WWIII : LA FRANCE LIVREE A L'ISLAM PAR LES CATHOLIQUES FRANCAIS. MACRON SUIT LE PLAN ALBERT PIKE DE LA MISE A TERRE DE L'EGLISE CATHOLIQUE DIRIGEE PAR LE SOMMET PAR LES LOGES MACONNIQUES.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : LA FRANCE LIVREE A L'ISLAM PAR LES CATHOLIQUES FRANCAIS. MACRON SUIT LE PLAN ALBERT PIKE DE LA MISE A TERRE DE L'EGLISE CATHOLIQUE DIRIGEE PAR LE SOMMET PAR LES LOGES MACONNIQUES.

Recevant Mohammed Ben Salame, celui qui  est un ami de BEN LADEN, dans la destruction programmée des Tours Jumelles à NEW-YORK, compte bien diffuser en France son Islam fanatique qu'il a toujours financé, et bien qu'il dise le contraire, les accords qu'il a obtenu, livrent la France aux attentats et aux zones de non droit.

Dans tous les secteurs les islamiques prennent des pouvoirs en France. Le marché de la drogue est déjà géré par eux, les 450 Mosquées Salafistes et Wahhabites, forment des combattant de DAESH qui agissent aussi bien en France que dans le Moyen Orient.

L'ONU ne contrôle plus rien, et les vétos tombent comme s'il pleuvait.

L'ONU n'est plus respecté.

Le président Macron donne son feu vert à l'Arabie saoudite.

 

Publié le 10 avril, 2018 | par admin

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France: vers une soumission totale à l’islam et la destruction de la liberté d’expression

Le pire est que Pierre Cassen n’est même pas l’auteur de l’article visé par les juges. L’article visé ne fait que dire l’évidence: les Islamistes sont en guerre avec la France et l’Occident, et les incitations à tuer les infidèles sont présentes dans le Coran. Pierre Cassen a, de surcroit, été condamné en tant que directeur de publication de Riposte Laïque; or, depuis 2012, Riposte Laïque est hébergé par la Suisse et dispose d’un directeur de publication suisse. Pierre Cassen n’a plus de rôle officiel dans l’organisation. Il est juste une proie facile parce qu’il vit en France. Pierre Cassen est clairement victime d’un abus de droit, et envisage de demander l’asile politique en Suisse.

Deux membres de l’Assemblée nationale française, Gilbert Collard et Marine Le Pen, une ancienne candidate à la présidence qui a obtenu 35% des voix lors du second tour en mai 2017, ont également été récemment inculpés pour « diffusion d’images violentes ». Ils n’ont pas publié de textes critiquant l’Islam. Après qu’un journaliste ait comparé leur parti (Front national) à l’État islamique, ils ont tweeté des photos montrant des atrocités commises par l’État islamique, et ont ajouté sous les photos: « Daech c’est ça » ! Ils risquent de lourdes amendes et des peines de prison. Les photos qu’ils ont tweeté ne sont pas secrètes: elles sont largement disponibles sur internet.

Gilbert Collard et Marine Le Pen étaient normalement protégés par l’immunité parlementaire. Leur immunité parlementaire a été levée par un vote quasi unanime à l’Assemblée nationale française. C’est la première fois que des membres d’un gouvernement occidental démocratique risquent d’être emprisonnés pour avoir publié des photos largement disponibles de crimes islamiques.

Les lois françaises sont toujours davantage utilisées par le système judiciaire français pour réprimer toute critique de l’islam. Et, en une dangereuse inversion de la réalité, les critiques de la violence terroriste islamique sont désormais systématiquement présentées par les juges français comme des exemples d’incitation à la haine et à la violence. La menace de peines de prison s’ajoute à la menace d’amendes.

