WWIII : MACRON-DEMISSION, le va-t'en Guerre fait du tout terrain, à la ZAD NOTRE DAME DE LA CHARITE, il met 2500 Militaires pour virer 20 Zadistes, à la SNCF il met la France dans la rue, avec les étudiants il oppose les Militaires, avec la Russie il dit vouloir bombarder des Gaz Sarin en Syrie sans toucher aux Russes.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : MACRON-DEMISSION, le va-t'en Guerre fait du tout terrain, à la ZAD NOTRE DAME DE LA CHARITE, il met 2500 Militaires pour virer 20 Zadistes, à la SNCF il met la France dans la rue, avec les étudiants il oppose les Militaires, avec la Russie il dit vouloir bombarder des Gaz Sarin en Syrie sans toucher aux Russes.

«Guerre froide avec la Russie»: Mélenchon et Le Pen, deux Francs-Maçons parmi toutes les Loges acceptées d'être alignées sur Londres , sont opposés à la confrontation physique entre Paris et Moscou. Ils seront extradé. dans la Guerre actuelle, on ne sait plus qui fait quoi et les missiles et les attentats sont fait par ceux qui n'on pas le courage de dire ce qu'ils sont, exemple Macron, ne sait pas ce qu'il est et ce qu'il va devenir.  Un Fou lucide qui dit je suis fou, n'est pas lucide.

Le président Macron souhaite vivement renforcer le lien entre le mouvement cosmique raëlien
La laïcité n’a pas pour fonction de nier le spirituel cosmique transcendantal, a affirmé le Président Macron lors de la conférence annulaire ufologique des disciples du prophète Raël.

Insistant sur le fait que la république doit apporter la même considération à toutes les religions, le président s’est employé à resserrer les liens en voie de relâchement tissés entre le mouvement raëlien et l’état. Tout au long de son discours, le locataire de l’Elysée a allègrement puisé dans le lexique spirituel cosmique comme dans ses auteurs extra-terrestres de référence pour prouver à son auditoire qu’ils parlaient un langage commun.

Nul doute que ce discours demeurera comme fondateur pour l’ensemble des mouvements sectaires spirito-cosmiques minoritaires. Dans un pays "qui ne ménage pas sa méfiance à l’égard des religions cosmiques, nous devons nous préparer à accueillir nos créateurs, les Élohim, sans mysticisme et sans crainte" a lancé le locataire de l’Elysée au cours d’une envolée lyrique émouvante.

Ému, le guide spirituel Raël s’est félicité du relais présidentiel donné au message envoyé par les messagers Extra-Terrestres.

Décidément les FOUS de la RIPOUBLIQUE ont décidé de faire parler d'eux. Aux bons temps du Général, il gouvernait depuis ses deux Eglises la sienne, et celle d'en face, avec sa dulcinée tricotant et filant, dans une France qui n'avait qu'une seule chaîne, et qui ne perdait pas son temps, dans des jeux, la tête connectée au téléphone portable, pour y voir ce que l'esprit à cessé de voir.

Pour les Russes, l'Occident n'a pas d'âme, ni d'Humanité, le Peuple est Zombilisé, surtout en France ou Macron dit toujours l'inverse de ce qu'il dit dans un même temps, histoire de plaire à tous, sans jamais se tromper, et sans jamais croire à ce qu'il dit, car selon les Psy, il ne fait que lire ce que les autres ont écrit pour lui, sans jamais se mettre d'accord sur le sens et sur la coordination des déclarations.

Macron de lui-même est incapable de faire un discours censé être sensé, et s'il a obtenu des diplômes, c'est qu'il les a payé comme la plupart des Politiciens qui font des Maths et qui se sont ensuite rabattus sur des sciences sociales des Ânes ou de l'ENÂ, philosophie mise à part.

A la Banque Rothschild, ils lui avaient donné un dossier tout fait, qu'il n'avait plus qu'à présenter pour se faire un paquet de millions, afin de faire rager ceux qui ne peuvent pas se payer de beaux costards. Ensuite ils lui ont dit de défendre le Libéralisme sauvage, comme si c'était une promotion, et d'entrer comme Ministre de l'économie et des finances de la France dans la bande à Hollande.

