WWIII : Ambassadeur US : « Israël a une arme secrète, il est du côté de Dieu », mais pas le Bon Dieu, SATAN-LUCIFER, seuls les HAREDIM SONT DU CÔTE DE DIEU, PAS LES SIONISTES, de plus DIEU NE PROTEGE PLUS LES JUIFS EN PARTICULIER MAIS L'HUMANITE LE CRAIGNANT.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : Ambassadeur US David Friedman : « Israël a une arme secrète, il est du côté de Dieu », mais pas le Bon Dieu, SATAN-LUCIFER, seuls les HAREDIM SONT DU CÔTE DE DIEU, PAS LES SIONISTES, de plus DIEU NE PROTEGE PLUS LES JUIFS EN PARTICULIER MAIS L'HUMANITE LE CRAIGNANT, ce qui n'est pas le cas des Américains, dont les Démocrates en particulier veulent enlever toutes références à Dieu, dans leurs monnaies et dans la constitution. "IN GOD WE TRUST, BUT GOD IS GREAT FREEMASON ARCHITECT SATAN-LUCIFER". A la demande des Américains NOTRE-DAME SERA LE FUTUR TEMPLE MACONNIQUE QUE MACRON VEUT SORTIR DE SES TABLETTES, MACRON A LUI-MÊME PROCEDE A LA DESTRUCTION PAR GLADIO INTERPOSE, BIEN QUE LE GRAND OEUVRE S'EN DEFENDE. Concernant le Pape et son hérésie, il suffit d'écouter le cardinal Lefebvre.

« Il y a 365 jours et trois heures nous avons inauguré notre ambassade, à la date et l’heure où David Ben Gourion avait lui (en 1948) déclaré l’indépendance d’Israël », a lancé mardi l’ambassadeur américain en ‘Israël’ David Friedman, lors d’une brève allocution, à l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem AlQuds occupée. 

 

Selon Friedman, ce transfert n’était pas « uniquement symbolique ». 

« C’est la déclaration d’un attachement à ce pays et la reconnaissance du lien inébranlable entre les Etats-Unis et Israël ». 

L’ambassadeur américain a par ailleurs salué la ‘puissance israélienne face aux menaces régionales’ et prétendu que l’entité sioniste avait une arme secrète, « il est du côté du mauvais Dieu ». 

Source: Médias israéliens 

L'Amérique est la GRANDE BABYLONE des Temps modernes, il ne sortira rien de bon, sinon le malheur de cette nouvelle Nation parmi les Nations, qui a fait la Guerre depuis qu'elle est Nation. Nous regrettons la bêtise de Napoléon 1er, qui pour payer ses Guerres de conquêtes, à vendu la Louisiane aux Américains, pour 15 Millions de dollars de l'époque, qui ne seraient rien à ce jour, et on aurait empêché le massacre des indiens. L'Amérique (USA), avec l'OTAN NAZIE, est le prolongement du III ème REICH, soit le IVème. 

Avant que la Louisiane ne soit vendue aux États-Unis (en orange sur la carte), elle avait déjà été cédée une première fois à l'Espagne. C'est Louis XV qui, en 1763, avait abandonné cet immense territoire, allant de la Louisiane actuelle jusqu'au Canada (plus de 22 % de la taille actuelle des États-Unis). Après l'établissement du Consulat en 1799, qui voit Napoléon Bonaparte prendre le pouvoir en France, la situation change. Il souhaite récupérer la Louisiane pour développer sa politique en Amérique. Un accord secret est conclu avec l'Espagne en 1800. Le traité de San Ildefonso indique que l'Espagne va rétrocéder la Louisiane en échange de territoires en Italie, cette rétrocession devant intervenir plus tard. La cession du contrat de transfert de la Louisiane est en plus marqué de clauses interdites et abusives, et de ce fait rendu caduque, ce qui donne Droit à lla France de la revendiquer, et de demander à ses habitants s'ils veulent revenir sous le drapeau Français, pour échapper à la destruction qui les guettent.

 

Les Pays européens envoyaient aux Amériques, les délinquants, les repris de justice (et non épris de Justice), les bagnards, les renégats, les voleurs, les malfaiteurs, et se sont mélangés avec eux des communautés religieuses désavouées dans leurs propres Pays Européens, notamment à cause des Guerres de Religion. Les gènes des Américains, sont donc liés à des croyances supposées bonnes, et à des actes de barbarie. C'est la première Nation Franc-Maçonne, la Grande Babylone, le Temple de Satan, du Nouvel Ordre Mondial, qui doit disparaître.

USA. Direction plein Sud  

 
Des droits de douane de 25 % en hausse sur les marchandises chinoises entrant aux États-Unis. Si vous pensez à mettre un terme à l’économie holographique de l’Amérique, c’est bien joué. Pendant une trentaine d’années, c’est ainsi que cela a fonctionné : La Chine nous a envoyé un volume massif de produits finis et nous les avons payés avec un volume massif de bons du Trésor américain à des taux d’intérêt toujours plus bas. Une belle affaire pour nous le temps que ça a duré. C’est du moins ce qu’il semble. Finalement, la Chine s’est rendue compte de l’escroquerie et a commencé à liquider ses obligations américaines pour acheter de l’or et d’autres biens immobiliers comme des droits miniers et des terres agricoles en Afrique, du pétrole iranien et des installations portuaires dans des endroits stratégiques du monde. 

 

Aujourd’hui, la Chine a manifestement conçu une politique visant à se dissocier autant que possible du racket commercial perdant avec nous (les USA) et à remplacer le marché américain par des nouvelles clientèles partout où elle peut en conquérir dans le reste du monde. L’initiative des Routes de la soie visant à relier physiquement la Chine à l’Asie centrale (et au-delà) par des lignes de chemin de fer et des autoroutes à travers certains des terrains les plus interdits sur terre était une partie frontale du plan, que nous avons (malheureusement) financé en achetant tout ce qu’ils ont envoyé ici pendant des décennies, et en leur donnant le temps pour terminer ce projet colossal. 

 

L’achat de tous ces grille-pains bon marché, ces chaises longues, ces baskets, ces vis, ces réveils, ces maillets de croquet… eh bien, tout ce que vous voulez, c’est qu’il n’était pas rentable pour l’Amérique de faire la même chose, avec tout notre stupide attachement sentimental aux salaires syndicaux, nos journées de travail de huit heures et nos règlements contre la pollution, Nous avons donc progressivement laissé les lumières s’éteindre et les toits s’effondrer, et nous avons intensifié l’économie « financiarisée », avec Wall Street qui a parié sur les largesses de la Réserve fédérale dans un univers alternatif de bonneteau en utilisant des dérivés multicouches sur des promesses de remboursement de prêts (qui ont peu de chances d’être remboursés un jour).