Ceux qui critiquent l’islam – ou qui montrent simplement les conséquences du terrorisme islamique – font l’objet de poursuites impitoyables, alors que des organisations racistes haineuses ne sont jamais incriminées. Le mouvement islamo-gauchiste les « Indigènes de la République« , ainsi, publie des textes laissant entendre que les Juifs contrôlent le « système financier mondial » et que « les sionistes » tuent les enfants palestiniens pour le plaisir, mais n’est jamais condamné. Houria Bouteldja, la porte-parole du mouvement, a publié un livre décrivant les juifs comme des partisans pervers de « l’islamophobie » et déclarant que l’Holocauste est « infiniment moins qu’un détail » de l’histoire. Elle a récemment participé à des manifestations anti-israéliennes au cours desquelles des drapeaux du Hamas et du Hezbollah ont été brandis ainsi que des portraits de tueurs de Juifs. Des organisations juives ont exprimé leur indignation et déposé des plaintes – mais l’ont fait en vain.

Le gouvernement français et la justice française affirment traiter toutes les religions de manière égale, mais traitent la religion musulmane comme si elle était « plus égale que les autres »- et pouvait jouir des privilèges particuliers.

En France, les attaques anti-musulmanes sont bénignes et rares, mais conduisent à de graves condamnations: en janvier 2016, un homme a jeté des lardons devant une mosquée, et a été immédiatement envoyé en prison. Les attaques contre le Christianisme sont innombrables, parfois violentes, et ne mènent presque jamais à la moindre incrimination par la justice. Les théâtres français abritent fréquemment des spectacles anti-chrétiens. Dans une pièce intitulée « Sur le concept du visage de Dieu », actuellement en tournée dans tout le pays, un grand portrait de Jésus-Christ se trouve insulté pendant près de deux heures, et recouvert d’une matière censée être des excréments. Le Ministère de la Culture français subventionne la tournée. Aucun directeur de théâtre en France n’imaginerait produire un spectacle hostile à l’islam.

Six à huit millions de musulmans vivent en France, et le nombre augmente sans cesse. 400 000 Juifs n’ont pas encore quitté la France, mais chaque année le nombre diminue. Les Chrétiens pratiquants disparaissent. Les églises sont souvent vides.

Les sondages montrent qu’une proportion significative de la population française pense que l’islam est une menace, mais les autorités françaises choisissent de harceler ceux qui parlent de la menace.

En 2005, la situation était déjà grave. Des émeutes musulmanes ont eu lieu dans tout le pays. Le Président français Jacques Chirac a demandé à des imams de rétablir le calme et a commencé à abandonner la souveraineté du gouvernement français sur de nombreux districts. Quelques années plus tard, le Président Nicolas Sarkozy a prétendu réorganiser l' »islam de France », sur la base d’une structure qu’il avait créée en 2003 lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur. Il a demandé aux dirigeants musulmans français d’appeler à la « modération ». Il a échoué : les dirigeants musulmans français ont tous déclaré que « l’islam n’est pas violent » et n’a pas besoin de « modération ». Il a promis de mettre fin à l’existence de « zones de non droit » et de reprendre en main les quartiers abandonnés sous Jacques Chirac. Il a également échoué; en 2006, il y avait 751 zones de non droit en France, et le nombre aujourd’hui reste le même. Le Président François Hollande n’a rien fait et a laissé la situation pourrir davantage. Le Président Emmanuel Macron parle à nouveau de la nécessité de « réorganiser l’islam de France » et semble pratiquer la reddition.

En 2005, des émeutes musulmanes ont eu lieu dans toute la France. Le Président Jacques Chirac a commencé à abandonner la souveraineté du gouvernement sur de nombreux quartiers. Sur la photo: La police anti-émeute regarde un entrepôt brûler en banlieue parisienne à Aubervilliers le 4 novembre 2005, lors de la huitième nuit d’émeutes. (Photo par Pascal Le Segretain / Getty Images)

Macron a récemment laissé entendre qu’il voulait créer le poste de « Grand Imam de France », un homme qui serait le « chef spirituel » de l’Islam en France. Il a ajouté qu’il aimerait voir la construction de grandes « mosquées cathédrales » dans toutes les grandes villes françaises. Il veut aussi que la langue arabe soit enseignée dans toutes les écoles secondaires, afin, sans doute, de maintenir une relation entre les musulmans et la langue de leur religion. Il promet une « discrimination positive » en faveur des Musulmans et une lutte plus résolue contre « ceux qui attaquent l’islam ». Il n’utilise jamais les mots « Islam radical ». Il parle de « radicalisation », mais affirme que le principal danger est la « radicalisation de la laïcité« . Il ne cache pas que ceux qui défendent la laïcité – et une séparation nette entre le gouvernement et l’islam (Riposte Laïque, par exemple) – sont un obstacle sur la voie qu’il entend suivre.

