WWIII : MACRON en Guerre contre la Russie : La Guerre de SYRIE est finie avec confiscation Américaine du Nord-Est de la Syrie et échec de la mise en place par l'occident de DAESH, afin de mener la Guerre d'IRAN, beaucoup plus difficile, et à découvert sans DAESH, et sans motif valable pour la mener.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : La Guerre de SYRIE est finie avec confiscation Américaine du Nord-Est de la Syrie et échec de la mise en place par l'occident de DAESH, afin de mener la Guerre d'IRAN, beaucoup plus difficile, et à découvert sans DAESH, et sans motif valable pour la mener.

La France est largement impliquée dans les missions de reconnaissance de l’OTAN aux frontières de la Russie. Paris est-il prêt à faire face au géant Russe ? Quand Macron invective Poutine pour lui demander de faire pression sur ses amis Syriens, en s'installant sans mandat onusien en Syrie avec 5 bases militaires françaises illégales,qui sont au contact et en guerre contre l'Armée Syrienne, alors suivant les accords des BRICS et de l'OTAN, Macron est en Guerre contre Poutine.

Le président Poutine, ne prend pas cela comme une Guerre des Français contre la Russie, mais comme une Guerre de voyous qui ont formés DAESH dans les 450 écoles coraniques de France, et qui utilisent les commandes de l'Etat Français par usurpation, et par triche aux élections, en faisant comme avec Sarkozy, des dépassements inimaginables de financement des campagnes pour les élections, sans que la Justice Française ne bouge, et à buts personnels en lien avec une organisation terroriste l'OTAN, qui ne défend que les milliardaires du Nouvel Ordre Mondial vaincu. Sarkozy aurait tué Kadhafi, par l'intermédiaire d'un agent de la DGSE, pour ne pas qu'il parle du financement de sa campagne électorale (voir en fin de page).

Sur fond de tensions entre Ankara et Paris engendrées par le soutien exprimé par Emmanuel Macron aux Kurdes, Recep Tayyip Erdogan a déclaré que les attentats ne s’arrêteraient pas en France si elle continue d’apporter son aide à des «terroristes». Pour lui la France est en Guerre contre la Turquie.

Bien qu'Ankara, et la Turquie soit de la même coalition dans les bases de Syrie, Erdogan accuse Macron de lui déclarer la Guerre en soutenant les Kurdes du PKK, les seuls Kurdes qui ne lui plaisent pas.

Les forces de DAESH quittent la Syrie, et vont pour la majorité d'entre-elles en Afghanistan, les force de l'Armée Syrienne attaque les bases Américaines de la Syrie. Les forces de la « Résistance populaire syrienne », alliées de l’armée syrienne, ont tiré des missiles en direction d’une base américaine dans le Rif nord de Raqqa.

L'Iran se prépare à la Guerre contre Israël, la coalition dont les bases Françaises illégales en Syrie, et les Américains, motif : ils menacent Israël.

La RII (République Islamique d'Iran), observe tous les agissements et est prête à se défendre ou à contre-attaquer le cas échéant, tout en cherchant à régler les incidents et à empêcher le chaos et la montée des tensions dans la région, a affirmé le commandant de la base centrale Khatam al-Anbiya.

« Le golfe Persique et la mer d’Oman revêtent une importance cruciale pour la politique défensive et sécuritaire de la RII. Par conséquent, tout en restant vigilants et en suivant de près les agissements et les évolutions, nous devons aussi nous tenir prêts pour faire face à toute confrontation et à tout incident imprévisibles », a précisé le général de division Gholam-Ali Rachid, commandant de la base centrale Khatam al-Anbiya.

« La RII poursuit une politique de défense et de dissuasion dans le golfe Persique et dans la mer d’Oman via une présence exhaustive et active », a ajouté le général Rachid.

« La politique de la RII dans la région du golfe Persique est fondée sur 3 principes essentiels : une interaction et une coopération actives avec nos voisins, la défense de la sécurité et de la stabilité dans la région et l’opposition à toute intervention extrarégionale dans la région », a-t-il indiqué.

« Les forces armées de la RII défendront vigoureusement leurs intérêts dans la région et y feront face à toute provocation ou action déstabilisatrice. Aucun pays ne doit commettre une erreur de calcul et se permettre de tester la puissance et la patience de l’Iran en menaçant ses intérêts ou la stabilité dans la région », a averti le général de division Gholam-Ali Rachid.