 

Deux Amériques en ont résulté : la hipsterocratie des élites côtières et les déplorables suicidaires du centre. La hipsterocratie se nourrit des hallucinations fabriquées de l’économie holographique, c’est-à-dire de la production d’images, de psychodrames télévisés, de récits médiatiques, de concours de statut, de campagnes de relations publiques, de machinations de cabinets d’avocats, de cérémonies de remise de prix et autres systèmes de signes pour maintenir l’illusion que l’économie financiarisée a tout sous contrôle alors que nous transformons notre monde en nirvana du plaisir à la pointe des technologies, et d’un progrès sans fin. 

 

Pendant ce temps, dans les États du centre, les hologrammes ne se vendent plus très bien. Personne n’a les moyens de les payer, pas même ceux qui sont liés aux empires néo-féodaux de Wal-Mart et d’Amazon. Les enfants continuent de naitre, bien qu’il soit presque impossible pour un homme de subvenir à leurs besoins, et de plus en plus, les pères se retirent tout simplement de la scène. Les femmes fermentent dans le désespoir des familles monoparentales. Les enfants deviennent de plus en plus sauvages à chaque génération. Toutes les possibilités économiques restantes sont réorientées vers les usines de rachat des emprunts de compagnies financières établies sur les côtes loin de là. Même la culture d’aliments à partir de la terre a été convertie il y a longtemps en un agro-pastoralisme fondé sur des pratiques sans avenir. Et maintenant, le temps de ce printemps est en train d’étouffer l’agitation et d’entraîner les fermes corporatisées vers la faillite. 

 

Les deux Amériques ont transformé un système politique autrefois viable en un tribunal pour divorces et, au cours des trois dernières années, cette négociation n’a donné lieu qu’à des griefs et à de l’animosité mutuels. La hipsterocratie, ivre de bière artisanale, a concentré sa production d’hologrammes sur un opéra extravagant de mélodrame racial et sexuel et sur la campagne incroyablement malhonnête visant à calomnier le champion des déplorables, M. Trump. Si elle avait été conçue à l’origine pour détourner les déplorables de leurs situation économique dramatique, elle a en fait réussi à concentrer leur énergie décroissante dans une colère furieuse et vertueuse contre ceux qui ont obéré leur avenir. 

 

Au moment où j’écris ces lignes, les marchés boursiers se sont ouverts sur le début d’une très mauvaise semaine, apparemment en réaction à l’échec des négociations commerciales de M. Trump. Lorsque ces marchés s’orientent résolument vers le sud, en baisse, Wall Street et sa filiale Hipster sur East River se retrouvent réduits à leur propre enfer de déplorabilité. Le réalignement qui émergera de ce désordre impie sera la surprise de nos vies. 

 

Par James Howard Kunstler – Le 6 mai 2019 – Source kunstler.com 

Pour lui, les choses sont claires, le monde actuel se termine et un nouveau arrive. Il ne dépend que de nous de le construire ou de le subir mais il faut d’abord faire notre deuil de ces pensées magiques qui font monter les statistiques jusqu’au ciel.  

Indiens d’Amérique: un génocide tranquille et presqu'achevé.

 

Un jour d'avril 1973, un militant noir américain pour les droits civiques, Ray Robinson, qui a longtemps suivi Martin Luther King, débarque à Wounded Knee, dans le Dakota du Sud. Il souhaite apporter son soutien à la cause des "Native Americans", ainsi que l'on nomme les Indiens aux Etats-Unis, qui manifestent contre les injustices dont ils sont victimes dans le pays. Wounded Knee est un lieu emblématique et de sinistre mémoire. C'est là, en effet, que furent massacrés et jetés dans une fosse commune entre 150 et 300 hommes, femmes et enfants au matin du 29 décembre 1890, par le 7ème régiment de Cavalerie du Colonel James Forsyth. Sitôt arrivé dans ces lieux où résident toujours une petite communauté indienne, Ray Robinson appelle sa femme qui lui demande de rentrer à la maison, inquiète car elle sait que la situation sur place est explosive. Elle ne le reverra jamais. Après avoir reçue l'annonce de la mort de son époux, Cheryl n'a jamais pu savoir ce qui était arrivé à son mari ni où son corps avait été enterré. 

 

Voilà quelques jours, quarante ans plus tard, Cheryl a fait le voyage de Détroit à Sioux City pour témoigner de son histoire. Le gouvernement américain refuse toujours de communiquer sur le sort de son mari, officiellement parce que le cas est toujours en cours d'investigation par le bureau du FBI de Minneapolis. A Wounded Knee, plus personne ne se souvient de Ray Robinson. Une épisode parmi tant d'autres dans l'histoire des militants de la cause des Indiens d'Amérique, qui n'a jamais bénéficié d'un large soutien populaire et que beaucoup voudraient voir s'éteindre. 

 

Et de fait, cynisme et indifférence se conjuguent pour ensevelir année après année la mémoire des peuples indiens presqu'entièrement anéantis en Amérique du Nord.

 

On ne va pas le nier, les Apaches, les Cheyennes, les Iroquois, les Sioux ou les Esquimaux ne nous inspirent pas, la plupart du temps, un sentiment extrême de culpabilité. Mais ce n'est rien comparé au pays du Western et de la Country. Pas plus que le Jazz ou le Blues ne suscitent leur part de tristesse chez leurs amateurs et ne réveillent chez eux les souvenirs tragiques des lynchages des Noirs, ces genres populaires ne renvoient à la réalité d'un génocide toujours en cours dans l'indifférence générale. 

 

Lorsqu'un Américain de l'Illinois souhaite acheter ses cigarettes à bas prix (un paquet coûte ici actuellement 10 dollars), il prend la route du sud de l'Etat ou de l'Indiana voisin, pour s'approvisionner dans l'un des territoires octroyés aux tribus indiennes locales. Là, il paiera son paquet de cigarettes 4 dollars en moyenne. Dans un certain nombre de ces tribus, qui sont des milliers à travers les Etats-Unis, on peut également se procurer de l'alcool à bon marché, jouer au casino (dans 452 d'entre-elles) ou, si l'on se sent possédé par le mal (ce qui est très en vogue), consulter un shaman. Il est toujours très exotique de s'offrir une escapade dans ces drôles d'endroits. Pourtant, l'Américain moyen ne s'y risque pas trop. 

 

En effet, 2,1 millions de ces Indiens, soit l'écrasante majorité, vivent largement sous le seuil de la pauvreté. La vision offerte par bien des campements tient purement du bidonville. Et une fois passé ses limites, c'est un voyage en enfer qui commence. L'alcoolisme y prend des proportions catastrophiques. Le chômage y bat tous les records du pays. La maladie s'y propage et tue comme dans les pires zones de la planète. Le suicide, celui des jeunes en particulier, crève le plafond des statistiques. Les Indiens vivant à l'extérieur des tribus n'y reviennent eux-mêmes que pour se faire soigner lorsqu’ils n'ont pas, chose courante, accès au système de santé américain.  

