Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité

WWIII : LA CHINE ET LA RUSSIE RELEVENT LE DEFIT DE L'OCCIDENT DE VOULOIR FAIRE LA GUERRE A TOUT PRIX, LA FRANCE ET MACRON AVAIT DEJA PREVU D'EMMENER VLADIMIR POUTINE DANS LA GALERIE DES GLACES A VERSAILLES POUR LE TRAITE DE PAIX SUITE A LA DEFECTION DE NOS MATERIELS ET DES NOS SOLDATS. HITLER AVAIT MIS UN MOIS POUR LA DERNIERE POUR VENIR A PARIS, POUTINE NE METTRA QU'UNE SEMAINE.

Publié le par José Pedro, collectif des rédacteurs dans LAOSOPHIE sur Overblog

WWIII : LA CHINE ET LA RUSSIE RELEVENT LE DEFIT DE L'OCCIDENT DE VOULOIR FAIRE LA GUERRE A TOUT PRIX, LA FRANCE ET MACRON AVAIT DEJA PREVU D'EMMENER VLADIMIR POUTINE DANS LA GALERIE DES GLACES A VERSAILLES POUR LE TRAITE DE PAIX SUITE A LA DEFECTION DE NOS MATERIELS ET DES NOS SOLDATS. HITLER AVAIT MIS UN MOIS, POUR LA WWII POUR VENIR A PARIS, POUTINE NE METTRA QU'UNE SEMAINE POUR LA WWIII.

Le grand marchandage de Poutine avec Israël : Israël peut-il l’accepter ?

L'Homme à cette particularité par rapport aux animaux de se battre pour autre chose que sa propre survie. L'Homme se bat pour le pouvoir, la conquête, la religion et parfois on ne sait même pas trop pourquoi. Ce triste constat s'observe depuis que l'être humain a inventé les armes et que la notion de territoire est apparu. Rien ne semble pouvoir arrêter les conflits, les guerres sont comme les têtes de l'Hydre de Lerne, on en cesse une, deux autres apparaissent à sa suite. 

Quelques points de repères pour la France en Guerre :

- 1ère guerre de Cent ans; victoire totale. Les normands angevins sont giclés du continent et réduits à leur colonie anglaise qui devient alors un pays, perdant au passage leurs terres les plus riches et peuplées. Le domaine royal explose sa surface territoriale et cesse d'être le petit domaine capétien entre Paris et Orléans, TOTAL DES MORTS Français : 6 Millions

- 2ème Guerre de Cent Ans: victoire totale. Règle définitivement la question de l'Angleterre sur le continent (le point final sera porté au XVIème siècle avec la prise de Calais), TOTAL DES MORTS Français 5 Millions

- Guerres bourguignonnes: victoire totale. Fin de l'Etat bourguignon et de la tentative de refaire une Lotharingie. TOTAL DES MORTS Français : 2 Millions

- Guerres de religion ou Guerre de 40 ans (aspect extérieur): tentatives de mainmise espagnole sur la France divisée complètement anéanties TOTAL DES MORTS Français : 4,5 Millions de morts.

- Guerre de Trente Ans: la France est le plus grand vainqueur (même si dans un état difficile, comme tout le monde alors), ce que consacrent les Traités de Westphalie, TOTAL DES MORTS Français : 8 Millions de morts.

- Guerre franco-espagnole: France vainqueur. Le Traité des Pyrénées consacre la fin de l'encerclement de la France par l'Espagne (le "chemin de ronde). La prise de la Franche Comté, qui complète celle de l'Alsace (celle là pas sur l'Espagne), l'affaiblissement espagnol..... Dégagent la France de toute menace directe importante. TOTAL DES MORTS Français : 3 Millions

- Guerre de Dévolution des trônes: s'est déroulée en 1667 et 1668. Il s'agit de la première guerre du jeune Louis XIV. Elle prend fin le par la signature du traité d'Aix-la-Chapelle par les différents belligérants. La France est a genoux, le roi a tout vendu son argenterie, et pour se refaire il fait comme d'habitude la poche aux Français. Sur 54 ans de règne, 33 ans de conflits: Victoire: En quelques mois, sous la conduite de Turenne, ses armées n'ont aucun mal à occuper Lille et les autres villes des Pays-Bas espagnols. De son côté, le Grand Condé occupe la Franche-Comté. Il ne s'agit que d'une monnaie d'échange en vue des négociations à venir. Celles-ci ne tardent pas. Les Provinces-Unies (les actuels Pays-Bas) et l'Angleterre s'inquiétant des ambitions du jeune Louis XIV, le Roi qui aime la Guerre, proposent leur médiation. TOTAL DES MORTS SOUS LOUIS XIV : 4 000 000 de Français et 9 Millions d'Handicapés.

