WWIII : Nous vivons en pleine Tyrannie des Blocs. La constitution des états est reléguée derrière les accords des Blocs et nos représentants s'alignent sur la partie Militaire des Blocs, pour nous c'est l'OTAN, pour les BRICS c'est l'OCS. Un quelconque des petits Pays de ces organisations, s'il est attaqué, reçoit le soutien plein et entier de la Coalition.
WWIII : Nous vivons en pleine Tyrannie des Blocs. La constitution des états est reléguée derrière les accords des Blocs et nos représentants s'alignent sur la partie Militaire des Blocs, pour nous c'est l'OTAN, pour les BRICS c'est l'OCS. Un quelconque des petits Pays de ces organisations, s'il est attaqué, reçoit le soutien plein et entier de la Coalition OCS ou OTAN.
Notre constitution ne sert plus a rien, elle est devenue obsolète, les Présidents successifs l'ont modifiée afin que les accords et traités priment sur elle. Ils l'ont modifié pour que les actes conclus au nom des Blocs, et les statuts de Président de la République, ne puissent plus être touchés par la Haute Trahison, puisque la référence au BLOC prime. C'est ainsi que les organisations militaires, BRICS et OCS, sont dans les mains des géants de l'armement et des Banques Centrales, afin de conduire la Politique de l'Humanité.
Les Laquais et irresponsables que nous élisons, ne nous sont présentés que par ces BLOCS, et s'ils voient que le PEUPLE a voté, pour le moins désirable d'entre eux, ils sont capables de modifier les résultats de l'élection, et de favoriser par les Médias Mainstream, celui qu'ils désirent mettre en place.
Une fois en Place, notre Président Macron, pour qui on a fait un coup d'Etat, doit se conformer aux règles qu'on lui a attribué. Son programme et ses interventions sont préalablement définies, et comme pour Donald TRUMP, un seul écart, et il se trouve liquidé. C'est pour cela que le vendeur d'Immobilier, s'est retrouvé par hasard, nommé aux plus hautes marches de l'Etat, par un rejet du Peuple, pour une classe Politique, complètement corrompue, mais dont le pouvoir de nuisance est inversement proportionnel à sa représentation dans le Pays.
Pour Vladimir Poutine, qui fonctionne encore avec un semblant de morale Politique et Religieuse, alors que nos avocats et nos Juges ont bannis en 2016, le mot "religieux" de leur vocabulaire, et que le serment de l'avocat est devenu édulcoré, mais soumis à toutes les pressions, et devant écarter ce qui dérange, et ne défendre que ce qui est autorisé.
"Je jure comme avocat d'exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité". Je rappelle que le texte de ce serment résulte de la Loi n° 90-1259 du 31 décembre 1990. Le serment de l'avocat a évolué. La Loi du 22 ventôse an XII imposait aux avocats "de ne rien dire ou publier...... de contraire aux lois, aux règlements, aux bonnes moeurs, à la sûreté de l'Etat et à la paix publique, et de ne jamais s'écarter du respect dû aux tribunaux et aux autorités publiques". Serment bien vite oublié, devant les difficultés et les cas de figure. Sachez que vous êtes le meilleur de tous les avocats, et que personne ne vous défendra mieux que vous.
Vous avez depuis longtemps compris que l'avocat d'aujourd'hui a une parole libre en apparence et qu'il est de son devoir de résister à l'oppression d'où qu'elle vienne, ce qui lui est impossible à réaliser. Il ne faudrait cependant pas en déduire hâtivement que l'avocat peut tout dire ou tout faire, car il serait mort avant de le faire. Tel n'est pas le cas, et la jurisprudence nous le rappelle à intervalles réguliers. Cette forme d'interprétation de la Justice et de ses Lois, permet de dire tout, et son contraire.
Les manquements aux règles professionnelles exposent l'avocat à des sanctions disciplinaires (article 183 du Décret du 27 novembre 1991). Citons notamment " le fait de tenir des propos de la plus grande discourtoisie à l'égard du Bâtonnier ou "le défaut de réponse aux interrogations du Bâtonnier". Mais comme le Bâtonnier n'est que l'un deux, élu pour deux ans, il protège les autres avocats, sinon, il est mort, bien que le Jugement d'un Bâtonnier puisse devenir définitif pour un justiciable, sans que ce dernier puisse passer devant un Juge. Il faut donc faire "Appel", d'un Jugement de Bâtonnier, pour rencontrer un Juge, supposé indépendant, dont 90% appartiennent à la Franc-Maçonnerie et signe des 3 étoiles les Jugements de Mort du Justiciable.