A l’évidence, la lutte contre la « radicalisation de la laïcité » est en marche !

Marwan Muhammad, porte-parole du « Collectif contre l’islamophobie en France » a déclaré en 2011 :

« Qui a le droit de dire que, dans trente à quarante ans, la France ne sera pas un pays musulman ? Personne dans ce pays n’a le droit de nous nier le droit d’espérer dans une société globale fidèle à l’islam ».

Chaque jour en France, des hommes comme Marwan Muhammad ont davantage le droit d’espérer.

L’éminent prédicateur islamique Tariq Ramadan est actuellement détenu à la prison de Fleury-Mérogis, près de Paris: les juges ne peuvent pas ignorer les accusations de viol retenues contre lui. Certains Musulmans français s’obstinent à affirmer qu’il est injustement accusé. D’autres disent que c’est un imposteur, semblent prêts à se débarrasser de lui, et ajoutent qu’il est urgent de créer « d’authentiques institutions islamiques françaises » pleinement « reconnues par le gouvernement français ». Le Président Macron ne pourrait dire mieux. L’islamisation de la France ne s’arrêtera pas.

Le Président Macron a récemment déclaré qu’il voulait une loi contre les « fake news ». Si la loi est adoptée, tous les magazines en ligne en France qui ne diffusent pas ce que le gouvernement définit comme de « vraies nouvelles » pourraient faire l’objet d’une suspension immédiate. S’ils sont situés hors de France, l’accès à ceux-ci serait bloqué. Les magazines et sites web islamiques en ligne ne figurent pas sur la liste des fournisseurs de « fausses nouvelles » incriminés. Quels magazines et sites web sont en tête de liste ? Ceux qui posent des questions sur l’Islam.

Source

Chronique de l’infiltration maçonnique dans l’Église, par Paul Delance

La section "Revue de Presse" de medias-catholique.info a pour seul objectif de constituer une base d'information.

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Pour une appréciation commentée de l'actualité religieuse visant à donner une critique doctrinale de celle-ci, il faut se référer à la rubrique "Religion - Les articles de medias-catholique.info"

Que des clercs aient été francsmaçons n’est pas un mythe, mais une vieille histoire. Toutefois, cette infiltration de la maçonnerie dans la hiérarchie ecclésiastique est devenue bien plus significative dans les décennies récentes. Jusqu’où les loges ont elles étendu leur influence dans l’Église ?

Ce que nous devons demander, ce que nous devons chercher et attendre, comme les Juifs pour le Messie attendu, c’est un pape selon nos besoins. Alexandre VI, avec tous ses crimes privés, ne nous conviendrait pas, car il n’a jamais commis une erreur en matière religieuse. Clément XIV, au contraire, nous conviendrait de la tête aux pieds. » Tel est, en 1818, le dessein des Carbonari, société secrète italienne liée à la franc-maçonnerie (1).

