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WWIII : Devant Emmanuel MACRON la Terreur, Vladimir POUTINE va être très ferme, et pense que tuer un dirigeant, c'est épargner un Continent, et nombreux sont ceux qui font plus que le penser et qui attendent MACRON au tournant. Les échecs pour tuer HITLER, ont décimé l'Allemagne NAZIE en faisant 8 Millions de morts, et la RUSSIE en faisant 26 Millions de MORTS. POUTINE attend MACRON à MOSCOU les 23-24-25 MAI 2018, une aubaine pour une Paix Planétaire.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Devant Emmanuel MACRON la Terreur, Vladimir POUTINE va être très ferme, et pense que tuer un dirigeant, c'est épargner un Continent, et nombreux sont ceux qui font plus que le penser et qui attendent MACRON au tournant. Les échecs pour tuer HITLER, ont décimé l'Allemagne NAZIE en faisant 8 Millions de morts, et la

RUSSIE en faisant 26 Millions de MORTS. POUTINE attend MACRON à MOSCOU les 23-24-25 MAI 2018, une aubaine pour une Paix Planétaire. Les Combats Judiciaires ou Singuliers entre deux Chefs ont toujours fait partie des Guerres pour épargner l'Armée et le Peuple.

MACRON, le valet de Chambre à TRUMP, qui lui fait le nez, les oreilles et les pellicules sur son costard, et qui l'emmène faire son pipi, car MACRON n'est pas encore Propre. A l’heure où ses petits copains gambadent en culotte dans l'Assemblée Nationale, notre bout' chou National n’est pas propre. Et naturellement, l’appréhension s’installe : comment expliquer qu’il n’aille toujours pas au pot ? Comment préparer sereinement la rentrée en maternelle alors que toutes les écoles sont bloquées? Quelles sont ses pulsions sexuelles ? androgyne, dioïque, monoïque, hermaphrodite.

L'hermaphrodisme désigne le fait qu'un être vivant soit à la fois mâle et femelle.

Si cette situation est normale chez certaines espèces, tels les lombrics, les pommiers ou encore les méduses, elle est une anomalie chez les mammifères, en particulier chez l'être humain, car les hermaphrodites sont parfois stériles.

TRUMP, un psychologue du développement de l’enfant et de l’adolescent, vous aide à prendre du recul.

Haut comme trois pommes, votre petit bonhomme vous mène la vie dure. Depuis maintenant plusieurs années, il n'est plus rare de voir les enfants faire la loi dans la Nation. Mais pourquoi les enfants-rois ne cessent-ils de se multiplier devenant de plus en plus des enfants-Tyrans?

Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron est le fils de Jean-Michel Macron, né en 1950, médecin, professeur de neurologie au CHU d'Amiens et responsable d'enseignement à la faculté de médecine de cette même ville, et de Françoise Noguès, médecin conseil à la sécurité sociale. Leur premier enfant est mort-né. Ils ont ensuite eu trois enfants : Emmanuel, Laurent (né en 1979, radiologue, marié à Sabine Aimot, gynécologue-obstétricienne, née en 1980) et Estelle (née en 1982, néphrologue, mariée à Carl Franjou, ingénieur). Après leur divorce en 2010, Jean-Michel Macron épouse Hélène Joly, psychiatre au CHS-Pinel Dury.

La famille Macron est originaire du village d'Authie, dans la Somme. Son arrière-grand-père, Henri Macron, fut maire de la commune de 1953 à 1964. Sa grand-mère paternelle (née Robertson) est originaire de Bristol au Royaume-Uni, ses grands-parents maternels, Jean et Germaine Noguès (née Arribet) de Bagnères-de-Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, où il séjourne occasionnellement. Il affirme devoir son goût pour les lettres et son engagement à gauche à sa grand-mère Germaine, dite « Manette », issue d'un milieu modeste (un père chef de gare et une mère femme de ménage), devenue enseignante puis principale de collège et morte en 2013.

Emmanuel Macron est baptisé à l'âge de douze ans seulement, un « choix personnel » au moment de son entrée au collège jésuite de La Providence d’Amiens. Pour Emmanuel Macron, le catholicisme lui apporte une « discipline de l’esprit » et une « volonté d’ouverture au monde », en développant chez lui une pensée nourrie de spiritualité.

Dans le collège Jésuite-catholique de la Providence d'Amien, Emmanuel Macron, jeune garçon un peu rebelle, mais touchant de naturel, attire l'attention de l'abbé de Pradts et d'André Sevrais, un de ses camarades plus âgé. L'amour trouble et exigeant qu'éprouvent ces deux personnages pour le jeune garçon va les faire entrer en conflit après une tentative de coopération. Emporté par sa passion, l'abbé utilisera sa position d'autorité pour tenter de manipuler son rival adolescent, au prétexte de protéger le cadet, et finalement il sera entraîné par les événements qu'il aura provoqués.

Impopulaires et inconnus : les ministres macroniens peinent à exister derrière le chef de l'Etat.

Comment passer de la République, de CATILINA à JULES CESAR, et de la République à l'EMPIRE à la Démocratie participative.