La paix signée à Aix-la-Chapelle permet à Louis XIV d'annexer Lille, Tournai, Douai, Armentières et quelques dépendances.

Le règne du Roi-Soleil atteindra son apogée dix ans plus tard avec la paix de Nimègue qui entraînera l'annexion définitive au royaume de la Franche-Comté.

- Guerre de Hollande ou Guerre de 80 ans: la France passe à côté d'une victoire éclaire massive, mais s'en tire plutôt bien et gagne encore des territoires : TOTAL DES MORTS Français 1,2 Millions

- Guerre de la Ligue d'Augsbourg: dur de dire si elle a vraiment un vainqueur, mais la France ne s'en tire pas si mal comparé aux autres, et arrondit encore ses frontières TOTAL DES MORTS Français :0,7 Millions de morts et 3,6 Millions d'handicapés.

- Guerre de la Succession d'Espagne: bilan plutôt similaire. malgré les quelques pertes territoriales, le principal est fait (détail: la frontière espagnole n'aura plus à être défendue) et personne n'emporte réellement d'avantage sur les autres. Pure paix de compromis du moins pire pour tout le monde. TOTAL DES MORTS Français : 1,8 Millions

- Guerre de Succession de Pologne, Guerre de Succession d'Autriche: difficile de faire un compte final des pertes et gains dans ces affrontements sans résultat direct. TOTAL DES MORTS Français : 80 000.

- guerre de 7 ans: clairement pas une victoire, mais pas vraiment de défaite non plus. Les seules pertes sensibles sont le Canada, qui n'est alors pas grand chose, et l'Inde, qui aurait pu devenir quelque chose (mais le manque d'émigration empêchait beaucoup ce fait; c'est en fait à partir de ce moment que l'Inde devient quelque chose de rentable pour la France via les comptoirs qui, dégagés des soucis de maintenir un territoire, peuvent n'être qu'une source de revenus). Les îles à sucre sont préservées, et c'étaient elles le business principal. Il s'agit d'une défaite sur le plan moral symbolique, et c'est vécu ainsi dans les forces armées qui entament alors leur grande mue. TOTAL DES MORTS Français 450 000.

- Guerre d'Indépendance US: grande victoire (à quel prix) qui permet de récupérer de tous les désagréments imposés par le traité de 1763. Les accords commerciaux et douaniers imposés par l'Angleterre sont anéantis, la fierté nationale redressée, la puissance anglaise durement impactée et la réforme militaire et navale sont consacrées. A noter que l'indépendance US aurait été impossible sans la France, contrairement à ce que nombre d'Américains croient, ce qui fait de cette aide française l'équivalent de ce qu'a été l'aide US pendant la Seconde Guerre Mondiale, pas pendant la Première. TOTAL DES MORTS Français 1,5 Millions.

- guerre de Crimée: victoire. Contribution française plus vaste et décisive que l'anglaise. TOTAL DES MORTS Français 100 000 morts et 436 000 handicapés.

- Guerre de l'indépendance italienne: victoire. TOTAL DES MORTS Français: 85 000. 

- Première Guerre Mondiale: victoire quand même. Parmi les vainqueurs, la France est le "primus inter pares", celle dont la contribution fut la plus conséquente. TOTAL DES MORTS Français: 1,7 Millions et 4,3 Millions handicapés.

-Seconde Guerre Mondiale victoire. TOTAL DES MORTS Français: 600 000 et 3,8 Millions handicapés. La signature rapide du Traité de Versailles et la collaboration avec l'ennemi ont permis d'échapper aux 27 Millions de morts en Russie.
 
