WWIII : L’Occident trahit les Kurdes et permet qu’on les massacre

Publié le par José Pedro

L’Occident trahit les Kurdes et permet qu’on les massacre

 

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Un convoi de véhicules peshmergas est escorté par des Kurdes turcs vers la frontière turco-syrienne à Kiziltepe

The Telegraph, Brendan O’Neill, le 28 juillet 2015

Un poignard dans le dos n’est pas pire que ça.

Pendant la dernière année, les dirigeants occidentaux ont reçu avec honneur les Kurdes du nord de l’Irak, en les louant comme une des rares forces assez courageuses pour affronter le culte de la mort de l’Etat Islamique (ISIL).

Maintenant, ces dirigeants ferment les yeux, ou pire encore, donnent un signe positif aux attaques de l’armée de l’air turque contre les Kurdes nord-irakiens.

Des héros pendant une minute; cibles légitimes pour le prochain massacre. Dans la longue liste des trahisons occidentales des anciens alliés étrangers, celle-ci semble particulièrement grotesque.

Vendredi dernier, après des mois de négociations avec Washington, la Turquie a lancé ses toutes premières frappes aériennes contre ISIL en Syrie.

Quelques heures plus tard, [le pays] a commencé à larguer des bombes dans le nord de l’Irak – pas sur l’Etat Islamique (ISIL), mais sur le PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, avec lesquels la Turquie a été emprisonnée dans un conflit amer depuis 1984.

Lire la suite:http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/turkey/11768581/The-West-is-betraying-the-Kurds-and-allowing-them-to-be-massacred.html

Lire aussi: « Conflit turco-kurde: chaque puissance régionale a trahi les Kurdes, les bombardements turcs ne sont donc pas une surprise » (The Independent)

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21JUIL

Un nouvel attentat barbare a été perpétré aujourd’hui à SURUC (Turquie) , face à Kobanê, faisant des dizaines de morts, essentiellement des jeunes de la Fédération de l’Association des Jeunes Socialistes ( SGDF) qui tenaient une conférence de presse pour annoncer leur engagement dans la reconstruction de Kobanê.

Suite à la défaite cuisante infligée aux forces barbares de DAESH à Shengal (Sindjar), Kobanê, Girê Spî, par les YPG (Unités de Défense du Peuple), le gouvernement de l’AKP et ERDOGAN ont coordonné un nouveau massacre dans la ville de Suruc ( Pirsus). Alors que plus de trois cent jeunes, en très grande majorité des jeunes Socialistes du SGDF, étaient rassemblés au Centre Culturel d’Amara pour une conférence de presse, une bombe (ou kamikaze) a explosé, faisant des dizaines de morts et des centaines des blessés.

Il est évident que l’objectif de ce nouvel acte barbare est de briser la détermination du peuple kurde, des jeunes socialistes du SGDF et des forces solidaires avec la lutte légitime du peuple kurde. Ces attaques visent à anéantir les acquis du peuple kurde, obtenus au prix d’immenses sacrifices humains. La victoire de Shengal, de Kobane et de Girê Spî a infligé une défaite sans précédent aux obscurantistes et aux barbares de DAESH et à ses alliés.

Cet acte barbare a été commis par DAESH, mais il ne fait aucun doute que les commanditaires sont l’AKP, Recep Tayyip Erdogan et l’Etat Turc.

Suite à la victoire aux élections du 07 juin 2015 du HDP (Parti Démocratique des Peuples) et cela malgré le barrage de 10 %, l’AKP et Erdogan ont essuyé une défaite sans précédent. Après la victoire des kurdes à Rojava, et celle aux élections du HDP, Erdogan et son parti ont tenu des propos haineux, extrêmement dangereux préparant de cette façon, le terrain à un tel massacre. Les barbares qui ont commis cet acte pour le compte de l’AKP, ont plusieurs bases d’entrainements à Akcakale, Kilis, Hatay et Suruc. Ils sont formés par les gradés et les militaires turcs. Ces camps ont été de nombreuses fois filmés et photographiés par les médias internationaux.

Il y’a environ un an, des centaines de poids lourds chargés d’armes et de munitions étaient envoyés par la Turquie à DAESH, alors qu’à ce jour, la Turquie forme directement les militants sur son sol. Il y a quelque jours, Barak Obama, le président des Etat unis, un des pays de la coalition de lutte anti DAESH a déclaré «  la Turquie doit cesser de soutenir DAESH ». Cette déclaration est une preuve de plus du soutien actif de la Turquie aux Barbares. Nous, les Kurdes, les socialistes Turcs, le parti communiste français et tous ceux qui soutiennent la lutte légitime du peuple kurde en particulier la victoire de Kobane, nous dénonçons ce nouvel acte barbare et nous déclarons encore une fois que rien ne nous empêchera de poursuivre notre lutte légitime et protéger nos acquis.

Signataires :

ACTIT SKB, Conseil démocratique kurde en France (CDKF), YS ( Young Struggle) Coordination Démocratique Kurde en Europe, Mouvement des femmes Kurde en Europe Association de solidarité France Kurdistan, FEDA.