Ces deux exemples démontrent l'importance de l'Ordre des Avocats et des contraintes qui y sont attachées. Mais l'avocat peut être recherché y compris pour des faits extra-professionnels. Inutile dès lors d'insister sur la conduite qui doit être la sienne à l'audience. J'ai déjà communiqué récemment sur les limites de la liberté d'expression, qui m'a valu de la diffamation mal placée, non conforme aux lois, mais ils ont quand même essayé. L'avocat doit délibérément s'écarter de certaines attitudes telles injures ou gestes déplacés. Il est aux ordres des Juges, de la Franc-maçonnerie, et de la DGSI.
La fermeté sur ses principes doit pouvoir être exprimée sans prise à partie personnelle des magistrats corrompus. En fait vous n'êtes défendu que par ceux qui décideront quel sera votre sort. L'avocat n'est une mauvaise courroie de transmission, qui vous abandonne au premier tournant, et qui privilégiera un candidat corrompu contre un candidat honnête, car le corrompu a plus de poids que la vérité, et l'honnêteté, et peut menacer son envie de bien juger ou défendre.

Notre époque est fertile en tours de passe-passe idéologiques. L’un des pires – hélas – est d’avoir fait passer l’ingérence pour une idée progressiste. Les interventions occidentales se réclament des “droits de l’homme” pour liquider – ou déstabiliser – des gouvernements qui déplaisent aux pays de l’OTAN. Elles invoquent volontiers la “démocratie” pour bafouer la souveraineté des autres Etats. On voit même des capitalistes fournir des armes à de prétendus “révolutionnaires” arabes sous les applaudissements d’organisations de gauche occidentales ravies d’apporter une caution progressiste aux opérations de la CIA.
Cette supercherie n’est possible qu’au prix d’une refoulement considérable, celui du sens véritable de la “démocratie”. Il y a 2 500 ans, un certain Aristote disait que “la délibération entre citoyens ne peut concerner que les affaires qui sont les nôtres, et non celles des Scythes”. Ce robuste bon sens ayant été mis au placard, la modernité post-communiste a accouché d’un étrange “devoir d’ingérence” autorisant les représentants du Bien à terrasser les suppôts du Mal en s’affranchissant des frontières. Caution morale apportée à l’intervention chez les autres, le devoir d’ingérence désigne en réalité le droit à l’écrasement du voisin lorsqu’il vous déplaît.
Formulé au début des années 1990, ce prétendu “devoir” entendait dénoncer “la théorie archaïque de la souveraineté des Etats, sacralisée en protection des massacres” (Kouchner). Archaïque, la “souveraineté des Etats” ? Pas exactement. En réalité, il s’agit de la souveraineté de certains Etats, dont le seul tort est de s’opposer à l’hégémonie occidentale. En épousant les intérêts de l’Etat profond US, la doctrine du devoir d’ingérence sert surtout à faire tourner les rotatives du mensonge pour justifier de nouveaux massacres. Le devoir d’ingérence, c’est le mariage réussi des glandes lacrymales et des frappes chirurgicales. il réalise une sorte de miracle, où les indignations humanitaires coïncident comme par enchantement avec les plans impérialistes.
Peu importe le droit des peuples à régler leurs propres affaires, puisqu’au nom de la “démocratie” et du “progrès” la souveraineté nationale passe à la trappe. “Archaïque”, on vous dit ! Pour les partisans de l’ingérence, la “volonté générale” fait partie de ces vieilleries abandonnées à la critique rongeuse des souris. Un peuple n’est libre que s’il choisit les lois auxquelles il se soumet, et personne ne peut prendre sa place sinon par la force. Mais la puissance tutélaire sait mieux que cette masse inculte ce qui est bon pour elle. L’ordre politique doit dépendre du consentement des citoyens, et non de l’intervention étrangère ? Confiants dans les vertus pédagogiques des B52, les bienfaiteurs de l’humanité n’en ont cure.
C’est simple : en bafouant la souveraineté nationale, l’ingérence impérialiste nie la souveraineté populaire. Elle efface le droit des peuples à l’autodétermination pour lui substituer l’obligation d’adresser des remerciements à ceux qui décident à leur place. Elle remplace la démocratie d’en-bas (la seule possible) par une “démocratie” d’en-haut imposée “manu militari” par des puissances étrangères. A supposer que l’intention soit bonne (ce qui n’est pas le cas), l’ingérence consiste à traiter les peuples qu’elle prétend secourir en mineurs irresponsables.