La Rome antique, et tout particulièrement la naissance de l’Empire, est l’une des périodes les plus passionnantes de l’Histoire! Tout y est réuni: du sexe, du sang et des trahisons (si ça c’est pas du teasing aguichage…)
Vers 60 avant Jésus-Christ, Rome est en pleine crise identitaire. Les guerres civiles successives qu’elle a connues ces dernières décennies se sont certes calmées, mais les institutions de la république romaine (le Sénat en tête) ne semblent pas assez fortes pour diriger un pays en pleine expansion et cerné par les ennemis.
Bientôt, des voix dénonçant le principe même de la République se font entendre…

Vous apprendrez…

Que le Sénateur Catilina, qui voulait s’emparer du pouvoir, mangeait de la chair humaine et faisait boire du sang humain aux conjurés comme preuve de loyauté!

Que c’est Cicéron, sénateur et orateur hors-pair, qui réussit à sauver la république romaine des griffes de Catilina.

Que le premier triumvirat, sorte de pacte de non-agression entre les trois hommes les plus influents de Rome, était composé de Jules César, Pompée et Crassus.

Que ce triumvirat était assez hétéroclite : un ambitieux aux dents longues, un militaire auréolé d’une gloire infinie, et un homme possédant la plus grande richesse de toute la Rome antique!

Que cette histoire de triumvirat partira très vite en cacahuète…

C’est parti!

En 63 avant Jésus-Christ, un sénateur du nom de Catilina ourdit un complot politique visant à s’emparer du pouvoir. La République a assez vécu, pense-t-il. Rome est devenue bien trop grande pour pouvoir être dirigée par 300 Sénateurs croulants sous le poids de l’âge et de l’embonpoint. Non, Rome mérite d’avoir un homme fort à sa tête capable d’organiser le pays et de soumettre par la force les peuples ennemis!

Cet homme fort, c’est lui, bien entendu… (ben voyons)

Catilina jouit d’une réputation sulfureuse. On raconte que, pour garantir la fidélité de ses hommes, il les oblige à boire une coupe de sang à l’issue d’une cérémonie d’allégeance des plus macabres. Il est également accusé d’inceste avec sa fille et d’avoir mangé de la chair humaine. Fichtre, en voilà un homme recommandable!
Les accusations semblent trop grosses pour être vraies, mais, parait-il, il n’y a pas de fumée sans feu…
En secret, Catalina noue des alliances et organise patiemment son coup d’état. Mais un bâton du nom de Cicéron vient se mettre dans les rouages du complot… Sénateur lui aussi, mais surtout orateur hors pair, Cicéron dénonce publiquement les manigances de Catilina. Il écrit quatre magnifiques discours, dont l’histoire se souviendra comme des Catilinaires, et renverse l’opinion publique en sa faveur.
Désormais, deux camps s’affrontent: la guerre est ouverte entre les conjurés dirigés par Catalina et les défenseurs de la République représentés par Cicéron… Rome n’en a décidément pas fini avec ses vieux démons de la guerre civile!
Les comptes se règlent finalement sur un champ de bataille. Ne faisons pas durer le suspense outre mesure… Pourtant à la tête de 2000 hommes, Catilina se fait ratatiner la tronche par l’armée républicaine et meurt l’arme à la main.

La République a gagné, le conspirateur est mort, vive la République! À l’issue de cette lutte féroce entre deux visions du futur de Rome, trois hommes que tout oppose se rapprochent: Jules César, Pompée et Crassus.

 

Trois hommes et un empire

Jules César a alors une quarantaine d’années. Il n’a pas encore de faits d’armes prestigieux à son actif, mais ça ne saurait tarder… en attendant, c’est son ambition démesurée et son culot à toute épreuve qui sont ses principaux atouts.

Pompée (appelez-le Pompée le Grand, fier comme il est, ça lui fait toujours plaisir), lui, est l’homme fort de Rome. En -60, il a déjà été Consul, Commandant de la flotte romaine, et même Imperator des légions d’Orient… Ne cherchez pas quelqu’un qui jouisse d’un plus grand prestige que lui, vous n’en trouverez pas!

Quant à Crassus, il a pour lui une fortune colossale: certains murmurent même qu’il est l’homme le plus riche de toute l’Histoire de Rome. Riche, Crassus l’est assurément, mais à côté de ça, niveau conquête militaire, rien, que dalle, nada. Dix ans plus tôt, en -73, il a bien mis fin en personne à la révolte de Spartacus à la tête de dix légions. Mais bon, mater la rébellion d’un esclave est à peu près aussi prestigieux qu’écraser un cafard de son talon…

(sceau original de CRASSUS en Septimanie, collection particulière)

Le monstre à trois têtes (selon le bon mot de l’écrivain Varron)

Jules César, Pompée et Crassus… autrement dit, l’alliance de l’audace, du prestige et de l’argent! Ces trois hommes que tout oppose comprennent rapidement qu’ils ont tout à gagner en unissant leur force. Mais chut, seulement trois ans après le coup d’éclat de Catilina, les esprits de la plèbe comme du Sénat sont encore échauffés, et il serait malvenu qu’ils soient accusés de conspiration contre la République.
L’alliance que les trois hommes concluent, ils choisissent donc de ne pas la rendre publique. Ce premier triumvirat est valable cinq ans, durée pendant laquelle les trois hommes s’engagent à ne pas se nuire mutuellement… Pour sceller le pacte, Pompée épouse Julia, la fille de Jules César. (Vive les mariages d’amour)

Premier objectif du triumvirat: permettre l’élection de Jules César au consulat, lors des élections se déroulant l’année suivante. Un objectif rempli avec brio grâce au financement de la campagne électorale par Crassus.