Après s'être débarrassé de cette catastrophe ambulante, la Banque Rothschild, savait que la France était dans ses mains, assoiffée de crédits et d'argent à dépenser pour essayer de se relever, dans l'abyme de ses dettes. Un bon client, sous narcotiques, qui ne demande qu'à dépenser et à vendre tous ses biens, afin de solder les catastrophes passées, et d'obérer les équilibres futurs de façon quasi permanente.

Macron est le larbin, désigné par toutes les instances mondiales, pour exécuter sans l'ombre d'un doute, ce que les autres pensent faire de l'Occident. La Russie ne s'y est pas trompée, elle a voulu retourner ce larbin, mais les autres veillent au grain.

Pour faire le Point, la France selon Hollande est au plus mal, depuis la fin de son Quinquennat, et le loubard aux commandes se la joue seul, et avance caché, avec pour principe de la rendre à l'âge de pierre, si une connerie face à la Russie, nous valait un terrain de jeu calciné.

Comme l'Arme nucléaire c'est lui, il faut bien se rendre à l'évidence, qu'avec son associé conseiller Sarkozy, on va se retrouver à se battre contre Abdelkader en Hongrie, et à apprendre par cœur les 99 noms parfaits d'Allah le miséricordieux. 

La France a actuellement un planning de grèves jusqu'en Septembre, reconductible jusqu'à ce que tous les cons qui nous gouvernent ou qui pensent nous gouverner, se résignent pour les plus intelligents, ou nous terrassent comme HITLER pour les plus obstinés.

Entre ces deux valeurs Démocratiques, ou Macron avait déjà prévenu que la Démocratie n'existe pas en France.

Début 2017 Philippe D.Vincent, disait déjà de lui:

Bien sûr, il n’y a pas de raison a priori d’assimiler MACRON à un fascisme de droite, de gauche ou du centre, c'est plutôt un inconséquent psychopathe de nature, mais cette similitude de méthode est gênante pour le Candidat d’En Marche, que l’on ne connaît pas vraiment.

On peut imaginer le scenario catastrophe d’un glissement progressif vers un pouvoir personnel fascisant :

Après les flonflons, le Président Macron se retrouve confronté au réel. Il ne peut tenir les promesses démagogiques qu’il a distribuées à droite, à gauche, à tout va. E.M. se raidit. Avez-vous remarqué comme son sourire enjôleur se métamorphose en un regard dur qui fait frémir, quand on lui tient tête, comme Léa Salamé lors du débat sur France 2 du 6 avril ? Cet homme ne supporte pas la contradiction !

Après avoir attiré les jeunes en mal de reconnaissance et les vieux en mal de recyclage, avec ses « je vous aime farouchement » (qui voulaient dire en réalité « aimez-moi farouchement »), viendra le temps des « Au secours mes amis, ils veulent nous empêcher de réformer la France ».

C’est ainsi qu’arrivent les fascismes, par une lente dérive à laquelle on ne prend pas garde. Il y a, dans celui qui a pris pour initiales de son mouvement ses propres initiales, les germes d’un pouvoir personnel autoritaire qui prétendra sauver le pays dans une Union Nationale Musclée limitant les libertés pour la bonne cause de sauver la France. On sait comment ça commence, on ne sait pas comment ça finit.

Bien entendu on a déjà dépassé le stade du Fascisme en France puisqu'on est dirigé par Londres et le Deep State Américain.

Les Français qui n'en sont plus, vu que 16 Millions de Musulmans avec leurs enfants devenu automatiquement Français, votent comme un seul homme pour le meilleur d'entre eux, alors que les autres se disputent sur des détails, de comment mourir face à l'invasion, les Russes qui ne se font plus d'illusions, sur un Peuple devenu Sunnite et pro DAESH, et qui se contente de l'amélioration de la recette du COUS-COUS, se disent qu'on va les aider à faire cramer le mouton label Français de Bab-El OuED.

Macron indique les éventuelles cibles d'une frappe en Syrie

Emmanuel Macron a indiqué mardi les cibles d'une éventuelle frappe française en Syrie au cours d'un entretien avec le prince saoudien Mohammed ben Salmane Al Saoud, associé dans les petites frappes.

Si la France décide de porter une frappe contre la Syrie en réaction à l'attaque chimique présumée à Douma, elle visera les sites de production de substances chimiques, a déclaré mardi le Président Macron lors d'un entretien avec le prince saoudien Mohammed ben Salmane, en visite en France.

