WWIII : Un ambassadeur Russe de Choc, auprès des Etats-Unis, nommé par Vladimir Poutine.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

Syrie : l'escalade "dangereuse"

Syrie : l'escalade

Les signes se succèdent : deux généraux russes ont été tués la semaine dernière à Deir ez-Zor tandis que Daech annonce avoir capturé deux soldats russes. Il y a deux jours, un drone US visait l'unité d'élite du Hezbollah à l'est de la Syrie. Deir ez-Zor est-il désormais le théâtre d'une guerre opposant Russes et Américains?

Dans son numéro du 2 octobre, le Saker francophone consacre un article à l'attaque par mortier qui s'est soldée par la mort du lieutenant-général russe, Valery Asapov, et deux colonels. 

Exactement comme dans le cas de l’unité de police militaire russe attaquée près de Deir ez-Zor, les Russes accusent les Américains d’être derrière cette attaque. Les Russes accusent maintenant officiellement les Américains de collaborer activement avec ISIS.

" Des unités des forces spéciales américaines permettent à des unités des Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les États-Unis d’avancer sans problème à travers les formations d’ISIS. Sans résistance des combattants d’ISIS (Daech NDRL), les unités des FDS avancent le long de la rive gauche de l’Euphrate vers Deir ez-Zor. Les photographies aériennes prises entre le 8 et le 12 septembre au-dessus des sites d’ISIS ont enregistré un grand nombre de véhicules américains Hammer utilisés par les Forces spéciales étasuniennes. Les clichés montrent clairement les unités de ces forces spéciales basées dans des places fortes équipées par des terroristes d’ISIS. Pourtant il n’y a aucune preuve d’attaque, de bataille ou de frappes aériennes de la coalition dirigée par les États-Unis pour en chasser les combattants. Bien que des positions américaines aient été localisées dans les zones d’ISIS, aucune patrouille de contrôle n’a été ordonnée. Cela suggère que les troupes US se sentent en sécurité dans les régions contrôlées par les terroristes.

Ce que tout cela semble indiquer, c’est que le Pentagone a apparemment décidé d’attaquer directement les forces russes, quoique de manière non officielle. De son point de vue, c’est (presque) sensé.

Premièrement, il est on ne peut plus clair que les « bons terroristes » et les « mauvais terroristes » ont perdu la guerre civile en Syrie. Autrement dit, les États-Unis ont été vaincus, la Syrie, la Russie, l’Iran et le Hezbollah ont gagné et les Israéliens sont en train de flipper.

Deuxièmement, le plan américain d’utiliser les Kurdes comme fantassins/chair à canon a échoué. Les Kurdes sont à l’évidence trop intelligents pour se laisser entraîner dans une proposition aussi mauvaise.

Troisièmement, l’option américaine d’un plan B, la partition de la Syrie, est aujourd’hui directement menacée par les succès militaires syriens.

Et enfin, les Américains sont maintenant profondément humiliés et furieux de la réussite russe en Syrie.

Par conséquent, ils ont donc pris la décision de cibler directement le personnel militaire russe et ils utilisent leurs importantes capacités de reconnaissance combinées avec leurs forces spéciales sur le terrain, qui travaillent main dans la main avec les « bons » et les « mauvais » terroristes, pour viser et attaquer le personnel militaire russe.

Ce n’est pas la première fois, d’ailleurs. Il y a d’assez bonnes preuves qu’un hôpital russe près d’Alep a été visé par des moyens dont ne dispose par la succursale locale de Daech. Cette fois, cependant, les Américains ne cherchent même pas à le cacher. Le message semble être le grand classique favori des Américains, « watcha gonna do about it ? » (Qu’est-ce tu fais de ça ?)

Les Russes pourraient faire beaucoup de choses à ce propos, en fait. J’ai écrit à ce sujet dans mon article intitulé : L’utilité du déni plausible contre un adversaire systématiquement menteur. Si les gens du CENTCOM croient vraiment que leurs généraux sont tous en sécurité et hors d’atteinte, ils se trompent gravement. Contrairement aux Russes et, encore plus aux Iraniens, la plupart des généraux américains détestent prendre des risques et sont difficiles à faire venir en Syrie. Mais qui a dit que la Russie devrait exercer des représailles en Syrie ? Ou, en l’occurrence, que la Russie devrait recourir à des forces russes pour se venger ? Oui, la Russie a des unités spéciales formées à l’assassinat de cibles de grande valeur dans des pays hostiles, mais cela ne signifie pas du tout qu’elle pourrait décider de les utiliser. Des accidents peuvent se produire partout et les routes sont notoirement dangereuses au Moyen-Orient. Pourquoi est-ce que je mentionne cela ? Pour illustrer le fait que la Russie a des choix autres que d’entrer ouvertement en guerre.

