WWIII : MACRON, UN HYPERACTIF EN PASSE DE DEVENIR UN HYPER-APATHIQUE, LA FRANCE AU RALENTI PENDANT QUE LA RUSSIE ET LA CHINE SONT LES LOCOMOTIVES DU MONDE.
WWIII : MACRON, UN HYPERACTIF EN PASSE DE DEVENIR UN HYPER-APATHIQUE, LA FRANCE AU RALENTI PENDANT QUE LA RUSSIE ET LA CHINE SONT LES LOCOMOTIVES DU MONDE.
Alors qu’Emmanuel Macron, balayant la position prudente du Quai d’Orsay adoptée pendant quelques jours, a décidé follement d’apporter le soutien de la France sans le moindre début de preuve à la version britannique de la tentative d’empoisonnement alléguée de l’agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia, le lanceur d’alerte britannique Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Ouzbékistan, vient de publier une analyse stupéfiante et très sourcée. Alors qu'un possible rencontre de Poutine et de Trump a du mal à se mettre en place alors que les USA sont revenu sur leurs sanctions de diplomates, Macron sans demander s'il est le bien reçu à Moscou, indique que son rendez-vous de Mai est maintenu.
Selon cette analyse, l’existence même des agents chimiques de type « novitchoks » est mise en doute par les meilleurs experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) et il est scientifiquement impossible que le gouvernement britannique ait pu avoir la preuve que l’agent chimique, qui aurait été utilisé contre l’agent double russe, soit de fabrication russe.
Alors que les ETATS-UNIS font du rétropédalage pour minimiser les expulsions de diplomates Russes, et de faire en sorte qu'on puisse les remplacer, que l'Allemagne en fait autant, et que tout le monde a vu que les experts internationaux n'ont pas réussi à dire d'où venait le poison Novitchok, et que c'était une accusation en l'air (un fake news du Groupe (MAY-BORIS-JOHNSON-MACRON), étayé sur rien, mais diffusé pour contraindre la Russie à s'expliquer dans un Ultimatum de 15 jours, sinon la Guerre était consommée.
L'Occident avec Macron, est une courroie de transmission avec l'OTAN et le Deep-State US, qui veut obliger que le Nouvel Ordre Mondial se fasse, même avec des jonctions latérales comme le dit Macron, mais qu'il reste sous la coupe de Rothschild et de la dominance Anglaise avec l'Arabie saoudite comme financeur et Israël comme donneur d'ordres, conditions inaliénables et non négociables.
Depuis 4 ans, la Guerre est perdue avec la Russie et la Chine, qui ont imposé le multilatéralisme et le Multipolaire, et qui pèsent plus lourd que l'Occident à ce jeu là.
Pendant que le Monde s'accélère, que les usines de l'Orient tournent à fond, que les progrès se font également là-bas, la France entre en très grandes périodes de grèves perlées ou non, avec un ras le bol généralisé, de voir le domaine public s'accrocher à ses privilèges et ne pas défendre une mise à niveau par le haut, en donnant au privé des avantages équivalents à ceux du public.
Pourquoi le Public gagnerait-il davantage que le privé? la question est posée. Le Privé subit la précarité de l'emploi, ce que n'a pas le public, et doit faire des recherches actives pour retrouver un travail qui n'existe pas, ce que ne fait pas le public. Les diplômés sont plus nombreux dans le privé, et n'ont pas la carrière qui avance automatiquement comme dans le Public, où un balayeur peut devenir directeur s'il n'a pas fait de remous en cours de carrière. Le Public impose au privé ses règles, et le Privé ne peut que s'en accommoder et disparaître.
On s'attendrait à ce que les Syndicats défendent également les salariés du privé, ce n'est pas le cas, car ils ne sont forts que dans les entreprises publiques et dans l'administration.
On s'attendrait que les conventions collectives soient respectées, que les diplômes et les expériences professionnelles ainsi que les responsabilités et les coefficients hiérarchiques soient respectés dans le privé comme dans le public, ce n'est pas le cas. Les grilles de salaires ne sont bonnes que pour le public, les avantages aussi, le droit à retrouver un travail dans un secteur de même qualification également, le droit d'aller dans le privé, en bénéficiant de fortes indemnités pour constituer une société est acquis dans le Public, ainsi que le droit à recevoir un salaire sans affectation et sans travail.