Guerre Iran/Arabie : qui gagnera ?

Une possible et probable guerre Iran/Arabie débouchera sur l’échec du royaume saoudien, estime l’analyste israélien Shlomo Averini.

Dans son article publié par Haaretz, l’analyste israélien Shlomo Avineri a considéré l’Iran comme le gagnant de la guerre qui pourrait être déclenchée entre ce pays et l’Arabie saoudite.

« Il ne faut pas douter que l’Iran vaincra l’Arabie saoudite. Le royaume saoudien, malgré tous les armements et équipements sophistiquées US dont il dispose, est faible du point de vue militaire et manque d’une véritable armée », a noté Shlomo Avineri.

L’analyste israélien a visé, par ses critiques virulentes, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane qu’il a présenté comme responsable de l’escalade des différends entre les sunnites et les chiites : « Bien que les agissements de Ben Salmane aient été soutenus et suivis par certains pays sunnites tels que la Jordanie et l’Égypte ainsi que par le gouvernement du président américain Donald Trump et celui du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, ses tentatives n’ont pas, pourtant, abouti. Donc, la question qui s'impose c’est de savoir si l’attitude et les positions du prince héritier saoudien pourraient ou pas contribuer à la stabilité de la région». 

L’article de Haaretz se penche ensuite sur l’intervention militaire saoudienne au Yémen qui a causé la mort des milliers de personnes et créé une tragédie humanitaire, en exposant des millions de Yéménites à la famine et au choléra entre autres.

Selon l’analyste israélien,  le royaume wahhabite a, de même, échoué dans ses tentatives de regrouper les pays arabes dans une coalition anti-Yémen : le Qatar l’a quitté tandis que le Soudan, plus engagé que les autres, envisagerait, lui aussi, de l’abandonner, ayant été ciblé par les critiques intérieures. Les sanctions imposées contre le Qatar étaient inutiles, ajoute l’analyste mettant, également, en cause le complot avorté saoudien qui avait visé le Premier ministre libanais Saad Hariri. Les démarches saoudiennes, non seulement, n'ont pas abouti, mais aussi ont eu un effet de boomerang, estime Shlomo Averini.

L’article évoque, également, les réformes que le prince héritier saoudien s’efforce d’appliquer dans le pays, dont l’autorisation accordée aux femmes pour conduire: « Même avec les femmes qui conduisent, nous ne serions pas témoins d’une Arabie plus libre ».

Shlomo Averini se dit ainsi pessimiste envers les réformes que Ben Salmane se hâte de réaliser : « Les démarches précipitées de Ben Salmane pourraient se heurter à la résistance des princes et d’autres personnalités influentes du royaume, risquant, même, de susciter l’opposition de la minorité chiite, habitant dans les régions orientales du pays. »

L’analyste israélien n’a pas exclu un démembrement de l’Arabie saoudite dans la mesure où la solidarité politique dans la plupart des pays arabes est fragile : « Ils ne peuvent pas toujours surmonter les crises, et on paye à ces nababs نائب le prix fort pour les carburants, alors qu'il est plus simple de se l'approprier, Ils ne foutent rien de leur argent qu'ils jouent sur les marchés, ne font que bouffer et copuler ».  

Les girouettes auxquelles Donald Trump a habitué l'opinion publique ne devraient guère la tromper : Les États-Unis préparent une guerre mondiale en Syrie. 

Il serait simpliste de croire que les États-Unis d'Amérique et leurs alliés lâcheraient de sitôt prise au Moyen-Orient en général et en Syrie en particulier après y avoir dépensé, comme le dit le marchand Trump, quelques 7 billions de dollars en 17 ans.

En Syrie où les Américains ont donné l'ordre à la France de déployer ses troupes à Manbij et à Remelin les 1er et 2 avril. La liste des objectifs US serait bien longue : le Pentagone veut contrôler les champs gazo-pétroliers et des morceaux de territoire.

Après avoir perdu la Ghouta orientale qui aurait dû servir de base arrière à une vaste offensive lancée depuis la rive orientale de l'Euphrate contre la capitale, offensive terrestre conjuguée à des frappes aux missiles depuis la Méditerranée, les Américains réfléchiraient au front sud. 

Après tout, la province de Deraa, limitrophe d'Israël et de la Jordanie, reste l'ultime bastion où devrait être contrés l'État syrien et ses alliés sous peine de voir les régions les plus stratégiques syriennes revenir dans le giron de l'État.