Le pacte signé, les trois hommes vaquent à leurs occupations le cœur plus léger: Jules César, qui a besoin de faire fructifier son influence, décide d’aller conquérir la Gaule. Pompée reste à Rome où il semble filer le parfait amour avec sa chère et tendre Julia (tiens, au temps pour moi, les mariages arrangés peuvent avoir du bon parfois) et se retire même de la vie politique pendant quelque temps pour profiter pleinement de sa bien-aimée.
Les cinq années passent sans encombre, et les trois hommes se mettent d’accord pour reconduire le triumvirat pour cinq années de plus.

La situation dégénère

C’est le moment que choisit Crassus pour prouver qu’il n’en a pas seulement dans le portefeuille, mais également dans le pantalon. Il se cherche donc un truc glorieux à réaliser. La Gaule, c’est pris par Jules César; l’Espagne, c’est déjà fait par Pompée quelques années plus tôt; l’Orient? Ah, tiens, là y’a de quoi faire. Allez, hop, à la conquête de l’Orient! … mais il se fera massacrer à coup de flèches dans la tronche par l’empire parthe en -53. Lui qui aimait tant l’or, il se verra couler de l’or en fusion dans la bouche par un chef de guerre parthe pas commode du tout… Si l’épisode vous intéresse, on vous raconte tout ici.
Pendant que Crassus se fait défoncer la tronche à Carrhes, et alors que César est en train de mener la guerre des Gaules, une vraie petite révolte est en train de prendre forme à Rome. Une révolte de plus, ça deviendrait presque habituel.
Dans ces temps troublés, qui de mieux placé à Rome que Pompée pour remettre de l’ordre, je vous le demande? Personne (oui, j’avoue, c’était une question rhétorique).
Devant l’urgence de la situation, le Sénat nomme donc Pompée consul unique en -52. Consul, ça n’a l’air de rien, comme ça, mais c’est un poste clef dans la République romaine. Habituellement, pour éviter toute dérive dictatoriale, il existe deux consuls, qui se partagent à eux deux l’imperium, c’est-à-dire le pouvoir de prendre une décision au nom de la cité. Mais, étant donné la situation dégradée à Rome en cet an de grâce 52 avant Jésus-Christ, le sénat prend le risque de nommer Pompée consul unique. Oui, unique!

Cette décision s’avère être un véritable succès, Pompée prenant les mesures nécessaires pour faire de nouveau régner l’ordre dans la ville. Il fait rentrer l’armée dans la ville, fait zigouiller les meneurs et roule ma poule. Cerise sur le gâteau: il n’a pas profité de ses nouveaux pouvoirs pour organiser un coup d’état. Pompée prouve ainsi son attachement aux valeurs de la République et ça, c’est bon pour son karma. Mais à force de n’entendre que des louanges sur sa propre personne, sa notoriété commence à lui monter au cerveau… Seule ombre au tableau: cet emmerdeur de Jules César!

Pompée vs. César 3, 2, 1… Fight!

Jules César n’est pas en reste! Ses exploits militaires en Gaule parviennent régulièrement aux oreilles de la capitale où des fêtes sont régulièrement organisées en son honneur. Ce qui n’est pas sans faire enrager Pompée, bien sûr…
Pour couronner le tout, Julia, à la fois fille de Jules César et épouse de Pompée, meurt en -54. Elle était le dernier lien qui aurait pu empêcher le conflit ouvert entre les deux hommes. Quand Crassus meurt l’année suivante dans sa Croisade contre les Parthes, le triumvirat vole en éclats.
Désormais, tous les coups sont permis entre les deux ennemis. Pompée a l’avantage de la proximité: lui est confortablement installé au cœur de Rome, là où tout se joue, alors que César est à l’autre bout de l’Europe, encore à batailler avec ces sauvages de Gaulois!

Par un jeu complexe d’alliances et de manipulation politique, Pompée parvient à faire déclarer Jules César, toujours campé en Gaule cisalpine, hors-la-loi.
Évidemment, il n’en faut pas plus à Jules César pour
franchir le Rubicon, un petit fleuve servant de frontière symbolique à la ville de Rome, et marcher sur Rome avec son armée. « Moi, hors-la-loi? Vous allez voir de quel bois j’me chauffe! »
Ce faisant, il réalise un outrage suprême. Imaginez un peu, Rome elle-même est menacée par un proconsul devenu incontrôlable! Si Jules César rate son putsch, il le sait, il sera condamné à mort. Mais bon, alea jacta est, on ne vit qu’une fois de toute façon.
À peine arrivé sur l’autre rive du Rubicon que la guerre est donc officiellement déclarée et Jules César considéré comme ennemi officiel de la République!

Pompée vs. César 3, 2, 1… Fight!

Jules César n’est pas en reste! Ses exploits militaires en Gaule parviennent régulièrement aux oreilles de la capitale où des fêtes sont régulièrement organisées en son honneur. Ce qui n’est pas sans faire enrager Pompée, bien sûr…
Pour couronner le tout, Julia, à la fois fille de Jules César et épouse de Pompée, meurt en -54. Elle était le dernier lien qui aurait pu empêcher le conflit ouvert entre les deux hommes. Quand Crassus meurt l’année suivante dans sa Croisade contre les Parthes, le triumvirat vole en éclats.
Désormais, tous les coups sont permis entre les deux ennemis. Pompée a l’avantage de la proximité: lui est confortablement installé au cœur de Rome, là où tout se joue, alors que César est à l’autre bout de l’Europe, encore à batailler avec ces sauvages de Gaulois!