La précarité du privé, les charges qui pèsent sur les employeurs qui financent le public, l'absence de débouchés et de visibilité, la morosité, le recul de toutes les grandes activités, la vente par le public des fleurons de l'économie aux USA, aux Allemands, à l'Inde, à l'Arabie saoudite, au Qatar, sans que le public ne défende la production française, fait que le CAC40 ne représente que des intérêts étrangers.
Le Public malheureusement subit indirectement, la morosité de l'économie qu'il ne sait pas gérer, il tue les bonnes volontés, il est lent à réagir, il donne la priorité aux investissements étrangers, il ne fait pas confiance aux chefs d'entreprises, et aux français en particulier, il n'existe pas de réseau public de filières qui ne soit pas infesté par ceux qui se partagent les bonnes places et les bonnes aides gouvernementales, et dans le privé, par ceux qui veulent manger la concurrence.
La particularité des chefs d'entreprises qui viennent du Public, c'est qu'ils se donnent tous les moyens de réussir avant de le quitter, et qu'ils peuvent revenir pantoufler au Public et repartir dans le privé au gré des bonnes affaires qu'ils concluent généralement dans le commercial, la formation, les médias, les débouchés gérés par le Public avec des autorisations et des normes, ainsi qu'avec des attributions qu'ils s'attribuent facilement.
Les règles sont floues et quand il y a du flou, il y a du loup.
Le Public a des effectifs qui sont actuellement trois fois plus nombreux que dans certains Pays comme les USA, le Japon en proportion du nombre d'habitants... et il est payé 2 à 3 fois mieux, avec des retraites du même ordre. Alignons le Privé sur le Public, car en ce moment, comme la plupart du temps, c'est le Public qui fait grève, ne permettant pas au Privé de le faire, par manque de moyens. Alignons vers le haut et sécurisons vers le haut, la dynamique du travail et de l'emploi repartira, et évitons de faire venir des millions de migrants pour baisser encore les salaires du privé.
Est-ce normal que quand on rentre dans le Public, on puisse planifier des emprunts, des achats immobiliers et mobiliers, des écoles pour ses enfants, des lieux pour vivre, des vacances chaque année, des assurances de pouvoir toujours s'améliorer, de ne pas aller au chômage, de ne pas se faire vendre ses meubles ou sa maison, d'avoir toujours la possibilité de s'améliorer, de ne pas redouter le lendemain et d'agir en toute liberté sans souci de l'intendance, du gîte et du couvert? oui ça l'est, alors pourquoi laisser le pire ou le meilleur (pour certains seulement), au Privé?
La gouvernance en France, ne se fait que de haut en bas, et des études d'opinion financées par ceux qui nous gouvernent remontent en fonction de ce qu'ils attendent, et font redescendre des mesures d'urgence pour éviter que la crise ne se voit trop, et chassent les SDF des beaux quartiers, afin de montrer la meilleur face du denier.
A la Banque Rothschild, ils ont été littéralement émerveillé par les dispositions jeune Macron dans son envie de se faire du pognon. Il ne s'agit pas de faire en sorte que le Peuple Français dans son ensemble, puisse accéder à des formations, des richesses, de la moralité, et de l'empathie pour autrui, dans des règles bien définies, non il ne s'agit que du pognon.
Côté Pognon, le jeune Macron en avait tellement envie, qu'il s'est inscrit dans tous les groupes d'influences qu'il a pu, les Francs-Maçons, pour trouver du travail et des aides, et non Pôle emploi, les Bilderbergers pour avoir une place au soleil dans une grande entreprise ou dans la Politique avec un grand Pet et non les partis qui obligent à rentrer en bas de l'échelle, les Illuminati ou illuminé pour parler concept et langue de bois, sans oublier l'Eglise Catholique à 12 ans après avoir vu une vierge à Lourdes dont il a fait sa femme pour pouvoir la montrer en public.
Côté Banque, vu son pédigrée, on a tout de suite vu qu'il allait monté, et on lui a confié le dossier le plus juteux d'une affaire de succession d'entreprise, dont les ex-patrons étaient morts, et dont le bénéfice à venir dépassait les 20 points. Il fallait donc retrouvé un repreneur, en lui faisant miroiter les plus values à court terme, moyennant une commission de 8 millions, sur un dossier qui n'avait plus qu'à être signé.
