Panique bancaire en vue: les grecs ont retiré plus de 3 milliards d'euros de leurs comptes depuis lundi
Panique bancaire en vue: les grecs ont retiré plus de 3 milliards d'euros de leurs comptes depuis lundi
La BCE a déclaré lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro qui s'est tenue jeudi à Luxembourg qu'elle n'était pas sûre que les banques grecques seraient en mesure d'ouvrir lundi. (Dixit Reuters)
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INFOGRAPHIE - Face à l'enlisement de la crise, les Grecs s'inquiètent et ont retiré 3 milliards d'euros de leurs comptes depuis le début de la semaine, un record. La Banque Centrale Européenne (BCE) va discuter de solutions en urgence pour éviter la fermeture des banques grecques.
La Grèce vit-elle déjà une panique bancaire? La Banque centrale européenne (BCE) veut éloigner à tout prix ce spectre et a décidé de se réunir en urgence ce vendredi pour éteindre l'incendie. Alors que les discussions entre le gouvernement Tsipras et ses créanciers pâtinent, les craintes d'un défaut de paiement de la Grèce sont de plus en plus fortes. L'inquiétude a gagné les ménages qui ne cessent de retirer leur liquidités des banques. Lundi ce montant atteignait 400 millions. Mais le rythme des retraits ne cesse de croître. Plus d'un milliard d'euros ont ainsi été retirés des guichets pour la seule journée de jeudi. Aussi, entre lundi et jeudi, le montant s'élève-t-il à plus de 3 milliards d'euros, soit environ 2,2% des dépôts des ménages et des entreprises détenus par les banques grecques à la fin avril.
Les Grecs sont de plus en plus nombreux à vider leurs comptes en banque: sur les dernières semaines, les sommes extraites en liquide des comptes en banques avoisineraient les 250 millions par jour. Plus de 30 milliards d'euros auraient été retirés des banques grecques entre octobre 2014 et avril 2015.
Tsipras, en Russie, USA/Europe ne décolèrent plus...
Le Premier ministre grec est attendu, ce jeudi, en Russie, pour assister au Forum international de l’économie, à Saint Petersburg. Alexis Tsipras s’entretiendra, également, avec le président russe. Avant de s’entretenir, demain, vendredi avec Vladimir Poutine, Alexis Tsipras grec devrait intervenir, au Forum international de l’économie. Tsipras est attendu en Russie, alors que les négociations entre la Grèce et ses créanciers, à savoir, l’Union européenne, le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne, se sont traduites par un échec, durant les derniers jours. L’un des principaux objectifs de cette visite consiste à une éventuelle coopération de la Grèce, dans le projet de la fabrication du Turkish Stream appartenant à Gazprom, ce qui met en colère l’Europe et les Etats-Unis.
~~~~~~~~~~~~~~~~Prolongement de Turkish Stream en Grèce: Moscou et Athènes signent
Sputnik France, le 19 Juin 2015
Inter-titres E Gaillot pour €calypse News, le 19 Juin 2015
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Moscou et Athènes ont signé vendredi un mémorandum sur la construction d'un gazoduc connecté à Tukish Stream.
Le ministre russe de l'Energie Alexandre Novak et son homologue grec Panagiotis Lafazanis ont signé vendredi un mémorandum sur la coopération en matière de construction et d'exploitation d'un gazoduc connecté à Turkish Stream.
"En signant ce mémorandum, nous confirmons les résultats de plusieurs mois de travail visant à construire un gazoduc passant par le territoire grec. Ce gazoduc (…) aura un rôle stabilisateur dans toute la région. La réalisation du projet ne vise aucune partie, mais au contraire, est appelée à connecter toutes les régions par lesquelles passera le gazoduc", a indiqué le ministre grec lors d'un entretien avec son homologue russe.
De son côté, le ministre russe de l'Energie a déclaré qu'il était heureux d'avoir la possibilité d'avancer dans la réalisation de projets énergétiques, tout en soulignant qu'avec la signature de mémorandum, la coopération entre la Russie et la Grèce "prenait une nouvelle dimension".
Moscou a décidé de construire un gazoduc qui reliera la Russie à la Turquie. D'une capacité de 63 milliards de mètres cubes de gaz par an, ce pipeline baptisé Turkish Stream doit arriver à la frontière turco-grecque pour alimenter un hub gazier dont la construction est également prévue. Ce nouveau gazoduc sera opérationnel à partir de décembre 2016.