-Troisième Guerre Mondiale 2018, victoire on signe un accord avec Poutine de reddition sans contrepartie. TOTAL DES MORTS Français: 48 Millions de morts et 22 millions d'handicapés.
Publicité
Armes russes ultramodernes: Poutine répond «à la rhétorique US, pleine de menaces»
© Sputnik. Michael Klimentyev 1 / 2 International
URL courte

Les déclarations sur les armements faites par Vladimir Poutine dans le cadre de son message à l’Assemblée fédérale ont suivi l’intention déclarée de Donald Trump de développer l’arme nucléaire tactique, a rappelé à Sputnik Beyazıt Karataş, major général à la retraite de l'armée de l'air de la Turquie et vice-président du parti Vatan.

Les États-Unis ne sont plus une superpuissance en matière d'armes conventionnelles et ils s'en rendent compte eux-mêmes, ce qui explique sans doute la nécessité de développer l'arme nucléaire tactique annoncée par le Président américain, a estimé Beyazıt Karataş dans un entretien accordé à Sputnik.

«Les déclarations du Président russe ont suivi celles de Trump. Quant aux propos tenus par le Président américain, on pourrait y déceler une tentative de compenser la faiblesse en armes conventionnelles par l'accroissement du potentiel nucléaire. Dans ce contexte, les déclarations faites par Poutine pourraient être comprises comme une réponse à la rhétorique américaine, pleine de menaces», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que les déclarations du Kremlin laissaient clairement entendre que la Turquie n'avait pas besoin de la défense nucléaire ni du système de dissuasion de l'Otan.

«Moscou souligne que la Turquie peut se retirer sans crainte de l'Otan, et que dans une telle situation, Ankara aura toutes les garanties qu'il ne sera confronté à aucune menace à sa sécurité nationale», a indiqué le général.

Il a rappelé avoir prévenu auparavant que la Turquie pourrait s'avérer un jour être une cible nucléaire des États-Unis.

«Par-là, j'entendais qu'une attaque nucléaire lancée depuis le territoire turc par n'importe quel pays de l'Otan, et l'Amérique en premier lieu, pourrait faire de la Turquie une cible nucléaire. Quoi qu'il en soit, par sa récente déclaration, la Russie a proposé d'une part à Ankara un système de défense, alternatif à la dissuasion nucléaire de l'Otan, et de l'autre, a envoyé un message bien explicite à l'Otan et aux États-Unis», a conclu M.Karataş.

La Russie menace d’attaquer quiconque ciblerait un de ses alliés

poutine3
Coree du Nord

L’éditorialiste du site panarabe Raï al-Youm, Abdel Bari Attwan, a fait une analyse des récentes déclarations du président russe, qui a menacé ouvertement d’attaquer quiconque prendrait pour cible un allié de la Russie.

Dans un discours prononcé devant des élites politiques et militaires russes, Vladimir Poutine a fait étalage de l’ensemble des nouveaux armements et missiles russes, et notamment de ceux capables de porter des ogives nucléaires et de frapper « n’importe quel point du globe sans que personne ne puisse l’empêcher ».

Pour corroborer ses propos menaçants, Poutine a fait projeter un film dans le salon où il faisait son discours, vidéo qui montrait les missiles de la Russie. Le président russe a ajouté qu’il considérerait comme une agression contre les positions russes, toute attaque qui serait dirigée contre ses alliés.

C’est bien la première fois depuis sa présidence que Vladimir Poutine parle sur un ton aussi menaçant et qu’il évoque les missiles intercontinentaux de son pays. Sans aucun doute, le message est adressé à l’Amérique et à ‘Israël’.

Les comptes-rendus de la Conférence sur la sécurité de Munich signalent une tension croissante entre la Russie et les États-Unis sur trois points : la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie.

Les provocations américaines contre la Corée du Nord :

Il est utile de rappeler que la Russie s’oppose fermement aux menaces américaines contre Pyongyang et qu’elle confirme le droit de la Corée du Nord à devenir une puissance nucléaire et à fabriquer et tester des missiles intercontinentaux pour se défendre contre les menaces américaines.

Les agissements américains en Syrie :

Par ailleurs, Poutine et les dirigeants militaires russes s’inquiètent des agissements américains en Syrie et craignent que Washington ne répète le scénario afghan en Syrie. Cette préoccupation est due aussi à la récente déclaration du secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, qui a confirmé la présence permanente de 2 500 soldats américains en Syrie.