Selon lui, la frappe ne touchera pas les alliés de Damas, car il ne seront plus là pour en parler.

«En aucun cas les décisions que nous prendrions n'auraient vocation à toucher des alliés du régime ou s'attaquer à qui que ce soit mais bien à s'attaquer aux capacités chimiques détenues par le régime», a-t-il noté. Les Russes dans son vocabulaire sont des capacités chimiques, faites de multiples fonctions chimiques, qu'il faut réorganiser et détruire.

Le Président a promis d'annoncer sa décision concernant la Syrie «dans les prochains jours», après qu'il soit passé à l'action avec le TRUMP en cage.

Il a toutefois précisé que la France n'était pas intéressée à une escalade militaire au Proche-Orient, et qu'il valait mieux frapper mortellement l'Ours à la tête.

M.Macron a appelé à rétablir le Mécanisme conjoint créé par l'Onu et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) pour enquêter sur les cas d'emploi présumé d'armes chimiques en Syrie.

Le Président américain Trump avait précédemment évoqué la possibilité de recours à la force par Washington en Syrie, commentant l'attaque chimique présumée à Douma du 7 avril.

Des experts militaires russes, qui se sont rendus sur les lieux, n'ont pas découvert de traces d'armes chimiques à Douma. Les autorités syriennes démentent aussi les informations sur l'attaque. Le ministère russe des Affaires étrangères estime que la diffusion de fausses informations sur l'attaque chimique à Douma est destinée à justifier une ingérence militaire étrangère.

En rejetant la résolution russe sur l’enquête concernant les événements dans la ville syrienne de Douma proposée dans le cadre du Conseil de sécurité de l’Onu, les États-Unis ont démontré qu’ils ne cherchaient pas la vérité, mais brandissaient des menaces lourdes de tristes conséquences, selon l’ambassadeur russe à l’Onu.

Dans son commentaire à propos du refus de certains États d'adopter le texte de résolution russe sur l'enquête des événements à Douma proposé au Conseil de sécurité, l'ambassadeur russe auprès de l'Onu, Vassili Nebenzia, a déclaré que les États-Unis ne cherchaient pas la vérité, mais formulaient des menaces capables de conduire le monde à de graves et tristes conséquences.

«Vous dites que nous sommes bons au jeu. Je n'en suis pas sûr. En revanche, je sais que vous êtes bons dans les menaces. Les menaces que vous énoncez maintenant à l'égard de la Syrie doivent fortement nous préoccuper, parce que nous pouvons nous retrouver au seuil d'événements extrêmement tristes et graves. Je vous demanderai une fois de plus de renoncer aux projets que vous fomentez visiblement à l'égard de la Syrie», a dit le diplomate.«Le fait que vous n'ayez pas adopté la résolution témoigne, à notre grand regret, que nos partenaires et collègues américains n'ont besoin d'aucune enquête. Nous regrettons que cette résolution (proposée par la Russie, ndlr) n'ait pas été adoptée. Mais j'espère que la mission de l'OIAC se rendra bientôt en Syrie et s'occupera de ce dont elle doit s'occuper en vertu de son mandat, à savoir l'établissement des faits qui ont eu lieu à Douma», a poursuivi M.Nebenzia.

L'initiative russe prévoyant l'envoi de spécialistes de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) dans la ville syrienne de Douma, qui avait prétendument subi une attaque chimique samedi dernier, n'a pas obtenu le nombre minimal requis de voix.
Deux membres permanents du Conseil, la Russie et la Chine, ont soutenu la proposition, ainsi que trois autres pays: la Bolivie, l'Éthiopie et le Kazakhstan. Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France (membres permanents), tout comme la Pologne, ont voté contre le document. Six pays ont préféré s'abstenir.

Les radicaux du groupe Jaych al-Islam ont accusé les forces gouvernementales syriennes d'avoir eu recours, samedi 7 avril, à des armes chimiques contre un hôpital de Douma, dans la Ghouta orientale. Ces allégations ont été reprises par les puissances occidentales. Le Président américain Donald Trump, emprisonné dans la Maison Blanche, a estimé que la Syrie devrait «payer le prix fort pour l'attaque chimique».