 

Anthony B. Bradley est Professeur de Théologie au King's College de New York et Spécialiste des questions raciales aux Etats-Unis. « Si quiconque pense que le gouvernement fédéral sait ce qui est bon pour les communautés locales, explique t-il, il ferait bien de visiter une Réserve Indienne Américaine. Les Natifs Américains [Indiens d'Amérique, NDA] sont aujourd'hui plongés dans le cauchemar de la privation de soins et d'économie qui est la conséquence directe des problèmes crées par le Gouvernement lequel, en imposant des solutions censées résoudre les problèmes, rend ceux-ci bien pires en retirant aux communautés leur autonomie. » 

 

Tel est le prix à payer pour les Indiens d'Amérique, afin de rester sur la terre de leurs ancêtres, grâce aux concessions faites par le gouvernement fédéral. Pourtant, les Etats abritant ces réserves n'ont de cesse de rogner ces droits et de tenter de récupérer par tous les moyens ces espaces. 

 

Pire, une certaine propagande laissant entendre que les Indiens d'Amérique auraient fait le choix de vivre dans ces conditions a fort bien fonctionné dans l'esprit collectif. Or, cela repose sur une contre-vérité historique.  

 

En effet, peu rappellent le grand mouvement de délocalisation qui fut la conséquence de l'Indian Removal Act [Loi sur le Retrait Indien, NDA] lequel, au milieu du XIXe siecle, contraint les Indiens à délaisser leurs terres historiques au gouvernement pour se concentrer dans les zones qui leur étaient réservées en échange. En 1890, il était devenu interdit aux Indiens de sortir hors de leurs réserves afin de s'approvisionner en nourriture. Une étude du Professeur Jeffrey E.Holm, de l'Université de Médecine du Nord Dakota, a mis en évidence que le changement de régime alimentaire imposé durant des décennies aux tribus indiennes a engendré une surmortalité aujourd'hui toujours existante, en raison des pathologies qu'elles ont engendrées pour des peuples qui ne pouvaient plus se nourrir comme ils l'avaient fait durant des millénaires. 

 

En 2010, les Etats-Unis, dans la foulée du Canada, fut le dernier pays au monde à ratifier la Déclaration des droits des Peuples indigènes aux Nations-Unies. Une des rares concessions faites par un pays qui place souvent l'Histoire au dernier rang de ses préoccupations, si ce n'est pour en offrir une version idéalisée. Mais en l'espèce, il est impossible d'idéaliser la réalité sur laquelle s'est construite l'Amérique. En effet, 90% des tribus amérindiennes ont disparu à la suite de l'arrivée des Européens en Amérique du Nord, la plus grande partie à cause des maladies, la partie restante par les armes. 

 

Mais ce n'est pas tant cette réalité historique qui rend ces jours-ci le rôle du Professeur James Anaya complexe, en tant que Rapporteur spécial des Nations-Unies sur les Peuples indigènes. Bien que, pour la première fois de leur histoire, l'organisation se penche, du 23 avril au 4 mai, sur le sort des Indiens d'Amérique, ce qui en soit est déjà un événement notable, c'est avant tout pour regarder en face une réalité qui n'est pas celle du passé mais celle du présent. 

 

Cette réalité concerne les 2,7 millions d'Indiens vivant actuellement sur le territoire des Etats-Unis, et qui constitue l’un des cas de violation des droits de l'homme a grande échelle le plus emblématique de toutes les nations développées. 

 

Les chiffres parlent d'eux-mêmes: 
  

Les Indiens d'Amérique vivent en moyenne 6 ans de moins que les autres Américains 

Ils ont 770% de risques en plus de mourir d'alcoolisme 

Ils ont 665% de risques en plus de mourir de Tuberculose 

Ils ont 420% de risques en plus de mourir de Diabète 

Ils ont 280% de risques en plus de mourir d'accidents 

Ils ont 52% de risques en plus de mourir de Pneumonie et de Grippe 

  

(Source: Commission des Etats-Unis sur les Droits Civils, 2004:8) 

Les Indiens d'Amérique se sont vus accorder la citoyenneté américaine en 1924. Mais ils ont pour longtemps encore été exposés au même sort que les Noirs américains, empêchés d'accéder à l'enseignement scolaire, victimes de la ségrégation. 

 

Ce n'est qu'en 1969 qu'ils se sont organisés, dans la foulée de la loi sur les Droits civils des Indiens votée l'année précédente. C'est à cette époque qu'ils ont obtenu ce dont les Américains blancs jouissaient depuis deux siècles: la liberté d'expression et d'information, la protection contre les recherches et les arrestations arbitraires, le droit d'engager un avocat pour se défendre, la protection contre les punitions inhumaines et dégradantes, contre les cautions excessives, l'abolition de la peine systématique d'un an d'emprisonnement ou de 5000 dollars d'amende quel que soit le délit commis, le droit d'être jugé par un jury, et ainsi de suite. 

 

Mais à l'heure actuelle, aucun Indien d'Amérique, citoyen des Etats-Unis, n'a accès à la plénitude des droits des autres citoyens américains. Une réalité qui peut prendre des aspects accablants pour l'Administration américaine. Ainsi, le 6 novembre 2008, le Gouverneur du Dakota du Sud, Michael Rounds, décrète l'état d'urgence car son Etat est recouvert par une épaisse couche de neige et de glace qui le paralyse. Mais les réserves indiennes seront exclues du dispositif.  

 

Mais le pire pour ces tribus à l'heure actuelle vient probablement de la pression des Etats pour s'accaparer leurs terres. Les conflits sont nombreux à travers tout le pays. Ils sont allumés sous divers motifs, comme la volonté du Gouverneur de New York, en 2007, d'étendre la taxation de l'Etat aux territoires de la Nation des Seneca, ce qui a engendre une violente bagarre juridique. Et bien que les territoires laisses aux Indiens soient pour la majorité pauvres en ressources et difficiles d'accès, leur contestation par les Etats qui les abritent sont de plus en plus courantes.  

Toutefois, la pente naturelle démographique et sociologique suivie par cette population dont la Constitution américaine fait fi devrait se résoudre par le procédé le plus naturel du monde dans les décennies qui viennent : l'extinction.  
 

American Pravda: Comment Hitler a sauvé les alliés, par Ron Unz. 

Il y a quelques années, je lisais les mémoires de la Seconde Guerre mondiale de Sisley Huddleston, journaliste américaine vivant en France. Bien qu’oublié depuis longtemps, Huddleston était l’un de nos plus éminents correspondants à l’étranger et il avait publié des douzaines de ses principaux articles dans The Atlantic Monthly , The New Republic et Harpers , alors qu’il était l’auteur de dix-neuf livres. Compte tenu de cette notoriété, ses relations personnelles ont largement pénétré dans les élites. L’un de ses amis les plus anciens et les plus proches est William Bullitt, ambassadeur des États-Unis en France, qui avait précédemment ouvert notre première ambassade soviétique sous FDR. 