Les clients connaissant la renommée de la Banque, le fait qu'ils pouvaient restituer l'entreprise, si au bout d'un an, elle ne crachait pas des millions, a fait qu'au bout de 6 mois l'affaire était dans le sac, ce qui lui a permis de fréquenter assidûment les milieux bousiers, pour claquer une partie du fric, et se dire prêt à un poste de Ministre de l'économie, sachant que les pertes abyssales de l'économie Française, n'étaient pas un problème, car reconduites d'années en années, on avait déjà atteint et dépassé le seuil critique du dépôt de bilan, et Macron savait qu'il n'y avait qu'une bonne guerre avec la Russie pour effacer l'ardoise, et se payer sur la peau de l'Ours, qui est rempli d'or et de gisements de pétroles et matières premières dans un pays dont le PIB est inférieur à celui de la France, mais dont la superficie est 26 fois celle de la France.
Macron sait qu'il a derrière lui les moyens de guerre des Etats-Unis et de l'Europe, c'est pour cela que la France n'a que des généraux et du matériel de 14-18 révisé 39-45, comme on a toujours su le faire. Les poilus ne sont embauchés qu'en période de guerre, et c'est pour cela que chaque jour qui passe, nos armées embauchent 15000 poilus, en essayant de les garder en disant dans la publicité virile SENGAGER.FR, "j'avance, toujours en formation, notre volonté, votre fierté de dépasser les frontières pour aller bouffer du Russe", avec le nouveau statut de militaire chair à canon, 3000 euros net sans les primes, en bas de l'échelle.

Considérant qu'il était prêt, Macron a téléphoné à Poutine, pour lui dire que son rendez-vous avec lui en Mai à Moscou était avancé, et qu'il comptait bien l'honoré, avec l'Armée Française qui assurerait la sécurité des abords du Kremlin, sachant que des exercices de simulation, avaient été fait au Kremlin-Bicêtre.
Le problème c'est qu'entre temps, les alliés ont changé leur emploi du temps, plus question de se rendre à Moscou, s'il s'agit de prendre des coups. Alors il compte quand même y aller en pensant que d'ici là les alliés auront préparé le terrain, et ce qu'il a à dire à Poutine et de première importance: "La France continue à exclure 4 diplomates Russes, qui ne sont pas les bienvenus, compte tenu que nos porcs de Bretagne, n'ont pas trouvé preneur dans les abattoirs russes. Bien entendu il s'attend à un défilé en son honneur, et à la signature d'un contrat de reddition sans conditions du Président Russe.
Macron incompétent mais dirigé d'une main de fer, se la joue bisounours, en lisant ce que les autres lui disent de faire, ne perdrait pas un seul lundi dans ses soirées mondaines (voir plus bas)

Retour sur l’affaire Skripal et les expulsions des diplomates russes! Le Clash revient sur cette crise diplomatique entre la Russie et la Grande-Bretagne avec le journaliste Pierre Lorrain et l’ancien ambassadeur de France à Moscou, Claude Blanchemaison.
Vers une escalade des tensions? La tentative d'assassinat au gaz neurotoxique de l'ancien agent double Serguei Skripal et de sa fille empoisonne depuis quelques semaines les relations entre Moscou et Londres, soutenue par l'Union européenne et les États-Unis. Au total, plus de 120 diplomates russes ont été expulsés des pays occidentaux. Le ministre des Affaires étrangères russes ripostait le 29 mars en fermant le consulat américain de Saint-Pétersbourg et en expulsant 60 diplomates de ce pays.
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Dans une affaire d'empoisonnement avec de tels enjeux internationaux, il est probable que nous ne saurons jamais pourquoi et qui exactement a essayé d'assassiner l'ancien espion russe. Pourtant, dès le début de l'affaire, les Britanniques ont jugé «extrêmement probable» que les services de renseignement russes soient à l'origine de cette tentative de meurtre.
En n'excluant aucune responsabilité, Pierre Lorrain, journaliste et écrivain, spécialiste de l'URSS et de la Russie, considère «qu'il y a un doute très légitime sur ce qui s'est passé là, ça ressemble plutôt à une provocation». Employer un tel gaz neurotoxique, «c'est quelque chose de tellement lourd qu'il doit y avoir une raison extraordinaire derrière. Alors à la veille de l'élection présidentielle russe, à la veille de la coupe du monde de football en Russie, il faut être particulièrement stupide pour utiliser ce genre de moyens».

