellement sur un tissu de petites ou très petites entreprises, vit des temps difficiles, d’autant que « le secteur du tourisme palestinien ne reçoit qu’une part très modeste des revenus générés par le tourisme international ». « En raison de son isolement et du système strict des permis israéliens, la ville a largement cessé d’être un centre économique et commercial, constatent les diplomates. Surtout, la contribution globale de Jérusalem-Est au PNB palestinien a décliné de 15 % avant les Accords d’Oslo à moins de 7 % aujourd’hui. » Le taux de chômage avoisine 35 % chez les jeunes et 19,9 % chez les femmes. Et le taux de pauvreté est passé entre 2006 et 2016 de 64 à 75 %.

Quant aux infrastructures de transport, « elles servent surtout, constate le rapport, à renforcer le contrôle israélien sur Jérusalem-Est ». « Le tramway illustre la politique israélienne qui consiste à relier les colonies israéliennes de Jérusalem-Est avec le centre-ville à Jérusalem-Ouest, affirme le document. À l’exception de quelques stations, à Shu’afat et Beit Hanina, le tram ne dessert pas les quartiers palestiniens. La municipalité de Jérusalem prévoit de doubler pratiquement la longueur de la ligne de tram existante jusqu’à la colonie de Neve Yaakov, pour relier d’autres colonies (Neve Yaakov, Gilo, Ramot) à Jérusalem-Ouest. » D’autres infrastructures, notamment un téléphérique urbain et des routes en construction ou en projet dont la liste figure dans le rapport, illustrent l’intention israélienne de « consolider la liaison entre les principales colonies israéliennes et Jérusalem ».

Cette stratégie est désormais si claire que « les infrastructures qui contribuent à la politique de colonisation (ou au “schéma d’unification”) sont de plus en plus perçues par les Palestiniens comme des instrument de l’occupation, donc, de plus en plus souvent considérées comme des cibles légitimes, dont la valeur est équivalente à celle des colonies elles-mêmes. C’est pourquoi, en dépit d’une diminution des actes de violence depuis le milieu de l’année 2016, le tramway demeure un détonateur des tensions ». Tensions que les responsables palestiniens ont de plus en plus de mal à contrôler. D’autant que leur absence a été organisée par Israël. La fermeture par le gouvernement israélien des principales institutions palestiniennes de la ville – Orient House, siège de l’OLP, ou la Chambre de commerce –, comme le harcèlement dont sont victimes les institutions culturelles ou la répression qui se poursuit contre toute forme de vie politique palestinienne à Jérusalem-Est, ont « largement contribué à la fragmentation de la société palestinienne, à l’isolement des communautés locales palestiniennes et à l’affaiblissement de l’identité collective ».

Après avoir rappelé que pour l’UE « les colonies sont illégales au regard du droit international et constituent un obstacle à la solution à deux États et à la paix », et que 211 000 colons, sur les quelque 600 000 implantés dans les territoires occupés, vivent aujourd’hui à Jérusalem-Est, à côté de 316 000 Palestiniens, les auteurs du rapport passent en revue les différentes stratégies employées par Israël pour densifier la population juive de Jérusalem-Est. Et cela, tout en séparant les quartiers palestiniens les uns des autres par des colonies urbaines qui bloquent l’extension de l’habitat palestinien et en coupant la ville de la Cisjordanie par un chapelet de colonies périphériques qui interdisent tout développement des faubourgs palestiniens vers le nord, l’est et le sud. Aujourd’hui, constate le document, 2 500 colons vivent dans des « enclaves » au cœur des quartiers palestiniens de Jérusalem-Est.

Une décharge à ciel ouvert dans le quartier palestinien de Silwan, à Jérusalem-Est © Mehdi Chebil

Trois Israéliens et 26 palestiniens tués à Jérusalem en 2016

L’une des stratégies dont l’utilisation a manifestement beaucoup progressé en 2016, selon le rapport européen, est la « récupération » par des colons des constructions ou des terrains qui avaient appartenu à des juifs avant la création de l’État d’Israël en 1948. Cela a permis d’augmenter significativement le nombre d’enclaves coloniales israéliennes dans les quartiers palestiniens. « On notera, indiquent les auteurs du rapport, qu’il n’existe, en revanche, aucune loi permettant aux Palestiniens de récupérer les biens qu’ils possédaient avant 1948. »

Dans certains quartiers, tel Silwan, au pied des remparts de la Vieille ville et de l’Esplanade des Mosquées, où les organisations privées de colonisation comme El’ad ou Ataret Cohanim sont particulièrement actives, ces « récupérations » de propriétés ont donné lieu à un nombre croissant d’expulsions d’habitants palestiniens. Selon le rapport, près de 500 Israéliens vivent aujourd’hui sous haute protection militaire parmi les 10 000 Palestiniens du secteur de Silwan, où le nombre de colons a quadruplé en moins de deux ans.