Secondés par l'aviation russe, l'armée syrienne et le Hezbollah préparent une vaste offensive à lancer contre Deraa, Quneitra et Suweida.

Les enjeux sont à la hauteur des défis. Le territoire est immense, jonché de collines qui rendent la progression difficile.

Armés et financés depuis 2011 par Israël et la Jordanie, les terroristes de l'ASL et Cie y sont nombreux, et retranchés dans les montagnes.

Les stratèges du Pentagone comptent sérieusement sur l'ensemble de ces entraves pour provoquer un enlisement de l'armée syrienne et de ses alliés dans le sud.

Or l'engagement militaire de la France dans des combats au sol a prouvé que d'autres facteurs viennent d'entrer en ligne de compte : 

Ce scénario diabolique, Trump et ses généraux croient en avoir vu et revu tous les détails et y voient l'ultime recours face l'inévitable victoire de la Syrie.

Est-ce une vision réaliste?

Pas si sûr: les médias occidentaux n'en parlent pas, mais à Raqqa, à Manbij, à Deir ez-Zor, il se passe des choses : les bases US qui ont poussé dans l'est et le nord de Syrie comme des champignons sont visées, avec en toile de fond des morts que le Pentagone tente de dissimuler.

Ce qu'il ne fera sans doute pas pour le contingent français ni pour aucun autre contingent européen. 

Syrie: une tentative d’invasion étrangère à reculons

7 avril 2018 Strategika51 

Ce qui se passe actuellement en Syrie et dans une grande partie de l’Irak est fort étrange. Plus qu’un cas d’école, la montée en puissance du déploiement US dans la partie extrême orientale de la Syrie est concomitant avec la percée militaire turque vers la profondeur stratégique syrienne ou l’hinterland de cet Etat-nation. Pourtant cette concordance des fins se base sur un antagonisme des moyens utilisés.

Si les forces US se déployant au nord-est de la Syrie s’appuient sur des forces supplétives à majorité kurde-mais pas uniquement-, l’Armée turque, deuxième plus grande force terrestre de l’OTAN, compte sur des forces supplétives recrutées parmi les débris de l’Armée Syrienne Libre (ASL-rébellion), des terroristes dégagés de la Ghouta orientale (l’Armée turque a publiquement demandé à ce que ces derniers rejoignent les rangs de ses forces supplétives) et d’autres organisations armées rebelles.

Aussi paradoxalement que cela puisse paraître, les forces US justifient leur présence par la lutte contre Daech et plus vraisemblabelement la nécessité de peser sur la politique complexe du Levant en y  contrant l’influence iranienne mais surtout la présence russe sur le littoral maritime syrien. Les turcs justifient leurs opérations en Syrie par l’impératif d’éradiquer toute éventuelle entité kurde autonome ou indépendante. 

En apparence, les intérêts d’Ankara et de Washington se heurtent sur ce point. En réalité, un scénario surprenant est en train de se mettre en place.

Les forces turques comptent pénétrer en Syrie jusqu’à la province de Homs où ils ont établi un premier check point. Cela est révélateur à plus d’un titre.

Dans une conversation en privé avec un richissime dirigeant d’un grand Royaume pétrolier de la péninsule arabique, le président US Donald Trump s’est interrogé sur l’utilité de dépenser des milliards de dollars US en Syrie et en Irak tout en remettant en question la présence militaire US en Syrie. Devant les protestations de son interlocuteur, qui voulait un plus grand engagement militaire en Syrie de la part de Washington, Trump lui rétorqua assez cyniquement qu’il fallait payer pour cela. Le prince se mit à lui rappeler les centaines de milliards de dollars dépensés jusqu’ici lorsque Trump lui dit: « sans nous [les américains], vous ne tiendrez pas deux semaines tout au plus et bout la deuxième semaine, vous allez voyager à bord d’avions commerciaux en classe économique et vous pouvez donc oubliez vos jets privés ».

En gros, Trump monnaye la présence US en Syrie par un plus grand engagement financier de la part des pays arabes du Golfe acharnés à détruire le régime syrien.

Washington et Ankara préparent un scénario ressemblant à celui ayant prévalu entre 1971 et 1975 au Vietnam au bénéfice de Hanoï.