UN PAPE SELON LES BESOINS DE LA MAÇONNERIE

En mars 2013, à la suite de l’avènement au siège pétrinien de l’évêque de Buenos Aires, Jorge Maria Bergoglio, des quatre coins du monde surgissent les félicitations de diverses loges maçonniques. En date du 13 mars 2013, Luciano Nistri, de la Grande Loge virtuelle de l’Italie, publie un communiqué où il exprime son contentement au nom de ses « frères troispoints » :

« L’Église catholique a choisi comme pontife le jésuite Jorge Mario Bergoglio, qui a pris le nom de François. (…) Dès le premier moment, le pape François, un homme qui vient « presque du bout de l’univers », rejetant la robe d’hermine et la croix en or remplacée par sa croix de fer, a accompli son premier acte tangible. Dans ses premières paroles de salutation, il a favorisé une volonté de dialogue avec le monde et avec l’humanité, nourrissant l’espoir vivant pour les laïcs et les non-croyants qu’un changement soit en cours. Peut-être que cela est vraiment ce que le monde attend et qu’il attendait. Une nouvelle Église qui sait comment reconnecter l’amour avec la vérité dans une confrontation entre les institutions qui ne sont plus retranchées dans la défense de leur propre pouvoir (…). Un message que la maçonnerie perçoit comme une nette rupture avec le passé (…). Au nouveau pontife, nous envoyons nos meilleurs voeux de bon travail pour les années à venir (2).»

Le 14 mars 2013, le communiqué du grand-maître du Grand-Orient d’Italie, Gustavo Raffi, est tout autant dithyrambique : « Avec le pape François, rien ne sera peut-être plus comme avant. Notre souhait c’est que le pontificat de François (…) puisse marquer le retour de l’Égliseparole par rapport à l’Église-institution, en promouvant une confrontation ouverte avec le monde contemporain, avec croyants et non-croyants, selon le printemps de Vatican II (3). »

Le grand-maître Raffi espère que François montrera « au monde le visage d’une Église qui doit retrouver l’annonce d’une nouvelle humanité » et que « la simple croix qu’il porte sur sa veste blanche laisse espérer qu’une Église du peuple retrouve la capacité de dialoguer avec tous les hommes de bonne volonté et avec la maçonnerie qui (…) travaille pour le bien et le progrès de l’humanité (…). »

Ne pouvant détruire l’Église catholique, la maçonnerie, tout comme le protestantisme dont elle est la fille fidèle, a résolu de l’infiltrer afin d’user de sa structure et des ses rouages pour « bâtir » un monde selon ses idéaux progressistes : « le but (de la franc-maçonnerie) n’est plus de détruire l’Église, mais de se servir d’elle en l’infiltrant (4) » déclarait la Loggia en 1908.

Presque deux siècles séparent la déclaration de la Haute Vente de l’élection de François. La maçonnerie semble donc avoir atteint son but, elle a un pape comme elle l’entend. Mais pour arriver à ce résultat victorieux, les temples occultes ont inexorablement favorisé les contacts avec les hommes d’Église. Afin d’amener subrepticement ces derniers à penser et à concevoir la destinée du monde futur et la rédemption salvatrice de l’humanité à travers le prisme des « Lumières », des valeurs humanistes et progressistes ont été échafaudées dans les loges souterraines : mettons de côté le Christ, place à l’Homme ; pareillement pour les dogmes catholiques qui sont détrônés au profit des droits de l’homme sans Dieu ; une trilogie révolutionnaire, liberté-égalité-fraternité, vient remplacer une trinité divine.

Un tournant décisif dans son action d’infiltration fut Vatican II qui engagea résolument le monde catholique dans la voie tracée par l’humanisme maçon : « Nous souhaitons de tout coeur la réussite de la révolution de Jean XXIII (…). Tout franc-maçon digne de ce nom (…) ne pourra pas faire autrement que de se réjouir sans aucune restriction des résultats irréversibles du Concile (5) » soulignait le baron Yves Marsaudon, dirigeant du conseil suprême français des francs-maçons de rite écossais, et ami de Jean XXIII.

VATICAN II, UN TOURNANT DÉCISIF

« La religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée avec la religion, car c’en est une, de l’homme qui se fait Dieu », s’écria Paul VI lors de son discours de clôture de Vatican II.

« Reconnaissez-lui au moins ce mérite, vous, humanistes modernes, qui renoncez à la transcendance des choses suprêmes, et sachez reconnaître notre nouvel humanisme : nous aussi, nous plus que quiconque, nous avons le culte de l’homme (6).»