Certains répondront que tout le monde pratique l’ingérence, et qu’il n’y a pas lieu d’incriminer les uns plus que les autres. Mais c’est faux. Les USA ayant pratiqué 50 interventions dans des pays étrangers depuis 1945, on peut difficilement professer un tel relativisme. On incrimine la Russie, mais ce pays a 5 bases militaires à l’étranger quand les USA en ont 725, et son budget militaire pèse 8% du budget du Pentagone. Enfin Moscou, à la différence de Washington, ne finance aucune organisation terroriste, ne dénonce aucun traité de désarmement, n’inflige aucun embargo à des populations, ne fait assassiner aucun chef d’Etat et ne menace personne du feu nucléaire.
Au passé comme au présent, l’ingérence est toujours l’arme dont usent des élites cramponnées à leurs privilèges. En 1790, alors que les Jacobins sont encore une force embryonnaire, la presse royaliste presse les têtes couronnées d’intervenir pour mettre fin à la Révolution. Le publiciste anglais Edmund Burke prêche une croisade dont les protagonistes seront “les vengeurs des injures et des outrages infligés à la race humaine”. Les monarchies européennes ont l’obligation morale, dit-il, de “mettre une fois pour toutes hors d’état de nuire une nation agitée et maléfique”. La menace du Duc de Brunswick de “détruire Paris” et l’invasion du territoire de la République par les troupes de la coalition répondront à cet appel.
Assiégée tous azimuts par quatorze puissances étrangères, la jeune République des soviets subira le même sort de 1917 à 1921. Comme la République française en 1793, elle sortira victorieuse d’une guerre impitoyable contre l’ennemi intérieur et extérieur. Ecrasée par la machine de guerre fasciste, la République espagnole du “Frente popular” n’aura pas cette chance. A leur tour, les Vietnamiens et les Cubains devront se battre durement pour repousser un impérialisme qui liquida de nombreux gouvernements progressistes, de Mossadegh et Lumumba à Soekarno, Goulart et Allende. Arme privilégiée des classes dominantes, l’ingérence n’a jamais servi les peuples.
C’est pourquoi les progressistes ont de bonnes raisons de la condamner. Ils devraient écouter Robespierre, qui fulminait contre “la manie de rendre une nation libre et heureuse malgré elle”, rappelait que “Paris n’est pas la capitale du monde” et que “personne n’aime les missionnaires armés”. C’est lui, représentant l’aile gauche de la bourgeoisie révolutionnaire, qui affirme que l’Europe ne sera pas soumise par “les exploits guerriers”, mais par “la sagesse de nos lois”. Lui, l’anti-esclavagiste, le partisan du suffrage universel et des lois contre l’indigence, et non ces Girondins affairistes – chers à Michel Onfray – qui rêvaient de s’en mettre plein les poches en soumettant les pays voisins.
Parce qu’elle consiste à s’assoir sur la volonté des peuples, l’ingérence est réactionnaire. Aucune philosophie des circonstances atténuantes, aucune religion des droits de l’homme ne la fera paraître plus reluisante en l’aspergeant d’eau bénite. On ne peut se prévaloir de l’universalisme que pour se l’appliquer à soi-même, et non pour donner des leçons aux autres. Il n’y a rien à attendre de la droite, car elle finit toujours par obéir aux puissances d’argent. Mais ce qui reste de la “gauche” occidentale gagnerait à méditer les enseignements de l’histoire. “Le prolétariat victorieux, disait Engels, ne peut imposer le bonheur à aucun peuple étranger sans miner sa propre victoire”, et Lénine affirmait contre ses camarades marxistes “le droit des nations à disposer d’elles-mêmes” en toutes circonstances.
Dont acte.
Bruno Guigue
De quoi hérisser le FMI et la Banque mondiale

Le président russe a fait connaître à la presse ses attentes en matière de coopération politique et économique entre les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) qui tiendront un sommet du 3 au 5 septembre 2017.
À l’approche du prochain sommet des BRICS qui réunira le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud du 3 au 5 septembre dans la ville de Xiamen en Chine, Vladimir Poutine s’est fendu d’une longue déclaration à la presse, dans laquelle il détaille les nouveaux enjeux de coopération entre ces nations. Lutte contre le terrorisme, apaisement des tensions dans la péninsule coréenne, accentuation des investissements de la Nouvelle banque de développement (NDB, une banque internationale de développement fondée par les BRICS) et coopération économique sont au cœur des espoirs du maître du Kremlin.