L'ancien ambassadeur de France à Moscou, Claude Blanchemaison, auteur en 2018 du livre «Vivre avec Poutine» chez Temporis, insiste davantage sur la réaction britannique face à cet empoisonnement: «les Britanniques ont le sentiment sur cette affaire et probablement sur d'autres que les Russes ont franchi la ligne rouge et que c'est peut-être la goutte d'eau qui fait déborder le vase et qui a provoqué la vigueur de la réaction britannique, c'est probablement pour ça qu'ils l'ont rendue publique, et qu'ils ont immédiatement appelé à la solidarité européenne […] Les services de renseignement russes sont aussi connus pour agir parfois lorsqu'ils le souhaitent, avec une certaine agressivité».
23 diplomates russes ont été expulsés du Royaume-Uni, quatre diplomates expulsés de France, quatre diplomates expulsés d'Allemagne, 60 diplomates expulsés des États-Unis. Au total, plus de 120 diplomates russes ont été expulsés suite à l'affaire Skripal. Pierre Lorrain relativise pourtant le nombre de ces expulsions: «la portée est relativement limitée. L'expulsion de diplomates même une centaine, répartie sur plusieurs pays, ce n'est pas une affaire très, très importante au niveau du droit international».
Claude Blanchemaison est également de cet avis, expliquant les mécanismes de ces expulsions: «Ça n'est pas une affaire d'État, bien sûr, ça crée une certaine situation politique et un certain malaise, mais ces diplomates au bout de quelque temps, ils sont remplacés et ça n'empêche pas les ambassades et les consulats de fonctionner […] donc c'est un signal, mais ça n'a rien à voir avec la rupture des relations diplomatiques et c'est même bien moins important que le rappel d'un ambassadeur […] C'est une mesure symbolique calibrée».
Comment la Russie peut-elle répondre à ces expulsions diplomatiques? L'ancien ambassadeur estime que Vladimir Poutine gagnerait à prendre l'initiative en enrayant l'escalade: «Il y aurait un coup de maître à jouer de la part du président de la Russie, Vladimir Poutine, qui serait de s'abstenir de répondre dans l'immédiat pour ce qui concerne les États membres de l'Union européenne […] Pourquoi ne pas attendre de façon à prendre l'initiative d'enrayer l'escalade, car ça va être ça le sujet suivant et probablement aussi la visite du président de la République française à Saint-Pétersbourg, c'est comment enrayer l'escalade. Ça sert à quoi de faire des rétorsions qui appelleront d'autres mesures de rétorsion?»
Malgré ces réelles tensions, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves le Drian déclarait ce 29 mars au micro de RTL que la visite du président Macron en Russie le 24 et le 25 mai était maintenue, une position immédiatement saluée par la diplomatie russe. Comment expliquer cette position de la France vis-à-vis de la Russie, peut-on appeler cela la diplomatie du «en même temps» chère à Emmanuel Macron? Pierre Lorrain estime la diplomatie macronienne assez cohérente sur le sujet: «Pour la France, il y a également le fait de prendre aujourd'hui une position ferme de manière à faire apparaître la position d'Emmanuel Macron lorsqu'il se rendra en mai à Saint-Pétersbourg au Forum Économique […] un peu plus dure à l'égard de Vladimir Poutine qu'on ne veut bien le présenter».

Des invités triés sur le volet, interdiction absolue d’en parler. Que se passe-t-il durant ces agapes à l’Elysée?
Le premier qui parle est mort. Pire, il ne sera plus invité. Deux à trois fois par mois, le lundi soir, se déroule le repas le plus secret de la République. Il ne figure sur aucun agenda officiel, n’obéit à aucun protocole. Autour du président, une quinzaine de convives, des ministres, des élus, des responsables de parti. Triés sur le volet par le maître des lieux. Ceux qui ont accepté de nous raconter le font par bribes, à la fois furtifs et fiers d’en être. Toujours avec l’exigence de leur anonymat le plus total.
Dans le salon des Portraits, au rez-de-chaussée du palais de l’Elysée, seuls Emmanuel Macron et Edouard Philippe s’installent à la même place, l’un en face de l’autre. Pour le reste, on s’assoit où l’on veut. “Et souvent au même endroit. On est un peu des moutons!”, sourit un présent. Les rigidités d’un Conseil des ministres sont loin. Au menu, parfois des fruits de mer et du fromage avec vins blancs et rouges; toujours des échanges politiques pour ne pas dire politiciens. Il ne faut pas être avare de son temps, il arrive que la conversation se prolonge tard dans la nuit.
