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WWIII : La Guerre Française contre la Turquie en Syrie, alors que nous n'avons pas obtenu le droit de nous y implanter. En plus des attentats de DAESH devrons nous redouter des attentats TURCS en France ?

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : La Guerre Française contre la Turquie en Syrie, alors que nous n'avons pas obtenu le droit de nous y implanter. En plus des attentats de DAESH devrons nous redouter des attentats TURCS en France ?, d'autant plus que les Turcs utilisent des milices mouvantes qui peuvent appartenir à Daesh et qu'ils peuvent financer pour des attentats en France.

La Turquie est en accord complet sur le Plan Militaire dans la région, avec les Russes, nous sommes également en Guerre contre la Russie en Syrie, sans aucune autorisation de l'ONU ou du Président Bachar Al Assad. LES USA et LA FRANCE jouent avec les terroristes en SYRIE.

Macron comme Sarkozy son conseiller à la sécurité, sont des suiveurs caniches de TRUMP. MACRON DEMISSION, LES FRANCAIS NE VEULENT PAS DE TES GUERILLAS. 

Bien entendu les soldats Français sont exposés à une vraie Guerre vis à vis de la Turquie, qui leur a demandé de ne pas défendre leurs ennemis du PKK.

 

La deuxième rencontre entre les Présidents russe, turc et iranien, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani, qui s’est tenue à Ankara le 4 avril, a montré aux pays occidentaux manipulés par les USA, que leurs desseins étaient bel et bien irréalisables en Syrie, ont estimé des politologues turcs dans un entretien accordé à Sputnik.

Le fait que la Russie, la Turquie et l'Iran sont parvenus à un consensus sur l'intégrité territoriale de la Syrie et sa souveraineté, ainsi que sur la lutte contre toutes les organisations terroristes présentes sur le sol syrien est la principale explication de la réussite du deuxième sommet tripartite qui s'est tenu à Ankara le 4 avril, a déclaré à Sputnik Hasan Ünal, professeur en relations internationales à l'Université Atilim.

«Ce sommet a porté un coup sérieux à la politique syrienne des pays occidentaux, manipulés par les États-Unis, en leur montrant que leurs desseins étaient bel et bien irréalisables en Syrie», a souligné l'interlocuteur de l'agence.

Et de rappeler que, dès le départ, les États-Unis, la France, le Royaume-Uni et les pays qui agissaient de concert avec eux s'étaient assigné pour objectif de diviser la Syrie en deux ou même trois parties.

«Pour y parvenir, ils ont d'abord misé sur Daech* et ensuite sur le Parti kurde de l'union démocratique (PYD). Néanmoins, le sommet a montré que les projets de partition de la Syrie des pays occidentaux sont voués à l'échec»», a résumé M.Ünal.

Un autre interlocuteur de Sputnik, Oytun Orhan du Centre d'études stratégiques proche-orientales (ORSAM), a estimé pour sa part que le sommet d'Ankara constituait un message explicite adressé aux États-Unis et aux Unités de protection du peuple kurde (YPG).

«Les milices kurdes sont cet unique acteur local qui menace l'intégrité territoriale de la Syrie et son unité politique. Et ce sont les États-Unis qui les soutiennent. Les trois pays ont manifesté leur solidarité, insistant sur la nécessité de liquider toutes les organisations terroristes», a relevé le politologue.

Et de souligner que cela était particulièrement important parce que désormais la lutte de la Turquie contre les milices kurdes allait se dérouler sur les territoires contrôlés par les Américains.

«Et là, Ankara pourra compter sur le soutien de l'Iran et de la Russie», a résumé M.Orhan.

Il n'existe pas de solution militaire au conflit syrien et qu'il ne peut être réglé que par la voie d'un processus politique et de négociations, telle est la principale conclusion à laquelle sont venus les Présidents russe, turc et iranien, Vladimir Poutine, Recep Tayyip Erdogan et Hassan Rohani, à l'issue du sommet tripartite à Ankara.