En laissant les forces turques avancer en territoire syrien avec des supplétifs locaux rebelles sous couvert de lutter contre la subversion kurde pendant que les forces américaines achèvent de fortifier le nord-est de la Syrie afin de sécuriser des bases d’invasion, les stratèges de l’OTAN espèrent y déclencher un changement de paradigme visant à expulser indirectement les russes du littoral méditerranéen.

La formation de troupes rebelles arabes et kurdes dans le Nord-est par Washington coïncide avec la création de l’Armée Nationale Syrienne (ANS) par la Turquie. La Turquie joue le rôle de la lance tandis que pour le moment les USA forment un bouclier en expansion. C’est une conquête d’un nouveau type. Hybride ou de type H. Après tout, la reconquista espagnole avait démarré de l’extrême Nord-ouest de la péninsule ibérique selon les termes mêmes d’un général US impliqué et qui adhère à la vision dominante selon laquelle la Syrie et l’Espagne partagent beaucoup de points similaires.

Une invasion? Non Sire, c’est une expansion en négation sous un nuage de vrais faux prétextes où les intentions se perdent et les objectifs paraissent de plus en plus vagues. Le coup de cheval de Troie n’est pas très loin.

Damas est au courant de ce plan. Pour pouvoir y faire face, il est impératif de se débarrasser définitivement de ce cancer terroriste qu’est devenu la Ghouta orientale, recapturé à 95%. A Douma, les combattants ont assassiné les chefs de leurs « Armées » pour avoir négocié la réddition avec les forces loyalistes mais leur sort ne semble plus souffrir l’ombre d’un doute. Ils seront défaits. C’est après la libération de la Ghouta orientale que l’OTAN pourrait passer à un stade plus élevé de la subversion en la transformant en une sorte d’invasion à reculons.

La Syrie, la Russie et l’Iran semblent se préparer à un tel cas de figure. Une organisation armée pro-gouvernementale  dénommée « les forces de la résistance populaire contre la présence US dans le Nord-Est de la Syrie » a déjà commencé à cibler les forces US et leurs alliés. Retour aux fondamentaux: seule une résistance populaire peut faire face à une invasion, aussi étrange qu’elle puisse paraître…

Sat Apr 7, 2018 4:17PM
La « Résistance populaire syrienne » a attaqué une base américaine à Raqqa. ©Sputnik
La « Résistance populaire syrienne » a attaqué une base américaine à Raqqa. ©Sputnik

Les forces de la « Résistance populaire syrienne », alliées de l’armée syrienne, ont tiré des missiles en direction d’une base américaine dans le Rif nord de Raqqa.

Selon RT, la « Résistance populaire syrienne » formée en février pour aider comme alliée l’armée syrienne a annoncé, ce samedi 7 avril dans un communiqué, avoir tiré vendredi des missiles sur une base de l’armée américaine située dans la cimenterie Lafarge à Aïn Issa, dans la province syrienne de Raqqa.

« Cette attaque aux missiles contre la base US a eu lieu alors que les chasseurs de la coalition survolaient la région », ajoute le communiqué.

Cependant, les activistes sur les réseaux sociaux, citant des sources auprès des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis en Syrie, ont démenti cette information, en disant qu’au cours de ces dernières 24 heures, aucun bombardement n’avait eu lieu.

Cela intervient alors que les forces de la Résistance populaire syrienne avaient déjà pris d’assaut une base américaine à Raqqa.

Fin mars 2018, secondées par les habitants de la localité d’al-Mansoura de Raqqa, les unités des forces populaires ont pris d’assaut une base à Raqqa qui abritait les forces spéciales US et leurs protégés kurdes, membres des YPG. Les forces syriennes ont mis le feu au campement des Américains et de leurs mercenaires, qui ont pris la fuite. 

 

Syrie: les positions US attaquées à Deir ez-Zor. L’armée et ses alliés de la Résistance avaient déployé plusieurs unités bien armées autour de la région assiégée de Qalamoun oriental.
MORT DE KADHAFI: DOSSIER EXPLOSIF
Article d'Anna Ravix publié le 19/10/2012 sur www.tv5.org
Le 20 octobre 2011, le monde découvrait les images sanglantes du dictateur déchu, dans un tourbillon médiatique qui avait entraîné les forces armées occidentales aux côtés des rebelles libyens. Amoché mais vivant sur les vidéos amateurs qui commencent à circuler, le guide est officiellement déclaré mort quelques heures plus tard, sans que les circonstances de son décès ne soient clairement définies. Deux ans après, elles ne le sont toujours pas. De la controverse à l'affaire d'Etat, retour sur les zones d'ombres du dossier Kadhafi. Une enquête publiée il y a un an sur notre site. 
Zoom:

Que s'est-il vraiment passé à Syrte le 20 octobre 2011? Pour les autorités libyennes, Kadhafi serait mort dans un échange de tirs entre les rebelles qui assiégeaientt Syrte et le convoi dans lequel le raïs essayait de s'enfuir. Mais un rapport de Human Rights Watch (lien en anglais ) paru mercredi 17 octobre 2012 vient tout juste de contredire cette version officielle. Son directeur français, Jean-Marie Fardeau, détaille pour TV5monde les conclusions de l'enquête menée par l'ONG. "Nous avons les preuves, avec certitude, que Kadhafi a bien été capturé vivant par les miliciens de Misrata, et donc qu'eux seuls ont pu l'exécuter par la suite, sachant qu'il était déjà blessé".

Human Rights Watch réclame l'ouverture d'une enquête par les autorités libyennes pour que les responsables de ce crime soient jugés. L'exécution d'un prisonnier est en effet un crime de guerre, et les Etats-Unis ont également formulé la demande d'ouverture d'une enquête. "On attend une réponse dans les jours qui viennent j'espère, parce que nous pensons que c'est un élément important en terme de construction de l'Etat de droit en Libye et  d'apaisement d'un certain nombre de tensions qui existent encore dans le pays" précise Jean-Marie Fardeau.
Zoom:Mahmoud Jibril, président du Conseil exécutif du Conseil national de transition en Libye (photo AFP)
"Kadhafi a été tué par un espion de Sarkozy"

Mais un autre son de cloche résonne en Libye, une troisième version qui n'est ni l'officielle, ni celle de Human Rights Watch : "Kadhafi a été tué par un espion de Sarkozy". C'est la thèse que soutient le très sérieux quotidien romain Corriere della Sera dans un article paru le 29 septembre 2012 (lien en italien). A l'origine de cette allégation, les propos de Mahmoud Jibril, l'ancien Premier ministre du gouvernement de transition et président du Conseil exécutif du Conseil national de transition (CNT) libyen, lors d'une interview diffusée une semaine plus tôt sur la télévision égyptienne Dream TV : "Un agent étranger était infiltré avec les brigades révolutionnaires pour tuer le colonel Kadhafi".