Le secrétaire général adjoint du Conseil de sécurité de la Fédération de Russie a confirmé de son côté la présence de 20 bases militaires américaines dans les zones contrôlées par les Forces démocratiques syriennes, dans le nord-ouest de la Syrie, bases où des forces spéciales sont formées.

La Russie craint que des groupes armés syriens ciblent sa base navale de Tartous ou encore sa base aérienne de Hmeimim, eu égard notamment à la récente attaque de drone sur Hmeimim, dont il a été établi qu’elle était très probablement l’œuvre des forces américaines.

Les problèmes posés par Trump dans l’application de l’accord sur le nucléaire :

Trump tente de saboter l’accord nucléaire avec l’Iran et on prédit qu’il retire les États-Unis dudit accord dans les mois à venir, tout comme il l’a fait concernant l’accord balistique avec la Russie.

Les chances de confrontation ne sont donc pas minces et il se peut même qu’’Israël’ jette encore de l’huile sur le feu et qu’il accélère l’arrivée de cette guerre, comme l’a affirmé il y a peu Dick Cheney, l’adjoint de Georges Bush, l’ex-président des États-Unis.

Il ne faut pas perdre de vue que Moscou a retrouvé une partie substantielle de sa force d’antan et qu’elle est devenue une superpuissance. De plus, ce pays est dirigé par un homme qui est parfaitement capable d’écrire une nouvelle page de l’histoire de la Russie.

Source: Avec PressTV

Pékin et Moscou relèvent le défi de la Guerre

La Chine et la Russie ont ressenti le besoin de « répondre » aux postures bellicistes américaines. Cela démontre à quel point ils se sont non seulement sentis menacés par la nouvelle posture nucléaire US mais ont eu des informations détaillées sur des préparatifs de guerre visant leurs grandes villes et leurs infrastructures.
L’allocution annuelle du président russe Vladimir Poutine devant le parlement n’était pas une annonce mais plutôt une réponse précise à une menace directe émanant des adversaires acharnés de la Russie.
Les médias dits Mainstream ou dominants, ont présenté les choses bien différemment en focalisant sur le caractère « spontané » et « soudain » des « arguments » russes.
Au mépris du temps, les médias occidentaux et arabes ont réagi de même en 1990 lorsque après avoir reçu des menaces d’anéantissement de la part de ses anciens alliés, Saddam Hussein déclara lors d’une conférence de presse qu’Israël devait choisir avec quelle arme il devait être détruit en exhibant une fiole (l’Irak sera détruit à cause d’une autre fiole plus d’une décennie plus tard) contenant des éléments d’une arme chimique binaire.
Le manque d’innovation commence à sérieusement entamer les stratégies communicationnelles des principales grandes puissances.
Jamais un président russe n’avait consacré autant de temps à la description de certains systèmes d’armes de nouvelle génération capable de neutraliser les « boucliers » antimissiles mis en place depuis des années autour de la Russie et de la Chine sous d’autres prétextes plus ou moins connexes mais toujours fallacieux  (alternance entre une hypothétique menace iranienne et une menace réelle nord-coréenne sinon c’est l’outil fourre-tout terrorisme et simili-Daech).
Poutine répondait à une menace très précise. Trop précise. Certains milieux très influents en Occident ont décidé et sont prêts pour la première fois à assumer les conséquences terribles d’un conflit thermonucléaire global en estimant qu’au final la Russie et la Chine en sortiront humiliés, vaincus et détruits.
L’électrochoc russe fut suivi, moins de deux jours plus tard, par une véritable foudre chinoise: sans aucun discours, les dirigeants chinois ont laissé fuiter dans le domaine public deux allusions surprenantes quant aux projets immédiats de la Chine en matière de défense:
Pékin a entamé la conception non pas de quatre mais de dizaines de porte-avions (l’information circulant dans certains milieux du Parti communiste chinois parle de fonds alloués pour la construction de 24 unités!);
Le développement des capacités de lutte antisatellite et de guerre électronique a atteint un tel niveau que Pékin estime avoir la capacité d’envoyer la moitié du globe de l’âge numérique à l’âge de pierre sans avoir à déclencher le moindre  conflit.