Relations internationales : pour une plus grande coordination des BRICS
En matière de relations internationales, le président russe a prôné une plus grande coordination entre les BRICS, en particulier dans les instances des Nations Unies et lors des sommets du G20. Avec, pour objectif : « Créer un monde multipolaire juste et des conditions de développement équivalentes pour tous. »
Dans le détail, s’il s’est réjoui des récentes améliorations de la situation en Syrie, le chef d’État considère que la lutte contre le terrorisme doit être poursuivie avec persévérance, tant dans ce pays que dans d’autres régions du monde. Il appelle en outre au nom de la Russie à « dépasser le stade du débat » et à passer à la « mise en place pratique d’un front antiterroriste basé sur les lois internationales et dirigé par l’ONU ».
Sur la résurgence de tensions en péninsule coréenne, le maître du Kremlin a décrit l’escalade verbale entre la Corée du Nord et les États-Unis ayant marqué l’été comme « mal orientée et futile ».
« Le problème de la région ne devrait se régler que par le dialogue direct entre toutes les parties concernées, sans conditions préalables », a ainsi déclaré Vladimir Poutine, critiquant à demi-mot la position de Donald Trump, qui a récemment martelé que le dialogue avec la Corée du Nord n’était « pas la solution ».
Économie : poursuivre les investissements de la NDB
Présentée comme une alternative au Fond monétaire international (FMI) et à la Banque mondiale, la Nouvelle banque de développement, inaugurée en 2015, représente un enjeu économique important pour le président russe. Ce dernier s’est réjoui des investissements déjà réalisés, comme des projets que l’organisation est sur le point de soutenir, pour une valeur totale en 2017 de 2,5 à 3 milliards de dollars (2,1 à 2,5 milliards d’euros). « Je suis convaincu que [les investissements] mis en œuvre ne généreront pas seulement une impulsion pour nos économies, mais promouvront aussi l’intégration entre nos pays », a assuré Vladimir Poutine.
Le président russe a par ailleurs soulevé d’autres points selon lui majeurs dans la coopération économique entre les pays du groupe, tels que la collaboration dans la lutte contre la concurrence déloyale ou l’aide à la mise en relation des PME au sein des pays du groupe des BRICS.
LIBRE OPINION de Jean-Pierre ARRIGNON : « L’OCS, une institution eurasiatique puissante et efficace »
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L’Organisation de coopération de Shangaï est une organisation internationale reconnue par l’ONU. Pourtant, cette organisation reste en bien des points, mystérieuse, au point que les « spécialistes » diffèrent radicalement sur son appréciation. En effet, pour les uns, elle serait la grande organisation asiatique du XXIe siècle. en mesure de régler tant les différents frontaliers que de lutter contre le terrorisme et d’assurer une politique commune de développement économique ; pour les autres, il ne s’agit que d’un trompe-l’œil qui dissimuleraient les tensions entre la Chine et la Russie et éclaterait à la première crise ! Nous présenterons tout d’abord l’historique de sa création, puis dans une deuxième partie ses objectifs et son organisation ; enfin, nous préciserons son rôle au sein des autres organisations internationales.
I - Historique de sa création
L’initiative de la création d’une grande organisation asiatique revient au Premier Ministre russe Evguénij Primakov qui crée, en 1996 une association informelle dite « Shangaï five » comprenant La Chine, la Russie, le Kazakhstan, Kirghizstan et Tadjikistan. Les 14-15 juillet 2001, à Shangaï, les 5 pays précités auquel il faut ajouter l’Ouzbékistan forment officiellement une organisation régionale asiatique dont le siège est fixé à Shangaï. Les pays qui entrent dans cette coopération sont classés en Etats membres, les 6 pays fondateurs plus l’Inde et le Pakistan (2016) ; Etats observateurs : Mongolie (2004), Iran (2005), Afghanistan (2012) Biélorussie (2015) ; Etats partenaires de discussion : Sri Lanka (2009), Turquie (2012), Cambodge, Azerbaïdjan, Arménie et Népal (2015) ; Invités de l’Organisation : ASEAN (2011), Turkménistan (2012). La liste n’est pas close ; elle est ouverte aux Etats et aux Organisations qui souhaiteraient y adhérer ou y être invités, cas de l’Union européenne. Seul, les Etats Unis et le Japon en sont exclus.
Aujourd’hui, l’OCS représente près de 50% de la population mondiale et dispose de 20% des ressources mondiales de pétrole, 38% de celles de gaz naturel, 40% de celles du charbon et 30% de celles d’uranium. Il semble aujourd’hui impossible de négliger cette structure qui par sa population, ses besoins en développement et ses ressources est une des composantes majeures de la mondialisation économique !