Une seule femme parmi les convives
Furent-ils un jour treize à table ? La liste a évolué à plusieurs reprises, sans jamais relever du hasard. “C’est une représentation assez complète de tout ce que nous pouvons compter comme parcours, profil, sensibilité”, note l’un des participants. Au commencement, ils sont sept -tiens, comme les samouraïs- à se retrouver entre eux, les combattants des origines. Un mélange de vieux de la vieille déjà élus au XXe siècle et de jeunes pousses de l’épopée de 2017: les ministres, Gérard Collomb (Intérieur) et Jacques Mézard (Cohésion des territoires), les secrétaires d’Etat Christophe Castaner (Relations avec le Parlement), Julien Denormandie (Cohésion des territoires), Benjamin Griveaux (auprès du ministre de l’Economie puis porte parole du gouvernement), le président du groupe REM à l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Et Philippe Grangeon, ni ministre, ni élu, ni conseiller à l’Elysée, mais précieux compagnon historique du président.
Après l’été, les inséparables Dupond et Dupont du centrisme, François Bayrou et Marielle de Sarnez, rejoignent le cénacle. La numéro deux du Modem est d’ailleurs l’unique femme. La Macronie est décidément une histoire de mecs. La table se met ensuite à ressembler à la politique: recomposée. Le chef du gouvernement, Edouard Philippe, est le premier à décrocher son rond de serviette, puis c’est le tour de Gérald Darmanin, en décembre, et du secrétaire d’Etat, Sébastien Lecornu, le 29 janvier. Le dernier à être entré dans le saint des saints, le 12 février, après avoir patienté plus que tous les autres, s’appelle Bruno Le Maire.
Le format peut s’élargir au président de l’Assemblée nationale, l’ancien écologiste François de Rugy, et à François Patriat, président du groupe REM au Sénat (ex PS) et l’un des tout premiers soutiens de Macron. Le chef des députés Modem, Marc Fesneau, est venu une fois. Deux collaborateurs de l’Elysée sont là: le secrétaire général, Alexis Kohler, qui prend des notes en silence. Et le conseiller politique, Stéphane Séjourné.
Brigitte Macron passe une tête à l’apéro
L’inexactitude est la politesse des présidents. Emmanuel Macron est habitué à sa demi-heure de retard. Les autres s’obligent à respecter l’horaire, 20h30. En l’attendant, on partage l’apéro. Brigitte Macron passe parfois une tête à ce moment-là. On apprend à mieux se connaître: untel est devenu grand-père, c’est l’anniversaire d’un autre.
Le dernier arrivé prend donc la parole en premier. Le chef de l’Etat tient un propos introductif de quelques minutes pour égrener les thèmes du soir. Puis les uns et les autres interviennent, sans ordre particulier, même si Collomb parle souvent le premier. “Cet endroit est le seul en dehors du très institutionnel Conseil des ministres où l’on peut échanger, rapporte un convive. Se retrouver entre nous, les grognards, est très sympa, c’est plus simple, plus facile, mais l’entre soi n’est pas une bonne chose.”
Comme tout est très centralisé, cette instance de débat est très prisée. Et tous disent merci pour ce moment. “S’il y a un rendez-vous à ne pas manquer, c’est celui-là, quitte à rater les dîners de la majorité à Matignon le mardi”, confie le conseiller d’un ministre. Dans ce petit cercle, on ne décide pas du fond. Parfois de la méthode. Le président écoute, attentif aux “signaux faibles”, dit un présent. Il ne donne jamais raison à personne… immédiatement. Il peut évoluer deux jours après. “Le pire de l’autocritique chez lui, c’est: ”Tu crois vraiment ?”, poursuit le même. Il lui arrive d’annoncer: ”On fait comme on a dit. Ça veut dire qu’il récupère une idée que vous avez lancée.”
“Bayrou, c’est: J’ai tout fait, j’ai tout vu, touchez ma bosse!”