La crédibilité de Huddleston semblait irréprochable, raison pour laquelle j’ai été si choqué par son récit personnel de Vichy en temps de guerre, totalement contraire à ce que j’avais absorbé dans mes manuels d’introduction à l’histoire. Même si j’avais toujours eu l’impression que le régime collaborationniste de Pétain possédait peu de légitimité, ce n’était pas du tout le cas. Des majorités presque unanimes des deux chambres du parlement français dûment élu avaient élu le maréchal âgé malgré ses craintes personnelles, le considérant comme le seul espoir de la France d’un sauveur national unificateur après la défaite écrasante du pays contre Hitler en 1940. 

Bien que les sympathies de Huddleston soient à peine avec les Allemands, il a noté la justesse scrupuleuse dont ils faisaient preuve après leur victoire écrasante, une politique qui a continué tout au long des premières années de l’occupation. Et bien qu’il ait à quelques reprises rendu de petits services au mouvement naissant de la Résistance, lorsque le débarquement de 1944 en Normandie et le retrait allemand qui s’ensuivit ouvrirent les portes du pouvoir aux forces anti-Pétain, ils se lancèrent dans une orgie de saignées idéologiques. sans précédent dans l’histoire française, dépassant de loin le tristement célèbre règne de la terreur de la Révolution française, avec peut-être plus de 100.000 civils massacrés sommairement sur la base de peu ou pas de preuves, souvent pour régler leurs comptes personnels. 

Tandis que je cherchais à mettre en balance le témoignage de Huddleston avec le récit traditionnel de la France en temps de guerre, j’avais toujours pleinement accepté, la plupart des facteurs semblaient aller en sa faveur. Après tout, ses compétences journalistiques étaient impeccables et, en tant qu’observateur direct et très bien connecté des événements qu’il a relatés, ses déclarations comptaient certainement pour beaucoup. Entre temps, il est apparu que la plupart des textes narratifs qui dominaient nos livres d’histoire avaient été construits une génération plus tard environ par des écrivains vivant de l’autre côté de l’océan Atlantique, dont les conclusions auraient pu être considérablement influencées par le cadre idéologique noir et blanc cela était devenu rigoureusement inscrit dans les universités d’élite américaines. 

Cependant, je ne pouvais pas m’empêcher de remarquer une faille béante dans le récit de Huddleston, une erreur si grave qu’elle mettait en doute toute sa crédibilité en tant que journaliste. Vers le début de son livre, il consacre une page environ à mentionner que, dans les premiers mois de 1940, les Français et les Britanniques se préparaient à lancer une attaque contre l’Union soviétique neutre, utilisant leurs bases en Syrie et en Irak pour des raisons stratégiques. L’offensive à la bombe visait à détruire les champs de pétrole de Staline à Bakou dans le Caucase, l’une des principales sources de ce produit vital dans le monde. 

De toute évidence, toutes les organisations militaires produisent une multitude de plans d’urgence hypothétiques couvrant toutes les situations et tous les opposants possibles, mais Huddleston avait en quelque sorte mal interprété ces possibilités ou rumeurs. Selon lui, le bombardement de l’Union soviétique par les Alliés devait commencer le 15 mars, mais a été initialement retardé et reprogrammé pour diverses raisons politiques. Quelques semaines plus tard, les divisions de panzers allemands balayaient la forêt des Ardennes, encerclaient les armées françaises et capturaient Paris, mettant fin au bombardement planifié de la Russie par les Alliés. 

Étant donné que l’URSS a joué le rôle principal dans la défaite de l’Allemagne, une attaque précoce des Alliés sur la patrie soviétique aurait certainement changé le résultat de la guerre. Bien que les fantasmes bizarres de Huddleston aient eu raison de lui, il n’a cependant pas eu tort de s’écrier: «Quelle évasion! » 

L’idée que les Alliés s’apprêtaient à lancer une importante offensive contre l’Union soviétique quelques mois seulement après le début de la Seconde Guerre mondiale était évidemment absurde, une notion si ridicule que rien ne laissait présager que la rumeur longtemps démentie s’était infiltrée les textes d’histoire standard que j’avais lus sur le conflit européen. Mais, pour Huddleston, s’être toujours accroché à de telles croyances insensées, même plusieurs années après la fin de la guerre, de grandes questions se posaient quant à sa crédibilité ou même à sa santé mentale. Je me demandais si je pouvais me fier à un seul mot, dit-il à propos d’autre chose. 

Cependant, peu de temps après, j’ai été surpris par un article publié en 2017 dans The National Interest , un périodique éminemment respectable. La courte pièce portait le titre descriptif « Dans les premiers jours de la Seconde Guerre mondiale, la Grande – Bretagne et la France avaient prévu de bombarder la Russie. » Le contenu m’a absolument sidéré, et la crédibilité de Huddleston est maintenant pleinement établie et la crédibilité de mes manuels d’histoire standards également démolie. Je suis allé de l’avant et me suis largement inspiré de son compte pour mon long article intitulé “American Pravda: la France d’après-guerre et l’Allemagne d’après-guerre”. 

Je ne me considère pas comme un spécialiste de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais je me sentais au départ profondément embarrassé d’avoir passé toute ma vie dans l’ignorance de ce tournant décisif dans l’énorme conflit. Cependant, une fois que j’ai lu attentivement cet article sur national Interest, ma honte s’est rapidement dissipée, car il était évident que l’auteur, Michael Peck, ainsi que ses éditeurs et lecteurs, n’étaient pas non plus au courant de ces faits enfouis de longue date. En effet, l’article avait été publié pour la première fois en 2015, mais il a été republié quelques années plus tard en raison de l’énorme demande de lecteurs. Autant que je sache, cet essai de 1100 mots constituait la première et la seule fois où les événements mémorables décrits avaient attiré l’attention du public de façon significative au cours des soixante-dix années qui ont suivi la fin de la guerre. 

La discussion de Peck a énormément enrichi les brèves remarques désinvoltes de HuddlestonLes hauts commandements français et britannique avaient préparé leur énorme offensive de bombardiers, l’ opération Pike , dans l’espoir de détruire les ressources pétrolières de la Russie, et leurs vols de reconnaissance secrets  avaient déjà survolé Bakou, photographiant les emplacements des cibles visées. Les Alliés étaient convaincus que la meilleure stratégie pour vaincre l’Allemagne était d’éliminer ses sources de pétrole et d’autres matières premières vitales. La Russie étant le principal fournisseur de Hitler, ils ont décidé que la destruction des gisements de pétrole soviétiques semblait une stratégie logique. 

Cependant, Peck a souligné les erreurs graves de ce raisonnement. En réalité, seule une petite fraction du pétrole de Hitler provenait de Russie. L’impact réel d’une campagne, même totalement couronnée de succès, aurait été faible. Et bien que les commandants alliés étaient convaincus que des semaines de bombardement continu – représentant apparemment la plus grande campagne de bombardement stratégique au monde à ce jour – élimineraient rapidement toute la production de pétrole soviétique, les événements ultérieurs de la guerre laissèrent penser que ces projections étaient extrêmement optimistes, avec des perspectives beaucoup plus grandes et des attaques aériennes plus puissantes infligeant généralement beaucoup moins de destructions permanentes que prévu. Les dommages subis par les Soviétiques n’auraient donc probablement pas été considérables et l’alliance militaire totale qui en résultait entre Hitler et Staline aurait sûrement annulé l’issue de la guerre. 