II - Ses objectifs et son organisation
A l’origine, le Groupe des 5 avait pour objectif de régler les problèmes de frontière notamment entre l’Union soviétique et la Chine, le long du fleuve Amour, d’instaurer des relations de dialogue entre les Etats membres, enfin de faciliter la coopération économique.[]
Avec la disparition de l’URSS en 1991 et la création des Républiques indépendantes d’Asie centrale qui suivit, ainsi que les menaces de déstabilisation de ces jeunes Républiques sous le coup des révolutions « de couleur » soutenues par l’étranger, la situation géopolitique de l’Asie devenait très dangereuse. La création de l’Organisation de Shangaï en 2001 répondait à l’inquiétude de la Chine de voir se déstabiliser toute l’Asie centrale qui se prolonge jusque dans la province chinoise du Xinjiang, peuplée de Ouïgours, turcophones et marquait la volonté de la Chine et de la Russie d’organiser sous leur double tutelle la recomposition de l’Asie centrale pour annihiler toutes tentatives de déstabilisation de ces jeunes Républiques.
L’organisation est formalisée par le traité de 2001, concomitant à l’extension à un sixième pays, l’Ouzbékistan. Le secrétariat de l’OCS est installé à Pékin. Ses institutions sont créées en 2002 : Charte, fondation du RATS (Structure anti-terroriste régionale) dont le siège est situé à Tachkent, représentation à l’ONU.
L’objectif des membres de l‘OCS est d’obtenir par le dialogue et les rencontres mutuelles des chefs d’Etats ou de gouvernement :
- le renforcement de la confiance mutuelle et l’établissement de bons rapports de voisinage entre les Etats membres ;
- la coopération entre ces Etats dans les domaines politiques, économiques et commerciaux, scientifiques et techniques, culturels et éducatifs, ainsi que dans les domaines de l’énergie, du transport, du tourisme et de l’environnement ;
- l’organisation de manœuvres militaires communes ;
- la sauvegarde de la paix de la sécurité et de la stabilité régionale ;
- la création d’un ordre politique, économique et international nouveau, plus juste et démocratique.
Pour y parvenir, chaque année, se tient dans une capitale différente, soit un sommet des chefs d’Etat soit, des chefs de gouvernement, au cours desquels sont définis les grandes orientations de l’OCS, ainsi que l’élargissement à de nouveaux membres.
Il est à souligner que cette Organisation est représentée dans chacun des ministères régaliens des Etats membres par un bureau chargé d’examiner la production législative en cours à l’aune de l’OCS afin d’aboutir à une cohérence globale et à une harmonisation de la législation de tous les Etats membres.
III - Les résultats
Les acquis de cette Organisation se placent surtout dans le domaine de la sécurité, notamment par l’organisation de manœuvres militaires communes d’envergure mais dans des cadres variés. Ainsi on peut distinguer les manœuvres spécifiques de l’OCS ; les manœuvres nationales et multilatérales des États membres de l’OCS ; les manœuvres conjointes des forces de l’OTSC (il s’agit de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective, fondée le 7 Octobre 2002 dont le siège est à Moscou ; il rassemble tous les Etats membres de l’OCS à l’exception de la Chine et des Etats observateurs mais avec l’Arménie, la Biélorussie et la Serbie) et de la CEI. Il est à souligner que l’entrée de l’Inde et du Pakistan parmi les Etats membres de l’OCS les introduits aussi dans l’OTSC.
Ces manœuvres répétées à des rythmes fréquents soulignent que l’harmonisation du calibrage des munitions à l’ensemble des Etats membres, est déjà réalisée, ce qui permet de mener des actions communes intégrées. D’autre part, il s’agit de disposer d’une armée efficace, bien entraînée au combat, dotée d’armements modernes de haute technicité et de système de communications complexes dont la maîtrise exige des entrainements réguliers. La prochaine manœuvre prévue en 2017 mettra en synergie les armées russes et mongoles. Ces considérations sont majeures en vue du marché de l’armement.
L’instance commune de la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme musulman et le séparatisme a été organisée en 2005 lors de la conférence d’Astana ; elle a obtenu des résultats intéressants. Ainsi, la disparition soudaine du Président de l’Ouzbékistan, Islam Karimov, a suscité en Occident la crainte d’une déstabilisation de ce pays. Or, le processus de l’élection présidentielle a été maîtrisé ; celle-ci a eu lieu le 4 décembre 2016, permettant l’élection de Sahvat Mirziyoyev comme Président, au premier tour avec 88,61% des suffrages. Il est clair que l’OSC a pesé de tout son poids pour garantir la sécurité et la stabilité de ce pays ainsi que le déroulement apaisé de l’élection présidentielle entre les quatre candidats enregistrés. Personne, en Occident, n’en a fait état !