Le fait que la Chine et la Russie aient ressenti le besoin de « répondre » démontre à quel point ils se sont non seulement sentis menacés par la nouvelle posture nucléaire US mais ont eu des informations détaillées sur des préparatifs de guerre visant leurs grandes villes et infrastructures.
Les puissances « révisionnistes » ont profité des turpitudes des politiques US et celles de leurs alliés pour monter en puissance. A Washington, on commence à se rendre compte, très tardivement, que la décision de faire la guerre à l’Irak et à se noyer dans des guerres interminables dans le monde musulman, a signé l’arrêt de mort du «nouveau siècle américain » si prometteur. La malédiction mésopotamienne existe. Les avertissements des chamanes amérindiens et sibériens avant l’invasion de Bagdad en 2003 n’étaient pas vains: L’empire s’effondre.
En face, un Poutine regrettant amèrement la chute de l’Union Soviétique et un dirigeant chinois ayant arboré le treillis de combat et la symbolique est d’une extrême violence pour la pensée chinoise, ont mis fin à la « Fin de l’Histoire » et s’attellent désormais à refonder un monde nouveau.
Vouloir frapper avec la force maximale deux adversaires qui survivront à la première frappe puis qui vous assèneront sans l’ombre d’un doute furtif une seconde frappe révèle soit un manque flagrant de stratégie réelle ou la fin de la pensée stratégique.
Source: Strategika
https://french.almanar.com.lb/800050
Publicité

Le grand marchandage de Poutine avec Israël : Israël peut-il l’accepter ?

« ...C’est le Grand Marchandage de Poutine : la Russie assumera une certaine responsabilité définie pour la sécurité d’Israël, mais pas si Israël entreprend des guerres de choix contre l’Iran et le Hezbollah, ou s’il perturbe délibérément la stabilité dans le nord – y compris en Irak. Et plus jamais de bombardements gratuits dans le nord, destinés à perturber la stabilité. Mais si Israël veut une guerre avec l’Iran, alors la Russie se tiendra à l’écart.... »

 « Israël enfourche un grand cheval » écrit Alex Fishman (le correspondant vétéran de la défense israélien) dans le quotidien hébraïque Yedioth Ahronoth le mois dernier, « et s’approche à pas de géant d’une ‘guerre de choix’. Sans mâcher ses mots, c’est une guerre commencée au Liban. » Dans son article, Fishman note : « La dissuasion classique consiste à menacer un ennemi de ne pas vous nuire sur votre territoire, mais ici, Israël exige que l’ennemi s’abstienne de faire quelque chose sur son propre territoire, sinon Israël va lui nuire. Du point de vue historique et de la perspective de la légitimité internationale, les chances que cette menace soit reconnue comme valide, conduisant à la cessation des activités ennemies sur leur propre territoire, sont minces. »