Bien sûr, les Russes pourraient simplement lancer une volée de missiles de croisière Kalibr sur toutes les positions d’ISIS montrées dans les photos ci-dessus et ensuite dire : « Oups, vous aviez des gens embarqués avec ces types d’al-Qaïda ? Vraiment ? Nous ne le savions pas, pas du tout. » La Syrie a elle aussi un arsenal de missiles balistiques tactiques assez solide. Les Syriens pourraient frapper par erreur une de ces positions ISIS+US et exprimer leur consternation devant la présence de personnel militaire américain au milieu des terroristes. Il y a aussi le Hezbollah qui, par le passé, s’est même emparé de soldats israéliens dans des raids par dessus la frontière et qui pourrait décider de capturer lui-même quelques types des forces spéciales US. Et n’oublions pas les Iraniens qui n’ont pas eu une telle occasion en or de mettre la main sur du personnel militaire américain depuis de nombreuses années.

Les trois faiblesses principales du dispositif de forces américaines en Syrie sont : tout d’abord leurs propres forces en Syrie sont trop petites pour faire une différence, mais assez importantes pour être une cible intéressante et, ensuite que toutes les «  bottes sur le terrain » qui comptent sont contre elles (les Syriens, l’Iran, la Turquie, le Hezbollah et les Russes). Enfin, les deux seuls réels alliés des États-Unis dans la région ont trop peur de mettre des soldats sur le terrain : Israël et les Saoudiens.

Le résultat est que si les Américains pensent que les Russes et leurs alliés n’ont pas d’autres options, ils sont profondément dans l’erreur. Ils devraient aussi prendre en compte les conséquences d’avoir des Forces spéciales qui opèrent sur des positions avancées. Les Syriens réduisent rapidement la distance et cela pourrait ne pas être le meilleur moment pour chasser le personnel militaire russe.

Jusqu’à maintenant, les Russes se sont limités uniquement à des protestations et des manifestations de dégoût. À l’évidence, ce n’a pas été une stratégie efficace. Apparemment, les Russes ne comprennent pas que très peu de gens s’en soucient et que plus ils se plaignent, moins leurs avertissements sont pris au sérieux. Cette approche ne peut pas durer et les Russes « devront faire quelque chose », pour reprendre l’expression américaine.

Les choses pourraient devenir très dangereuses, très rapidement et très bientôt. "

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Le président russe Vladimir Poutine a signé ce jour un oukaz par lequel il nommait Anatoli Antonov l'ambasadeur de la Russie aux Etats-Unis en remplacement de Sergueï Kisliak qui avait occupé ce poste depuis 2007, informe RIA Novosti.

Anatoli Antonov, né en 1955, est un diplomate de carrière qui a fait ses études à MGIMO (Institut de Relations Internationales). En 2012, il a soutenu sa thèse à l'Institut de l'économie mondiale auprès de l'Académie des sciences de la Russie sur le sujet :"Contrôle des armes nucléaires comme facteur pour assurer la sécurité nationale et internationale".

De 2011 à 2016, Antonov a occupé le poste du vice-ministre de la Défense, ensuite le poste du vice ministre des Affaires étrangères. Il est considéré être un très bon négociateur.

Moscou nomme un ambassadeur « de combat » aux Etats-Unis

La candidature de M. Antonov avait déjà été validée par la Douma, la Chambre basse du Parlement russe, lors d’une séance à huis clos, avant d’être adoubée, le 22 mai, par le Conseil de la fédération, l’équivalent du Sénat.

La décision du Kremlin de changer son représentant n’a pas de liens avec la supposée « ingérence russe » dans l’élection présidentielle américaine de 2016 ni même avec les nombreuses liaisons présumées entre des proches de Donald Trump et des responsables russes. Moscou avait aussi envisagé cette nomination dans l’hypothèse d’une victoire d’Hillary Clinton.