La lutte contre l’extrémisme musulman a été bien conduite, notamment en s’appuyant sur les particularités de l’islam d’Asie centrale lequel a pu traverser l’URSS athée en s’organisant dans le cadre des naqsbandyas soufies qui se manifestent par la « méditation silencieuse du cœur » reposant sur une puissante tradition culturelle et une pratique individuelle de la foi ! D’autre part, l’islam d’Asie centrale, depuis le VIIe s. jusqu’à l’an mil au moins, s’est développé à travers le mu’tazilisme ; c’était un islam qui assumait complètement l’héritage culturel grec et indien et qui trouvait la plénitude de sa révélation dans les maisons de la sagesse de Boukhara et de Samarcande dont le plus illustre représentant est sans conteste Ibn Sina (Avicenne) ! Ce retour sur le passé et les traditions a permis d’isoler l’extrémisme musulman qui ne trouve plus d’écoute dans ces régions, car perçu comme une doctrine étrangère et mortifère ! C’est ce sunnisme intransigeant qui a détruit la grande civilisation des Samanides d’Asie centrale laquelle revit actuellement par le tourisme !
Enfin, la lutte contre « l’impérialisme des Etats Unis » dans ces régions a été une constante avec pour conséquence la demande de fermeture de « toutes les bases américaines de la région ». Ainsi, la base de Manas près de Bichkek (Kirghizstan), ouverte le 11 septembre 2001 et principal centre de transit de l’armée américaine vers l’Afghanistan, a été fermée le 1 juillet 2014 et les soldats américains déclarés « indésirables ». Il est clair que l’influence américaine dans cet espace est en net recul sous la pression de l’OCS qui veut à tout prix garantir la stabilité intérieure des Etats qui la composent et la sécurité extérieure des frontières de l’OCS face à toutes les menaces et tout particulièrement celles émanant des Etats Unis. De là, l’affirmation de certains que l’OCS ne serait qu’une alternative à l’OTAN.
L’OTAN est une structure militaire créée à Washington le 4 avril 1949 pour protéger l’Occident de la puissance soviétique ; rappelons que son équivalent à l’est, le Pacte de Varsovie n’est créé que le 11 mars 1955 et, à la différence de l’OTAN, est dissous le 1er juillet 1991. L’OCS indiscutablement sont née de la crainte de voir les jeunes républiques d’Asie centrale déstabilisées par des « révolutions de couleur » dont chacun savait qu’elles trouvaient un appui logistique et surtout financier dans l’ensemble du monde occidental à travers de nombreuses ONG, comme celles du milliardaire Georges Soros, l’Open Society Institute devenue en 2010 Open Society Fondations !
En outre, les guerres d’Irak et d’Afghanistan suscitaient de violentes réactions des musulmans contre les Américains qualifiés, en particulier par les Iraniens, de « Grand Satan » et favorisaient l’apparition d’un extrémisme musulman dont les actions se propageaient dans tous les pays de la région et notamment la Russie et la Chine. L’OCS est née de cette prise de conscience des conséquences de la théorie du « chaos constructif » reprise par Madame Condolezza Rice en 2005, en pleine guerre d’Irak, pour justifier la « guerre de démocratisation » ! ! C’est pour empêcher des soulèvements du type de celui d’Andijan le 13 mai 2005, en Ouzbékistan que l’OCS s’est construite ; ce fut d’abord une organisation de défense et de sécurité mutuelle.
Son action a été également déterminante lors des dix attaques coordonnées de Bombay dont notamment celle de l’hôtel-restaurant du Taj Mahal, les 26-29 mai 2008, par un commando de 10 hommes entraînés au Pakistan. Alors que tout le monde a craint un affrontement direct et massif entre les deux pays ; ce scénario ne s’est pas produit car les interventions directes de l’OCS et notamment de la Chine auprès du Pakistan et de la Russie auprès de l’Inde, ont permis de conserver à ces conflits un caractère limité. Plus récemment, lors des émeutes du Cachemire, en 2016, des djihadistes pakistanais ont attaqué le camp militaire indien d’Uri, l’Inde s’est bornée à des « répliques chirurgicales » ! L’OCS dans cet espace asiatique remplit parfaitement son rôle de maintien de la stabilité et de la coopération entre les Etats membres afin d’éviter les affrontements directs.
