Le malathion en Guyane et en Nouvelle-Calédonie : un scandale sanitaire pour Laurence Abeille, députée écologiste
En juillet dernier, Marisol Touraine défendait l'utilisation du malathion
Marche arrière, donc. "Les agences sanitaires vont désormais être amenées à se pencher sur la question de savoir ce qu'elles devront préconiser en cas de nouvelle épidémie de chikungunya face à l'inefficacité d'autres produits", a conclu la ministre, sans plus de précisions sur l'impact sanitaire des pulvérisations passées en Outre-mer.
Regardez ci-dessous la question de Laurence Abeille et la réponse de Marisol Touraine :
La1ère : Que pensez-vous de la réponse de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, à votre demande d’interdiction de pesticides dont le malathion ?
Laurence Abeille : C’est une non-réponse. Elle a reconnu que l’OMS avait bien classé ces pesticides comme potentiellement cancérogènes. Elle pouvait difficilement faire autrement. Mais sa réponse n’est pas précise. Il faut interdire le malathion, tout simplement, et trouver un moyen alternatif de lutter contre le chikungunya.
Il y a eu plusieurs avertissements. En août dernier, Christophe Duplais, chimiste au CNRS en Guyane, avait déjà alerté sur les risques de cette molécule. On n’a pas consulté les scientifiques sur ce produit. L’ARS (Agense régionale de santé) de Guyane n’a pas voulu écouter. Par ailleurs, deux députés de mon groupe parlementaire ont écrit le 2 décembre dernier à la ministre de l’Ecologie. Nous sommes le 26 mars et nous n'avons toujours pas obtenu de réponse à ce courrier de la part de Ségolène Royal. Un ministre est pourtant obligé de répondre aux parlementaires.
Je suis toujours inquiète quand un ministre répond "suspension". Elle a annoncé aussi une évaluation européenne de la toxicité de ces produits. Ensuite, il faudra une analyse. Bref, on va perdre du temps. Moi, je considère que si l’OMS juge que ces pesticides sont dangereux (en général, l’OMS ne surestime pas le risque), il est du devoir du responsable politique d’interdire. Les laboratoires mettent une telle pression, les lobbies sont tellement puissants - on a un exemple flagrant avec Monsanto - qu’ils font tout pour retarder l’interdiction. Pendant ce temps, on pourrait favoriser la recherche publique pour trouver de meilleures solutions pour lutter contre le chikungunya.
Est-ce que vous pensez qu’un tel scandale est réservé à l’Outre-mer, comme cela s’est produit avec le chlordécone aux Antilles ?
Vous savez, dans l’Hexagone, le roundup n’est toujours pas interdit alors que c’est un pesticide dangereux et très utilisé. On nous répond toujours que des études sont en cours. Quant au chlordécone, c’est un scandale absolu. Au lieu de prendre les mesures nécessaires pour accompagner les planteurs, on a laissé faire. C’est terrible.
Concernant le malathion, il s’agit bien d’un scandale sanitaire ?
Oui, c’est un scandale. Des scientifiques disent que le malathion est dangereux, l’OMS qui est très prudente estime que c’est potentiellement cancérogène. Je pense qu’il est vraiment temps d’interdire.
Interrogée par Leia Santacroce, journaliste à la1ère.fr, la ministre des Outre-mer réagit sur le dossier du malathion : "Nous étions devant une situation où les insecticides habituels ne sont pas efficaces en Guyane pour ce type de moustiques. Vous savez que le chikungunya n'est pas une maladie banale, c'est une maladie très invalidante pour des milliers de gens, c'est une maladie qui a déjà fait des centaines de morts. L'attitude responsable dans cette situation était de faire en sorte qu'on puisse lutter efficacement contre le moustique. Selon les informations qui nous étaient données par l'ANSES, il (le malathion) n'était pas classé comme un produit dangereux. Et par ailleurs, c’est un produit qui est utilisé couramment. On oublie de le dire. Toutes les fois que nos enfants mettent du shampooing anti-poux, il y a du malathion dedans. Donc il y a des centaines d’enfants qui ont du malathion sur la tête partout en Europe et sans doute en Guyane . Donc si ce produit est un cancérogène probable, il faut le prendre avec précaution, mais il faut bien voir qu'entre temps, qu'est-ce qu'on fait des gens qui ont le chikungunya. Est ce- qu'on abandonne la lutte contre le moustique ?"
Le gouvernement interdit discrètement l'utilisation du malathion en Guyane, après les révélations de l'OMS
Il y a dix jours, l'Organisation Mondiale de la Santé classait l'insecticide malathion comme un "cancérogène probable". Ce produit était encore utilisé en Guyane pour lutter contre le chikungunya. Le gouvernement vient d'en interdire l'utilisation via un arrêté publié au Journal Officiel.
| Bonjour, je suis un jeun citoyen français, je viens de la Guyane française département 973 de France. j'aimerais attiré votre attention sur certains événement qui se passe dans les dom tom avec l’élimination de masse de la population. en effet pesticide et anti moustique cancérigène sont utilisé volontairement par le gouvernement, en Guyane nous avons fais l'objet de pulverisation pendant près d'un mois d'un produit appelé le malaxion ! interdit partout en europe et pourtant pulvérisé en guyane. nos enfants nos adolescent ainsi que nos seniors sont touché par ce poison qui est pulvérisé partout dans le département sous l'autorisation de l'ars et l'appui du président de région ! pot de vin ou surstock de produit a liquidé ou/et élimination de masse a petit feu de ces zones reculé !? un rapport de l'oms avant deja fait l'objet de la dangeurosité de ce produit pourtant il l'ont pulvérisé quand meme ! pour q'un mois aprés on nous dis que le rapport de l'oms ( organisation mondial de la santé ) parait dans le journal officiel ! plus de malaxion son interdiction est passé sous silence ! mais qu'en est t'il de la responsabilité de l'ars ( agence régional de la santé ) les préjudices causé a une population françaises toutes entière sera elle réparés !? Nous demandons réparation. j’espère que vous prendrez un moment pour vous penchez sur la question.... merci infiniment ( tout comme le chlore d'econe en martinique ) |
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| -- envoyé par Christophe | |||