Mais, bien que le recul nous permette de reconnaître les conséquences désastreuses de ce plan de bombardement malheureux, nous ne devrions pas être trop sévères pour les dirigeants politiques et les stratèges de l’époque. La technologie militaire était en pleine mutation et les faits qui semblaient évidents en 1943 ou 1944 étaient beaucoup moins clairs au début du conflit. Sur la base de leur expérience de la Première Guerre mondiale, la plupart des analystes estimaient que ni les Allemands ni les Alliés n’avaient l’espoir de percer rapidement sur le front occidental, alors que les Soviétiques étaient soupçonnés d’être une puissance militaire faible. 

De plus, certaines des conséquences politiques les plus profondes d’une attaque alliée contre l’Union soviétique auraient été totalement inconnues des dirigeants français et britanniques qui l’avaient envisagée. Bien qu’ils soient certainement conscients des puissants mouvements communistes dans leur propre pays, tous étroitement alignés sur l’URSS, il n’est apparu que de nombreuses années plus tard que la haute direction de l’administration Roosevelt était alourdie par de nombreux agents pleinement fidèles à Staline, comme allait le prouver la publication des Decrypts de Venona dans les années 1990. Ainsi, si les forces alliées étaient soudainement entrées en guerre contre les Soviétiques, l’hostilité totale de ces personnalités influentes aurait considérablement réduit les perspectives futures d’assistance militaire américaine substantielle, sans parler d’une éventuelle intervention dans le conflit européen. 

Ainsi, si, pour une raison quelconque, les Allemands avaient retardé de quelques semaines leur attaque contre la France en 1940, l’attaque imminente des Alliés aurait amené les Soviétiques à la guerre de l’autre côté, assurant leur défaite. Il semble indéniable que l’action fortuite de Hitler a sauvé par inadvertance les Alliés des conséquences désastreuses de leurs plans stupides. 

Bien qu’explorer les implications dramatiques de l’éclatement d’une guerre alliée entre les Soviétiques en 1940 puisse être un exemple intrigant d’histoire alternative, cet exercice intellectuel n’a guère de pertinence pour notre monde d’aujourd’hui. Bien plus important est ce que le récit révèle sur la fiabilité du récit historique standard que la plupart d’entre nous avons toujours accepté comme réel. 

La première question à examiner était de savoir si les preuves de l’attaque envisagée par les Alliés contre les Soviétiques étaient aussi solides que le suggérait l’ article sur l’ intérêt national . Les informations sous-jacentes provenaient d’ Opération Pike , publiée en 2000 par Patrick R. Osborn dans une série académique intitulée Contributions in Military Studies . J’ai donc récemment commandé le livre et je l’ai lu pour évaluer les affirmations remarquables formulées. 

Bien que relativement sèche, la monographie de 300 pages documente méticuleusement son cas, l’essentiel des documents étant extraits d’archives officielles et d’autres archives gouvernementales. Il ne semble pas y avoir le moindre doute sur la réalité des événements décrits, et les dirigeants alliés ont même déployé de nombreux efforts diplomatiques pour engager la Turquie et l’Iran dans leur projet d’attaque contre l’Union soviétique. 

Le principal objectif des Alliés était d’éliminer le flux de matières premières nécessaires en Allemagne, mais leurs objectifs étaient également plus généraux. La collectivisation forcée de l’agriculture soviétique dans les années 1930 avait entraîné l’abattage généralisé d’animaux de ferme, qui ont ensuite été remplacés par des tracteurs nécessitant de l’essence. Les dirigeants alliés estimaient que s’ils parvenaient à éliminer les réserves de pétrole soviétiques, la pénurie de carburant qui en résulterait conduirait à un effondrement de la production agricole, entraînant probablement une famine qui risquerait d’éloigner le pouvoir du régime communiste. Les Alliés avaient toujours été intensément hostiles aux Soviétiques, et l’opération envisagée portait en réalité le nom d’un certain colonel Pike, un officier britannique décédé mort entre des mains bolchéviques au Caucase lors d’une précédente intervention militaire vingt ans plus tôt. 

Cette planification antisoviétique s’est rapidement accélérée après l’attaque brutale de Staline sur la minuscule Finlande fin 1939. La résistance férocement inattendue de la Finlande a conduit les puissances occidentales à expulser l’URSS de la Société des Nations en tant qu’agresseur flagrant, et à susciter de larges demandes d’intervention militaire les élites politiques et le grand public, des propositions sérieuses étant envisagées pour envoyer plusieurs divisions alliées en Scandinavie pour combattre les Russes au nom des Finlandais. En effet, pendant une grande partie de cette période, l’hostilité des Alliés semble avoir été beaucoup plus grande envers les Soviets que contre l’Allemagne, malgré l’état de guerre nominal contre celle-ci, les sentiments français étant particulièrement forts. Comme un élu britannique l’a fait remarquer, 

Les Alliés avaient l’intention d’utiliser les forces polonaises en exil dans leur combat terrestre contre les Soviétiques, provoquant peut-être même un soulèvement polonais contre les occupants communistes détestés de leur pays. Osborn note que si la nouvelle de ce plan avait été divulguée à Staline, cela pourrait expliquer pourquoi il a signé à ce moment-là les ordres officiels enjoignant au NKVD d’exécuter immédiatement les 15 000 officiers et policiers polonais qu’il détenait déjà en tant que prisonniers de guerre. connu sous le massacre de Katyn Forest, qui est l’une des pires atrocités de la guerre du monde. 

Tous ces plans militaires et discussions internes des Britanniques et des Français étaient entièrement secrets à l’époque, et leurs archives restèrent scellées aux historiens pendant de nombreuses décennies. Mais dans l’ouverture de son récit fascinant, Osborn explique qu’après le déplacement des armées allemandes victorieuses vers Paris en 1940, le gouvernement français a tenté de détruire ou d’évacuer tous ses dossiers diplomatiques secrets. Un train plein de ce matériel très sensible a été capturé par les forces allemandes. 100 miles de Paris, y compris le compte rendu complet des plans d’attaque de l’URSS. Dans l’espoir d’obtenir un coup de force de propagande internationale, l’Allemagne publia bientôt ces documents essentiels, fournissant à la fois des traductions anglaises et des copies fac-similées des originaux. Bien qu’il soit difficile de savoir si ces révélations ont bénéficié d’une couverture médiatique significative à l’époque, Staline a sûrement pris conscience de cette confirmation détaillée des informations qu’il avait déjà reçues en morceaux de son réseau d’espions communistes bien placés, ce qui a certainement renforcé sa méfiance à l’égard de l’Occident. L’histoire aurait aussi rapidement été connue de tous les observateurs bien informés, expliquant pourquoi Huddleston était si confiant de mentionner avec désinvolture l’attaque projetée par les Alliés dans ses mémoires de 1952. 