Par un jeu complexe d’alliances et de manipulation politique, Pompée parvient à faire déclarer Jules César, toujours campé en Gaule cisalpine, hors-la-loi.
Évidemment, il n’en faut pas plus à Jules César pour
franchir le Rubicon, un petit fleuve servant de frontière symbolique à la ville de Rome, et marcher sur Rome avec son armée. « Moi, hors-la-loi? Vous allez voir de quel bois j’me chauffe! »
Ce faisant, il réalise un outrage suprême. Imaginez un peu, Rome elle-même est menacée par un proconsul devenu incontrôlable! Si Jules César rate son putsch, il le sait, il sera condamné à mort. Mais bon, alea jacta est, on ne vit qu’une fois de toute façon.
À peine arrivé sur l’autre rive du Rubicon que la guerre est donc officiellement déclarée et Jules César considéré comme ennemi officiel de la République!

César traversant le Rubicon avec son armée, dans la série Rome, meilleure série de l’Univers de tous les temps (je l’ai pas déjà dit, ça?)

Une réaction inattendue

Contre toute attente, Pompée est pris de court! Il ne pensait pas que la réaction de César serait si rapide et, surtout, si audacieuse! Hélas, toutes les légions pouvant défendre la cité sont loin à cette heure: Rome se retrouve sans défense… Pompée peste contre lui-même, il n’a pas été assez prévoyant. Dans ces conditions, il a conscience qu’une confrontation directe avec les légions de Jules César tournerait au massacre. La mort dans l’âme, il se résout donc à évacuer la ville et offre Rome sur un plateau à son pire ennemi.

Certes, cette fuite n’est qu’un « repli stratégique » (c’est ce qu’on dit toujours…), mais elle est très chargée symboliquement…

Désormais, les citoyens romains doivent choisir leur camp: tout homme restant dans la ville est considéré comme un partisan de Jules César et, comme lui, est déclaré ennemi de la République. Au contraire, ceux qui préfèrent tout abandonner et suivre Pompée dans sa fuite choisissent irrémédiablement le camp des Républicains. Le forgeron ou le tavernier du coin n’ont rien demandé à personne, se foutent de Pompée et de César comme de leur première chemise, et voilà qu’ils doivent jouer leur vie à pile ou face! Merde, la vie est injuste.

Comment va se dérouler l’arrivée triomphante de Jules César? et comment va-t-il se faire tuer par ses rivaux, d'une République dégénérée, inégalitaire, corrompue, va-t'en Guerre, avec des esclaves musulmans et africains que l'on vendait comme de la viande au Kilo? Seuls les belles filles et les athlètes étaient valorisés comme bons morceaux.
Pompée trouvera-t-il les ressources nécessaires pour sortir victorieux de ce combat?
La République romaine survivra-t-elle?

Que de questions, que de suspense…
La suite,
c’est ici que ça se passe.

La guerre occupe une place importante dans la vie des Grecs. Historiens, poètes, philosophes, peintres, sculpteurs ont voué une part considérable de leur œuvre à des thèmes ayant pour sujet la guerre sous toutes ses formes. Les constructions défensives ont laissé des traces visibles dans le paysage : d’imposants murs d’enceinte, parfois excellemment conservés aujourd’hui encore, attestent la volonté de défense des communautés de citoyens. La guerre embrasse tous les aspects de la vie humaine : le politique, l’économie, la religion. Les peuples de la Grèce antique et ceux des royaumes hellénistiques consacrent des ressources, une énergie et une attention considérables à des activités militaires, soit pour parer des menaces extérieures, soit pour mener des campagnes ou des invasions, soit encore pour résoudre des conflits internes. La plus ancienne œuvre littéraire de l’Occident, l’Illiade, dépeint la lutte sans merci que se livrent les Grecs et les Troyens, conflit qui met aux prises les dieux de l’Olympe eux-mêmes, et qui sert de référence, poétique, artistique ou morale, à bien des conflits ultérieurs.

Le monde mycénien

Même si l’image que l’on peut retirer des vestiges archéologiques suggère que les principautés de la Crète minoenne (IIè millénaire av. J.-C.) ne connaissaient pas l’état de guerre, la tradition rapportée par Thucydide fait d’une « thalassocratie » ou empire maritime du roi Minos (Thucydide, I, 4). La civilisation mycénienne, du nom de la place fortifiée de Mycènes en Argolide, a laissé quelques-uns des vestiges les plus frappants de mesures prises pour écarter la menace qui pouvait peser sur une agglomération dans la seconde moitié du IIè millénaire av. J.-C. Les Anciens déjà avaient à l’appareil de la muraille de Mycènes le nom de « cyclopéen », car, selon eux seuls des Cyclopes étaient capables de déplacer des blocs d’une telle masse. Mycènes, Tirynthes, Athènes, l’île de Gla offrent des témoignages de l’énorme effort de défense consenti pour protéger la sécurité des habitants. Les citadelles succombèrent néanmoins à des attaquants qui, paradoxalement, restent des inconnus. Les Mycéniens ont laissé des armes offensives (poignards, rapières), une cuirasse de bronze, des casques, ainsi que des fresques et des reliefs représentant des chars. Des tablettes d’inventaire inscrites mentionnent l’existence de réserves de matériel, peut-être de chars de guerre. Le lien archéologique entre le monde mycénien et celui de la Grèce des Cités est marqué par la tombe de Lefkandi, en Eubée, où le mort, incinéré et enseveli dans un édifice imposant, était accompagné de quatre chevaux sacrifiés et enterrés à côté de lui. On peut reconnaître dans le mort l’ancêtre des « éleveurs de chevaux » ou « chevaliers » eubéens de Chalcis et d’Erétrie.