Ben Caspit a également évoqué la perspective d’une « guerre de choix » tandis que – comme l’explique le professeur Idan Landau dans un blog israélien – un éditorial de Haaretz notait :
« Le gouvernement israélien doit donc à ses citoyens une explication précise, pertinente et convaincante quant au fait qu’une usine de missiles au Liban a changé l’équilibre stratégique au point de nécessiter d’aller en guerre. Il doit présenter au public israélien des évaluations sur le nombre attendu de victimes, les dommages causés aux infrastructures civiles et le coût économique de la guerre, par rapport au danger que représente la construction de l’usine de missiles. »
Nous vivons des temps dangereux au Moyen-Orient aujourd’hui – à la fois dans l’immédiat et à moyen terme.
La semaine dernière a vu le premier changeur de donne qui a presque plongé la région dans la guerre : la chute d’un des avions les plus sophistiqués d’Israël – un F16i. Mais comme le note Amos Harel à cette occasion :
« Le président russe Vladimir Poutine a mis fin à la confrontation entre Israël et l’Iran en Syrie – et les deux parties ont accepté sa décision (…) Samedi après-midi, après la deuxième vague de bombardements (…) des officiels israéliens tenaient toujours une ligne militante, et il semblait que Jérusalem envisageait d’autres actions militaires. Les discussions à ce sujet ont pris fin peu de temps après un appel téléphonique entre Poutine et le Premier ministre Benjamin Netanyahu. » (caractères gras ajoutés).
Et cette dernière déclaration représentait le deuxième changeur de donne : dans le bon vieux temps, comme disait Martin Indyk, c’est vers les États-Unis qu’Israël se serait tourné par réflexe, mais pas cette fois-ci. Israël a demandé au président Poutine d’être médiateur. Il semble qu’Israël estime que M. Poutine est maintenant le « pouvoir indispensable ». Et en termes d’espace aérien dans le nord, il l’est. Comme Ronen Bergman l’a écrit dans le New York Times : premièrement « Israël ne pourra plus agir en Syrie sans limites » et deuxièmement, « si personne ne le sait encore, la Russie est la puissance dominante dans la région. »
Alors, de quoi s’agit-il ? Pour commencer, il ne s’agit pas d’un drone qui pourrait (ou non) avoir pénétré dans ce qu’Israël appelle Israël, ou ce que la Syrie considère comme un « Golan occupé ». Laissez-nous ignorer tout cela : ou, pensez-y comme à l’effet papillon dans la théorie du chaos, dont la petite impulsion change le monde, si vous préférez. En fin de compte cependant, ces divers avertissements d’une guerre imminente ont précipité  le succès de l’État syrien à vaincre l’insurrection djihadiste montée contre lui. Ce résultat a modifié l’équilibre des pouvoirs au niveau régional − et nous assistons à la réaction des États face à cette défaite stratégique.
Israël, ayant soutenu le camp des perdants, veut limiter ses pertes. Il craint les changements qui se produisent dans le nord de la région : le Premier ministre Netanyahou a demandé à plusieurs reprises au président Poutine de garantir que l’Iran et le Hezbollah ne puissent tirer aucun avantage stratégique de la victoire de la Syrie au détriment d’Israël. Mais il semble clair que Poutine n’a donné aucune garantie. Il a déclaré à Netanyahou que tout en reconnaissant et en prenant acte des intérêts de sécurité d’Israël, la Russie avait aussi ses intérêts – et a également souligné que l’Iran était un « partenaire stratégique » de la Russie.
Dans la pratique, il n’y a pas de présence effective de l’Iran ou du Hezbollah dans les environs immédiats d’Israël – et en effet, l’Iran et le Hezbollah ont en grande partie réduit leurs forces en Syrie dans son ensemble. Mais, il semble que Netanyahou voulait plus. Et pour faire pression sur la Russie afin qu’elle garantisse une future Syrie libre de toute présence chiite, Israël a bombardé la Syrie presque chaque semaine et a émis une série de menaces de guerre contre le Liban (sous prétexte que l’Iran y construisait des usines de missiles sophistiqués), disant en fait au président Poutine, que s’il ne donne pas de garanties fermes vis-à-vis d’une Syrie libérée de l’Iran et du Hezbollah, il perturbera les deux pays.
Eh bien, ce qui s’est passé, c’est qu’Israël a perdu un F16 : abattu de manière inattendue par les défenses aériennes syriennes. Le message est le suivant :
« La stabilité en Syrie et au Liban est dans l’intérêt russe. Alors que nous reconnaissons les intérêts de la sécurité d’Israël, il ne faut pas plaisanter avec les nôtres. Si vous voulez une guerre avec l’Iran c’est votre affaire, et la Russie ne sera pas impliquée. Mais n’oubliez pas que l’Iran est, et reste, notre partenaire stratégique. »