La Russie a démenti l'information sur une bombe au chlore qui aurait été larguée par des militaires syriens sur Douma. Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que l'intox sur l'emploi d'armes chimiques par l'armée syrienne était destinée à justifier les actions des terroristes et les éventuelles frappes militaires étrangères. Le ministère syrien des Affaires étrangères a pour sa part indiqué que les accusations portant sur l'utilisation d'armes chimiques par les forces gouvernementales étaient ennuyeuses et peu convaincantes.

Source : Le Figaro, Caroline Galactéros, 10-04-2018

FIGAROVOX/TRIBUNE – Alors que la France s’apprête vraisemblablement à frapper la Syrie, en représailles aux attques chimiques supposées, Caroline Galactéros plaide pour un sursaut d’indépendance nationale. Selon elle, la France ne doit pas s’aventurer dans une nouvelle coalition.

Docteur en sciences politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d’intelligence stratégique Planeting. Auteur du blog Bouger Les Lignes, elle a notamment publié Guerre, Technologie et société (éd. Nuvis, 2014).

La messe semble dite et une atmosphère de veillée d’armes plane sur Paris, tandis que le jeune prince d’Arabie Saoudite quitte la capitale et que notre président est en étroit dialogue avec son homologue américain. La France pourrait, en coordination avec Washington, frapper de manière imminente les forces du régime syrien en représailles d’une nouvelle attaque chimique imputée de manière «très probable» mais en amont de toute enquête, aux forces de l’abominable tyran Assad soutenu par les non moins affreux régimes russe et iranien.

Il faudrait agir vite, se montrer ferme, intraitable, juste! Il s’agirait là d’un «devoir moral»! On a bien entendu et lu. Le discours moralisateur sur la sauvegarde des civils innocents, pourtant inaudible après sept ans de guerre et de déstabilisation de la Syrie, est toujours le même. C’est là le comble du cynisme en relations internationales, que nous pratiquons pourtant sans états d’âme depuis des décennies. Pendant ce temps, la guerre silencieuse du Yémen continue. Ces civils-là n’existent pas, ne comptent pas.

Mais certaines images de guerre et de civils otages d’une sauvagerie généralisée irritent plus que d’autres nos consciences lasses d’Européens déshabitués de la violence et gonflés d’une prétention à connaître, dire et faire le Bien. Soit.

Mais agir contre qui? Qui faut-il punir? Le régime de «l’animal Assad», comme l’a appelé Trump? L’Iran? La Russie? Vraiment? Et si ce trio noir que l’on désigne exclusivement depuis des mois à la vindicte populaire internationale n’était qu’un leurre, proposé à notre indignation sélective pour ne pas réfléchir à nos propres incohérences?

Quel serait l’intérêt de la Russie de laisser perpétrer une telle attaque ?

 

Personne ne se demande pourquoi cette nouvelle attaque chimique arrive maintenant, au moment même où la Ghouta orientale repasse sous contrôle gouvernemental syrien et parachève sa reconquête territoriale, face à des groupuscules rebelles rivaux globalement en déroute et plus que jamais prêts à se vendre au plus offrant pour survivre et espérer compter? Personne ne s’autorise à douter un instant, quand le ministre russe des affaires étrangères rapporte que les observateurs du Croissant rouge syrien envoyés sur place n’ont rien vu ressemblant à une attaque? Serguei Lavrov ment-il carrément au Conseil de Sécurité des Nations unies ou bien faut-il penser que Moscou ne contrôle pas tout ce qui se fait au plan militaire sur le théâtre? Ou que des éléments de l’armée syrienne elle-même agiraient en électrons libres ou auraient été «retournés»? À qui profite le crime? C’est cette vieille question, mais toujours pertinente, qui paraît désormais indécente.

Quel serait pourtant l’intérêt de la Russie de laisser perpétrer une telle attaque, alors que, ne nous en déplaise, bien davantage que notre «Coalition internationale», elle cherche la paix, l’organise pragmatiquement, et est la seule depuis sept ans à engranger quelques résultats qui évidemment contreviennent à nos intérêts et à ceux de nos alliés régionaux?