La guerre de Troie

La guerre de Troie n’a vraisemblablement pas eu lieu dans la forme dépeinte par Homère. Les héros de l’Illiade et de l’Odyssée n’ont sans doute pas eu d’existence historique. Toutefois, les deux poèmes, et surtout l’Illiade, contiennent des éléments qui permettent de se faire une idée du mode de combat prédominant à l’époque de leur composition. Les héros se combattent le plus souvent en duel, mais plusieurs allusions suggèrent l’affrontement de guerriers en formations de combat. Le char de guerre semble principalement utilisé pour le transport des héros jusqu’au champ de bataille. Les armes décrites dans l’Illiade comprennent des éléments mycéniens et d’autres plus proches du VIIIè siècle. Le poème fait la part belle au corps à corps, mode de combat qu’il tient pour plus noble que l’usage d’armes servant à frapper à distance, comme le javelot et la flèche. Les poèmes reflètent les réalités sociales de la guerre, les raids de pirates ou les razzias permettant la capture d’esclaves et de bétail, le sort réservé aux vaincus : la mort, l’esclavage, l’échange contre rançon.

La guerre à l’époque archaïque et classique

Le premier conflit attesté historiquement est celui qui oppose deux coalitions emmenées par les deux cités eubéennes de Chalcis, d’une part, et d’Erétrie, de l’autre. L’objet de la guerre est la plaine lélantine, qui sépare les deux cités. C’est à cette occasion que semblent se dessiner les règles d’un code de combat, proscrivant l’usage d’armes de trait. Les cités de l’amphictionie pyléo-delphique (cités exerçant leur tutelle sur le sanctuaire de Delphes) s’interdisant de couper le ravitaillement en eau de places assiégées. C’est à la même époque (VIIè siècle ?) que se développent l’armement de l’hoplite et le combat en phalange hoplitique, qui constituent l’élément dominant des batailles jusqu’à la victoire de la phalange macédonienne à Chéronée en 338 av. J.-C.

Alors que durant l’époque archaïque (VIIè – VIè siècle), les conflits se limitent à des affrontements entre cités voisines, les deux tentatives perses de débarquement (490) et d’invasion (480-479) donnent une dimension plus large à la guerre. La victoire de Marathon (490), les hauts faits d’une petite troupe principalement composée de Spartiates, au défilé des Thermopyles (490), puis, la même année, la victoire navale de Salamine, enfin la bataille de Platées (479), sonnent le glas des ambitions perses à l’ouest du bassin égéen. Les Athéniens s’appuient sur ces succès pour établir une « paix athénienne » dans l’Egée par la création d’une ligue opposée aux Perses.

Le grand conflit qui fait pendant aux guerres médiques entre Grecs et Perses est la guerre du Péloponnèse (431-404). Ce conflit peut apparaître comme une guerre civile. Mais les contemporains, en particulier Thucydide, utilisent la guerre du Péloponnèse pour mettre en évidence l’opposition entre deux coalitions, l’une terrestre, autour de Sparte et de ses alliés, l’autre maritime, emmenée par Athènes. La victoire revient aux Spartiates.

Dans un survol des principales guerres internes au monde grec, il faut état de la montée en puissance de Thèbes, qui culmine avec la défaite d’une armée spartiate à Leuctres (371), suivie de l’invasion de la Laconie. Enfin, c’est notamment à la suite de différends nés autour du sanctuaire de Delphes que le roi de Macédoine Philippe II parvient en 357, date de son avènement, et 338, date de sa victoire à Chéronée sur une coalition des cités, à imposer sa loi sur la Grèce. Avec l’expédition d’Alexandre, la guerre change à nouveau de territoire, puisqu’elle implique l’ensemble du Proche-Orient jusqu’à l’Indus. Les guerres et les conflits mettent désormais principalement aux prises de grandes puissances, les royaumes hellénistiques, et plus tard Rome. Ils impliquent des régions entières de la Méditerranée et du Proche-Orient, et non plus seulement les petites cités-Etats de la Grèce propre. Avec l’extension du théâtre géographique des opérations, ce sont aussi les dimensions humaines de la guerre qui se modifient, notamment en raison de l’ampleur des effectifs en présence.

Les soldats professionnel

Les soldats grecs, ces « hommes de bronze » (Hérodote, II, 152), sont employés dans des armées étrangères, et ce dès le VIè siècle. av. J.-C., comme le prouvent des graffitis déchiffrés en Egypte. Voulant renverser le pouvoir royal perse, Cyros le jeune en 401 une troupe de soldats grecs et les conduit jusqu’au cœur du royaume, où l’usurpateur subit une défaite. La retraite des Dix Mille est relatée par Xénophon, qui propose du même coup dans son Anabase une sociologie des soldats professionnels des années 400 av. J.-C. La guerre du Péloponnèse (431-404) jette en effet sur le marché un certain nombre de combattants aguerris et sans emploi. Le IVè siècle est marqué par l’augmentation dans les armées de nombreuses cités de ces soldats professionnels, hoplites ou soldats légèrement armés (archers, frondeurs, « peltastes » armés de l’arc, de la courte épée courbe et du bouclier en forme de croissant). A l’époque hellénistique, des mercenaires d’origine grecque se retrouvent dans toutes les armées et sur tous les théâtres d’opérations des pourtours de la Méditerranée.