Dans le même temps, la part économique de l’OCS a joué un rôle majeur. Elle dispose notamment depuis 2014, de la Banque Asiatique d’Investissements pour les Infrastructures (AIIB) qui travaille en partenariat avec la Nouvelle Banque de développement des BRICS, créée, elle aussi en 2014. C’est à travers l’OCS et pas seulement de la Chine, qu’il faut lire l’énorme projet de construction de la « nouvelle route de la soie » qui, au départ d’Urumqi doit relier Kazan’, tandis qu’un autre axe toujours au départ d’Urumqi doit relier Téhéran, Ankara et Moscou ; une autre route, au départ de Beijing, doit relier Irkoutsk et une troisième, au départ de Kashgar doit relier Gwadar (Pakistan). En outre il faut rappeler que cette nouvelle route de la soie a un maillage maritime pour relier Fuzbou, Haïphong, Jakarta et Calcutta et une autre voie doit relier Colombo-Mombassa-Djibouti, Suez et Venise ; enfin depuis 2011 une voie ferroviaire est construite à travers le Kazakhstan et l’Asie centrale pour relier l’Union européenne, le principal partenaire économique de la Chine. L’OCS peut réaliser des investissements colossaux car elle dispose des plus importantes réserves financières du monde surtout si l’on y compte les pays de l’ASEAN. Or, le seul moyen de protéger efficacement les pays membres de toutes crises internes est de pouvoir leur assurer un développement économique stable et régulier par des investissements sur le long terme pour leur permettre d’assurer leur modernisation, leur reconversion économique et d’intégrer la mondialisation. Tous ces projets, il ne faut pas les lire à la seule aune d’un « nouvel impérialisme chinois » désireux de créer un formidable réseau d’infrastructures capable d’irriguer un vaste empire colonial s’étendant sur tous les continents, mais bien à celui de l’OCS au sein de laquelle tous les Etats membres coopèrent en vue de participer à la création d’un vaste espace commun, seul capable d’assurer le développement, la richesse et la paix. Il me paraît nécessaire d’arrêter de regarder le monde au prisme des Etats nations du XIXe s. mais bien à celui des grandes Organisations internationales en charge de vastes espaces à mettre en valeur ! Or, l’OCS en est une ; il serait temps de nous en apercevoir !
L’OSC est au moins autant une formidable puissance d’investissement qu’elle est une réelle puissance militaire, bien que ses investissements militaires soient sans commune meure avec les budgets militaires des pays occidentaux. Selon les budgets militaires de 2015, sur les 10 Etats ayant les plus gros budgets militaires, il n’y en a que deux, la Chine et la Russie, qui sont membres de l’OSC. De plus, la somme des budgets militaires 2015 de la Chine (145 milliards de dollars) et de la Russie (66, 5 milliards de dollars), soit 211, 5 milliards de dollars, ne représente qu’un peu plus de 28% du seul budget des Etats Unis d’Amérique (597 milliards de dollars ! auxquels on pourrait ajouter les budgets des huit autres Etats du top 10 qui sont des alliés des Etats-Unis soit dans le cadre de l’OTAN ou autres.
Certes, la géopolitique militaire actuelle, notamment le déploiement du bouclier anti-missile américain (ABM) en Europe orientale à Deveselu (Roumanie) et d’une brigade de blindés en Lettonie, relance la course aux armements dans tous les pays, en Russie comme en Chine, d’autant que cette dernière est une des composantes majeures de la haute technologie. La politique militaire de l’OCS repose sur des décisions claires : l’intangibilité de ses frontières, puis depuis 1997 la réduction de ses forces armées aux frontières intérieures de l’Organisation, enfin, des mesures de confiance entre les armées des Etats, mesures concrétisées par des manœuvres multiples entre les pays membres et la modernisation permanente de l’outil militaire : avions furtifs, blindages nouveaux, systèmes de communications sécurisés, cyber-défense, etc. Il ne faut pas oublier cet aspect de l’OCS même si, elle n’est pas l’équivalent de l’OTAN. Toutefois, elle nous donne une idée de ce que pourrait être une véritable défense européenne, capable d’assurer l’intangibilité des frontières de l’Europe et d’initier une confiance entre les armées des Etats membres, au service de la construction européenne et de ses valeurs.