Après la barbarie hitlérienneL’invasion de l’URSS en juin 1941 a soudainement amené les Soviétiques à la guerre du côté des Alliés. Ces faits extrêmement embarrassants seraient naturellement tombés dans l’obscurité. Mais il semble assez étonnant qu’une telle amnésie «politiquement correcte» soit devenue si profondément enracinée dans la communauté de la recherche universitaire que pratiquement toutes les traces de cette histoire remarquable aient disparu pendant les six décennies qui ont précédé la publication du livre d’Osborn. Au cours de ces années, il se peut que plus de livres en langue anglaise aient été publiés sur la Seconde Guerre mondiale que sur tout autre sujet, mais il semble possible que ces dizaines de millions de pages ne contiennent pas un seul paragraphe décrivant les plans ambitieux des Alliés visant à attaquer la Russie au début jours de la guerre, peut-être même en quittant les remarques brèves de Huddleston en 1952 comme le récit le plus complet. Osborn lui-même note le «peu d’attention précieuse» accordée à cette question par des spécialistes de la Seconde Guerre mondiale, citant un article de journal universitaire de 1973 comme l’une des rares exceptions notables. Nous devrions être sérieusement préoccupés par le fait que des événements d’une telle importance monumentale ont passé plus de deux générations presque totalement exclues de nos archives historiques. 

De plus, même la publication de l’étude universitaire abondamment documentée d’Osborn en 2000 semble avoir été presque complètement ignorée par les historiens de la Seconde Guerre mondiale. Considérons, par exemple, Absolute War, publié en 2007 par le célèbre historien militaire Chris Bellamy, un ouvrage de 800 pages dont les pages couverture brillantes le caractérisent comme le récit «faisant autorité» du rôle de la Russie soviétique dans la Seconde Guerre mondiale. L’index détaillé de 25 pages ne contient pas de liste pour «Bakou» et la seule référence visible aux préparatifs incontestables des Alliés pour attaquer l’URSS au début de 1940 est une phrase obscure unique paraissant 15 mois et 150 pages plus tard au lendemain de Barbarossa: « Mais le 23 juin, le NKGB a annoncé que le chef d’état-major de l’armée de l’air britannique, Sir Charles Portal, avait suggéré de câbler les commandements en Inde et au Moyen-Orient, leur ordonnant de cesser de projeter de bombarder les champs pétrolifères de Bakou, ce qui, craignait-il. , les révélations d’Osborn semblent avoir disparu sans laisser de trace jusqu’à ce qu’elles soient finalement remarquées et rendues publiques 15 ans plus tard dans The National Interest . 

S’il est assez facile de comprendre pourquoi les historiens ont évité le sujet pendant les deux premières décennies qui ont suivi la fin de la Seconde Guerre mondiale, on pouvait raisonnablement espérer, une ou deux générations passées, voir une certaine réaffirmation de l’objectivité savante. L’opération Pike était de la plus haute importance pour le cours de la guerre, alors comment aurait-elle pu être presque totalement ignorée par pratiquement tous les auteurs sur le sujet? Les préparatifs des alliés au début de 1940 en vue de lancer la plus grande offensive stratégique contre l’Union soviétique de l’histoire du monde ne semblent pas être ce genre de détail ennuyeux et obscur qui serait rapidement oublié. 

Même si la première génération de chroniqueurs de guerre l’a soigneusement exclue de leurs récits pour éviter tout embarras idéologique, ils devaient sûrement être au courant des faits, compte tenu de la publication allemande des documents. Et bien que leurs plus jeunes successeurs n’en aient pas fait mention dans les livres qu’ils ont étudiés, on s’attendrait à ce que leurs mentors leur aient murmuré de temps à autre quelques-uns des «secrets cachés de la guerre» laissés en dehors du récit standard. De plus, Osborn note que la discussion des faits a très rarement paru dans des revues académiques professionnelles, et l’on pourrait supposer qu’un seul cas de ce type se serait répandu comme une traînée de poudre au sein de l’ensemble de la communauté universitaire. Pourtant, même après la publication dans une série académique respectable du volume abondamment documenté d’Osborn, le silence restait absolument assourdissant. L’affaire de L’opération Pike montre que nous devons faire preuve d’une extrême prudence pour accepter l’exactitude et l’exhaustivité de ce que l’on nous a dit. 

De telles conclusions ont des conséquences évidentes. Mon site Web a tendance à attirer un grand nombre de commentateurs, de qualité très variable. L’un d’eux, un immigré d’Arménie soviétique qui s’appelle «Avery», semble très bien informé et pondéré, bien qu’il soit extrêmement hostile aux Turcs et à la Turquie. Il y a quelques années, l’un de mes articles sur la Seconde Guerre mondiale a suscité un commentaire intrigant de sa part: 

Lors de la bataille de Stalingrad, la Turquie, officiellement neutre mais coopérant en secret avec l’Allemagne nazie, avait rassemblé une énorme force d’invasion à la frontière de l’URSS (RSS d’Arménie). Si les Allemands avaient gagné à Stalingrad, les Turcs allaient envahir, foncer vers Bakou et rejoindre les forces allemandes sur place, en descendant de Stalingrad pour s’emparer des champs de pétrole. 
Lorsque l’armée de Paulus fut encerclée et annihilée, les Turcs quittèrent rapidement la frontière pour se rendre à leur caserne. 

Staline n’a jamais oublié la trahison turque et n’a jamais pardonné. 

Lorsque l’Allemagne se rendit, Staline assembla d’énormes armées en RSS d’Arménie et en Géorgie. Le plan était d’envahir et de jeter les Turcs hors de la Turquie orientale / Arménie occidentale. 

La détonation de deux bombes atomiques américaines a convaincu Staline de se retirer. Certains pensent que les États-Unis ont fait exploser les deux bombes non pas pour forcer la reddition du Japon, mais comme un message à Staline. 

Interrogé, il a admis qu’il n’était au courant d’aucune référence dans une source occidentale, mais a ajouté : 

C’était de notoriété publique en Arménie RSS d’où je suis originaire. 
Les vétérans de la guerre de la Seconde Guerre mondiale, les anciens, en ont toujours discuté… ..s’assemblent plus de soldats de l’Armée rouge et de matériel militaire rassemblés près des frontières de la RSS d’Arménie et de la RSS de Géorgie qu’ils ne l’avaient jamais vue auparavant. Ensuite, ils étaient tous partis… 

Dans des circonstances normales, peser le silence universel de tous les historiens occidentaux sur les affirmations informelles d’un commentateur anonyme qui s’appuierait sur les récits d’anciens combattants qu’il avait entendus ne serait guère difficile. Mais je me demande… 

Les documents officiels examinés par Osborn montrent que les Britanniques ont déployé des efforts considérables pour engager les forces turques dans leur projet d’attaque contre l’URSS. Les Turcs ont échangé leurs idées jusqu’à ce que la Grande-Bretagne abandonne définitivement le projet après la chute de la France. Mais si les Turcs avaient fermement envisagé une telle aventure militaire en 1940, il semblerait tout à fait plausible qu’ils auraient été beaucoup plus pressés de le faire en 1942, compte tenu des énormes pertes déjà subies par les Soviétiques entre des mains allemandes, avec un très formidable allemand. l’armée s’approchant du Caucase. 