Les causes de la multiplication des soldats professionnels à partir du IVè siècle sont diverses. A Athènes, on constate une désaffection pour les obligations militaires imposées aux citoyens, alors que simultanément le recrutement de mercenaires sen voit facilité. Les cités et plus tard les royaumes hellénistiques sont heureux de confier leur défense à des professionnels aguerris, ce qui met les citoyens à l’abri des aléas des batailles et de la guerre. Mais cette tendance n’est pas sans présenter des inconvénients : les troupes rémunérées ne sont pas toujours stables ni dignes de toute confiance. Elles peuvent se retourner contre leurs employeurs, être à l’origines de troubles sociaux, voire livrer la place qu’elles sont censées défendre. Les mercenaires eux-mêmes, souvent en provenance de régions défavorisées, cherchent un moyen de créer un pécule qu’ils souhaitent rapporter dans leur patrie, pratique attestée par des trouvailles monétaires, en Crète notamment.

Les esclaves combattent-ils dans les armées ? A Sparte, les hilotes, peuple dépendant et par définition non spartiates de souche, fournissent des valets d’armes et parfois des combattants. A Athènes, en revanche, les esclaves ne sont pas autorisés à porter des armes. Il apparaît cependant que dès le Vè siècle av J.-C., dans plusieurs cités, des combattants sont recrutés au sein de la classe servile, notamment comme rameurs dans les vaisseaux de guerre. Dans les cas d’extrême danger, certaines cités sont conduites à affranchir des esclaves et à les incorporer au sein de troupes combattantes.

La guerre et les dieux

Dans l’Illiade, les dieux participent activement à toutes les phases du conflit et s’engagent même parfois dans la bataille. Les dieux sont tout aussi présents dans la vie des combattants, des armées et des Etats en guerre. Certains moments particuliers du jour, du mois ou de l’année, des rites et des actes influent sur la conduite ou l’attitude des combattants et des armées. Ainsi, les Spartiates ne peuvent être présents à temps à Marathon, car ils sont retenus à Sparte pour une fête religieuse. En 413, le corps expéditionnaire athénien retarde son départ de Syracuse en raison d’éclipse de lune. Avant le départ au combat, le guerrier offre une libation. Avant la bataille, des devins procèdent au sacrifice, étudient les entrailles des animaux sacrifiés et y déchiffrent la volonté des dieux. Le cri de guerre (le péan) comporte un aspect religieux. Les boucliers portent parfois des représentations à caractère apotropaïque. Après la bataille, le vainqueur dresse un trophée avec les armements pris à l’ennemi. Il en dédie souvent une partie à Apollon, à Zeus ou à d’autres dieux dans les grands sanctuaires panhelléniques, comme Olympie ou Delphes. Innombrables sont les édifices et les œuvres d’art consacrés en ces lieux après une victoire. Enfin on réserve la dîme du butin aux dieux. Ces usages se maintiennent à l’époque hellénistique. Le grand autel élevé par les rois de Pergame commémore leur victoire sur les Galates d’Asie Mineure.

La guerre et l’économie

Les historiens anciens, et même Thucydide, n’accordent pas à la dimension économique des guerre une place centrale. Ce facteur joue néanmoins un rôle parfois important dans le déclenchement, l’évolution ou les suites d’un conflit. La cause de la légendaire guerre de Troie elle-même est parfois attribuée à des motivations d’ordre économique. Les Troyens auraient en effet fait peser une menace sur les courants économiques en bloquant le détroit des Dardanelles. Ce casus belli aurait entraîné une riposte des Mycéniens. La dispute intervenue entre Chalcis et Erétrie pour la fertile plaine lélantine pourrait, elle aussi, avoir un arrière-plan économique. Les mesures prises par les Athéniens pour limiter l’accès au port de Mégare, que l’on ne connaît que par des allusions assez imprécises, pourraient avoir joué un rôle dans le déclenchement de la guerre du Péloponnèse. Quant à l’empire perse, il intervint plus d’une fois dans le conflit, notamment par des appuis financiers aux ennemis d’Athènes.

Inversement, les succès militaires peuvent être une source importante de revenus et d’enrichissement pour les cités qui en sont les bénéficiaires. Le meilleur exemple est donné par Athènes qui, à la suite de ses succès contre les Perses, a su créer une confédération d’Etats alliés soumis au versement d’un tribut. La suprématie navale athénienne a pour conséquence un enrichissement considérable d’Athènes, perceptible par l’ambitieux programme de constructions conduit par Périclès et ses successeurs sur l’Acropole.