Cette reconnaissance par le pape Montini des valeurs véhiculées par les temples occultes a engagé un processus de réhabilitation de la maçonnerie auprès des fidèles catholiques. Le vaticaniste italien Marco Tosatti relate, dans un article d’avril 2017, que le grand maître de la loge du Grand-Orient d’Italie, l’avocat Raffi, constatait lors de deux entretiens, l’un en 1999 et l’autre en 2003, que pendant le pontificat de Paul VI « la franc-maçonnerie avait eu une grande période de dialogue avec l’Église. Plusieurs dans le clergé ont parlé alors de la fin de la censure antimaçonnique et ont plaidé en faveur de la compatibilité entre l’Église et la Loggia (7). » L’humanisme gnostique va, à partir de ce concile imprégné d’idéaux maçonniques et de la main amicale offerte par Paul VI, s’épanouir librement à l’ombre de l’Église catholique, pénétrer en profondeur sa structure et sa hiérarchie, circonvenir nombre de prélats romains. Mgr Annibale Bugnini, le concepteur du nouvel Ordo Missæ et très probablement frère maçon, se plaira dès lors à invoquer la nouvelle « Église conciliaire » issue de Vatican II dont Mgr Bernard Tissier de Mallerais dresse ainsi le portrait : « Formellement considérée, l’Église conciliaire est (…) le fruit d’un plan ourdi par la franc-maçonnerie (8).»

Toute idéologie – mais l’on peut parler raisonnablement pour la maçonnerie également de religion – a besoin de s’incarner dans une parcelle d’humanité pour progresser et se perpétuer. Les contacts entre maçons et ecclésiastiques sont donc primordiaux pour imposer d’abord, raffermir ensuite, les valeurs humanistes, fruits de la modernité protestante, au sein du monde romain. D’abord secrètes, particulièrement sous le pontificat du saint pape Pie X qui fit courber la tête aux modernistes et les fit rentrer dans leurs tanières obscures, les relations amicales entre maçons et clercs progressistes se firent par la suite moins secrètes et simplement discrètes. Depuis le concile, elles s’affichent plus ouvertement au grand jour.

LA LISTE PECORELLI

Certains prêtres, évêques ou théologiens, voire papes, ne dédaignent pas de se glorifier publiquement de leurs amitiés occultes. Et que cette proximité porte une partie d’entre eux à s’affilier à une loge quelconque ne fait guère de doutes. La discrétion semble cependant encore de mise pour la gent sacerdotale.

Les mentalités ne sont pas encore totalement prêtes à auréoler de prestige les prêtres francsmaçons. Cependant malgré leur désir de rester cachés, le 12 septembre 1978, un journaliste italien à l’Osservatore Politico, membre de la loge P2, Mino Pecorelli, publiait un article intitulé « La Grande Loge vaticane » dans lequel figurait, accompagné des dates d’adhésion, numéros de matricule et sigles maçonniques, une liste de plus d’une centaine d’ecclésiastiques maçons, cardinaux, évêques, simples prêtres, parmi lesquels on retrouve les noms des cardinaux Jean-Marie Villot, Augustin Bea et Augustin Casaroli, dont deux furent secrétaires d’État au Vatican, emploi équivalent à celui de premier ministre. Six mois après la publication de cet index sulfureux, Pecorelli était, étrangement, assassiné.

Si, pour brouiller les pistes, le journaliste a pu introduire des noms de non-affiliés, le professeur Carlo-Alberto Agnoli, dans une étude éditée au Courrier de Rome en 2001 et intitulée « La maçonnerie à la conquête de l’Église », estime fiable (9) la liste Pecorelli, « symptôme d’une pénétration de la maçonnerie dans les plus hautes hiérarchies ecclésiastiques, à semer le doute que cette secte ait pratiquement pris la barre de cette Église catholique (10) ».