L’ancien directeur général de la deuxième banque islandaise jusqu’à l’effondrement du secteur financier du pays en 2008 a été condamné à de la prison ferme. Et bien d’autres dossiers attendent.
« Pourquoi l’Islande arrive à envoyer les patrons de banque en prison, et pas les autres pays ? Il y a une explication locale ? », se demande-t-on sur Twitter.
Ce mercredi matin, l’ancien responsable de Landsbanki, la seconde banque du pays avant le krach bancaire en 2008 (qui a entrainé l’effondrement complet du pays) a été condamné à 12 mois de prison, dont trois ferme, par un tribunal de Reykjavik.
Sigurjon Arnason, 48 ans, était accusé de manipulation du cours des actions de la banque. Pour soutenir ceux-ci, Landsbanki prêtait de l’argent à des investisseurs, à condition qu’ils achètent en retour des actions… Deux autres anciens cadres-dirigeants de la banque ont été condamnés par le même tribunal à neuf mois dont trois ferme, pour avoir participé à la combine.
La réponse à la question posée sur Twitter est à rechercher dans la volonté de faire de la crise financière un sujet politique : dès l’explosion du système, les Islandais ont pris la question à bras le corps, réfléchi à leur « contrat social », bref, politisé le sujet.
- Ils ont manifesté dans les rues de Reykjavik et obtenu la chute du gouvernement de droite qui dirigeait alors ce petit pays ;
- Ils ont organisé des référendums qui ont conduit à refuser le remboursement, par les contribuables, des épargnants étrangers lésés ;
- Ils ont engagé un processus de révision de la constitution (qui n’a pas abouti) ;
- Ils ont enfin décidé de nommer un procureur spécial (Olafur Thor Hauksson, alors commissaire de police d’Akranes, un petit port de 6.500 habitants) pour traquer les éventuels délits commis par les responsables : les “néo-vikings” indélicats, ces financiers peu scrupuleux qui étaient encore des stars en 2007, mais aussi les responsables politiques du désastre.
Cela dit, il ne faut pas trop exagérer les résultats de cette traque judiciaire : la justice n’a pas poursuivi les « responsables de la crise », mais les responsables de délits avérés.
NDLR : Ce qui ne risque pas d’arriver en France puisque l’on se refuse même à lancer de simples commissions d’enquêtes publiques …
Un seul homme politique, bouc émissaire facile, a été jugé : Geir Haarde, l’ancien Premier ministre à l’époque du Krach. Il risquait deux ans de prison ; finalement, il a été jugé coupable d’une broutille, sans qu’aucune sanction ne soit prononcée : le tribunal lui a reproché de ne pas avoir organisé de réunions gouvernementales après la chute de la banque Lehman Brothers en septembre.
Son mentor et prédécesseur de 1991 à 2005, David Oddsson, qui était au moment de la crise gouverneur de la Banque centrale (une fonction dans laquelle il s’était lui même nommé) est passé entre les gouttes. Il est vrai qu’il dirige depuis un des plus influents quotidiens islandais, « Morgunbladid » (le journal du matin). « Un peu comme si on avait nommé Richard Nixon à la tête du ‘Washington Post’ pendant le Watergate », s’était alors moqué « le Monde diplomatique »…
Quand aux « banksters », ils vont dans l’ensemble très bien. Mais quelques un d’entre eux, et pas des moindres, ont été condamnés pour des malversations précises. La justicea trouvé de quoi condamner les dirigeants des trois banques en faillite :
- Larus Welding, ancien patron de la banque Glitnir ;
- Hreidar Mar Sigurdsson et Sigurdur Einarsson, ex-dirigeants de la banque Kaupthing ;
- Et maintenant Sigurjon Arnason, patron de Landsbanki ainsi que deux autres cadres.
En attendant, une bonne partie des brigands milliardaires reconstruisent leur petit business et se la coulent douce. Les quelque 20 à 30 financiers –un club exclusivement masculin — qui ont poussé l’Islande vers le gouffre vivent bien pour la plupart. Certains sont restés en Islande, beaucoup se sont dispersés dans le monde, dans les villes où l’argent tourne. Ils vivent dans de sompteux appartements à Londres, au Luxembourg, à Lausane, à Toronto, ou à Saint Petersbourg…
On a pu croiser, dans les mois qui ont suivi le krach, dans certains bars, leurs photos dans les urinoirs : à défaut de pouvoir les juger, les Islandais leur pissaient dessus…