IV - Son rôle parmi les autres organisations internationales
Une des caractéristiques majeures de l’OCS est qu’elle n’est pas exclusive. En effet, chaque Erat membre garde les accords bilatéraux qu’il a pu conclure ainsi que sa place dans les organisations internationales : ainsi, par exemple la Russie et la Chine sont membres de l’OCS mais aussi des BRICS ; la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan, l’Arménie et le Kazakhstan font partie de l’Union eurasiatique ; Seuls sont exclues les associations sous tutelle américaine. L’Organisation de Coopération de Shangaï est reconnue par l’ONU avec laquelle il y a une collaboration multiforme. Reste à envisager une collaboration avec l’Union européenne. Les deux structures ont naturellement établies des contacts, mais elles sont souvent présentées comme des alternatives différentes offertes aux Etats désireux d’intégrer l’une ou l’autre ce ces structures. Le cas le plus actuel concerne la Turquie à laquelle l’Union européenne refuse depuis des décennies de valider le protocole d’adhésion et de façon encore plus claire depuis les récents événements de la tentative de coup d’état des 15-16 juillet 2016, suivie de la reprise en main du pays par le Président R.T.Erdogan. Dans cette perspective, l’adhésion à l’OCS est souvent présentée comme une alternative crédible d’autant que la Turquie fait partie des « Etats partenaires des discussions » depuis 2012. Toutefois, il faut rappeler que la Turquie est aussi un membre important de l’OTAN, depuis octobre 1951, et qu’elle constitue la deuxième armée de l’OTAN après celle des Etats Unis ; de plus, depuis 1955, elle a sur son territoire la puissante base américaine d’Incirlik d’où serait partie la tentative de coup d’Etat ! L’adhésion de la Turquie en qualité d’Etat membre de l’OCS ne semble pas d’actualité tant cela impliquerait de ruptures. En revanche, la position de la Turquie en qualité de « partenaire de discussion » lui ouvre de larges perspectives économiques, notamment en accueillant une section de la « nouvelle route de la soie » ainsi que des réseaux de transport des fluides, gaz et pétrole. La Turquie ainsi pourrait être le pont qui relierait l’Asie, l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique ! La Turquie retrouverait ainsi son rôle dans l’immense hinterland turcophone que constitue l’Asie centrale et elle trouverait sa place naturelle dans l’Union économique eurasiatique ! Certes, il ne s’agit encore que de spéculations, mais si d’aventure cette perspective prenait de la consistance, nous devrions y prendre garde : l’Union européenne serait alors coupée de l’Asie et contrainte de se redéployer vers l’Atlantique donc vers les Etats Unis ; c’est là un des aspects majeurs de la négociation en cours entre l’Union européenne et les Etats Unis. Gouverner, c’est prévoir, mais pour prévoir, il faut être en mesure de se projeter sur le temps long, ce qui n’est pas le temps de la vie politique !
Au terme de cette rapide présentation nous voudrions attirer l’attention tant du monde politique que du monde médiatique sur l’importance de cette Organisation de Shangaï, qui, année après année, avance dans son organisation et son développement, dans un espace temps qui n’est manifestement pas le nôtre. Il nous appartient de nous l’approprier pour mieux la comprendre et en tirer peut-être des leçons pour construire une union européenne qui soit à la mesure de l’OCS.
Jean-Pierre ARRIGNON http://blogjparrignon.net

Tant le peuple nord-coréen que son armée sont déterminés à «détruire les impérialistes américains et parvenir coûte que coûte à la réunification du pays», souligne le journal nord-coréen Rodong Sinmun. Pour cela, le pays possède des moyens d'attaque «inimaginables», précise-t-il.
Tandis que le porte-avions américain Ronald Reagan est en route pour la mer du Japon pour y participer à des manœuvres conjointes avec les forces armées sud-coréennes, Pyongyang ne semble en rien intimidé. Comme l'indique le quotidien d'État nord-coréen Rodong Sinmun, le pays possède suffisamment de moyens «puissants [et] inimaginables» qui lui permettront «indubitablement [de] vaincre».
«Le peuple et l'armée de la Corée du Nord sont déterminés à détruire les impérialistes américains et à atteindre à tout prix la réunification de la patrie», met en valeur le journal.
Entre-temps, le journal a menacé de «punir sévèrement le régime fantoche sud-coréen pour son soutien à la politique de l'administration de Donald Trump qui cible Pyongyang».
Les tensions autour des programmes nucléaire et balistique de la Corée du Nord ne cessent de s'aggraver ces derniers mois, alors que Pyongyang multiplie ses tirs de missiles. Pyongyang a récemment déclaré avoir achevé les préparatifs d'une frappe contre l'île de Guam, située dans l'océan Pacifique, qui abrite la base aérienne américaine d'Andersen et la base navale Apra Harbor.
Les autorités américaines ont, quant à elles, répondu par une démonstration de force. Des bombardiers US ont survolé une partie de la côte orientale de la Corée du Nord pour montrer que Washington dispose «de nombreuses options militaires».
Par la suite, il a été signalé qu'à la mi-octobre un groupe aéronaval de la marine américaine conduit par le porte-avions USS Ronald Reagan participerait à des manœuvres conjointes américano-sud-coréennes au large des côtes est de la Corée du Nord.