D’une manière plus immédiatement perceptible encore, lkes campagnes militaires, parfois très coûteuses, se concluent quelquefois par des résultats heureux pour les vainqueurs. La saisie de richesses en métal précieux ou e objets de prix, mais surtout la capture de butin « mobile », hommes, femmes ou enfants susceptibles d’être vendus en esclavage ou échangés contre une rançon, suivent parfois des victoires dans le terrain. C’est notamment en faisant entendre qu’ils possèdent des trésors que les habitants d’Egeste, en Sicile, parviennent à convaincre les Athéniens de lancer leur grande expédition de Sicile en 415. Et c’est dans l’espoir d’un enrichissement rapide que bien des hommes sans ressources se lancent dans la carrière de mercenaires, principalement au IVè et à l’époque hellénistique.

L’attribution des fruits de la victoire suscite d’âpres disputes tout au long de l’histoire grecque. Elle est pourtant réglée par des usages apparemment établis de longue date : dans l’Illiade déjà, une « part de choix » est assurée aux rois, plus particulièrement à Agamemnon, le chef suprême de l’expédition achéenne. Le mode de répartition des prises est défini dans les textes littéraires, ainsi que par des traités en bonne et due forme. Une règle assez généralement répandue veut que les biens immobiliers reviennent aux combattants locaux, originaires du territoire où s’est déroulé un conflit ou une bataille, et que les biens transportables, y compris les êtres humains et le bétail, soient divisés entre les autres membres d’une coalition.

Il convient de mentionner enfin l’enrichissement qui peut découler de programmes d’armement, ou même pour des individus isolés ou de petites entreprises, la fabrication d’armes. On sait que la découverte d’un filon argentifère particulièrement rentable à permis à Themistocle de lancer un programme de construction de vaisseaux de guerre sans précédent à Athènes vers 482. C’est la flotte construite à cette occasion qui a rendu possible la victoire de Salamine sur la flotte perse. Il est évident qu’un programme aussi ambitieux a permis la création de nombreux emplois dans plusieurs secteurs de l’économie athénienne. Nous savons par des plaidoyers d’orateurs attiques que les fabricants d’armes pouvaient être très prospères. Les travaux entrepris pour la défense de la plupart des villes, en particulier la construction dès la fin de l’époque archaïque de murailles de plus en plus longues, puissantes et techniquement évoluées représente pour les cités des dépenses considérables, mais aussi l’assurance de revenus pour tous les hommes impliqués dans leur construction : ingénieurs, tailleurs de pierre et ouvriers de tous les corps de métier.

La guerre et le droit

Bien que le terme « guerre » (polemos) corresponde à une notion claire, opposée à celle de « paix » (eirénê), et que l’on parle de « guerre non déclarée » (polemos akêruktos), les relations entre cités grecques relèvent d’une situation de « ni guerre, ni paix », n’excluant pas les surprises. Les relations entre Athènes et Sparte, en revanche, sont dominées au Vè siècle par des « trêves » (spondai), dont la durée est fixée par des traités. Cette situation juridique explique pour une large part la construction de coûteuses murailles, gages de sécurité et d’indépendance politique.

La guerre entre cités proprement dite est réglée par un certain nombre de lois et d’usages non écrits, mais néanmoins généralement respectés par l’ensemble des belligérants : les « lois des Grecs » ou, plus généralement, les « lois communes au genre humain ». Parmi ces usages figurent le respect des traités et de la parole donnée sous serment, l’inviolabilité des sanctuaires, celle des ambassadeurs, des théores et délégations se rendant à des festivals panhelléniques comme les concours d’Olympie, voire l’interdiction de mettre à mort des prisonniers qui se seraient rendus. Le non-respect de ces lois et usages entraîne une réprobation dont l’expression se retrouve sous la plume des auteurs tragiques, des historiens et des philosophes, qui eux-mêmes se font l’écho de sentiments plus largement partagés.

Le traitement des morts et des vaincus

A l’issue d’une bataille, les vaincus sont autorisés, sous le couvert d’une trêve, à récolter leurs morts tombés sur le champ de bataille. Les combattants tués sont ensevelis ou enracinés sur place, si on se trouve en territoire ami. Les usages diffèrent en fonction des cités et des circonstances. Les Athéniens transportent les cendres de leurs morts à Athènes. Les dépouilles sont exposées (prothesis) avant d’être transportées (ekphora) à la nécropole officielle (dêmosion sêma). Un stratège prononce alors l’éloge funèbre, célébrant les vertus des morts et la gloire de la cité. Le plus célèbre de ces discours, attribué par Thucydide à Périclès, est prononcé par l’homme d’Etat à la fin de la première année de la guerre du Péloponnèse (Thucydide, II, 35-46). On connaît plusieurs sépultures de combattants destinées à perpétuer la mémoire des exploits et celles des morts au champ d’honneur, ainsi à Marathon ou à Chéronée.

Si la bataille en rase campagne est meurtrière, la mise à mort des prisonniers capturés reste l’exception et non la règle. Les combattants tombés vivants aux mains de l’ennemi peuvent être vendus comme esclaves, échangés, utilisés comme otages ou libérés. Dans le cas du siège des villes, la situation est encore plus variable. Une ville assiégée a souvent le choix de se rendre moyennant une convention ou de lutter jusqu’à une prise de force. La convention passée avec les assiégeants garantit la vie sauve à la population, hommes, femmes et enfants ; ceux-ci peuvent généralement quitter la place en emportant le strict minimum. En revanche, la règle veut qu’en cas de prise d’assaut, le vainqueur peut disposer à sa guise de tout ce qui tombe entre ses mains, y compris les hommes, les femmes et les enfants. Dans ce cas, les défenseurs peuvent être massacrés, les femmes emmenées en esclavage. Cette réalité est généralement admise, et, depuis la prise légendaire de Troie, on la considère comme faisant partie des aléas de la guerre, même si les pièces tragiques représentées à Athènes suggèrent qu’on la déplore.