C’est le Grand Marchandage de Poutine : la Russie assumera une certaine responsabilité définie pour la sécurité d’Israël, mais pas si Israël entreprend des guerres de choix contre l’Iran et le Hezbollah, ou s’il perturbe délibérément la stabilité dans le nord – y compris en Irak. Et plus jamais de bombardements gratuits dans le nord, destinés à perturber la stabilité. Mais si Israël veut une guerre avec l’Iran, alors la Russie se tiendra à l’écart.
Israël a maintenant goûté au bâton du président Poutine : votre supériorité aérienne dans le nord vient d’être entamée par les défenses aériennes syriennes. Vous, Israël, perdriez complètement cette supériorité si nos défenses aériennes S400 étaient activées : « Pensez-y. »
En cas de doute, considérez cette déclaration en 2017, par le chef d’état-major des Forces aérospatiales russes, le général de division Sergueï Mechtcheriakov. Il avait déclaré :
« Aujourd’hui, un système de défense aérienne unifié et intégré a été mis en place en Syrie. Nous avons assuré l’interconnexion technique et informationnelle des systèmes de reconnaissance aérienne russe et syrien. Toutes les informations sur la situation dans les airs provenant des stations radars syriennes sont transmises aux points de contrôle du groupement de forces russes. »
Deux choses découlent de ceci :
Premièrement la Russie savait exactement ce qui se passait quand le F16 israélien a rencontré un tir de barrage de missiles de la part de la défense aérienne syrienne. Comme Alex Fishman, doyen des correspondants de la défense israélienne, l’a noté (en hébreu) ​​dans le quotidien Yediot Ahoronot le 11 février :
« Un des avions [israéliens] a été touché par les deux barrages de 27 missiles sol-air syriens (…) ce qui est une grande réussite pour l’armée syrienne, et embarrassant pour l’IAF, puisque les systèmes de guerre électronique qui enveloppent l’avion étaient supposés avoir fourni une protection contre un barrage de missiles (…) L’IAF va devoir mener une enquête approfondie de renseignement technique pour déterminer si les Syriens sont en possession de systèmes capables de contourner les systèmes israéliens d’alerte et de brouillage. Les Syriens ont-ils développé une nouvelle technique que l’IAF ignore ? Il a été signalé que les pilotes n’ont pas averti par contact radio qu’un missile ennemi les avait ciblés. En principe, ils étaient censés le signaler, ils étaient peut-être préoccupés, mais il y avait aussi la possibilité plus grave qu’ils ignoraient que le missile les avait dans le collimateur. Cela m’amène à la question de savoir pourquoi ils ne le savaient pas, et ils ont seulement réalisé la gravité du dommage après qu’ils aient été frappés et forcés à refluer. »
Deuxièmement l’affirmation d’Israël prétendant que la Syrie a ensuite été punie par Israël avec la destruction de 50% de son système de défense aérienne devrait être prise avec de grosses pincettes. Rappelez-vous que Mechtcheriakov a dit qu’il s’agissait d’un système russo-syrien intégré et unifié, c’est-à-dire qu’il était surmonté d’un drapeau russe – et cette revendication israélienne initiale a maintenant été rétropédalée par le porte-parole de l’IDF.
Enfin, Poutine, à la suite de la chute des F16, a demandé à Israël de cesser de déstabiliser la Syrie. Il n’a rien dit à propos des drones syriens qui patrouillaient la frontière sud (une pratique syrienne régulière pour surveiller les groupes d’insurgés dans le sud). Le message est clair : Israël obtient des garanties de sécurité limitées de la Russie, mais perd sa liberté d’action. Sans la domination aérienne – que la Russie a déjà effacée – la prétendsupue ériorité sur ses États arabes voisins, qu’Israël a depuis longtemps enfouie dans sa psyché collective, verra les ailes d’Israël coupées.
Un tel marchandage peut-il être digéré culturellement en Israël ? Nous devons attendre de voir si les dirigeants d’Israël acceptent qu’ils ne jouissent plus de la supériorité aérienne sur le Liban ou la Syrie ; ou si, comme les commentateurs israéliens nous avertissent dans nos citations introductives, les dirigeants politiques israéliens opteront pour une guerre de choix, dans le but d’éviter la perte finale par Israël de sa domination du ciel. Il y a, bien sûr, l’autre option de se précipiter à Washington, afin d’essayer de convaincre l’Amérique d’adopter l’idée de l’expulsion de l’Iran de la Syrie – mais nous pensons que Poutine a déjà tranquillement cadré Trump à l’avance avec son plan. Qui sait ?
