Après Charlie Hebdo, la Mossad accroit sa présence en France

Publié le par José Pedro

Après Charlie Hebdo, la Mossad accroit sa présence en France

 
Après Charlie Hebdo, la Mossad accroit sa présence en France
 
IRIB-"Israël" a beaucoup profité des incidents sécuritaires survenus
le mois dernier en France, que ce soit sur le plan politique, sécuritaire, diplomatique et autre.

Dans ce cadre s'inscrivent la participation du Premier ministre Benjamin Netanyahu aux premiers rangs à la marche antiterroriste qui s'est tenue dans les rues de Paris après l'attaque contre Charlie Hebdo, et les appels israéliens lancés aux juifs de France d'immigrer en Palestine occupée, une politique provocatrice adoptée par la droite sioniste depuis vingt ans.

Mais ce qui est plus dangereux est le retour en force de la présence sécuritaire israélienne en France. Sur ce point, des sources éminentes françaises citées par le correspondant de notre site al-Manar dans ce pays, Nidal Hamadé, révèlent que l'unité "Bet Zor" affiliée au Mossad israélien est de plus en plus active en France, profitant de l'attentat contre Charlie Hebdo.

Cette unité a pour mission d'entrainer les juifs vivant en dehors de la Palestine occupée et de leur enseigner des moyens d'auto-défense et les arts martiaux. Elle s'intéresse aussi au recrutement d'agents dans les rangs du Mossad sous la couverture de leur entrainement pour défendre et protéger la communauté juive.

De même source on indique que des dizaines de membres et d'officiers appartenant à l'unité (Bet Zor) sont récemment arrivés en France et se sont répartis sur les villes françaises où résident des juifs.
Les autorités françaises ont donné leur accord vu qu'elles sont dans l'embarras depuis l'attentat contre l'hebdomadaire satirique.

Selon Hamadé, les effectifs de ladite unité sioniste ont commencé à coopérer avec des milices juives en France comme la Ligue de défense juive (LDJ) et le groupe Betar, une violente milice paramilitaire armée.

Les autorités françaises ont émis des dizaines de verdicts contre ses éléments et exigé sa suspension mais la décision n'a pas encore été mise en œuvre. Le groupe Betar a plus d'une fois agressé les activistes pro-palestiniens. L'une de ces attaques a eu lieu au cœur du palais de justice dans la capitale française Paris.

Les milices sionistes sont actives en France depuis les années 50 du siècle dernier, mais leur puissance s'est accrue à l'époque de Menahem Begin qui a menacé les autorités françaises de donner ordre aux juifs de France de se défendre et de s'organiser suite à l'attaque contre un café juif à Paris en 1982.

Le Mossad est fortement présent en France mais les autorités du pays ont limité son champ d'action depuis le mandat du président François Mitterrand. Pour cette raison, il a choisi Amsterdam, capitale hollandaise , comme base principale à son action. En effet, l'aéroport de cette capitale est la base de transit logistique la plus importante pour le Mossad israélien en Europe.

L'unité Bet Zor est également active en Belgique où elle entraine des milices sionistes baptisées (le bureau exécutif pour la protection de la communauté). Ce bureau menace les journalistes et attaquent les activistes soutenant la cause palestinienne.

Cette unité est également présente en Russie. 

Elle a de même commencé son action en Argentine où elle a installé des camps d'entrainements aux groupes sionistes sous la supervision de militaires israéliens.

La collecte d'informations, le contrôle, et la manipulation des armes font aussi partie des missions de cette unité.

Une fois promus, les effectifs sont chargés de protéger les institutions juives, d'attaquer les groupes anti-sionistes et de protéger les juifs dans les régions où ils habitent. 
 
Al Manar

La Russie est l'ennemi numéro un des USA

 
La Russie est l'ennemi numéro un des USA
 
IRIB-« L'ambition ne change pas, ce sont les moyens qui changent,
nous a confié Thomas Snégaroff, directeur de recherche à l'IRIS, spécialiste des questions géopolitiques et des États-Unis. Dans un contexte budgétaire difficile, on sait que les Etats-Unis ont été frappés d'une crise très difficile, les sondages montrent que les Américains sont de moins en moins favorables à des guerres. Cela tient, bien sûr, à l'échec ou au semi-échec en Afghanistan ou en Irak.

A partir de 2009, quand Obama a été réélu, mais surtout à partir de 2012-2013, le président américain a progressivement proposé une nouvelle doctrine de défense (présentée, notamment, en janvier 2012) qu'on pourrait résumer par la volonté de s'appuyer davantage sur les alliés afin de share the burden (partager le fardeau) ce qui permettrait aux Etats-Unis de lead from the behind (diriger depuis l'arrière).