Emmanuel Macron a de la mémoire. Il n’a pas oublié qui était à ses côtés durant la campagne. Il aime le risque et ceux qui en prennent pour lui. Au Panthéon des audacieux, François Bayrou détient le premier rôle. “Le président du Modem occupe une place privilégiée. Sans son soutien, Emmanuel n’aurait pas été élu et il ne l’a pas oublié”, relève un proche du chef de l’Etat. L’intéressé n’ignore pas cette position. A la fois ironique et admiratif, un témoin rapporte: “Bayrou, c’est: ”J’ai tout fait, tout vu, touchez ma bosse.” Toutes les trois phrases, il vous répète qu’il est fils de paysan, mais il est libre, il n’est pas dans la machine, il apporte beaucoup.” Macron sait ce qu’il lui doit, mais il sait aussi qu’il le domine: il le tient avec la proportionnelle et cette promesse d’en introduire une dose dans le système électoral.
Autour de la table, les historiques de la Macronie parlent plutôt cash. Richard Ferrand rapporte volontiers les échos de sa Bretagne. Il ne redoute pas tant la caricature du président des villes que celle du président des élites, prisonnier de leur discours: nous, les sachants, on répare la France, alors ne venez pas nous emmerder pendant qu’on fait le sale boulot…
Le patron du groupe majoritaire défend ses députés. “Il est comme ça, Richard, soupire un député REM, à l’extérieur, il nous protège comme une lionne ses petits, à l’intérieur, il nous cogne! Cela dit, c’est mieux comme cela qu’en sens inverse.” Il y a quelques semaines, Richard Ferrand a profité de ces dîners pour faire passer ses messages sur l’asile et l’immigration. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, aime à rappeler de son côté qu’il faut regarder la réalité en face, qu’on ne gagne pas les élections avec une attitude exclusivement humaniste sur ces questions.
Darmanin: “Je suis automobiliste, le peuple est automobiliste.”
Il ne faut pas se fier aux airs de gendre idéal de Julien Denormandie. Macroniste avant le macronisme, le jeune secrétaire d’Etat parle dru au président. Durant la campagne, il ne le ménageait déjà pas, par exemple en jugeant inadmissible que le candidat n’ait pas validé des tracts que 40.000 marcheurs s’apprêtaient à distribuer. Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, n’a pas changé, lui non plus: “Avant l’élection, il trouvait qu’on la jouait trop Bisounours, commente un proche du président. Autour de la table élyséenne, il aime toujours les idées offensives, il veut qu’on y aille fort.”
Jacques Mézard tempère ses coups de griffe par la rondeur de son léger accent. “Tu sais très bien que je t’aime beaucoup, Emmanuel, entame-t-il de son ton bougon, mais il faut voir les choses…” Par exemple, cette limitation de vitesse à 80 km heure sur les petites routes. Il reçoit des paquets de colère des électeurs chaque fois qu’il rentre sur son territoire. Comme d’autres élus de terrain, Richard Ferrand, Sébastien Lecornu ou Gérald Darmanin. Interrogé par le chef de l’Etat, l’ancien maire de Tourcoing n’esquive pas: “Je suis automobiliste, le peuple est automobiliste, il y a eu la hausse des assurances, du diesel et maintenant les 80 km heure. Ça me fait transpirer.” Macron a pourtant arbitré en faveur de son Premier ministre, qui tient beaucoup à cette mesure. Elle ne figurait pas dans le programme de Macron. Le président a voulu faire plaisir à Edouard Philippe en lui laissant le bénéfice de cette paternité.
Un lundi de janvier, la conversation atterrit -elle sera bien la seule- sur Notre-Dame-des-Landes. Le chef de l’Etat sonde les uns et les autres. Le Premier ministre se contente d’indiquer qu’il suivra l’avis du président. Les opposants au nouvel aéroport se font entendre: François Bayrou, Gérard Collomb, très inquiet du maintien de l’ordre, Christophe Castaner, François de Rugy, qui n’a pas oublié son ancienne casquette verte. Et les partisans: Gérald Darmanin, au nom de l’autorité de l’Etat, Richard Ferrand, François Patriat. Le président ne dit mot.
Le sort des ZAD, la réforme des institutions, celle de la SNCF, l’Europe s’invitent au gré de l’actualité. En février, la stratégie pour les municipales fait l’objet d’une longue conversation. La République en Marche peut pousser à la victoire ou à la défaite des candidats de gauche et de droite, mais doit mesurer jusqu’à quel point elle peut empocher seule la mise. Richard Ferrand souligne que les maires qui veulent conclure une alliance avec En marche doivent d’abord rejoindre la majorité présidentielle, histoire d’éviter d’être “les harkis de nos opposants”. Le Premier ministre, souvent économe de ses propos au cours de ces dîners, montre qu’il garde le sens de la formule: “Comment voulez-vous que l’on pose des avions s’il n’y a pas de porte- avions ?” Dans son esprit, l’alternative laissée aux élus ne peut être l’adhésion à la REM ou le renvoi dans l’opposition. Comme toujours, Emmanuel Macron dévoile peu ses cartes, mais tous, autour de la table, comprennent que lui sait précisément ce qu’il veut. “Et dire qu’on le présente souvent comme un non politique, alors qu’il l’est jusqu’au bout des ongles”, chuchotera un ministre à la sortie.