Le quotidien britannique Daily Telegraph (lien en anglais) poursuit l'enquête et interroge le lendemain Rami el-Obeidi, l'ancien responsable des relations avec les agences de renseignement étrangères pour le CNT, qui affirme sans détour que "les services secrets français ont joué un rôle direct dans la mort de Kadhafi". Une version "extrêmement hasardeuse et dénuée de preuves qui soient probantes pour l'instant" estime le directeur en France de Human Rights Watch. "Elle ne nous semble pas crédible faute d'éléments complémentaires à ce qui a été affirmé dans les médias. L'infiltration dans les milices qui assiégeaient Syrte d'un élément des services secrets français, nous n'en avons aucune preuve".  Jean-Marie Fardeau admet cependant qu' "il est certain que le convoi a bien été atteint par des tirs d'avions français. Par la suite, qu'il y ait des hommes du renseignement sur le terrain c'est probable, mais des hommes dont la mission était d'exécuter Kadhafi, absolument rien ne le prouve." En effet, le convoi du dictateur déchu est d'abord attaqué par un drone américain, puis par deux bombes larguées d'un avion français. Mais l'aviation française a toujours soutenu qu'elle ignorait qui se trouvait dans les voitures qu'elle a pilonnées.
Zoom:Rami el-Obeidi, l'ancien responsable des relations avec les agences de renseignement étrangères pour le CNT
Rami El-Obeidi affirme pourtant que l'OTAN avait pu localiser la cachette de Kadhafi un mois avant sa mort, entre le 20 et le 23 août 2011. "A l'époque, on pensait qu'il s'était enfui dans le désert, en direction de la frontière sud de la Libye" explique-t-il. En réalité, le guide se cache dans son fief  de Syrte avec son fils, Mutassim, qui dirigeait les dernières troupes loyalistes. Obeidi ajoute une information surprenante : "Là, le raïs a essayé de communiquer, grâce à son téléphone satellite Iridium, avec certains de ses fidèles qui avaient trouvé refuge auprès de Bachar El-Assad, en Syrie. (…) Et c'est justement le chef d'Etat syrien qui a transmis le numéro de téléphone satellitaire de Kadhafi aux services secrets français". La raison? "En échange, Assad aurait obtenu de Paris la promesse de limiter les pressions internationales sur la Syrie en vue de faire cesser la répression contre le peuple en révolte." Localiser le téléphone satellite et son propriétaire aurait ensuite été un jeu d'enfant pour les experts de l'OTAN.
Interrogé par le quotidien régional La dépêche, Jean-Dominique Merchet, spécialiste des questions de défense estime que la thèse d'un agent français qui aurait tué Kadhafi est "fantaisiste et sans preuves", sans pour autant rejeter en bloc les conclusions du Corriere della Sera. "Les Libyens n'avaient pas besoin d'un agent français pour tuer Kadhafi. En revanche, qu'il y ait eu des agents français, notamment de la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure - ndlr) dans le secteur, c'est vrai. D'ailleurs, les officiels français ont été très tôt alertés de la localisation de Kadhafi." Il estime par ailleurs "plausible" la localisation du colonel par des communications passées avec la Syrie sur son téléphone satellite.
Le quotidien italien n'est d'ailleurs pas le premier à évoquer aussi frontalement l'intervention française dans la capture du dictateur déchu. Seulement six jours après la mort de Kadhafi, le 26 octobre 2011, le Canard enchaîné publie un article intitulé "Kadhafi condamné à mort par Washington et Paris". Il est signé par Claude Angeli, l'ancien rédacteur en chef du journal, réputé pour ses nombreuses connexions dans les milieux du renseignement militaire et de la diplomatie. Les informations qu'il récolte sont sans équivoque. "A l'Elysée, on savait depuis la mi-octobre que Kadhafi et l'un de ses fils s'était réfugiés à Syrte, avec gardes du corps et mercenaires. Et Sarko avait chargé le général Benoît Puga, son chef d'état-major particulier, de superviser la chasse à l'ancien dictateur" affirme le journaliste. A la DGSE, une formule est même consacrée à cette opération : "'livrer le colis à Renard', et agir en sorte que Kadhafi n'échappe pas à ses poursuivants (une unité du Conseil National de Transition baptisée "Renard"?)" s'interroge Claude Angeli. Il cite ensuite un diplomate français, resté anonyme, qui ironise sur l'intervention de l'OTAN : "La peine de mort n'était pas prévue dans les résolutions de l'ONU qui ont permis à l'OTAN d'intervenir, mais il ne faut pas jouer les hypocrites. A plusieurs reprises, des avions français et britanniques avaient déjà tenté de liquider Kadhafi en bombardant certains de ses repères, à Tripoli ou en détruisant notamment un de ses bureaux."
Zoom:Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi à l'Elysée en décembre 2007 (photo AFP)
"Un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy"

Dans cette hypothèse, quel était l'intérêt de l'exécutif français à "liquider Kadhafi"? La chronologie est troublante. Le 10 décembre 2007, Nicolas Sarkozy fait accueillir en vedette le dictateur libyen au Palais-Bourbon (siège de l'Assemblée nationale et des députés), faisant de la France la première - et la seule - démocratie occidentale à offrir une crédibilité internationale à Kadhafi. Quatre ans plus tard, le discours de l'exécutif change radicalement. Paris reconnaît officiellement le CNT libyen comme le seul "représentant légitime du peuple libyen". La réaction du colonel Mouammar Kadhafi ne se fait pas attendre et l'agence officielle libyenne Jana, organe de propagande du régime, annonce avoir "appris qu'un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne électorale". Une semaine plus tard, le 16 mars 2011, c'est le fils de Mouammar Kadhafi, Saif al-Islam Kadhafi, qui menace directement l'ancien président français: "Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu'il oeuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus. Rendez-nous notre argent. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement."

Dès le lendemain, le 17 mars 2011, Nicolas Sarkozy obtient du Conseil de sécurité de l'ONU l'instauration d'un "régime d'exclusion aérienne afin de protéger les civils contre des attaques systématiques et généralisées". En autorisant "les Etats membres à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l'interdiction de vol et de faire en sorte que des aéronefs ne puissent être utilisés pour des attaques aériennes contre la population civile" la résolution onusienne laisse un flou sur les modalités de l'intervention de l'OTAN, qui l'interprète comme une autorisation à frapper au sol toute cible identifiée comme repère loyaliste. Une interprétation que la Russie ou encore l'Afrique du sud estiment outrepasser la résolution.