Il s'agit de limiter les coûts économiques et politiques parce que les Américains ont très bien conscience que d'intervenir militairement partout a mis à mal leur image dans le monde entier, notamment, dans le monde arabo-musulman. Il s'agit également de limiter les coûts humains parce que l'opinion publique américaine est de plus en plus réticente à envoyer des hommes sur le sol. S'y ajoute aussi un effort considérable sur les coalitions, comme, par exemple, celle contre le Daesh.

La nouvelle doctrine américaine de sécurité internationale peut se résumer par les mots de John Kerry qu'il avait employés pour la Syrie: no boots on the ground (pas de bottes sur le sol). Les Américains veulent mettre fin à l'unilatéralisme des années 2000 sous Bush, même si, en réalité, il s'agit toujours de l'unilatéralisme mais avec des alliés ».

C'est un oxymore: affichant une volonté d'explorer des moyens non-militaires pour régler les conflits, les Etats-Unis font grimper leurs dépenses militaires à 561 milliards de dollars! A savoir, le budget militaire de la Russie qu'on accuse de tous les péchés mortels est de 42 milliards de dollars.

Plus loin: les Américains prévoient de fournir 51 millions de dollars d'aide à la Géorgie et la Moldavie et une aide de 117 millions de dollars à l'Ukraine pour qu'elles puissent « contenir les actes d'agression de la Russie ». Sans parler du renforcement progressif du potentiel otanien près des frontières russes et de l'obligation des pays membres de porter leurs dépenses militaires à au moins 2% du PIB. Comment peut-on « plaider le pacifisme manu militari »? Thomas Snégaroff nous a décortiqué la situation.

« La hausse votée dans le dernier budget vient contrarier le tableau de la diplomatie américaine depuis quelques années. Nous sommes dans un temps un peu particulier. La menace de l'Etat islamique et la crise ukrainienne ont rouvert la question militaire aux Etats-Unis. Certes, Obama a été réélu en 2009 pour sortir les Américains de la guerre, il a même obtenu le prix Nobel de la paix.
L'Amérique espérait un monde sans menaces à ses propres intérêts. Or, depuis quelques mois, la géopolitique ressort au premier plan, d'abord, avec l'Etat islamique, la Syrie, puis avec la question ukrainienne. Bien sûr, il n'y a pas de menace directe sur le sol américain, mais la diplomatie américaine considère que c'est de son devoir que d'intervenir militairement davantage dans l'Etat islamique.
Il y a une semaine, Barack Obama a annoncé qu'il était prêt à lancer des hostilités de plus grande importance sur au moins trois ans contre l'Etat islamique. Les Américains considèrent que c'est leur enjeu: des sondages récents prouvent que plus de 80% pensent que l'Etat islamique peut un jour frapper sur le territoire américain. La question ukrainienne est plus complexe. Du point de vue personnel, je pense qu'il n'y a pas de danger direct pour les Etats-Unis qui jouent un bras de fer avec la Russie. Et là, c'est moins Barack Obama que les républicains qui veulent armer le régime de Kiev afin de contenir l'avancée des « séparatistes » prorusses de l'Est ».
Le conflit ukrainien est la première opération militaire lancée par les Etats-Unis près des frontières russes (Barack Obama a officiellement reconnu avoir financé le Maïdan). Après avoir échoué à provoquer voire à compromettre la Russie dans le conflit Géorgie-Ossétie du Sud en 2008, les Etats-Unis s'en sont pris à un autre champ propice qui est le sol ukrainien. Les enjeux stratégiques sont traditionnels: implanter des bases de l'OTAN à la frontière russe et encercler militairement la Russie. 
Pour le moment, Obama ne fait que brandir les armes au nez de Poutine. 24 heures après le sommet de Minsk, le président américain se déclare disposé à livrer des armes létales à Kiev et les leaders européens imposent un nouveau lot de sanctions contre la Russie.
Quelle est la réaction de Poutine? Sachant que personne n'est intéressée ni à une confrontation entre deux puissances nucléaires, ni à une guerre mondiale, il poursuit toujours la voie pacifique, la seule valable pour toutes les parties. La France et l'Allemagne, longtemps inféodées aux Etats-Unis, rouvrent finalement les yeux, se rendent à Moscou puis à Minsk, s'engagent à surveiller l'application du cessez-le-feu dans le Sud-Est ukrainien et au moindre soupçon entament des négociations téléphoniques avec Poutine (et non Obama).
Bref, on peut dire que la Russie, ennemi numéro un des Etats-Unis, sort vainqueur de cette confrontation implicite.

 

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