Peu de temps après la guerre, la Turquie devint l’un des alliés les plus cruciaux de la Guerre froide contre les Soviétiques aux États-Unis, se voyant attribuer un rôle central dans l’établissement de la doctrine Truman et la création de l’OTAN. Toute allusion au fait que le même gouvernement turc aurait bien failli rejoindre l’Axe hitlérien et attaquer la Russie en tant qu’allié nazi quelques années auparavant aurait été extrêmement préjudiciable aux intérêts américains. De tels faits auraient été scrupuleusement exclus de toutes nos histoires de guerre. 

Jusqu’à il y a quelques semaines, j’aurais probablement encore tendance à privilégier le front uni de tous les historiens occidentaux contre les remarques causales d’un seul commentateur anonyme sur mon site. Mais après avoir lu le livre d’Osborn, je pense maintenant que le commentateur anonyme est plus vraisemblablement correct. C’est un verdict personnel plutôt triste sur la crédibilité actuelle de notre profession historique. 

Ces considérations importantes deviennent particulièrement pertinentes lorsque nous essayons de comprendre les circonstances entourant l’ opération Barbarossa , l’attaque de l’Allemagne contre l’Union soviétique en 1941, qui a constitué le point central de la guerre. Les historiens occidentaux ont toujours affirmé, tant à l’époque que pendant le demi-siècle qui a suivi, que l’assaut surprise avait capturé Staline, trop confiant dans sa confiance, et que le motif de Hitler était son rêve de créer le vaste empire allemand qu’il avait laissé entendre. dans les pages de Mein Kampf , publié seize ans plus tôt. 

Mais en 1990, un ancien officier des services de renseignement de l’armée soviétique qui avait fait une défection à l’Ouest et vivait en Grande-Bretagne a lancé une grosse bombe. Écrivant sous le pseudonyme de Viktor Suvorov, il avait déjà publié un certain nombre de livres très respectés sur les forces armées de l’URSS, mais dans Icebreaker,il affirmait maintenant que ses recherches approfondies dans les archives soviétiques avaient révélé qu’en 1941 Staline avait Elle a rassemblé d’énormes forces militaires offensives tout au long de la frontière, se préparant à attaquer et à submerger facilement les forces de la Wehrmacht , beaucoup plus nombreuses et moins bien maîtrisées , conquérant rapidement l’Europe entière . 

Comme j’ai résumé l’hypothèse Suvorov dans un article de l’année dernière: 

Ainsi, comme dans notre récit traditionnel, nous voyons que dans les semaines et les mois qui ont précédé Barbarossa, la plus puissante force militaire offensive de l’histoire du monde s’est assemblée discrètement le long de la frontière germano-russe, préparant ainsi la ordre qui déchaînerait leur attaque surprise. L’armée de l’air non préparée de l’ennemi devait être détruite au sol dans les premiers jours de la bataille, et d’énormes colonnes de chars commenceraient à percer profondément, entourant et piégeant les forces adverses, réalisant ainsi une blitzkrieg classique.victoire et assurer l’occupation rapide de vastes territoires. Mais les forces préparant cette guerre de conquête sans précédent étaient celles de Staline, et son poids lourd aurait sûrement saisi l’Europe entière, probablement bientôt suivi du reste de la masse continentale eurasienne. 

Puis, presque au dernier moment, Hitler réalisa soudainement le piège stratégique dans lequel il était tombé et ordonna à ses troupes lourdement surpeuplées et surmenées de se lancer dans une attaque surprise désespérée contre les Soviétiques qui se rassemblaient, les attrapant fortuitement au point même Les derniers préparatifs pour une attaque soudaine les avaient rendus les plus vulnérables, leur permettant ainsi d’arracher une victoire initiale majeure aux griffes de certaines défaites. D’énormes stocks de munitions et d’armes soviétiques ont été placés près de la frontière pour approvisionner l’armée d’invasion en Allemagne. Ceux-ci tombent rapidement entre les mains des Allemands, ce qui constitue un ajout important à leurs propres ressources, malheureusement insuffisantes. 

Bien que presque totalement ignoré dans le monde anglo-saxon, le livre phare de Suvorov est rapidement devenu un best-seller sans précédent en Russie, en Allemagne et dans de nombreuses autres parties du monde, et avec plusieurs volumes de suivi, ses cinq millions d’exemplaires imprimés l’ont établi l’historien militaire le plus lu dans l’histoire du monde. Dans le même temps, les médias et les milieux universitaires de langue anglaise ont scrupuleusement maintenu le black-out complet du débat mondial en cours, aucune maison d’édition ne souhaitant même publier une édition anglaise des ouvrages de Suvorov jusqu’à ce qu’un éditeur de la prestigieuse Naval Academy Press lève enfin l’embargo près de deux Des décennies plus tard. 

Bien que l’hypothèse Suvorov ait inspiré des décennies de débats universitaires féroces et ait fait l’objet de conférences internationales, elle a été scrupuleusement ignorée par nos auteurs anglophones, qui n’ont fait aucune tentative sérieuse de défendre leur récit traditionnel et réfutent la vaste accumulation de preuves convaincantes sur lesquelles reposent. c’est basé. Cela me porte à penser que l’analyse de Suvorov est probablement correcte. 

Il y a dix ans, un écrivain solitaire a attiré mon attention pour la première fois sur les recherches novatrices de Suvorov et, en tant qu’émigré esclave russe vivant en Occident, il n’était guère favorable au dictateur allemand. Mais il a clôturé sa revue avec une déclaration remarquable: 

Par conséquent, si l’un de nous est libre d’écrire, de publier et de lire ceci aujourd’hui, il s’ensuit que, dans une partie non négligeable, notre gratitude doit aller à Hitler. Et si quelqu’un veut m’arrêter pour avoir dit ce que je viens de dire, je ne cache pas où je vis. 

RON UNZ • 4 JUIN 2018 • 4 200 MOTS 

Depuis près de trente ans, nos médias anglophones ont presque totalement supprimé toute

USA/Iran. New York TIMES contre NEOCON-MAX. 

Depuis quelques jours, un étrange événement s’est produit à Washington D.C., plus que jamais “D.C.-la-folle” : certains des grands journaux de référence de la presseSystème suivent une ligne très modérée par rapport à la  montée de la tension entre les USA et l’Iran. Parmi les effets de l’“étrange événement”, cet article du New York Times (NYT) du 13 mai 2019 donnant quelques indications venues de sources anonymes sur les conditions accompagnant une option de renforcement militaire d’envoyer un énorme contingent de 120.000 hommes dans la région. 