Alors, une guerre préventive pour essayer de récupérer la supériorité aérienne israélienne serait-elle faisable ou réaliste du point de vue des Forces de défense israéliennes ? C’est un point discutable. Un tiers des Israéliens sont culturellement et ethniquement russes, et beaucoup admirent le président Poutine. Ainsi, Israël pourrait-il compter, dans de telles circonstances, sur le fait que la Russie n’utilise pas ses propres missiles de défense aérienne hautement sophistiqués S400, stationnés en Syrie, pour protéger les militaires russes stationnés dans ce pays ?
Et les tensions israélo-syro-libanaises, en elles-mêmes, n’épuisent pas les risques actuels d’emballement associés à la Syrie. Le même week-end, la Turquie a perdu un hélicoptère et ses deux équipages, abattus par les forces kurdes à Afrin. Le sentiment en Turquie contre les YPG et le PKK s’enflamme ; le nationalisme et le nouvel ottomanisme sont en hausse et l’Amérique est présentée avec colère comme « l’ennemi stratégique » de la Turquie. Le président Erdogan affirme vigoureusement que les forces turques évacueront toutes les forces YPG / PKK d’Afrin jusqu’à l’Euphrate, mais un général américain dit que les troupes américaines ne bougeront pas pour laisser passer les troupes d’Erdogan, à mi-chemin à Manbij. Qui va baisser les yeux le premier ? Et, cette escalade peut-elle continuer sans une rupture majeure des relations turco-américaines ? Erdogan a déjà noté que le budget américain de la défense pour 2019 comprend une allocation de 550 millions de dollars pour les YPG. Que signifie exactement cette disposition de l’Amérique ?
De même, une direction militaire américaine, soucieuse de jouer un remake de la guerre du Vietnam – mais cette fois victorieuse pour montrer que le résultat du Vietnam était une défaite non méritée pour les forces américaines – peut-elle accepter de se retirer de son occupation agressive de la Syrie, à l’est de l’Euphrate et perdre ainsi sa crédibilité ? Surtout lorsque le rétablissement de la crédibilité et de l’influence militaires américaines est le mantra même des généraux de la Maison Blanche (et de Trump) ? Ou, la poursuite américaine de recherche de crédibilité militaire dégénèrera-t-elle en un jeu de poule mouillée, entre les forces américaines et les forces armées syriennes – ou avec la Russie elle-même, qui considère l’occupation américaine comme perturbante pour la stabilité régionale ?
La vue d’ensemble de la concurrence entre les États pour l’avenir de la Syrie (et de la région) est ouverte et visible. Mais qui se cache derrière ces autres provocations qui auraient pu également conduire à une escalade, et assez facilement entraîner la région dans un conflit ? Qui a fourni le missile sol-air portatif qui a fait tomber le chasseur russe SU25 − épisode qui s’est terminé avec le pilote entouré de djihadistes, préférant courageusement se tuer avec sa propre grenade plutôt que d’être capturé vivant ? Qui a aidé le groupe d’insurgés, qui a tiré le Manpad ? Qui a armé les Kurdes d’Afrin avec des armes antichar sophistiquées – qui ont détruit une vingtaine de chars turcs ? Qui a fourni les millions de dollars pour financer les tunnels et les bunkers construits par les Kurdes d’Afrin, et qui a payé pour l’équipement de sa force armée ?
Et qui était derrière l’essaim de drones armés envoyés attaquer la principale base aérienne russe à Hmeimim ? Les drones [1] ont été conçus pour ressembler, de l’extérieur, à une simple fabrication artisanale qu’une force insurgée pourrait bricoler elle-même, mais depuis que les Russes, avec des mesures électroniques, ont réussi à en prendre le contrôle et à en faire atterrir six, ils ont pu constater qu’à l’intérieur, ils étaient tout à fait différents : ils contenaient des contre-mesures électroniques sophistiquées et des systèmes de guidage GPS. En bref, l’aspect extérieur rustique était un camouflage de leur véritable sophistication, ce qui représentait probablement l’œuvre d’une agence d’État. Qui ? Pourquoi ? Est-ce que quelqu’un espérait que la Russie et la Turquie se prendraient à la gorge ?
Nous ne le savons pas. Mais il est évident que la Syrie est le creuset de puissantes forces destructrices qui pourraient, par inadvertance ou involontairement, enflammer la Syrie et, potentiellement, le Moyen-Orient. Et comme l’a écrit le correspondant de la défense israélien, Amos Harel, nous avons déjà été, le week-end dernier, à « un cheveu d’un glissement vers la guerre ».
Par Alastair Crooke – Le 17 février 2018 – Source Strategic Culture
Traduit par jj, relu par Cat pour le Saker Francophone
 
[1] Syrie. Comment la Russie combat-elle les drones USlamistes?
« Descente aux enfers » : la Chine met en garde contre la guerre potentielle avec les Etats-Unis à propos de Taïwan
« Descente aux enfers » : la Chine met en garde contre la guerre potentielle avec les Etats-Unis à propos de Taïwan
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article