Les dirigeants russe, turc et iranien ont participé pour la deuxième fois à un sommet tripartite. Ils s'étaient déjà retrouvés à Sotchi, en novembre dernier. Décision a été prise, à l'invitation du chef de l'État iranien, d'organiser la prochaine rencontre en Iran.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Exclusif: Les troupes d'opérations spéciales françaises ont emménagé dans deux bases syriennes, Manbij et Remelin, alors que les Etats-Unis renforcent leurs lignes contre la Turquie.
Alors que le président américain Donald Trump déclarait mardi 3 avril qu'il "déciderait très rapidement" de retirer les troupes américaines de Syrie, nos sources militaires exclusives rapportent que les Marines américains se dirigeaient vers la ville de Manbij, au nord de la Syrie. Ils ont pris position le long de la rivière Sajur, l'un des trois affluents qui alimentent l'Euphrate en Syrie à partir de sources en Turquie. Cette action a bloqué l'accès de l'armée turque à Manbij, sa prochaine cible après la capture d'Afrine. L'unité Marine est équipée d'une grande flotte de véhicules blindés, d'artillerie lourde et d'équipement d'ingénierie. Des ingénieurs militaires américains construisent également une nouvelle installation dans le petit village de Dadat, à 8 km à l'est de la rivière Sajur, en tant que base arrière de la nouvelle ligne de défense américaine.
Les sources militaires  révèlent également que dimanche et lundi 1er et 2 avril, les forces françaises se sont déplacées dans le nord de la Syrie, marquant le premier apport militaire substantiel de la France dans la guerre civile syrienne. Les troupes françaises se sont regroupées aux côtés des marines américains à Manbij et leurs jets et leurs hélicoptères de combat ont atterri sur la base aérienne américaine de Remelin pour fournir un soutien aérien aux contingents américains et français postés à Manbij.

Les unités françaises se sont rendues lundi à Manbij au moment même où le président turc Tayyip Erdogan a rendu visite à ses troupes avec des félicitations pour leur capture d'Afrine de la milice Kurde YPG soutenue par les Etats-Unis. Vêtu des fringues militaires d'un général turc, Erdogan a indiqué dans le discours que l'entreprise d'Afrine était le début d'une grande campagne militaire turque contre les Kurdes dans le nord de la Syrie et en Irak. Il commencerait ensuite à Manbij et continuerait à s'emparer de Sinjar dans le nord de l'Irak.
Cette fois, selon nos sources, le président Donald Trump a déplacé rapidement ses troupes pour battre le leader turc dans sa course et d'arracher ses deux cibles principales en Syrie et en Irak. Il a fait bon usage de la bonne entente qu'il a rapidement développée avec le président français Emmanuel Macron pour avoir coopéré dans plusieurs arènes internationales, contrairement à ses relations difficiles avec la plupart des autres dirigeants ouest-européens.
Quant à la destination irakienne d'Erdogan, le Premier ministre irakien Haydar al-Abadi, après avoir été fortement appuyé par l'administration Trump, a envoyé la 5e division irakienne dans la province de Sinjar et a aligné ses troupes sur la frontière irako-syrienne pour entraver l'avancée de l'armée turque. de la Syrie en Irak. Erdogan a été incapable de mettre à exécution sa menace de s'emparer de la province irakienne à moins que le PKK kurde ne se soit retiré de ses bases.
Le président Macron avait entre-temps agi pour consolider les plans de Trump pour les districts kurdes de Syrie. Le 29 mars, il a reçu une délégation de la milice syrienne kurde YPG et de l'Armée démocratique syrienne, qui a mené la bataille pour chasser l'EI de Raqqa