Conférences, invitations et réceptions de part et d’autre, éloges funèbres, congratulations, etc., toutes les occasions sont bonnes pour cimenter cette embrassade mortelle pour l’Église catholique dont la maçonnerie universaliste, messianique et farouchement anti-catholique dans son fondement, veut la perte : cette infiltration suave et douce est mue par cette finalité destructrice que Mgr Marcel Lefebvre avait dénoncée : « (…) je ne peux pas nier que Rome est sous l’influence de la maçonnerie ! Rome est sous l’influence des maçons ! C’est sûr, voyez : réconcilier avec les principes de 89, les principes maçonniques ! C’est ce que disait le cardinal Ratzinger, il ne s’en cache pas ! Vatican II est un effort pour se réconcilier avec 89. Vous vous rendez compte ? C’est effrayant ! (…) C’est maçonnique, c’est vraiment une révolution à l’intérieur de l’Église. Le diable a fait son coup de maître : il s’est servi de l’Église pour détruire l’Église ! Il s’est servi des autorités de l’Église pour détruire l’Église (11) !»

Les exemples des liens divers et variés qui unissent ces libéraux voulant amener l’Église à s’allier avec la maçonnerie regorgent dans l’histoire récente.

UN DOCUMENT INÉDIT

Un document inédit, publié après l’élection de Jorge Maria Bergoglio par deux journalistes italiens, Giacomo Galeazzi et Ferruccio Pinotti, et dans leur ouvrage Vatican maçon édité en 2013, témoigne du rapprochement opéré notamment depuis le concile Vatican II : une lettre écrite 12 par le cardinal Silvio Oddi (1910-2011), protecteur de la Militia Templi et considéré comme un conservateur, et l’ex-grand maître du Grand- Orient italien, l’avocat romain Virgilio Gaito. Dans cette missive adressée au pape Jean-Paul II et que les deux journalistes situent entre les années 1999-2001, ces deux personnalités demandaient au pontife polonais « un grand pacte » de pacification entre l’Église et la franc-maçonnerie afin qu’elles « marchent ensemble » pour guider « le troupeau » des hommes. Ils en appelaient à l’union des deux institutions pour « le bien de l’humanité » et à la reconnaissance officielle de la part du Vatican de l’entente possible entre foi catholique et appartenance à la maçonnerie.

Si la Déclaration sur la franc-maçonnerie de novembre 1983 publiée par la Congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée à l’époque par le cardinal Joseph Ratzinger, renouvelle l’interdiction de l’appartenance pour un catholique aux loges maçonniques, le code de droit canonique de cette même année 1983 est en revanche bien plus ambigu et laisse une porte ouverte à la double obédience en levant la peine d’excommunication. L’article 1374 dispose en effet : « Qui s’inscrit à une association qui conspire contre l’Église sera puni d’une juste peine ; mais celui qui y joue un rôle actif ou qui la dirige sera puni d’interdit. » La franc-maçonnerie n’est plus mentionnée en tant que telle tandis que l’expression « association qui conspire contre l’Église » est assez floue pour que les maçons se justifient en s’estimant amis et non ennemis du Vatican, donc ne tombant pas sous le coup de ce canon ecclésiastique.

D’ailleurs les louanges des frères « trois-points » envers le pape François sont là pour les affranchir aux yeux du public de toute volonté de conspiration contre la Rome néomoderniste et néo-protestante actuelle, qui leur convient si bien. Un rapide tour d’horizon de la presse maçonne donne une idée de l’amplitude de l’affection portée au pape argentin qui fut, il est vrai, en tant qu’évêque de Buenos Aires, membre honoraire du Rotary Club (13), antichambre des loges.

Forts de la nouvelle orientation donnée par le Concile, il est certain que nombreux sont les ecclésiastiques qui ont été ou sont au service des deux institutions. L’abbé Jean Claude Desbrosse, avec l’accord de son évêque, Mgr Le Bourgeois d’Autun, était entré, en 1980, à la Grande Loge nationale française. Son décès fut annoncé par son obédience sur le carnet mondain du Figaro du 9 décembre 1999 en ces termes : « On nous prie d’annoncer le retour à l’Orient éternel de l’abbé J.-C. Desbrosse ». Il était également précisé qu’« une messe de funérailles a été célébrée le samedi 4 décembre à la cathédrale d’Autun (14) ».