Prochain rendez-vous le 26 mars
Des liens se créent, les inimitiés ne sont pas toutes glissées sous le tapis. François Bayrou et Richard Ferrand s’apprécient enfin, après leur passe d’armes des législatives. Les trentenaires Julien Denormandie, Sébastien Lecornu et Gérard Darmanin s’affichent plus complices que jamais. Le 25 février, alors que Médiapart vient de révéler le témoignage d’une femme contre Gérald Darmanin, les convives sont impressionnés par l’impassibilité du ministre des Comptes publics. Sûr de lui, étranger au doute. Mais même autour de cette table, il n’a pas que des amis. “Il me fait tellement penser à Sarko, dit un élu, il est toujours du côté du plus fort.” Gérard Collomb déclenche parfois des fous rires, et aussi cette remarque acerbe d’un autre convive: “Quand vous avez été maire de Lyon un certain temps, vous avez l’impression que ceux que vous rencontrez sont au mieux vos adjoints!”
Tous affirment être là pour dépasser les clivages. Il arrive toutefois que les clivages les dépassent : sur les fonctionnaires, il y a une petite musique de droite, celle d’un Darmanin, d’un Philippe. Et de gauche, celle d’un Castaner, d’un Ferrand. Il y a ceux qui pensent qu’on se renforce en allant parler à la droite, parce que la gauche est morte et qui veulent dynamiter la fonction publique, la SNCF. Et ceux qui redoutent le comportement de médecins opérant à l’arrache, sans se soucier du confort du patient. “Mais domine l’idée d’appartenir à une cordée [un mot qui plait en Macronie] bizarre, partie du camp de base avec des gens qui ne se connaissent pas pour emprunter un couloir que personne n’a jamais pris”, analyse un participant. Pour franchir un nouveau pic, tous ont déjà bloqué une date sur leur agenda. Sous réserve de changement de dernière minute, le lundi 26 mars, ils sont attendus à l’Elysée. A 20h30.

Emmanuel Macron sera-t-il le dindon de la farce Skripal?
Faire de la politique autrement! Macron avait promis de révolutionner la gouvernance, de défendre les intérêts de la France, d’être pragmatique. Pourtant, dans l’affaire Skripal, alors que l’argumentaire britannique se lézarde, il semble avoir fait preuve d’un alignement aveugle sur ses alliés anglo-saxons. Malentendu? Erreur de débutant? Analyse.
Emmanuel Macron sera-t-il l'une des principales victimes collatérales de l'affaire Skripal? Au vu des derniers développements de l'enquête, la question se pose.
En effet, un mois seulement après le début de l'affaire, la position de Theresa May, de Boris Johnson et de leurs alliés semble se fissurer. S'il convient de rappeler que l'enquête est toujours en cours, le laboratoire militaire britannique Porton Down en charge de l'analyse de la substance qui a empoisonné l'ex-agent double Skripal et sa fille a reconnu ce 4 avril ne pouvoir apporter aucune preuve tangible que le produit nocif provenait de Russie:
«Nous avons été capables d'identifier qu'il s'agissait du Novitchok, un agent innervant de type militaire», mais «nous n'avons pas identifié sa source exacte», a déclaré le chef de Porton Down.
Si le gaz innervant A-232 (selon sa dénomination officielle russe) serait bien la source de l'empoisonnement de l'ex-agent double, sa provenance demeure donc inconnue.
Alors que cette affaire Skripal ressemble de plus en plus à un mensonge destiné à incriminer la Russie, la position du Président Macron et de Jean-Yves le Drian, le ministre des Affaires étrangères, est pour le moins embarrassante. 48 heures avant la réélection de Vladimir Poutine, le 16 mars, Emmanuel Macron affichait son soutien aux Britanniques et condamnait la Russie:
Je veux avoir un mot de solidarité pour nos amis britanniques. Tout porte à croire que le gouvernement russe est impliqué. Nous réaffirmons notre volonté commune d’interdire toute utilisation d’arme chimique.