Positions des forces spéciales françaises en Syrie
La Turquie met-elle en danger les troupes françaises engagées contre Daech au «Levant»? Au lendemain de la réception à l’Élysée d’une délégation de Kurdes, auxquels le Président a affirmé son soutien dans leur lutte contre Daech, une agence de presse turque a publié les positions de forces spéciales françaises engagées en Syrie.
«Cette divulgation de positions est quelque chose qui n’est pas tellement admissible de la part de quelqu’un censé combattre le même ennemi,»
réagissait, à notre micro, le général de brigade (2s) Dominique Trinquand à la publication, vendredi 29 mars, de positions militaires françaises en Syrie par l’agence de presse «semi-officielle» turque, Anadolu. Selon cette dernière, s’appuyant sur des «sources locales fiables», plus de 70 hommes des forces spéciales françaises, ainsi qu’une trentaine de membres du 1er régiment de parachutistes d’infanterie de marine (1er RPIMa) et du 10e Commando de parachutistes de l’air (CPA 10) seraient engagés sur cinq sites: dans le canton de Kobané, à proximité du mont Mashtnour, le village d’Ayn Isa, la ville de Raqqa, ainsi que la cimenterie de Lafarge.
Une agence qui n’en est pas à son coup d’essai, puisque c’est elle qui avait déjà révélé les positions des forces spéciales américaines et françaises dans le nord de la Syrie en juillet dernier. Il s’agissait déjà pour Ankara de dénoncer le soutien occidental aux Kurdes. Si le Pentagone s’était ému du procédé, le ministère des Armées français était resté étonnamment discret… comme actuellement.
Un geste pas «très correct», estime le spécialiste de la politique internationale et conseiller Défense d’Emmanuel Macron durant la campagne présidentielle, qui évoque la différence entre l’approche française des Kurdes, «des alliés fidèles qui ont permis de combattre Daech de façon efficace» et celle d’Ankara… qu’il pique au passage,
«Je le rappelle [que les Kurdes, ndlr] sont les premiers à avoir combattu contre Daech, alors que la Turquie est rentrée assez tardivement dans ces combats-là.»
Une divulgation d’informations «forcément approximatives et inexactes» de la part d’un allié militaire, mais qui porte à conséquence pour des troupes dont le caractère secret des missions est la raison d’être. L’indélicatesse s’est de plus accompagnée de déclarations d’officiels turcs, peu avares en critiques à l’égard de la position française.
Le 31 mars, le Président turc, Recep Tayyip Erdogan, s’est dit «attristé» par l’appui français aux Kurdes en Syrie, évoquant une approche «complètement erronée» de Paris. «Attristé» et non «scandalisé», ce qui révèle en langage diplomatique une certaine retenue, que n’aura pas son vice-Premier ministre, Bekir Bozdag, qui n’a pas hésité à menacer:
«Ceux qui s’engagent dans la coopération et la solidarité avec les groupes terroristes contre la Turquie […] deviendront, comme les terroristes, une cible de la Turquie», a-t-il twitté- dans des propos rapportés par Reuters- ajoutant, «nous espérons que la France ne prendra pas une telle mesure irrationnelle.»
Dès le 1er avril, le ministre turc de la Défense, Nurettin Canikli, n’hésitait pas à mettre en garde contre une «invasion» française, évoquant devant la presse «une mesure illégitime, contraire au droit international», si jamais Paris s’avisait de renforcer son dispositif militaire dans le nord de la Syrie.
Une surenchère verbale à des fins de politique intérieure, comme le précise le Général Trinquand, pour qui «cette position est extrêmement populaire pour le président Erdogan»