La preuve des liens de la Turquie et de l’Etat Islamique (ISIS) | L’objectif de la Turquie est de détruire les Kurdes (pas seulement les Kurdes du PKK)

 

 

 

 

Syrie:Turquie

Undercoverinfo, posté le 28 juillet 2015

La preuve d’une alliance informelle entre la Turquie et l’Etat Islamique (ISIS) constitue la toile de fond de l’escalade des raids aériens et terrestres contre les Kurdes. L’objectif de la Turquie est de saisir le territoire kurde en créant une zone dite de «sécurité», d’anéantir le PKK, puis d’attaquer d’autres groupes kurdes. Les États-Unis savent depuis des mois le lien avec l’Etat Islamique (ISIS), mais ils sont prêts à l’oublier si la Turquie fournit des bases aériennes pour les Américains. Lors de la réunion de l’OTAN d’aujourd’hui, hors de portée du public ou de la presse, ces questions ont été sans doute discutées. Tout cela donne plus de poids à la suspicion que l’attentat de Suruç a été arrangé pour donner à la Turquie le prétexte de commencer une nouvelle offensive contre le PKK et une excuse pour convoquer une réunion d’urgence de l’OTAN afin de chercher son soutien à l’initiative.

Lire la suite: https://undercoverinfo.wordpress.com/2015/07/28/evidence-of-turkeys-links-to-isis-turkeys-objective-to-destroy-kurds-not-just-pkk-kurds/

Le régime syrien prêt à accepter l’autonomie kurde, contrairement à la Turquie

 

Le régime d’Assad prêt à accepter l’autonomie kurde dans le Kurdistan syrien

 

Ekurd.net, 20 avril 2015

Kurdish-inhabited_area_by_CIA_(1992)BEYROUTH – Un ministre syrien a indiqué que le régime de Bachar al-Assad est prêt à accepter l’autonomie kurde au Kurdistan syrien dans le nord du pays déchiré par la guerre, où les forces kurdes ont été engagées dans de violents combats avec ISIS [Etat Islamique].

« La direction syrienne est prête à négocier sur le projet de l’auto-gestion », a dit le ministre de la réconciliation nationale, Ali Haydar, à l’agence d’informations kurde Rudaw, dimanche.

Les commentaires du ministre viennent après qu’il ait rencontré les autorités kurdes, le mois dernier, dans la ville frontalière du nord de la Syrie, Qamishli, pour discuter d’un éventail de sujets.

Lire la suite: http://ekurd.net/assad-regime-ready-to-accept-kurdish-autonomy-in-syrian-kurdistan-2015-04-20

Lire: Erdogan a toujours peur de l’autonomie kurde, plus que de l’Etat Islamique (ISIS) – la Turquie admet tacitement préférer voir Kobane aux mains d’ISIS que dans celles des kurdes (21 juillet 2015)

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La nouvelle initiative russe pour régler la crise syrienne

 
La nouvelle initiative russe pour régler la crise syrienne
 
IRIB- La perduration de la crise en Syrie a poussé les différentes parties à proposer de nouvelles initiatives pour la régler définitivement.
L’une de ces solutions est l’organisation d’un dialogue entre les parties en conflit, un dialogue qui n’a jusqu’ici apporté aucun résultat en raison de la négligence des réalités en cours en Syrie. 
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov, a annoncé que le prochain tour des négociations, portant sur la crise en Syrie, pourrait avoir lieu avant septembre 2015. Selon M. Bogdanov, la Russie, les Etats-Unis et l’émissaire spécial des Nations unies en Syrie, Staffan De Mistura, seront présents à la Conférence sur la Syrie. Il a ensuite ajouté que les négociations pourraient avoir lieu dans une ville autre que Moscou. Plus de cinquante mois se sont écoulés depuis le déclenchement de la crise en Syrie, une crise qui s’est intensifiée avec l’ingérence de l’Occident, de ses alliés arabes, du régime sioniste et de la Turquie et qui s’est transformée au fur et à mesure en une guerre totale opposant le gouvernement Assad aux terroristes. Un éventail de solutions ont été jusqu’ici mises en avant pour régler la crise en Syrie, notamment par l’ONU, mais pourquoi aucune de ces solutions ne sont-elles pas arrivée à calmer le jeu. La raison principale est que ces solutions ont été pour la plupart avancées par les parties qui étaient, elles-mêmes, impliquées dans l’extension de la crise en Syrie. Même les solutions qui étaient mises en avant par ou via l’ONU n’assuraient que les intérêts des opposants au gouvernement syrien sans jamais prendre en compte des réalités politiques et sur le terrain de la Syrie. Cependant, la Russie a proposé, en 2014, la tenue d’un dialogue syro-syrien. Les différents groupes syriens se sont donc réunis à Moscou, fin janvier 2015, pour trouver une solution à la crise mais la solution trouvée à l’issue des négociations a été rejetée par les opposants. Lors de ces négociations, le ministère russe des Affaires étrangères a soumis aux groupes syriens et au gouvernement Assad un plan en huit points, censé mettre fin à la crise via les moyens pacifiques et diplomatiques. Le gouvernement Assad a salué l’initiative russe mais les opposants l’ont rejetée et réclamé le départ de Bachar Assad. Maintenant, sept mois après les négociations de Moscou, la Russie prépare un autre projet, soutenu implicitement par les Etats-Unis et l’ONU. Le plan russe prévoit la formation d’un groupe de contact international de préférable avec la présence de la RII. Il est vrai que la présence de la RII dans les négociations sur la Syrie constitue un point fort, favorisant la réussite de ce dialogue mais si ce plan ne prend pas compte des réalités sur le terrain et s’il ne reconnaît pas le maintien de Bachar Assad au pouvoir et la lutte antiterroriste, il sera voué à l’échec.
Le « massacre de Suruç/Pirsûs » (20 juillet 2015) : cinq points
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