Pareillement la disparition du très progressiste jésuite le cardinal Carlo Martini, le 31 août 2012, soutien du cardinal Bergoglio lors du conclave de 2005, fut saluée par le Grand-Orient italien en ces termes :

« Maintenant que les célébrations rhétoriques et les condoléances emphatiques ont laissé place au silence et à la souffrance du deuil, le Grand-Orient démocratique salue avec affection le frère Carlo Maria Martini, passé à l’Orient éternel (15). »

Dans leur petite biographie de Martini publiée à la suite de leurs condoléances, les frères maçons révèlent à demimot l’affiliation du prélat à la confrérie des Libres Maçons.

Le 28 juillet 2013, lors du décès du cardinal Ersilio Tonini, le grand maître Raffi s’exprime par des mots qui ne laissent, là aussi, pas beaucoup de doutes quant à l’appartenance du prince de l’Église aux loges : il pleure « l’ami, l’homme de dialogue avec les maçons, le maître de l’Évangile social. Aujourd’hui, l’humanité est plus pauvre » et il ajoute cet hommage au pape François qui donne une perspective particulière à ce pontificat : « l’Église du pape François est une Église qui promet d’être respectueuse de l’altérité et de partager l’idée que l’État laïc promeut la paix et la coexistence des diverses religions (16).»

Entre les amis de la maçonnerie, qu’ils soient affiliés ou simples proches, les murs tombent et les ponts chers à François se multiplient, favorisés qu’ils sont par des artisans du rapprochement, tel le cardinal Gianfranco Ravasi. Le 14 février 2016, ce prélat publie, sur le quotidien italien Il Sole 24 ore, une tribune adressée à « ses chers frères maçons » dans laquelle il leur reconnaît « tant de valeurs communes ». Le site de la Fraternité Saint-Pie X en France, La Porte Latine, rapporte que le 8 mars suivant, « Oscar de Alfonso Ortega, grand maître de la Grande Loge d’Espagne lui a chaleureusement répondu en soulignant le « grand courage » de son « honorable frère Gianfranco ». L’hommage va même si loin que la Grande Loge d’Espagne reconnaît, de fait, le cardinal Ravasi comme « maître » et s’adresse ainsi à lui comme à un initié (17).»

Quelques années auparavant, un prêtre de Marseille, Xavier Manzano, directeur adjoint de l’institut de Sciences et de théologie des religions de Marseille et professeur de philosophie fondamentale au grand séminaire régional d’Aixen- Provence, participait officiellement à un colloque maçonnique organisé par la Grande Loge de France, la Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra et la Grande Loge féminine de France, sans que son évêque Mgr Georges Pontier ne condamne ce grave scandale (18).

En 2013, une autre affaire qui implique un prêtre franc-maçon fait grand bruit : Pascal Vesin, curé de la paroisse Sainte-Anne d’Arly-Montjoie, à Megève, va plus loin dans le rapprochement entre maçonnerie et Église : il appartient tout bonnement au Grand Orient de France. Destitué de sa charge de curé par son évêque après que sa double obédience a été rendue publique, il entame un long pèlerinage à Rome dans l’espoir vain d’y rencontrer le pape François afin de plaider la cause de cette ouverture. Il lui a notamment adressé une lettre qui a été expédiée au Vatican « par quatre ou cinq canaux, notamment via certains cardinaux ». Pascal Vesin explique que sa démarche « est dans la dynamique de ce que le nouveau pape annonce et semble commencer à faire (19) ». Dans la suite de ce dossier, le cas du père Vesin est raconté dans ses détails.