«On n’est pas très surpris, on sait qu’en politique interne le Président Erdogan vient des Frères musulmans, que les Frères musulmans sont plutôt très hostiles aux Kurdes, depuis le début au Président Bachar al-Assad —ce qui est également le cas de la France —mais, dans la myriade de mouvements sunnites combattant contre Daech et en même temps contre le Président Bachar al-Assad, les Turcs ont toujours eu une position assez ambiguë depuis le début de la crise.»
Des déclarations, des publications, hostiles à la France qui font suite à la réception —jeudi 29 mars- d’une délégation des combattants kurdes à l’Élysée. Ceux-là mêmes qu’Ankara considère comme des «terroristes» et contre lesquels elle a engagé ses troupes en Syrie, dans le cadre de l’opération «Rameau d’Olivier». Une rencontre particulièrement sensible pour Paris, allié militaire de la Turquie dans le cadre de l’OTAN, qui a rapidement pris une tournure d’imbroglio médiatico-diplomatique.
En effet, dès la sortie des Kurdes du palais de l’Élysée, Khaled Issa, représentant en France du Rojava- cette zone kurde autonome autoproclamée en Syrie- mettait le feu aux poudres. A l’issue de la réunion avec le chef de l’État, celui-ci annonçait à l’agence Reuters l’envoi de troupes françaises en Syrie afin de «dissuader» de toute progression des forces turques, évoquant «un message à la Turquie» afin «que cette action irresponsable des islamistes d’Ankara s’arrête.»
Des soldats français qui, selon Asiya Abdellah, une autre représentante Kurde conviée à l’Elysée, seraient déployés à Manbij, ville située à une centaine de kilomètres d’Afrin et qu’Erdogan avait promis de «nettoyer» de ses «terroristes» afin «qu’il n’en reste plus aucun jusqu’à la frontière irakienne».
Si dès le lendemain matin Paris mettait les points sur les i, et démentait ces propos, affirmant que la France n’épaulait les Kurdes que dans leur lutte contre Daech, le mal était fait. Du côté turc, le porte-parole de la présidence, Ibrahim Kalin, adressait via son compte Twitter une fin de non-recevoir au projet de médiation porté par Paris, entre les forces kurdes et les autorités turques. Tout comme certains médias au lendemain de la rencontre, Dominique Trinquand évoque une «surréaction» kurde.
image: https://reseauinternational.net/wp-content/uploads/2018/04/turquie-20180405.png
turquie 20180405
​«Le Président Macron a été très clair sur le soutien qu’il accordait globalement aux Kurdes, sans qu’il y ait de nouvelles opérations de prévues. De toute façon, les forces prévues là-bas sont les forces spéciales et on ne divulgue jamais les positions ni les actions des forces spéciales.»
Mais les officiels et agences de presse turcs ne sont pas les seuls à charger la France. Selon le Daily Sabah, un quotidien progouvernemental turc —reprenant les dires d’un «officiel turc»- Emmanuel Macron aurait souhaité s’inviter aux discutions de paix sur la Syrie à Sotchi, tenues entre l’Iran, la Turquie et la Russie. Une présence qu’auraient rejetée les Iraniens.
Camouflet avéré ou intox destinée à déstabiliser le Président français dans ce contexte de tension entre Paris et Ankara? Dominique Trinquand à sa réponse:
«Cela n’est absolument pas vérifié et si le Président Macron et la France veulent jouer un rôle en Syrie ce n’est certainement pas par ce biais-là qu’on va parler de la position française dans les négociations post-conflit en Syrie.»
Maxime Perrotin