Zoom:A gauche, Edwy Plenel, le directeur de Mediapart, à droite, le journaliste Fabrice Arfi (photo AFP)
"Une guerre de blanchiment"

"Déclencher une guerre sur place, c'est le meilleur moyen pour être les premiers à mettre la main sur les archives" estime Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, pour qui la guerre en Libye est une "guerre de blanchiment". Lui et ses collègues de Mediapart ont enquêté pendant près d'un an sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 par la Libye de Kadhafi (lien payant). Mais c'est seulement le 30 avril 2012, à une semaine du second tour de l'élection présidentielle et alors que le journal en ligne publie depuis dix mois des révélations sur "le secret libyen de Sarkozy" que l'ancien président français décide d'attaquer Mediapart. Il porte plainte 48 heures après la mise en ligne d'un article intitulé "Sarkozy-Kadhafi : la preuve du financement" (lien payant) informant de la découverte d'une note confirmant l'accord qui aurait été donné par la Libye de soutenir la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy pour une valeur équivalente à près de 50 millions d'euros.
"Cette plainte est scandaleuse, Nicolas Sarkozy aurait pu nous poursuivre en diffamation, il existe un corpus législatif propre à la presse et qui permet en plus, en période électorale, de juger une affaire en 24 heures, et d'en faire un débat public. Mais Nicolas Sarkozy a contourné cette possibilité, il a criminalisé le journalisme en nous attaquant pour faux et usage de faux et publication de fausses nouvelles" estime Fabrice Arfi.
Interrogé sur la polémique sur France 2, Nicolas Sarkozy répond que "Mediapart est une officine, Monsieur Plenel, c'est le bidonnage à chaque fois, ce document est un faux grossier". Puis le candidat à sa réélection s'emmêle : "Après ce que j'ai fait à M.Kadhafi, vous croyez qu'il m'a fait un virement? Pourquoi pas un chèque endossé? " Comme un seul homme, l'UMP appelle à saisir la justice, Sarkozy le premier : "Il y a une morale, ceux qui mentent, qui font des faux, doivent être condamnés par la justice".

Une exigence de justice partagée par le site internet qui porte plainte le 2 mai, contre Nicolas Sarkozy pour "dénonciation calomnieuse". Fabrice Arfi espérait "l'ouverture d'une enquête judiciaire pour prouver les faits face à un juge indépendant, pas le procureur de Paris, François Molins, qui est aussi l'ancien directeur de cabinet du ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy". L'enquête? "Nous n'en avons aucune nouvelle" déplore le journaliste interrogé par TV5monde.

Zoom:Baghadi al-Mahmoudi, l'ancien Premier ministre libyen (photo AFP)
Des témoins au silence

Au delà du document incriminé, 10 mois d'enquête ont permis de récolter de nombreux témoignages, au premier rang desquels, celui de l'ancien Premier ministre de Kadhafi, Baghadi al-Mahmoudi. "Je confirme qu'il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu'un financement a bien été reçu par M. Sarkozy" avait-il déclaré à Mediapart le 2 mai 2012, par l'intermédiaire de l'un de ses avocats, Me Béchir Essid. En son nom, l'avocat avait confirmé l'authenticité de la note publiée par le site internet ainsi que le montant du financement : 50 millions d'euros. Me Béchir insiste : "Il ne comprend pas la rancune de M. Sarkozy et son acharnement à être l'un des principaux artisans de l'attaque du pays qui l'a financé, soutenu et aidé pour sa campagne". Mahmoudi s'était enfuit en Tunisie, où il était jugé pour entrée illégale sur le territoire. Le 22 juin 2012, son avocat français avait pris attache avec le juge Renaud Van Ruymbeke, magistrat en charge de l'instruction de l'affaire Takieddine, pour lui dire que son client "allait être amené à parler des financements des campagnes électorales et des questions d'enrichissement personnel". Le surlendemain, il est extradé vers la Libye, sans l'accord du président Tunisien Moncef Marzouki. Une décision qui expose l'ancien premier ministre "à de réels risques de graves violations des droits de l'homme, notamment la torture, une exécution extrajudiciaire et un procès injuste" s'était inquiétée l'association Amnesty International. François Hollande lui-même avait dit à Mediapart "regretter" cette extradition, "d'autant que pour la personne concernée, il y avait sûrement des informations à obtenir qui seraient utiles pour connaître un certain nombre de flux."