Des sévices ou traitements particulièrement cruels à l’égard des captifs ne sont pas généralisés, mais ils sont attestés. Les cas de brutalités les plus extrêmes se produisent souvent à l’occasion de conflits internes aux cités, où, à des différends d’ordre politique, vient s’ajouter une hostilité profonde, motivée par des raisons historiques. La volonté de mater des soulèvements ou des rebellions peut elle aussi entraîner des mesures particulièrement violentes. C’est le cas après le soulèvement de certaines cités alliées des Athéniens, comme Samos ou Mytilène, ou après le soulèvement de Thèbes, qui est détruite par Alexandre en 335 av. J.-C. et dont trente mille habitants sont réduits en esclavage.

Les guerres entre les successeurs d’Alexandre le Grand se concluent parfois par le passage de troupes entières, avec armes, bagages et familles, dans le camp du vainqueur. Le siècle qui suit la mort d’Alexandre le Grand (323) ne voit plus d’asservissements en masses dans la Grèce propre. Et, dès le IVè siècle av. J.-C., on constate la généralisation de l’entraide entre victimes des circonstances. Des inscriptions témoignent de l’intervention généreuse de citoyens en faveur de prisonniers libérés par des bienfaiteurs compatissants.

 

Dans les armées antiques, les Chefs se livraient la Guerre, par une baille entre Chefs, pour épargner les Soldats.

Il semble difficile de parler de doctrines militaires pour l'Antiquité grecque ou latine, a fortiori pour la période préhellénique. Les Grecs, si lettrés, n'ont laissé à la postérité que peu d'écrits théoriques sur l'art de la guerre. Perdus les traités de tactique dont les auteurs, au nom peu évocateur, sont salués par leurs émules du iie siècle après J.-C., Arrien et Élien. Subsistent, de l'époque hellénistique, les écrits d'ingénieurs alexandrins comme Philon de Byzance et Héron d'Alexandrie, consacrés essentiellement à la poliorcétique, art de prendre des villes.

Chez les Romains, beaucoup moins théoriciens qu'hommes d'action, c'est probablement Caton (234-149) qui, le premier, compose un traité d'art militaire, sorte de règlement du service en campagne.

En réalité, les grands textes militaires de l'Antiquité sont les récits homériques, l'Anabase et la Cyropédie de Xénophon, les Commentaires de Jules César. Les trois derniers, exposés de circonstances et de décisions, n'ont aucune prétention didactique, ne font référence ni à des principes ni à des théories. Mais ces expériences du commandement seront lues et commentées pendant des siècles.

À défaut de textes doctrinaux, la connaissance historique des méthodes de combat permet de dessiner une évolution de la pratique militaire et d'en déterminer les facteurs.

Pendant les trois millénaires qui s'écoulent depuis l'utilisation du cheval à des fins guerrières jusqu'à l'apparition de l'arme à feu, aucune innovation technique n'exerce une influence capitale sur l'évolution de l'art de la guerre. L'essence du combat demeure l'action musculaire d'hommes et de chevaux, le dosage entre ces deux éléments constituant un des facteurs essentiels de la variabilité des combats. Et si les méthodes pour mener la guerre changent, elles le doivent parfois à l'initiative de chefs doués, mais plus sûrement à l'évolution des structures sociales et politiques.

La Russie empêchera un nouveau recours à la force contre Damas

Moscou empêchera un nouveau recours à la force contre la Syrie, a promis l'ambassadeur russe auprès de l'OIAC sur fond de nouvelles menaces occidentales à l'égard de Damas. La Coalition est en danger dans ses camps retranchés du Nord de la Syrie. A la prochaine tentative d'intimidation, les camps seront détruits et nos milliers de soldats Français trouveront la MORT.

Un système de missiles Tomahawk
© REUTERS / Robert S. Price/Courtesy U.S. Navy

Les États-Unis menacent à nouveau de recourir à la force militaire contre la Syrie, mais la Russie ne le permettra pas, a déclaré jeudi le représentant permanent russe auprès de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) Alexandre Choulguine.

«[Des provocations] sont possibles, car nos partenaires américains menacent à nouveau de recourir aux armes contre la Syrie, mais nous ne leur permettrons pas de le faire», a promis le responsable.

Auparavant, les pays occidentaux avaient accusé Damas d'avoir lancé une attaque chimique sur la ville de Douma dans la Ghouta orientale avant de brandir la menace de frappes sur le pays. Moscou a pour sa part démenti les informations faisant état du largage d'une bombe au chlore par l'armée syrienne à Douma.

Selon le ministère russe des Affaires étrangères, les rapports sur la présumée utilisation d'armes chimiques par les forces syriennes ont pour objectif de justifier les frappes étrangères visant la Syrie. Pour sa part, l'état-major interarmées russe avait depuis le 13 mars mis en garde contre une provocation mettant en scène une attaque chimique dans la Ghouta orientale.

Dans la nuit du 13 au 14 avril, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont effectué des frappes de missiles contre des sites syriens utilisés selon eux pour la production d'armes chimiques.