Syrie: la Turquie face à la France qui envoie des troupes

 
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Pourquoi la France a subitement envoyé des forces à Manbij malgré les mises en garde, afin d’empêcher que la Turquie ne prenne la ville, mettant ainsi tous ses œufs dans le panier kurde ?

Le combat majeur livré par le Président Rajeb Tayeb Erdogan ces jours-ci n’est pas celui de Tel Rifaat, mais celui contre le Président français Emmanuel Macron et son gouvernement. Ce dernier a décidé de s’impliquer militairement aux côtés des Etats-Unis et de ne pas les laisser seuls dans le combat de Manbij à venir. Il a pris l’initiative d’envoyer des troupes françaises tout en annonçant son soutien total aux Forces démocratiques syriennes libres et à leur projet d’Etat kurde au Nord de la Syrie.

L’Union européenne et la France en particulier commencent à sentir qu’ils ont perdu toute influence en Syrie, en faveur du nouveau trio formé par la Turquie, la Russie et l’Iran, qui se renforce politiquement et militairement. C’est pourquoi ils ont décidé de jouer la carte kurde, pouvant peut-être leur permettre d’avoir leur place à la table des négociations en vue d’une solution politique et obtenir ainsi leur part du gâteau de la reconstruction.
Erdogan va-t-il mettre à exécution ses menaces de viser les troupes françaises et de quelle manière ?

Le Président Erdogan a été agacé par le fait que le Président français Emmanuel Macron accueille une délégation kurde au Palais de l’Elysée en février dernier. Il a été encore plus agacé par la légitimité donnée par Macron aux Forces démocratiques syriennes, classées comme mouvement « terroriste » par la Turquie, et la proposition du Président français de jouer le rôle d’intermédiaire entre elles et la Turquie. Le Président turc a considéré cela comme une humiliation impardonnable et a déclaré : « Ceux qui ont accueilli les terroristes dans leurs palais comprendront tôt au tard qu’ils sont dans l’erreur. La France ne peut plus se plaindre des organisations terroristes et de leurs actes après avoir proposé cette médiation ».

Bekir Bozdag, vice-premier ministre turc, a été encore plus clair en menaçant la France : « Nous traiterons tous ceux qui traitent avec les terroristes comme des terroristes et ils deviendront une cible pour la Turquie ».

Nous ne savons pas comment les forces françaises, qui sont effectivement arrivées à Manbij avec leurs armes lourdes pour y rejoindre les forces américaines, seront visées par la Turquie. Mais nous privilégions deux hypothèses :

Premièrement : bombardement de ces forces et de leurs positions à Manbij par les missiles et l’artillerie turcs, afin de causer le plus de pertes possibles dans leurs rangs et mobiliser l’opinion publique française contre son Président.

Deuxièmement : donner missions à des groupes fidèles à la Turquie et bénéficiant du soutien de ses services secrets, dans Manbij ou aux environs de la ville, de mener une guérilla contre les forces françaises et américaines, notamment avant l’assaut.

Les dirigeants militaires et politiques turcs se concentrent sur la ville de Tel Rifaat au Nord de la Syrie avant de mener l’assaut contre Manbij, ce qui pose la question d’un affrontement entre la Turquie, les Etats-Unis et la France après que l’administration américaine a ignoré toutes les demandes turques de retrait de ses forces de la ville.

Un collègue expert de la Turquie vient de rentrer d’Ankara, où il a rencontré de nombreux responsables. Il nous a affirmé que les dirigeants turcs étaient déterminés à reprendre la ville de Manbij à tout prix et considèrent le combat à venir de la plus haute importance. Poursuivre l’opération Rameau d’olivier jusqu’à son terme est bien moins coûteux que de rebrousser chemin, compte tenu du soutien populaire dont bénéficie l’opération.

Notre collègue a également indiqué que la Turquie menait la guerre à Afrine, Tel Rifaat et bientôt à Manbij en totale coordination avec la Russie et avec la bénédiction des autorités syriennes et iraniennes, qui ont un intérêt stratégique à faire échouer le projet américain d’Etat kurde. Il nous a déclaré que ces informations venaient d’un très haut responsable au Ministère des Affaires étrangères turc.

Pourquoi sommes-nous d’accord avec Haytham Manna quand il dit que les Etats-Unis et l’Europe ont perdu la guerre en Syrie ?

Haytham Manna, un des leaders de l’opposition syrienne, nous a confirmé que la Turquie avait pris la décision stratégique de détruire trois « cantons » kurdes au Nord de la Syrie. Il a indiqué que l’opération militaire turque au Nord-Ouest de la Syrie (Rameau d’olivier) avait des causes économiques et démographiques fondamentales, ainsi que des causes politiques. Elle a été menée dans l’intérêt de la politique intérieure turque.  Il a ajouté que la Turquie n’avait pas dépensé un seul dollar dans la guerre en Syrie durant les sept dernières années et que les Etats-Unis, le Qatar et l’Arabie saoudite s’étaient chargés de la totalité du financement. Aujourd’hui, les financements saoudiens, qataris et américains diminuent et c’est la Turquie qui doit payer la facture, mais cela est impossible. Le retrait des Etats-Unis est envisageable car Donald Trump écoute les rapports de la CIA confirmant que la région Est de l’Euphrate où se concentrent ses troupes n’est pas sûre et que des groupes armées se forment actuellement afin de mener une guérilla contre les forces américaines.