La Russie, qui jugeait alors, comme d’autres capitales, quasi acquise l’élection de la candidate, avait prévu de nommer un ambassadeur de « combat » face à la démocrate, accusée de longue date de vouloir déstabiliser le Kremlin en encourageant ses opposants. « Elle a donné le la pour certains militants dans le pays », avait affirmé en public Vladimir Poutine. L’élection de Donald Trump à la Maison Blanche n’a pas réchauffé les relations.

Spécialiste des questions de désarmement

Dans le contexte actuel de tensions et d’incertitudes, l’ambassadeur pressenti a donc été maintenu. Diplômé de la prestigieuse université d’Etat des relations internationales de Moscou, Anatoli Antonov a travaillé trente années durant au ministère des affaires étrangères.

Il avait mené en juin 2007 la délégation russe à Vienne, lors de la conférence extraordinaire convoquée à la demande de Moscou pour modifier le traité sur les forces conventionnelles en Europe, qui s’était achevée sur un échec. En 2015, la Russie s’est finalement retirée totalement de ce traité.

Devenu un spécialiste des questions du désarmement, M. Antonov avait piloté les négociations russo-américaines en mai 2009 sur le nucléaire. Celles-ci ont donné naissance, en 2010, au nouveau Traité sur la réduction des armes stratégiques offensives (START), qui prévoit notamment de limiter à 1 500 le nombre d’ogives dans chacun des deux pays.

Le dossier suit désormais les hauts et les bas de la relation bilatérale, puisqu’en octobre 2016, M. Poutine a suspendu par décret un accord de coopération russo-américain sur la recherche scientifique et le développement de l’énergie nucléaire. Une première.

C’est par décret, aussi, que le chef du Kremlin avait nommé M. Antonov vice-ministre de la défense en février 2011. Un transfert étonnant qui vaudra à l’intéressé, très impliqué dans le conflit en Ukraine, d’être inscrit sur les listes de sanctions canadienne et européenne instaurées après l’annexion de la Crimée et les combats dans le Donbass. M. Antonov a ainsi fait son entrée dans la liste noire des personnalités russes interdites d’entrée dans l’Union européenne le 16 février 2015 au motif qu’il « contribu[ait] à soutenir le déploiement des troupes russes en Ukraine ».

Une mission des plus délicates

Il sera aussi au centre de l’intervention russe en Syrie. En uniforme militaire, le visage rond et le regard perçant, c’est lui qui avait animé, en décembre 2015, la conférence de presse, organisée au QG de l’état-major à Moscou, au cours de laquelle le président turc Recep Tayyip Erdogan et sa famille avaient été accusés de trafic de pétrole en Syrie« C’est un business familial ! », avait alors assuré M. Antonov, dans une immense salle où étaient projetées des photos de convois pétroliers impossibles à identifier.

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Anatoli Antonov, vice-ministre de la défense de Russie, à Moscou, le 7 octobre 2016.
Anatoli Antonov, vice-ministre de la défense de Russie, à Moscou, le 7 octobre 2016. IVAN SEKRETAREV / AP

Ce chapitre, qui suivait le crash d’un Soukhoï russe abattu par des avions de chasse turcs au-dessus de la frontière syrienne a, depuis lors, été refermé.

Aux Etats-Unis, la mission de M. Antonov s’annonce des plus délicates. Lundi, l’ambassade américaine à Moscou a annoncé la suspension provisoire de la délivrance des visas pour les « non-immigrants » et la fermeture de ce service dans ses trois consulats, à Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg et Vladivostok.

Lire aussi :   Washington suspend l’octroi de visas en Russie après l’expulsion de diplomates américains

Cette mesure fait suite à la réduction imposée, le 30 juillet, par Vladimir Poutine du personnel de la représentation diplomatique américaine en Russie, à « 455 personnes » – soit l’équivalent de celle de la Russie aux Etats-Unis – après l’annonce de nouvelles sanctions décidées par Washington.

Les Russes, qui constituent la majorité des quelque 1 200 employés de l’ambassade américaine à Moscou et dans les consulats, devraient principalement faire les frais de cette annonce, comme en 1986 lorsque Moscou avait répliqué à l’expulsion de 80 ses diplomates des Etats-Unis en diminuant, sur son territoire, le nombre d’employés russes travaillant pour l’ambassade américaine.