Parmi les autres procédés utilisés par les planificateurs de la colonisation pour contenir, voire empêcher le développement des quartiers palestiniens tout en étendant la présence juive dans Jérusalem-Est, le rapport examine longuement la multiplication des parcs nationaux et des espaces archéologiques, qui servent, en outre, à établir un « récit historique national » destiné à exalter « la continuité de la présence juive dans le secteur, au détriment des autres religions et cultures ». L’avantage, pour les autorités israéliennes, est que dans de tels cas, l’autorité sur le terrain est transférée de la municipalité de Jérusalem à l’Autorité des parcs et des réserves naturelles, qui n’a aucune obligation à l’égard des habitants palestiniens et peut donc obtenir leur expropriation et leur expulsion sans indemnité.

« La planification urbaine de la municipalité de Jérusalem reste une source d’inquiétude pour l’UE, écrivent les consuls. Elle est utilisée pour empêcher le développement urbain palestinien en instaurant des restrictions et des interdictions aux activités de construction en ignorant les besoins qui découlent de l’accroissement naturel de la population, créant de fait de graves manques d’infrastructures de base et une pénurie de logements pour les résidents palestiniens. » Conséquence logique de ces choix : en cinq ans, 14 % seulement des permis de construire délivrés à Jérusalem ont été accordés à des Palestiniens.

Ce qui crée une situation dans laquelle nombre de Palestiniens construisent sans obtenir de permis de la municipalité, s’exposant ainsi au risque d’être expulsés. Aujourd’hui, relève le rapport, le nombre de constructions palestiniennes menacées de démolition par un ordre administratif, judiciaire ou militaire s’élève à 24 000, ce qui expose 144 000 Palestiniens au risque d’expulsion.

À cette accumulation d’inégalités, d’injustices, d’abus et d’humiliations, génératrice de frustration et de révolte, s’ajoute une série d’initiatives et de déclarations, à propos de la gestion des lieux saints juifs et musulmans, qui visent à modifier un statu quo vieux de deux siècles et ont favorisé l’accroissement des tensions sur le terrain. Sous la pression des religieux juifs extrémistes et des colons, qui exercent une influence croissante au sein de sa majorité parlementaire, Benjamin Netanyahou a fait preuve d’une « tolérance accrue » à l’égard de ceux qui entendent modifier le régime des accès aux lieux saints, au bénéfice des seuls fidèles juifs.

« Compte tenu de l’importance du Haram al-Sharif/Mont du Temple pour les juifs et les musulmans, écrivent les auteurs du rapport, toute menace ou perception de menace sur son intégrité ou sur le statu quo ne risque pas seulement de saper toute reprise du processus de paix, mais a le potentiel de déstabiliser la région et de provoquer des réactions sur la planète entière, tout en amplifiant la dimension religieuse du conflit. »

Cette politique israélienne, selon les auteurs du rapport, a fortement contribué au renforcement de la polarisation et au regain de violence. Entre le début de l’année et les premiers jours de décembre, notent les consuls, trois Israéliens et vingt-six palestiniens ont été tués à Jérusalem. En représailles, certains Palestiniens, auteurs d’attaques individuelles, ont apparemment été tués dans des situations où ils ne représentaient plus une menace. Parallèlement, les autorités israéliennes ont remis en vigueur la pratique punitive de démolition des maisons des Palestiniens accusés d’attentats. Approuvée par la Cour suprême, cette technique de dissuasion a provoqué la colère des Palestiniens, qui la jugent unilatérale : elle n’a pas été appliquée, en effet, aux trois Israéliens qui avaient tué un jeune Palestinien en juillet 2014.

Signe inquiétant de la stagnation de la situation sur le terrain, voire de sa dégradation au détriment des Palestiniens, les auteurs du rapport, qui n’ont relevé aucun progrès notable depuis l’année dernière, mais constaté, au contraire, une aggravation dans plusieurs domaines, reprennent purement et simplement, en annexe, leurs recommandations de l’année précédente. Ils rappellent notamment qu’il revient aux États membres de l’UE d’appliquer les mesures qui permettent de distinguer clairement les produits fabriqués en Israël et ceux en provenance des territoires occupés… On a déjà vu plus audacieux. Mais peut-on en attendre davantage de l’Union européenne ?

Voir le portfolio de Mehdi Chebil : Jérusalem, les lieux de la colère.