Haytham Manna a indiqué que le Président Erdogan faisait face à une crise avec 3 500 000 réfugiés syriens, qui sont la cible de tous les partis turcs. Il veut fonder des villes à proximité d’Afrine, Jarablus et Al-Bab pour y transférer ces réfugiés le plus vite possible. L’opération Rameau d’olivier constitue la manière la plus rapide de réaliser cet objectif.

Dans sa conférence de presse commune avec le Président Poutine en conclusion du sommet tripartite d’Ankara, le Président Erdogan a résumé ainsi la situation en Syrie : « Depuis le premier jour des combats à Afrine, nos amis russes sont informés de toutes nos opérations militaires et les soutiennent ». Le Président Poutine a secoué la tête en signe d’approbation et n’a pipé mot.

Les Etats-Unis ont perdu la guerre en Syrie. C’est une vérité que ni la décision de Trump de ne pas retirer ses troupes ni celle d’envoyer cent soldats français à Manbij ne changeront.

Par Abdel Bari Atwane : rédacteur en chef de l’édition arabophone en ligne ar-Raï al-Yaoum
Traduit par actuarabe

Guerre impérialiste au Moyen-Orient: La France confirme son rôle de larbin de l’empire en envoyant officiellement des troupes en Syrie…

… alors que des troupes françaises ont toujours été (clandestinement mais secret de polichinelle) en Syrie aux côtés de l’empire pour encadrer les « djihadistes » armée mercenaire menant une guerre par procuration en Syrie depuis 2011.
Par contre, ce qu’il ne faudrait pas non plus oublier est le rôle qu’a tenu la Turquie entre 2011 et le coup d’état manqué contre le frère musulman Erdogan, dans le soutien de l’EIIL. Il est ironique de constater que la Turquie bouffe à tous les râteliers dans ce conflit, de soutien à Daesh à maintenant alliée des Russes soit disant contre l’EIIL ou ce qu’il en reste, mais surtout pour la préservation de sa caste au pouvoir (clique Erdogan) et la lutte contre l’ennemi juré kurde. Dans ce jeu de chaises musicales, les Kurdes sont passés du statut de « combattants poule la liberté du confédéralisme démocratique » au Rojava, à traître à la révolution sociale et suppôt de l’empire anglo-américano-sioniste.
Poutine a « sauvé » Erdogan parce que la Russie a besoin de détroit du Bosphore pour faire passer ses navires de la Mer Noire à la Méditerranée et aussi du soutien de la Turquie pour les projets de gazoducs. Le vieux filou d’Erdogan a vite compris que ses « amis » Yankees étaient en train de le larguer en rase-campagne, comme tous les frères musulmans qu’ils avaient mis au pouvoir et dont ils n’avaient plus besoin et a fissa signé un pacte avec Poutine pour la protection de ses intérêts et ceux de son clan. La danse de Poutine et d’Ergotan n’est qu’une resucée de la gigue « gratte moi le dos et je gratte le tien »… La France là-dedans n’est qu’une sous-fifre qui est autorisée à aboyer un coup de temps en temps, pour la forme et maintenir une « crédibilité » de façade.
Illusion quand tu nous tiens…
Vous avez dit panier de crabes ?…
~ Résistance 71~

La Turquie face à la France qui envoie des troupes en Syrie

Par Abdel Bari Atwane : rédacteur en chef de l’édition arabophone en ligne ar-Raï al-Yaoum