 

Ce dimanche 24 septembre, le général russe Valéry Asapov a été tué avec deux colonels par des bombardements ciblés en plein sur le quartier général russe venant selon des sources officielles des djihadistes de l'Etat islamique. Mais certains parlent d'un attentat ciblé -d'un assassinat-  sur ce général et que derrière les djihadistes de l'EI seraient en fait des soldats U.S. 

Un général important, courageux et reconnu comme un homme d'une grande valeur.

Valery Assapov n'était pas qu'un général de l'armée russe, mais c'était l'homme en charge au poste de commandement des troupes syriennes. Il a aidé les commandants syriens dans l'opération de libération de Deir ez-Zor. Assapov a été tué à la suite de l'explosion d’un obus de mortier qui a pénétré directement dans la salle du quartier général où se trouvait le général.

Trahison ?

Comme l’obus a touché exactement la salle dans laquelle se trouvait le général avec les deux colonels, l'hypothèse d'une trahison est émise, car il fallait savoir exactement qu'à cette heure et à cet endroit précis Valéry Asapov s'y trouvait. Qui a informé les soldats U.S. de la présence du général et donné les coordonnées du lieu ?

Il est à noter que le général Assapov se trouvait sur la liste des sanctions émise par les U.S.A. en raison de la guerre en Ukraine et de la Crimée.

Des soldats importants tués à l'intérieur des lignes.

La mort du général Assapov correspondant à celle de nombreux officiers russes ou des figures et commandants prorusses dans le Donbass tués directement à l'intérieur des lignes et même dans un quartier général au Donbass comme cela fut le cas pour le commandant Givi. Les U.S.A usent d'attaques ciblées dans les rangs des armées russes pour destabiliser le commandement militaire russe. La version officielle d'une attaque de djihadistes de l'EI ne semble en effet pas tenir la route car les U.S.A. financent et aliment en armes le groupement de djihadistes.  

Olivier Renault

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Путин назначил Анатолия Антонова новым послом в США
© РИА Новости / Григорий СысоевПерейти в фотобанкЗаместитель главы МИД Анатолий Антонов посетил Госдуму РФ. Архивное фото
Заместитель главы МИД Анатолий Антонов посетил Госдуму РФ. Архивное фото
МОСКВА, 21 авг— РИА Новости. Президент России Владимир Путин подписал указ о назначении Анатолия Антонова послом России в США.

Заместитель министра иностранных дел РФ Анатолий Антонов в Госдуме РФ. 18 мая 2017

Биография Анатолия Антонова

"Назначить Антонова Анатолия Ивановича чрезвычайным и полномочным послом Российской Федерации в Соединенных Штатах Америки и постоянным наблюдателем Российской Федерации при Организации американских государств в Вашингтоне", — говорится в указе, опубликованном на сайте Кремля.

Двумя другими указами Путин освободил Антонова от должности заместителя министра иностранных дел, а Сергея Кисляка — от обязанностей посла России в США.

Антонов — карьерный дипломат, с 2007 года он имеет ранг чрезвычайного и полномочного посла. Родился в 1955 году, в 1978-м окончил МГИМО, является доктором политических наук, владеет английским и бирманским языками.

Заместитель министра иностранных дел РФ Анатолий Антонов. Архивное фото
Рябков: возможное назначение Антонова послом в США - оптимальный выбор

В 2004-2011 годах Антонов был директором департамента МИД по вопросам безопасности и разоружения, в 2011-2016 годах — заместителем министра обороны, после чего снова вернулся в МИД.

Антонов сменит на посту главы российской дипмиссии в Вашингтоне Сергея Кисляка, который занимал эту должность с 2007 года. В последнее время американские СМИ много писали о Кисляке как о "проводнике российского влияния", с его именем было связано несколько громких отставок. Так, со своего поста ушел cоветник президента Дональда Трампа по национальной безопасности Майкл Флинн, которого обвиняли в том, что он не полностью рассказал спецслужбам о беседе с Кисляком. А генпрокурор Джефф Сешнс взял самоотвод от расследования "российских связей" окружения Трампа, поскольку СМИ писали, что, будучи сенатором, он также встречался с российским послом. Кроме того, СМИ называли Кисляка "сотрудником разведки" и "вербовщиком", что было с возмущением воспринято российским МИД и вызвало критику даже в среде американских дипломатов.

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