Le 19 mars, dans un entretien téléphonique pour présenter ses félicitations à Vladimir Poutine, le Président Macron en aurait profité pour demander à son homologue de:
«faire toute la lumière sur les responsabilités liées à l'inacceptable attaque de Salisbury» et de «reprendre en main fermement d'éventuels programmes qui n'auraient pas été déclarés à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques»,
alimentant la rhétorique de Londres. Deux jours plus tard, le 21, les Présidents Trump et Macron se mettaient d'accord pour demander officiellement des comptes à Moscou. En effet, d'après un résumé de leur appel,
«Les présidents ont réaffirmé leur solidarité avec le Royaume-Uni après l'utilisation par la Russie d'armes chimiques contre des individus sur le sol britannique et sont tombés d'accord sur la nécessité de prendre des mesures pour que Moscou rende des comptes.»
Le 23 mars, alors que des sanctions étaient envisagées par Londres, Emmanuel Macron déclarait:
«Tous ont convenu que conformément à l'évaluation britannique, il n'y a pas d'autre explication plausible que la responsabilité de la Russie.»
Son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian semble ne pas être en reste dans l'expertise chimique lorsqu'il considéra que:
«Seuls les Russes savent faire le Novitchok, c'est pour cela qu'il n'y a pas d'autre explication plausible.»
Mais pourquoi se ranger derrière le Royaume-Uni avant qu'aucune preuve tangible ne soit révélée?
La réponse est dans le «Tous» de la déclaration précédente. Le «tous» étant les pays de l'Union européenne. En effet, il semblerait que le Président Macron ait fait passer en priorité la solidarité européenne, avant même les intérêts de la France, allant pourtant en contradiction avec sa déclaration au lendemain de sa victoire à la présidentielle française: «je défendrai la France, ses intérêts vitaux, son image, son message, j'en prends l'engagement devant vous.»
Seulement, malgré une majorité d'États membres de l'UE ayant décidé d'expulser des diplomates russes —à l'exception par exemple de l'Autriche de Sebastian Kurz-, sanction mise en application le 26 mars par Paris, Berlin a déjà retourné sa veste. Si Angela Merkel avait expulsé 4 diplomates russes, devant la pression politique du SPD notamment et de la société allemande, elle a proposé à Moscou d'en renvoyer 4 nouveaux pour remplacer les précédents.
Le couple franco-allemand, pourtant moteur phare de l'UE vole de nouveau en éclat.
Mais un autre grand allié des Britanniques et de la France dans cette affaire Skripal fait lui aussi, machine arrière: les États-Unis. En effet, à l'instar de Berlin, Washington a décidé ce 4 avril de remplacer les diplomates expulsés.
Finalement, cette affaire Skripal présente quelques similitudes avec la Syrie. En 2013, alors que François Hollande pousse Barack Obama à bombarder la Syrie, ce dernier y renonce, isolant la France sur la scène internationale. Et rappelons-le, depuis, Paris n'a plus de levier en Syrie et sera un partenaire de seconde zone dans sa reconstruction.
Si Emmanuel Macron n'a pas encore réagi à ces nouvelles révélations provenant de Porton Down, il semble déjà avoir perdu une nouvelle occasion de ne pas détériorer plus avant les relations bilatérales entre la France et la Russie.
Si cette situation diplomatique pourrait perturber la présence du Président au Forum Économique de Saint-Pétersbourg, son attitude lors de l'inauguration du livre le 15 mars dernier semble confirmer qu'Emmanuel Macron doive encore faire des progrès dans les finesses des relations internationales. Alors que l'invité d'honneur était le pavillon russe, le Président a expliqué son choix:
Je me félicite qu'il puisse y avoir ce lien avec le peuple russe. Mais compte-tenu du contexte international, j'ai décidé de ne pas me rendre sur le stand officiel de la Russie. #RussieLivreParis
Un amalgame entre le gouvernement russe et les auteurs, dont certains sont opposants à la politique du Kremlin? Cela pourrait véritablement ressembler à une faute politique.
Ainsi, quelle que soit l'issue de cette affaire Skripal, que la Russie soit condamnée ou blanchie, le Royaume-Uni agressé ou menteur, Emmanuel Macron et l'image de la France risquent d'en sortir perdants.