LES PAPES ET LA DÉDIABOLISATION DE LA FRANC-MAÇONNERIE

Il faut admettre que les papes conciliaires eux-mêmes ont donné l’exemple de cette amitié contre-nature. Tout comme elle salue l’action de François et de Paul VI, la maçonnerie a honoré celle de Jean-Paul II en lui discernant, par l’intermédiaire de la loge du Grand-Orient italien, sa plus grande distinction, l’Ordre de Galilée, car, expliquait-elle, le pape a promu « les valeurs de la franc-maçonnerie universelle : fraternité, respect de la dignité de l’homme, et l’esprit de tolérance, points centraux de la vie des vrais maçons (20) ».

Le 22 mars 1984, le pape polonais reçut les Bnai’B’rith, puissante maçonnerie juive. Son allocution témoigne du changement opéré envers la maçonnerie : « Le simple fait de votre visite, dont je vous suis reconnaissant, est en lui-même une preuve du développement et de l’approfondissement constants de ces relations (21). » L’année précédente, le 18 avril, ce furent les membres de la Trilatétrale qui eurent l’honneur d’une audience publique avec Jean-Paul II, lequel leur adressa ses compliments : « C’est avec plaisir que je reçois les membres de la commission Trilatérale… Et que Dieu, le Créateur de la personne humaine et le Seigneur de vie rende efficace votre contribution à l’humanité (22). » On ne peut être plus explicite quant à l’estime que porte le pontife à l’action humaniste des maçons !

Benoît XVI ne négligea pas lui non plus d’accueillir et de féliciter les frères du Bnai’B’rith : le 18 décembre 2006, il recevait une délégation de la secte au Vatican avec ce message :

« Je suis heureux de saluer votre délégation du B’nai B’rith International à l’occasion de sa visite au Vatican » et continue en souhaitant « à nos communautés non seulement d’entrer en dialogue, mais également d’être des partenaires en vue d’oeuvrer ensemble au bien de la famille humaine (…) en promouvant les valeurs spirituelles et morales enracinées dans nos convictions religieuses (23). »

LE « MARIAGE ADULTÈRE »

La rencontre entre libéraux, qu’ils soient maçons ou catholiques, a bien eu lieu. Le dialogue et la collaboration entre les deux institutions sont à l’honneur depuis le concile Vatican II : « J’ai un rêve, écrit un maçon italien de haut grade, le sénateur Paolo Amato en 2008 : qu’une alliance entre les « porteurs » de sens, de valeurs, comme l’Église et la maçonnerie, soit établie (24). »

Son rêve d’alliance est en train de devenir une réalité tangible. Mgr Lefevbre constatait qu’elle était déjà en chemin lors d’une conférence à Saint-Nicolas-du- Chardonneret le 13 décembre 1984 :

« Or c’est ce que font les hommes d’Église actuellement. Nous le voyons sous nos yeux, c’est clair, partout. Depuis le Concile le libéralisme a investi les postes les plus importants de l’Église, depuis le pape jusqu’aux cardinaux de Rome, jusqu’à la Curie.

« Le libéralisme s’est implanté dans l’Église, donc la compromission des hommes d’Église avec les hommes de Satan, par un pacte ouvert (…) et ce pacte a été signé à l’occasion du Concile ouvertement, publiquement avec les francs-maçons, avec les protestants, avec les communistes. Nous assistons à ce mariage, à ce mariage adultère, abominable entre les hommes d’Église et la révolution et les idées qui vont contre Dieu et Notre- Seigneur Jésus-Christ, contre son règne. C’est abominable.»

Parallèlement à la pénétration des idées humanistes germées dans les loges maçonniques au sein de l’Église catholique, se sont aussi réalisées une affiliation des hommes d’Église à la secte et une « dédiabolisation » au sein du monde catholique de la franc-maçonnerie. L’infiltration et la proximité ayant persévéré, les maçons ont enfin, avec le pape François, « un pape selon [leurs] besoins ». Plus que jamais la recommandation de Léon XIII dans l’encyclique Humanum genus est à l’ordre du jour : il faut « arracher à la franc-maçonnerie le masque dont elle se couvre et la faire voir telle qu’elle est ».

Paul Delance

Source : La Porte Latine du 14 novembre 2017