La page du site d'Interpol consacrée à Bashir Al Shrkawi, alias Bachir Saleh
 
De nombreux témoignages sont venus confirmer, ou infirmer les affirmations de Mediapart. Des proches de Kadhafi dont la Libye post-révolutionnaire réclame l'extradition, comme Bachir Saleh, le destinataire de la note secrète publiée par le site internet. L'ancien dirigeant du Libyan African Portfolio, l'un des fonds souverains libyens au centre de tous les soupçons de financements occultes, avait démenti l'authenticité de la note officielle libyenne. Mais Mediapart s'étonnait aussi de constater que Bachir Saleh, recherché et désigné par une notice rouge d'Interpol ait obtenu en moins de 48 heures une autorisation de séjour de trois mois. Lorsque Paris Match le photographie se promenant tranquillement dans une rue de la capitale française, le gouvernement est obligé de réagir. Nicolas Sarkozy déclare alors que "si (Bachir Saleh) est recherché par Interpol, (il) sera livré à Interpol". Le lendemain de cette déclaration, Saleh disparaît. Depuis, il est introuvable. Les journalistes des Inrocks ont récemment publié une enquête sur cette étonnante disparition. Quelques heures avant de s'envoler dans un bimoteur vers une destination inconnue, Bachir Saleh a rencontré Alexandre Djouhri, un proche de Claude Guéant décrit comme le "prince de la zone grise" dans le livre-enquête de Pierre Péan, La République des mallettes (Fayard). L'enquête indique aussi que Bernard Squarcini, le patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), homme de confiance de Sarkozy était aussi présent. "Bachir connaît les secrets franco-libyens. Pas mal de monde rêvait de le faire parler" explique un proche de Saleh aux journalistes des Inrocks. "La logique qui prévaut, dans cette exfiltration, est celle du "jusqu'ici tout va bien". Bachir sait trop de secrets, on le met en urgence à l'abri, ou en sécurité". Il rejoint comme cela d'autres anciens kadhafistes qui pourraient témoigner sur des transferts de valises entre Kadhafi et des politiciens français. Faites le bilan : tous, aujourd'hui, se retrouvent à l'abri ou dans une situation qui leur interdit de s'exprimer".  

Omran Ben Chaaban était l'un des hommes qui avait découvert Mouammar Kadhafi, le 20 octobre 2011, caché dans une canalisation. Il est mort le 25 septembre 2012, des suites de ses blessures à l'hopital américain de Neuilly-sur-seine en France. Il avait en effet été enlevé et blessé dans la ville de Bani Walid, un des derniers bastions de l'ancien régime en Libye. Le Congrès général national libyen avait alors salué la mort d'un "héros courageux". Une mort qui pose beaucoup de questions. France 24 s'interroge notamment sur les raisons de son transfert en France. Le site contacte une source au quai d'Orsay qui précise qu' "Omran Ben Chabaan a été admis début septembre en France grâce à ce qu'on appelle un 'visa humanitaire' pour se faire soigner en urgence", explique la source qui ne précise pas les raisons du choix de la destination.

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http://manuscritdepot.com/a.freddy-monanga.1.htm

L’affaire Sarkozy, ou la mise en examen d’un régime (Mediapart)

L’affaire Sarkozy, ou la mise en examen d’un régime

Par Christian Salmon Mediapart

L’affaire Sarkozy, ou la mise en examen d’un régime (Mediapart)

L’enjeu de l’affaire Sarkozy n’est pas seulement judiciaire, il est aussi symbolique. En nous invitant à substituer les signes de l’impuissance à la toute-puissance de l’État, c’est le mélodrame d’une fin de partie qui se joue. Le sujet est l’État lui-même, son dépérissement, sa corruption, son dessaisissement.

Nicolas Sarkozy est de retour. Mais ce n’est pas par la grande porte qu’il revient mais par la case justice. Au lendemain de 48 heures de garde à vue et à l’issue de sa mise en examen pour corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens, Nicolas Sarkozy s’est invité sur le plateau de TF1. Mais à la différence de la garde à vue où il avait été convoqué par les juges, cette fois, c’est lui qui a convoqué les Français pour leur dire « la vérité »...

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