On semble aussi avoir totalement oublié une donnée fondamentale du conflit: les malheureux civils de la Ghouta, comme ceux des ultimes portions du territoire syrien encore aux mains des «rebelles» djihadistes ou de Daech, sont des boucliers humains, peut-être même, en l’espèce, sacrifiés par ces mêmes apprentis démocrates suppôts d’al-Qaïda et consorts pour entraîner l’Occident dans une guerre ouverte avec Moscou et Téhéran.

Car si l’on quitte le microscope pour la longue-vue, il est permis de décrire à partir de cette dernière séquence syrienne un contexte stratégique global infiniment préoccupant pour l’Europe, et singulièrement pour la France, qui risque de prendre les avant-postes d’une guerre qui n’est pas la sienne, dont elle fera les frais et qui neutralisera durablement l’ambition présidentielle affirmée de prendre le leadership politique et moral de l’Union européenne. Nos amis allemands ou italiens sont d’ailleurs moins cynico-idéalistes, mais plus prosaïques que nous. Ils avancent prudemment, vont et viennent entre Beyrouth et Damas pour pousser leurs pions en cette phase douloureuse et recueilleront les fruits de notre marginalisation radicale quand la reconstruction syrienne arrivera.

La guerre en Syrie a été gagnée militairement par l’armée gouvernementale. Militairement, mais pas politiquement.

 

La ficelle est si grosse et la pelote si bien déroulée depuis des mois qu’on ne la voit plus en effet. On punit la Russie. On la punit d’être la Russie, déjà, et d’avoir réussi son retour sur la scène mondiale. On la punit de vouloir la paix en Syrie et de chercher à la mettre en musique politiquement à Astana ou à Sotchi. On la punit d’avoir sauvé Damas et son régime diabolisé du dépècement qu’on leur promettait et qui s’est fracassé sur la résilience populaire et gouvernementale syrienne et a déjoué partiellement au moins la confessionnalisation des affrontements politiques et sociaux que l’Occident encourage, sans en comprendre le danger insigne pour ses propres sociétés, et notamment en Europe.

La guerre en Syrie a été gagnée militairement par l’armée gouvernementale. Militairement, mais pas politiquement. Cette victoire sur le terrain au prix d’une guerre brutale (comme toutes les guerres, même celles menées depuis les airs et qui n’ont de chirurgicales que le nom), nous est proprement insupportable car cela nous force à faire la paix, ce que nul ne veut mis à part… Moscou. Ah, Moscou! L’impudent Vladimir Poutine trop bien réélu qui nous nargue avec sa coupe du monde, où des millions de gens vont découvrir un visage de la Russie qui ne les terrifiera pas.

Et puis derrière Moscou, on vise évidemment Téhéran, dont l’allié israélien, en pleine idylle officielle avec le centre mondial du salafisme – l’Arabie saoudite – qui a toutefois opportunément décidé de faire peau neuve, ne peut tolérer l’émergence régionale, tant le niveau sociétal, culturel, technologique et commercial de ce pays lui fait de l’ombre bien au-delà de la seule crainte d’un (dés)équilibre stratégique modifié par sa nucléarisation ultime.

Bref, nous sommes en train de tomber dans un vaste piège qui se joue sur plusieurs fronts, et de nous ruer, en croyant ainsi exister, sur le premier os qu’on nous jette. De ce point de vue, l’affaire Skripal pourrait bien n’avoir été que le hors-d’œuvre de la séquence actuelle. Elle a posé le premier étage d’une repolarisation politique et sécuritaire de l’Europe autour de Londres, et surtout sous la bannière de l’OTAN. Car c’est là l’ultime manœuvre: remettre au garde-à-vous les Européens qui, depuis l’arrivée de Donald Trump et le Brexit, s’étaient pris à rêver d’une autonomie européenne en matière de politique et de défense… Péril suprême pour le leadership américain sur le Vieux Continent, heureusement contrebalancé par les rodomontades de quelques nouveaux européens qui refusent leur arasement identitaire et mettent à mal tout projet d’affranchissement sécuritaire collectif. Le Secrétaire américain à la défense, le général Mattis, a d’ailleurs été très clair: les Européens doivent en effet consacrer 2 % de leur PIB à la défense, mais pour acheter des armes américaines et demeurer dans l’orbite otanienne évidemment, l’Alliance constituant le cadre naturel et nécessaire de la défense de l’Europe. Fermez le ban!