Le NYT dévoile certaines péripéties accompagnant cette étrange option, dont il se demande si le président Trump en est informé. L’option a été demandée à la suite des sabotages contre quatre pétroliers dans le Golfe Persique, attribués assez vite et bien sûr sans la moindre preuve aux Iraniens.[1]  

C’est le colonel Lang qui présente des extraits de l’article, ce 14 mai 2019, auxquels il ajoute ses commentaires. “Selon son opinion” (IMO, pour In My Opinion), ces détails ont été fuités par les militaires US, opposés au projet d’attaque de l’Iran comme ils le sont depuis quinze ans, depuis qu’il en est question ; la fuite permet de s’assurer que Trump est ou sera réellement informé des manigances de la doublette neocon-MAX Bolton-Pompeo [2]. On a donc une “coopération” Pentagone-presseSystème pour faire échouer les projets fous de Bolton-Pompeo . 

L’“option” des 120.000 hommes concerne un chiffre qui rejoint celui de la force US lancée à partir du Koweït contre l’Irak en 2003 [les forces britanniques, et d’autres forces US intervenant par le Nord, ne sont pas prises en compte]. Le colonel Lang signale que cette force est jugée évidemment insuffisante pour une invasion terrestre de l’Iran, qui est un bien plus gros morceau que l’Irak bien entendu ; personne ne met d’ailleurs en doute cette affirmation, y compris semble-t-il les comploteurs neocon-MAX qui agiraient simplement, comme à leur habitude, dans le but de monter toutes les provocations possibles contre l’Iran tout en déployant le maximum de forces dans la région. 

On rappellera ici des éléments que nous donnions dans un texte du 17 octobre 2012 (il y a si longtemps qu’ils rêvent d’attaquer l’Iran...) sur les conditions nécessaires pour envisager une véritable invasion terrestre de l’Iran. Ces précisions venaient d’une étude datant de 2007, autre époque encore plus lointaine au cours de laquelle “ils rêvaient d’attaquer l’Iran” : 

« On doit rappeler ici l’hypothèse d’une attaque de l’Iran avec une invasion terrestre, qui est un projet encore éloigné en volume et importance de ce que pourrait être une “guerre mondiale”. Cette option est considérée comme la plus sûre pour contrôler totalement le programme nucléaire iranien, imposer un changement de régime et contrôler le pays, et “sécuriser” la région selon les appréciations théoriques des stratèges du bloc BAO. Elle a été étudiée en 2007 par des universitaires travaillant pour le Pentagone, notamment avec le National War College, et a conduit à la conclusion qu’il faudrait une force d'un million à 1,2 millions de combattants US, impliquant une masse telle, avec le soutien logistique, qu’une mobilisation massive serait nécessaire, sans doute avec un retour à la conscription, et des hypothèses de délais minimums selon les objectifs et les conditions (parfaites, normales, etc.) de 12-18 mois à deux-trois années de préparation logistique aux USA au-delà du niveau actuel, avant d’envisager seulement les préparatifs logistiques de l’invasion elle-même. Dans le climat actuel, la perception des instabilités civiles intérieures notamment dans les pays du bloc BAO, l’activisme du système de la communication et l’incontrôlabilité des situations opérationnelles en cours, dans la région et ailleurs, la chose (cette option de l'invasion terrestre de l'Iran) est non seulement impossible mais tout simplement impensable, comme d'un autre temps et d'un autre monde ; c’est-à-dire qu’elle serait rejetée du simple processus de planification avant même d’être étudiée. L’on retrouve évidemment le même cas dans toute planification d’une opération de cette envergure. Les conditions courantes des situations civiles et civiques, – c’est-à-dire l’état courant de la crise d’effondrement du Système, – interdisent d’une façon générale les grandes planifications de type mobilisation qui sont nécessaires au concept de “guerre mondiale”. » 

Nous sommes donc une fois de plus en plein simulacre (un ou plusieurs, d’ailleurs), que les neocon-Max n’arrêtent pas de gonfler comme un mortel ballon d’enfant, tandis que certains, pourtant du même parti général de la guerre qu’est l’establishment, – mais point trop n’en faut après tout, – s’emploient à le crever avec des aiguilles aussi sophistiquées qu’une fuite du Pentagone et un article du NYT. Nous reprenons ci-dessous le texte du colonel Lang (extraits du NYT, puis son analyse), en lui laissant dans sa langue originale son pittoresque “IMO”. Le titre de cet article est « Les dommages infligés aux pétroliers dans le Golfe sont probablement une “provocation” dirigée contre l’Iran ».[1] 

 « “Les révisions ont été ordonnées par des partisans de la ligne dure dirigés par John R. Bolton, le conseiller de M. Trump pour la sécurité nationale. Ils n’envisagent pas une invasion terrestre de l'Iran, ce qui nécessiterait beaucoup plus de troupes, ont déclaré des responsables. 

» “Cette évolution reflète l'influence de M. Bolton, l'un des faucons les  plus virulents de l'administration pour une attaque de l’Iran, dont le président George W. Bush a ignoré, il y a plus d'une décennie, la volonté de confrontation avec Téhéran. 

» “Il n'est pas certain que M. Trump, qui a tenté de désengager les États-Unis d’Afghanistan et de la Syrie, enverrait autant de forces américaines au Moyen-Orient.” (NY Times) 

» “On ne sait pas non plus exactement si le président a été informé du nombre de soldats ou d'autres détails dans les plans. Lundi, alors qu’on lui demandait s’il cherchait un changement de régime en Iran, M. Trump a dit : ‘Nous verrons ce qui se passera avec l'Iran. S'ils font quoi que ce soit, ce serait une très grave erreur de leur part.’ 

» “Il y a de vives divisions au sein de l'administration sur la manière de répondre à l'Iran à un moment où les tensions augmentent au sujet de la politique nucléaire de l'Iran et de ses intentions au Moyen-Orient.”  (NY Times) 

» IMO, des sources anonymes venues des forces armées ont fuité les principales informations de cet article au NY Times, pour avertir Trump de la folie aveugle de l’équipe qu’il a constituée pour exécuter la politique étrangère américaine. 

» Dans le briefing d'information (par opposition à un briefing de décision) décrit dans cet article concernant les options militaires, Trump n'était même pas présent.   

» Ce qui s’est produit une fois de plus, c'est que Bolton a demandé au Pentagone des options d’attaque pour le président en tant que commandant-en-chef des armées.  Comme je l'ai écrit ces derniers jours, ni Bolton ni Pompeo n’ont de pouvoir de commandement sur les forces armées.  Haspel de la CIA non plus.  Seul le président peut leur donner des ordres. Lui seul a l'autorité constitutionnelle pour cela. 

» IMO, la pression néoconservatrice pour une guerre contre l’Iran est en mode maxi-turbo. L'objectif est probablement de faire pression sur l'Iran jusqu'à ce que ce pays lance une attaque quelque part contre des forces ou des intérêts américains.   

» Trump serait alors exhorté par les fous de la Maison-Blanche à ordonner aux forces armées d'attaquer. » 

Mis en ligne le 15 mai 2019